TEBAWALITO

blog de la fraternité avec la diaspora noire. Ceux a qui cet appel fait echo, venez et matez mon blog

5 août, 2013

La Centrafrique au bord du « chaos » selon 5 ONG françaises

 

Cinq ONG françaises ont dénoncé mardi l’ »abandon » de la Centrafrique – où « l’État n’existe plus » et où la pénurie alimentaire menace – par une communauté internationale qui conditionne son aide à un improbable retour de la sécurité.

Dans un communiqué commun, Médecins sans frontières (MSF), Action contre la faim (ACF), Médecins du monde (MDM), Première urgence-Aide médicale internationale (PU-AMI) et Solidarités International (SI), ont fustigé « l’insuffisance de la présence des Nations unies sur le terrain et le manque de financement par la grande majorité des bailleurs de fonds », dont certains « conditionnent leurs financements à venir à une ré-instauration de la sécurité », un statu quo « aussi incompréhensible qu’inacceptable ».

Et la pénurie alimentaire menace, préviennent les ONG. « En 2012, les récoltes n’ont pas été bonnes » et « les réserves sont peu importantes », a expliqué Bérengère Tripon, de SI, lors d’une conférence de presse commune.

Ces réserves ont ensuite souvent été pillées, soit par des nomades, soit par la rébellion Séléka qui a pris le pouvoir en mars et multiplie les exactions (pillages, rackets, viols, meurtres). « On estime que la récolte 2013 couvrira un mois de besoins alimentaires alors qu’elle devrait en couvrir au moins six », selon Mme Tripon.

Toute la population est menacée par la faim. Thierry Mauricet, directeur général de PU-AMI, estime que « 147.000 personnes sont déjà en restriction alimentaire sévère », sur 4,5 millions d’habitants.

Et depuis début 2013, indique Alain Coutand d’ACF, « le nombre d’enfants admis dans nos centres nutritionnels a doublé » par rapport à 2012. La malnutrition sévère des enfants entraîne souvent des séquelles neurologiques irréversibles.

« Dans n’importe quel pays, on parlerait de catastrophe humanitaire. En Centrafrique, ça tombe dans l’oubli », s’est-il désolé.

Quant au système de santé, il agonise, l’approvisionnement en médicaments et fournitures médicales étant interrompu, l’accès aux soins impossible par endroits.

Une flambée de paludisme a occasionné 60.000 consultations au premier trimestre dans les structures soutenues par MSF, soit +38% par rapport à 2012, tandis que rougeole et pneumonie sont en augmentation.

Depuis des années, la Centrafrique, qui a la deuxième espérance de vie la plus basse au monde (48 ans), connaissait un taux de mortalité trois fois plus élevé que le seuil d’urgence définissant une crise humanitaire (un mort pour 10.000 habitants par jour). Et ce taux « est pire aujourd’hui », estime Mego Terzian, président de MSF, sans pouvoir le chiffrer.

La prise de pouvoir par la Séléka n’est que le dernier épisode d’une longue série de coups d’Etat et de rébellions depuis l’indépendance en 1960. Les rebelles Séléka sont eux-mêmes divisés et d’autres groupes armés sévissent.

Résultat, les agences onusiennes et beaucoup d’ONG ont fui. « Les ONG présentes ont toutes été pillées au moins une fois et l’État n’existe plus », a expliqué Thierry Mauricet (PU-AMI).

« Nous pouvons opérer actuellement », a ajouté Alain Coutand (ACF), « mais c’est très cher et très compliqué ».

« La communauté internationale doit considérer la Centrafrique comme une de ses priorités. (…) La situation est pire qu’elle n’a jamais été », a résumé André Munger, de MSF.

17 septembre, 2012

Les terribles révélations de Jacques Chirac.

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15 août, 2012

Ces enfants étrangers dont personne ne veut s’occuper

Le Point.fr – Publié le 14/08/2012 à 11:17 – Modifié le 14/08/2012 à 11:44

Chaque année, des mineurs passent seuls la frontière française et sont pris en charge par les départements. Mais leur budget explose…

Arrivé à Roissy sans titre de séjour, ce jeune dort dans un lieu d'accueil et d'orientation (LAO) de la Croix-Rouge.Arrivé à Roissy sans titre de séjour, ce jeune dort dans un lieu d’accueil et d’orientation (LAO) de la Croix-Rouge. © Mehdi Fedouach / AFP

Les juges pour enfants n’en peuvent plus du bricolage. Ils réclament une solution nationale pour gérer les quatre mille à six mille mineurs non accompagnés qui vivent en France métropolitaine. Ils viennent d’Afrique, d’Inde ou encore d’Europe de l’Est, certains ont fui leur pays pour échapper aux violences des révolutions arabes. D’autres sont « mandatés » pour réussir en France et aider financièrement leur famille.

