TEBAWALITO

blog de la fraternité avec la diaspora noire. Ceux a qui cet appel fait echo, venez et matez mon blog

16 septembre, 2009

Yann Moix et le Messie Jackson [www.lexpress.fr]

yannmoix353.jpgyannmoixcouverturedulivredeyannmoixsurmichaeljackson372.jpgYann Moix et le Messie Jackson

Par Marianne Payot, publié le 27/08/2009 11:22 – mis à jour le 27/08/2009 16:05

 

Surun/Tendance Floue

L’auteur de Podium s’est enflammé pour Michael Jackson. Son hommage, publié le 8 septembre, ne devrait pas passer inaperçu.

Cinq, six, sept livres… On n’en finit pas plus d’écrire sur Michael Jackson. Après les journalistes et auteurs Laurent Lavige, Ian Halperin, Olivier Cachin, Stéphane Koechlin (Lire le banc d’essai)…, qui ont trusté les listes de best-sellers cet été, voici que Yann Moix rentre dans la ronde. Avec Cinquante ans dans la peau de Michael Jackson, publié chez Grasset le 8 septembre, l’auteur de Podium, érigé en spécialiste du star-system, devrait, lui aussi, flamber sous les sunlights.

Il a suffi d’une brève dans Le Figaro du 5 août annonçant la future parution de cet essai hommage pour que les médias réagissent. Le premier à dégainer dans la torpeur estivale est VSD qui signale tout de suite à l’éditeur sa volonté de publier des extraits – sans même avoir pu prendre connaissance du texte. Cela se fera le 2 septembre. Le 5 septembre, ce sera au tour du Figaro Magazine (rappelons que Yann Moix est éditorialiste au Figaro Littéraire) de proposer une interview de deux pages. Entre temps, le soir de l’enterrement du Moonwalker, jeudi 3 septembre, Michel Denisot, de Canal +, recevra le romancier réalisateur. Puis il y aura Café Picouly, Paris Première, les radios, etc.

Plaidoyer pour le « génie musical » Michael Jackson, première star à la mort universelle, l’ouvrage de Moix reprend un à un les arguments de ses détracteurs pour mieux les contrer. Il s’enflamme notamment sur les vertus enfantines et mystiques de Jackson, comme il l’évoquait déjà dans une interview au Figaro, le 11 août dernier :  »Enfantin et infantile, ce n’est pas la même chose. Michael a progressé en enfance : l’enfance est un état de création perpétuelle, d’inventivité permanente, où l’imagination ne suit aucune règle préétablie. Pour ces milliers de fans, il représente tout simplement le Messie.  (…) Michael Jackson, c’est le Messie des enfants. Quand on lit les textes de sainte Thérèse de Lisieux, on s’aperçoit qu’elle n’était pas plus intellectuelle, ni plus profonde que Michael Jackson. »

Et puis, allez savoir pourquoi ?, Yann Moix s’en prend plus que sérieusement à  l’éditorialiste d’un hebdomadaire qui aurait eu l’outrecuidance de parler notamment du « culte malsain de l’enfance » de Jackson et de « ses tripotages ». C’est même, dit-on chez Grasset, l’éditorial de ce cuistre, publié le 2 juillet, qui aurait poussé Moix à écrire son livre. Même s’il n’est jamais nommé, l’on reconnaîtra facilement en la personne du journaliste incriminé Christophe Barbier, le directeur de la rédaction de L’Express ! Si le livre de Moix fait un carton, il n’aura plus qu’à remercier son « commanditaire » involontaire …

http://www.lexpress.fr/culture/livre/yann-moix-et-le-messie-jackson_782598.html

Tito Jackson : « J’ai pardonné au docteur Conrad Murray »

Classé dans : ACTU GENERALE,MICHAEL JACKSON HOMMAGE,SANTE,SOCIETE ET DIVERS — tebawalito @ 17:14

titojacksonjaipardonneaudocteurconradmurrayimagearticleportrait.jpgAbaca

2009-09-16T13:39:00+0200

13h39

Tito Jackson : « J’ai pardonné au docteur Conrad Murray »

Alors que le décès de Michael Jackson a officiellement été déclaré comme étant un homicide , dû à l’administration d’une trop forte dose de Propofol, un anesthésiant, le frère de la star, Tito Jackson, confie qu’il a pardonné à Conrad Murray. En tant que médecin personnel de Michael, Conrad Murray est en effet le suspect numéro un dans cette affaire , même si son niveau de culpabilité n’a pas encore été officiellement établi.

