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24 juillet, 2009

Sujet: Le guide des prénoms africains par Nathalie Ahanda

Sujet: Le guide des prénoms africains par Nathalie Ahanda
 
  Posté le 16/03/2006 14:47:02

On en rêvait, Nathalie l’a fait : le Guide des prénoms Africains. A travers 360 pages, elle nous emmène à la découverte de 4 000 noms et prénoms issus de toute l’Afrique. Un voyage premier du genre, étonnant et enivrant qui célèbre le diversité culturelle du continent africain à travers son antroponymie, et qui ne manquera pas de séduire le plus grand nombre. Alors exit Brenda, Brandon et Dylan, place à Iféhiwa, Amalaïka ou Zinga.

Bonjour Nathalie. Comment te décris-tu en général ?

Nathalie : Alors, je m’appelle Nathalie Ahanda j’ai 30 ans et je viens du Cameroun. Je suis passionnée par l’histoire et la culture africaine et je travaille avec des demandeurs d’asile. J’ai découvert Afrique Tandem il y a quelques années et j’ai un peu participé à sa première édition du Guide de l’Etudiant Africain.

En parlant de Guide, tu es l’auteur du premier Guide des prénoms africains. Pourquoi avoir décidé de réaliser un tel ouvrage ?

Nathalie : En fait, je n’ai jamais réellement décidé d’écrire un livre surtout que pour moi ce n’est pas de l’écriture au sens pur. Mais l’idée est née d’une discussion avec des amis qui prétendaient d’une part qu’il y avait peu de prénoms africains et d’autre part que choisir un tel prénom était une sorte de suicide professionnel et social surtout si on envisageait de vivre en France. J’ai donc commencé à chercher autour de moi, juste pour me faire plaisir et au bout d’un moment je me suis retrouvée avec plus d’une centaine de pages.
Après j’ai juste voulu me faire plaisir ainsi qu’à mes amis en leur offrant quelque chose qu’ils puissent garder. J’ai donc choisi l’auto-édition avec un petit tirage pensant que peu de personnes seraient intéressées par ce sujet. Mais l’accueil est très différent de ce que j’avais imaginé : une municipalité à même déjà passé commande pour sa bibliothèque.

« Le Guide des prénoms africains » ça sonne à la fois comme une revanche, une revendication et une envie de retours aux sources, aux origines. Tu voulais prouver quelque chose en le réalisant ?

Nathalie : Une revanche non ! Une revendication peut-être. Par contre une réelle envie d’un retour aux sources sans pour autant m’engluer là dedans. C’est assez surprenant que personne n’ait jamais trouvé d’intérêt particulier pour ce sujet, dans le monde dit francophone. Même en ouvrant un livre de prénoms du monde entier, il est difficile d’y trouver des prénoms d’Afrique subsaharienne.

Tandémienne on t’a connu très engagée socialement. Tu défendais fermement les droits des femmes. Ce guide s’inscrit dans ce sens ?

Nathalie : Certains le voient encore comme cela… La lutte a de multiples facettes et la mondialisation telle qu’elle est envisagée aujourd’hui écrase toutes les cultures non occidentales. Aussi, il faut résister dans tous les domaines (culturels, économiques…). Ce guide n’est pas une arme mais un outil de partage, il ouvre les africains aux autres en revendiquant ce qu’ils sont, leurs différences qui enrichissent aussi les autres. Je ne suis pas opposée au fait qu’un enfant noir ait un prénom occidental, ou asiatique mais je regrette que beaucoup d’africains aient encore honte de leurs noms qu’ils ne trouvent pas assez sexy aux yeux des autres ! Au contraire une petite fille blanche qui se prénommerait Tiyi ou Isola (le nom d’une fleur au Congo) je trouve cela génial. C’est vraiment cela le dialogue des cultures et la globalisation. Qui a envie que pour les années à venir les prénoms de petits garçons soient limités à Michael et Kevin ?

Aujourd’hui, les parents sont de plus en plus complexés par le fait de donner un prénom africain à leur enfant : chez les musulmans par exemple, il y a de moins en moins de Fatima au profit d’Inès car ce dernier tout en restant traditionnel est présumé plus doux et plus passe-partout. Ils jouent avec l’orthographe : ainsi Nadia devient Nadiya ou Nadhia et on oublie les prénoms se terminant par « ed » comme Mohamed ou Ahmed. Cela vaut aussi en Afrique sub-saharienne où le prénom traditionnel est relégué à la deuxième ou troisième place dans l’ordre des prénoms d’un enfant.
Moi j’aime la différence et là à travers l’anthroponymie africaine on découvre une autre façon de voir le monde.

Le Guide comporte 4 000 prénoms, c’est énorme ! Comment t’es tu prises pour les réunir ?

Nathalie : Par la lecture de nombreux ouvrages d’histoire, des guides de prénoms et notamment des guides de prénoms africains-américains, par la participation à des forums de discussions sur Internet et en demandant à toutes mes connaissances de chercher autour d’elles. En plus, dans mon travail je rencontrais souvent des réfugiés africains et lorqu’un un nom m’interpellait je demandais qu’elle était son origine, sa signification. Les gens étaient toujours très surpris et ravis de voir qu’un autre africain ayant probablement passé toute sa vie en Europe s’intéressait à leurs noms surtout quand ils entendaient le mien.
J’ai eu des listes incroyables mais très souvent sans aucune signification alors j’ai fait le tri. Il a fallu croiser les sources et ne retenir que les prénoms pour lesquels la majorité des sources concordaient dans le même sens. D’ailleurs à ce propos je voudrais encore remercier mon amie Fifonsi pour son aide.

Cela a nécessité plusieurs années non ?

Nathalie : Oui, surtout que j’ai perdu par deux fois mon travail faute de l’avoir sauvegardé.
Par contre avec la diffusion j’espère découvrir beaucoup d’autres prénoms. En effet, malgré les 4 000 prénoms du Guide je suis certaine qu’il y a encore un vivier énorme à déterrer notamment en Afrique centrale, dans les îles de l’océan indien et dans les régions islamisées.

Sur les 4 000 prénoms, certains sont-ils issus de ton imagination ?

Nathalie : Jamais ! Ceci étant, les lecteurs ont maintenant une base et avec celle-ci ils feront ce qu’ils voudront. Le nom d’une personne c’est une grande partie de son identité et c’est sans doute pour cela qu’en Afrique on pouvait changer de nom à tout moment et que l’on attendait un certain nombre de jours avant de nommé un enfant de manière à ce que les autres puissent d’abord l’observer. J’imagine un peu mal un petit Chaka, chétif et peureux pas vous ? (rires)

Le guide ne contient qu’une liste de prénoms ou alors on peut y trouver des informations supplémentaires telles que l’origine de chaque prénom ?

Nathalie : Dans ce guide qui compte plus de 4000 noms et prénoms africains j’ai essayé pour tous les prénoms d’indiquer au moins l’origine et la signification et en plus essayé de trouver des personnalités portant ce prénom, les circonstances dans lesquelles on l’attribut. Dans les dernières pages du guide, il y a un petit récapitulatif des prénoms donnés en fonction du jour de naissance, de la place de l’enfant dans la fratrie ou ceux destinés aux prénoms.

Trouver un éditeur pour ce type d’ouvrage a-t-il été facile ?

Nathalie : C’est de l’auto-édition, même si j’ai rencontré des éditeurs intéressés. Le guide serait sans doute différent si j’avais choisi cette option. J’ai déjà des propositions de réédition, mais on verra. Supporter les risques c’est comme un accouchement c’est toujours plus difficile pour le premier.

Pour finir, Interview « prénoms» :

Si tu avais pu choisir ton prénom ce serait lequel ?
Nathalie : Kandaka ou Isola .

Quel est selon toi, le prénom africain synonyme de beauté et de sensualité ?

Nathalie : Alors là j’en ai aucune idée. J’ai découvert tant de beaux prénoms en écrivant ce guide que c’est assez difficile de se prononcer. S’il fallait tout de même faire un choix peut-être que ce serait Seshat, la déesse des étoiles. J’adore l’Egypte !!! Sinon, la culture yourouba me parle beaucoup alors peut-être que j’opterais pour Ola « Précieuse » ou Sade « Dignité » et en plus cela me fait penser à la chanteuse Sade qui est très belle et dont les chansons sont d’une beauté et d’une sensualité…

Tu donnerais quel prénom à l’Afrique et pourquoi ?

Nathalie : Dunia ou Dounia qui en kiswahili signifie « le monde ». C’est beau non ? Afrique berceau de l’humanité, terre nourricière de tous les hommes de cette planète c’est d’une logique inébranlable pour moi. Et là je ne parle même pas d’un point de vue philosophique…

Le prénom de la femme africaine que tu admires le plus ?

Nathalie : Moi, c’est la Reine Tiyi plus connue comme l’épouse d’Aménophis III ou la mère d’Akhenaton. Mais pour être plus contemporaine, je dirais sans doute Wangari comme Wangari Muta Maathai (Prix Nobel de la Paix 2004) et Madikisela comme Zaniewe Winnifred Madikisela Mandela plus connue sous le nom de Winnie Mandela se ne sont pas forcément les femmes que j’admire le plus mais je reconnais leur force de caractère.

Le prénom le plus drôle que tu ais entendu ?

Nathalie : Je trouve très beau et très étrange tous les noms donnés aux enfants après plusieurs tentatives infructueuses de leurs parents pour les protéger des mauvais esprits comme Juji chez les haoussas, Niaman chez les bambaras, Mosele en Afrique du sud ou encore Wonye en Sierra Leone.


Le Guide des Prénoms Africains est disponible à la Librairie – Galerie ANIBWE

52, rue Greneta 75002 Paris

M° Etienne Marcel – Ligne 4 ou M° Chatelet, sortie Rambuteau (longer la Rue Montorgueil)

Tél. /Fax : 01 45 08 48 33

E-mail : k2inter@voila.fr

Prix : 23 euros T.T.C. Source : http://www.afriquetandem.com/

http://bouclesetcotons.aceboard.fr/67363-2251-6778-0-guide-prenoms-africains-Nathalie-Ahanda.htm

 

21 juillet, 2009

Le racisme: un désordre mental [blog de nubienne skyrock] si vous avez une autre théorie lâchez la en commentaire

Le racisme: un désordre mental (début )

un désordre mental (début )

Larousse nous définit le racisme comme suivant: « Idéologie qui affirme la supériorité d’un groupe racial sur les autres, préconisant, en particulier, la séparation de ceux-ci à l’intérieur d’un pays (ségrégation raciale, apartheid) ou même visant à leur élimination physique (génocide, racisme des nazis) ». Il y a donc l’aspect génocidaire, très important pourtant.

