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26 mars, 2008

EXCLUSIF – L’intégrale du discours d’Obama en français/Traduction de Didier Rousseau et de Françoise Simon

OBAMA OU LA NAISSANCE D’UN GRAND HOMME POLITIQUE 

J’INVITE TOUT SIMPLEMENT TOUS LES VISITEURS DE MON BLOG A PARTAGER ET A REFLECHIR SUR LA PROFONDEUR DU DISCOURS D’OBAMA QUI RESUME SUR PLUSIEURS ASPECTS L’ESPRIT DE MON BLOG. EN REMERCIANT OBAMA DE SON DISCOURS RASSEMBLANT ET FRATERNEL. JE REMERCIE AUSSI  MES FRERES FRANCAIS QUI ONT TRADUIT FIDELEMENT CES PAROLES. VIVE LA RECONCILIATION VIVE LA FRATERNITE A BAS L’INJUSTICE!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!TEBAWALITO

20.03.2008

EXCLUSIF – L’intégrale du discours d’Obama en français

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Était-ce un speech historique, exceptionnel, comparable à celui de Kennedy en 1960 sur son affiliation catholique ? Ou bien un rideau de fumée, un numéro rhétorique d’illusionniste ?

Fascinés, les médias américains ont couvert en long, en large et en travers le discours d’Obama sur la question raciale. Et beaucoup d’Américains eux-mêmes l’ont scruté à la loupe : l’intégrale du discours était hier le deuxième article le plus envoyé par e-mail sur le site du New York Times.

En France ? Rien, ou presque. Les médias ont vite expédié la question de savoir si Obama avait pris ses distances avec son ancien pasteur. Pour le reste, circulez, y’a rien à voir.

Et rien à lire : aucun organe de presse, pas même les agences, n’a donné de traduction intégrale du discours en français.

Voilà un manque que nous avons décidé de combler avec la traduction in extenso que voici.

Que vous soyez obamaniaque, obamophobe ou simplement curieux, peu importe. Jugez sur pièce. Lisez, réagissez. Et faites circuler.

« Nous le peuple, dans le but de former une union plus parfaite.

Il y a deux cent vingt et un ans, un groupe d’hommes s’est rassemblé dans une salle qui existe toujours de l’autre côté de la rue, et avec ces simples mots, lança l’aventure inouïe de la démocratie américaine.

Agriculteurs et savants, hommes politiques et patriotes qui avaient traversé l’océan pour fuir la tyrannie et les persécutions, donnèrent enfin forme à leur déclaration d’indépendance lors d’une convention qui siégea à Philadelphie jusqu’au printemps 1787.

Ils finirent par signer le document rédigé, non encore achevé. Ce document portait le stigmate du péché originel de l’esclavage, un problème qui divisait les colonies et faillit faire échouer les travaux de la convention jusqu’à ce que les pères fondateurs décident de permettre le trafic des esclaves pendant encore au moins vingt ans, et de laisser aux générations futures le soin de l’achever.

Bien sur, la réponse à la question de l’esclavage était déjà en germe dans notre constitution, une constitution dont l’idéal de l’égalité des citoyens devant la loi est le cœur, une constitution qui promettait à son peuple la liberté et la justice, et une union qui pouvait et devait être perfectionnée au fil du temps.

Et pourtant des mots sur un parchemin ne suffirent ni à libérer les esclaves de leurs chaînes, ni à donner aux hommes et aux femmes de toute couleur et de toute croyance leurs pleins droits et devoirs de citoyens des Etats-Unis

Il fallait encore que, de génération en génération, les Américains s’engagent —en luttant et protestant, dans la rue et dans les tribunaux, et en menant une guerre civile et une campagne de désobéissance civile, toujours en prenant de grands risques—, pour réduire l’écart entre la promesse de nos idéaux et la réalité de leur temps.

C’est l’une des tâches que nous nous sommes fixées au début de cette campagne —continuer la longue marche de ceux qui nous ont précédé, une marche pour une Amérique plus juste, plus égale, plus libre, plus généreuse et plus prospère.

J’ai choisi de me présenter aux élections présidentielles à ce moment de l’histoire parce que je crois profondément que nous ne pourrons résoudre les problèmes de notre temps que si nous les résolvons ensemble, que nous ne pourrons parfaire l’union que si nous comprenons que nous avons tous une histoire différente mais que nous partageons de mêmes espoirs, que nous ne sommes pas tous pareils et que nous ne venons pas du même endroit mais que nous voulons aller dans la même direction, vers un avenir meilleur pour nos enfants et petits-enfants.

Cette conviction me vient de ma foi inébranlable en la générosité et la dignité du peuple Américain. Elle me vient aussi de ma propre histoire d’Américain. Je suis le fils d’un noir du Kenya et d’une blanche du Kansas. J’ai été élevé par un grand-père qui a survécu à la Dépression et qui s’est engagé dans l’armée de Patton pendant la deuxième Guerre Mondiale, et une grand-mère blanche qui était ouvrière à la chaîne dans une usine de bombardiers quand son mari était en Europe.

J’ai fréquenté les meilleures écoles d’Amérique et vécu dans un des pays les plus pauvres du monde. J’ai épousé une noire américaine qui porte en elle le sang des esclaves et de leurs maîtres, un héritage que nous avons transmis à nos deux chères filles.

J’ai des frères, des sœurs, des nièces, des neveux des oncles et des cousins, de toute race et de toute teinte, dispersés sur trois continents, et tant que je serai en vie, je n’oublierai jamais que mon histoire est inconcevable dans aucun autre pays.

C’est une histoire qui ne fait pas de moi le candidat le plus plausible. Mais c’est une histoire qui a gravé au plus profond de moi l’idée que cette nation est plus que la somme de ses parties, que de plusieurs nous ne faisons qu’un.

Tout au long de cette première année de campagne, envers et contre tous les pronostics, nous avons constaté à quel point les Américains avaient faim de ce message d’unité.

Bien que l’on soit tenté de juger ma candidature sur des critères purement raciaux, nous avons remporté des victoires impressionnantes dans les états les plus blancs du pays. En Caroline du Sud, où flotte encore le drapeau des Confédérés, nous avons construit une coalition puissante entre Afro-Américains et Américains blancs.

Cela ne veut pas dire que l’appartenance raciale n’a joué aucun rôle dans la campagne. A plusieurs reprises au cours de la campagne, des commentateurs m’ont trouvé ou « trop noir » ou « pas assez noir ».

Nous avons vu surgir des tensions raciales dans la semaine qui a précédé les primaires de la Caroline du Sud. Les médias ont épluché chaque résultat partiel, à la recherche de tout indice de polarisation raciale, pas seulement entre noirs et blancs mais aussi entre noirs et bruns.

Et pourtant ce n’est que ces deux dernières semaines que la question raciale est devenue un facteur de division.

D’un côté on a laissé entendre que ma candidature était en quelque sorte un exercice de discrimination positive, basé seulement sur le désir de libéraux [Ndt : gens de gauche] candides d’acheter à bon marché la réconciliation raciale.

D’un autre côté on a entendu mon ancien pasteur, le Rev. Jeremiah Wright, exprimer dans un langage incendiaire des opinions qui risquent non seulement de creuser le fossé entre les races mais aussi de porter atteinte à ce qu’il y a de grand et de bon dans notre pays. Voilà qui, à juste titre choque blancs et noirs confondus.

J’ai déjà condamné sans équivoque aucune les déclarations si controversées du Rev. Wright. Il reste des points qui en dérangent encore certains.

Est-ce que je savais qu’il pouvait à l’occasion dénoncer avec violence la politique américaine intérieure et étrangère ? Bien sûr. M’est-il arrivé de l’entendre dire des choses contestables quand j’étais dans son église ? Oui. Est-ce que je partage toutes ses opinions politiques ? Non, bien au contraire ! Tout comme j’en suis sûr beaucoup d’entre vous entendent vos pasteurs, prêtres ou rabbins proférer des opinions que vous êtes loin de partager.

Mais les déclarations à l’origine de ce récent tollé ne relevaient pas seulement de la polémique. Elles n’étaient pas que l’indignation d’un leader spirituel dénonçant les injustices ressenties.

Elles reflétaient plutôt une vue profondément erronée de ce pays —une vue qui voit du racisme blanc partout, une vue qui met l’accent sur ce qui va mal en Amérique plutôt que sur ce qui va bien. Une vue qui voit les racines des conflits du Moyen-Orient essentiellement dans les actions de solides alliés comme Israël, au lieu de les chercher dans les idéologies perverses et haineuses de l’Islam radical.

Le Rev. Jeremiah Wright ne fait pas que se tromper, ses propos sèment la discorde à un moment où nous devons trouver ensemble des solutions à nos énormes problèmes : deux guerres, une menace terroriste, une économie défaillante, une crise chronique du système de santé, un changement climatique aux conséquences désastreuses. Ces problèmes ne sont ni noirs ni blancs, ni hispaniques ni asiatiques mais ce sont des problèmes qui nous concernent tous.

Au vu de mon parcours, de mes choix politiques et des valeurs et idéaux auxquels j’adhère, on dira que je ne suis pas allé assez loin dans ma condamnation. Et d’abord pourquoi m’être associé avec le Rev. Jeremiah Wright, me demandera-t-on ? Pourquoi ne pas avoir changé d’église ?

J’avoue que si tout ce que je savais du Rev. Wright se résumait aux bribes de sermons qui passent en boucle à la télévision et sur YouTube, ou si la Trinity United Church of Christ ressemblait aux caricatures colportées par certains commentateurs, j’aurais réagi de même.

Mais le fait est que ce n’est pas tout ce que je sais de cet homme. L’homme que j’ai rencontré il y a plus de vingt ans est l’homme qui m’a éveillé à ma foi. Un homme pour qui aimer son prochain, prendre soin des malades et venir en aide aux miséreux est un devoir.

Voilà un homme qui a servi dans les Marines, qui a étudié et enseigné dans les meilleures universités et séminaires et qui pendant plus de trente ans a été à la tête d’une église, qui en se mettant au service de sa communauté accomplit l’œuvre de Dieu sur terre : loger les sans-abris, assister les nécessiteux, ouvrir des crèches, attribuer des bourses d’études, rendre visite aux prisonniers, réconforter les séropositifs et les malades atteints du sida.

Dans mon livre, Les Rêves de mon père, je décris mes premières impressions de l’église de la Trinity:

« L’assistance se mit à crier, à se lever, à taper des mains, et le vent puissant de son souffle emportait la voix du révérend jusqu’aux chevrons (…). Et dans ces simples notes — espoir ! — j’entendis autre chose. Au pied de cette croix, à l’intérieur des milliers d’églises réparties dans cette ville, je vis l’histoire de noirs ordinaires se fondre avec celles de David et Goliath, de Moïse et Pharaon, des chrétiens jetés dans la fosse aux lions, du champ d’os desséchés d’Ezékiel.

Ces histoires —de survie, de liberté, d’espoir— devenaient notre histoire, mon histoire ; le sang qui avait été versé était notre sang, les larmes étaient nos larmes. Cette église noire, en cette belle journée, était redevenue un navire qui transportait l’histoire d’un peuple jusqu’aux générations futures et jusque dans un monde plus grand.

Nos luttes et nos triomphes devenaient soudain uniques et universels, noirs et plus que noirs. En faisant la chronique de notre voyage, les histoires et les chants nous donnaient un moyen de revendiquer des souvenirs dont nous n’avions pas à avoir honte (…), des souvenirs que tout le monde pouvait étudier et chérir – et avec lesquels nous pouvions commencer à reconstruire. »

Telle a été ma première expérience à Trinity. Comme beaucoup d’églises majoritairement noires, Trinity est un microcosme de la communauté noire : on y voit le médecin et la mère assistée, l’étudiant modèle et le voyou repenti.

Comme toutes les autres églises noires, les services religieux de Trinity résonnent de rires tapageurs et de plaisanteries truculentes. Et ça danse, ça tape des mains, ça crie et ça hurle, ce qui peut paraître incongru à un nouveau venu

L’église contient toute la tendresse et la cruauté, l’intelligence l’extrême et l’ignorance crasse, les combats et les réussites, tout l’amour et, oui, l’amertume et les préjugés qui sont la somme de l’expérience noire en Amérique.

Et cela explique sans doute mes rapports avec le Rev. Wright. Si imparfait soit-il, je le considère comme un membre de ma famille. Il a raffermi ma foi, célébré mon mariage et baptisé mes enfants.

Jamais dans mes conversations avec lui ne l’ai-je entendu parler d’un groupe ethnique en termes péjoratifs, ou manquer de respect ou de courtoisie envers les blancs avec qui il a affaire. Il porte en lui les contradictions — le bon et le mauvais— de la communauté qu’il sert sans se ménager depuis tant d’années.

Je ne peux pas plus le renier que je ne peux renier la communauté noire, je ne peux pas plus le renier que je ne peux renier ma grand-mère blanche, une femme qui a fait tant de sacrifices pour moi, une femme qui m’aime plus que tout au monde, mais aussi une femme qui m’avouait sa peur des noirs qu’elle croisait dans la rue et que, plus d’une fois, j’ai entendu faire des remarques racistes qui m’ont répugné.

Ces personnes sont une partie de moi. Et elles font partie de l’Amérique, ce pays que j’aime.

D’aucuns verront ici une tentative de justifier ou d’excuser des propos tout à fait inexcusables. Je peux vous assurer qu’il n’en est rien. Je suppose qu’il serait plus prudent, politiquement, de continuer comme si de rien n’était, en espérant que toute l’affaire sera vite oubliée.

Nous pourrions faire peu de cas du Rev. Wright, et ne voir en lui qu’un excentrique ou un démagogue, tout comme certains l’ont fait dans le cas de Geraldine Ferraro, l’accusant, à la suite de ses récentes déclarations, de préjugé racial.

Mais je crois que ce pays, aujourd’hui, ne peut pas se permettre d’ignorer la problématique de race. Nous commettrions la même erreur que le Rev. Wright dans ses sermons offensants sur l’Amérique —en simplifiant, en recourant à des stéréotypes et en accentuant les côtés négatifs au point de déformer la réalité.

Le fait est que les propos qui ont été tenus et les problèmes qui ont été soulevés ces dernières semaines reflètent les aspects complexes du problème racial que n’avons jamais vraiment explorés — une partie de notre union qui nous reste encore à parfaire.

Et si nous abandonnons maintenant pour revenir tout simplement à nos positions respectives, nous n’arriverons jamais à nous unir pour surmonter ensemble les défis que sont l’assurance maladie, l’éducation ou la création d’emplois pour chaque Américain.

Pour comprendre cet état de choses, il faut se rappeler comment on en est arrivé là. Comme l’a écrit William Faulkner : « Le passé n’est pas mort et enterré. En fait il n’est même pas passé. » Nul besoin ici de réciter l’histoire des injustices raciales dans ce pays

Mais devons nous rappeler que si tant de disparités existent dans la communauté afro-américaine d’aujourd’hui, c’est qu’elles proviennent en droite ligne des inégalités transmises par la génération précédente qui a souffert de l’héritage brutal de l’esclavage et de Jim Crow.

La ségrégation à l’école a produit et produit encore des écoles inférieures. Cinquante ans après Brown vs. The Board of Education, rien n’a changé et la qualité inférieure de l’éducation que dispensent ces écoles aide à expliquer les écarts de réussite entre les étudiants blancs et noirs d’aujourd’hui.

La légalisation de la discrimination —des noirs qu’on empêchait, souvent par des méthodes violentes, d’accéder a la propriété, des crédits que l’on accordait pas aux entrepreneurs afro-américains, des propriétaires noirs qui n’avaient pas droit aux prêts du FHA [Ndt : Federal Housing Administration, l’administration fédérale en charge du logement], des noirs exclus des syndicats, des forces de police ou des casernes de pompiers, a fait que les familles noires n’ont jamais pu accumuler un capital conséquent à transmettre aux générations futures.

Cette histoire explique l’écart de fortune et de revenus entre noirs et blancs et la concentration des poches de pauvreté qui persistent dans tant de communautés urbaines et rurales d’aujourd’hui.

Le manque de débouchés parmi les noirs, la honte et la frustration de ne pouvoir subvenir aux besoins de sa famille ont contribué a la désintégration des familles noires —un problème que la politique d’aide sociale, pendant des années, a peut-être aggravée. Le manque de service publics de base dans un si grand nombre de quartiers noirs —des aires de jeux pour les enfants, des patrouilles de police, le ramassage régulier des ordures et l’application des codes d’urbanisme, tout cela a crée un cycle de violence, de gâchis et de négligences qui continue de nous hanter.