Interrogé par le Daily Mirror, Tito Jackson explique qu’il est parvenu à pardonner au responsable présumé de la mort de son frère : « Si je lui ai pardonné ? Nous sommes supposés pardonner, en tant qu’êtres humains. Je ne suis pas haineux, ou quoi que ce soit de ce genre. Je vais juste prendre les choses comme elles viennent. Je suis censé pardonner. Nous sommes tous censés pardonner. Ce sont mes croyances. Donc oui, je lui pardonne. C’est ce que Dieu a dit, nous sommes censés pardonner. C’est un acte religieux.« 

Alors que Tito Jackson affirmait récemment vouloir que justice soit faite et voir le responsable de la mort de Michael porté devant la justice , il semble aujourd’hui plus tempéré : « Je pense que Murray a dû paniquer lorsque mon frère ne s’est pas réveillé. Il a certainement réalisé qu’il y avait un problème et il a essayé de le réanimer. Je pense que s’il avait appelé les secours immédiatement, mon frère serait toujours en vie à l’heure actuelle.« 

Et d’ajouter, pour conclure : « Je chérissais mon frère et il me manque à chaque moment où il n’est pas là. C’est un sentiment présent sans arrêt. On ne se remet jamais d’une telle tragédie. Mais il y a beaucoup d’amour dans notre famille et nous nous soutenons les uns les autres, c’est ce qui compte. Les enfants vont bien, ma mère fait un travail merveilleux avec eux. Ils retrouvent doucement une vie normal, mais leur père leur manque toujours autant.« 

http://people.premiere.fr/News-People/Tito-Jackson-J-ai-pardonne-au-docteur-Conrad-Murray/(gid)/2043660

Madonna : « Michael Jackson était un héros, un roi. Longue vie au roi ! »

madonnamichaeljacksonetaitunherosunroilonguevieauroiimagearticlepaysage.jpg 

2009-09-14T17:05:00+0200

14-09-2009 – 17h05

Madonna : « Michael Jackson était un héros, un roi. Longue vie au roi ! »

Lors de la cérémonie des MTV Video Music Awards, qui eu lieu hier soir à New York, le souvenir de Michael Jackson était indiscutablement vivant, au travers des nombreux hommages et témoignages d’affection des stars présentes. Outre le trailer de This is it , le documentaire qui honore le Roi de la pop et sa brillante carrière, l’hommage de Janet Jackson à son frère était époustouflant. Madonna , qui introduisait le show de Janet, a fait un discours des plus touchants : « Michael Jackson est né en août 1958, tout comme moi. Michael Jackson a grandi dans le mid-ouest, tout comme moi. Michael Jackson a huit frères et soeurs, tout comme moi. A l’âge de six ans, il est devenu une star. A l’âge de six ans, j’ai perdu ma mère. Je n’ai jamais eu de mère et lui n’a jamais eu d’enfance. Et quand on vous prive de quelque chose, vous devenez obsédé par cette chose toute votre vie. J’ai grandi en recherchant une mère et parfois j’ai réussi, mais comment voulez-vous vous créer une enfance lorsque vous êtes sous le feu des projecteurs du monde, votre vie entière ? (…) Ça ne fait aucun doute que Michael Jackson était l’un des artistes les plus talentueux que le monde n’a jamais connu.« 

Sous les applaudissement de la foule et en particulier de la famille Jackson, présente pour l’événement, la Madone continue en décrivant à quel point la musique, la manière de bouger et les mots du Roi de la pop ont transformé le monde : « Non seulement l’inexplicable magie de sa musique vous donnait envie de danser, mais en plus elle vous donnait l’impression de pouvoir vous envoler, elle vous donnait le droit de rêver d’être ce que vous voulez être. Ça, c’est ce que font les héros et Michael Jackson était un héros.« 

« Il a chanté dans les plus grands endroits du monde, il a vendu des centaines de milliers d’albums, il a dîné avec des premiers-ministres et des présidents. Les femmes tombaient amoureuses de lui, les hommes tombaient amoureux de lui. Tout le monde voulait danser comme lui, il semblait venir d’un autre monde, mais il était aussi un humain. Comme la plupart des artistes il était triste et devait gérer ses insécurités. Je ne peux pas dire que nous ayons été de grands amis, mais en 1991 j’ai décidé que je voulais apprendre à mieux le connaître alors je l’ai invité à dîner, juste lui et moi. Il a accepté et est venu chez moi sans aucun garde du corps. Nous avons roulé avec ma voiture jusqu’à un restaurant. Il faisait sombre dehors, mais il gardait ses lunettes de soleil. Je lui ai dit : ‘Michael, j’ai l’impression de parler à la limousine, est-ce que tu peux enlever ces lunettes pour que je puisse voir tes yeux ?’ Il n’a rien dit pendant un instant et puis il a enlevé ses lunettes en me regardant avec un sourire et a dit : ‘Est-ce que tu peux me voir maintenant ? Est-ce que c’est mieux ?’ A ce moment là j’ai pu voir sa vulnérabilité autant que son charme. (…) Plus tard nous sommes revenus chez moi pour regarder un film, nous nous sommes allongés sur le canapé comme deux enfants. A un moment donné, il a approché sa main afin de saisir la mienne et j’ai ressenti qu’il recherchait une amie plus qu’un amour. J’étais heureuse de lui apporter cela. A ce moment là, il n’était plus une superstar, mais rien qu’un être humain. Nous sommes sortis ensemble quelques fois et puis, pour une raison ou pour une autre, nous nous sommes perdus de vue.« 