Dans son livre intitulé The United Independent Compensatory Code, System and Concept, Neely Fuller explique que le racisme est un système de domination et d’oppression conçu et maintenu par certaines personnes de race blanche en vue de consolider leur pouvoir dans touts les domaines clés de la vie quotidienne. En l’occurrence: Économie, Éducation, Divertissements, Travail, Droit, Politique, Religion, Sexualité et Guerre. L’auteur poursuit que l’établissement de ce système d’injustice est très édulcoré pour ne pas être évident aux yeux de la société. Le racisme exerce son influence dans tous les domaines de la vie humaine, à savoir: 


 
1. Économie (Ordre économique injuste)

2. Éducation (Éducation dégradante pendant et après la colonisation)

3. Divertissements (Films cow-boys ou Tarzan dégradant pour les autochtones)

4. Travail (Exploitation à outrance de la main d’oeuvre des pays sous-équipés, Difficultés de promotion pour les minorités)

5. Droit (Application injuste de la loi selon la race. Exemples: U.S.A., Afrique du Sud)

6. Politique (Instauration des leaders facile à contrôler dans les autres continents, Assassinat des leaders nationalistes jugés dangereux pour le système)

7. Religion (Destruction des religions locales et imposition des religions étrangères pour faciliter l’esclavage et la colonisation)

8. Sexualité (Tentative d’imposer le modèle occidental en matière de sexualité)

9. Guerre (Intervention d’armes chimiques et biologiques pour défendre des intérêts économiques et politiques)
Ce qui précède sert à te donner une idée générale sur cette dynamique. Nelley Fuller nous a démontré en long et en large que si l’on ne comprend pas cette dynamique tout ce qu’on croit comprendre sur le racisme ne sera qu’une confusion totale. C’est la philosphie même du système: cacher son fonctionnement. C’est pourquoi il n’a jamais été ni légiféré ni criminalisé alors que ses coûts sociaux et économiques sont palpables. 

# Posté le dimanche 06 janvier 2008 15:17

Modifié le dimanche 06 janvier 2008 15:39

Le racisme: un désordre mental (Suite )

un désordre mental  (Suite )

  1. Dans The Isis Papers, Dr. Frances Cress Welsing, une éminente psychiatre africaine-américaine extrapole la définition du racisme et son but: « le racisme est un système de pouvoir local et global structurés et maintenus par des personnes qui se classifient comme blancs, soit consciemment ou subconsciemment. Il consiste en modèle de perception, logique, formation de symboles, pensée, expression et réaction émotionnelle simultanément exercés dans l’ensemble des activités de la vie humaine (Économie, Éducation, Divertissements, Travail, Droit, Politique, Religion, Sexualité et Guerre) ».
    C’est pourquoi il existe une histoire bien documentée de lynchage et de castration des hommes noirs aux U.S.A.
    Dr. Cress énumère trois méchanismes psychologiques de défense dévelopés par ces individus:

    1. Répression: Ils répriment la conscience de l’appartenance des autres à la famille humaine.

    2. Formation de réaction: Élaboration de la théorie de la supériorité blanche sur les autres peuples

    3. Projection: l’attitude consistant à blâmer les victimes du racisme. 

Examinons maintenant le point de vue du Dr. Cheikh Anta Diop aux idées controversées de Dr. Welsing. Dans Great African Thinkers, Vol. I, édité par le Dr. Ivan Van Sertima, professeur d’Études Africaines, Shawna Moore posait la question suivante à Diop:
Dr. Frances Cress Welsing a déclaré que l’origine du racisme doit être trouvé dans la conscience des blancs de leur statut de minorité et leur déficience mélanique en comparaison à la majorité pigmentée de l’humanité. Quelle est votre opinion?

# Posté le dimanche 06 janvier 2008 15:22

Modifié le dimanche 06 janvier 2008 15:59

Le racisme: un désordre mental (Suite 2)

 Voici la réponse du Dr. Cheikh Anta Diop: « Il n’y a aucun doute que la race blanche qui est apparue pour la première fois environ 30 000 avant J.C. était le produit d’une dépigmentation.
Façonnés par leur berceau environnemental, ces premiers blancs nomades ont undubitablement dévelopé une conscience sociale typique à l’environnement hostile dans lequel ils étaient confinés pendant une longue période. La xénophobie est l’un des traits de cette conscience sociale. Si nous allons au fond de sa constitution psychique et la conscience individuelle, nous allons être d’accord avec Dr. Cress.
Je crois que Dr. Cress a correctement déterminé que l’origine du racisme est un réflexe de défense. Le racisme est une réaction d’une peur non avouée. Le raciste est quelqu’un qui a peur de quelqu’un ou quelque chose qu’il ne peut pas contrôler. C’est que je trouve de remarquable est qu’au niveau des attitudes face aux autres races, les noirs ont une approche différente. Les noirs ne sont pas racistes. Les noirs n’ont pas peur de contacts ethniques. Les blancs en ont peur! Ce qui est très évident, cependant, est que la xénophobie est définitivement un trait enraciné dans la culture européenne depuis belle lurette. Une des faiblesses de la civilisation noire était son ouverture et son cosmopolitisme. Aujourd’hui, une des faiblesses des sociétés africaines reste encore le maintien de ce trait cosmopolitain. Le nationalisme étroit, la xénophobie et l’exclusion des étrangers n’ont jamais été une politique des cultures africaines. Nous trouvons ces traits toujours associés aux cultures indo-éuropéennes ».

Diop a parfaitement raison car le noir étant l’homme original duquel provient toutes les autres races n’a aucune raison d’en avoir peur. Pour quelle raison un parent doit-il avoir peur de son enfant devenu savant ou ingénieur? Cependant, nous remarquons que la virulence du racisme est directement proportionnel à la teneur de mélanine dans la peau.
Ici en Ontario, le rapport Stephen Lewis initié par l’ancien Premier Ministre Bob Rae l’a Éloquemment démontré.
Sur le plan psychologique, le Dr. Asa G. Hilliard III, psychologue, kémitoloque (égyptologue) et éducateur de haute renommée, examine le racisme en ces termes: « Denial of reality is the first indication of mental disorder » (Le déni de la réalité est le premier indice du désordre mental).

  1. Il nous explique que le racisme est un mécanisme de défense caractérisé par les comportements suivants:

    • Déni de la réalité: Réfuser d’accepter que l’autre personne est un être humain égal à soi-même.

    • Distortion de la perception: Les pyramides n’ont pas été construites par des noirs comme les disent les auteurs grecs de l’antiquité mais on va chercher des extraterrestres ou des blancs mythiques comme constructeurs

    • Phobie devant la différence: Cette personne est pigmentée, elle est différente. Je ne m’assoie pas à côté d’elle.

    • Illusion de grandeur: Je suis supérieur à tout le monde. Je suis la race pure. 


Projection du blâme: La tendance à toujours blâmer la victime du racisme pour se déculpabiliser.

Je viens de présenter des experts seulement pour le besoin de la cause. En ce qui concerne les africains-américains, peux-tu citer le nom d’un groupe que tu connais et qui a détruit ou est capable de détruire l’avenir, la croissance économique voire même éliminer physiquement un seul membre de la communauté blanche, chinoise ou coréenne aux U.S.A.? Le racisme est un système basé non pas sur la rhétorique ou un simple débordement émotionnel mais l’application d’un plan sinistre et machiavélique allant jusqu’à l’élimination physique de la personne faisant objet de cette haine virulente.
Au Soudan, c’est la race dite intermédiaire arabe qui tue les noirs autochtones. En Afrique du Sud, la Commission de la Vérité et la Réconcilation a revélé des plans diaboliques visant l’élimination des noirs par médicaments et poissons conservés.
Les Katangais qui tuaient les Lubas au Congo n’ont rien à avoir avec le racisme. C’est de l’ethnocentrisme (je n’utilise pas tribalisme parce que le sens est péjoratif) qui a été exploité par Mobutu et Kyungu pour leurs intérêts politiques. Il n’y a pas de racisme entre deux groupes de même race. Profitons de cette occasion pour proposer que les pays africains étudient à fond le problème de l’ethnocentrisme en vue déterminer le cadre juridique dans lequel il doit être combattu car les coûts sociaux et économiques sont palpables.
Extrapoler le racisme pour englober des conflits ethniques est une démarche de cette minorité eurocentrique dans l’effort de tout globaliser et emmener ainsi la majorité de l’humanité à participer inconsciemment dans ce machiavélisme affreux. Il est temps de plus tomber dans les pièges stratégiques suprémacistes qui s’adaptent au changement socio-économiques de l’heure.
Non, mon cher! Le racisme n’est pas inné chez nous. L’histoire de l’Afrique démontre notre hospitalité envers les étrangers. Voilà pourquoi il faut examiner les choses selon notre centre d’existence, selon le point de vue africain et à la lumière nos documents historiques.
Tu parles de mélange ethnique sans politique adéquate? Nous l’avons vécu et continuons à le vivre au pays! Tous les commerçants Belges, Grecs, Portugais, Libanais, Indiens et Pakistanais de la Gombe, qui les dérangaient? Qui en avait peur en raison de leur apparence physique ou la teneur de la mélanine dans la peau? Qui brûlait leur maison ou voiture? Qui les a tué? Même après le pillage, ils sont rentrés. Pourquoi? Parce qu’on est cosmopolite et hospitalier comme Diop nous l’a clairement démontré! Nous l’avons hérité de Kemit (Égypte ancienne) et la Nubie. Si l’homme et la femme – quelque soient la race et/ou ethnie – pratiquaient l’amour du prochain, on n’aurait même pas le temps de discuter de ce sujet. Nos ancêtres l’ont démontré quand ils ont dirigé le monde à leur époque. Il n’y avait pas de perfection, bien sûr, mais généralement, tout le monde vivait en paix et en harmonie. Les égyptologues occidentaux sereins reconnaissent cette vérité.

http://nubiennes.skyrock.com/187.html

23 septembre, 2007

Le 26 juillet 2007, à Dakar (Sénégal), le Président Français Nicolas Sarkozy universite_de_dakar.Le 26 juillet 2007, à Dakar (Sénégal), le Président Français Nicolas Sarkozy universite_de_dakar.

