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1 décembre, 2010

WikiLeaks : Washington, Sarkozy et la Françafrique [ jene afrique]

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WikiLeaks : Washington, Sarkozy et la Françafrique [ jene afrique] dans ACTU GENERALE

Mohammed VI(179)Bernard Kouchner(148)Teodoro Obiang Nguema(80)Omar Bongo Ondimba(61)

WikiLeaks : Washington, Sarkozy et la Françafrique

01/12/2010 à 15h:33 Par Pierre Boisselet

 

Le président Sarkozy recevant des dirigeants africains à l'Élysée. Le président Sarkozy recevant des dirigeants africains à l’Élysée. © AFP

De nouveaux câbles recueillis par WikiLeaks et publiés mardi, décrivent les premiers pas de Nicolas Sarkozy en tant que président avec ses partenaires du continent. Outre quelques « bourdes » protocolaires du président français, ils exposent les raisons pour lesquelles, selon Washington, Paris n’a pu mettre fin à la « Françafrique » comme il l’avait annoncé.

De nouveaux câbles diplomatiques en provenance de WikiLeaks et publiés mardi par le Guardian éclairent les relations entre le président français Nicolas Sarkozy, au début de son mandat, et le continent.

Datés d’octobre 2007 et d’août 2008, ils relatent une visite officielle au Maroc pour le premier tandis que le second dresse le bilan des velléités de réforme de la « Françafrique » du président français, un peu plus d’un an après son élection.

Sarkozy « choque » par son style

Le style du président Sarkozy est notamment détaillé. Affirmant que « Sarkozy n’aime pas perdre de temps et aime aller droit au but, peut-être trop », le deuxième câble rapporte entre autres le déroulement d’une visite du président Teodoro Obiang Nguema à l’Élysée en novembre 2007. Comme les équipes des deux dirigeants « étaient lents à se mettre en place [...] Sarkozy n’a pas attendu et a commencé son intervention alors que les délégations se joignaient progressivement à la réunion [...] La rencontre était finie en quelques minutes, à la stupéfaction de ses visiteurs ».

Selon les « contacts » de la diplomatie américaine à l’Élysée, « Nicolas Sarkozy a par la suite fait des efforts pour être plus « diplomate » ». Mais l’un d’eux se demande « s’il aurait osé traiter un chef d’État occidental de manière aussi expéditive. »

Un mois plus tôt Nicolas Sarkozy s’était fait remarqué pour son attitude à Marrakech, lors d’une rencontre avec le roi Mohammed VI au Palais royal, à en croire le premier câble émis par un diplomate en poste au Maroc. « Il y avait beaucoup commérages dans les salons marocains sur un président « trop détendu », avachi confortablement dans sa chaise », rapporte-t-il. « Sur une image, Sarkozy apparaissait croisant les jambes et pointant son unique chaussure vers le roi. » Ce qui serait « un geste tabou dans le monde musulman ».

Le second câble revient plus généralement sur l’attitude de Nicolas Sarkozy à l’aide des indications de son conseiller, Rémi Maréchaux : quand « Sarkozy est confiant sur le sujet ou à l’aise avec ses interlocuteurs, il parle librement, sans se reposer sur les notes qui lui sont fournies. Cela pose des problèmes lorsqu’il dérive de la ligne « officielle » ». Mais « quand il connait moins bien un dossier ou un interlocuteur, il lit mot à mot ses notes, en dissimulant peu ce qu’il est en train de faire, et feuillette parfois ses rapports à la recherche d’informations pendant que son interlocuteur lui parle ».

Nicolas Sarkozy faisait, selon les Américains, l’analyse que « la mondialisation, l’effacement de la colonisation et des sensibilités postcoloniales, et les réalités politiques et économiques » devaient mener à un nouveau modèle de relations, marquées par moins de dépendance et de paternalisme.

Sa nouvelle politique africaine « était peut-être un changement troublant en cours pour les Africains, mais pas une surprise pour eux », note le diplomate. Et de détailler les antécédents de Nicolas Sarkozy : ses propos en tant que ministre de l’Intérieur sur l’insécurité dans les banlieues, pendant la campagne à propos de l’immigration, puis lors du fameux « Discours de Dakar ».

Washington compte les points

Washington évalue les succès et échecs de cette nouvelle donne jusqu’à août 2008.

La visite de Nicolas Sarkozy à Luanda le 23 mai 2008 ? Un déplacement gagnant qui a dégelé des relations avec l’Angola empoisonnées par l’affaire Falcone. Échec en revanche avec Djibouti car Nicolas Sarkozy aurait fait l’erreur de se rapprocher de la veuve du juge Borrel trop abruptement, affirment les Américains. Échec aussi selon eux avec le Rwanda, malgré le travail du ministre des Affaires étrangères Bernard Kouchner. Les relations diplomatiques, rompues, étaient alors en train de se détériorer à nouveau. Il faudra attendre encore plus d’un an avant de les voir se rétablir.

Enfin, Washington qualifie de « capitulation abjecte », la décision de Paris de retirer le diplomate français Gildas Le Lidec de l’ambassade d’Antananarivo car Marc Ravalomanana, alors président, estimait qu’il pouvait lui porter la poisse, comme Jeune Afrique le racontait à l’époque.

Quatre mois après l’éviction de Jean-Marie Bockel, dont certaines déclarations avaient fortement déplu à feu Omar Bongo Ondimba notamment, le document revient en détail sur cet épisode.

Il y décèle les difficultés de la France à « tuer » la Françafrique. « C’est plus facile à dire qu’à faire. » La Françafrique « a une vie propre, avec des intérêts acquis que les Français ont peut-être sous-estimés ». Les « dirigeants africains peuvent manipuler la Françafrique pour leurs propres intérêts autant que les Français le peuvent ou le pouvaient », y lit-on.

« Un dirigeant adroit comme Bongo peut combattre bien au-dessus de la catégorie du Gabon et humilier un politique de la stature de Bockel. » Paris « devrait faire attention à prendre les Africains au sérieux », conclut le diplomate.

