TEBAWALITO

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27 janvier, 2008

On ne parle que de ça | Chimène Badi « Oui, je suis amoureuse! »[GALA]

Classé dans : FRANCE Mondaine,SOCIETE ET DIVERS — tebawalito @ 19:13

galachimenebadi1.jpggalachimenebadiassisearticlebig.jpggalachimenebadiscenearticle.jpggalachimenebadisurscenearticlebig.jpggalachimenebadirobearticlebig.jpgOn ne parle que de ça | Chimène Badi

« Oui, je suis amoureuse! »

 

Elle dit elle-même ne « pas taper forcément dans la marque ». Mais quand elle s’amuse à se relooker pour nous rue du Jour, dans les Halles – chez Zadig & Voltaire, Diabless ou Paul & Joe – Chimène choisit vite, et sans s’en laisser conter. Les robes sexy appuyées, la maille hyper décolletée, très peu pour elle ! « Je sais ce qui me va. Les choses très près du corps, ça ne me met pas en valeur », confie la chanteuse, avec un grand sourire lumineux qui en dit long sur son bonheur tout neuf. « Avant, me laisser habiller pour une séance photo, ç’aurait été une torture ! » Oui, mais voilà, il y a du nouveau dans sa vie, et si Chimène garde les pieds sur terre, toujours prudente, elle a le cœur qui chante.

Gala : Vous voilà devenue fashion ?

 

Chimène Badi : Toujours pas ! Evidemment, je commence à me faire plaisir de temps en temps, à m’acheter des fringues, mais jamais hors de prix. C’est pas mon truc. J’aurais l’impression de me trahir. Comme je fais un métier éphémère, je ne me sens à l’abri de rien. En plus, là, je me suis acheté une maison, dans le Sud.

Gala : Près de vos parents, dans le Lot-et-Garonne ?

C. B. : Non, dans les Pyrénées-Orientales, du côté de Perpignan. Un petit village tranquille, à dix minutes de la mer. J’adore cet endroit. Quand j’y passais mes vacances, je rêvais d’y avoir ma maison.

Gala : Pour y vivre, carrément ?

C. B. : Oui, quand je serai en promo à Paris, je descendrai à l’hôtel. Honnêtement, Paris, ce n’est pas fait pour moi, je n’y arrive pas. J’étouffe ici. Je deviens folle. Je ne trouve pas mes points de repère. J’ai besoin d’une vie plus posée, de nature, de soleil, de sentir l’air, de me poser pour écrire et aménager un studio d’enregistrement. Pour ça, oui, je suis prête à mettre de l’argent.

Gala : Vous l’avez choisie toute seule, cette maison ?

 

C. B. : Oui, je me suis enfin senti la force de le faire, alors, qu’avant, je n’arrivais pas à franchir le cap. Autour d’elle, il y a un jardin que je veux entretenir moi-même. Planter des fleurs. Tout le monde pense que, lorsqu’on est artiste, on doit être esclave de son image. Mais mes ongles, je m’en fiche, ça ne me dérange pas de plonger mes mains dans la terre. J’adore faire le ménage aussi, je n’ai pas envie de le confier à quelqu’un. Parce que, encore une fois, je me dis que si ça s’arrête, je ne saurai pas gérer tout ça…

Gala : Vous vous sentez tellement en insécurité par rapport à votre carrière?

C. B. : Ah oui ! Je le serai toujours. Il peut arriver que le public n’accroche plus avec vous, ne se retrouve plus dans ce que vous faites.

 

Gala : Il y a plus d’un an, vous avez perdu quelque 30 kilos. Apparemment, vous avez gagné la guerre du poids !

 

C. B. : Cet été, j’étais arrivée faire du 36 ! Mais c’était choquant sur moi. Et je n’arrivais plus à chanter. J’ai fait un malaise avant de monter sur scène. Mon coach vocal, Brice Davoli, qui me suit toujours en tournée, m’a dit : « Continue comme ça, et dans quatre mois, tu ne chantes plus du tout ! » Alors, je suis revenue à un 38-40. C’est ce qui me va le mieux pour l’énergie.

Gala : Vous ne mangiez plus ?

C. B. : Il y a eu une période où la nourriture ne m’intéressait plus du tout. Je ne pensais qu’à travailler, travailler. Et puis, des problèmes privés m’avaient fait perdre l’appétit. Mais j’ai eu la chance d’avoir des amis autour de moi qui m’ont réveillée.

Gala : C’est ce qui vous a fait annuler Bercy ?

C. B. : Pas du tout ! Bercy, je l’avais annulé avant !

Gala : Parce que vous aviez réalisé que ce n’était pas encore une salle pour vous ?

C. B. : Je ne sais même pas si elle le sera un jour ! Moi, je fais un show intimiste, j’aime être proche de mon public, sentir l’énergie des gens. C’est moi qui ai dit stop. Et, finalement, ça me permet de faire un spectacle complètement différent, dans une salle comme le Grand Rex. Je suis contente d’aller le défendre parce que là je suis honnête, envers mon public et envers moi-même. Maintenant, j’apprends à ne plus envoyer autant ma voix, à faire plus nuancé dans les émotions.

 

Gala : Votre dernier album, Le miroir, a eu moins d’impact auprès du public.

 

C. B. : Ce n’est pas un problème. Au moins, j’ai fait ce que j’ai aimé. C’est celui qui me ressemble le plus. Et il est platine. Pour le prochain, je ferai de nouveau ce dont j’ai envie. Chanter des chansons sur scène, qui ne font pas partie de toi, juste pour qu’elles soient numéro un… non ! Je me suis laissée diriger un temps, maintenant j’ai envie de prendre des risques.

Gala : Vous êtes tellement souriante ! Du nouveau, côté cœur ?

C. B. : Oui… je suis amoureuse, très amoureuse ! Je vis une histoire d’amour fabuleuse. Je me sens bien, je suis heureuse, c’est quelqu’un qui me fait du bien, qui m’aime pour ce que je suis, avec qui je suis on ne peut plus naturelle, libre, je n’ai aucun complexe, on partage tout.

Gala : Quelqu’un qui vous épaule dans votre métier ?

C. B. : Oui, énormément ! Et qui me fait découvrir plein de choses. Il m’a emmenée faire du ski et du cheval. Il me fait vivre, quoi ! Je me sens plus solide. J’assume tout avec bonheur. C’est grâce à lui que j’ai pu faire ce travail sur moi.

 

Gala : C’est toujours votre sœur qui s’occupe de votre management ?

 

C. B. : Non, maintenant, c’est Vincent.

Gala : La rumeur a couru que vous aviez déjeuné avec Nicolas Sarkozy.

C. B. : Pas déjeuné ! Il m’a invitée à l’Elysée, c’était le jour où il recevait Hugo Chavez. En fait, je lui avais envoyé un petit mot de remerciements, parce que Yasmina Reza avait dit dans son livre qu’il adorait ma voix. Il a voulu me rencontrer.

Gala : Pour vos parents, qui sont d’origine algérienne, ça a dû être une sacrée fierté !

C. B. : Oui, justement, pendant quarante-cinq minutes, on a discuté musique, et aussi de nos origines, et de lui, de la façon dont il vit la pression. C’était super impressionnant. Sarkozy est fidèle à ce qu’on voit à la télé. Plutôt simple. Avec beaucoup de présence, mine de rien. Il aime bien les gens qui essaient d’avancer, d’aller de l’avant. Je n’étais pas à l’aise, j’avais peur de pas être à la hauteur. Mais ç’a été chouette de vivre un moment comme ça, à mon âge. Ça m’a aidée à prendre confiance en moi.

Eliane Georges

 

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