Quand Sarkozy déclare la guerre à l’Afrique 

Transmis par adminKMM2 le 18 septembre 2007 à 11:59:10 CEST
Contribution de
Anonyme

Le 26 juillet 2007, à Dakar (Sénégal), le Président Français Nicolas Sarkozy universite_de_dakar.79184.html

Publié dans AFRIQUE : Ceux qui luttent, ACTUS ET DEBATS AFRIQUE |

prononçait un discours injurieux sur l’Afrique. Le président Sarkozy, prétextant avoir le langage de vérité, a osé  dévoiler  le fond d’une pensée qui semble être  la parole officielle française. Un mois après, ce discours continue de faire couler beaucoup d’encre et de salive en Afrique. Pour certains comme  Jean François Bockel, secrétaire d’Etat à la francophonie, le discours du président français, permet de réactualiser le débat sur l’Afrique. Quant à  Dominique de Villepin, ancien Premier ministre français, critique vis-à-vis de la politique africaine de Nicolas Sarkozy, trouve  que certains propos « tenus à Dakar sur l’homme africain qui n’entrerait pas suffisamment dans l’avenir »[i] sont affligeants. Au surplus, les vives réactions des intellectuels africains et l’émoi suscité par ce discours vont incontestablement le ranger dans les annales de l’histoire. L’arrière plan du discours au goût raciste,  très  nombriliste et plein de mépris mérite une réponse claire et musclée de la Nouvelle Jeunesse Africaine (NJA). Pour la France, l’Afrique est sous-développée à cause des nombreux conflits, de la corruption et du manque de savoir faire. Au regard de ce discours qui s’inscrit dans une anthropologie raciste où la France de Sarkozy méprise les africains, il convient de relever la gravité des allégations et les dispositions à adopter.

Le substrat idéologique du discours du 26 juillet

L’émotion passée, on se rend compte que le discours oh combien injurieux du président Français a un fond idéologique. Prétextant s’adresser aux “jeunes d’Afrique”, Sarkozy, sans contrition, dans l’amphithéâtre de l’université Cheikh-Anta-Diop décide de proclamer ironiquement son amour du continent : “J’aime l’Afrique, j’aime et je respecte les Africains”, a-t-il dit. La vérité c’est que  le président Sarkozy ne respecte pas les africains, à commencer par notre culture. En choisissant  de parler de « l’homme africain » dans une université qui porte le nom du savant africain, Cheikh-Anta-Diop, le Président Sarkozy tentait ainsi à travers des sentences définitives et globalisantes, à forte teneur culturaliste, voire essentialiste, remettre en question l’œuvre de ce savant. Or déjà Cheikh-Anta-Diop démontrait, avec brio, que l’Égypte antique était peuplée d’Africains noirs et que la langue et la culture égyptiennes se sont ensuite diffusées dans l’Afrique de l’Ouest. Ainsi, pour le professeur Jean Vercoutter[ii] : « l’Égypte était africaine dans son écriture, dans sa culture et dans sa manière de penser ». Le professeur Leclant a reconnu ce même caractère africain dans le tempérament et la manière de penser des Égyptiens. Selon Günter Bräuer[iii], les fossiles humains sont d’autant plus anciens qu’ils se trouvent en Afrique, au cœur de l’Afrique. Si l’Afrique est « le berceau de l’humanité », alors non seulement l’Afrique a un passé, mais aussi l’histoire de l’Afrique serait inaugurale, voire matricielle. L’homme d’aujourd’hui y a expérimenté les plus anciennes techniques culturelles avant d’aller conquérir la planète. C’est ainsi que la fabrication d’outils (lithiques), la poterie, la sédentarisation, la domestication, l’agriculture, la cuisson, etc. sont attestées en Afrique antérieurement à tout autre endroit du monde. L’Afrique était au cœur de l’histoire lorsque les puissances esclavagistes d’Europe (Portugal, Espagne, Angleterre, France, Hollande, etc.) ont connu l’Afrique. Nous étions au cœur de l’histoire lorsque  l’Europe, par une occupation coloniale, a balkanisé et émietté  notre continent.

 En affirmant : que « Le drame de l’Afrique, c’est que l’homme africain n’est pas assez entré dans l’Histoire (…). Jamais il ne s’élance vers l’avenir (…). Dans cet univers où la nature commande tout (…), il n’y a de place ni pour l’aventure humaine ni pour l’idée de progrès. », C’est sous estimer les africains et leur riche histoire. Se peut-il que le président Sarkozy n’ait pas une vision nette de l’histoire de l’Humanité car notre histoire n’est pas celle qui est enseignée dans les écoles occidentales mais celle qui est écrite par les africains.

La justification de la colonisation

Avec habileté, le président Sarkozy insulte la mémoire de nos ancêtres, en justifiant son refus de repentance. Pour lui, « Le colonisateur est venu, il a pris, il s’est servi, il a exploité, il a pillé des ressources, des richesses qui ne lui appartenaient pas. Il a dépouillé le colonisé de sa personnalité, de sa liberté, de sa terre, du fruit de son travail.

Il a pris mais je veux dire avec respect qu’il a aussi donné. Il a construit des ponts, des routes, des hôpitaux, des dispensaires, des écoles. Il a rendu fécondes des terres vierges, il a donné sa peine, son travail, son savoir. Je veux le dire ici, tous les colons n’étaient pas des voleurs, tous les colons n’étaient pas des exploiteurs ». Dans son discours aux allures ostentatoires, superfétatoires, au delà des fastes cérémonials et du caractère  incantatoire, c’est la volonté de tronquer et de travestir l’histoire qui irrite.

En  falsifiant l’histoire, le président français, par un effort dont lui seul a le secret, arrive à transformer la victime en coupable, le bourreau en bienfaiteur. Cette manière indigne et malhonnête de traiter la colonisation finie par convaincre sur les motivations d’un personnage aux discours, parfois superficiels. Le président Sarkozy a oublié de citer Jules Ferry, pour qui, « la colonisation est fille de l’industrialisation ». La colonisation a permis à l’Europe de satisfaire ses besoins en matières premières et de trouver de marchés et d’espace d’investissement. L’Afrique devenait ainsi un réservoir de matières premières et un déversoir de produits manufacturés. C’est grâce à cette colonisation que le Sénégal se spécialisa  dans la production de l’arachide pour alimenter les huileries et savonneries de Marseille.  C’est la colonisation qui a fait de la Côte d’Ivoire, un pays producteur de café et de cacao, les matières premières indispensables à la fabrication du chocolat.

L’objectif premier de la colonisation n’était pas de construire des écoles et des hôpitaux à des  « indigènes » mais de piller leurs ressources naturelles et minières. Pour transporter les ressources pillées, il fallait construire des ponts, des routes etc.  Pour éduquer les traitres, les relais entre le colon et les populations locales, il fallait construire des écoles pour leur instruction.  Pour donner les premiers soins aux colons sur place et leurs auxiliaires, le colonisateur construisit des dispensaires et des hôpitaux. S’il est vrai qu’après le départ des colons, ces infrastructures ont bénéficié aux populations locales, le terme  d’effet positif de la colonisation est impropre. Dans ce cas, on parle plutôt d’externalité positive. Il est temps que monsieur Sarkozy laisse aux historiens la responsabilité d’évaluer l’impact de la colonisation sur le développement de la France et de l’Afrique, au regard des mutations sociales, politiques et culturelles qu’elle a induite dans les progrès économiques respectifs. Personne ne peut écrire l’histoire de l’Afrique à la place des Africains. L’heure est venue de repenser l’Afrique autrement qu’avec des rapports condescendants. Le locataire de l’Elysée gagnerait à lire Paul Bairock[iv], pour qui le sous-développement est un phénomène historique car « jusqu’à la fin du 17e siècles, les écarts dans les niveaux de développement économiques et techniques des divers pays étaient peu important ». C’est la colonisation qui a désarticulé et retardé notre développement. Mieux vaut peut-être méditer sur les leçons de l’histoire car le voile des verbiages pleutres et intéressés est levé.

Les vraies causes du retard de l’Afrique

Nul ne peut contester,  que l’Afrique a sa part de responsabilité dans son retard toutefois, les occidentaux n’ont pas de leçon à donner aux africains. Pour Sarkozy, l’Afrique est en retard parce que : « Le paysan africain [.] dont l’idéal de vie est d’être en harmonie avec la nature, ne connaît que l’éternel recommencement du temps rythmé par la répétition sans fin des mêmes gestes et des mêmes paroles. Dans cet imaginaire où tout recommence toujours, il n’y a de place ni pour l’aventure humaine ni pour l’idée de progrès. ». Une telle affirmation serait peut-être la preuve d’une ignorance complète de l’histoire économique et politique de l’Afrique. Pour Sarkozy, l’Afrique est la terre des « génocides » de la « corruption », de la « violence » et des « guerres ethniques ». Il est vrai que les conflits constituent une entrave importante au développement socio-économique des pays africains. Selon les spécialistes, l’Afrique a connu depuis 1945 environ 80 conflits et 53 coups d’états depuis 1952 ; au nombre des causes, il convient de noter que la décolonisation et la balkanisation de l’Afrique n’ont engendré que des micro-Etats, des États artificiels, sans cohésion, sans viabilité. Monsieur Sarkozy  a oublié que les multinationales françaises instrumentalisent des conflits régionaux ou locaux pour obtenir ou conserver des marchés et des concessions. Coups d’Etat en Guinée-Bissau (septembre 2003) et à Sao-Tomé-et-Principe (juillet 2003), tentatives de putsch au Burkina Faso et en Mauritanie (octobre 2003), renversement de M. Charles Taylor par une rébellion au Liberia (août 2003), remous politiques au Sénégal (année 2003), déstabilisation de la Côte d’Ivoire (depuis septembre 2002)… Le président français a peut-être oublié qu’au nom des prétendus accords de défense signés au moment des indépendances ,dans  le cadre de la coopération militaire entre la France et huit pays(Côte d’Ivoire (Avril 1961), Centrafrique (Août 1960), Djibouti (Juin 1977), Gabon (Août 1960), Sénégal (1960 et mars 1974), Cameroun (novembre 1960 et février 1974), Comores (1973 et novembre 1978), Togo (juillet 1963)), ses soldats agissent comme des mercenaires, pour imposer la majorité des satrapes au pouvoir en Afrique. Depuis des décennies, les compagnies pétrolières interviennent dans la vie politique et économique des pays concernés. Si ce n’est pas la mise en place ou le cautionnement des régimes responsables de violations massives des droits humains ou l’alimentation et encouragement des circuits de corruption, à l’étranger (surtout en France). Qu’a t-il à redire de la corrélation entre la volonté des nigériens de contrôler leur Uranium et la rébellion subite, étrange du nord du pays ? Qu’a t-il à redire de la guerre que la France fait subir à la Côte d’Ivoire ?