La star évoque ensuite la période durant laquelle Michael Jackson a du faire face à divers accusations, « marcher dans la rue en ayant l’impression que le monde entier nous tourne le dos, être incapable de se défendre tant les voix qui nous accusent sont plus fortes que la nôtre.« 

« Quand j’ai appris le décès de Michael, j’étais à Londres, à l’endroit même où il était censé faire son come back quelques jours plus tard. Tout ce que j’ai pensé à ce moment là c’était : ‘Je l’ai abandonné, nous l’avons abandonné. Nous avons laissé cette magnifique créature, qui a un jour enflammé le monde, glisser et s’enfoncer jusqu’à tomber. Alors qu’il était occupé à construire une famille et à reconstruire sa carrière, nous étions occupés à émettre des jugements. La plupart d’entre nous lui avons tourné le dos.’ A ce moment là je suis allée sur Internet et j’ai regardé ses clips et ses chansons et je me suis dis : ‘Mon Dieu, il était si unique, si original, si rare et il n’y aura plus jamais quelqu’un comme lui. C’était un Roi.’« 

Et d’ajouter, à la foule qui buvait littéralement ses paroles : « Mais c’était également un humain. Et comme nous sommes tous des humains, nous avons parfois besoin de perdre quelque chose avant de pouvoir l’apprécier à sa juste valeur.« 

Madonna termine ensuite sur une note positive en expliquant que ses fils Rocco et David, sont totalement fans de Michael Jackson et que les moonwalks sont monnaie courante à la maison. « Il semblerait que la nouvelle génération ait redécouvert ce génie et l’ait ramené à la vie. J’espère que, où que soit Michael en cet instant, ça le fait sourire. Oui, Michael Jackson était un être humain, mais c’était aussi un Roi. Longue vie au Roi !« 

http://people.premiere.fr/News-People/Madonna-Michael-Jackson-etait-un-heros-un-roi–Longue-vie-au-roi-/(gid)/2039476

27 août, 2009

Mickael Jackson aurait succombé a une surdose d’anesthésiant

Classé dans : ACTU GENERALE,MICHAEL JACKSON HOMMAGE — tebawalito @ 1:05

michaeljwouestfrance1.jpgmichaeljwouestfrance.jpgA la une

mardi 25 août 2009

Mickael Jackson aurait succombé a une surdose d’anesthésiant

Cérémonie d’adieu à Michael Jackson, avec la chanteuse Queen Latifah, le 7 juillet dernier, à Los Angeles. Le « roi de la pop », décédé le 25 juin, aurait succombé à une dose mortelle d’anesthésiant. Photo : EPA/MAXPPP

Mickael Jackson aurait succombé a une surdose d'anesthésiant dans ACTU GENERALE

Une dose mortelle du puissant anesthésiant Propofol a été retrouvée dans le corps de Michael Jackson, lors de son autopsie par l’institut médico-légal de Los Angeles, indique le Los Angeles Times, s’appuyant sur des documents judiciaires.

Le quotidien américain cite le mandat de perquisition qui avait permis, fin juillet, aux autorités américaines de fouiller le cabinet médical du médecin personnel de la pop-star, Conrad Murray, à Houston. Le médecin légiste en chef de l’institut médico-légal de Los Angeles « a indiqué qu’il avait regardé les résultats toxicologiques préliminaires et que sa première impression était que la mort de Jackson était due à un niveau mortel de Propofol » dans le sang.

Un puissant anesthésiant en intraveineuse

Le Dr Conrad Murray déclare avoir traité l’insomnie de Michael Jackson avec du Propofol pendant les six semaines qui ont précédé sa mort, lui donnant chaque soir 50 milligrammes du puissant anesthésiant en intraveineuse. Le médecin aurait ensuite essayé de désintoxiquer le chanteur en lui donnant d’autres sédatifs.