C’est la réalité dans laquelle le Rev. Wright et d’autres Afro-Américains de sa génération ont grandi. Ils sont devenus adultes à la fin des années 50 et au début des années 60, époque ou la ségrégation était encore en vigueur et les perspectives d’avenir systématiquement réduites.

Ce qui est extraordinaire, ce n’est pas de voir combien ont renoncé devant la discrimination, mais plutôt combien ont réussi à surmonter les obstacles et combien ont su ouvrir la voie à ceux qui, comme moi, allaient les suivre.

Mais pour tous ceux qui ont bataillé dur pour se tailler une part du Rêve Américain, il y en a beaucoup qui n’y sont pas arrivés – ceux qui ont été vaincus, d’une façon ou d’une autre, par la discrimination.

L’expérience de l’échec a été léguée aux générations futures : ces jeunes hommes et, de plus en plus, ces jeunes femmes que l’on voit aux coins des rues ou au fond des prisons, sans espoir ni perspective d’avenir. Même pour les noirs qui s’en sont sortis, les questions de race et de racisme continuent de définir fondamentalement leur vision du monde.

Pour les hommes et les femmes de la génération du Rev. Wright, la mémoire de l’humiliation de la précarité et de la peur n’a pas disparu, pas plus que la colère et l’amertume de ces années.

Cette colère ne s’exprime peut-être pas en public, devant des collègues blancs ou des amis blancs. Mais elle trouve une voix chez le coiffeur ou autour de la table familiale. Parfois cette colère est exploitée par les hommes politiques pour gagner des voix en jouant la carte raciale, ou pour compenser leur propre incompétence.

Et il lui arrive aussi de trouver une voix, le dimanche matin à l’église, du haut de la chaire ou sur les bancs des fidèles. Le fait que tant de gens soient surpris d’entendre cette colère dans certains sermons du Rev. Wright nous rappelle le vieux truisme, à savoir que c’est à l’office du dimanche matin que la ségrégation est la plus évidente.

Cette colère n’est pas toujours une arme efficace. En effet, bien trop souvent, elle nous détourne de nos vrais problèmes, elle nous empêche de confronter notre part de responsabilité dans notre condition, et elle empêche la communauté afro-américaine de nouer les alliances indispensables à un changement véritable.

Mais cette colère est réelle, et elle est puissante, et de souhaiter qu’elle disparaisse, de la condamner sans en comprendre les racines ne sert qu’à creuser le fossé d’incompréhension qui existe entre les deux races.

Et de fait, il existe une colère similaire dans certaines parties de la communauté blanche. La plupart des Américains de la classe ouvrière et de la classe moyenne blanche n’ont pas l’impression d’avoir été spécialement favorisés par leur appartenance raciale.

Leur expérience est l’expérience de l’immigrant —dans leur cas, ils n’ont hérité de personne, ils sont partis de rien. Ils ont travaillé dur toute leur vie, souvent pour voir leurs emplois délocalisés et leurs retraites partir en fumée.

Ils sont inquiets pour leur avenir, ils voient leurs rêves s’évanouir; à une époque de stagnation des salaires et de concurrence mondiale, les chances de s’en sortir deviennent comme un jeu de somme nulle où vos rêves se réalisent au dépens des miens.

Alors, quand on leur dit que leurs enfants sont affectés à une école à l’autre bout de la ville, quand on leur dit qu’un Afro-Américain qui décroche un bon job ou une place dans une bonne faculté est favorisé à cause d’une injustice qu’ils n’ont pas commise, quand on leur dit que leur peur de la délinquance dans les quartiers est une forme de préjugé, la rancœur s’accumule au fil du temps.

Comme la colère au sein de la communauté noire qui ne s’exprime pas en public, ces choses qui fâchent ne se disent pas non plus. Mais elles affectent le paysage politique depuis au moins une génération.

C’est la colère envers la politique d’assistance de l’Etat-Providence et la politique de discrimination positive qui ont donné naissance à la Coalition Reagan. Les hommes politiques ont systématiquement exploité la peur de l’insécurité à des fins électorales. Les présentateurs des talk-shows et les analystes conservateurs se sont bâti des carrières en débusquant des accusations de racisme bidon, tout en assimilant les débats légitimes sur les injustices et les inégalités raciales à du politiquement correct ou du racisme a rebours.

Tout comme la colère noire s’est souvent avérée contre-productive, la rancœur des blancs nous a aveuglés sur les véritables responsables de l’étranglement de la classe moyenne —une culture d’entreprise où les délits d’initiés, les pratiques comptables douteuses et la course aux gains rapides sont monnaie courante ; une capitale sous l’emprise des lobbies et des groupes de pression, une politique économique au service d’une minorité de privilégiés.

Et pourtant, souhaiter la disparition de cette rancœur des blancs, la qualifier d’inappropriée, voire de raciste, sans reconnaître qu’elle peut avoir des causes légitimes —voila aussi qui contribue à élargir la fracture raciale et faire en sorte que l’on n’arrive pas à se comprendre.

Voilà où nous en sommes actuellement : incapables depuis des années de nous extirper de l’impasse raciale. Contrairement aux dires de certains de mes critiques, blancs ou noirs, je n’ai jamais eu la naïveté de croire que nous pourrions régler nos différends raciaux en l’espace de quatre ans ou avec une seule candidature, qui plus est une candidature aussi imparfaite que la mienne.

Mais j’ai affirmé ma conviction profonde—une conviction ancrée dans ma foi en Dieu et ma foi dans le peuple américain—qu’en travaillant ensemble nous arriverons à panser nos vieilles blessures raciales et qu’en fait nous n’avons plus le choix si nous voulons continuer d’avancer dans la voie d’une union plus parfaite.

Pour la communauté afro-américaine, cela veut dire accepter le fardeau de notre passé sans en devenir les victimes, cela veut dire continuer d’exiger une vraie justice dans tous les aspects de la vie américaine. Mais cela veut aussi dire associer nos propres revendications –meilleure assurance maladie, meilleures écoles, meilleurs emplois—aux aspirations de tous les Américains, qu’il s’agisse de la blanche qui a du mal à briser le plafond de verre dans l’échelle hiérarchique, du blanc qui a été licencié ou de l’immigrant qui s’efforce de nourrir sa famille.

Cela veut dire aussi assumer pleinement nos responsabilités dans la vie — en exigeant davantage de nos pères, en passant plus de temps avec nos enfants, en leur faisant la lecture, en leur apprenant que même s’ils sont en butte aux difficultés et à la discrimination, ils ne doivent jamais succomber au désespoir et au cynisme : ils doivent toujours croire qu’ils peuvent être maîtres de leur destinée.

L’ironie, c’est que cette notion si fondamentalement américaine –et, oui, conservatrice—de l’effort personnel, on la retrouve souvent dans les sermons du Rev. Wright. Mais ce que mon ancien pasteur n’a pas compris, c’est qu’on ne peut pas chercher à s’aider soi-même sans aussi croire que la société peut changer.

L’erreur profonde du Rev. Wright n’est pas d’avoir parlé du racisme dans notre société. C’est d’en avoir parlé comme si rien n’avait changé, comme si nous n’avions pas accompli de progrès, comme si ce pays —un pays ou un noir peut être candidat au poste suprême et construire une coalition de blancs et de noirs, d’hispaniques et d’asiatiques, de riches et de pauvres, de jeunes et de vieux—était encore prisonnier de son passé tragique. Mais ce que nous savons – ce que nous avons vu—c’est que l’Amérique peut changer. C’est là le vrai génie de cette nation. Ce que nous avons déjà accompli nous donne de l’espoir —l’audace d’espérer —pour ce que nous pouvons et devons accomplir demain.

Pour ce qui est de la communauté blanche, la voie vers une union plus parfaite suppose de reconnaître que ce qui fait souffrir la communauté afro-américaine n’est pas le produit de l’imagination des noirs ; que l’héritage de la discrimination —et les épisodes actuels de discrimination, quoique moins manifestes que par le passé- sont bien réels et doivent être combattus.

Non seulement par les mots, mais par les actes —en investissant dans nos écoles et nos communautés ; en faisant respecter les droits civils et en garantissant une justice pénale plus équitable ; en donnant à cette génération les moyens de s’en sortir, ce qui faisait défaut aux générations précédentes.

Il faut que tous les Américains comprennent que vos rêves ne se réalisent pas forcément au détriment des miens ; qu’investir dans la santé, les programmes sociaux et l’éducation des enfants noirs, bruns et blancs contribuera à la prospérité de tous les Américains.

En fin de compte, ce que l’on attend de nous, ce n’est ni plus ni moins ce que toutes les grandes religions du monde exigent —que nous nous conduisions envers les autres comme nous aimerions qu’ils se conduisent envers nous. Soyons le gardien de notre frère, nous disent les Ecritures. Soyons le gardien de notre sœur. Trouvons ensemble cet enjeu commun qui nous soude les uns aux autres, et que notre politique reflète aussi l’esprit de ce projet.

Car nous avons un choix à faire dans ce pays. Nous pouvons accepter une politique qui engendre les divisions intercommunautaires, les conflits et le cynisme. Nous pouvons aborder le problème racial en voyeurs —comme pendant le procès d’O.J. Simpson —, sous un angle tragique – comme nous l’avons fait après Katrina – ou encore comme nourriture pour les journaux télévisés du soir. Nous pouvons exploiter la moindre bavure dans le camp d’Hillary comme preuve qu’elle joue la carte raciale, ou nous pouvons nous demander si les électeurs blancs voteront en masse pour John McCain en novembre, quel que soit son programme politique.

Oui, nous pouvons faire cela.

Mais dans ce cas, je vous garantis qu’aux prochaines élections nous trouverons un autre sujet de distraction. Et puis un autre. Et puis encore un autre. Et rien ne changera.

C’est une possibilité. Ou bien, maintenant, dans cette campagne, nous pouvons dire ensemble : « Cette fois, non ». Cette fois nous voulons parler des écoles délabrées qui dérobent leur avenir à nos enfants, les enfants noirs, les enfants blancs, les enfants asiatiques, les enfants hispaniques et les enfants amérindiens.

Cette fois nous ne voulons plus du cynisme qui nous répète que ces gosses sont incapables d’apprendre, que ces gosses qui nous ne ressemblent pas sont les problèmes de quelqu’un d’autre. Les enfants de l’Amérique ne sont pas ces gosses-là, mais ces gosses-là sont pourtant bien nos enfants, et nous ne tolérerons pas qu’ils soient laissés pour compte dans la société du vingt-et-unième siècle. Pas cette fois.

Cette fois nous voulons parler des files d’attente aux urgences peuplées de blancs, de noirs et d’hispaniques qui n’ont pas d’assurance santé, qui ne peuvent seuls s’attaquer aux groupes de pression mais qui pourront le faire si nous nous y mettons tous.

Cette fois nous voulons parler des usines qui ont fermé leurs portes et qui ont longtemps fait vivre honnêtement des hommes et des femmes de toute race, nous voulons parler de ces maisons qui sont maintenant à vendre et qui autrefois étaient les foyers d’Américains de toute religion, de toute région et de toute profession.

Cette fois nous voulons parler du fait que le vrai problème n’est pas que quelqu’un qui ne vous ressemble pas puisse vous prendre votre boulot, c’est que l’entreprise pour laquelle vous travaillez va délocaliser dans le seul but de faire du profit.

Cette fois, nous voulons parler des hommes et des femmes de toute couleur et de toute croyance qui servent ensemble, qui combattent ensemble et qui versent ensemble leur sang sous le même fier drapeau. Nous voulons parler du moyen de les ramener à la maison, venant d’une guerre qui n’aurait jamais dû être autorisée et qui n’aurait jamais dû avoir lieu, et nous voulons parler de la façon de montrer notre patriotisme en prenant soin d’eux et de leurs familles et en leur versant les allocations auxquelles ils ont droit.

Je ne me présenterais pas à l’élection présidentielle si je ne croyais pas du fond du cœur que c’est ce que veut l’immense majorité des Américains pour ce pays. Cette union ne sera peut-être jamais parfaite mais, génération après génération, elle a montré qu’elle pouvait se parfaire.

Et aujourd’hui, chaque fois que je me sens sceptique ou cynique quant à cette possibilité, ce qui me redonne le plus d’espoir est la génération à venir —ces jeunes dont les attitudes, les croyances et le sincère désir de changement sont déjà, dans cette élection, rentrés dans l’Histoire.

Il y a une histoire que j’aimerais partager avec vous aujourd’hui, une histoire que j’ai eu l’honneur de raconter lors de la commémoration de la naissance de Martin Luther King, dans sa paroisse, Ebenezer Baptist, à Atlanta.

Il y a une jeune blanche de 23 ans, du nom d’Ashley Baia, qui travaillait pour notre campagne à Florence, en Caroline du Sud. Depuis le début, elle a été chargée de mobiliser une communauté à majorité afro-américaine. Et un jour elle s’est trouvée à une table ronde où chacun, tour à tour, racontait son histoire et disait pourquoi il était là.

Et Ashley a dit que quand elle avait 9 ans sa maman a eu un cancer, et parce qu’elle avait manqué plusieurs jours de travail elle a été licenciée et a perdu son assurance maladie. Elle a dû se mettre en faillite personnelle et c’est là qu’Ashley s’est décidée à faire quelque chose pour aider sa maman.

Elle savait que ce qui coûtait le plus cher c’était d’acheter à manger, et donc Ashley a convaincu sa mère ce qu’elle aimait par-dessus tout, c’était des sandwichs moutarde-cornichons. Parce que c’était ce qu’il y avait de moins cher.

C’est ce qu’elle a mangé pendant un an, jusqu’à ce que sa maman aille mieux. Et elle a dit à tout le monde, à la table ronde, qu’elle s’était engagée dans la campagne pour aider les milliers d’autres enfants du pays qui eux aussi veulent et doivent aider leurs parents.

Ashley aurait pu agir différemment. Quelqu’un lui a peut être dit a un moment donné que la cause des ennuis de sa mère c’était soit les noirs qui, trop paresseux pour travailler, vivaient des allocations sociales, soit les hispaniques qui entraient clandestinement dans le pays. Mais ce n’est pas ce qu’elle a fait. Elle a cherché des alliés avec qui combattre l’injustice.

Bref, Ashley termine son histoire et demande a chacun pourquoi il s’est engagé dans la campagne. Ils ont tous des histoires et des raisons différentes. Il y en a beaucoup qui soulèvent un problème précis. Et pour finir, c’est le tour de ce vieillard noir qui n’a encore rien dit.

Et Ashley lui demande pourquoi il est là. Il ne soulève aucun point en particulier. Il ne parle ni de l’assurance maladie ni de l’économie. Il ne parle ni d’éducation ni de guerre. Il ne dit pas qu’il est venu à cause de Barack Obama. Il dit simplement : « Je suis ici à cause d’Ashley. »

« Je suis ici à cause d’Ashley ». A lui seul, ce déclic entre la jeune fille blanche et le vieillard noir ne suffit pas. Il ne suffit pas pour donner une assurance santé aux malades, du travail à ceux qui n’en n’ont pas et une éducation à nos enfants.

Mais c’est par là que nous démarrons. Par là que notre union se renforce. Et comme tant de générations l’ont compris tout au long des deux cent vingt et une années écoulées depuis que des patriotes ont signé ce document a Philadelphie, c’est par là que commence le travail de perfection. »

Traduction de Didier Rousseau et de Françoise Simon
Ammon & Rousseau Translations, New York

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Commentaires

Magnifique discours, qui permet de mesurer – à mes yeux, bien entendu, car je ne connais les Etats-Unis que par leur littérature – combien est grand l’écart entre nos deux pays. Merci pour cette traduction.

Ecrit par : Frédérique | 20.03.2008

Merci pour cette traduction!!
Tout le côté « ma foi, mon pasteur et dieu » ça ne me parle pas mais bon ça… c’est l’Amérique! Quant aux développements relatifs à la question raciale et à son traitement depuis bien longtemps, je trouve son approche intéressante.
Rhétorique ou pas? Tout discours politique joue à la rhétorique… non? Les décisions politiques qui en découlent… ou pas…là se pose la question du rideau de fumée… to be continued…

Ecrit par : ReB | 20.03.2008

Discours magnifique. Merci pour la traduction française. Ici, pas un seul mot de la presse. L’Europe avait choisi sa candidate avant les primaires…

Ecrit par : Thomas | 20.03.2008

Merci infiniment pour cette traduction : il y a des passages poignants et une authenticité qui personnellement me touche profondément. Ce discours d’Obama me semble un évenement fondamental dans la campagne actuelle et un signe de grand espoir pour un vrai changement aux USA et peut-être dans le monde . Les urnes le diront. Bien sûr c’est la réalité américaine, mais la nôtre est-elle si éloignée de cela ?
Qui a eu le courage d’aborder les problèmes de notre pays de cette façon ?