Pour Washington, cette première tentative de mettre fin à la Françafrique est de fait un échec, mais « l’énergie de Sarkozy [...] tranche favorablement avec la stagnation qui a caractérisé la politique africaine pendant les dernières années Chirac ». Et même s’ « il s’est lancé » dans la rupture « sans avoir complètement intégré les leçons qui devaient être apprises », les États-Unis de la fin de l’ère Bush avaient espéré un renouveau des relations entre la France et l’Afrique.

http://www.jeuneafrique.com/Article/ARTJAWEB20101201145615/maroc-gabon-rwanda-nicolas-sarkozywikileaks-washington-sarkozy-et-la-francafrique.html

[jeune afrique]Christophe de Margerie : « Total a besoin de l’Afrique ! »

énergie

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Christophe de Margerie : « Total a besoin de l’Afrique ! »

17/06/2010 à 12h:57 Par Propos recueillis par 
E. Colette et M. Pauron

 

 

Christophe de Margerie sur le site d'Akpo, au Nigeria, en juin 2009. Christophe de Margerie sur le site d’Akpo, au Nigeria, en juin 2009. © Roussel Marc/Total

Le nouveau président du groupe était à Nice les 31 mai et 1er juin. En marge du sommet Afrique-France, il nous a accordé un entretien passionné sur les relations de la première entreprise française avec le continent. Sans esquiver les questions qui dérangent…

En succédant à Thierry Desmarest, le 21 mai, Christophe de Margerie, 58 ans, se retrouve seul aux commandes du cinquième pétrolier mondial. Le « big boss » a une longue expérience de l’Afrique. D’abord le Maghreb, à travers ses yeux d’enfant (petit, il a vécu en Algérie et au Maroc), puis l’Angola en 1980, en tant que professionnel, six ans après son arrivée chez Total. Le pays lusophone fait aujourd’hui partie des principaux développements du groupe, derrière le Nigeria. « Oui, je connais bien l’Afrique, et elle change », assure ce fils de bonne famille. Faux air de dandy anglais décontracté à la moustache atypique, il se révèle intraitable sur les sujets brûlants avec un franc-parler qui détonne dans ce milieu policé. Congos, Ouganda, Soudan, Algérie, BP, fiscalité… Christophe de Margerie aime à rappeler que Total est « surtout le premier investisseur en Afrique ».

JEUNE AFRIQUE : Vous avez rencontré beaucoup de dirigeants africains pendant le sommet Afrique-France­ de Nice. Quel était leur état d’esprit ?

CHRISTOPHE DE MARGERIE : Ils avaient visiblement l’air heureux d’être là. J’ai rencontré ce matin [le 31 mai, NDLR] les présidents du Nigeria, Goodluck Jonathan, et du Congo, Denis Sassou Nguesso, ou encore Jean Ping [le président de la Commission de l’Union africaine, NDLR]. Je crois qu’il y a une nouvelle donne. La Françafrique a disparu. C’est la relation entre l’Afrique et l’Europe qui prime maintenant, avec la France qui conserve un rôle particulier à jouer en tant que partenaire historique. Nicolas Sarkozy a d’ailleurs fait passer un message très européen, et surtout africain : l’Afrique n’est pas un sous-continent, ce n’est pas un endroit où on vient impunément pêcher, extraire du pétrole ou des minerais.

Accusés de venir piller les ressources africaines, les pétroliers n’ont pas une très bonne image. Comment comptez-vous l’améliorer ?

Nous avons affaire à des crises récurrentes de nationalisme et, parce que, effectivement, dans de nombreux pays, le niveau de vie n’est pas à la hauteur des attentes, il naît un ressentiment envers les étrangers, vus parfois comme des profiteurs qui viennent se servir. Nous devons être attentifs à ce sentiment et nous faire accepter, en nous inscrivant réellement dans la vie locale. Par exemple, le président nigérian me parle toujours des « IOCs » [International Oil Companies – comprendre « les étrangers », NDLR], ce à quoi je m’amuse à lui répondre que, depuis le temps que nous sommes présents au Nigeria, je me sens nigérian. Qu’il appelle les autres compagnies les IOCs, et nous Total !

Il y a une tendance mondiale à vouloir mieux encadrer les bénéfices réalisés par les multinationales, à rendre plus transparents les transferts d’un pays à un autre. Quelle est votre position face à ce haro sur les compagnies mondiales telles que la vôtre ?

Si nous avons des pratiques illégales, qu’on nous condamne en justice ! À quoi cela sert d’avoir des comités d’audit, d’éthique, etc. ? La vraie transparence est de savoir si nous sommes respectueux du droit ou pas. Par ailleurs, nous avons un bénéfice consolidé auprès du fisc en France. Tout ce qui est payé dans les pays dans lesquels nous opérons est retraité en fiscalité française. Le ministère des Finances dispose de toutes les informations. A-t-on besoin de mettre tous ces chiffres entre les mains de nos concurrents ? Je ne le pense pas. Au bout d’un moment, cela n’est plus de la transparence mais du voyeurisme.

Pensez-vous, comme Nicolas Sarkozy l’a dit un jour, que la France n’a pas besoin de l’Afrique ?

Total a économiquement besoin de l’Afrique. Nous sommes non seulement la première entreprise de France, mais aussi, et surtout, le premier investisseur français en Afrique. Et Total a beaucoup plus d’intérêts en Afrique qu’en France.

Toutes les majors revoient leur positionnement en Afrique, notamment en quittant le secteur de la distribution [aval] et en se recentrant sur leurs activités d’exploration et de production [amont]. Quelle est votre position ?

En tant que distributeur, nous sommes présents dans 40 pays sur le continent. Goodluck Jonathan me demandait d’ailleurs : « Vous n’allez pas partir, vous ? Comme tous les autres ? » Je ne vois pas pourquoi Total quitterait l’aval, complémentaire de l’amont. L’aval fait partie de notre métier. Avec les années, nous avons acquis un savoir-faire qui nous permet d’être là où d’autres ne peuvent plus être, n’ayant plus la taille critique nécessaire. Cela étant dit, l’exploration-production demeure notre premier axe de développement. L’amont est donc une priorité. Nous sommes présents dans quasiment tous les pays pétroliers d’Afrique. Le continent, qui représente 25 % de la croissance de nos réserves de brut de ces dix dernières années, contient environ un tiers de nos réserves, avec autour de 3,6 milliards de barils fin 2009, et fournit près d’un tiers de la production du groupe. Et cela continue de croître. Même si la mer du Nord reste encore le plus gros secteur de production de la maison, l’Afrique est la partie du monde où nous avons le plus progressé ces dernières années.