En imposant des présidents corrompus au pouvoir, ces derniers qui n’ont de cesse de piller les ressources financières de l’Afrique au profit de comptes occultes et biens immobiliers somptueux, la France ne peut se placer en donneuse de leçon. Le président français a t-il oublié que le pillage organisé de nos ressources naturelles et minières nous prive de moyens de financement de nos économies ? Ne sait-il pas qu’Elf et le nouveau groupe TotalFinaElf tirent respectivement environ 70 % et 40 % de sa production sur le continent africain ? Le président est-il devenu amnésique au point d’occulter que les stars du CAC 40 s’enrichissent en Afrique ? Est-il besoin de rappeler que le  monstre industriel Total-Fina-Elf est surtout actif en Asie (notamment en Birmanie) avec Total, en Afrique du Nord (particulièrement en Libye) avec Fina et en Afrique noire (Angola, Congo, Gabon, Cameroun, Tchad…) avec Elf. Alors que leurs richesses sont honteusement pillées, selon le classement des Nations unies, le Nigeria et l’Angola, les deux principaux producteurs africains de pétrole se trouvent actuellement au rang des nations les plus pauvres, plus précisément les plus appauvries par trois décennies d’exploitation pétrolière.

Sarkozy, défenseur de la Françafrique et de la Mafiafrique

Peut-on encore croire à monsieur Sarkozy qui, la main sur le cœur jurait en finir avec les réseaux occultes entre l’Afrique et la France. Lors de la présentation de son programme en matière de politique étrangère, monsieur Sarkozy déclarait : «   L’Afrique n’est pas notre pré-carré ” et  ” Il nous faut les (Africains) débarrasser des réseaux d’un autre temps, des émissaires officieux qui n’ont d’autres mandats que celui qu’ils s’inventent. Le fonctionnement normal des institutions politiques et diplomatiques doit prévaloir sur les circuits officieux qui ont fait tant de mal par le passé. Il faut définitivement tourner la page des complaisances, des secrets et des ambiguïtés, notamment avec nos partenaires africains et arabes ». Ses liens d’amitié avec M. Bongo, défenseur des intérêts pétroliers français mais peu soucieux de transformer les richesses de son pays pour son développement, accrédite le constat d’une certaine inertie de la politique africaine de la France, loin de la rupture revendiquée. Ses accointances avec M. Sassou  Guesso, le dictateur congolais inquiète autant que ses relations avec M. Kadhafi. Les jeunes africains ne sont pas dupes, Sarkozy s’inscrit dans la Françafrique, cette coalition hétéro*****e composée de présidents africains et de multinationales dont le but final est de maintenir au pouvoir des dirigeants corrompus afin d’orchestrer le pillage systématique des fabuleuses richesses de l’Afrique. Ce système d’origine réactionnaire, droitière, conservatrice, arrière-gardiste, qui est en vérité un instrument de la stratégie néocoloniale française, a la sympathie du Zorro français.

La nécessité d’un divorce entre l’Afrique et la France 

Si les allégations du Président français ne témoignent pas d’une méditation attentive, il n’en demeure pas moins qu’elles doivent permettre à l’Afrique de prendre ses distances vis-à-vis de la France.  Celui qui ose dire que « l’africain ne s’élance jamais vers l’avenir » a sans doute oublié que depuis l’aube de l’humanité jusqu’à l’orée du 3e millénaire et cela en passant par les grandes étapes de l’histoire et l’évolution des civilisations, « l’homme africain » n’a jamais fait l’économie de son génie. Certes, il faut négliger les observations pittoresques et les analyses simplistes d’un homme au caractère agité et impulsif toutefois, c’est l’occasion pour les Etats africains de montrer à la France qu’elle ne pèse pas un grain de sénevé sans l’Afrique. Dans sa volonté d’agonir l’Afrique d’injures, monsieur Sarkozy oublie de reconnaître que le pillage de nos ressources nous empêche d’investir dans l’éducation, la santé, la recherche et développement, facteurs essentiels à la croissance et le développement. Depuis les indépendances, l’élite africaine, cette élite à la conduite licencieuse, de connivence avec les milieux d’affaires français ont détourné les ressources financières  destinées au développement. C’est donc le moment pour les pays africains, de remplacer les sociétés pétrolières et minières occidentales, par des sociétés nationales ou les nationaliser le cas échéant.  C’est ce qu’ont fait les pays d’Amérique Latine, appelés aujourd’hui pays émergents. C’est ainsi qu’en dépit des prédictions apocalyptiques de monsieur Sarkozy, l’Afrique se positionnera durablement sur le chemin du développement. C’est en tournant le dos à la France que les pays africains établiront l’acte de naissance de leur développement. Il suffit de comparer les pays anglophones d’Afrique à leurs homologues francophones pour  se rendre compte que leur mariage avec la France n’a apporté que  désolation  et malheur. L’Afrique doit aujourd’hui prouver son existence en marchant et non en regardant marcher, en se réappropriant de façon péremptoire son système de production, aux mains des nébuleuses occidentales.

Vive l’Afrique libre et prospère !

Prao Yao Séraphin

Président du MLAN

www.mlan.fr

contact@mlan.fr
 


[i] Entretien avec la radio Europe 1, le Lundi 3 septembre 2007

[ii] Jean Vercoutter est un égyptologue français, né le 20 janvier 1911 et mort le 16 juillet 2000

[iii] Günter Bräuer, paléo-anthropologue de l’Université de Hambourg (Allemagne)

[iv] Paul Bairock, Le tiers-monde dans I ‘impasse. (Paris 1971) pp. 172-3
les extraits du discours du 26 juillet 2007 sont sur le site suivant : http://www.elysee.fr/elysee/elysee.fr/francais/interventions/2007/juillet/allocution
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WOUTER BASSON DIT DOCTEUR DE LA MORT OU L’EXTERMINATION D’UNE NATION

wouter basson dit docteur la mort ou l’extermination d’une nation

wouter basson dit docteur la mort ou

l’extermination d’une nation

Transmis par adminKMM2 le 20 juillet 2007 à 07:10:40 CEST
Contribution de
Anonyme

« Les blancs peuvent aujourd’hui dire : je ne savais pas. Mais ils ne pourront jamais dire à nouveau : cela n’a pas eu lieu. » Un des ministres du Congrès national africain (ANC)

La stratégie empruntée par le gouvernement de l’apartheid dans les années 80 fut disons, assez effroyable. Le Freedom Front, organisation politique de droite prônant l’établissement d’un territoire afrikaner en Afrique, voyait en Nelson Mandela et sa démocratie une véritable menace pour le poids politique de la communauté afrikaner. Les dirigeants du Freedom Front décidèrent d’employer la manière forte afin de contrecarrer les votes noirs. Quand on dit forte, on peut amplement en exagérer le sens. Le gouvernement raciste mit sur pied une unité spéciale chargée du Chemical and Biological Warfare. Nom de code : Project Coast. Le général Constand Viljoen, responsable de la Défense sud-africaine et l’un des leaders du FF, fut celui qui entérina le projet. Viljoen était proche du fasciste Jean-Marie Le Pen, chef du Front National , de qui il avait adopté sa politique frontiste. Il chargea le docteur Wouter Basson, l’abominable Docteur la Mort, de l’expansion du projet. Celui-ci avança l’idée que moins il y aura de noirs, moins il y aura de votes noirs et que cela représentait la clé du succès. On ignore à ce jour, combien de personnes ont péri dans ces expériences.

On injecta des dizaines de millions de francs dans le développement d’un laboratoire militaire technologiquement suréquipé près de Pretoria, à Roodeplaat. On déclenche des recherches ultra-secrete pour concevoir une molécule mortelle, sensible à la mélanine qui pigmente la peau des noirs. Une arme destructive pour exterminer la population noire. On étudiait aussi la possibilité d’introduire des virus parmi la communauté noire. Pire, malgré les nombreuses signatures de traités de non-prolifération biochimique ou l’embargo du régime d’apartheid, plusieurs pays tels que les États-Unis, l’Angleterre, Israël, la Suisse, la France mais aussi l’Irak et la Libye, contribuèrent généreusement à ce projet.. On peut se demander à quoi servent les traités qu’on nous fait avaler. Le Dr. Basson prévoyait la diffusion d’anthrax, de choléra, de culture botuliques, de cyanure, d’aldikarb, de thallium, de paroxon et d’un lacrymogène extrêmement puissant. On voulait aussi trouver un moyen de stériliser en masse les femmes noires. Il distribuait beaucoup de drogue dans les centres-villes, telles que l’ecstasy et le mandrax.

“Dr la mort”, Interv Itélé 2002
envoyé par tristao

Wouter Basson était médecin dans l’armée et général de brigade. Il était bien connu dans les cercles étrangers et de nombreux pays avait bénéficié de ses conseils. Il était aussi le médecin particulier de Pieter Botha, leader politique sud-africain. En 1981, il avait participé à une conférence restreinte sur la guerre biologique et chimique à San Antonio aux Etats-Unis. Il se rendit ensuite en visite officielle à Taïwan, en Israël, en Allemagne et en Croatie. Il acquit de nombreuses informations auprès de chercheurs britanniques, américains et canadiens. Il conçut de la lessive en poudre explosive, des canettes de bière au thallium (un poison à base de mercure), des chocolats au cyanure, un tournevis au manche piégé d’une substance létale injectable. Il était aussi un spécialiste de l’anthrax et fabriquait des enveloppes enduites de ce virus !! Est-ce que ça vous rappelle une histoire qui vient se passer voilà peu de temps aux États-Unis ? Il fabriquait des cigarettes à l’anthrax pour inoculer le virus par la voie pulmonaire de ses victimes. Ses expérimentations sont aussi ignobles que celles effectués par les médecins nazis durant la seconde guerre mondiale.

Ses activités ne furent découvertes qu’en 1998, lorsque la Commission Vérité et Réconciliation (CVR) procédèrent à une enquête sur les méthodes utilisées par le régime de l’apartheid. On accusa Wouter Basson de meurtre, d’escroquerie et de trafic de drogue. C’est pendant les auditions de la Commission que plusieurs anciens membres des forces spéciales du régime d’apartheid ont avouées avoir contribué à la propagation des objets fabriqués par le docteur Basson. Il fût accusé de 46 chefs d’accusations devant la Haute Cour de Pretoria par les représentant de la CVR, dont le président Desmond Tutu, chef de l’Église anglicane et archevêque du Cap de 1986 à 1996 ; Me Dumisa Ntsebeza avocate sud-africaine des droits humains et responsable des enquêtes ; le docteur Fazel Randera, inspecteur général des services secrets sud-africain et Mme Wendy Orr, le médecin légiste de Port-Elisabeth qui déclara aux autorité l’usage de la torture par la police. Le docteur Basson et ses 4 avocats afrikaners mentirent à répétition devant le juge Willie Hartzenberg, un ancien juge du régime de l’apartheid qui favorisait l’accusé Wouter Basson selon les avocats de la défense. Ce procès est une preuve immanquable de la justice qui fut bafouée à la vue de tous.

