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23 septembre, 2007

Le 26 juillet 2007, à Dakar (Sénégal), le Président Français Nicolas Sarkozy universite_de_dakar.Le 26 juillet 2007, à Dakar (Sénégal), le Président Français Nicolas Sarkozy universite_de_dakar.

Quand Sarkozy déclare la guerre à l’Afrique 

Transmis par adminKMM2 le 18 septembre 2007 à 11:59:10 CEST
Contribution de
Anonyme

Le 26 juillet 2007, à Dakar (Sénégal), le Président Français Nicolas Sarkozy universite_de_dakar.79184.html

Publié dans AFRIQUE : Ceux qui luttent, ACTUS ET DEBATS AFRIQUE |

prononçait un discours injurieux sur l’Afrique. Le président Sarkozy, prétextant avoir le langage de vérité, a osé  dévoiler  le fond d’une pensée qui semble être  la parole officielle française. Un mois après, ce discours continue de faire couler beaucoup d’encre et de salive en Afrique. Pour certains comme  Jean François Bockel, secrétaire d’Etat à la francophonie, le discours du président français, permet de réactualiser le débat sur l’Afrique. Quant à  Dominique de Villepin, ancien Premier ministre français, critique vis-à-vis de la politique africaine de Nicolas Sarkozy, trouve  que certains propos « tenus à Dakar sur l’homme africain qui n’entrerait pas suffisamment dans l’avenir »[i] sont affligeants. Au surplus, les vives réactions des intellectuels africains et l’émoi suscité par ce discours vont incontestablement le ranger dans les annales de l’histoire. L’arrière plan du discours au goût raciste,  très  nombriliste et plein de mépris mérite une réponse claire et musclée de la Nouvelle Jeunesse Africaine (NJA). Pour la France, l’Afrique est sous-développée à cause des nombreux conflits, de la corruption et du manque de savoir faire. Au regard de ce discours qui s’inscrit dans une anthropologie raciste où la France de Sarkozy méprise les africains, il convient de relever la gravité des allégations et les dispositions à adopter.

Le substrat idéologique du discours du 26 juillet

L’émotion passée, on se rend compte que le discours oh combien injurieux du président Français a un fond idéologique. Prétextant s’adresser aux “jeunes d’Afrique”, Sarkozy, sans contrition, dans l’amphithéâtre de l’université Cheikh-Anta-Diop décide de proclamer ironiquement son amour du continent : “J’aime l’Afrique, j’aime et je respecte les Africains”, a-t-il dit. La vérité c’est que  le président Sarkozy ne respecte pas les africains, à commencer par notre culture. En choisissant  de parler de « l’homme africain » dans une université qui porte le nom du savant africain, Cheikh-Anta-Diop, le Président Sarkozy tentait ainsi à travers des sentences définitives et globalisantes, à forte teneur culturaliste, voire essentialiste, remettre en question l’œuvre de ce savant. Or déjà Cheikh-Anta-Diop démontrait, avec brio, que l’Égypte antique était peuplée d’Africains noirs et que la langue et la culture égyptiennes se sont ensuite diffusées dans l’Afrique de l’Ouest. Ainsi, pour le professeur Jean Vercoutter[ii] : « l’Égypte était africaine dans son écriture, dans sa culture et dans sa manière de penser ». Le professeur Leclant a reconnu ce même caractère africain dans le tempérament et la manière de penser des Égyptiens. Selon Günter Bräuer[iii], les fossiles humains sont d’autant plus anciens qu’ils se trouvent en Afrique, au cœur de l’Afrique. Si l’Afrique est « le berceau de l’humanité », alors non seulement l’Afrique a un passé, mais aussi l’histoire de l’Afrique serait inaugurale, voire matricielle. L’homme d’aujourd’hui y a expérimenté les plus anciennes techniques culturelles avant d’aller conquérir la planète. C’est ainsi que la fabrication d’outils (lithiques), la poterie, la sédentarisation, la domestication, l’agriculture, la cuisson, etc. sont attestées en Afrique antérieurement à tout autre endroit du monde. L’Afrique était au cœur de l’histoire lorsque les puissances esclavagistes d’Europe (Portugal, Espagne, Angleterre, France, Hollande, etc.) ont connu l’Afrique. Nous étions au cœur de l’histoire lorsque  l’Europe, par une occupation coloniale, a balkanisé et émietté  notre continent.