Être français aide-t-il en Afrique ?

Ce n’est pas le fait d’être français qui compte ; c’est de comprendre les attentes des pays dans lesquels nous intervenons. La question n’est plus de savoir ce que nous voulons et de le leur imposer. Mais bien de savoir ce qu’ils veulent et de voir comment on peut le leur apporter. Du gagnant-gagnant ! De toute façon, on doit pouvoir jouer la carte économique indépendamment du politique. La meilleure preuve, c’est que nous sommes arrivés à travailler avec des pays en conflit, comme l’Irak et le Koweït. Mais évidemment, quand les relations politiques entre la France et les pays où nous travaillons sont bonnes, on ne s’en prive pas.

En Algérie, où les relations avec la France sont compliquées, ou au Soudan, où la situation politique n’est pas claire, comment vous comportez-vous ?

Dans des pays comme l’Algérie, nous avons un vrai plus : certes, nous sommes français, mais nous sommes d’abord un partenaire « historique ». Au Soudan, c’est vrai que nous ne sommes pas pressés, car les conditions de sécurité sont encore précaires. Pour autant, on ne souhaite pas arrêter. Si on ne peut pas appliquer notre code de conduite, ce n’est pas la peine d’y aller. Quand on est présent dans un pays, avec des investissements lourds qui courent sur vingt ou trente ans, il faut assumer ses responsabilités. Au même titre qu’on ne peut répondre à toutes les demandes des ONG, on ne peut accepter toutes les exigences des gouvernements. Nous ne sommes pas aux ordres.

Comment Total résiste-t-il face à la concurrence des Bric [Brésil, Russie, Inde, Chine] en Afrique ?

Certains arrivent, d’autres partent. Par exemple, le brésilien Petrobas se retire doucement d’Afrique. Non pas qu’il ait échoué, mais il a un tel potentiel chez lui qu’il se concentre désormais sur son propre développement. Il y a bien sûr les Chinois, dont on parle tant. On ne peut pas les éviter. Notre politique est de les associer le plus possible, même si nous restons concurrents. D’ailleurs, les pays africains préfèrent traiter avec des consortiums plutôt qu’avec un partenaire unique. Nous sommes ainsi partenaires de Cnooc [China National Offshore Oil Corporation] au Nigeria.

Vous venez de le devenir aussi en Ouganda pour des permis d’exploration et de production sur le lac Albert, aux côtés du britannique Tullow Oil. Où en êtes-vous des négociations avec Kampala ?

Tout a été dit par l’opérateur, Tullow Oil. Cet accord existe bien, puisque nous avons trouvé un terrain d’entente avec eux et Cnooc. Mais nous l’annoncerons officiellement le jour où il sera confirmé par les autorités.

L’aboutissement de vos projets au lac Albert sera-t-il l’occasion d’ouvrir des négociations pour le développement de puits en RD Congo ?

Pour l’instant, restons prudents. Tout ça prend énormément de temps. On se concentre sur l’Ouganda, qui, comme vous le savez, n’est pas un pays de bord de mer. L’export de la production devra passer par la Tanzanie ou par le Kenya, ce qui demandera de longues discussions. Après, si ça peut déboucher sur d’autres contrats dans la région, pourquoi pas.

Quels autres projets avez-vous en Afrique ?

L’aboutissement des négociations avec Cnooc a donné lieu au développement du bloc Akpo, au large du Nigeria, qui produit déjà. Il y aura aussi Ofon 2 et Egina, et d’autres projets suivront dans ce pays. Une grosse partie de notre budget d’investissements est effectivement engagée au Nigeria. C’est un énorme programme d’environ 2 milliards de dollars par an.

En Angola, on poursuit le développement des blocs 14 et 17, et nous avons réalisé des découvertes récentes sur les blocs 15/06 et 32. Le projet de Pazflor [1 200 m de profondeur, NDLR] entrera en production en 2011, et le lancement de Clov sera décidé dans les mois à venir.

Enfin, le Congo connaît un rebond en termes de nouveaux développements, avec des découvertes sur le permis de Moho Bilondo, et la mise en service d’un autre projet de développement en 2011.

Le Nigeria réforme profondément son secteur pétrolier. Craignez-vous les dispositions de cette nouvelle loi pétrolière, appelée PIB [Petroleum Industry Bill] ?

Il y a effectivement quelques incertitudes liées à cette loi. Nous devrons avoir une discussion avec la nouvelle ministre du Pétrole, Diezani Allison-Madueke, avec qui je me suis longuement entretenu à l’occasion de ce sommet. J’ai dit au président que, en France, PIB veut dire produit intérieur brut, et je lui ai dit que j’espérais qu’au Nigeria ça voulait aussi dire croissance. En tout cas pour nous…

Beaucoup critiqué sur son manque de transparence, Shell a décidé de publier ce qu’il a versé en royalties au Nigeria entre 2005 et 2009, accusant les autorités de ne pas en faire bénéficier toute la population. Total pourrait-il envisager de faire la même chose ?

En publiant ce genre d’informations, on répond à la pression de certaines ONG. Ce qui ne nous dédouane pas de nos responsabilités. Il y a des lois que nous devons respecter, et nos comptes sont connus de tout le monde. Il n’est pas très difficile d’estimer, à 10 millions d’euros près, le montant de nos revenus. Nous sommes plus favorables aux actions de l’Extractive Industries Transparency Initiative [Eiti, qui encourage la bonne gouvernance par la publication systématique des revenus issus de l’exploitation du pétrole, du gaz et des mines par les États, NDLR] qu’à l’initiative Publish What You Pay [PWYP, une coalition d’ONG qui pousse à la transparence sur l’exploitation des richesses, NDLR]. Il nous paraît plus utile d’encourager les États à changer de comportement plutôt que de le faire à leur place.