Durant tous le procès, Wouter ne cessera de dire que son travail effectué en Afrique du Sud n’était que pour endiguer la vague du communisme. Pendant l’emprisonnement de M.Mandela, on l’accuse d’avoir cherché à l’empoisonner mais il se défendit en disant qu’il ne cherchait qu’à le protéger des supposés attaques des membre de l’ANC , qui n’aimait pas Mandela. La CVR rendit un rapport de cinq volumes de plus de trois milles pages sur les audiences qui se sont tenus pendant deux ans. Ce rapport, qui fût rendu public, y décrivait toute la barbarie des actes posés par ces hommes. Il y avait dans ce rapport, une page concernant M.Frederik De Klerk, un des personnages clé de l’Apartheid et leader du Parti national de 1989 à 1997. Cette page fut retirée in extremis suite à la demande de M. De Klerk et on déclara statuer sur son cas plus tard. Le colonel De Kock, responsable de l’ancienne police secrète sud-africaine, a dévoilé que M. De Klerk avait donné l’ordre de lancer un raid au Transkei en 1993 où cinq adolescents âgés de 12 à 19 ans avaient péri dans une maison considérée comme une cache des combattants du Congrès panafricain . Pendant que M. De Klerk négociait avec les anti-apartheids, il ordonnait des actions secrètes contre eux. Il l’avait dit pourtant : jamais il ne négocierait son pouvoir.

La menace communiste brandit par le Dr. Basson cachait en réalité une véritable obsession raciale. Il était bien pratique pendant la guerre froide de faire passer ça sur le dos des communistes mais après le contexte de cette guerre, ça n’avait plus aucun sens. Au chapitre de l’économie, les dirigeants de l’apartheid peuvent se vanter d’avoir gagné le monde des affaires. En Afrique du Sud, on recensait des records d’inégalité : 20% de la population possédait 75% des richesses. L’apartheid à contribué largement au fossé entre riche et pauvre.

Le 12 avril 2002, le Dr.Wouter Basson est acquitté par le juge Hartzenberg et Desmond Tutu parle d’un « jour sombre pour l’Afrique ». Durant l’enquête, trois cd-rom du Dr. (compilation faite de ses expériences) disparurent subitement. Aujourd’hui, Wouter Basson travaille toujours pour le ministère de la défense et pis, il est cardiologue à l’Hôpital Académique de Prétoria.

Ce procès peut-être considéré comme une vraie farce. Le sens de la justice n’a ici aucune valeur morale. Pire encore, aucun pays accusé d’avoir participé à ces expériences n’ont voulu présenter la moindre excuse ou dédommagement. Qu’est t’il arrivé avec tout l’arsenal chimique qui avait été développé ? De plus le principal instigateur de ce projet est encore un membre de l’armée sud-africaine ! Et tous les traités de non-prolifération des armes nucléaire qu’on nous balance à grand coup d’encre ne sont nulle autre qu’un façade pour abriter la vérité. Il serait urgent de mettre sur pied une commission internationale indépendant afin de trouver ces stocks d’armes chimiques. Les séquelles provoquées par cette guerre atroce se prouveront de génération en génération, La ségrégation raciale et l’apartheid peut maintenant être classé dans le livre noir des crimes contre l’humanité où figure ceux perpétré par l’Allemagne nazi.

L’Apartheid disculpé

Le Docteur la Mort disculpé

dimanche 8 juin 2003, par Saïd Aït-Hatrit

La Cour d’appel de Bloemfontein a rejeté mardi la révision du procès d’un des plus grands criminels sud-africains sous le régime d’Apartheid : le Docteur Wouter Basson, dit ” Docteur la Mort “. Le responsable du programme militaire secret d’armes chimiques et biologiques, Project Coast, avait été acquitté le 12 avril 2002 des charges qui pesaient contre lui, à l’issu d’un procès controversé

Le Docteur Wouter Basson, dit ” Docteur la Mort “, ne sera pas rejugé. Le 11 avril 2002, le chercheur avait été acquitté des charges de fraudes au fisc, production massive de drogue et de meurtres (46 selon Amnesty International) qui pesaient contre lui, à l’issu d’un procès très controversé. ” Un jour sombre pour l’Afrique du sud “, avait commenté Monseigneur Desmond Tutu, président de la Commission Vérité et Réconciliation (CVR). Mardi, la Cour d’appel de Bloemfontein a jugé que le ministère public n’est pas parvenu à prouver la partialité du juge qui a acquitté Basson.

Ce dernier était sous l’Apartheid le responsable du programme militaire secret d’armes chimiques et biologiques appelé Project Coast. Un programme qui visait, entre autre, à créer ” une molécule mortelle, sensible à la mélanine qui pigmente la peau des Noirs. Autrement dit, une arme d’extermination éthniquement sélective “, explique Tristan Mendès-France, journaliste auteur de Dr la Mort : Enquête sur un bioterrorisme d’Etat en Afrique du sud.

Toupet

12 ans après l’abolition de l’Apartheid, ce dénouement prouve que la justice n’est pas prête d’être rendue sur les exactions commises durant cette période de l’histoire sud-africaine. Aujourd’hui, ultime humiliation pour ses victimes, Wouter Basson demande même à être rétabli dans ses fonctions au sein de la Force nationale de défense sud-africaine (SANDF), dont il a été évincé en 1992. La boucle est bouclée. L’Apartheid est disculpé, peuvent penser les nostalgiques de la doctrine politique.

Durant les trente mois du procès Basson, l’accusation a présenté d’innombrables preuves, constituées de déclarations de plus de 200 témoins et de milliers de pages de do*****ents. Côté défense, un seul témoin : Wouter Basson. Le juge Willie Hartzenberg, qui fit part à de nombreuses reprises de son ennui devant certaines preuves apportées par l’accusation, accordera finalement crédit à la version de l’accusé. La cour conclu notamment que ” le ministère public n’avait pas prouvé de manière irréfutable que le Dr Basson avait participé à un complot en vue de fournir des produits dangereux à des agents de l’armée “, explique l’ONG Amnesty International.

Amnistie pour les meurtres

Pour ce qui est des accusations de meurtres, le juge Hartzenberg, nommé sous l’Apartheid, conservateur et controversé, s’était déjà employé à réduire leur nombre. Une de ses premières décisions fut de considérer que le Docteur Basson n’avait pas à répondre des accusations de crimes présumés commis en Namibie, en raison d’une amnistie, concernant les forces de sécurité, proclamée en 1990, à la veille de l’indépendance de ce pays. Le ministère public a bien introduit une requête en vue d’obtenir la récusation du juge pour partialité, mais ce dernier a pris soin de la rejeter.

Les procès qui ont aboutit, par le passé, sont rares, expliquent Amnesty International et Human Rights Watch (Vérité et justice : un processus inachevé, février 2003). Parmi ceux-ci, ont peu citer le procès Eugène de Kock, ancien chef de l’unité secrète de la police basée à Vlakplass, reconnu coupable en août 1996 de six meurtres et de 83 autres crimes. Afin de bénéficier de circonstances atténuantes, l’ancien responsable n’avait pas hésité à faire part à la justice de ses secrets, poussant d’autres policiers à parler et solliciter l’amnistie auprès de la CVR.

” Impunité totale “

Mais ce cas est une exception. En octobre 1996, le procès de l’ancien ministre de la Défense Magnus Malan, de l’ancien chef des services de renseignements militaires et de leurs 18 comparses, pour le massacre en 1987 de 14 membres de la famille d’un dirigeant de l’ANC (African national congress), a débouché sur l’acquittement ou une dispense de peine pour tous les accusés. ” L’échec de ce procès, selon Amnesty International et Human Rights Watch, a été l’une des principales raisons pour lesquelles peu d’anciens membres de l’armée ont collaboré avec la CVR. Ces échecs, poursuivent les deux ONG, ont ” permis à certaines branches des anciens services de sécurité de bénéficier d’une impunité quasiment totale, pour des violations graves des droits humains “.

Source : survivreausida.net/a5765-wouter-basson-dit-docteur-la-mort-ou-l-exter.html,

 

(more…)

17 septembre, 2007

L’AFRIQUE PEUT SE DEVELOPPER. VOICI COMMENT! grâce à l’éducation et à l’éthique, la pauvreté ne sera plus une fatalité (Sixtine LEON-DUFOUR) paris

Classé dans : PERSPECTIVE DE DEVELOPPEMENT — tebawalito @ 7:05

 Jeunes de la diaspora africaine. quelle perspective d’avenir?Quel développement?

Nous  fils et fille de la diaspora africaine, sommes  habituées aux clichés dépréciatifs de l’Afrique à tel point, que notre système de pensée les a intégré comme une vérité, ou une sorte de plaie indélébile, inhibant, ainsi tout dynamisme ou projet de notre part, envers notre continent d’origine. Pourtant, lorsque nous regardons les médias : 3A téléssud par exemple ou les journaux spécialisés sur l’Afrique, nous nous rendons  très vite compte, que cette Afrique, que nous portons dans nos pensées restent figée. Alors que la réalité de notre éloignement, ne nous permet pas de l’apprécier à sa juste valeur. Les nombreuses mutations qui s’opèrent échappent à notre cadre de vue. Pourtant  ce continent,   malgré des difficultés d’ordre technologiques, précisons le, évolue sans cesse. Car, la richesse de son sous sol, n’est plus un secret. L’Afrique  en regorge. D’après les prévisions, Elle sera  le  continent d’avenir. Le décollage d’un dynamique de developpement soutenu par  le retour de ses cervaux formés à l’étranger, l’enrichit en technologie,  en technicien   et en devise. Son developpement, ces dernières années le  prouve. Malgré une annonce la désignant comme un continent d’avenir florissant, où il fera bon vivre, notre chere dame ne prend pas la grosse tête.  Elle reste humble conservant ainsi tout son accueil chaleureux, humain  et surtout de partage. L’Afrique ne ferme pas et elle ne fermera pas  sa porte aux étrangers, qui désirent immigrer sur son continent pour s’y installer ou pour un s’installer ou la visiter. Sa générosité n’est plus a prouver. Elle reste humble chaleureuse et unique comme ses grands hommes. Pour exemple : NELSON MANDELA.  Malgré les souffrances infligées aux siens dans certains endroits du globe. L’Afrique ne rendra pas la monnaie, elle restera  ouverte et acceuillante à ceux la même, qui l’ont maltraité et offensée. l’Afrique berceau de l’humanité, trouve ainsi sa profondeur. Afrique belle afrique, un jour tu seras vidée des virus qui t’étouffent.

tebawalito pour vous

 

L’AFRIQUE PEUT SE DEVELOPPER VOICI COMMENT

 (sixtine LEON-DUFOUR P6 magazine managers N°2 la bourgeoisie noire de France)

 

Grâce à l’éducation et à l’éthique, la pauvreté ne sera plus une fatalité

 

La pauvreté dans le monde n’est pas une fatalité. C’est ce que veut démontrer la corrée du sud, à travers l’université Handong (HGU). « Ce que la corée du sud a réussi à faire en 40 ans, ce petit miracle économique, d’autres pays pauvre peuvent y arriver » explique son Président, KIM YOUNG -GIL, qui a fondé HGU voilà 12 ans, après être passé notamment  par des années de recherches scientifiques à la NASA.