 En affirmant : que « Le drame de l’Afrique, c’est que l’homme africain n’est pas assez entré dans l’Histoire (…). Jamais il ne s’élance vers l’avenir (…). Dans cet univers où la nature commande tout (…), il n’y a de place ni pour l’aventure humaine ni pour l’idée de progrès. », C’est sous estimer les africains et leur riche histoire. Se peut-il que le président Sarkozy n’ait pas une vision nette de l’histoire de l’Humanité car notre histoire n’est pas celle qui est enseignée dans les écoles occidentales mais celle qui est écrite par les africains.

La justification de la colonisation

Avec habileté, le président Sarkozy insulte la mémoire de nos ancêtres, en justifiant son refus de repentance. Pour lui, « Le colonisateur est venu, il a pris, il s’est servi, il a exploité, il a pillé des ressources, des richesses qui ne lui appartenaient pas. Il a dépouillé le colonisé de sa personnalité, de sa liberté, de sa terre, du fruit de son travail.

Il a pris mais je veux dire avec respect qu’il a aussi donné. Il a construit des ponts, des routes, des hôpitaux, des dispensaires, des écoles. Il a rendu fécondes des terres vierges, il a donné sa peine, son travail, son savoir. Je veux le dire ici, tous les colons n’étaient pas des voleurs, tous les colons n’étaient pas des exploiteurs ». Dans son discours aux allures ostentatoires, superfétatoires, au delà des fastes cérémonials et du caractère  incantatoire, c’est la volonté de tronquer et de travestir l’histoire qui irrite.

En  falsifiant l’histoire, le président français, par un effort dont lui seul a le secret, arrive à transformer la victime en coupable, le bourreau en bienfaiteur. Cette manière indigne et malhonnête de traiter la colonisation finie par convaincre sur les motivations d’un personnage aux discours, parfois superficiels. Le président Sarkozy a oublié de citer Jules Ferry, pour qui, « la colonisation est fille de l’industrialisation ». La colonisation a permis à l’Europe de satisfaire ses besoins en matières premières et de trouver de marchés et d’espace d’investissement. L’Afrique devenait ainsi un réservoir de matières premières et un déversoir de produits manufacturés. C’est grâce à cette colonisation que le Sénégal se spécialisa  dans la production de l’arachide pour alimenter les huileries et savonneries de Marseille.  C’est la colonisation qui a fait de la Côte d’Ivoire, un pays producteur de café et de cacao, les matières premières indispensables à la fabrication du chocolat.

L’objectif premier de la colonisation n’était pas de construire des écoles et des hôpitaux à des  « indigènes » mais de piller leurs ressources naturelles et minières. Pour transporter les ressources pillées, il fallait construire des ponts, des routes etc.  Pour éduquer les traitres, les relais entre le colon et les populations locales, il fallait construire des écoles pour leur instruction.  Pour donner les premiers soins aux colons sur place et leurs auxiliaires, le colonisateur construisit des dispensaires et des hôpitaux. S’il est vrai qu’après le départ des colons, ces infrastructures ont bénéficié aux populations locales, le terme  d’effet positif de la colonisation est impropre. Dans ce cas, on parle plutôt d’externalité positive. Il est temps que monsieur Sarkozy laisse aux historiens la responsabilité d’évaluer l’impact de la colonisation sur le développement de la France et de l’Afrique, au regard des mutations sociales, politiques et culturelles qu’elle a induite dans les progrès économiques respectifs. Personne ne peut écrire l’histoire de l’Afrique à la place des Africains. L’heure est venue de repenser l’Afrique autrement qu’avec des rapports condescendants. Le locataire de l’Elysée gagnerait à lire Paul Bairock[iv], pour qui le sous-développement est un phénomène historique car « jusqu’à la fin du 17e siècles, les écarts dans les niveaux de développement économiques et techniques des divers pays étaient peu important ». C’est la colonisation qui a désarticulé et retardé notre développement. Mieux vaut peut-être méditer sur les leçons de l’histoire car le voile des verbiages pleutres et intéressés est levé.