Y a-t-il une malédiction du pétrole en Afrique ?

Ce pauvre pétrole n’y est pour rien ! Le sujet est la gouvernance, pas le pétrole. En Afrique, ce sont des comportements qui sont en cause. Et ça ne vaut pas que pour les Africains, mais pour tous les maillons de la chaîne. Aujourd’hui, les choses sont beaucoup mieux gérées, même si cela peut encore s’améliorer. Mais je suis triste pour ceux qui pensent que les gens sont plus heureux sans pétrole. C’est tout simplement faux.

Les États-Unis sont secoués par la fuite gigantesque de la plateforme de Deepwater Horizon, dans le golfe du Mexique. Une telle catastrophe peut-elle se produire en Afrique ?

La plupart des nouvelles découvertes, au Congo ou au Nigeria, par exemple, sont faites dans l’offshore profond, comme la découverte qu’était en train de faire BP dans le golfe du Mexique. Toutes les mesures sont prises pour que ce genre d’accident n’arrive pas, même si, par définition, le risque zéro, ça n’existe pas.

Mais BP semble totalement impuissant face à cette fuite. Les pétroliers ont-ils une solution ?

Par 100 ou 200 m de profondeur, on reste dans le domaine du connu. Mais par 1 500 m, c’est de la haute technologique. C’est un peu comme de marcher sur la Lune ! Le monde entier critique BP. Mais le seul objectif aujourd’hui devrait être d’arrêter la fuite. Nous devons tous être derrière BP – à commencer par les gouvernements. Exxon, comme nous, s’attache à trouver des solutions.

Allez-vous être amené à revoir la sécurité de vos plateformes ?

J’ai discuté avec le président congolais, Denis Sassou Nguesso, de ce que nous pourrions faire pour éviter une telle catastrophe. Plutôt que d’attendre qu’on nous impose un nouveau cadre de travail, il faut une réponse des pétroliers. Nous devons en particulier procéder à un état des lieux et voir s’il y a des mesures spécifiques à prendre sur nos plus anciennes plateformes.

Le comité exécutif de Total a, de son côté, décidé de mettre en place deux task forces. L’une est chargée de vérifier la qualité de nos opérations de forage. L’autre de s’assurer que les mesures à prendre à la suite d’une pollution de ce genre sont bien en place.

Le parc de Total comprend-il de vieilles plateformes non entretenues ?

Il y a probablement de vieilles installations à rénover. Mais ce ne sont certainement pas les plus à risques, car elles ne sont pas dans l’offshore profond. Depuis longtemps, chez Total, notre première bataille est de surveiller les rejets en mer et les fuites. L’époque des flexibles en mauvais état est révolue.

Fragilisé, BP a perdu quelque 18 milliards de dollars de capitalisation à la Bourse de Londres. Une offre publique d’achat (OPA) n’est-elle pas envisageable ?

Il est hors de question de parler du sujet. Profiter de la situation épouvantable dans laquelle ils sont pour mener une opération contre eux serait complètement non éthique. C’est juste impensable.

www.jeuneafrique.com/Article/ARTJAJA2578p083-086.xml0/algerie-france-afrique-soudanchristophe-de-margerie-total-a-besoin-de-l-afrique.html

Cinquante ans de Françafrique, de De Gaulle à Sarkozy

France – Afrique

Nicolas Sarkozy(508)Jacques Chirac(83)Françafrique(68)réseaux occultes(1)

Cinquante ans de Françafrique, de De Gaulle à Sarkozy

01/12/2010 à 17h:12 Par La rédaction web de Jeune Afrique

 

Nicolas Sarkozy et des chefs d'État africains lors du sommet de Nice, en mai dernier. Nicolas Sarkozy et des chefs d’État africains lors du sommet de Nice, en mai dernier. © AFP

Contrôler les dirigeants africains, leurs richesses et leur influence, et en faire des alliés privilégiés de la France : bienvenue au cœur de la Françafrique, un monde où tous les coups sont permis.

Rien n’a changé, dans les rapports franco-africains, depuis l’accession du continent à l’indépendance jusqu’à nos jours. C’est ce que veut démontrer le documentaire Françafrique* réalisé par Patrick Benquet qui dévoile les arcanes d’une diplomatie de réseaux plus ou moins occultes. Avec les conseils du journaliste Antoine Glaser, il a retracé l’histoire des relations entre la France et l’Afrique (banalisées sous le terme devenu péjoratif de « Françafrique »). Des relations orchestrées dès 1960 par Jacques Foccart, le conseiller Afrique de Charles de Gaulle, et qui se sont poursuivies jusqu’à aujourd’hui.

relations orchestrées dès 1960 par Jacques Foccart, le conseiller Afrique de Charles de Gaulle, et qui se sont poursuivies jusqu’à aujourd’hui.

L’avocat Robert Bourgi, conseiller de Jacques Chirac et désormais proche de Nicolas Sarkozy, témoigne : « En 2002, au lendemain de la victoire de M. Chirac, avant que ne soit constitué le gouvernement, le président Chirac a dit : “Il serait bon, Robert, que vous présentiez au président Bongo [Omar Bongo Ondimba, aujourd’hui décédé, NDLR] les hommes de l’avenir”. On s’est retrouvés dans l’appartement de Bongo [à Paris, NDLR], il y avait François Fillon, Jean-François Copé, Pierre Bédier. Il les a interrogés […], à la fin de l’entretien, il a pris son papier à lettres et couché les noms des élus. Il a dit : “Tu portes ça à Jacques.” Il y avait sept noms et parmi les sept, cinq sont devenus ministres du gouvernement Raffarin. »

Et lorsque le réalisateur lui demande si ces pratiques le choquent, il répond, en riant : « Non, ça m’amuse ! »

Inédit

Ces tractations d’alcôve menées par des « visiteurs du soir » invisibles, sont en effet devenues des secrets de polichinelles. Mais c’est la première fois qu’autant de personnalités économiques ou politiques directement impliquées dans cette « diplomatie  parallèle » acceptent de se confier devant une caméra. « Certains n’avaient jamais parlé et d’autres n’avaient jamais parlé comme ça », souligne le réalisateur.