En 1953, au sortie d’une guerre particulièrement sanguinaire de trois ans qui a divisé le pays en deux, après des années de sous domination japonnaise, la Corée du sud n’est plus qu’un champ de ruine, un pays exsangu sans aucune ressource naturelle. « Un pays oubliéb des Dieux »ironisa un diplomate européen. Et pourtant grâce à l’immense aide internationale dont nous avons bénéficié, grâce à notre capital humain -notre seule richesse- et au travail- nous sommes devenus la 11è puissance économique mondiale, poursuit KIM YOUNG GIL. Aujourd’hui, nous voulons simplement rendre ce que nous avons reçu. « Calqué sur le modèle des plus grandes universités américaines, HGU prépare pourtant  les étudiants à une autre globalisation : fondée évidemment sur sur des savoirs aussi essentiels que les technologies de l’information, le commerce et le droit, (cette trilogie moteur du monde d’aujourd’hui), mais aussi, et peut-être surtout, sur les valeurs telles que l’hônêteté, l’intégrité et la spiritualité.

« Tout ce qu’il apprennent ici est transcendé par des valeurs morales », explique le Président. Forte de ses convictions, l’université de Handong a crée une MBA le global Enterprise Enterpreneur (GEE), spécifiquement dédié aux étudiants des pays en développement. Ils sont Afghans,Camerounais, Pakistanais, Ouzbeks, Mongols, Vietnaliens, Rwandais ou Congolais, issus d’une soixantaine de pays pauvres et sont formés pour devenir les artisans du décollage économique de leur pays tout en étant des « hommes de bien ». Nous rentrons dans nos pays respectifs avec la possibilité d’y appliquer, tout de suite, un vrai buziness plan, explique YANA Ibragimova, étudiante Ouzbek en commerce international. En ayant, pour la première fois le sentiment d’être partie prenante de la mondialisation ».

Cette vision positive, d’un xxIème siècle emprunt d’humanisme, ne fait pas oublier les fondamentaux éducatifs. Parallèlement aux enseignements classiques – tous dispensés en anglais-, Handong est la première université asiatique à préparer ses jeunes aux barreaux américain, dont elle est partenaire. En juillet 2006, ils étaient 20 étudiants, dont la moitié issus des pays pauvres, à être devenus des avocats à part entière. Des efforts qui portent, puisque ce concept pédagogique, unique au monde, vient d’être choisi par le programme de coopérationUnitwin, placé sous l’égide de l’Unesco, pour servir d’exemple.

Ecrit par Sixtine LEON-DUFOUR? paris

extrait par tebawalito pour vous dans le magazinz MANAGER N°2 sept/oct 2007

 

16 septembre, 2007

L’AFRIQUE CONFIRMEE COMME BERCEAU DE L’HUMANITE

Classé dans : HOMME NOIRE DANS L'HISTOIRE — tebawalito @ 22:22

Nouvelles confirmations de la naissance de l’homme moderne en Afrique noire

L'AFRIQUE CONFIRMEE COMME BERCEAU DE L'HUMANITE dans HOMME NOIRE DANS L'HISTOIRE barre-africamaat

Nouvelles données sur l’origine africaine de l’humanité.

Nouvelles confirmations de la naissance de l'homme moderne en Afrique noire

L’origine monogénétique de l’humanité est un débat qui a très longtemps suscité l’agitation parmi les chercheurs occidentaux. Influencés par les idées néfastes de l’époque des Lumières, ceux-ci ont longuement cherché à nier cette évidence en développant par exemple la thèse polycentriste dont peu d’éléments sont venus confirmés ses fondements.

Pourtant dès l’antiquité, les Grecs posaient comme une évidence, l’origine africaine de l’humanité sans oublier les Africains anciens eux-mêmes qui étaient tous unanimes sur la question.

Aussi, l’une des principales thèses du professeur Cheikh Anta Diop visait à démontrer scientifiquement l’origine africaine de l’humanité, à savoir que le premier Homme moderne dit Homo Sapiens Sapiens Africanus, était un nègre de l’espèce de tous les naturels de l’Afrique. C’est en raison de sa migration vers d’autres lieux et de son acclimatation dans diverses parties du globe, qu’il a connu certaines transformations physiologiques l’emmenant jusqu’à perdre totalement sa mélanine et l’aspect crépu de ses cheveux.

(JPEG) LE PREMIER HOMME MODERNE RECONSTITUTION FAITE PAR LES CHERCHEURS AMERICAINS

Les nouvelles découvertes faites en Ethiopie :

En 2003, la presse internationale a relayé une importante découverte faite, non pas par l’Américain Tim White de l’Université de Californie (Berkeley) comme certains quotidiens français le faisaient croire, mais par un professeur Ethiopien du nom de Berhane Asfaw.

Comme le soulignait la presse française [1] des crânes fossilisés datés d’environ 160.000 ans ont été découverts par le professeur B. Asfaw dans le nord-est de l’Ethiopie. Ces crânes, qualifiés de plus anciens restes connus au monde de l’Homme moderne, ont été découverts près du village de Herto, en pays Afar, à 230 km au nord-est d’Addis Abeba.

La dépêche officielle publiée par l’Université de Berkeley, affectée à l’étude de ces découvertes, révèle ceci :

« The fossilized skulls of two adults and one child discovered in the Afar region of eastern Ethiopia have been dated at 160,000 years, making them the oldest known fossils of modern humans, or Homo sapiens« .

(JPEG)

Il s’agit donc des plus anciens fossiles connus d’Hommes modernes (et non pas d’Hommes presque modernes, comme le suggèrait le journal Libération).

Cette découverte, qui fait l’objet d’une riche publication dans le magazine scientifique britannique Nature, est la seule qui porte l’histoire de l’Homo Sapiens à 160.000 ans, a déclaré le chercheur éthiopien Berhane Asfaw, membre de l’équipe internationale et qui, avec l’Américain Tim White, a travaillé sur ces ossements. (En fait, Asfaw a fait seul la découverte et White a poursuivit l’analyse des ossements dans son laboratoire aux USA).

(JPEG) FOSSILE DE L’HOMME MODERNE DECOUVERT EN ETHIOPIE

Classés sous l’intitulé « d’Homo Sapiens Idaltu« , ces crânes qui appartiennent à deux adultes et un enfant, présentent un petit visage aplati, un front proéminent et une arcade sourcilière réduite.

Des restes de crânes et de dents de plusieurs autres individus ont également été retrouvés. Le crâne le plus complet est celui d’un homme adulte dont les dents sont très usées.

« Vous avez maintenant en Ethiopie la séquence entière de l’évolution humaine  », a assuré Berhane Asfaw.

Un autre article publié le lendemain dans le même quotidien (Libération), a attiré notre attention. Ci-joint un extrait :

« Jusqu’ici, les plus anciens hommes modernes avaient été découverts au Proche-Orient, comme ceux de Qafzeh en Israël, et affichaient 115 000 ans. Ces nouveaux Homo sapiens comblent un fossé : en Afrique, il n’existait quasiment rien entre 300 000 et 100 000 ans« .

Ce n’est pas exact ! Il convient de savoir que d’anciennes recherches sur les hominidés africains des 500 000 dernières années montraient déjà que l’Homo sapiens anatomiquement moderne vivait déjà vers 130 000 av. J. C. en Afrique subsaharienne. Les découvertes de vestiges archéologiques (exemple : crâne d’homme dits « Homo 1 ») prouvaient déjà ce fait.

(JPEG) LE PROFESSEUR BERHANE ASFAW DANS SON LABORATOIRE EN ETHIOPIE

Mais cette découverte du professeur Asfaw pourrait entériner la théorie de l’évolution de « l’Homo sapiens » qui fait de l’Ethiopie le berceau de l’humanité. C’est en effet dans ce pays qu’avaient été découverts Lucy (en 1974), un australopithèque afarensis de 3,2 millions d’années, l’Ardipithecus Ramidus (en 1994) né il y a 4,5 millions d’années, et Millénium Ancestor, sorti du sol en 2001, qui daterait de 6,2 millions d’années.

(JPEG) CRANE DE L’HOMO 1

Références :

[1] Libération du 12/06/2003.

30 août, 2007

CHEIK ANTA DIOP L’EGYPTE NEGRE

Classé dans : NOIR OU BLACK MAIS ILLUSTRE — tebawalito @ 9:39

fouleantad3.jpgetudiantantadiop.jpgcheikimageantadiop1.jpgbrevetantadiop.jpgCheikh Anta Diop : un savant exceptionnel

 

L’histoire extraordinaire d’un savant africain qui a vaincu à lui seul, l’idéologie coloniale.

Cheikh Anta Diop : un savant exceptionnel

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Hotep !

Osiris Cheikh Anta Diop,

Etre parfait qui illumine l’horizon de Ta Meri !

Tu brilles, tu resplendis, tu es lumineux.

Tes chairs revivent, ton âme est noble et ton coeur est en paix.

O maître,

Tu as atteint les champs de Ialou de ton père Amon-Râ

Où tu vis en Maatiou.

Par tes œuvres terrestres,

Tu as fait de nous de humbles « Sem Shou Diop »

Et telle Sothis l’étoile du matin,

Notre Ka se prépare à renaître.

 L’historiographie africaine restera à jamais redevable au professeur Cheikh Anta Diop en ce sens qu’elle lui doit sa naissance, ses premiers balbutiements, sa maturité et son indépendance idéologique.