Les vraies causes du retard de l’Afrique

Nul ne peut contester,  que l’Afrique a sa part de responsabilité dans son retard toutefois, les occidentaux n’ont pas de leçon à donner aux africains. Pour Sarkozy, l’Afrique est en retard parce que : « Le paysan africain [.] dont l’idéal de vie est d’être en harmonie avec la nature, ne connaît que l’éternel recommencement du temps rythmé par la répétition sans fin des mêmes gestes et des mêmes paroles. Dans cet imaginaire où tout recommence toujours, il n’y a de place ni pour l’aventure humaine ni pour l’idée de progrès. ». Une telle affirmation serait peut-être la preuve d’une ignorance complète de l’histoire économique et politique de l’Afrique. Pour Sarkozy, l’Afrique est la terre des « génocides » de la « corruption », de la « violence » et des « guerres ethniques ». Il est vrai que les conflits constituent une entrave importante au développement socio-économique des pays africains. Selon les spécialistes, l’Afrique a connu depuis 1945 environ 80 conflits et 53 coups d’états depuis 1952 ; au nombre des causes, il convient de noter que la décolonisation et la balkanisation de l’Afrique n’ont engendré que des micro-Etats, des États artificiels, sans cohésion, sans viabilité. Monsieur Sarkozy  a oublié que les multinationales françaises instrumentalisent des conflits régionaux ou locaux pour obtenir ou conserver des marchés et des concessions. Coups d’Etat en Guinée-Bissau (septembre 2003) et à Sao-Tomé-et-Principe (juillet 2003), tentatives de putsch au Burkina Faso et en Mauritanie (octobre 2003), renversement de M. Charles Taylor par une rébellion au Liberia (août 2003), remous politiques au Sénégal (année 2003), déstabilisation de la Côte d’Ivoire (depuis septembre 2002)… Le président français a peut-être oublié qu’au nom des prétendus accords de défense signés au moment des indépendances ,dans  le cadre de la coopération militaire entre la France et huit pays(Côte d’Ivoire (Avril 1961), Centrafrique (Août 1960), Djibouti (Juin 1977), Gabon (Août 1960), Sénégal (1960 et mars 1974), Cameroun (novembre 1960 et février 1974), Comores (1973 et novembre 1978), Togo (juillet 1963)), ses soldats agissent comme des mercenaires, pour imposer la majorité des satrapes au pouvoir en Afrique. Depuis des décennies, les compagnies pétrolières interviennent dans la vie politique et économique des pays concernés. Si ce n’est pas la mise en place ou le cautionnement des régimes responsables de violations massives des droits humains ou l’alimentation et encouragement des circuits de corruption, à l’étranger (surtout en France). Qu’a t-il à redire de la corrélation entre la volonté des nigériens de contrôler leur Uranium et la rébellion subite, étrange du nord du pays ? Qu’a t-il à redire de la guerre que la France fait subir à la Côte d’Ivoire ?

En imposant des présidents corrompus au pouvoir, ces derniers qui n’ont de cesse de piller les ressources financières de l’Afrique au profit de comptes occultes et biens immobiliers somptueux, la France ne peut se placer en donneuse de leçon. Le président français a t-il oublié que le pillage organisé de nos ressources naturelles et minières nous prive de moyens de financement de nos économies ? Ne sait-il pas qu’Elf et le nouveau groupe TotalFinaElf tirent respectivement environ 70 % et 40 % de sa production sur le continent africain ? Le président est-il devenu amnésique au point d’occulter que les stars du CAC 40 s’enrichissent en Afrique ? Est-il besoin de rappeler que le  monstre industriel Total-Fina-Elf est surtout actif en Asie (notamment en Birmanie) avec Total, en Afrique du Nord (particulièrement en Libye) avec Fina et en Afrique noire (Angola, Congo, Gabon, Cameroun, Tchad…) avec Elf. Alors que leurs richesses sont honteusement pillées, selon le classement des Nations unies, le Nigeria et l’Angola, les deux principaux producteurs africains de pétrole se trouvent actuellement au rang des nations les plus pauvres, plus précisément les plus appauvries par trois décennies d’exploitation pétrolière.