« Les jeunes viennent souvent avec des projets précis d’insertion, ils ne sont pas là par hasard », confie Évelyne Monpierre, juge pour enfants et membre de l’Association française des magistrats de la jeunesse et de la famille (AFMJF). Lorsqu’ils arrivent sur le territoire, les enfants étrangers sont en situation irrégulière. Leur minorité les rend cependant inexpulsables. Les autorités publiques, qu’elles le veuillent ou non, doivent donc composer avec le phénomène. « Lorsqu’ils arrivent devant le juge, nous pouvons prendre une ordonnance de placement provisoire en attendant que leur situation s’éclaircisse », poursuit la magistrate. Problème : qui finance cette prise en charge des jeunes ?

Pas de bricolage sur le dos des enfants

« L’État considère que ces enfants relèvent de l’Aide sociale à l’enfance (Ase), et donc des départements. Les conseils généraux, eux, affirment que cela relève de la politique migratoire, et donc de l’État », résume Clément Prunières, de l’Assemblée des départements de France. Les départements consacreraient en effet plus de 200 millions d’euros par an à la prise en charge de ces enfants, 45 millions en 2011 pour la seule Seine-Saint Denis. À tel point que, fin 2011, Claude Bartolone, alors président du conseil général, avait entamé un véritable bras de fer avec l’État, refusant de prendre en charge plus de mineurs. L’Ille-et-Vilaine est, elle aussi, particulièrement touchée et tire la sonnette d’alarme : s’occuper des mineurs non accompagnés peut représenter jusqu’à 15 % de son budget.

L’ancien ministre de la Justice Michel Mercier s’était saisi de ce dossier épineux. « Il a simplement décidé de répartir les enfants dans plusieurs départements. Il soulage ainsi certains conseils généraux, comme la Seine-Saint-Denis, qui faisaient face à des flux très importants », explique Jean-Pierre Rosenczveig, président du Bureau international des droits de l’enfant (BIDE) et du tribunal pour enfants de Bobigny. « Mais aucune politique globale n’est ressortie de l’ouverture du dossier, et on a continué à traiter les enfants comme des paquets », ajoute-t-il. Sur son blog, le magistrat dénonce ce statu quo qui tend, selon lui, à « éviter de faire un appel d’air avec un dispositif d’accueil trop performant »

« Limiter les dégâts »

« Que des mineurs non accompagnés entrent sur le territoire, c’est un fait. Mais après, il faut assurer le service après-vente », s’insurge Jean-Pierre Rosenczveig. « Pour une fois, on se retrouve avec un gouvernement et des départements du même bord politique… Ils devraient pouvoir s’entendre. » Le président du BIDE précise la forme que l’accord pourrait prendre : « Tant que la situation juridique de l’enfant n’est pas clarifiée, c’est l’État qui paie. Lorsque l’enfant est régularisé, les conseils généraux le prennent en charge. » Une proposition qui, d’après lui, permettrait de « limiter les dégâts ».

Jean-Pierre Rosenczveig se dit prêt à endosser le « rôle d’arbitre » entre conseils généraux et État. Encore faut-il que Christiane Taubiraqui a mis sur la table le dossier de la justice des enfants, ait réellement l’intention de se pencher sur ce dossier.

http://www.lepoint.fr/societe/ces-enfants-etrangers-que-personne-ne-veut-assumer-14-08-2012-1495834_23.php

8 mai, 2012

François Hollande élu président de la République

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François Hollande élu président de la République

Créé le 06-05-2012 à 19h43 - Mis à jour à 23h53 45 réactions

Le candidat socialiste recueille entre 51,5% et 52% des suffrages, selon les dernières estimations.

Une explosion de joie, rue de Solférino, après l’annonce des premiers résultats dimanche 6 mai 2012 à 20h

Le socialiste François Hollande a été élu dimanche 6 mai président de la République, recueillant entre 51,5% et 52% des suffrages au second tour de la présidentielle, d’après les estimations de trois instituts de sondages.

Selon les instituts CSA, TNS Sofres et Ipsos, son rival UMP, le président sortant Nicolas Sarkozy, recueille donc entre 48% et 48,5% des suffrages.

La participation est estimée entre 80 et 82%, légèrement supérieure à celle du premier tour il y a deux semaines mais moins qu’au second tour de la présidentielle de 2007.