Le site Africamaat souhaite rendre un nouvel hommage, non seulement à l’homme mais aussi à son œuvre remarquable qui associe savamment, approche méthodologique et rectifications historiques. C’est principalement en raison de sa démarche historiographique strictement scientifique que Cheikh Anta Diop doit son image de chercheur avant-gardiste.

I- Sa jeunesse en Afrique :

 

LE JEUNE C. A. DIOP

En 1923, lorsque Cheikh Anta Diop naît de Magatte Diop et de Massamba Sassoum Diop dans un petit village nommé Caytou, l’Afrique occidentale française (AOF) n’a pas encore accouché du Sénégal. Le continent tout entier est soumis à la domination coloniale impérialiste qui impose ses lois politiques, culturelles, sociales, économiques et pédagogiques aux populations. Le temps des grands empires et de la prospérité a été balayé par les négriers arabes et européens qui ont finalement cédé leur place aux armées et aux états majors européens en quête de nouvelles richesses terrestres, au mépris total de toute forme d’humanisme.

Pour maximiser les profits liés au commerce négrier et légitimer leurs décisions inhumaines, les intellectuels occidentaux, sous la houlette de l’ecclésiastique Bartholomé de las Casas, avaient crée de toute pièce depuis le XVIIème siècle, le concept philosophique du « nègre sauvage » qu’ils s’efforçaient d’injecter dans les consciences populaires du nord et du sud, en usant de force physique, de déclarations racistes et de travaux pseudo-philosophiques et pseudo-scientifiques.

 

EXTRAIT DE LOUVRAGE DE D. WESTERMANN

NOIRS ET BLANCS EN AFRIQUE

« La nature n’a doté le nègre d’Afrique d’aucun sentiment qui ne s’élève au-dessus de la niaiserie », peut-on lire sous la plume du philosophe allemand Emmanuel Kant (1724-1804). De telles idées furent encore véhiculées massivement par Hume, Renan, Voltaire, Gobineau, Hegel… et relayées médiatiquement par des scientifiques (Buffon, Cuvier…). Pour ces derniers, le nègre représentait « la plus dégradée des races humaines, dont les formes s’approchent le plus de la brute et dont l’intelligence ne s’est élevée nulle part au point d’arriver à un gouvernement régulier », (Georges Cuvier, zoologiste français).

Alors jeune étudiant, Cheikh Anta Diop va être confronté à ces idéologues xénophobes chargés de déformer et d’atrophier dans les écoles coloniales, les jeunes consciences africaines. Un incident l’opposant à un enseignant français ouvertement raciste, M. Boyaud, a d’ailleurs laissé des traces encore visibles aux Archives Nationales du Sénégal, dans son dossier scolaire. Il s’agit d’une lettre datée du 7 août 1941, adressé à l’inspecteur général en charge de l’enseignement en OAF et rédigée par la direction du lycée Van Vollenhoven de Dakar. Ce courrier fait état de relations conflictuelles à caractère raciste, entre C. A. Diop et M. Boyaud son professeur. Néanmoins en 1945, il obtient finalement son « Brevet de capacité coloniale » (équivalent du bac) en mathématiques (juin 1945) et en philosophie (octobre 1945). [1]]

Ce climat d’hostilité idéologique va progressivement aiguiser la curiosité historiographique du jeune Diop car il constate que dans les récits historiques distillés dans les écoles du « blanc », les peuples africains sont systématiquement décrits comme non civilisés, sans histoire [2] et sans liens culturels entre eux. Mais il ne se destine pas encore au métier d’historien puisque son rêve est de devenir ingénieur en constructions aéronautiques.

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II- Sa formation scientifique et philosophique à Paris

 C. A. D ETUDIANT A PARIS

En 1946, Cheikh Anta Diop entame ses études supérieures à Paris où il s’inscrit aux cours de mathématiques au lycée Henri IV. Mais désireux de parfaire ses connaissances en philosophie, il s’inscrit également à la Sorbonne tout en poursuivant ses travaux en linguistique. Il rencontre alors le professeur Henri Lhote, le découvreur des fresques du Tassili, avec lequel il se lie d’amitié.

Très occupé, il se focalise sur sa licence de philosophie qu’il termine en 1948 et dès 1949, sous la direction du célèbre philosophe des sciences Gaston Bachelard, il intitule son premier projet de thèse de doctorat ès-lettres : « L’avenir culturel de la pensée africaine ».

En 1950, la Faculté des sciences de Paris le distingue en lui remettant deux Certificats de chimie (en Chimie Générale et Chimie Appliquée). En 1951, sa thèse secondaire, qu’il peaufine sous la direction de Marcel Griaule (le révélateur du savoir scientifique des Dogons), devient : « Qu’étaient les Egyptiens prédynastiques ». Mais, les enjeux d’un tel travail étant bien évidemment lourd de conséquences pour les thèses coloniales, aucun jury académique n’accepta la responsabilité d’examiner officiellement son travail.

Plus tard, il dira dans une interview qu’au « moment où l’impérialisme atteint son apogée, dans les temps modernes, en tout cas au XIXème siècle, l’Occident découvre que c’est l’Egypte et une Egypte noire qui a apporté tous les éléments de la civilisation à l’Europe et cette vérité, il n’était pas possible de l’exprimer, voilà la réalité ! L’Occident, qui se croyait chargé d’une mission civilisatrice en direction de l’Afrique, découvre en fouillant dans le passé, que c’est précisément cette Afrique Noire (…) qui lui a donné tous les éléments de la civilisation aussi extraordinaire que cela puisse paraître. Et cette vérité, tous les savants n’étaient pas disposés à l’exprimer ».

Il en prend acte et publie en 1954 aux éditions Présence Africaine alors dirigées par son ami Alioune Diop, un ouvrage détonant qui présente ses principales thématiques de recherches et qui assène dès sa sortie, un coup fatal à l’idéologie eurocentriste de la supériorité des peuples nordiques sur les autres espèces humaines en général et des Nègres en particulier. Il s’agit de « Nations Nègres et Culture – De l’antiquité nègre égyptienne aux problèmes culturels de l’Afrique noire d’aujourd’hui », dans lequel il fait la démonstration éclatante non seulement de sa puissance de réflexion mais aussi des ruses et astuces utilisées par les plus grands spécialistes mondiaux en matière de falsification historique. [1]

L’ouvrage est si avant-gardiste que les intellectuels nègres, tous désireux de ne pas se mettre à dos l’establishment intellectuel français, vont donc donner leur langue au… maître blanc. Seul Aimé Césaire, dans un ouvrage qui restera à jamais comme la plus grande condamnation de l’impérialisme européen, à savoir « Discours sur le colonialisme » écrira en 1955 qu’il s’agit du « livre le plus audacieux qu’un nègre ait jamais écrit » et qu’il « comptera à ne pas douter dans le réveil de l’Afrique ». [2] « Nations nègres et culture » faisait suite à la publication en 1948, d’une première étude intitulée « Etude linguistique ouolove – Origine de la langue et de la race valaf », publié déjà par C. A. Diop dans la revue Présence africaine.

 

CHEIKH ANTA DIOP & ALIOUNE DIOP

Ce dernier va alors se spécialiser en chimie et en physique nucléaire au Laboratoire Curie de l’Institut du radium, sous la direction du prix Nobel de Chimie Frédéric Joliot-Curie. En 1956, il se réinscrit en thèse d’Etat de Lettres et soutien finalement en 1960 à la Sorbonne, sous la direction du professeur André Leroi-Gourhan (professeur au Collège de France), assisté de André Aymar (président du jury, spécialiste de l’antiquité grecque, doyen de la faculté des Lettres), Roger Bastide (Sociologue), Hubert Deschamps (ethnologue) et Georges Balandier (Africaniste) deux thèses pendant près de 6 heures :

   Etude comparée des systèmes politiques et sociaux de l’Europe et de l’Afrique Noire, de l’Antiquité à la formation des Etats modernes, (thèse principale).

   Domaines du patriarcat et du matriarcat dans l’Antiquité classique, (thèse secondaire).

Une foule immense se déplace pour suivre en direct les débats, sans oublier les média qui ne manquent pas de recueillir les avis « enthousiastes » du jury et du jeune diplômé. Ce dernier déclare alors à la Radiodiffusion d’Outre-Mer :

« j’ai voulu dégager d’une façon générale, l’unité culturelle africaine et d’un autre côté, animer l’histoire de tout le continent sur une période de 2 000 ans au moins ». Il ne manque pas non plus, de confirmer son désir de rentrer au pays pour servir au développement général du continent. Le Président de séance, M. André Aymar, concède à son tour : « Votre œuvre, œuvre d’une pensée africaine est pour nous dans son ensemble, un travail précieux qu’on lit avec vif intérêt ».

Conscient du « danger » intellectuel que représente Cheikh Anta Diop pour les idéaux coloniaux français, le jury lui décerne la mention « Honorable » et non pas « Très Honorable », ce qui lui interdira d’accéder au poste d’enseignant universitaire. Au Sénégal, le président Senghor se chargea par la suite de veiller personnellement pour la France, à ce que Diop n’enseigne jamais aucune matière. Chose qui finira néanmoins par arriver après son départ du pouvoir en 1981.

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Références bibliographiques:

[1] Cheikh Anta Diop, Volney et le Sphinx – Théophile Obenga – éd. Khepera/Présence Africaine.

[2] Question : combien de familles panafricaines possèdent chez elles ces deux ouvrages ? Trop peu !

III- Le combat scientifique contre la falsification de l’histoire de l’Afrique et la victoire éclatante :

 

DEMONSTRATION AU TABLEAU

Chercheur averti et grand militant politique, Cheikh Anta Diop a légué à la jeunesse panafricaine des ouvrages d’une rare érudition historiographique publiés aux éditions Présence Africaine :

   Nations nègres et culture (1954) 
   L’Unité culturelle de l’Afrique noire (1959) 
   L’Afrique noire précoloniale (1960) 
   Antériorités des civilisations nègres – Mythes ou vérité historique (1967) 
  Parenté génétique de l’égyptien pharaonique et des langues négro-africaines (1977) 
   Civilisation ou Barbarie (1981)

Restait à Cheikh Anta à trouver une opportunité pour forcer les spécialistes mondiaux de l’histoire égyptienne à venir débattre de la question de l’origine ethnique des Egyptiens Anciens. Car bien que des avis aient été émis dans la presse française, dès la parution de « Nations nègres et culture » (Le Républicain Lorrain en 1956, l’Observateur n°288 – nov. 1955, L’information des 6 et 7 mai 1956, etc.) et des critiques sans consistances aient été formulées par des chercheurs français (Robert Cornevin, Louis-Vincent Thomas, Jean Suret-Canale, Georges Balandier, Henri Brunschwig, Raymond Mauny, Jean Devisse, Raoul Lonis), Cheikh Anta Diop constate que l’intelligentsia française « fuit le débat scientifique d’une façon qui ne trompe personne », en particulier « lorsqu’on substitue à la réfutation des arguments, une explication « psychologiques » de la motivation d’une œuvre » [1]]. Il entend par là signifier que les critiques de ses travaux, se bornent à dresser l’inventaire de son passé d’ex-colonisé sans jamais aborder les questions de fond ! Et c’est sur le fond qu’il entend affronter ouvertement tous les spécialistes des thèses eurocentristes.