Sarkozy, défenseur de la Françafrique et de la Mafiafrique

Peut-on encore croire à monsieur Sarkozy qui, la main sur le cœur jurait en finir avec les réseaux occultes entre l’Afrique et la France. Lors de la présentation de son programme en matière de politique étrangère, monsieur Sarkozy déclarait : «   L’Afrique n’est pas notre pré-carré ” et  ” Il nous faut les (Africains) débarrasser des réseaux d’un autre temps, des émissaires officieux qui n’ont d’autres mandats que celui qu’ils s’inventent. Le fonctionnement normal des institutions politiques et diplomatiques doit prévaloir sur les circuits officieux qui ont fait tant de mal par le passé. Il faut définitivement tourner la page des complaisances, des secrets et des ambiguïtés, notamment avec nos partenaires africains et arabes ». Ses liens d’amitié avec M. Bongo, défenseur des intérêts pétroliers français mais peu soucieux de transformer les richesses de son pays pour son développement, accrédite le constat d’une certaine inertie de la politique africaine de la France, loin de la rupture revendiquée. Ses accointances avec M. Sassou  Guesso, le dictateur congolais inquiète autant que ses relations avec M. Kadhafi. Les jeunes africains ne sont pas dupes, Sarkozy s’inscrit dans la Françafrique, cette coalition hétéro*****e composée de présidents africains et de multinationales dont le but final est de maintenir au pouvoir des dirigeants corrompus afin d’orchestrer le pillage systématique des fabuleuses richesses de l’Afrique. Ce système d’origine réactionnaire, droitière, conservatrice, arrière-gardiste, qui est en vérité un instrument de la stratégie néocoloniale française, a la sympathie du Zorro français.

La nécessité d’un divorce entre l’Afrique et la France 

Si les allégations du Président français ne témoignent pas d’une méditation attentive, il n’en demeure pas moins qu’elles doivent permettre à l’Afrique de prendre ses distances vis-à-vis de la France.  Celui qui ose dire que « l’africain ne s’élance jamais vers l’avenir » a sans doute oublié que depuis l’aube de l’humanité jusqu’à l’orée du 3e millénaire et cela en passant par les grandes étapes de l’histoire et l’évolution des civilisations, « l’homme africain » n’a jamais fait l’économie de son génie. Certes, il faut négliger les observations pittoresques et les analyses simplistes d’un homme au caractère agité et impulsif toutefois, c’est l’occasion pour les Etats africains de montrer à la France qu’elle ne pèse pas un grain de sénevé sans l’Afrique. Dans sa volonté d’agonir l’Afrique d’injures, monsieur Sarkozy oublie de reconnaître que le pillage de nos ressources nous empêche d’investir dans l’éducation, la santé, la recherche et développement, facteurs essentiels à la croissance et le développement. Depuis les indépendances, l’élite africaine, cette élite à la conduite licencieuse, de connivence avec les milieux d’affaires français ont détourné les ressources financières  destinées au développement. C’est donc le moment pour les pays africains, de remplacer les sociétés pétrolières et minières occidentales, par des sociétés nationales ou les nationaliser le cas échéant.  C’est ce qu’ont fait les pays d’Amérique Latine, appelés aujourd’hui pays émergents. C’est ainsi qu’en dépit des prédictions apocalyptiques de monsieur Sarkozy, l’Afrique se positionnera durablement sur le chemin du développement. C’est en tournant le dos à la France que les pays africains établiront l’acte de naissance de leur développement. Il suffit de comparer les pays anglophones d’Afrique à leurs homologues francophones pour  se rendre compte que leur mariage avec la France n’a apporté que  désolation  et malheur. L’Afrique doit aujourd’hui prouver son existence en marchant et non en regardant marcher, en se réappropriant de façon péremptoire son système de production, aux mains des nébuleuses occidentales.

Vive l’Afrique libre et prospère !

Prao Yao Séraphin

Président du MLAN

www.mlan.fr

contact@mlan.fr
 


[i] Entretien avec la radio Europe 1, le Lundi 3 septembre 2007

[ii] Jean Vercoutter est un égyptologue français, né le 20 janvier 1911 et mort le 16 juillet 2000

[iii] Günter Bräuer, paléo-anthropologue de l’Université de Hambourg (Allemagne)

[iv] Paul Bairock, Le tiers-monde dans I ‘impasse. (Paris 1971) pp. 172-3
les extraits du discours du 26 juillet 2007 sont sur le site suivant : http://www.elysee.fr/elysee/elysee.fr/francais/interventions/2007/juillet/allocution
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WOUTER BASSON DIT DOCTEUR DE LA MORT OU L’EXTERMINATION D’UNE NATION

wouter basson dit docteur la mort ou l’extermination d’une nation

wouter basson dit docteur la mort ou

l’extermination d’une nation

Transmis par adminKMM2 le 20 juillet 2007 à 07:10:40 CEST
Contribution de
Anonyme