Maurice Delaunay, ex-ambassadeur au Gabon, décédé depuis, décrit ainsi sans retenue les manœuvres qui l’ont conduit à favoriser l’accession au pouvoir d’Omar Bongo Ondimba ou, plus tard, la protection qu’il apporta au mercenaire Bob Denard après une tentative de coup d’État manquée au Bénin.

Albin Chalandon, PDG de la société Elf de 1977 à 1983, raconte, lui, comment il « arrosait » généreusement le financement des campagnes électorales des grands partis grâce aux énormes revenus générés par le pétrole africain. « Pour les législatives de 1978 et la présidentielle de 1981, dit-il, cela fait 7 millions de francs, partagés à égalité au nom du principe d’impartialité d’une entreprise publique entre la gauche et la droite. »

Continuité

« J’ai voulu montrer que de De Gaulle à Sarkozy, il y a une continuité , explique à l’AFP Patrick Benquet. Les gens connaissent un certain nombre de choses – le Biafra, les diamants de Bokassa, Bob Denard, l’affaire Elf… – mais ne font pas le lien. Tout cela s’inscrit pourtant dans une cohérence. »

Loïk Le Floch-Prigent, lui aussi président d’Elf (1989-1993) explique en effet que ces pratiques sont toujours monnaie courante. Lui revient sur le financement des guerres en Angola et au Congo-Brazzaville auquel il a participé afin de favoriser les desseins de sa compagnie…

Pourtant, si la Françafrique existe encore, le rapport de forces s’est inversé ces dernières années, explique Patrick Benquet. Après avoir été faits et défaits par la France, les dirigeants africains ont pris le dessus. Ils font notamment jouer la concurrence avec Américains et Chinois pour l’exploitation des matières premières.

« L’Afrique, ce n’est pas la tasse de thé de Sarkozy, explique-t-il. Mais il doit effectuer des allers-retours afin de jouer les VRP pour Bolloré, Bouygues ou Areva. » (avec AFP)
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*Françafrique sort en DVD le 2 décembre. Deux épisodes de 80 minutes.
 

30 novembre, 2010

Anelka : « Le vrai visage de la France »

 

Anelka : « Le vrai visage de la France »

mar, 30 nov 15:05:00 2010

Nicolas Anelka déclare qu’il aurait arrêté sa carrière en équipe de France quoiqu’il arrive après le Mondial, dans un entretien à paraître mercredi dans les Inrocks. Dans un dialogue avec le rappeur Booba, Nico parle crûment du « vrai visage » du pays et affirme son refus de chanter la Marseillaise.

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Nicolas Anelka n’est pas un habitué des longs entretiens. En tout cas, quand il s’agit de parler football, un rayon dans lequel il aura fait une très belle carrière tout en se comportant le plus souvent comme un taiseux. Mais l’ex-attaquant des Bleus a accepté le principe d’une interview croisée avec le rappeur Booba, qui fera la Une des Inrocks, mercredi, et ce n’était pas pour manier la langue de bois des conférences de presse de Clairefontaine. Il y est question de foot, un peu, de la Coupe du monde dont l’enfant de Trappes a été un héros malgré lui, et surtout de la France, dans son ensemble.

Entre autres, l’attaquant de Chelsea révèle qu’il avait prévu d’arrêter sa carrière internationale après la Coupe du monde 2010, et reproche à Raymond Domenech de ne pas avoir communiqué à ce sujet. « Mais comment ça se fait qu’on parle encore de moi pour l’équipe de France ? demande celui qui est suspendu jusqu’en mai 2012. La vérité, c’est que j’avais dit à Domenech, avant la Coupe du monde, que j’arrêterai la sélection après la compétition, quoi qu’il arrive là-bas. Je lui ai dit clairement. La fédération le sait aussi. Mais ils ne l’ont jamais dit. Ils veulent sortir grandis de cette histoire, comme s’ils avaient rétabli l’ordre. Moi, si Evra ou Abidal avaient été virés, je serais parti avec eux. Chacun sa façon de fonctionner. »

Nicolas Anelka déclare qu'il aurait arrêté sa carrière en équipe de France quoiqu'il arrive après la Coupe du monde. - 2 Interrogé sur l’existence de clans en sélection lors de l’aventure sud-africaine, l’attaquant de Chelsea nie. Il explique la circulation de ces informations par les stéréotypes de l’opinion publique. « On a vu le vrai visage de la France. Dans les moments difficiles, on voit ce que les gens pensent vraiment. On disait “Ribéry a frappé Gourcuff. Gourcuff, le bon Français, Ribéry, le musulman”. C’est parti trop loin. Quand on ne gagne pas, en France, on parle tout de suite des religions, des couleurs… »

« La Marseillaise ? J’aurais quitté l’équipe« 

Absent des différents débats qui ont secoué le pays sur La Marseillaise au fil des années, Anelka rebondit sur une réflexion de son interlocuteur sur les paroles de l’hymne national. « En équipe de France, je n’ai jamais voulu chanter La Marseillaise, ça ne m’est jamais venu à l’idée. Et si on m’avait demandé de le faire, j’aurais refusé, j’aurais quitté l’équipe. »

Dans cet entretien qui sera publié en intégralité mercredi, l’attaquant de Chelsea constate que la France a, à ses yeux, un problème avec la réussite des personnes issues de l’immigration ou des territoires d’Outre-Mer. « C’est surtout le fait d’être le premier joueur à venir de la cité et à avoir une Ferrari qui donne mal à la tête aux gens, se souvient-il quant à son début de carrière. Je n’ai jamais compris pourquoi. Quand j’étais à Madrid, j’avais 20 ans, j’avais l’argent, j’ai acheté une Ferrari. Et les gens me l’ont reproché… » Dans l’entretien, Nicolas Anelka assure aussi qu’il n’a pas prononcé les mots qui lui ont été attribués par L’Equipe et qui ont justifié son exclusion des Bleus.