Espérons que la presse française fasse écho à ce discours.

Ecrit par : Marest Christine | 21.03.2008

Merci !! Et bravo pour votre courage !
Je vais le faire circuler abondamment.

Ecrit par : Cecile | 21.03.2008

l’amerique sait faire son mea coulpa a quand la france?
ca nous permettra d’avancer dans le bon sens mais ce n’est qu’un reve que je fais tres lontain

Ecrit par : akila | 21.03.2008

Tout d’abord un grand merci pour cette traduction.
Je trouve que c’est un grand texte. Il permet de toucher (un peu) les différences culturelles entre nos deux pays… Je n’ai qu’un regret: l’appel continuel aux références de la foi. C’est sur ce point que les différences écoquées plus haut se transforment en imcompréhension

Ecrit par : JC | 21.03.2008

Je suis franco américaine, ou une américaine depuis peu devenu française.
Merci pour cette traduction en français, merci pour ce qui auront accès à cet excelent discours qui, je l’espère sera relayé par les médias.

Ecrit par : pamela | 21.03.2008

c’est magique
l’amerique c’est le pays de tout les extremes
quelles leçons de politique sociale !!!!
j’ai suivi les infos on ‘en parle pas ….l’europe a honte et peur d’en parler car ils ne sont pas pret à un changement
merci beaucoup pour cette traduction c’est un enrichissement

Ecrit par : janick | 21.03.2008

Merçi pour ce texte,
Je suis émue,la force des mots,l’intelligence profonde de cet homme,
l’humain comme on le souhaite,comme j’en ai besoin,
Amicalement,M.L.

Ecrit par : Martine Laprie | 21.03.2008

Merci tout d’abord pour cette traduction.

Mais il faut souligner que ce discourt laisse voir en Barack un vrai démocrat confirmé, un vrai nationaliste devoué pour le changement ,la liberté , l’union et la democratie à visage humain , en fin un véritable citoyen international capable d’apporter une nouvelle donne à la politique exterieure des USA . En effet c’est mon préféré. IL a déjà démontré dans son plan politic et il faut juste que tous les américains sans discrimination lui ouvrent leurs coeurs afin de l’offrir l’opportunité de donner un autre sans plus digne à l’Amerique que nous tous aimons tant.

Je me joinds à toutes les voies qui soutiennent Barack obama.

Rodrigue de Douala-Cameroun

Ecrit par : Rodrigue Kenlack Lontio | 21.03.2008

Quelqu’un peut-il m’expliquer pour quelles raisons ce discours étonnant a été si peu relayé et pour quelles raisons également – c’est mon sentiment – il me semble que la candidature d’Obama est perçue en France avec une certaine condescendance (comme si les arguments de Clinton sur sa supposée plus grande compétence avaient porté ses fruits chez nous) ? Merci par avance, une fois de plus!

Ecrit par : Frédérique | 21.03.2008

Bravo et merci.
Je suis une artiste américaine depuis peu devenu française.

Merci pour cette traduction, merci pour ceux qui auront accès à cet excellent discours qui, je l’espère, sera relayé par les médias….

www.pamelamoulton.com

Ecrit par : pamela | 21.03.2008

Merci pour la trasuction de ce discours qui marque le tournant dans l’histoire des Etats-Unis Obama c’est son calme puisé de cet héritage venu des plateau kenyan là où la patience, l’endurance et l’effort font de vous un homme.

Un discours authentique et surtout marqué de courage et de franchise, qui peut oser faire un tel discours sur la question raciale et sur la religion en pleine campagne electorale, certainement pas un politcien désireux d’accéder au pouvoir à tout prix, mais plutôt celui qui va à la conquête du pouvoir avec tout son fond humain et ses convictions profondes ainsi que ses valeurs.

Peu importe son accession au pouvoir, Obama est rentrée dans l’histoire et s’il gagne ce sera la pratique du pouvoir avec le peuple, loin de cette tactique « s’appuyer sur le peuple pour y accéder et les oublier après ».

Je reste convaincu que ce n’est pas l’expérience de l’exercice du pouvoir qui fait les grands hommes, mais plutôt leurs capacités à se saisir de la tribune pour l’accession au pouvoir, afin de se révéler aux yeux du monde, qu’ils ont quelque chose de grand et de visionnaire, Obama en fait partie.

Oumar Moussa N’DIAYE

Ecrit par : Barou de Djeol | 21.03.2008

Merci pour la trasuction de ce discours qui marque le tournant dans l’histoire des Etats-Unis Obama c’est son calme puisé de cet héritage venu des plateau kenyan là où la patience, l’endurance et l’effort font de vous un homme.

Un discours authentique et surtout marqué de courage et de franchise, qui peut oser faire un tel discours sur la question raciale et sur la religion en pleine campagne electorale, certainement pas un politcien désireux d’accéder au pouvoir à tout prix, mais plutôt celui qui va à la conquête du pouvoir avec tout son fond humain et ses convictions profondes ainsi que ses valeurs.

Peu importe son accession au pouvoir, Obama est rentrée dans l’histoire et s’il gagne ce sera la pratique du pouvoir avec le peuple, loin de cette tactique « s’appuyer sur le peuple pour y accéder et les oublier après ».

Je reste convaincu que ce n’est pas l’expérience de l’exercice du pouvoir qui fait les grands hommes, mais plutôt leurs capacités à se saisir de la tribune pour l’accession au pouvoir, afin de se révéler aux yeux du monde, qu’ils ont quelque chose de grand et de visionnaire, Obama en fait partie.

Oumar Moussa N’DIAYE

Ecrit par : Barou de Djeol | 21.03.2008

je ne te dis pas courage, mais bravo, tu m’as donné raison en me montrant que tu es plus un grand coeur qu’un grand politicien. C’est par un grand coeur que washington a fondé les bases de cette nation sur la liberté et l’égalité de tous les hommes. Aujourd’hui par cette declaration tu viens de propulcer l’amerique sur le toit du monde pour une domination qui durera des millenaires. Si dans le monde il aura une terre où, tous seront un cette terre par la grace DIEU dominera le monde. En toi l’Amerique devra prouver ses dires sur la democratie. god bless america.

Ecrit par : prenus | 21.03.2008

Je me suis souvent posé cette question à maintes fois: Pourquoi le peuple Americain est si prospère et si fier de lui? Aujourd’hui, en cette belle journée qui s’annonce et par ce discours , j’ai été témoins d’un miracle, d’un signe, d’une réponse tant attendu découlant de la bouche d’un messager de DIEU.
j’ai compris que la grandeur d’un peuple ne se résume pas à l’appartenance de chacun de ses concitoyens, sa couleur, ses origines, son milieu ect. mais plutot a l’amour , la foi , une vision, une idéologie, une cause commune qu’est l’avancement d’une nation. Si le peuple Americain voit en cet homme les rayons de grandeurs et de changements qui emmanent en lui ,comme j’ai su moi aussi les déceler. le monde connaitra un règne basé sur la liberté et l’egalité en tout qui durera des millenaires.
je me sens encore plus fier d’être noir et encore plus de savoir que je suis un citoyen du monde.
Merci Monsieur le président « Obama »
God Bless America.

Ecrit par : Etienne Carlos | 21.03.2008

Bonjour,

Je me suis permis de copier intégralement la traduction du discours sur mon blog en vous liant bien évidemment. J’avais mis le discours en anglais mais n’avais pas le temps ni le courage de le retranscrire et de le traduire encore moins!

J’avoue que jusqu’à ce que j’écoute ce discours, j’étais quelque peu sceptique sur la stature d’Obama. Mais là, seul Mandela me vient en tête comme alter ego possible!

Merci d’avoir mis en ligne la traduction

Ecrit par : Hady Ba | 21.03.2008

J’espère qu’il devienne le candidat à la présidence des USA et si possible le futur président .
Hillary Clinton est prete a tout pour etre la candidate ! meme le pire!
Elle a déjà perdu ! même si elle gagne deux ou trois états avec une marge de 25% !
elle sera pas vice présidente mais si elle continue comme le fait maintenant le candidat republicain va gagner .

Ecrit par : lobato | 21.03.2008

Merci Didier Rousseau et de Françoise Simon pour cette jolie traduction du discours du senateur Obama, permettez moi de le retransmettre a mes amis.
Merci Senateur Barack Obama pour mes enfants qui naitront ni blancs, ni noirs, ou plutot blancs et noirs parce que ma femme et moi avons des couleurs differentes, merci pour ma petite niece de 3 ans qui a les deux couleurs en elle.

Ecrit par : Bernard Song | 21.03.2008

Un discours qui prend aux tripes. J’imagine ce que cela devait être que de se trouver dans l’assistance ce soir là.
Barack Obama incarne une chance unique pour les Etats-Unis et le reste du monde de voir se mettre en mouvement une force de changement susceptible de modifier notre avenir à tous. C’est l’Histoire en marche, et nous en sommes les témoins fascinés.
Comme d’autres commentateurs, j’espère qu’Hillary aura l’élégance et le courage de reconnaître la supériorité de son adversaire et de se retirer de la course à l’investiture, même si elle peut encore y croire. Imaginez le coup de force que ce serait: le ticket Obama-Clinton emporterait tout sur son passage!
Il faut croire en l’intelligence du peuple Americain pour saisir cette chance unique de changer le cours de son histoire! Allez, allez, allez!

Ecrit par : Damien | 21.03.2008

merci pour la traduction. Je suis convaincue qu’il faut etre raciste pour ne pas etre toucher par ce discours.D’autre part je peux comprendre qu’on ne peut etre aimé par tout le monde.Il faut etre une minorité pour comprendre la souffrance du racisme.Les blancs ont compris qu’ils sont responsables de leur propres malheurs.

Ecrit par : marie | 21.03.2008

il est magnifique le discourt mais ceux qui vive sous l’exploitation de l homme par l’homme resterons indifferent a cela parce que pour que l’etre humain change il faut deja avoir cet envie pour changer et le monde occidental n’est pas pres je pense il n’ont pas encore fait un trait au habitude du passer il y a eu ( l’esclavages, la colonisation, neocolonialisme, extermination des indiens , histoire des juif ;;) qu es qu il faut pour que l’homme change) je sais pas

Ecrit par : DAVID | 21.03.2008

Bravo Mr Barak Obama!
La France n’est pas capable d’avoir cette réflexion, et ne pourra peut-être jamais un jour prononcée un discours de ce niveau car elle regarde son nombril. pour s’en convaincre, il suffit de regarder autour de nous!
La France a déjà choisi son « président » et « sa candidate » pour le parti démocrate.
Continue Barak, après ce discours, tu ne peux rentrer dans l’oubli!

Ecrit par : LUCETTE | 21.03.2008

J’ai lu le discours d’Obama en une seule traite et avec beaucoup d’enthousiasme tant ses paroles semblent sincères,et en tout cas inhabituels de la bouche d’un candidat à la présidence qui ose aborder un sujet aussi délicat que celui du racisme en Amérique. Un seul bémole, de mon point de vue de citoyen arabe: qu’Obama aie fait allusion,d’une manière plutôt directe, au conflit israélo palestinien en estimant que les racines de ce conflit se trouvent dans « les idéologies perverses et haineuses de l’islam radical » et en éludant l’appui inconditionnel de l’Amérique à Israel qui pratique une politique raciste et d’oppression caractérisée à l’égard de tous les palestiniens, ceux du Hamas islamiste mais, aussi, à l’égard de tous les autres palestiniens qu’ils soient des musulmans modérés ou même de confession chrétienne .J’espère que ces propos ne découlent que d’un calcul à des fins électorales qui incite généralement à ménager le puissant lobby juif si influant dans toutes les élections présidentielles aux Etats Unis. Mais mise à part cette fausse note qui m’a personnellement choqué, j’ai trouvé le discours d’Obama grandiose et digne d’un grand chef.

Ecrit par : moncef | 21.03.2008

J’ai écouté ce discours mardi sur un site américain.
Je dois vous avouer qu’il m’avait particulièrement ému.
Il est remarquable tant par le talent oratoire de M. Barack OBAMA que par la profondeur historique qu’il dégage.
Je suis passionné, depuis quelques mois, par la campagne qu’il mène et son charisme me fascine.
Cet homme, je l’espère, sera Président des Etats-Unis d’Amérique et son message nous permettra d’entrer dans un monde nouveau et plus juste. Yes, we can…
Merci d’avoir traduit ce discours et d’avoir permis à beaucoup d’entre nous, et particulièrement à nos enfants, de mieux connaître cet homme de grand talent qui influencera notre avenir dans un sens plus positif.

Ecrit par : FAURE | 21.03.2008

Point de vue en anglais d’un ancien de Sciences Po, en principe:

http://acropolisreview.com/2008/03/video-barack-obamas-philadelphian-unity.html

Ecrit par : Michelle | 22.03.2008

Merci pour la traduction, je suis encore émue par ce magnifique discours. Si Dieu est sage, il devait voter aussi pour Mr. Obama. Amen.

Ecrit par : Yashin | 22.03.2008

L’Histoire démontre que l’Humanité a souvent progressé lorsque se revèlent des hommes de courage, de conviction, de foi et de principe; des hommes excéptionnellement hummains dont les paroles et les actes montrent aux autres la voie et suscitent l’espérance quand bien-même l’horrizon semblerait bouché. Barack Obama fait partie de ces hommes. Son discours, traduit ci-dessus, trahit la marque des grandes Ames dont l’Amérique mercantille et matérialiste a besoin.

J’espère qu’il l’emportera. Même si cela n’était pas le cas, il l’a déjà gagné en rentrant dans l’histoire.

Que Dieu bénisse l’Amerique.

Ecrit par : Joseph | 22.03.2008

Merci pour cette traduction qui m’a aidé à cerner le vrai problème qui ronge la nation americaine. Obama a prouvé de quoi il est capable par ce discours, très courageux, très intelligent, très equilibré dans ses propos. Je vois en lui un President que la nation americaine attende. Et si Dieu le permet, par lui le monde aussi changera

Que bénisse l’Amerique

Ecrit par : Mathieu Kabuya | 22.03.2008

Je commencerai tout d’abord par vous dire vous qui avez eu le courage de faire cette traduction merci et merci .Mais il y a un bon moment un discours ne m’avais tant attiré mais celui ci m’a marqué à plus d’un titre car il sort du fond de source et dans un cœur plein d’espoir et d’amour pour l’amérique et du reste du monde .Si cet homme n’arrive pas à être choisi par le peuple américain ,je me démanderai qui est-ce qu’ils peuvent choisir car ce monsieur que je ne nomme pas et que je peux me permettre de qualifier de saint et qui est vraiment un saint n’arrive pas à convaincre les américains et américaines .Cet homme viens de rentrer dans l’histoire et de faire découvrir aux noirs et blancs ,hispaniques et amérindiens l’origine de leurs colère et haine ,mais aussi il ne les laisses pas sans solution et il les proposes une solution qu’ils peuvent trouver ensemble .
Ce discours dévrait être une réference pour toutes les politiques du monde ,malgré que l’être humain aime plutôt les politiciens qui leurs mentent que ceux qui ont en eux l’amour et la vérité au prix même de leur réussite politique et électoral .On ne saurait terminer de faire des commentaires sur ce discours .Malgré que tous discours politique peut renfermer des incongruances mais celui ci est à plus de 80% sincères .J’espére que ce discours dévrait être une léçon pour tous les racistes et les chasseurs de profit au detrument de l’humanité .
Que Dieu puisse guidé le peuple américain à choisir cet homme comme candidat des démocrates mais aussi comme futur président des états -unis .Il me semble aussi que les médias français et autres dévraient rélatés ce discours afin que tout un chacun puisse l’entendre et le voir .
Je ne saurai terminer ,sans démander aux responsables français de réviser leurs politiques sur le racisme car il ne s’agit pas seulement de le marquer sur papier mais d’oser l’exposer comme viens de le faire Mr Barack Obama .
Bonne chance à Obama et une fois de plus merci à vous .

Ecrit par : Diallo Mamadou Saliou | 22.03.2008

Sincère remerciement pour cette traduction. Permettez moi SVP de le publier sur notre site.

Ce discours lance une nouvelle tradition humaniste. Ceci d’abord pour les élites des peuples hiers soumis à l’eclavage, colonisés, néo colonisés et dont les decendents subissent toujours la discrimination et les injures dans la peau. Ensuite et surtout pour tous les discriminés du monde.

Les USA étant quelque part le monde en miniature et en même temps son moteur.