« Les blancs peuvent aujourd’hui dire : je ne savais pas. Mais ils ne pourront jamais dire à nouveau : cela n’a pas eu lieu. » Un des ministres du Congrès national africain (ANC)

La stratégie empruntée par le gouvernement de l’apartheid dans les années 80 fut disons, assez effroyable. Le Freedom Front, organisation politique de droite prônant l’établissement d’un territoire afrikaner en Afrique, voyait en Nelson Mandela et sa démocratie une véritable menace pour le poids politique de la communauté afrikaner. Les dirigeants du Freedom Front décidèrent d’employer la manière forte afin de contrecarrer les votes noirs. Quand on dit forte, on peut amplement en exagérer le sens. Le gouvernement raciste mit sur pied une unité spéciale chargée du Chemical and Biological Warfare. Nom de code : Project Coast. Le général Constand Viljoen, responsable de la Défense sud-africaine et l’un des leaders du FF, fut celui qui entérina le projet. Viljoen était proche du fasciste Jean-Marie Le Pen, chef du Front National , de qui il avait adopté sa politique frontiste. Il chargea le docteur Wouter Basson, l’abominable Docteur la Mort, de l’expansion du projet. Celui-ci avança l’idée que moins il y aura de noirs, moins il y aura de votes noirs et que cela représentait la clé du succès. On ignore à ce jour, combien de personnes ont péri dans ces expériences.

On injecta des dizaines de millions de francs dans le développement d’un laboratoire militaire technologiquement suréquipé près de Pretoria, à Roodeplaat. On déclenche des recherches ultra-secrete pour concevoir une molécule mortelle, sensible à la mélanine qui pigmente la peau des noirs. Une arme destructive pour exterminer la population noire. On étudiait aussi la possibilité d’introduire des virus parmi la communauté noire. Pire, malgré les nombreuses signatures de traités de non-prolifération biochimique ou l’embargo du régime d’apartheid, plusieurs pays tels que les États-Unis, l’Angleterre, Israël, la Suisse, la France mais aussi l’Irak et la Libye, contribuèrent généreusement à ce projet.. On peut se demander à quoi servent les traités qu’on nous fait avaler. Le Dr. Basson prévoyait la diffusion d’anthrax, de choléra, de culture botuliques, de cyanure, d’aldikarb, de thallium, de paroxon et d’un lacrymogène extrêmement puissant. On voulait aussi trouver un moyen de stériliser en masse les femmes noires. Il distribuait beaucoup de drogue dans les centres-villes, telles que l’ecstasy et le mandrax.

“Dr la mort”, Interv Itélé 2002
envoyé par tristao

Wouter Basson était médecin dans l’armée et général de brigade. Il était bien connu dans les cercles étrangers et de nombreux pays avait bénéficié de ses conseils. Il était aussi le médecin particulier de Pieter Botha, leader politique sud-africain. En 1981, il avait participé à une conférence restreinte sur la guerre biologique et chimique à San Antonio aux Etats-Unis. Il se rendit ensuite en visite officielle à Taïwan, en Israël, en Allemagne et en Croatie. Il acquit de nombreuses informations auprès de chercheurs britanniques, américains et canadiens. Il conçut de la lessive en poudre explosive, des canettes de bière au thallium (un poison à base de mercure), des chocolats au cyanure, un tournevis au manche piégé d’une substance létale injectable. Il était aussi un spécialiste de l’anthrax et fabriquait des enveloppes enduites de ce virus !! Est-ce que ça vous rappelle une histoire qui vient se passer voilà peu de temps aux États-Unis ? Il fabriquait des cigarettes à l’anthrax pour inoculer le virus par la voie pulmonaire de ses victimes. Ses expérimentations sont aussi ignobles que celles effectués par les médecins nazis durant la seconde guerre mondiale.

Ses activités ne furent découvertes qu’en 1998, lorsque la Commission Vérité et Réconciliation (CVR) procédèrent à une enquête sur les méthodes utilisées par le régime de l’apartheid. On accusa Wouter Basson de meurtre, d’escroquerie et de trafic de drogue. C’est pendant les auditions de la Commission que plusieurs anciens membres des forces spéciales du régime d’apartheid ont avouées avoir contribué à la propagation des objets fabriqués par le docteur Basson. Il fût accusé de 46 chefs d’accusations devant la Haute Cour de Pretoria par les représentant de la CVR, dont le président Desmond Tutu, chef de l’Église anglicane et archevêque du Cap de 1986 à 1996 ; Me Dumisa Ntsebeza avocate sud-africaine des droits humains et responsable des enquêtes ; le docteur Fazel Randera, inspecteur général des services secrets sud-africain et Mme Wendy Orr, le médecin légiste de Port-Elisabeth qui déclara aux autorité l’usage de la torture par la police. Le docteur Basson et ses 4 avocats afrikaners mentirent à répétition devant le juge Willie Hartzenberg, un ancien juge du régime de l’apartheid qui favorisait l’accusé Wouter Basson selon les avocats de la défense. Ce procès est une preuve immanquable de la justice qui fut bafouée à la vue de tous.