Eurosport

http://fr.sports.yahoo.com/30112010/70/anelka-le-vrai-visage-de-la-france.html?page=2&order=date#co YAHOO =

25 novembre, 2010

John Perkins : confessions d’un « tueur à gages » économique

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Mis à Jour le : 2 juillet 2007  15:46

John Perkins : confessions d’un « tueur à gages » économique

2 juillet 2007

John Perkins était un agent de la National Security Agency, travaillant dans une firme de conseil internationale. Dans son livre « confessions d’un tueur à gage économique », il révèle comment les USA assoient leur domination politique en utilisant l’arme économique.

Interview de Perkins par Amy Goodman, Democracy Now, 9 novembre 2004

John Perkin est l’auteur de « confession of an economic hit man » (confessions d’un tueur à gages économique) où il décrit comment, en tant que professionnel très bien payé, il a aidé les Etats-Unis à extorquer des milliards de dollars aux pays pauvres à travers le monde en leur prêtant plus d’argent qu’ils ne pouvaient rembourser pour ensuite prendre le contrôle de leurs économies. Il y a 20 ans, Perkins a commencé à écrire un livre intitulé « la Conscience d’un Tueur à gage Economique »

Perkins écrit, « le livre à l’origine était dédié aux présidents de deux pays, des hommes qui avaient été mes clients et que j’ai respecté et que je tenais en estime – Jaime Roldos, président de l’Equateur, et Omar Torrijos, président du Panama.

Les deux sont morts dans des crashs d’avion. Leurs morts n’était pas accidentelles. Ils ont été assassinés parce qu’ils s’opposaient à l’alliance entre les dirigeants des multinationales, les gouvernement et les banques dont l’objectif est de construire l’Empire Global.

Nous, les tueurs à gages économiques, n’avons pas réussi à retourner Roldos et Torrijos, alors un autre type de tueurs à gages, les chacals de la CIA, qui étaient toujours dans notre sillage, sont entrés en scène. »

John Perkins écrit aussi : « on m’a convaincu de ne pas écrire le livre. Je l’ai commencé quatre fois au cours des vingt dernières années. A chaque fois, ma décision était motivée par des événements mondiaux : l’invasion du Panama par les Etats-Unis en 1980, la première Guerre du Golf persique, la Somalie, et la montée d’Oussama Ben Laden. Cependant, des menaces et des pots de vin m’ont toujours convaincu de m’arrêter. »

Transcription

En gros, nous étions formés et notre travail consistait à construire l’empire américain. De créer des situations où le maximum de ressources étaient drainées vers ce pays, vers nos multinationales, notre gouvernement, et nous avons été très efficaces. Nous avons construit le plus grand empire de l’histoire du monde.

Et nous l’avons fait au cours des 50 ans qui ont suivi la deuxième guerre mondiale, avec peu de moyens militaires en réalité. En de rares occasions, comme en Irak, les militaires interviennent mais uniquement en dernier recours. Cet empire, contrairement à tout autre empire de l’histoire du monde, a été créé d’abord par la manipulation économique, par la fraude, par la corruption de personnes avec notre mode de vie, et à travers les tueurs à gages économiques. J’en faisais partie.

J’ai été recruté lorsque j’étais encore étudiant dans une école de commerce, à la fin des années 60, par l’Agence de Sécurité Nationale [NSA - acronyme anglais, NDT], la plus grande et la moins connue des agences d’espionnage du pays.

A la fin, j’ai travaillé pour des compagnies privées. Le premier tueur à gage économique était Kermit Roosevelt, dans les années 50, le petit-fils de Teddy [président des Etats-Unis - NDT], qui renversa le gouvernement Iranien, un gouvernement démocratiquement élu, le gouvernement de Mossadegh qui avait été désigné « homme de l’année » par le magazine Time.

Il a réussi à le faire sans verser de sang – enfin, il y en a eu un peu, mais sans intervention militaire, juste en dépensant des millions de dollars et en remplaçant Mossadegh par le Chah d’Iran.

A ce stade, nous avons compris que l’idée d’un tueur à gages économique était une très bonne idée. Nous n’avions plus à nous préoccuper d’un risque de conflit armé avec la Russie en opérant ainsi. Le problème était que Roosevelt était un agent de la CIA. Il était donc un employé du gouvernement. S’il avait été découvert, nous aurions eu de gros ennuis. Cela aurait été très embarrassant.

Alors la décision a été prise de faire appel à des organisations comme la CIA et la NSA pour recruter des tueurs à gages économiques comme moi et nous faire travailler pour des sociétés privées, des sociétés de conseil, de construction. Ainsi, si on se faisait prendre, il n’y avait aucun lien avec le gouvernement.

La compagnie pour laquelle je travaillais s’appelait Chas. T. Main à Boston, Massachusetts. Nous avions environ 2000 employés, et je suis devenu leur économiste en chef. J’avais 50 personnes sous mes ordres. Mais mon véritable job était de conclure des affaires. J’accordais des prêts à des pays, des prêts énormes, qu’ils ne pouvaient pas rembourser. Une des clauses du prêt – disons 1 milliard de dollars pour un pays comme l’Indonésie ou l’Equateur – était que le pays devait retourner 90% du prêt à des compagnies états-uniennes, pour reconstruire des infrastructures, des compagnies comme Halliburton ou Bechtel. Ce sont de grosses compagnies.

Ces compagnies ensuite construisaient des réseaux électriques ou des ports ou des autoroutes qui ne servaient qu’aux quelques familles les plus riches de ces pays. Les pauvres de ces pays se retrouvaient en fin de compte avec une dette incroyable qu’ils ne pouvaient absolument pas payer. Un pays aujourd’hui comme l’Equateur consacre 50% de son budget national juste pour rembourser sa dette. Et il ne peut pas le faire.

Ainsi nous les tenons à la gorge. Si nous avons besoin de plus de pétrole, nous allons voir l’Equateur et nous leur disons, « Bon, vous ne pouvez pas nous rembourser, alors donnez à nos compagnies les forêts d’Amazonie qui regorgent de pétrole. » C’est ce que nous faisons aujourd’hui et nous détruisons les forêts amazoniennes, obligeant l’Equateur à nous les donner à cause de cette dette. Ainsi, nous accordons ce gros prêt, et la majeure partie revient aux Etats-Unis.