C’est un discours qui jète donc une autre vision de la gauche donc de l’humanité moderne.

Il nous rappelle bien que seule la garantie du pardon peut ouvrir la voie à la repentance qui est le début de résolution de toute crise sociale profonde, car seule la compréhension du maleur de l’autre permet à celui-ci de mieux comprendre le mien.

Bravo pour la traduction! Merci à l’équipe Obama! Vive les USA.

Ecrit par : leon azo | 23.03.2008

D’abord merci pour la traduction. Ensuite, j’avoue que ce discours et profondement touchant, mais surtout une ferme déclation de foi dans une cause qu’on veut bien défendre. Je trouve intéressante l’approche selon laquelle la société doit évoluer avec le temps. J’apprécie l’appel de M. Obama à l’unité pour résoudre les différents problèmes de la société américaine. Il est à la fois courageux et inelligent.

Ecrit par : François Katshunga | 23.03.2008

M. Obama prouve, dans ce discours, qu’il est celui qui peut véritablement aider aux changements profonds dont l’Amérique a besoin pour se remettre de ses erreurs,celui qui saura la guérir de tous ses maux,celui qui marquera la rupture avec un passé encore trop lourd d’injustices.
Elle pourra ainsi nous étonner encore.

VIVE OBAMA ET VIVE L’AMÉRIQUE NOUVELLE !

Ecrit par : moinousetlesautres | 23.03.2008

Merci pour votre brillante traduction. Un proverbe african dit: « Celui qui se croit proteger par un quelquonque talisman devra se méfier de célui qui fait l’air du ton « , ce dernier triomphera dans tous les cas car son soutien est divin!

Bonne chance, Président Obama.

Ecrit par : Dodo Dan Gado Sani | 23.03.2008

Vous etes un courageux pour ce texte, quant a Obama, je ne fais que prier pour lui. Il passera malgre les difficultes. C’est un homme d’Etat, il sait comment s’y prendre. E puis il represente vraiment le monde, car il est noir et blanc, metis, fut musulman, et chretien a la fois. Des qualites qui lui donnent une bonne place de savoir les vrais problemes des USA mais aussi du monde entier. Bonne Chance Obama et bon Courage Didier Rousseau et Françoise Simon

Ecrit par : cesar | 23.03.2008

Cet Homme, Barack OBAMA, porte dans sa chaire, ses os et son sang; dans son verbe; dans son esprit et certainement dans son l’âme les racines et les germes de l’espoir et de l’espérance aux USA. Il parle à nous tous et touche tous ceux qui font l’effort de lire ce discours ultime.

Tout au long de ma lecture, j’ai été pris d’émotion. J’ai versé des larmes.Mon ordinateur est immergé, pourtant mes larmes n’ont pas tari.

Cet Homme me rappelle le Grand Martin LUTHER KING Jr, avec son célèbre poème « I HAVE A DREAM ».

Mais, Barack OBAMA, a ceci de différent par rapport à Martin Luther King Jr: c’est un METIS! Dans ses veines coule un sang mélangé dans lequel on ne distingue plus ni noir, ni blanc, ni rouge.Sa moelle épinière produit dans les proportions biologiquement équilibrées des gènes de noirs, des gènes de blancs et des gènes de rouges, tous indistinctement brassés et confondus. OBAMA EST PETRI DE CE MELANGE INDISSOCIABLE. CELA ERIGE OBAMA EN MEDIATEUR PAR EXCELLENCE dans ce pseudo conflit qui diviserait les races aux USA! C’EST CE PRESIDENT QU’IL FAUT AUX USA CAR IL SERA CAPABLE D’ENTENDRE ET DE COMPRENDRE TOUTES LES COMMUNAUTES DES USA.

Barack OBAMA est un Homme universel par son histoire. COMMENT PEUT-ON TAXER DE RACISTE un homme qui est né NOIR ET BLANC à la fois ?

Multicolore dans son sang, sa chaire, son esprit et son âme, comment Barack OBAMA peut-il être noir sans être blanc; être blanc sans être noir ? Chaque fois qu’il penche sur un côté, il trahit l’autre côté.

JE NE COMPRENDS PAS COMMENT OBAMA PEUT ETRE RACISTE. QUEL QUE SON CHOIX, OBAMA ENGAGERAIT EN LUI UNE LUTTE CONTRE LUI-MEME. DONC, POUR OBAMA, UN CHOIX RACISTE SERAIT INTERIEUREMENT AUTOPHAGIQUE ET SUICIDAIRE.

A ceux qui utilisent les propos du Rev. Wright contre OBAMA, je dis: LET MY PEOPLE GO!!!

AVANCE OBAMA!!!

Ecrit par : JIPPE | 23.03.2008

J’ai toujours de l’estime pour Obama! Il parait sincère dans ses discours et son itinéraire est clair. Cependant il est trés mal éclairé sur la poudrière du Moyen Orient mise en place par la création d’un Etat basé sur une ségrégation ethnique, un intégrisme religieux, une légitimité pseudo-historique qui remettrait en cause beaucoup de frontières et surtout une déculpabilisation de l’Europe vis à vis du Nazisme! Cela aux dépens du peuple palestinien qui subit un génocide sous les yeux d’un Monde aveuglé par le mythe du petit peuple hébreu menacé par « l’ogre arabe » et qui a connu l’holocaste nazi. Il faut lire l’histoire des juifs au milieu des arabes (musulmans et qui sont leurs cousins!) pour savoir qu’ils ont cohabité sans problèmes majeurs. En un mot les palestiniens n’ont rien à voir dans cet holocauste qui est une hixtoire du Monde « dit Libre » et n’ont pas à payer pour un crime qu’ils n’ont pas commis!

Ecrit par : epsilonne | 23.03.2008

Il me manque des mots pour qualifier ce discours. Toutefois je voudrais l’inscrire sous la rubrique de ces détonateurs rhétoriques qui ont jadis transformé le cours de l’histoire du monde. Le discours de ce Américain est celui de la franchise, de l’objectivité et du réalisme. Même s’il arrivait que Barack OBAMA ne devienne pas le nouveau Président des USA – ambition légitime dans une démocratie – son discours fera date dans l’histoire de l’humanité. Tous les américains, les Occidentaux, les Asiatiques, ceux du Moyen-Orient et les Africains doivent le lire et relire. Je suis persuadé qu’il peut changer le cours de l’histoire en instaurant un nouvel ordre mondial. Je souhaite vivement que les Américains saisissent la balle au rebond et qu’enfin ils connaissent du repos. Aujourd’hui l’Amérique et les Américains sont vus sous des traits grotesques pour ne pas dire démoniaques. C’est le moment pour eux d’accéder à la trève voir au repos. Jouer le gendarme du monde – même si dans un sens cela peu avoir un côté positif – ne constitue pas forcément une valeur ajoutée pour les Américain. L’essentiel c’est que chaque Américain accède au bien-être. Je salue respectueusement la bravoure, l’honnêteté, la modestie et l’humilité de cet homme frêle d’apparence, mais en qui une aura de sainteté se dégage.

Ecrit par : Pierre ONANA | 23.03.2008

Mais qui connaît parfaitement et profondément le problème Israelo-Arabe ?

OBAMA ne paraît pas seulement sincère; IL EST SINCERE. ON NE PEUT ETRE PLUS SINCERE QUAND ON PARLE DE SON HISTOIRE, DE SON VECU, SANS DEFORMATION, SANS CHERCHER NI DRAME, NI LA TRAGEDIE, mais en mettant la vérité sur la table et en proposant des solutions.

Ce que présente OBAMA est le mal Américain qui s’oppose au Rêve Américain. C’est pourquoi la majorité d’Américains voient en lui le MESSI.

Quant à la maîtrise de la politique étrangère américaine et en particulier celle du Moyen Orient, OBAMA les maîtrisera car il ne gouvernera pas seul.OBAMA est et sera entouré d’une équipe solide et expérimentée. Après les élections, ce ne sera plus un enjeu des démocrates mais un enjeu national USA et planétaire. OBAMA fera face et coopérera avec les experts USA dans différents partis (Démocrate ou Répulicain).

Cela dit, les problèmes internationaux concernent aujourd’hui tout le monde: la Chine et l’Inde regardent. Les USA n’ont plus le monopole de ces négociations internationales. OBAMA devra s’adapter à cette nouvelle géopolitique.

Le Moyens Orient est-il, pour les Américains, un enjeu majeur alors que la bourse américaine s’effondre, que l’industrie automobile et aéronautiques américaines s’évanouissent, que le travail (industries et services) émigrent vers les pays low cost , que dans l’amérique de 2008 le citoyen moyen ne peut pas se soigner? Voilà les soucis américains actuels!

Cet Homme est l’HOMME DE LA SITUATION!

Barack OBAMA EST PROVIDENTIEL!

AMERICAINS VOTEZ POUR LUI et CROYEZ EN LUI!

Ecrit par : JIPPE | 23.03.2008

Mes remerciements tout d’abord à toute l’équipe de traduction de ce discours historique qui devrait être relayé dans les médias européens et africains.

Le discours d’obama est une révolution dans les us de la politique conventionnelle et cela démontre clairement sa vision d’apporter un réel changement dans la société américaine et par conséquent dans le monde.

Je reste particulèrement émerveillé par la démonstration publique de sa foi en Dieu pour un homme politique; ce qu’on ne peut voir qu’aux états unis d’amérique!

Je lui souhaite bonne continuation et réussite!

Ecrit par : Clement D. Nganssop | 23.03.2008

Merci beaucoup pour la traduction! Une grande simplicité!
Le discours est unificateur, profond et humainement touchant. Je loue sa vision hamaine basée sur une expréience solidement humaine.

Ecrit par : M2K | 23.03.2008

Je remercie du fond de mon coeur les personnes qui ont eu l’amabilité de traduire ce beau discours. Je crois profondement en cet homme! Et je pense que les Américaines et Americains doivent en faire autant, pour leur propre bien et celui de l’humanité. TOUS LES PRESIDENTS DOIVENT PRENDRE L’EXEMPLE SUR LUI.

MERCI M. LE PRESIDENT OBAMA.

Que Dieu bénisse l’Amérique et l’humanité toute entière.

Ecrit par : Elie T. Lomé TOGO | 23.03.2008

Je pense que ce discours ermet de mesurer le fossé entre les USA et les autres. Merci Barack

Ecrit par : morou | 24.03.2008

Tout d’abord j’aimerais vous remercier pour cette magnifique traduction.Monsieur Obama démontre qu’il est un véritable leader et un homme politique.Cet homme représente un nouveau souffle,un nouvel élan politique non seulement pour la Nation Américaine mais aussi tenez vous bien pour le Monde.
Sa foi en dieu et à la Nation Américaine est inébranlable.C’est un homme de vision.Et a cause de cela il sera président d’une nouvel Amérique.

Merci Barack!!

Ecrit par : emeline. M | 24.03.2008

Jusqu’ici je n’arrivais pas à me déterminer entre Clinton et Obama. Après avoir lu ce discours je n’hésite plus. C’est Obama.
Il parle avec beaucoup de rélisme et sans parti pris du racisme en étant conscient de toute le complexité du problème. Ce n’est pas de l’illusion c’est du vécu. Sa grand mère blanche qu’il aime pardessus tout et qui lui a avoué avoir eu peur des noirs et sans doute avec de bonnes raisons. Cela ne peut pas s’inventer. C’est du vécu c’est du réel. Bravo au traducteur bravo à Obama.

Ecrit par : Helbe | 24.03.2008

Obama un homme qui laisse parler son coeur

Ecrit par : Maindron | 24.03.2008

je vous remercie de cette initiative de bien vouloir faire partage des idees forces actuellement en perspective aux usa.il est plus que temps de donner a ceux la dont on croit congenitalement incapables d’oser aussi.on ne peut tout de meme pas se complaire de juger de la valeur de l’autre lorsqu’on lui en prive l’occasion!les americains doivent faire preuve de leur vision plus large.je suis negre d’afrique et attends l’avenement du renouveau americain avec l’espoir que OBAMA apportera du neuf dans les relations avec les dirigeants africains predateurs des libertes collectives etindividuelles,frein au developpement humain.

Ecrit par : bach vital | 24.03.2008

c’est dommage pour les démocrates et surtout pour le clan clinton de se lancer dans des manoeuvres aussi minables. Mais Obama en sort grandi et fortié. Un tel discours ne peut laisser de marbre. Bravo Obama!

GOD BLESS YOU

Ecrit par : kikiss | 24.03.2008

Merci à vous pour cette traduction!

Nous avons l’homme qu’il faut pour l’Amérique d’aujourd’hui: Barack OBAMA!
Il ne reste plus qu’a Clinton de plagier ou de sortir un autre sujet qui divise les américains si elle ne cherche pas à résoudre les problèmes.
Bonne chance président OBAMA!

God bless you.

Ecrit par : Ridarch | 25.03.2008

Merci pour ce discours de très haute tenue, et bravo pour la traduction de grande qualité.

Ecrit par : FrédéricLN | 25.03.2008

Je dirais que ce discours est tout simplement magnifique. Le mérite d’Obama, c’est d’avoir réussi à regarder l’Amérique de face plutôt que de la dévisager de profil. Il a démontré par ses qualités qu’il avait l’étoffe d’un président américain…
Bravo à Obama pour cette performance et merci à D. Rousseau et
F. Simon pour cette traduction.

Ecrit par : A. Sow | 25.03.2008

OBAMA OU LA NAISSANCE D’UN GRAND HOMME POLITIQUE

Ecrit par : GOHOUN | 25.03.2008

Merci pour la traduction. Ce discours constitue à mon sens un pont sagement construit entre blancs et noirs. Au-delà des campagnes électorales aux Etats-Unis, Noirs et Blancs du monde entier peuvent s’inspirer de ce discour et s’élever au dessus des questions raciales et affronter ensemble les défits du 21 è siècle. Obama est un grand homme. Je lui souhaite une bonne chance.

Ecrit par : Emmanuel | 25.03.2008

Merci pour la traduction.

Ecrit par : agrigna | 25.03.2008

Permettez-moi de saluer cette traduction!
Je lis dans ce discours la franchise, la grandeur de l’homme politique qu’est OBAMA. Il est clair et c’est un exemple pour toutes les nations, que l’on de peut diriger un pays qu’en s’appuyant sur Dieu! Sois comme tu es.

Que Dieu te benisse OBAMA!

Ecrit par : Dieudonné | 25.03.2008

Ton Heure a sonné, c’est le moment de combattre pour ce que tu crois, pour ta vérité. Que Dieu Bénisse le jour de ta naissance ! Felicitation !

Ecrit par : Antoine Fragé | 25.03.2008

Toute mon attention fût portée par le taux d’avancement des paroles liées à la race et la cohérence dans la pensées de Monsieur OBAMA.
Ce discours confirme ce que je pensais déjà de ce vaillant et respectueux Monsieur qu’est OBAMA.
Sans jeu de mot ni idée partisane, je suis certain qu’aucun candidat à la Maison Blanche n’a jusqu’à ce discours de solennité du niveau social Américain faire mieux.
Sans aucun chauvinisme ni triomphalisme aucun, ce Monsieur là ira très loin dans sa carrière. Il faudrait que l’Afro-Européen s’en inspire et déblaye les contour des chancéleries Européenne.
Enfin, que la presse Française n’en fasse pas allusion dans un sens ou dans l’uatre cela ne réflète que la réalité mentale des intéllectuels et patrons de journaux de ce pays.
Mais alors, qu’a-t-on eu écho de nos chers magazines Noirs?
Voilà; Mr OBAMA comme Mandela les héros modernes plutôt des pionniers Noirs j’allais dire d’une Humanité absolue ouvre les véritables portes de l’espoir retrouvé.
A nous deprendre le pas sans attendre ni discours sans acte.