Durant tous le procès, Wouter ne cessera de dire que son travail effectué en Afrique du Sud n’était que pour endiguer la vague du communisme. Pendant l’emprisonnement de M.Mandela, on l’accuse d’avoir cherché à l’empoisonner mais il se défendit en disant qu’il ne cherchait qu’à le protéger des supposés attaques des membre de l’ANC , qui n’aimait pas Mandela. La CVR rendit un rapport de cinq volumes de plus de trois milles pages sur les audiences qui se sont tenus pendant deux ans. Ce rapport, qui fût rendu public, y décrivait toute la barbarie des actes posés par ces hommes. Il y avait dans ce rapport, une page concernant M.Frederik De Klerk, un des personnages clé de l’Apartheid et leader du Parti national de 1989 à 1997. Cette page fut retirée in extremis suite à la demande de M. De Klerk et on déclara statuer sur son cas plus tard. Le colonel De Kock, responsable de l’ancienne police secrète sud-africaine, a dévoilé que M. De Klerk avait donné l’ordre de lancer un raid au Transkei en 1993 où cinq adolescents âgés de 12 à 19 ans avaient péri dans une maison considérée comme une cache des combattants du Congrès panafricain . Pendant que M. De Klerk négociait avec les anti-apartheids, il ordonnait des actions secrètes contre eux. Il l’avait dit pourtant : jamais il ne négocierait son pouvoir.

La menace communiste brandit par le Dr. Basson cachait en réalité une véritable obsession raciale. Il était bien pratique pendant la guerre froide de faire passer ça sur le dos des communistes mais après le contexte de cette guerre, ça n’avait plus aucun sens. Au chapitre de l’économie, les dirigeants de l’apartheid peuvent se vanter d’avoir gagné le monde des affaires. En Afrique du Sud, on recensait des records d’inégalité : 20% de la population possédait 75% des richesses. L’apartheid à contribué largement au fossé entre riche et pauvre.

Le 12 avril 2002, le Dr.Wouter Basson est acquitté par le juge Hartzenberg et Desmond Tutu parle d’un « jour sombre pour l’Afrique ». Durant l’enquête, trois cd-rom du Dr. (compilation faite de ses expériences) disparurent subitement. Aujourd’hui, Wouter Basson travaille toujours pour le ministère de la défense et pis, il est cardiologue à l’Hôpital Académique de Prétoria.

Ce procès peut-être considéré comme une vraie farce. Le sens de la justice n’a ici aucune valeur morale. Pire encore, aucun pays accusé d’avoir participé à ces expériences n’ont voulu présenter la moindre excuse ou dédommagement. Qu’est t’il arrivé avec tout l’arsenal chimique qui avait été développé ? De plus le principal instigateur de ce projet est encore un membre de l’armée sud-africaine ! Et tous les traités de non-prolifération des armes nucléaire qu’on nous balance à grand coup d’encre ne sont nulle autre qu’un façade pour abriter la vérité. Il serait urgent de mettre sur pied une commission internationale indépendant afin de trouver ces stocks d’armes chimiques. Les séquelles provoquées par cette guerre atroce se prouveront de génération en génération, La ségrégation raciale et l’apartheid peut maintenant être classé dans le livre noir des crimes contre l’humanité où figure ceux perpétré par l’Allemagne nazi.