Le pays se retrouve avec une dette plus d’énormes intérêts et il devient notre serviteur, notre esclave. C’est un empire. Ca marche comme ça. C’est un énorme empire. Qui a eu beaucoup de succès.

Lorsque la NSA m’a recruté, ils m’ont fait passer au détecteur de mensonges pendant une journée entière. Ils ont découvert toutes mes faiblesses et m’ont immédiatement séduit. Ils ont utilisé les drogues les plus puissantes de notre culture, le sexe, le pouvoir et l’argent, pour me soumettre. Je venais d’une très vieille famille de la Nouvelle Angleterre, Calviniste, fortement imprégnée de valeurs morales.

Vous savez, je crois que je suis plutôt quelqu’un de bien, et je crois que mon histoire montre réellement comment ce système et ses puissantes drogues comme le sexe, l’argent et le pouvoir peuvent exercer une séduction, parce que j’ai été réellement séduit. Et si je n’avais pas mené moi-même cette vie de tueur à gages économique, je crois que j’aurais eu du mal à croire que quelqu’un puisse faire de telles choses.

Et c’est la raison pour laquelle j’ai écrit ce livre, parce que notre pays a vraiment besoin de comprendre. Si les gens de ce pays comprenaient la nature réelle de notre politique étrangère, la nature réelle de notre aide à l’étranger, comment fonctionnent les multinationales, où passe l’argent de nos impôts, je sais qu’ils demanderaient que cela change.

Omar Torrijos, le président du Panama, avait signé un accord sur le Canal du Panama avec Carter. Vous savez que cet accord n’a été approuvé par le Congrès que par une majorité d’une seule voix. C’était un sujet très controversé. Puis Torrijos est allé de l’avant et a commencé à négocier avec les Japonais la construction d’un nouveau canal. Les Japonais voulaient financer et construire un nouveau canal au Panama. Torrijos leur en a parlé, ce qui n’a pas plus du tout à Bechtel Corporation, dont le président était George Schultz, et son conseiller principal était Casper Weinberger.

Lorsque Carter a été viré (et il serait intéressant de raconter comment il a été effectivement viré), lorsqu’il a perdu les élections, et que Reagan est arrivé au pouvoir, Schultz est devenu Secrétaire d’Etat et Weinberger est devenu Secrétaire à la Défense et ils étaient très en colère contre Torrijos. Ils ont essayé de l’amener à renégocier le traité du Canal et de laisser tomber les japonais. Il a platement refusé.

C’était un homme de principes. Il avait ses défauts, mais c’était un homme de principes. C’était un homme étonnant. Puis il est mort dans un crash d’avion, un magnétophone relié à une bombe avait été placé dans l’appareil. J’y étais. J’avais travaillé avec lui. Je savais que nous, les tueurs à gages économiques, avions échoué.

Je savais que les chacals avaient été appelés. Puis son avion a explosé avec un magnétophone piégé. Il ne fait aucun doute pour moi que c’était un travail de la CIA. De nombreux enquêteurs latino-américains sont arrivés à la même conclusion. Bien sûr, nous n’en avons jamais entendu parler chez nous.

Confessions of an Economic Hit Man

Washington Post, 8 mai 2006

John Perkins, author of « Confessions of an Economic Hit Man, » was online to discuss his indictment of the international financial system for which he once worked.

« Economic hit men are highly paid professionals who cheat countries around the globe out of trillions of dollars, » he writes. « Their tools include fraudulent financial reports, rigged elections, payoffs, extortion, sex, and murder. They play a game as old as Empire but one that has taken on terrifying dimensions during this time of globalization. »

John Perkins describes himself as a former economic hit man. He claims he was covertly recruited by the NSA and on the payroll of an international consulting firm, he traveled the world – to Indonesia, Panama, Ecuador, Colombia, Saudi Arabia, Iran, and other strategically important countries.

He describes his job as implementing policies that promoted the interests of the U.S. « corporatocracy » (a coalition of government, banks, and corporations) while professing to alleviate poverty. These policies, he claims, were designed to bankrupt the country in order to ensure their allegiance to U.S. military and economic interests. And it was these policies that alienated many nations and ultimately led to growing anti-Americanism.

Perkins’ story illuminates just how far he and his colleagues were willing to go. Perkins reveals the hidden mechanics of imperial control behind some of the most dramatic events in recent history, such as the fall of the Shah of Iran, the death of Panamanian president Omar Torrijos, and the U.S. invasions of Panama and Iraq.

John Perkins is founder and president of the Dream Change Coalition, which works closely with Amazonian and other indigenous people to help preserve their environments and cultures. From 1971 to 1981, he worked for the international consulting firm of Chas. T. Main, where he held the titles of Chief Economist and Manager of Economics and Regional Planning.

(…)

The Secret History of the American Empire

Dans son nouveau livre, Perkins affirme que la politique étrangère américaine est déterminée par la volonté d’accroitre la puissance économique des Etats-Unis à travers le monde.

Présentation de l’ouvrage par Perkins, dans les locaux de la Librairie Barnes & Noble à New York

http://contreinfo.info/article.php3?id_article=1159

La puissance de l’AMOUR

PostHeaderIcon La puissance de l’AMOUR

Il n’y a qu’une seule grande puissance sur terre:
L’AMOUR.

L’homme qui a le sens des RESPONSABILITES
mais manque d’amour devient MESQUIN.

L’homme qui a le sens du DEVOIR
mais manque d’amour devient DUR.

L’homme qui a le sens de la JUSTICE
mais manque d’amour devient INFLEXIBLE.

L’homme qui a le sens de la VERITE
mais manque d’amour devient CRITIQUEUR.

L’homme qui a le sens de l’ORDRE
mais manque d’amour devient MANIAQUE.

L’homme qui a le sens de l’HONNEUR
mais manque d’amour devient ORGUEILLEUX.

L’homme qui a le sens de la FRANCHISE
mais manque d’amour devient INSOLENT ou CRUEL.

L’homme qui est CULTIVE
mais manque d’amour devient PRETENTIEUX.

L’homme qui a le sens de la PAROLE
mais manque d’amour devient BAVARD.