Merci OBAMA BARACK

Ecrit par : ngea mouen | 25.03.2008

ça fait plus de trois jour que je cherche cette traduiction,et je vous remercie.
OBAMA soufit comme exemple

Ecrit par : samassa kalilou | 25.03.2008

23 septembre, 2007

WOUTER BASSON DIT DOCTEUR DE LA MORT OU L’EXTERMINATION D’UNE NATION

wouter basson dit docteur la mort ou l’extermination d’une nation

wouter basson dit docteur la mort ou

l’extermination d’une nation

Transmis par adminKMM2 le 20 juillet 2007 à 07:10:40 CEST
Contribution de
Anonyme

« Les blancs peuvent aujourd’hui dire : je ne savais pas. Mais ils ne pourront jamais dire à nouveau : cela n’a pas eu lieu. » Un des ministres du Congrès national africain (ANC)

La stratégie empruntée par le gouvernement de l’apartheid dans les années 80 fut disons, assez effroyable. Le Freedom Front, organisation politique de droite prônant l’établissement d’un territoire afrikaner en Afrique, voyait en Nelson Mandela et sa démocratie une véritable menace pour le poids politique de la communauté afrikaner. Les dirigeants du Freedom Front décidèrent d’employer la manière forte afin de contrecarrer les votes noirs. Quand on dit forte, on peut amplement en exagérer le sens. Le gouvernement raciste mit sur pied une unité spéciale chargée du Chemical and Biological Warfare. Nom de code : Project Coast. Le général Constand Viljoen, responsable de la Défense sud-africaine et l’un des leaders du FF, fut celui qui entérina le projet. Viljoen était proche du fasciste Jean-Marie Le Pen, chef du Front National , de qui il avait adopté sa politique frontiste. Il chargea le docteur Wouter Basson, l’abominable Docteur la Mort, de l’expansion du projet. Celui-ci avança l’idée que moins il y aura de noirs, moins il y aura de votes noirs et que cela représentait la clé du succès. On ignore à ce jour, combien de personnes ont péri dans ces expériences.

On injecta des dizaines de millions de francs dans le développement d’un laboratoire militaire technologiquement suréquipé près de Pretoria, à Roodeplaat. On déclenche des recherches ultra-secrete pour concevoir une molécule mortelle, sensible à la mélanine qui pigmente la peau des noirs. Une arme destructive pour exterminer la population noire. On étudiait aussi la possibilité d’introduire des virus parmi la communauté noire. Pire, malgré les nombreuses signatures de traités de non-prolifération biochimique ou l’embargo du régime d’apartheid, plusieurs pays tels que les États-Unis, l’Angleterre, Israël, la Suisse, la France mais aussi l’Irak et la Libye, contribuèrent généreusement à ce projet.. On peut se demander à quoi servent les traités qu’on nous fait avaler. Le Dr. Basson prévoyait la diffusion d’anthrax, de choléra, de culture botuliques, de cyanure, d’aldikarb, de thallium, de paroxon et d’un lacrymogène extrêmement puissant. On voulait aussi trouver un moyen de stériliser en masse les femmes noires. Il distribuait beaucoup de drogue dans les centres-villes, telles que l’ecstasy et le mandrax.

“Dr la mort”, Interv Itélé 2002
envoyé par tristao

Wouter Basson était médecin dans l’armée et général de brigade. Il était bien connu dans les cercles étrangers et de nombreux pays avait bénéficié de ses conseils. Il était aussi le médecin particulier de Pieter Botha, leader politique sud-africain. En 1981, il avait participé à une conférence restreinte sur la guerre biologique et chimique à San Antonio aux Etats-Unis. Il se rendit ensuite en visite officielle à Taïwan, en Israël, en Allemagne et en Croatie. Il acquit de nombreuses informations auprès de chercheurs britanniques, américains et canadiens. Il conçut de la lessive en poudre explosive, des canettes de bière au thallium (un poison à base de mercure), des chocolats au cyanure, un tournevis au manche piégé d’une substance létale injectable. Il était aussi un spécialiste de l’anthrax et fabriquait des enveloppes enduites de ce virus !! Est-ce que ça vous rappelle une histoire qui vient se passer voilà peu de temps aux États-Unis ? Il fabriquait des cigarettes à l’anthrax pour inoculer le virus par la voie pulmonaire de ses victimes. Ses expérimentations sont aussi ignobles que celles effectués par les médecins nazis durant la seconde guerre mondiale.

Ses activités ne furent découvertes qu’en 1998, lorsque la Commission Vérité et Réconciliation (CVR) procédèrent à une enquête sur les méthodes utilisées par le régime de l’apartheid. On accusa Wouter Basson de meurtre, d’escroquerie et de trafic de drogue. C’est pendant les auditions de la Commission que plusieurs anciens membres des forces spéciales du régime d’apartheid ont avouées avoir contribué à la propagation des objets fabriqués par le docteur Basson. Il fût accusé de 46 chefs d’accusations devant la Haute Cour de Pretoria par les représentant de la CVR, dont le président Desmond Tutu, chef de l’Église anglicane et archevêque du Cap de 1986 à 1996 ; Me Dumisa Ntsebeza avocate sud-africaine des droits humains et responsable des enquêtes ; le docteur Fazel Randera, inspecteur général des services secrets sud-africain et Mme Wendy Orr, le médecin légiste de Port-Elisabeth qui déclara aux autorité l’usage de la torture par la police. Le docteur Basson et ses 4 avocats afrikaners mentirent à répétition devant le juge Willie Hartzenberg, un ancien juge du régime de l’apartheid qui favorisait l’accusé Wouter Basson selon les avocats de la défense. Ce procès est une preuve immanquable de la justice qui fut bafouée à la vue de tous.

Durant tous le procès, Wouter ne cessera de dire que son travail effectué en Afrique du Sud n’était que pour endiguer la vague du communisme. Pendant l’emprisonnement de M.Mandela, on l’accuse d’avoir cherché à l’empoisonner mais il se défendit en disant qu’il ne cherchait qu’à le protéger des supposés attaques des membre de l’ANC , qui n’aimait pas Mandela. La CVR rendit un rapport de cinq volumes de plus de trois milles pages sur les audiences qui se sont tenus pendant deux ans. Ce rapport, qui fût rendu public, y décrivait toute la barbarie des actes posés par ces hommes. Il y avait dans ce rapport, une page concernant M.Frederik De Klerk, un des personnages clé de l’Apartheid et leader du Parti national de 1989 à 1997. Cette page fut retirée in extremis suite à la demande de M. De Klerk et on déclara statuer sur son cas plus tard. Le colonel De Kock, responsable de l’ancienne police secrète sud-africaine, a dévoilé que M. De Klerk avait donné l’ordre de lancer un raid au Transkei en 1993 où cinq adolescents âgés de 12 à 19 ans avaient péri dans une maison considérée comme une cache des combattants du Congrès panafricain . Pendant que M. De Klerk négociait avec les anti-apartheids, il ordonnait des actions secrètes contre eux. Il l’avait dit pourtant : jamais il ne négocierait son pouvoir.

La menace communiste brandit par le Dr. Basson cachait en réalité une véritable obsession raciale. Il était bien pratique pendant la guerre froide de faire passer ça sur le dos des communistes mais après le contexte de cette guerre, ça n’avait plus aucun sens. Au chapitre de l’économie, les dirigeants de l’apartheid peuvent se vanter d’avoir gagné le monde des affaires. En Afrique du Sud, on recensait des records d’inégalité : 20% de la population possédait 75% des richesses. L’apartheid à contribué largement au fossé entre riche et pauvre.

Le 12 avril 2002, le Dr.Wouter Basson est acquitté par le juge Hartzenberg et Desmond Tutu parle d’un « jour sombre pour l’Afrique ». Durant l’enquête, trois cd-rom du Dr. (compilation faite de ses expériences) disparurent subitement. Aujourd’hui, Wouter Basson travaille toujours pour le ministère de la défense et pis, il est cardiologue à l’Hôpital Académique de Prétoria.

Ce procès peut-être considéré comme une vraie farce. Le sens de la justice n’a ici aucune valeur morale. Pire encore, aucun pays accusé d’avoir participé à ces expériences n’ont voulu présenter la moindre excuse ou dédommagement. Qu’est t’il arrivé avec tout l’arsenal chimique qui avait été développé ? De plus le principal instigateur de ce projet est encore un membre de l’armée sud-africaine ! Et tous les traités de non-prolifération des armes nucléaire qu’on nous balance à grand coup d’encre ne sont nulle autre qu’un façade pour abriter la vérité. Il serait urgent de mettre sur pied une commission internationale indépendant afin de trouver ces stocks d’armes chimiques. Les séquelles provoquées par cette guerre atroce se prouveront de génération en génération, La ségrégation raciale et l’apartheid peut maintenant être classé dans le livre noir des crimes contre l’humanité où figure ceux perpétré par l’Allemagne nazi.

L’Apartheid disculpé

Le Docteur la Mort disculpé

dimanche 8 juin 2003, par Saïd Aït-Hatrit

La Cour d’appel de Bloemfontein a rejeté mardi la révision du procès d’un des plus grands criminels sud-africains sous le régime d’Apartheid : le Docteur Wouter Basson, dit ” Docteur la Mort “. Le responsable du programme militaire secret d’armes chimiques et biologiques, Project Coast, avait été acquitté le 12 avril 2002 des charges qui pesaient contre lui, à l’issu d’un procès controversé

Le Docteur Wouter Basson, dit ” Docteur la Mort “, ne sera pas rejugé. Le 11 avril 2002, le chercheur avait été acquitté des charges de fraudes au fisc, production massive de drogue et de meurtres (46 selon Amnesty International) qui pesaient contre lui, à l’issu d’un procès très controversé. ” Un jour sombre pour l’Afrique du sud “, avait commenté Monseigneur Desmond Tutu, président de la Commission Vérité et Réconciliation (CVR). Mardi, la Cour d’appel de Bloemfontein a jugé que le ministère public n’est pas parvenu à prouver la partialité du juge qui a acquitté Basson.

Ce dernier était sous l’Apartheid le responsable du programme militaire secret d’armes chimiques et biologiques appelé Project Coast. Un programme qui visait, entre autre, à créer ” une molécule mortelle, sensible à la mélanine qui pigmente la peau des Noirs. Autrement dit, une arme d’extermination éthniquement sélective “, explique Tristan Mendès-France, journaliste auteur de Dr la Mort : Enquête sur un bioterrorisme d’Etat en Afrique du sud.

Toupet

12 ans après l’abolition de l’Apartheid, ce dénouement prouve que la justice n’est pas prête d’être rendue sur les exactions commises durant cette période de l’histoire sud-africaine. Aujourd’hui, ultime humiliation pour ses victimes, Wouter Basson demande même à être rétabli dans ses fonctions au sein de la Force nationale de défense sud-africaine (SANDF), dont il a été évincé en 1992. La boucle est bouclée. L’Apartheid est disculpé, peuvent penser les nostalgiques de la doctrine politique.

Durant les trente mois du procès Basson, l’accusation a présenté d’innombrables preuves, constituées de déclarations de plus de 200 témoins et de milliers de pages de do*****ents. Côté défense, un seul témoin : Wouter Basson. Le juge Willie Hartzenberg, qui fit part à de nombreuses reprises de son ennui devant certaines preuves apportées par l’accusation, accordera finalement crédit à la version de l’accusé. La cour conclu notamment que ” le ministère public n’avait pas prouvé de manière irréfutable que le Dr Basson avait participé à un complot en vue de fournir des produits dangereux à des agents de l’armée “, explique l’ONG Amnesty International.

Amnistie pour les meurtres

Pour ce qui est des accusations de meurtres, le juge Hartzenberg, nommé sous l’Apartheid, conservateur et controversé, s’était déjà employé à réduire leur nombre. Une de ses premières décisions fut de considérer que le Docteur Basson n’avait pas à répondre des accusations de crimes présumés commis en Namibie, en raison d’une amnistie, concernant les forces de sécurité, proclamée en 1990, à la veille de l’indépendance de ce pays. Le ministère public a bien introduit une requête en vue d’obtenir la récusation du juge pour partialité, mais ce dernier a pris soin de la rejeter.

Les procès qui ont aboutit, par le passé, sont rares, expliquent Amnesty International et Human Rights Watch (Vérité et justice : un processus inachevé, février 2003). Parmi ceux-ci, ont peu citer le procès Eugène de Kock, ancien chef de l’unité secrète de la police basée à Vlakplass, reconnu coupable en août 1996 de six meurtres et de 83 autres crimes. Afin de bénéficier de circonstances atténuantes, l’ancien responsable n’avait pas hésité à faire part à la justice de ses secrets, poussant d’autres policiers à parler et solliciter l’amnistie auprès de la CVR.

” Impunité totale “

Mais ce cas est une exception. En octobre 1996, le procès de l’ancien ministre de la Défense Magnus Malan, de l’ancien chef des services de renseignements militaires et de leurs 18 comparses, pour le massacre en 1987 de 14 membres de la famille d’un dirigeant de l’ANC (African national congress), a débouché sur l’acquittement ou une dispense de peine pour tous les accusés. ” L’échec de ce procès, selon Amnesty International et Human Rights Watch, a été l’une des principales raisons pour lesquelles peu d’anciens membres de l’armée ont collaboré avec la CVR. Ces échecs, poursuivent les deux ONG, ont ” permis à certaines branches des anciens services de sécurité de bénéficier d’une impunité quasiment totale, pour des violations graves des droits humains “.

Source : survivreausida.net/a5765-wouter-basson-dit-docteur-la-mort-ou-l-exter.html,

 

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10 septembre, 2007

PRESENTATION TEBAWALITO UNBLOG (Cliquez ici pour avoir la barre de menu)

Classé dans : — tebawalito @ 0:55

 

Bonjour, je suis franco-centrafricaine, j’assume ce métissage culturel et j’ai crée ce blog pour exprimer ma position sur la fraternité et ses différents obstacles : le racisme, la xénophobie etc….mon objectif diffuser différentes choses en passant de  l’histoire de mon pays à celle de la diaspora black en général. Sur leurs différentes réalisations à travers le monde et mieux les faire connaître, pour finalement démontrer aux autres pourquoi à travers les grandes souffrances du passé, seul un appel à la fraternité, peut créer une nouvelle manière de vivre ensemble. Car nous appartenons tous à l’espèce humaine. Cette démarche passe par la dénonciation en permanence du racisme, de la xénophobie et de tout ce qui peut s’en rapprocher ou les rappeler. Ce qui a été vécu dans le passé appartient au passé. Mais il ne doit pas se reproduire (esclavage des noirs). En parler ne signifie pas attiser des rancunes, mais en empêcher la reproduction et dire au monde que cette souffrance abolie, rejetée par tous devrait faire l’objet de compassion et devenir le socle d’une societé fraternelle. « C’est à dire du plus jamais ça ». Et du vivre avec l’altérité, sans animosité. Rappelons nous « on ne peut pas juger les actes d’aujourd’hui avec les critères d’hier » tout comme « ce qui nous rassemble est finalement plus fort que ce qui nous divise ».

Dans le combat mené contre le racisme, un travail en profondeur sur la connaissance de l’histoire, est un apport capital pour comprendre le débat qui va suivre. Ce qui signifie, qu’il est impératif que, des opinions et connaissances contradictoires, puissent s’exprimer, même si cela peut apparaître quelquefois choquant et limite. Le but est de vous permettre de faire vous même votre opinion ou cheminer dans votre conviction. Je vous prie de m’excuser à l’avance si certains choix des textes du blog sont  dérangeant.

  hormis cet objectif décrit précédemment, vous découvrirez une autre catégorie de thème qui sera plus axée sur ma vie personnelle. je l’ai appelé familial et privé.   

Je vous souhaite la bienvenue sur mon Blog, consommer sans modération, car il peut passer de la forte émotion à la joie, de la révolte à la musique et à la danse. Laissez vous transporter par ces belles musiques que j’ai choisi pour vous. Laissez moi vos commentaires!!!!! Violents agressifs, injurieux s’abstenir!!!

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20.03.2008 OBAMA OU LA NAISSANCE D’UN GRAND HOMME POLITIQUE

EXCLUSIF – L’intégrale du discours d’Obama en français

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Était-ce un speech historique, exceptionnel, comparable à celui de Kennedy en 1960 sur son affiliation catholique ? Ou bien un rideau de fumée, un numéro rhétorique d’illusionniste ?

Fascinés, les médias américains ont couvert en long, en large et en travers le discours d’Obama sur la question raciale. Et beaucoup d’Américains eux-mêmes l’ont scruté à la loupe : l’intégrale du discours était hier le deuxième article le plus envoyé par e-mail sur le site du New York Times.

En France ? Rien, ou presque. Les médias ont vite expédié la question de savoir si Obama avait pris ses distances avec son ancien pasteur. Pour le reste, circulez, y’a rien à voir.

Et rien à lire : aucun organe de presse, pas même les agences, n’a donné de traduction intégrale du discours en français.

Voilà un manque que nous avons décidé de combler avec la traduction in extenso que voici.

Que vous soyez obamaniaque, obamophobe ou simplement curieux, peu importe. Jugez sur pièce. Lisez, réagissez. Et faites circuler.

——

« Nous le peuple, dans le but de former une union plus parfaite.

Il y a deux cent vingt et un ans, un groupe d’hommes s’est rassemblé dans une salle qui existe toujours de l’autre côté de la rue, et avec ces simples mots, lança l’aventure inouïe de la démocratie américaine.