L’Apartheid disculpé

Le Docteur la Mort disculpé

dimanche 8 juin 2003, par Saïd Aït-Hatrit

La Cour d’appel de Bloemfontein a rejeté mardi la révision du procès d’un des plus grands criminels sud-africains sous le régime d’Apartheid : le Docteur Wouter Basson, dit ” Docteur la Mort “. Le responsable du programme militaire secret d’armes chimiques et biologiques, Project Coast, avait été acquitté le 12 avril 2002 des charges qui pesaient contre lui, à l’issu d’un procès controversé

Le Docteur Wouter Basson, dit ” Docteur la Mort “, ne sera pas rejugé. Le 11 avril 2002, le chercheur avait été acquitté des charges de fraudes au fisc, production massive de drogue et de meurtres (46 selon Amnesty International) qui pesaient contre lui, à l’issu d’un procès très controversé. ” Un jour sombre pour l’Afrique du sud “, avait commenté Monseigneur Desmond Tutu, président de la Commission Vérité et Réconciliation (CVR). Mardi, la Cour d’appel de Bloemfontein a jugé que le ministère public n’est pas parvenu à prouver la partialité du juge qui a acquitté Basson.

Ce dernier était sous l’Apartheid le responsable du programme militaire secret d’armes chimiques et biologiques appelé Project Coast. Un programme qui visait, entre autre, à créer ” une molécule mortelle, sensible à la mélanine qui pigmente la peau des Noirs. Autrement dit, une arme d’extermination éthniquement sélective “, explique Tristan Mendès-France, journaliste auteur de Dr la Mort : Enquête sur un bioterrorisme d’Etat en Afrique du sud.

Toupet

12 ans après l’abolition de l’Apartheid, ce dénouement prouve que la justice n’est pas prête d’être rendue sur les exactions commises durant cette période de l’histoire sud-africaine. Aujourd’hui, ultime humiliation pour ses victimes, Wouter Basson demande même à être rétabli dans ses fonctions au sein de la Force nationale de défense sud-africaine (SANDF), dont il a été évincé en 1992. La boucle est bouclée. L’Apartheid est disculpé, peuvent penser les nostalgiques de la doctrine politique.

Durant les trente mois du procès Basson, l’accusation a présenté d’innombrables preuves, constituées de déclarations de plus de 200 témoins et de milliers de pages de do*****ents. Côté défense, un seul témoin : Wouter Basson. Le juge Willie Hartzenberg, qui fit part à de nombreuses reprises de son ennui devant certaines preuves apportées par l’accusation, accordera finalement crédit à la version de l’accusé. La cour conclu notamment que ” le ministère public n’avait pas prouvé de manière irréfutable que le Dr Basson avait participé à un complot en vue de fournir des produits dangereux à des agents de l’armée “, explique l’ONG Amnesty International.

Amnistie pour les meurtres

Pour ce qui est des accusations de meurtres, le juge Hartzenberg, nommé sous l’Apartheid, conservateur et controversé, s’était déjà employé à réduire leur nombre. Une de ses premières décisions fut de considérer que le Docteur Basson n’avait pas à répondre des accusations de crimes présumés commis en Namibie, en raison d’une amnistie, concernant les forces de sécurité, proclamée en 1990, à la veille de l’indépendance de ce pays. Le ministère public a bien introduit une requête en vue d’obtenir la récusation du juge pour partialité, mais ce dernier a pris soin de la rejeter.

Les procès qui ont aboutit, par le passé, sont rares, expliquent Amnesty International et Human Rights Watch (Vérité et justice : un processus inachevé, février 2003). Parmi ceux-ci, ont peu citer le procès Eugène de Kock, ancien chef de l’unité secrète de la police basée à Vlakplass, reconnu coupable en août 1996 de six meurtres et de 83 autres crimes. Afin de bénéficier de circonstances atténuantes, l’ancien responsable n’avait pas hésité à faire part à la justice de ses secrets, poussant d’autres policiers à parler et solliciter l’amnistie auprès de la CVR.

” Impunité totale “

Mais ce cas est une exception. En octobre 1996, le procès de l’ancien ministre de la Défense Magnus Malan, de l’ancien chef des services de renseignements militaires et de leurs 18 comparses, pour le massacre en 1987 de 14 membres de la famille d’un dirigeant de l’ANC (African national congress), a débouché sur l’acquittement ou une dispense de peine pour tous les accusés. ” L’échec de ce procès, selon Amnesty International et Human Rights Watch, a été l’une des principales raisons pour lesquelles peu d’anciens membres de l’armée ont collaboré avec la CVR. Ces échecs, poursuivent les deux ONG, ont ” permis à certaines branches des anciens services de sécurité de bénéficier d’une impunité quasiment totale, pour des violations graves des droits humains “.

Source : survivreausida.net/a5765-wouter-basson-dit-docteur-la-mort-ou-l-exter.html,

 

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