L’homme qui cultive le SILENCE
mais manque d’amour devient TACITURNE.

L’homme qui est INTELLIGENT
mais manque d’amour devient RUSE
ou MANIPULATEUR.

L’homme qui est AIMABLE
mais manque d’amour devient HYPOCRITE.

L’homme qui est COMPETENT
mais manque d’amour devient ERGOTEUR.

L’homme qui est PUISSANT
mais manque d’amour devient VIOLENT.

L’homme qui a des BIENS
mais manque d’amour devient AVARE.

L’homme qui a la FOI
mais manque d’amour devient FANATIQUE.

Autres pensées

Mis à jour ( Mercredi, 23 Juin 2010 17:28 )

plusconscient.net

2. L’histoire secrète de l’empire américain : Assassins financiers, chacals et la vérité sur la corruption à l’échelle mondiale de John Perkins et Annie Ollivier (Broché – 7 novembre 2008)

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http://www.dailymotion.com/video/xcheup

L’orateur s’exprime comme une vache moscovite, j’ai donc du reformulé ces propos pour les rendre le plus clairs et compréhensibles possible, il est possible qu’il y ait des erreurs de frappes, omissions ou fautes d’orthographes, d’accords ect…malgré 50 heures(pauses café et vérifications incluses).
Ce document permettra à ceux qui suivent de très près l’évolution du projet globaliste criminel mégalomaniaque que constitu le nouvel ordre mondiale, d’identifier et de constater que les globalistes ont employé quasi exactement les même méthodes de subversion décrites par Tomas Schuman dans ce document exceptionnel, bref tout devrait devenir clair et limpide dans l’esprit de ceux qui depuis des années analysent et suivent l’évolution du NOM, et qu’ils pourront juger de la situation extrêment critique dans laquelle nous nous trouvons actuellement, à l’aube d’un basculement néfaste globale pour l’humanité toute entière, du moins de ce qu’il en reste.

http://www.dailymotion.com/video/xchfcv

 KGB et Subversion_4x4

http://www.dailymotion.com/video/xchf6h

KGB et Subversion_1x4

http://www.dailymotion.com/video/xchekf

L’orateur s’exprime comme une vache moscovite, j’ai donc du reformulé ces propos pour les rendre le plus clairs et compréhensibles possible, il est possible qu’il y ait des erreurs de frappes, omissions ou fautes d’orthographes, d’accords ect…malgré 50 heures(pauses café et vérifications incluses).
Ce document permettra à ceux qui suivent de très près l’évolution du projet globaliste criminel mégalomaniaque que constitu le nouvel ordre mondiale, d’identifier et de constater que les globalistes ont employé quasi exactement les même méthodes de subversion décrites par Tomas Schuman dans ce document exceptionnel, bref tout devrait devenir clair et limpide dans l’esprit de ceux qui depuis des années analysent et suivent l’évolution du NOM, et qu’ils pourront juger de la situation extrêment critique dans laquelle nous nous trouvons actuellement, à l’aube d’un basculement néfaste globale pour l’humanité toute entière, du moins de ce qu’il en reste.

14 novembre, 2010

Boycott Guerlain – Ca chauffe pour Benoît Hamon

Classé dans : ACTU GENERALE,AFRIQUE DU SUD APARTHEID,AFRIQUE ET DIASPORA,AMERIQUE DU SUD CARAÏBES,AUTRES REPORTAGES,BLACK LIBERTY,BLACK USA LA LIBERTE,BLACK W Beauty,CENTRAFRIQUE,CES LEADERS /DIRIGEANTS/MILITANTS QUI AIMAIENT TANT L'A,CHANSON D'EGLISE/,CIVILISATIONS AFRICAINES,COLONISATION ET DECOLONISATION,COMITE FRANCAIS DE SOUTIEN A B.OBAMA,COMMUNAUTARISME ET ANTICOMMUNAUTARISME,CULTURE NOIRE /POESIES/CONTES/TRADITIONS COUTUMES,DIFFERENTES OFFRES INCLUS OFFRE D'EMPLOIS,DISCRIMINATION A L'EGARD DES NOIRS,DROIT ET MILITANTISME,DROIT INTERNATIONAL DES DROITS DE L'HOMME,DROITS SOCIAL/DROITS DIVERS,ESCLAVAGE,ESCROQUERIE par mail,FAMILIAL ET PRIVE MON HISTOIRE:ROMAN,FAUSSES PROPOSITIONS,FEMMES NOIRES ET FEMMES DU MONDE,FRANCE Mondaine,FREIN AU DEVELOPPEMENT : LA FACE CORROMPUE DE L'AFRIQUE,GEOPOLITIQUE,histoires souvenirs,HOMME NOIRE DANS L'HISTOIRE,J'ESSAIE DE POETISER OU JE PROSE,LA GRANDE FRATERNITE : L'IDEALE,LES CONCEPTS DECRIVANT LA FACE INHUMAINE DE L'HOMME,livres auteurs africains et autres,MAGAZINES NOIRES/ BLACKS,MES MUSIQUES ELUES,METISSAGE /melange/multiculturel,MICHAEL JACKSON HOMMAGE,NOIR OU BLACK MAIS ILLUSTRE,NOIRS/BLACK INVENTEURS,NOUVEAU TALENT DE LA CHANSON AFRICAINE ET AUTRES A DEC,PANAFRICANISME,PERSPECTIVE DE DEVELOPPEMENT,POLITIQUE,PRESENTATION,RACISME ET ANTIRACISME CONTEMPORAIN,SANTE,SOCIETE ET DIVERS,SPORT,TECHNOLOGIES,THEORIE DANS DIFFERENTES DISCIPLINES,TOUCHE PAS A MON ADN (CHARLIE HEBDO / SOS RACISME),USA ELECTIONS ET POLITIQUE ET AUTRES SUJETS,VIOLENCE ET SOUVENIRS QUELLE PERSPECTIVE? — tebawalito @ 15:20

Boycott Guerlain – Ca chauffe pour Benoît Hamon

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 Boycott Guerlain – l’actrice Aïssa Maïga était là!

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Boycott Guerlain – la réaction de l’éditorialiste Maryse Ewanjé-Epée

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