Agriculteurs et savants, hommes politiques et patriotes qui avaient traversé l’océan pour fuir la tyrannie et les persécutions, donnèrent enfin forme à leur déclaration d’indépendance lors d’une convention qui siégea à Philadelphie jusqu’au printemps 1787.

Ils finirent par signer le document rédigé, non encore achevé. Ce document portait le stigmate du péché originel de l’esclavage, un problème qui divisait les colonies et faillit faire échouer les travaux de la convention jusqu’à ce que les pères fondateurs décident de permettre le trafic des esclaves pendant encore au moins vingt ans, et de laisser aux générations futures le soin de l’achever.

Bien sur, la réponse à la question de l’esclavage était déjà en germe dans notre constitution, une constitution dont l’idéal de l’égalité des citoyens devant la loi est le cœur, une constitution qui promettait à son peuple la liberté et la justice, et une union qui pouvait et devait être perfectionnée au fil du temps.

Et pourtant des mots sur un parchemin ne suffirent ni à libérer les esclaves de leurs chaînes, ni à donner aux hommes et aux femmes de toute couleur et de toute croyance leurs pleins droits et devoirs de citoyens des Etats-Unis

Il fallait encore que, de génération en génération, les Américains s’engagent —en luttant et protestant, dans la rue et dans les tribunaux, et en menant une guerre civile et une campagne de désobéissance civile, toujours en prenant de grands risques—, pour réduire l’écart entre la promesse de nos idéaux et la réalité de leur temps.

C’est l’une des tâches que nous nous sommes fixées au début de cette campagne —continuer la longue marche de ceux qui nous ont précédé, une marche pour une Amérique plus juste, plus égale, plus libre, plus généreuse et plus prospère.

J’ai choisi de me présenter aux élections présidentielles à ce moment de l’histoire parce que je crois profondément que nous ne pourrons résoudre les problèmes de notre temps que si nous les résolvons ensemble, que nous ne pourrons parfaire l’union que si nous comprenons que nous avons tous une histoire différente mais que nous partageons de mêmes espoirs, que nous ne sommes pas tous pareils et que nous ne venons pas du même endroit mais que nous voulons aller dans la même direction, vers un avenir meilleur pour nos enfants et petits-enfants.

Cette conviction me vient de ma foi inébranlable en la générosité et la dignité du peuple Américain. Elle me vient aussi de ma propre histoire d’Américain. Je suis le fils d’un noir du Kenya et d’une blanche du Kansas. J’ai été élevé par un grand-père qui a survécu à la Dépression et qui s’est engagé dans l’armée de Patton pendant la deuxième Guerre Mondiale, et une grand-mère blanche qui était ouvrière à la chaîne dans une usine de bombardiers quand son mari était en Europe.

J’ai fréquenté les meilleures écoles d’Amérique et vécu dans un des pays les plus pauvres du monde. J’ai épousé une noire américaine qui porte en elle le sang des esclaves et de leurs maîtres, un héritage que nous avons transmis à nos deux chères filles.

J’ai des frères, des sœurs, des nièces, des neveux des oncles et des cousins, de toute race et de toute teinte, dispersés sur trois continents, et tant que je serai en vie, je n’oublierai jamais que mon histoire est inconcevable dans aucun autre pays.

C’est une histoire qui ne fait pas de moi le candidat le plus plausible. Mais c’est une histoire qui a gravé au plus profond de moi l’idée que cette nation est plus que la somme de ses parties, que de plusieurs nous ne faisons qu’un.

Tout au long de cette première année de campagne, envers et contre tous les pronostics, nous avons constaté à quel point les Américains avaient faim de ce message d’unité.

Bien que l’on soit tenté de juger ma candidature sur des critères purement raciaux, nous avons remporté des victoires impressionnantes dans les états les plus blancs du pays. En Caroline du Sud, où flotte encore le drapeau des Confédérés, nous avons construit une coalition puissante entre Afro-Américains et Américains blancs.

Cela ne veut pas dire que l’appartenance raciale n’a joué aucun rôle dans la campagne. A plusieurs reprises au cours de la campagne, des commentateurs m’ont trouvé ou « trop noir » ou « pas assez noir ».

Nous avons vu surgir des tensions raciales dans la semaine qui a précédé les primaires de la Caroline du Sud. Les médias ont épluché chaque résultat partiel, à la recherche de tout indice de polarisation raciale, pas seulement entre noirs et blancs mais aussi entre noirs et bruns.

Et pourtant ce n’est que ces deux dernières semaines que la question raciale est devenue un facteur de division.

D’un côté on a laissé entendre que ma candidature était en quelque sorte un exercice de discrimination positive, basé seulement sur le désir de libéraux [Ndt : gens de gauche] candides d’acheter à bon marché la réconciliation raciale.

D’un autre côté on a entendu mon ancien pasteur, le Rev. Jeremiah Wright, exprimer dans un langage incendiaire des opinions qui risquent non seulement de creuser le fossé entre les races mais aussi de porter atteinte à ce qu’il y a de grand et de bon dans notre pays. Voilà qui, à juste titre choque blancs et noirs confondus.

J’ai déjà condamné sans équivoque aucune les déclarations si controversées du Rev. Wright. Il reste des points qui en dérangent encore certains.

Est-ce que je savais qu’il pouvait à l’occasion dénoncer avec violence la politique américaine intérieure et étrangère ? Bien sûr. M’est-il arrivé de l’entendre dire des choses contestables quand j’étais dans son église ? Oui. Est-ce que je partage toutes ses opinions politiques ? Non, bien au contraire ! Tout comme j’en suis sûr beaucoup d’entre vous entendent vos pasteurs, prêtres ou rabbins proférer des opinions que vous êtes loin de partager.

Mais les déclarations à l’origine de ce récent tollé ne relevaient pas seulement de la polémique. Elles n’étaient pas que l’indignation d’un leader spirituel dénonçant les injustices ressenties.

Elles reflétaient plutôt une vue profondément erronée de ce pays —une vue qui voit du racisme blanc partout, une vue qui met l’accent sur ce qui va mal en Amérique plutôt que sur ce qui va bien. Une vue qui voit les racines des conflits du Moyen-Orient essentiellement dans les actions de solides alliés comme Israël, au lieu de les chercher dans les idéologies perverses et haineuses de l’Islam radical.

Le Rev. Jeremiah Wright ne fait pas que se tromper, ses propos sèment la discorde à un moment où nous devons trouver ensemble des solutions à nos énormes problèmes : deux guerres, une menace terroriste, une économie défaillante, une crise chronique du système de santé, un changement climatique aux conséquences désastreuses. Ces problèmes ne sont ni noirs ni blancs, ni hispaniques ni asiatiques mais ce sont des problèmes qui nous concernent tous.

Au vu de mon parcours, de mes choix politiques et des valeurs et idéaux auxquels j’adhère, on dira que je ne suis pas allé assez loin dans ma condamnation. Et d’abord pourquoi m’être associé avec le Rev. Jeremiah Wright, me demandera-t-on ? Pourquoi ne pas avoir changé d’église ?

J’avoue que si tout ce que je savais du Rev. Wright se résumait aux bribes de sermons qui passent en boucle à la télévision et sur YouTube, ou si la Trinity United Church of Christ ressemblait aux caricatures colportées par certains commentateurs, j’aurais réagi de même.

Mais le fait est que ce n’est pas tout ce que je sais de cet homme. L’homme que j’ai rencontré il y a plus de vingt ans est l’homme qui m’a éveillé à ma foi. Un homme pour qui aimer son prochain, prendre soin des malades et venir en aide aux miséreux est un devoir.

Voilà un homme qui a servi dans les Marines, qui a étudié et enseigné dans les meilleures universités et séminaires et qui pendant plus de trente ans a été à la tête d’une église, qui en se mettant au service de sa communauté accomplit l’œuvre de Dieu sur terre : loger les sans-abris, assister les nécessiteux, ouvrir des crèches, attribuer des bourses d’études, rendre visite aux prisonniers, réconforter les séropositifs et les malades atteints du sida.

Dans mon livre, Les Rêves de mon père, je décris mes premières impressions de l’église de la Trinity:

« L’assistance se mit à crier, à se lever, à taper des mains, et le vent puissant de son souffle emportait la voix du révérend jusqu’aux chevrons (…). Et dans ces simples notes — espoir ! — j’entendis autre chose. Au pied de cette croix, à l’intérieur des milliers d’églises réparties dans cette ville, je vis l’histoire de noirs ordinaires se fondre avec celles de David et Goliath, de Moïse et Pharaon, des chrétiens jetés dans la fosse aux lions, du champ d’os desséchés d’Ezékiel.Ces histoires —de survie, de liberté, d’espoir— devenaient notre histoire, mon histoire ; le sang qui avait été versé était notre sang, les larmes étaient nos larmes. Cette église noire, en cette belle journée, était redevenue un navire qui transportait l’histoire d’un peuple jusqu’aux générations futures et jusque dans un monde plus grand.Nos luttes et nos triomphes devenaient soudain uniques et universels, noirs et plus que noirs. En faisant la chronique de notre voyage, les histoires et les chants nous donnaient un moyen de revendiquer des souvenirs dont nous n’avions pas à avoir honte (…), des souvenirs que tout le monde pouvait étudier et chérir – et avec lesquels nous pouvions commencer à reconstruire. »Telle a été ma première expérience à Trinity. Comme beaucoup d’églises majoritairement noires, Trinity est un microcosme de la communauté noire : on y voit le médecin et la mère assistée, l’étudiant modèle et le voyou repenti.Comme toutes les autres églises noires, les services religieux de Trinity résonnent de rires tapageurs et de plaisanteries truculentes. Et ça danse, ça tape des mains, ça crie et ça hurle, ce qui peut paraître incongru à un nouveau venuL’église contient toute la tendresse et la cruauté, l’intelligence l’extrême et l’ignorance crasse, les combats et les réussites, tout l’amour et, oui, l’amertume et les préjugés qui sont la somme de l’expérience noire en Amérique.Et cela explique sans doute mes rapports avec le Rev. Wright. Si imparfait soit-il, je le considère comme un membre de ma famille. Il a raffermi ma foi, célébré mon mariage et baptisé mes enfants.Jamais dans mes conversations avec lui ne l’ai-je entendu parler d’un groupe ethnique en termes péjoratifs, ou manquer de respect ou de courtoisie envers les blancs avec qui il a affaire. Il porte en lui les contradictions — le bon et le mauvais— de la communauté qu’il sert sans se ménager depuis tant d’années.Je ne peux pas plus le renier que je ne peux renier la communauté noire, je ne peux pas plus le renier que je ne peux renier ma grand-mère blanche, une femme qui a fait tant de sacrifices pour moi, une femme qui m’aime plus que tout au monde, mais aussi une femme qui m’avouait sa peur des noirs qu’elle croisait dans la rue et que, plus d’une fois, j’ai entendu faire des remarques racistes qui m’ont répugné.

Ces personnes sont une partie de moi. Et elles font partie de l’Amérique, ce pays que j’aime.

D’aucuns verront ici une tentative de justifier ou d’excuser des propos tout à fait inexcusables. Je peux vous assurer qu’il n’en est rien. Je suppose qu’il serait plus prudent, politiquement, de continuer comme si de rien n’était, en espérant que toute l’affaire sera vite oubliée.

 

Nous pourrions faire peu de cas du Rev. Wright, et ne voir en lui qu’un excentrique ou un démagogue, tout comme certains l’ont fait dans le cas de Geraldine Ferraro, l’accusant, à la suite de ses récentes déclarations, de préjugé racial.

Mais je crois que ce pays, aujourd’hui, ne peut pas se permettre d’ignorer la problématique de race. Nous commettrions la même erreur que le Rev. Wright dans ses sermons offensants sur l’Amérique —en simplifiant, en recourant à des stéréotypes et en accentuant les côtés négatifs au point de déformer la réalité.

Le fait est que les propos qui ont été tenus et les problèmes qui ont été soulevés ces dernières semaines reflètent les aspects complexes du problème racial que n’avons jamais vraiment explorés — une partie de notre union qui nous reste encore à parfaire.

Et si nous abandonnons maintenant pour revenir tout simplement à nos positions respectives, nous n’arriverons jamais à nous unir pour surmonter ensemble les défis que sont l’assurance maladie, l’éducation ou la création d’emplois pour chaque Américain.

Pour comprendre cet état de choses, il faut se rappeler comment on en est arrivé là. Comme l’a écrit William Faulkner : « Le passé n’est pas mort et enterré. En fait il n’est même pas passé. » Nul besoin ici de réciter l’histoire des injustices raciales dans ce pays

Mais devons nous rappeler que si tant de disparités existent dans la communauté afro-américaine d’aujourd’hui, c’est qu’elles proviennent en droite ligne des inégalités transmises par la génération précédente qui a souffert de l’héritage brutal de l’esclavage et de Jim Crow.

La ségrégation à l’école a produit et produit encore des écoles inférieures. Cinquante ans après Brown vs. The Board of Education, rien n’a changé et la qualité inférieure de l’éducation que dispensent ces écoles aide à expliquer les écarts de réussite entre les étudiants blancs et noirs d’aujourd’hui.

La légalisation de la discrimination —des noirs qu’on empêchait, souvent par des méthodes violentes, d’accéder a la propriété, des crédits que l’on accordait pas aux entrepreneurs afro-américains, des propriétaires noirs qui n’avaient pas droit aux prêts du FHA [Ndt : Federal Housing Administration, l’administration fédérale en charge du logement], des noirs exclus des syndicats, des forces de police ou des casernes de pompiers, a fait que les familles noires n’ont jamais pu accumuler un capital conséquent à transmettre aux générations futures.

Cette histoire explique l’écart de fortune et de revenus entre noirs et blancs et la concentration des poches de pauvreté qui persistent dans tant de communautés urbaines et rurales d’aujourd’hui.

Le manque de débouchés parmi les noirs, la honte et la frustration de ne pouvoir subvenir aux besoins de sa famille ont contribué a la désintégration des familles noires —un problème que la politique d’aide sociale, pendant des années, a peut-être aggravée. Le manque de service publics de base dans un si grand nombre de quartiers noirs —des aires de jeux pour les enfants, des patrouilles de police, le ramassage régulier des ordures et l’application des codes d’urbanisme, tout cela a crée un cycle de violence, de gâchis et de négligences qui continue de nous hanter.

C’est la réalité dans laquelle le Rev. Wright et d’autres Afro-Américains de sa génération ont grandi. Ils sont devenus adultes à la fin des années 50 et au début des années 60, époque ou la ségrégation était encore en vigueur et les perspectives d’avenir systématiquement réduites.

Ce qui est extraordinaire, ce n’est pas de voir combien ont renoncé devant la discrimination, mais plutôt combien ont réussi à surmonter les obstacles et combien ont su ouvrir la voie à ceux qui, comme moi, allaient les suivre.

Mais pour tous ceux qui ont bataillé dur pour se tailler une part du Rêve Américain, il y en a beaucoup qui n’y sont pas arrivés – ceux qui ont été vaincus, d’une façon ou d’une autre, par la discrimination.

L’expérience de l’échec a été léguée aux générations futures : ces jeunes hommes et, de plus en plus, ces jeunes femmes que l’on voit aux coins des rues ou au fond des prisons, sans espoir ni perspective d’avenir. Même pour les noirs qui s’en sont sortis, les questions de race et de racisme continuent de définir fondamentalement leur vision du monde.

Pour les hommes et les femmes de la génération du Rev. Wright, la mémoire de l’humiliation de la précarité et de la peur n’a pas disparu, pas plus que la colère et l’amertume de ces années.

Cette colère ne s’exprime peut-être pas en public, devant des collègues blancs ou des amis blancs. Mais elle trouve une voix chez le coiffeur ou autour de la table familiale. Parfois cette colère est exploitée par les hommes politiques pour gagner des voix en jouant la carte raciale, ou pour compenser leur propre incompétence.

Et il lui arrive aussi de trouver une voix, le dimanche matin à l’église, du haut de la chaire ou sur les bancs des fidèles. Le fait que tant de gens soient surpris d’entendre cette colère dans certains sermons du Rev. Wright nous rappelle le vieux truisme, à savoir que c’est à l’office du dimanche matin que la ségrégation est la plus évidente.

Cette colère n’est pas toujours une arme efficace. En effet, bien trop souvent, elle nous détourne de nos vrais problèmes, elle nous empêche de confronter notre part de responsabilité dans notre condition, et elle empêche la communauté afro-américaine de nouer les alliances indispensables à un changement véritable.

Mais cette colère est réelle, et elle est puissante, et de souhaiter qu’elle disparaisse, de la condamner sans en comprendre les racines ne sert qu’à creuser le fossé d’incompréhension qui existe entre les deux races.