La nuit précédant la mort de la pop-star, le 25 juin, le médecin lui aurait donné plusieurs sédatifs, et c’est dans la matinée, à 10h40, à la demande insistante de Michael Jackson, que Conrad Murray lui aurait finalement administré 25 milligrammes de Propofol.

http://www.ouest-france.fr/dossiers/michael_jackson.php

 

28 juillet, 2009

Aux États-Unis, la fin de la ségrégation[www.lefigaro.fr]

Aux États-Unis, la fin de la ségrégation

François Hauter, à Chicago. Photo : Marc PoKempner
21/07/2009 | Mise à jour : 17:50

Phillip Jackson est le directeur de Black Star, une association du quartier noir de Bronzeville, situé dans le sud de Chicago.
Phillip Jackson est le directeur de Black Star, une association du quartier noir de Bronzeville, situé dans le sud de Chicago. Crédits photo : © Marc PoKempner

VOYAGE DANS L’AMERIQUE D’OBAMA (7) – Notre reporter est aujourd’hui à Chicago, ville du nouveau président américain. Mégapole où les rapports entre les Blancs et les Noirs ont considérablement changé. Le ségrégationnisme, note-t-il, c’est une très longue histoire dont les États-Unis sortent par le haut avec cet homme.

Aux États-Unis, la fin de la ségrégation[www.lefigaro.fr] dans ACTU GENERALE coeur-

» Tous les carnets de voyage de François Hauter

» Précédent article : «D’Al Capone à Madoff»

Sur la porte, en lettres rouges, ce slogan : «L’éducation ou la mort !» On m’a signalé cette association, qui s’appelle Black Star, dans le quartier noir de Bronzeville, au sud du centre-ville de Chicago. Je toque, j’entre… Trente paires d’yeux me fixent. Un silence gêné. Au moment où je vais me retirer en m’excusant, un grand Noir se précipite sur moi. Il me prend par le bras et hurle : «Rentre ! Rentre ! Qui es-tu ?» J’explique : mon journal, mon périple, l’intérêt de l’Europe pour l’Amérique… Le grand Noir se tourne vers les autres, qui sont assis. Il leur dit, toujours bien haut : «Vous voyez, mes frères, le monde entier vient nous voir ! Ouais ! Nous sommes le centre de l’attention de la planète !»

Phillip Jackson c’est le nom du directeur de Black Star explique que toutes les associations du quartier sont rassemblées chez lui ce matin. Il me montre un plan couvert de pastilles jaunes : «Tu vois, chacune de ces pastilles, c’est un mort. Et, là, cette pastille rouge, là, c’est la maison d’Obama ! Obama, tu nous entends ? Tous ces gosses ont été tués autour de ta maison ! On a perdu 13 soldats en Irak, et 265 gosses dans la même période ! Vingt fois plus ! Où est-ce qu’elle est, la guerre ?»

Dans la salle, les gens font : «Ouais ! Ouais !», comme si l’on était au temple le dimanche matin. Une femme s’écrie : «Il faut une aide du gouvernement !

Tu crois qu’Obama va donner des millions de dollars à son quartier !, lui répond une autre.

C’est à nous de prendre en charge le problème, il faut qu’on éduque les jeunes!», ajoute une troisième.

Phillip se tourne vers moi : «Tu vois, mec, c’est rock and roll dans le coin. La plupart de nos garçons se sentent abandonnés par Daddy (Papa), ils n’ont pas de modèle, alors ils s’entre-tuent !»

 

«La priorité de ce pays, maintenant, ce sera l’éducation»

 

Je fais remarquer que ce problème est celui de la communauté noire depuis plusieurs décennies. Phillip désigne tous ses amis dans la salle et, sur le ton d’un prédicateur, il tonne : «Ouais, mon frère, t’as raison, mais la priorité de ce pays jusqu’à maintenant c’était la guerre ! Maintenant, ce sera l’éducation ! Nous, on va le réduire, le fossé de l’éducation ! L’éducation ou la mort !» Toute l’assistance fait: «Ouais !» On se quitte en s’étreignant les uns les autres.

L’on ne fait pas mon métier sans une empathie profonde avec les autres. Les comprendre occupe ma vie. Mes premières expériences ont été africaines. Mais, en Afrique du Sud, à l’époque de l’apartheid, je me heurtais à un mur. Né en Alsace au sein d’une famille de la bourgeoisie protestante, j’avais du mal à comprendre l’apathie des Noirs, leur soumission face à cet apartheid qui m’apparaissait comme la grande hérésie de ma religion. Dans ce pays de cocagne, tout était fait pour les Blancs, j’étais un Blanc, et l’infortune d’être de «l’autre côté» m’était physiquement étrangère. Jusqu’à ce jour, dont je me souviens parfaitement. J’étais assis sur un banc, face à l’océan, à Durban. J’avais trouvé un numéro du Figaro vieux de quatre jours. Je le lisais, lorsqu’un Noir est venu s’asseoir près de moi. Il m’a salué en français. C’était singulier.