> Revoir les principales images de la campagne de Hollande

Les premières réactions

Parmi les premiers à réagir, le porte-parole du PS Benoît Hamon a exprimé son « très grand bonheur » à l’annonce de la victoire qui « met fin à 17 ans de règne de la droite à l’Elysée ».

Harlem Désir a jugé dimanche qu’avec François Hollande, « c’est la République qui était de retour ». Pour le numéro deux du PS,  »la France a refusé la dérive sarkozyste et a choisi de reprendre son destin en main. C’est la fin de l’arrogance: ce 6 mai est un jour de victoire pour tous les Républicains ».

« Le résultat de ce soir est une victoire pour tous les écologistes. L’accession de François Hollande à la présidence de la République est une chance pour la France, pour l’écologie, la justice sociale et la démocratie », a déclaré Cécile Duflot, secrétaire nationale d’Europe Ecologie-Les Verts.

Une présidence modeste et ambitieuse

François Hollande devient le deuxième président socialiste de la Ve République après François Mitterrand, et Nicolas Sarkozy le deuxième président battu à l’issue de son mandat, après Valéry Giscard d’Estaing en 1981.

Le socialiste a bâti son succès à la force du poignet, balayant par son travail et sa détermination une image d’outsider, d’homme de parti n’ayant jamais siégé au gouvernement.  »Une présidence modeste pour celui qui l’exerce et ambitieuse pour le pays »: c’est ainsi que celui qui dirigea 11 ans le PS a résumé sa conception de la fonction suprême.

Sa stature présidentielle, le successeur de François Mitterrand, dont il fut conseiller à l’Elysée, l’a forgée en se préparant à la fonction depuis plus de trois ans. Comme ses prédécesseurs de Gaulle, Mitterrand, Chirac ou Sarkozy, Hollande a connu sa traversée du désert. En novembre 2008, au congrès de Reims, il quittait par la toute petite porte la direction d’un PS balkanisé jugé moribond par certains à gauche.

Des mois hors des radars des sondages. Et puis le 16 octobre 2011, il remporte haut la main (56,57%) une primaire ouverte aux sympathisants de gauche, processus inédit en France, face notamment à son ex-compagne.

« J’aime les gens »

Entre-temps, ce député et président du conseil général de la Corrèze, a travaillé, lu, réfléchi. Il a aussi maigri d’une quinzaine de kilos.

Né le 12 août 1954 à Rouen dans une « famille où l’on a toujours parlé politique », il est le fils d’un médecin ORL d’une droite dure, pro-Algérie française, et d’une assistante sociale à « l’âme généreuse ».

Au fil d’une campagne électorale dessinée par lui seul, il a montré une détermination sans faille. Au Bourget, fin janvier, il proclame: « J’aime les gens ». Une phrase de Mitterrand l’habite: « Pour être aimé, il faut être aimable ».

http://tempsreel.nouvelobs.com/election-presidentielle-2012/20120506.OBS4795/francois-hollande-elu-president-de-la-republique.html

Hollande sera aux côtés de Sarkozy le 8 Mai, passation de pouvoirs le 15

mardi 08 mai 2012

Hollande sera aux côtés de Sarkozy le 8 Mai, passation de pouvoirs le 15

Photos :  1234
Hollande sera aux côtés de Sarkozy le 8 Mai, passation de pouvoirs le 15 dans ACTU GENERALE photo_1336366343562-1-0_medium

La foule en liesse dans la nuit du 6 au 7 mai 2012 place de la Bastille à Paris

François Hollande étrennera publiquement son nouveau statut de président élu mardi en participant avec Nicolas Sarkozy aux célébrations du 8 Mai, avant la passation de pouvoir et la formation du gouvernement le 15 mai, et un déplacement délicat, dans la foulée, à Berlin.

A l’issue d’une journée passée dans son quartier général, à Paris, M. Hollande a annoncé lundi soir qu’il nommerait son Premier ministre le 15 mai, jour prévu pour son intronisation, et a rendu un coup de chapeau à Nicolas Sarkozy, qui l’a invité à commémorer avec lui le 8 mai.

« Que nous puissions avoir, le 8 mai, le président encore en exercice, Nicolas Sarkozy, et celui qui est désormais élu par les Français, je crois que c’est une belle image qui permet d’agir pour ce qui est, à mon avis, l’objectif qui doit être le mien au lendemain de ce scrutin: la réconciliation », a-t-il dit.