Et de fait, il existe une colère similaire dans certaines parties de la communauté blanche. La plupart des Américains de la classe ouvrière et de la classe moyenne blanche n’ont pas l’impression d’avoir été spécialement favorisés par leur appartenance raciale.

Leur expérience est l’expérience de l’immigrant —dans leur cas, ils n’ont hérité de personne, ils sont partis de rien. Ils ont travaillé dur toute leur vie, souvent pour voir leurs emplois délocalisés et leurs retraites partir en fumée.

Ils sont inquiets pour leur avenir, ils voient leurs rêves s’évanouir; à une époque de stagnation des salaires et de concurrence mondiale, les chances de s’en sortir deviennent comme un jeu de somme nulle où vos rêves se réalisent au dépens des miens.

Alors, quand on leur dit que leurs enfants sont affectés à une école à l’autre bout de la ville, quand on leur dit qu’un Afro-Américain qui décroche un bon job ou une place dans une bonne faculté est favorisé à cause d’une injustice qu’ils n’ont pas commise, quand on leur dit que leur peur de la délinquance dans les quartiers est une forme de préjugé, la rancœur s’accumule au fil du temps.

Comme la colère au sein de la communauté noire qui ne s’exprime pas en public, ces choses qui fâchent ne se disent pas non plus. Mais elles affectent le paysage politique depuis au moins une génération.

C’est la colère envers la politique d’assistance de l’Etat-Providence et la politique de discrimination positive qui ont donné naissance à la Coalition Reagan. Les hommes politiques ont systématiquement exploité la peur de l’insécurité à des fins électorales. Les présentateurs des talk-shows et les analystes conservateurs se sont bâti des carrières en débusquant des accusations de racisme bidon, tout en assimilant les débats légitimes sur les injustices et les inégalités raciales à du politiquement correct ou du racisme a rebours.

Tout comme la colère noire s’est souvent avérée contre-productive, la rancœur des blancs nous a aveuglés sur les véritables responsables de l’étranglement de la classe moyenne —une culture d’entreprise où les délits d’initiés, les pratiques comptables douteuses et la course aux gains rapides sont monnaie courante ; une capitale sous l’emprise des lobbies et des groupes de pression, une politique économique au service d’une minorité de privilégiés.

Et pourtant, souhaiter la disparition de cette rancœur des blancs, la qualifier d’inappropriée, voire de raciste, sans reconnaître qu’elle peut avoir des causes légitimes —voila aussi qui contribue à élargir la fracture raciale et faire en sorte que l’on n’arrive pas à se comprendre.

Voilà où nous en sommes actuellement : incapables depuis des années de nous extirper de l’impasse raciale. Contrairement aux dires de certains de mes critiques, blancs ou noirs, je n’ai jamais eu la naïveté de croire que nous pourrions régler nos différends raciaux en l’espace de quatre ans ou avec une seule candidature, qui plus est une candidature aussi imparfaite que la mienne.

Mais j’ai affirmé ma conviction profonde—une conviction ancrée dans ma foi en Dieu et ma foi dans le peuple américain—qu’en travaillant ensemble nous arriverons à panser nos vieilles blessures raciales et qu’en fait nous n’avons plus le choix si nous voulons continuer d’avancer dans la voie d’une union plus parfaite.

Pour la communauté afro-américaine, cela veut dire accepter le fardeau de notre passé sans en devenir les victimes, cela veut dire continuer d’exiger une vraie justice dans tous les aspects de la vie américaine. Mais cela veut aussi dire associer nos propres revendications –meilleure assurance maladie, meilleures écoles, meilleurs emplois—aux aspirations de tous les Américains, qu’il s’agisse de la blanche qui a du mal à briser le plafond de verre dans l’échelle hiérarchique, du blanc qui a été licencié ou de l’immigrant qui s’efforce de nourrir sa famille.

Cela veut dire aussi assumer pleinement nos responsabilités dans la vie — en exigeant davantage de nos pères, en passant plus de temps avec nos enfants, en leur faisant la lecture, en leur apprenant que même s’ils sont en butte aux difficultés et à la discrimination, ils ne doivent jamais succomber au désespoir et au cynisme : ils doivent toujours croire qu’ils peuvent être maîtres de leur destinée.

L’ironie, c’est que cette notion si fondamentalement américaine –et, oui, conservatrice—de l’effort personnel, on la retrouve souvent dans les sermons du Rev. Wright. Mais ce que mon ancien pasteur n’a pas compris, c’est qu’on ne peut pas chercher à s’aider soi-même sans aussi croire que la société peut changer.

L’erreur profonde du Rev. Wright n’est pas d’avoir parlé du racisme dans notre société. C’est d’en avoir parlé comme si rien n’avait changé, comme si nous n’avions pas accompli de progrès, comme si ce pays —un pays ou un noir peut être candidat au poste suprême et construire une coalition de blancs et de noirs, d’hispaniques et d’asiatiques, de riches et de pauvres, de jeunes et de vieux—était encore prisonnier de son passé tragique. Mais ce que nous savons – ce que nous avons vu—c’est que l’Amérique peut changer. C’est là le vrai génie de cette nation. Ce que nous avons déjà accompli nous donne de l’espoir —l’audace d’espérer —pour ce que nous pouvons et devons accomplir demain.

Pour ce qui est de la communauté blanche, la voie vers une union plus parfaite suppose de reconnaître que ce qui fait souffrir la communauté afro-américaine n’est pas le produit de l’imagination des noirs ; que l’héritage de la discrimination —et les épisodes actuels de discrimination, quoique moins manifestes que par le passé- sont bien réels et doivent être combattus.

Non seulement par les mots, mais par les actes —en investissant dans nos écoles et nos communautés ; en faisant respecter les droits civils et en garantissant une justice pénale plus équitable ; en donnant à cette génération les moyens de s’en sortir, ce qui faisait défaut aux générations précédentes.

Il faut que tous les Américains comprennent que vos rêves ne se réalisent pas forcément au détriment des miens ; qu’investir dans la santé, les programmes sociaux et l’éducation des enfants noirs, bruns et blancs contribuera à la prospérité de tous les Américains.

En fin de compte, ce que l’on attend de nous, ce n’est ni plus ni moins ce que toutes les grandes religions du monde exigent —que nous nous conduisions envers les autres comme nous aimerions qu’ils se conduisent envers nous. Soyons le gardien de notre frère, nous disent les Ecritures. Soyons le gardien de notre sœur. Trouvons ensemble cet enjeu commun qui nous soude les uns aux autres, et que notre politique reflète aussi l’esprit de ce projet.

Car nous avons un choix à faire dans ce pays. Nous pouvons accepter une politique qui engendre les divisions intercommunautaires, les conflits et le cynisme. Nous pouvons aborder le problème racial en voyeurs —comme pendant le procès d’O.J. Simpson —, sous un angle tragique – comme nous l’avons fait après Katrina – ou encore comme nourriture pour les journaux télévisés du soir. Nous pouvons exploiter la moindre bavure dans le camp d’Hillary comme preuve qu’elle joue la carte raciale, ou nous pouvons nous demander si les électeurs blancs voteront en masse pour John McCain en novembre, quel que soit son programme politique.

Oui, nous pouvons faire cela.

Mais dans ce cas, je vous garantis qu’aux prochaines élections nous trouverons un autre sujet de distraction. Et puis un autre. Et puis encore un autre. Et rien ne changera.

C’est une possibilité. Ou bien, maintenant, dans cette campagne, nous pouvons dire ensemble : « Cette fois, non ». Cette fois nous voulons parler des écoles délabrées qui dérobent leur avenir à nos enfants, les enfants noirs, les enfants blancs, les enfants asiatiques, les enfants hispaniques et les enfants amérindiens.

Cette fois nous ne voulons plus du cynisme qui nous répète que ces gosses sont incapables d’apprendre, que ces gosses qui nous ne ressemblent pas sont les problèmes de quelqu’un d’autre. Les enfants de l’Amérique ne sont pas ces gosses-là, mais ces gosses-là sont pourtant bien nos enfants, et nous ne tolérerons pas qu’ils soient laissés pour compte dans la société du vingt-et-unième siècle. Pas cette fois.

Cette fois nous voulons parler des files d’attente aux urgences peuplées de blancs, de noirs et d’hispaniques qui n’ont pas d’assurance santé, qui ne peuvent seuls s’attaquer aux groupes de pression mais qui pourront le faire si nous nous y mettons tous.

Cette fois nous voulons parler des usines qui ont fermé leurs portes et qui ont longtemps fait vivre honnêtement des hommes et des femmes de toute race, nous voulons parler de ces maisons qui sont maintenant à vendre et qui autrefois étaient les foyers d’Américains de toute religion, de toute région et de toute profession.

Cette fois nous voulons parler du fait que le vrai problème n’est pas que quelqu’un qui ne vous ressemble pas puisse vous prendre votre boulot, c’est que l’entreprise pour laquelle vous travaillez va délocaliser dans le seul but de faire du profit.

Cette fois, nous voulons parler des hommes et des femmes de toute couleur et de toute croyance qui servent ensemble, qui combattent ensemble et qui versent ensemble leur sang sous le même fier drapeau. Nous voulons parler du moyen de les ramener à la maison, venant d’une guerre qui n’aurait jamais dû être autorisée et qui n’aurait jamais dû avoir lieu, et nous voulons parler de la façon de montrer notre patriotisme en prenant soin d’eux et de leurs familles et en leur versant les allocations auxquelles ils ont droit.

Je ne me présenterais pas à l’élection présidentielle si je ne croyais pas du fond du cœur que c’est ce que veut l’immense majorité des Américains pour ce pays. Cette union ne sera peut-être jamais parfaite mais, génération après génération, elle a montré qu’elle pouvait se parfaire.

Et aujourd’hui, chaque fois que je me sens sceptique ou cynique quant à cette possibilité, ce qui me redonne le plus d’espoir est la génération à venir —ces jeunes dont les attitudes, les croyances et le sincère désir de changement sont déjà, dans cette élection, rentrés dans l’Histoire.

Il y a une histoire que j’aimerais partager avec vous aujourd’hui, une histoire que j’ai eu l’honneur de raconter lors de la commémoration de la naissance de Martin Luther King, dans sa paroisse, Ebenezer Baptist, à Atlanta.

Il y a une jeune blanche de 23 ans, du nom d’Ashley Baia, qui travaillait pour notre campagne à Florence, en Caroline du Sud. Depuis le début, elle a été chargée de mobiliser une communauté à majorité afro-américaine. Et un jour elle s’est trouvée à une table ronde où chacun, tour à tour, racontait son histoire et disait pourquoi il était là.

Et Ashley a dit que quand elle avait 9 ans sa maman a eu un cancer, et parce qu’elle avait manqué plusieurs jours de travail elle a été licenciée et a perdu son assurance maladie. Elle a dû se mettre en faillite personnelle et c’est là qu’Ashley s’est décidée à faire quelque chose pour aider sa maman.

Elle savait que ce qui coûtait le plus cher c’était d’acheter à manger, et donc Ashley a convaincu sa mère ce qu’elle aimait par-dessus tout, c’était des sandwichs moutarde-cornichons. Parce que c’était ce qu’il y avait de moins cher.

C’est ce qu’elle a mangé pendant un an, jusqu’à ce que sa maman aille mieux. Et elle a dit à tout le monde, à la table ronde, qu’elle s’était engagée dans la campagne pour aider les milliers d’autres enfants du pays qui eux aussi veulent et doivent aider leurs parents.

Ashley aurait pu agir différemment. Quelqu’un lui a peut être dit a un moment donné que la cause des ennuis de sa mère c’était soit les noirs qui, trop paresseux pour travailler, vivaient des allocations sociales, soit les hispaniques qui entraient clandestinement dans le pays. Mais ce n’est pas ce qu’elle a fait. Elle a cherché des alliés avec qui combattre l’injustice.

Bref, Ashley termine son histoire et demande a chacun pourquoi il s’est engagé dans la campagne. Ils ont tous des histoires et des raisons différentes. Il y en a beaucoup qui soulèvent un problème précis. Et pour finir, c’est le tour de ce vieillard noir qui n’a encore rien dit.

Et Ashley lui demande pourquoi il est là. Il ne soulève aucun point en particulier. Il ne parle ni de l’assurance maladie ni de l’économie. Il ne parle ni d’éducation ni de guerre. Il ne dit pas qu’il est venu à cause de Barack Obama. Il dit simplement : « Je suis ici à cause d’Ashley. »« Je suis ici à cause d’Ashley ». A lui seul, ce déclic entre la jeune fille blanche et le vieillard noir ne suffit pas. Il ne suffit pas pour donner une assurance santé aux malades, du travail à ceux qui n’en n’ont pas et une éducation à nos enfants.Mais c’est par là que nous démarrons. Par là que notre union se renforce. Et comme tant de générations l’ont compris tout au long des deux cent vingt et une années écoulées depuis que des patriotes ont signé ce document a Philadelphie, c’est par là que commence le travail de perfection. »

Traduction de Didier Rousseau et de Françoise Simon
Ammon & Rousseau Translations, New York

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Remarks of Senator Barack Obama: ‘A More Perfect Union’

Philadelphia, PA | March 18, 2008
As Prepared for Delivery

« We the people, in order to form a more perfect union. »

Two hundred and twenty one years ago, in a hall that still stands across the street, a group of men gathered and, with these simple words, launched America’s improbable experiment in democracy. Farmers and scholars; statesmen and patriots who had traveled across an ocean to escape tyranny and persecution finally made real their declaration of independence at a Philadelphia convention that lasted through the spring of 1787.

The document they produced was eventually signed but ultimately unfinished. It was stained by this nation’s original sin of slavery, a question that divided the colonies and brought the convention to a stalemate until the founders chose to allow the slave trade to continue for at least twenty more years, and to leave any final resolution to future generations.

Of course, the answer to the slavery question was already embedded within our Constitution – a Constitution that had at its very core the ideal of equal citizenship under the law; a Constitution that promised its people liberty, and justice, and a union that could be and should be perfected over time.

And yet words on a parchment would not be enough to deliver slaves from bondage, or provide men and women of every color and creed their full rights and obligations as citizens of the United States. What would be needed were Americans in successive generations who were willing to do their part – through protests and struggle, on the streets and in the courts, through a civil war and civil disobedience and always at great risk – to narrow that gap between the promise of our ideals and the reality of their time.

This was one of the tasks we set forth at the beginning of this campaign – to continue the long march of those who came before us, a march for a more just, more equal, more free, more caring and more prosperous America. I chose to run for the presidency at this moment in history because I believe deeply that we cannot solve the challenges of our time unless we solve them together – unless we perfect our union by understanding that we may have different stories, but we hold common hopes; that we may not look the same and we may not have come from the same place, but we all want to move in the same direction – towards a better future for our children and our grandchildren.

This belief comes from my unyielding faith in the decency and generosity of the American people. But it also comes from my own American story.

I am the son of a black man from Kenya and a white woman from Kansas. I was raised with the help of a white grandfather who survived a Depression to serve in Patton’s Army during World War II and a white grandmother who worked on a bomber assembly line at Fort Leavenworth while he was overseas. I’ve gone to some of the best schools in America and lived in one of the world’s poorest nations. I am married to a black American who carries within her the blood of slaves and slaveowners – an inheritance we pass on to our two precious daughters. I have brothers, sisters, nieces, nephews, uncles and cousins, of every race and every hue, scattered across three continents, and for as long as I live, I will never forget that in no other country on Earth is my story even possible.

It’s a story that hasn’t made me the most conventional candidate. But it is a story that has seared into my genetic makeup the idea that this nation is more than the sum of its parts – that out of many, we are truly one.

Throughout the first year of this campaign, against all predictions to the contrary, we saw how hungry the American people were for this message of unity. Despite the temptation to view my candidacy through a purely racial lens, we won commanding victories in states with some of the whitest populations in the country. In South Carolina, where the Confederate Flag still flies, we built a powerful coalition of African Americans and white Americans.

This is not to say that race has not been an issue in the campaign. At various stages in the campaign, some commentators have deemed me either « too black » or « not black enough. » We saw racial tensions bubble to the surface during the week before the South Carolina primary. The press has scoured every exit poll for the latest evidence of racial polarization, not just in terms of white and black, but black and brown as well.

And yet, it has only been in the last couple of weeks that the discussion of race in this campaign has taken a particularly divisive turn.

On one end of the spectrum, we’ve heard the implication that my candidacy is somehow an exercise in affirmative action; that it’s based solely on the desire of wide-eyed liberals to purchase racial reconciliation on the cheap. On the other end, we’ve heard my former pastor, Reverend Jeremiah Wright, use incendiary language to express views that have the potential not only to widen the racial divide, but views that denigrate both the greatness and the goodness of our nation; that rightly offend white and black alike.