Il avait passé six mois à Paris, invité par une organisation d’étudiants catholiques, m’a-t-il expliqué. Puis, il m’a raconté son voyage chez nous. À Orly, une charmante jeune fille blonde était là pour l’accueillir. Il n’arrivait pas à marcher auprès d’elle, de peur d’être rossé par les autres Blancs. Il se tenait à dix mètres en arrière d’elle. Elle s’arrêtait, le regardait, lui faisait signe d’avancer, sans comprendre. Puis, on l’a installé dans une chambre, avec un autre étudiant. Un Blanc. Des semaines durant, il n’a pas fermé l’œil, de peur d’être battu en pleine nuit par ce garçon. Un matin, alors qu’il était seul dans l’appartement, le facteur a sonné. Regardant par l’œillet de la porte d’entrée, il a cru qu’un policier venait le chercher. Il s’est précipité pour s’enfermer dans les toilettes. Paniqué, il s’est «pissé dessus». Son récit a duré deux heures. La fin était violente. Lorsqu’il est rentré à Durban, libéré de ses effrois, il a abordé en souriant une jeune fille blonde, dans la rue. Tous les commerçants du coin sont sortis pour le rouer de coups.

 

La lutte contre la ségrégation : un voyage au bout de la peur

 

 

En 1946, des Noirs attendent de pouvoir voter, séparément des Blancs, dans l'Etat de Géorgie.
En 1946, des Noirs attendent de pouvoir voter, séparément des Blancs, dans l’Etat de Géorgie. Crédits photo : ASSOCIATED PRESS

 

Je raconte cela parce que cette peur des Noirs dans le monde des Blancs en Afrique du Sud, je ne l’avais pas comprise. Un peu plus tard, je suis tombé sur un roman de Chester Himes, intitulé La Croisade de Lee Gordon. C’est l’histoire d’un jeune Noir américain, au moment de la Seconde Guerre mondiale. Les usines d’armement en Californie ont besoin de bras, les Noirs remontent en grand nombre du sud de l’État pour occuper ces emplois. Ils basculent d’un univers vers l’autre. Chester Himes, qui était noir, raconte superbement la frayeur de son personnage. On lui demande de se syndicaliser, de s’opposer aux Blancs. Cela le terrorise et, finalement, il vainc son appréhension. La lutte contre la ségrégation, c’est aussi ce voyage au bout de la peur. Chez les Noirs. Comme chez les Blancs.

C’est une longue, une très longue histoire, dont les États-Unis sortent par le haut, dans un soulagement émerveillé. L’élection d’un Noir ou d’un métis plutôt à la Maison-Blanche, cent quarante-huit ans après une guerre civile atroce dont l’enjeu était d’imposer la fin de l’esclavage partout aux États-Unis, semblait, l’année dernière et pour la quasi-totalité des Américains, une chimère. Pourtant, cette politique d’émancipation a été le fruit d’un effort de longue haleine, porté équitablement par les deux grands partis politiques du pays.

Le Nord républicain, derrière Abraham Lincoln, a, bien sûr, amorcé le changement. Dans l’histoire contemporaine, c’est un démocrate un Texan ! , Lyndon Johnson, qui fait voter les lois antidiscriminatoires majeures. Le républicain George Bush (le père) nomme le général Colin Powell chef d’état-major de l’armée américaine. Son fils, George W. Bush, en fait son secrétaire d’État (l’équivalent américain du ministre des Affaires étrangères). Avec Condoleezza Rice également, les Américains s’habituent à être représentés par des Noirs, aux plus hautes charges de la nation.

 

L’élection d’Obama a changé les mentalités

 

Michael House dirige The Defender, un journal consacré à la cause noire. Il a été fondé il y a 104 ans. C’est une institution à Chicago. Ce diplômé de Harvard a été l’un des premiers Noirs à grimper dans la hiérarchie des multinationales américaines. Il n’en revient toujours pas : «L’élection d’Obama a changé les mentalités. On peut désormais être jugé de façon neutre dans ce pays, et non pas en fonction de la couleur de sa peau. Les Noirs peuvent devenir ce qu’ils veulent en fonction de ce qu’ils valent !» Michael se frappe le front. Il répète, incrédule : «C’est arrivé !» Mais cela a été si soudain. Félix Houphouët-Boigny, l’ancien président de la Côte d’Ivoire, m’avait raconté que, lorsqu’il était ministre d’État de la France, à la fin des années 1950, il avait été envoyé représenter notre pays à l’Assemblée générale des Nations unies. À la grande confusion des membres de son cabinet, il se faisait refouler à l’entrée des restaurants de Manhattan. Il ne s’en offusquait pas. «La fin de la ségrégation va prendre beaucoup de temps, là-bas aussi», disait-il.