« Le 15 mai, vous aurez le nom du Premier ministre », a-t-il aussi lancé, ajoutant qu’en attendant il devait « préparer un certain nombre de déplacements et de voyages », référence à sa rencontre à Berlin avec la chancelière allemande Angela Merkel le 16 mai au lendemain de son investiture, puis son baptême du feu diplomatique aux Etats-Unis pour le G8 et le sommet de l’OTAN.

Les dirigeants étrangers ont en effet immédiatement tourné la page Sarkozy.

Angela Merkel et Barack Obama ont invité le président élu, l’une pour travailler à un pacte de croissance, l’autre pour évoquer les « dossiers difficiles », allusion à l’Afghanistan et à la crise de la dette européenne. François Hollande a aussi reçu lundi les ambassadeurs américain et chinois à Paris.

Mais si François Hollande sera accueilli à Berlin « à bras ouverts », Mme Merkel a profité d’une conférence de presse pour insister sur l’importance de la rigueur budgétaire en Europe et des réformes structurelles.

31 ans après le succès historique de François Mitterrand, M. Hollande, 57 ans, est devenu le deuxième président socialiste de la Ve République en obtenant 51,62% des suffrages exprimés, selon la totalisation finale du ministère de l’Intérieur publiée lundi. En 1981, M. Mitterrand l’avait emporté avec un score légèrement supérieur (51,76%).

Plus de 18 millions de suffrages se sont portés sur le candidat PS, soit un écart de 1,1 million de voix avec Nicolas Sarkozy (48,38%). Quelque 2,1 millions d’électeurs ont voté blanc ou nul. L’abstention est de 19,66%, contre 20,52% le 22 avril et 16,03% au second tour de 2007.

Au lendemain d’une victoire fêtée à la Bastille par des dizaines de milliers de personnes, le président élu et son équipe étaient aussi tournés vers les législatives et la formation du premier gouvernement de gauche en 10 ans.

François Hollande, qui dimanche soir a appelé ses partisans à lui « donner une majorité » les 10 et 17 juin, avait affirmé durant la campagne que le choix du Premier ministre dépendrait de l’ampleur du succès: avec moins de 52%, cela ne plaide pas pour la nomination d’une personnalité radicale. Le député-maire de Nantes Jean-Marc Ayrault, un fidèle, tenait la corde ces derniers jours.

Parmi ceux qui devraient faire partie du gouvernement figurent Manuel Valls, François Rebsamen, Michel Sapin, Marisol Touraine, Jean-Yves Le Drian, Laurent Fabius, Najat Vallaud-Belkacem, Aurélie Filippetti ou encore Fleur Pellerin.

Allié du PS, Europe Ecologie-Les Verts va décider mardi d’y participer.

« Le gouvernement qui vient, la majorité qui vient doit être celle de l’audace, du changement, nous devons faire ce pari », a affirmé sa secrétaire nationale Cécile Duflot, devant 200 délégués EELV réunis à Créteil. Mme Duflot, pressentie pour un ministère, a indiqué qu’elle quitterait son poste le 22 juin.

Dans le camp des battus, Nicolas Sarkozy a indiqué mardi qu’il n’exercerait ni « responsabilités opérationnelles » à l’UMP, ni mandats électifs, et a exhorté les responsables du parti, qu’il a reçus lundi, à « l’unité » pour les législatives de juin.

« Dans l’unanimité, nous avons réaffirmé notre attachement à la cohésion (…) de notre famille politique », a affirmé le secrétaire général Jean-François Copé à l’issue d’un bureau politique extraordinaire.

A cette occasion, M. Copé a officiellement proposé la constitution d’un « comité stratégique de campagne », qui se réunira toutes les semaines. Il comprendra de 25 à 30 personnes dont M. Copé, François Fillon, Alain Juppé, Jean-Pierre Raffarin ou encore l’ancien secrétaire général Xavier Bertrand.

M. Copé a par ailleurs annoncé qu’un candidat serait investi aux législatives face au centriste François Bayrou, qui a voté François Hollande.

Dès sa prise de fonctions, et contrairement à 1981, le nouveau chef de l’Etat n’aura pas « d’état de grâce » car la situation de la France est « beaucoup plus difficile du point de vue économique », a en outre prévenu le député PS Michel Sapin, qui pourrait retrouver le ministère de l’Economie.

Lundi matin, la Bourse de Paris a ouvert en forte baisse (-1,57%) avant de repasser dans le vert en début d’après-midi.

L’agence d’évaluation financière Standard & Poor’s, qui a retiré en janvier à la France son triple A, a indiqué que l’élection de François Hollande n’aurait pas « d’impact immédiat ». Dans l’après-midi, la France a levé avec succès près de huit milliards d’euros à court terme sur le marché.