Le Colloque international du Caire organisé du 28 janvier au 3 février 1974 par l’UNESCO et portant directement sur la question de l’origine ethnique des Egyptiens anciens et du déchiffrement de l’écriture méroïtique, va donc lui fournir l’occasion qu’il attendait depuis longtemps. Il s’agit pour l’organisme international de sceller la rédaction d’une œuvre encyclopédique intitulée « Histoire Générale de l’Afrique ».

Afin qu’aucune excuse ne soit émise pour porter un préjudice quelconque à ce colloque de confrontation scientifique, Cheikh Anta Diop a formulé et obtenu que les spécialistes mondiaux soient informés et invités au moins un an à l’avance (pour qu’ils aient le temps de bien préparer leurs arguments) et d’autre part, que le rédacteur du rapport final ne soit pas choisit dans son camp. Pour faire face à cet aréopage de savants occidentaux, Diop n’a choisit qu’un seul savant africain, le professeur Théophile Obenga qui deviendra son fidèle disciple en matière de linguistique comparée, d’égyptologie et d’historiographie africaine.

Une raclée !!! Tel fut le sort subit par les savants mondiaux qui durent finalement reconnaître ouvertement, face à la batterie d’arguments scientifiques présentés par Diop et Obenga, l’origine néfro-africaine de la civilisation pharaonique. C’est principalement en raison de cette déroute magistrale et de ses très probables conséquences sur l’idéologie coloniale, que les spécialistes français, en parfaits hypocrites, n’ont jamais médiatisé ce colloque ni intégré ses conclusions dans leurs travaux ultérieurs.

Il est important de rappeler que le rapport officiel de l’UNESCO rédigé par le professeur Jean Devisse mentionne que « Le professeur Vercoutter a déclaré que, pour lui, l’Égypte était africaine dans son écriture, dans sa culture et dans sa manière de penser. Le professeur Leclant a reconnu ce même caractère africain dans le tempérament et la manière de penser des Égyptiens ».

 

T. OBENGA, C. A. DIOP ET JEAN LECLANT

La conclusion des débats est encore rapportée de la sorte par un Jean Devisse amère par la défaite : « La très minutieuse préparation des communications des professeurs Cheikh Anta Diop et Obenga n’a pas eu, malgré les précisions contenues dans le document de travail préparatoire envoyé par l’UNESCO, une contrepartie toujours égale. Il s’en est suivi un véritable déséquilibre dans les discussions. »

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IV- L’héritage de Cheikh Anta Diop :

 

C. A. D. et SCOTT KING

A la lueur de l’analyse globale de son œuvre, on constate que Cheikh Anta Diop a sérieusement ébranlé l’idéologie européenne en démontrant scientifiquement l’origine monogénétique et africaine de l’humanité, l’origine africaine de la civilisation égyptienne, l’origine africaine du savoir grec sans oublier l’origine africaine des concepts philosophiques des religions dites monothéistes.

Néanmoins, il est indispensable de rappeler que ce n’est pas lui qui a racialisé le débat philosophico-scientifique, bien au contraire. Depuis la traite négrière, toutes les questions relatives à l’intelligence humaine et aux variétés humaines ont été méthodiquement et systématiquement racialisées par l’occident et cela dans tous les domaines : la religion, l’histoire, l’économie, la science, la culture, la biologie, la civilisation, la philosophie, les sciences sociales, les sciences humaines, etc.

 

CHEIKH ANTA DIOP HONORE A MOREHOUSE UNIVERSITY EN PRESENCE DU MAIRE D’ATLANTA (3ème à gauche)

Cette atmosphère d’hostilité idéologique anti-nègre survit encore aujourd’hui à travers le racisme, les injustices sociales, les inégalités économiques, la discrimination professionnelle, l’obscurantisme sur les inventeurs et savants noirs, la dépréciation de l’histoire scientifique africaine et les écrits teintés d’un racisme à peine voilé de la part de certains chercheurs. « L’home moderne, Homo sapiens sapiens, apparu en Afrique il y a 120 000 ans, n’a-t-il pas donné la mesure de son intelligence qu’après être arrivé en Europe via l’Asie, il y a environ 40 000 ans ?« . Cette phrase relevée dans le quotidien « Le Monde » du 15 janvier 2002, illustre parfaitement ici notre propos. Il s’agissait pourtant de médiatiser la découverte de la grotte de Blombos (Afrique du sud), faite, chose cachée au public, 10 ans plus tôt ! Un autre article publié cette fois dans la revue « Pour la Science » de janvier 1998, comportait un paragraphe au titre explicite de « Racisme archéologique » à propos de l’histoire africaine. Et nous pourrions citer d’innombrables exemples. [1]

Ainsi, en s’inscrivant dans des actions de lutte contre le racisme et de réécriture seine de l’histoire de l’humanité, Cheikh Anta Diop souhaitait ainsi, réunir les hommes et les femmes de bonne volonté désireux de bâtir un monde débarrassé des idées xénophobes, en démontrant que les hommes jouissent tous des mêmes capacités intellectuelles :

« Le problème (…) est de rééduquer notre perception de l’être humain, pour qu’elle se détache de l’apparence raciale et se polarise sur l’humain débarrassé de toutes coordonnées ethniques », affirmait-t-il par exemple au colloque d’Athènes en 1981.

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Références bibliographiques:

[1] Il convient donc de rendre hommage aux chercheurs européens qui ont fait preuve d’honnêteté dans leurs écrits. Dans le désordre, nous citerons Hérodote, Strabon, Hécatée d’Abdère, Diodore de Sicile, Platon, Plutarque, le conte de Volney, Jean François Champollion, Martin Bernal…

Cependant pour le jeune chercheur panafricain, C. A. Diop a considérablement vitalisé l’historiographie africaine. Cela en :

   officialisant la rupture épistémologique avec les thèses africanistes qui reposent essentiellement sur le romantisme et l’exotisme,

   Dégageant la notion de « paradigme occidental » pour démontrer qu’un fait historique étudié selon l’ensemble des conceptions idéologiques européennes majoritairement péjoratives vis-à-vis des Noirs et de l’Afrique en général, ne peut qu’aboutir à des conclusions réductrices,

   Dégageant la notion de « paradigme africain » en prenant la science et les matériaux historiographiques comme seules « balises » dans son analyse,

   Insistant sur la notion de « démarche méthodologique » dans l’étude des thématiques et sur la notion « d’approche scientifique » dans le traitement des faits et des données historiques,

   Recourant à diverses sources (datation, fouilles, écrits anciens…) pour l’établissement des faits historiques de façon indiscutable,

   Dégageant la notion d’unité culturelle des peuples africains et de berceau historique commun,

   Proposant un cadre scientifique à la critique historique,

   Affirmant la nécessité de fonder un enseignement basé sur les « Humanités Classiques Africaines » en Afrique Noire et dans la diaspora,

   Affirmant la nécessité de vitaliser les langues africaines et de fonder une langue africaine transversale parlée dans tous le monde noir et reconnue officiellement,

   Insistant sur la nécessité de replacer l’Afrique Noire dans l’historiographie mondiale,

   Insistant sur l’obligation de réorienter l’enseignement scolaire vers les besoins vitaux de l’Afrique en vitalisant l’esprit scientifique des jeunes générations,

   Insistant sur l’obligation de penser à la défense militaire, sanitaire, culturelle, politique et idéologique du continent,

   Réalisant la Renaissance Africaine.

Telle est la voie tracée par Cheikh Anta Diop. A chacun en son âme et conscience, de la suivre ou de la trahir. [1]

 

FOULE LORS D’UNE CONFERENCE DE C. A. D

Depuis la transformation en âme lumineuse de Cheikh Anta Diop en 1986, de nombreux spécialistes et chercheurs panafricains ont entrepris de rejoindre le professeur Théophile Obenga dans la poursuite de l’analyse des matériaux historiographiques dégagés par Diop à travers la publication de leurs travaux. Ce sont entre autres, Aboubacry Moussa Lam, Babacar Sall, Mubabinge Bilolo, Ivan Van Sertima, Jacob Carruters, Pierre Nillon, René-Louis Etilé, Oscar Pfouma, Alain Anselin, Jean Philippe Omotunde, Molefi Keté Asanté, Doumbi Fakoly, Mario Beatty, et bien d’autres…

Cheikh Anta Diop prévoyant, nous a tous mis en garde :

« Les conditions d’un vrai dialogue scientifique n’existent pas encore dans le domaine si délicat des sciences humaines, entre l’Afrique et l’Europe. En attendant, les spécialistes africains doivent prendre des mesures conservatoires. Il s’agit d’être apte à découvrir une vérité scientifique par ses propres moyens en se passant de l’approbation d’autrui, de savoir conserver son autonomie intellectuelle jusqu’à ce que les idéologues qui se couvrent du manteau de la science, se rendent compte que l’ère de la supercherie, de l’escroquerie intellectuelle est définitivement révolue, qu’une page est tournée dans l’histoire des rapports intellectuels entre les peuples et qu’ils sont condamnés à une discussion scientifique sérieuse, non escamotées, dès le départ. » Le chercheur panafricain doit donc comprendre que « la compétence devient la vertu suprême de l’Africain qui veut désaliéner son peuple » (L’Afrique dans l’antiquité, Théophile Obenga). [2]

Aussi, faciliter la compréhension des travaux de nos chercheurs tout en rendant hommage au professeur Cheikh Anta Diop, tel est le but poursuivi par le site africamaat.com.

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Références bibliographiques:

[1] Nous serons tous jugés, non pas sur nos paroles mais sur nos actes.

[2] Cheikh Anta Diop, Théophile Obenga : Combat pour la Re-naissance africaine – Doué Gnonsea – éd. L’Harmattan.

 

 

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