Washington, la capitale fédérale, était encore coupée en deux, comme Johannesburg ou Pretoria, lorsque je m’y suis installé il y a plus de vingt ans. Le Washington Post avait engagé l’un de ses premiers journalistes noirs et lorsque je le recevais chez moi, dans le quartier blanc de Georgetown, les autres convives étaient surpris par cette tache de couleur dans l’assistance. Le chef d’une agence de presse internationale auquel je demandais conseil en arrivant m’avait dit, comme une évidence : «Si vous voyez un Noir près de chez vous le soir, appelez la police !» La nuit, en traversant en voiture les quartiers noirs, les Blancs ne s’arrêtaient pas aux feux rouges. Le maire de Washington, un Noir, avait mis la ville en faillite. La défiance régnait.

 

Se placer dans une perspective nouvelle

 

Je retrouve un pays métamorphosé. Charles Bethea est le conservateur du musée Du Sable, à Chicago. L’établissement, assez désordonné, montre comment la ville, en attirant les esclaves du Sud pour les faire travailler dans les usines, a joué un rôle central dans la longue bataille de l’émancipation. Michael me dit : «L’élection d’Obama est une tempête exemplaire. Ça a définitivement changé les relations entre les Noirs et les Blancs. Cela a été possible parce qu’il y a eu Mandela. Et puis Dennis Haysbert, cet acteur noir qui a incarné la figure d’un président noir exemplaire dans un feuilleton très populaire, 24 Heures chrono , en 2001. Aujourd’hui, les Américains aiment Colin Powell et Barack Obama comme des stars de rock. Ces hommes sont intelligents, honnêtes, charismatiques. Il se trouve qu’ils sont noirs, et ce n’est pas un souci pour les gens. Ça, c’est extraordinaire !»

À Seattle, il y a quelques jours, j’avais rencontré Jerry Large, un chroniqueur du Seattle Times. J’avais demandé à ce journaliste noir, dont les articles pleins de sensibilité me touchaient, de raconter son histoire. «J’ai connu dans mon existence des bouleversements dramatiques», déclara-t-il, en révélant son enfance au Nouveau-Mexique auprès de ses parents, des ouvriers agricoles saisonniers dans les champs de coton. «Enfant, je n’ai jamais vu un Blanc à la maison. Cela a lentement évolué dans les années 1970. Au collège, on s’est mélangé avec eux. Mais mon meilleur copain a été obligé de changer de chambre lorsque ses parents ont appris que j’étais Noir… Plus tard, en arrivant dans le nord-ouest du pays, j’étais embarrassé. Je me demandais quelles étaient les règles ici. C’est comme avec une femme : tu ne sais pas si tu dois ouvrir la porte, ou pas.» Jerry ajouta : «Lorsque j’étais jeune, j’étais toujours sur mes gardes. Maintenant, je ne le suis plus. Je souris davantage. Vois-tu, si l’on se place dans une perspective nouvelle, il y a toujours de la place pour la compréhension mutuelle.»

 

La détente entre races est évidente

 

Donnell Washington, l’un des sept Noirs propriétaires de chaînes de télévision dans le pays, m’avait dit à Great Falls, au fin fond de l’Amérique : «Quand vous entrez dans une banque pour demander un prêt de 10 millions de dollars, le Blanc en face de vous aura peut-être plus d’appréhension face à vous que devant un type de la même couleur de peau que lui. Mais n’est-ce pas universel ? Il n’y a pas de quoi en faire une histoire !»

En quittant Phillip et «L’éducation ou la mort !», sur l’avenue Martin-Luther-King-Junior, je retrouve la rue où l’on se salue amicalement les uns les autres. La détente entre races est évidente. Je suis captivé par ces États-Unis qui se métamorphosent en se construisant sur des mythologies, avant de les faire vivre. Il y a la légende des fondateurs d’abord, venus de l’Europe inégalitaire pour garantir leur liberté et leurs idéaux. Celle des architectes de ce pays magnifique ensuite, qu’ils soient bâtisseurs d’empires industriels ou redresseurs de torts dans l’Ouest sauvage. Et puis ce Nord qui décide de changer la façon dont le Sud devra vivre, avant de parvenir à apaiser les relations entre les races ! Bien sûr, la fin de la ségrégation ne signifie pas que l’inégalité entre les uns et les autres ne perdure. Il y a ceux «qui ont» et ceux «qui n’ont pas». Mais l’une des femmes les plus riches des États-Unis n’est-elle pas Oprah Winfrey, journaliste noire vivant à Chicago, née dans le Mississippi rural ? Une personnalité appréciée par l’ensemble des Américains, dont la fortune est estimée à 2,5 milliards de dollars.