I have already condemned, in unequivocal terms, the statements of Reverend Wright that have caused such controversy. For some, nagging questions remain. Did I know him to be an occasionally fierce critic of American domestic and foreign policy? Of course. Did I ever hear him make remarks that could be considered controversial while I sat in church? Yes. Did I strongly disagree with many of his political views? Absolutely – just as I’m sure many of you have heard remarks from your pastors, priests, or rabbis with which you strongly disagreed.

But the remarks that have caused this recent firestorm weren’t simply controversial. They weren’t simply a religious leader’s effort to speak out against perceived injustice. Instead, they expressed a profoundly distorted view of this country – a view that sees white racism as endemic, and that elevates what is wrong with America above all that we know is right with America; a view that sees the conflicts in the Middle East as rooted primarily in the actions of stalwart allies like Israel, instead of emanating from the perverse and hateful ideologies of radical Islam.

As such, Reverend Wright’s comments were not only wrong but divisive, divisive at a time when we need unity; racially charged at a time when we need to come together to solve a set of monumental problems – two wars, a terrorist threat, a falling economy, a chronic health care crisis and potentially devastating climate change; problems that are neither black or white or Latino or Asian, but rather problems that confront us all.

Given my background, my politics, and my professed values and ideals, there will no doubt be those for whom my statements of condemnation are not enough. Why associate myself with Reverend Wright in the first place, they may ask? Why not join another church? And I confess that if all that I knew of Reverend Wright were the snippets of those sermons that have run in an endless loop on the television and You Tube, or if Trinity United Church of Christ conformed to the caricatures being peddled by some commentators, there is no doubt that I would react in much the same way

But the truth is, that isn’t all that I know of the man. The man I met more than twenty years ago is a man who helped introduce me to my Christian faith, a man who spoke to me about our obligations to love one another; to care for the sick and lift up the poor. He is a man who served his country as a U.S. Marine; who has studied and lectured at some of the finest universities and seminaries in the country, and who for over thirty years led a church that serves the community by doing God’s work here on Earth – by housing the homeless, ministering to the needy, providing day care services and scholarships and prison ministries, and reaching out to those suffering from HIV/AIDS.

In my first book, Dreams From My Father, I described the experience of my first service at Trinity:

« People began to shout, to rise from their seats and clap and cry out, a forceful wind carrying the reverend’s voice up into the rafters….And in that single note – hope! – I heard something else; at the foot of that cross, inside the thousands of churches across the city, I imagined the stories of ordinary black people merging with the stories of David and Goliath, Moses and Pharaoh, the Christians in the lion’s den, Ezekiel’s field of dry bones. Those stories – of survival, and freedom, and hope – became our story, my story; the blood that had spilled was our blood, the tears our tears; until this black church, on this bright day, seemed once more a vessel carrying the story of a people into future generations and into a larger world. Our trials and triumphs became at once unique and universal, black and more than black; in chronicling our journey, the stories and songs gave us a means to reclaim memories that we didn’t need to feel shame about…memories that all people might study and cherish – and with which we could start to rebuild. »

That has been my experience at Trinity. Like other predominantly black churches across the country, Trinity embodies the black community in its entirety – the doctor and the welfare mom, the model student and the former gang-banger. Like other black churches, Trinity’s services are full of raucous laughter and sometimes bawdy humor. They are full of dancing, clapping, screaming and shouting that may seem jarring to the untrained ear. The church contains in full the kindness and cruelty, the fierce intelligence and the shocking ignorance, the struggles and successes, the love and yes, the bitterness and bias that make up the black experience in America.

And this helps explain, perhaps, my relationship with Reverend Wright. As imperfect as he may be, he has been like family to me. He strengthened my faith, officiated my wedding, and baptized my children. Not once in my conversations with him have I heard him talk about any ethnic group in derogatory terms, or treat whites with whom he interacted with anything but courtesy and respect. He contains within him the contradictions – the good and the bad – of the community that he has served diligently for so many years.

I can no more disown him than I can disown the black community. I can no more disown him than I can my white grandmother – a woman who helped raise me, a woman who sacrificed again and again for me, a woman who loves me as much as she loves anything in this world, but a woman who once confessed her fear of black men who passed by her on the street, and who on more than one occasion has uttered racial or ethnic stereotypes that made me cringe.

These people are a part of me. And they are a part of America, this country that I love.

Some will see this as an attempt to justify or excuse comments that are simply inexcusable. I can assure you it is not. I suppose the politically safe thing would be to move on from this episode and just hope that it fades into the woodwork. We can dismiss Reverend Wright as a crank or a demagogue, just as some have dismissed Geraldine Ferraro, in the aftermath of her recent statements, as harboring some deep-seated racial bias.

But race is an issue that I believe this nation cannot afford to ignore right now. We would be making the same mistake that Reverend Wright made in his offending sermons about America – to simplify and stereotype and amplify the negative to the point that it distorts reality.

The fact is that the comments that have been made and the issues that have surfaced over the last few weeks reflect the complexities of race in this country that we’ve never really worked through – a part of our union that we have yet to perfect. And if we walk away now, if we simply retreat into our respective corners, we will never be able to come together and solve challenges like health care, or education, or the need to find good jobs for every American.

Understanding this reality requires a reminder of how we arrived at this point. As William Faulkner once wrote, « The past isn’t dead and buried. In fact, it isn’t even past. » We do not need to recite here the history of racial injustice in this country. But we do need to remind ourselves that so many of the disparities that exist in the African-American community today can be directly traced to inequalities passed on from an earlier generation that suffered under the brutal legacy of slavery and Jim Crow.

Segregated schools were, and are, inferior schools; we still haven’t fixed them, fifty years after Brown v. Board of Education, and the inferior education they provided, then and now, helps explain the pervasive achievement gap between today’s black and white students.

Legalized discrimination – where blacks were prevented, often through violence, from owning property, or loans were not granted to African-American business owners, or black homeowners could not access FHA mortgages, or blacks were excluded from unions, or the police force, or fire departments – meant that black families could not amass any meaningful wealth to bequeath to future generations. That history helps explain the wealth and income gap between black and white, and the concentrated pockets of poverty that persists in so many of today’s urban and rural communities.

A lack of economic opportunity among black men, and the shame and frustration that came from not being able to provide for one’s family, contributed to the erosion of black families – a problem that welfare policies for many years may have worsened. And the lack of basic services in so many urban black neighborhoods – parks for kids to play in, police walking the beat, regular garbage pick-up and building code enforcement – all helped create a cycle of violence, blight and neglect that continue to haunt us.

This is the reality in which Reverend Wright and other African-Americans of his generation grew up. They came of age in the late fifties and early sixties, a time when segregation was still the law of the land and opportunity was systematically constricted. What’s remarkable is not how many failed in the face of discrimination, but rather how many men and women overcame the odds; how many were able to make a way out of no way for those like me who would come after them.

But for all those who scratched and clawed their way to get a piece of the American Dream, there were many who didn’t make it – those who were ultimately defeated, in one way or another, by discrimination. That legacy of defeat was passed on to future generations – those young men and increasingly young women who we see standing on street corners or languishing in our prisons, without hope or prospects for the future. Even for those blacks who did make it, questions of race, and racism, continue to define their worldview in fundamental ways. For the men and women of Reverend Wright’s generation, the memories of humiliation and doubt and fear have not gone away; nor has the anger and the bitterness of those years. That anger may not get expressed in public, in front of white co-workers or white friends. But it does find voice in the barbershop or around the kitchen table. At times, that anger is exploited by politicians, to gin up votes along racial lines, or to make up for a politician’s own failings.

And occasionally it finds voice in the church on Sunday morning, in the pulpit and in the pews. The fact that so many people are surprised to hear that anger in some of Reverend Wright’s sermons simply reminds us of the old truism that the most segregated hour in American life occurs on Sunday morning. That anger is not always productive; indeed, all too often it distracts attention from solving real problems; it keeps us from squarely facing our own complicity in our condition, and prevents the African-American community from forging the alliances it needs to bring about real change. But the anger is real; it is powerful; and to simply wish it away, to condemn it without understanding its roots, only serves to widen the chasm of misunderstanding that exists between the races.

In fact, a similar anger exists within segments of the white community. Most working- and middle-class white Americans don’t feel that they have been particularly privileged by their race. Their experience is the immigrant experience – as far as they’re concerned, no one’s handed them anything, they’ve built it from scratch. They’ve worked hard all their lives, many times only to see their jobs shipped overseas or their pension dumped after a lifetime of labor. They are anxious about their futures, and feel their dreams slipping away; in an era of stagnant wages and global competition, opportunity comes to be seen as a zero sum game, in which your dreams come at my expense. So when they are told to bus their children to a school across town; when they hear that an African American is getting an advantage in landing a good job or a spot in a good college because of an injustice that they themselves never committed; when they’re told that their fears about crime in urban neighborhoods are somehow prejudiced, resentment builds over time.

Like the anger within the black community, these resentments aren’t always expressed in polite company. But they have helped shape the political landscape for at least a generation. Anger over welfare and affirmative action helped forge the Reagan Coalition. Politicians routinely exploited fears of crime for their own electoral ends. Talk show hosts and conservative commentators built entire careers unmasking bogus claims of racism while dismissing legitimate discussions of racial injustice and inequality as mere political correctness or reverse racism.

Just as black anger often proved counterproductive, so have these white resentments distracted attention from the real culprits of the middle class squeeze – a corporate culture rife with inside dealing, questionable accounting practices, and short-term greed; a Washington dominated by lobbyists and special interests; economic policies that favor the few over the many. And yet, to wish away the resentments of white Americans, to label them as misguided or even racist, without recognizing they are grounded in legitimate concerns – this too widens the racial divide, and blocks the path to understanding.

This is where we are right now. It’s a racial stalemate we’ve been stuck in for years. Contrary to the claims of some of my critics, black and white, I have never been so naïve as to believe that we can get beyond our racial divisions in a single election cycle, or with a single candidacy – particularly a candidacy as imperfect as my own.

But I have asserted a firm conviction – a conviction rooted in my faith in God and my faith in the American people – that working together we can move beyond some of our old racial wounds, and that in fact we have no choice if we are to continue on the path of a more perfect union.

For the African-American community, that path means embracing the burdens of our past without becoming victims of our past. It means continuing to insist on a full measure of justice in every aspect of American life. But it also means binding our particular grievances – for better health care, and better schools, and better jobs – to the larger aspirations of all Americans — the white woman struggling to break the glass ceiling, the white man whose been laid off, the immigrant trying to feed his family. And it means taking full responsibility for own lives – by demanding more from our fathers, and spending more time with our children, and reading to them, and teaching them that while they may face challenges and discrimination in their own lives, they must never succumb to despair or cynicism; they must always believe that they can write their own destiny.

Ironically, this quintessentially American – and yes, conservative – notion of self-help found frequent expression in Reverend Wright’s sermons. But what my former pastor too often failed to understand is that embarking on a program of self-help also requires a belief that society can change.

The profound mistake of Reverend Wright’s sermons is not that he spoke about racism in our society. It’s that he spoke as if our society was static; as if no progress has been made; as if this country – a country that has made it possible for one of his own members to run for the highest office in the land and build a coalition of white and black; Latino and Asian, rich and poor, young and old — is still irrevocably bound to a tragic past. But what we know — what we have seen – is that America can change. That is the true genius of this nation. What we have already achieved gives us hope – the audacity to hope – for what we can and must achieve tomorrow.

In the white community, the path to a more perfect union means acknowledging that what ails the African-American community does not just exist in the minds of black people; that the legacy of discrimination – and current incidents of discrimination, while less overt than in the past – are real and must be addressed. Not just with words, but with deeds – by investing in our schools and our communities; by enforcing our civil rights laws and ensuring fairness in our criminal justice system; by providing this generation with ladders of opportunity that were unavailable for previous generations. It requires all Americans to realize that your dreams do not have to come at the expense of my dreams; that investing in the health, welfare, and education of black and brown and white children will ultimately help all of America prosper.

In the end, then, what is called for is nothing more, and nothing less, than what all the world’s great religions demand – that we do unto others as we would have them do unto us. Let us be our brother’s keeper, Scripture tells us. Let us be our sister’s keeper. Let us find that common stake we all have in one another, and let our politics reflect that spirit as well.

For we have a choice in this country. We can accept a politics that breeds division, and conflict, and cynicism. We can tackle race only as spectacle – as we did in the OJ trial – or in the wake of tragedy, as we did in the aftermath of Katrina – or as fodder for the nightly news. We can play Reverend Wright’s sermons on every channel, every day and talk about them from now until the election, and make the only question in this campaign whether or not the American people think that I somehow believe or sympathize with his most offensive words. We can pounce on some gaffe by a Hillary supporter as evidence that she’s playing the race card, or we can speculate on whether white men will all flock to John McCain in the general election regardless of his policies.

We can do that.

But if we do, I can tell you that in the next election, we’ll be talking about some other distraction. And then another one. And then another one. And nothing will change.

That is one option. Or, at this moment, in this election, we can come together and say, « Not this time. » This time we want to talk about the crumbling schools that are stealing the future of black children and white children and Asian children and Hispanic children and Native American children. This time we want to reject the cynicism that tells us that these kids can’t learn; that those kids who don’t look like us are somebody else’s problem. The children of America are not those kids, they are our kids, and we will not let them fall behind in a 21st century economy. Not this time.

This time we want to talk about how the lines in the Emergency Room are filled with whites and blacks and Hispanics who do not have health care; who don’t have the power on their own to overcome the special interests in Washington, but who can take them on if we do it together.

This time we want to talk about the shuttered mills that once provided a decent life for men and women of every race, and the homes for sale that once belonged to Americans from every religion, every region, every walk of life. This time we want to talk about the fact that the real problem is not that someone who doesn’t look like you might take your job; it’s that the corporation you work for will ship it overseas for nothing more than a profit.

This time we want to talk about the men and women of every color and creed who serve together, and fight together, and bleed together under the same proud flag. We want to talk about how to bring them home from a war that never should’ve been authorized and never should’ve been waged, and we want to talk about how we’ll show our patriotism by caring for them, and their families, and giving them the benefits they have earned.

I would not be running for President if I didn’t believe with all my heart that this is what the vast majority of Americans want for this country. This union may never be perfect, but generation after generation has shown that it can always be perfected. And today, whenever I find myself feeling doubtful or cynical about this possibility, what gives me the most hope is the next generation – the young people whose attitudes and beliefs and openness to change have already made history in this election.

There is one story in particularly that I’d like to leave you with today – a story I told when I had the great honor of speaking on Dr. King’s birthday at his home church, Ebenezer Baptist, in Atlanta.

There is a young, twenty-three year old white woman named Ashley Baia who organized for our campaign in Florence, South Carolina. She had been working to organize a mostly African-American community since the beginning of this campaign, and one day she was at a roundtable discussion where everyone went around telling their story and why they were there.

And Ashley said that when she was nine years old, her mother got cancer. And because she had to miss days of work, she was let go and lost her health care. They had to file for bankruptcy, and that’s when Ashley decided that she had to do something to help her mom.

She knew that food was one of their most expensive costs, and so Ashley convinced her mother that what she really liked and really wanted to eat more than anything else was mustard and relish sandwiches. Because that was the cheapest way to eat.

She did this for a year until her mom got better, and she told everyone at the roundtable that the reason she joined our campaign was so that she could help the millions of other children in the country who want and need to help their parents too.

Now Ashley might have made a different choice. Perhaps somebody told her along the way that the source of her mother’s problems were blacks who were on welfare and too lazy to work, or Hispanics who were coming into the country illegally. But she didn’t. She sought out allies in her fight against injustice.

Anyway, Ashley finishes her story and then goes around the room and asks everyone else why they’re supporting the campaign. They all have different stories and reasons. Many bring up a specific issue. And finally they come to this elderly black man who’s been sitting there quietly the entire time. And Ashley asks him why he’s there. And he does not bring up a specific issue. He does not say health care or the economy. He does not say education or the war. He does not say that he was there because of Barack Obama. He simply says to everyone in the room, « I am here because of Ashley. »

« I’m here because of Ashley. » By itself, that single moment of recognition between that young white girl and that old black man is not enough. It is not enough to give health care to the sick, or jobs to the jobless, or education to our children.

But it is where we start. It is where our union grows stronger. And as so many generations have come to realize over the course of the two-hundred and twenty one years since a band of patriots signed that document in Philadelphia, that is where the perfection begins.

http://my.barackobama.com/page/content/hisownwords

 

 

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