«Oui, nous le pouvons !» : le message de Barack Obama galvanise les Noirs américains. Je dirige mes pas vers la maison du président des États-Unis, à Chicago. Des voitures de police protègent le lieu. Je suis interloqué. Cette demeure patricienne, que Barack Obama a acquise avec les droits d’auteur de son très beau livre Les Rêves de mon père, ne correspond guère au personnage du modeste animateur social à l’écoute des pauvres fabriqué par ses communicants. Il y a là une bizarrerie.

http://www.lefigaro.fr/voyages/2009/07/20/03007-20090720ARTFIG00379-la-fin-de-la-segregation-.php

24 juillet, 2009

En noir et blanc : Michael Jackson

En noir et blanc : Michael Jackson

Le 19 juillet 2009 par Marie-Louise Audiberti

 

La mort de Michael Jackson a envahi les médias. Tout a été dit sur le talent et l’étrangeté du personnage ; mais si l’on a dénoncé à l’envi les blanchiments et autres tortures qu’il s’est infligés, a-t-on vraiment perçu, au-delà du grotesque et du pitoyable, ce que signifiaient de tels agissements ?

Trois hommes de couleur dans notre actualité proche : l’un, Aimé Césaire, le « nègre fondamental » comme l’appelait André Breton, est mort de sa belle mort l’année dernière, après avoir accompli un destin hors pair de poète et d’homme politique. L’autre, Barack Obama, fils d’un Kenyan et d’une Blanche est devenu, à la barbe des Busheries, Président des Etats-Unis, pays où un Noir n’avait pas le droit de boire dans les mêmes verres que les Blancs. Le troisième, Michael Jackson, a explosé en plein vol.

On sait tout sur l’ascension irrésistible de cet ange [] ce génie de la danse et du chant, []s’il en est, enfant à plein temps, amoureux des enfants, écoeuré par le monde et par lui-même. Lui-même, son visage de stuc émacié, son nez, ou plutôt son absence de nez, juste une arête avec deux trous, ses perruques aux cheveux pendants. Ange ou mutant, dit-on de ce Dorian Gray outrageusement maquillé dont on ne sait si les masques hygiéniques le protégeaient des microbes ou de son reflet dans le miroir.

Oui, il a enchanté, époustouflé des générations par son génie et il est mort, crucifié sur une croix trop lourde à porter, celle du monde noir qu’il incarne par défaut jusque dans sa carnation. Pourquoi, en effet, a-t-il voulu s’arracher à lui-même, jusqu’à se déshumaniser ?

S’il est juste de pleurer l’artiste, n’oublions pas l’homme. Par cette autodestruction programmée, Michael Jackson nous dit de façon tragique ce que vivent les Noirs au pays des Blancs. Et ceci reste valable, à des degrés divers, pour toute minorité visible.

Au pays du Ku Klux Klan comme ailleurs, être noir c’est être vu. Si en France, par exemple, le « Noiraméricain », comme le dit Eddy L. Harris dans son beau livre [1] , est plus coté que le Noir Africain, la ségrégation a encore de beaux jours. Des signes positifs, il y en a, depuis cette petite couturière noire des Etats-Unis refusant de quitter sa place assise dans le bus jusqu’à l’élection d’Obama, mais il reste un long chemin à faire. Tant est si bien que les Noirs, les filles en particulier, ne cherchent qu’à se blanchir la peau et défriser leurs cheveux. Michael Jackson n’a fait que pousser le mouvement jusqu’à son point extrême. Avec lui, on a in vivo la personnification de cette haine de soi, de sa race, qui pousse un jeune Noir doué comme personne, à se mutiler, se torturer jusqu’à offrir au monde ce masque terrifiant.

Chez les Jackson, semble-t-il, le racisme s’exerçait déjà en famille, le père reprochant au fils cette négritude qui lui collait au visage, et le fils refusant de ressembler plus tard au père. Tragédie de la discrimination symboliquement répercutée, voire orchestrée dans l’intimité familiale. Des différences de traitement, je l’ai dit, d’un pays à l’autre. Ainsi ces jeunes Noirs diplômés mieux accueillis au Canada qu’en France. « Je ne voulais pas finir par avoir ma couleur dans la tête », dit cette jeune Noire, engagée à Montréal après avoir subi de nombreux refus en France, dans son propre pays.

Sa couleur dans la tête. Car le fait est là, le Noir est d’abord vu comme Noir, donc se ressent comme tel. Et du fait de l’Histoire, en particulier de l’esclavage, il est vu comme inférieur jusqu’à ce qu’il fasse ses preuves. Comme s’il n’existait pas dans sa singularité mais seulement comme membre d’un groupe, d’une ethnie. Là, tout reste à faire.Tant qu’aux Noirs seront réservées les tâches subalternes, éboueur ou autre, le regard ne changera pas. Nous le savons pourtant de source scientifique, tout Blanc peut avoir davantage de gênes communs avec un Noir qu’avec son voisin de palier. Tête du voisin !

A San Francisco, les métis hispano-black sont majoritaires. Les Blancs ne représentent maintenant que 20% de la population. Il existe une middle class noire très intégrée, très cultivée. Les Blancs ont également changé de comportement car ils sont maintenant assez admiratifs des Noirs. Ils les imitent dans leur manière de s’habiller et même de parler.

Une Blanche trop bon teint s’est fait traiter de « white ass », « cul blanc », ce qui montre qu’il y a maintenant un racisme à l’envers qui n’existait pas encore il y a quelques années.

« Je parle pour ceux qui n’ont point de bouche », disait Aimé Césaire. Michael Jackson, le roi de la pop, a parlé à son corps défendant, dans un mouvement de triomphe et de terreur pour devenir ce mythe post-racial qui n’en finit pas de troubler les esprits. Ecoutons-le au-delà de sa musique.

notes:

[1] Paris en noir et black, Eddy L. Harris, Liana Levi, 2008

http://www.larevuedesressources.org

21 juillet, 2009

Usher , Mya, Whitney Houston sing a music of MICHAEL JACKSON

Image de prévisualisation YouTube

Michael Jackson Akon Hold My Hand New Official /JE NE VEUX PAS LA FIN DE NOUS* (Michael Jackson)

Image de prévisualisation YouTube

Image de prévisualisation YouTube

Interview Jermaine Jackson ( france )

Image de prévisualisation YouTube

Je pense que par souci d’aller à l’essentiel (synthétiser) dans les  les écrits, les sites y compris France 2 qui a réalisé l’interview, ne souligne pas assez, les parties les les plus importantes de l’interview. pour exemple, jermaine a précisé, que son frère Michael J. était quelqu’un avec lequel le public pouvait communiquer, qu’il faisait un travail. Ses objectifs : par son travail, sa musique et ses actions visaient à aider les autres. Michael J, précise Jermaine, rendait visite dans les hôpitaux, aux petits enfants malades et mourants; pour leur apporter consolations. Il payait pour des gens, qui ne pouvaient pas payer pour leurs soins. C’est le premier donnateur aux oeuvres à travers le monde. Toutes les recettes de ses tournées, il les reversait aux oeuvres humanitaires. Arrêtez de le dépeindre comme le personnage qu’il n’est pas!! Jermaine se disait troublé par cela. Il rappelle par la même occasion, que son frère était un être humain, sa fille l’a dit, c’était un frère, un oncle, un fils « laissez le tranquille. Voila! si vous voulez faire honnêtement votre travail, n’oubliez pas des passages aussi importants, que ceux précités. Car ce n’est pas fréquent qu’un riche paye l’hôpital pour c’eux qui n’ont pas les moyens. Merci, pour lui et pour votre contribution.

Tebawalito

Hollywood prépare un film sur Michael Jackson

La disparition de Michael Jackson

Hollywood prépare un film sur Michael Jackson

20.07.2009, 19h53 | Mise à jour : 19h56

Le studio hollywoodien prépare pour la fin de l’année un sur , basé sur les répétitions des concerts que le «roi de la pop», décédé le 25 juin à Los Angeles, devait donner à Londres, a affirmé lundi le magazine spécialisé Variety.

Sur la toile
Notre dossier spécial

 

Sony, dont la division musicale détient les droits des chansons de la pop star, serait «proche d’un accord» pour mettre la main, moyennant 50 millions de dollars, sur les droits de 80 heures de répétitions des concerts londoniens, selon Variety.

Ces images, dont quelques dizaines de secondes avaient été révélées après la mort de Michael Jackson, ont été tournées par AEG Group, le promoteur des 50 concerts que devait donner Michael Jackson à Londres à partir du 13 juillet.

AEG avait mis ces images sur le marché la semaine dernière et les studios Fox, Universal, Paramount et Relativity, «impressionnés», ont tous fait des offres, précise Variety.

La réalisation du film devrait être confiée à Kenny Ortega, qui avait tourné les images des répétitions, et à qui l’on doit les films musicaux pour la télévision et le cinéma «High School Musical».

Ortega aurait déjà commencé à travailler sur les images, pour que Sony puisse sortir le film «avant la fin de l’année», selon Variety.

Une nouvelle version du clip vidéo «Thriller», qui devait servir d’intermède pendant les concerts londoniens, pourrait être intégrée au film.

AEG Group fut aussi le promoteur de l’hommage mondial à Michael Jackson au Staples Center, à Los Angeles, le 7 juillet.

 

leparisien.fr

http://www.leparisien.fr/michael-jackson/hollywood-prepare-un-film-sur-michael-jackson-20-07-2009-586028.php

12345...12
 

dartagnan |
D A T A F O R U M |
Génération Citoyenne |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | machinesabois
| 1954-1962 : "Hed Thnin !"
| Elayam.3 ا...