« Le président »: le visage radieux de M. Hollande s’affichait, lui, en une de la presse. Cette victoire a été saluée en France comme à l’étranger comme un cap vers le « changement » et la relance de l’économie, même si « le plus dur commence ».

La gauche a loué la victoire de l’ »espoir », qui selon Libération « fait renaître 1981″, dont les images « semblaient condamnées aux livres d’histoire ».

Par Guillaume K

21 avril, 2012

Tué pour l’empêcher de libérer l’Afrique dès 2014

Octobre 24, 2011

 

‘L’éliminer avant ou perdre le contrôle total de l’Afrique à partir de 2014’ voici toute la raison qui guida la France, les États-Unis, la Grande Bretagne et leurs alliés dans leur campagne contre Kadhafi.

Monnaie, fond monétaire africain, banque centrale africaine, télécommunications, transports, États-Unis d’Afrique… Muammar Kadhafi avait ingénieusement tout planifié, se fixant  comme délai l’année 2014 pour la création de la banque centrale, le fond monétaire et bien d’autres encore pour affranchir le continent noir après un demi-siècle d’indépendance aux allures de parole suivie d’aucun acte  ou de « gouverner sans régner ».

Après avoir émis l’idée en 2000 lors du sommet de l’Organisation de l’Unité Africaine(OUA) à Lomé de concrétiser le rêve de Kwame Nkrumah et de Cheikh Anta Diop, et obtenu la création de l’Union Africaine (UA) quelques années plus tard, le guide libyen pousse le bouchon plus loin.

Satellite africain et Afriqiya : Deux idées concrètes pour l’unité

Mouammar Kadhafi pousse ses pairs à acheter un satellite africain pour que l’Afrique ait son indépendance en matière de communication. Il  préfinance cet achat avec plusieurs centaines de millions de dollars américains.

«  Il sait dépenser sans compter(…) ainsi pour acheter le satellite africain, il a mis trois cent millions de dollars sur la table » témoigne Moustapha Cissé, ancien ambassadeur du Sénégal en Libye et ex-conseiller spécial de l’ex-président sénégalais Abdiou Diouf en charge du monde arabo-islamique.

Le Guide de la Jamahiriya Libyenne offrit ainsi RASCOM-QAF1, le premier satellite de télécommunications entièrement dédié au continent africain et ses îles. Il a été mis en orbite le 20 décembre 2007! Cela a été le premier lancement de l’histoire pour tous les pays africains.

Kadhafi lance également la compagnie de transport aérien, Afriqiyah Airawyas, qui assure la liaison entre les capitales africaines et régions du continent. La compagnie offrait 4 vols réguliers entre Tripoli et Dakar, Abidjan et le Caire…etc. « Beaucoup de gens utilisaient la ligne Afriqiyah pour aller à Paris. Parce qu’on pouvait faire Dakar,Tripoli, Paris, et retour à 400 mille FCFA (615 Euros) » ajoute le diplomate sénégalais.

« Alors Tripoli était devenue une plateforme de communication entre l’Afrique, le monde arabe et l’Europe ».

 

La monnaie et la banque centrale africaine en 2014

Khadafi avait proposé la mise en place d’une union monétaire africaine (UMA). Il avait dégagé 30 milliards (dollars) pour la création de l’UMA qui devrait avoir Yaoundé (Cameroun) pour siège. Il avait également prévue la création d’une banque centrale africaine (BCA), qui devrait installer son quartier général à Abuja, la capitale fédérale du Nigeria. Il était question que cette banque africaine commence à émettre une monnaie africaine à partir de 2014.

« Ce qui ne plaît pas aux occidentaux parce que ça nous permettrait de nous passer du CFA et des autres monnaies qui ne font que briser nos économies » s’indigne M.Cissé

Un investisseur africain en Afrique

Khadafi avait une politique africaine très dynamique. Du Sénégal au Tchad, en passant par le la Guinée, la Côte d’Ivoire, le Ghana, le Libéria, le Bénin, le Togo, le Nigéria, le Niger, le Mali, etc. Le guide Libyen a investi des milliards de dollars dans les secteurs agricoles, hydrocarbures, hôtellerie et tourisme, et dans l’équipement.

Au Mali, le plus petit investissement libyen est chiffré à 50 milliards (FCFA) dans l’industrie hôtelière. « Ces investissements libyens dans l’hôtellerie sont estimés à plus de 50 milliards de francs CFA », a déclaré Oumar Balla Touré, directeur général de l’Office malien du tourisme.

Plusieurs autres centaines de milliards ont été investis dans le secteur agricole. Pour les maliens  Khadafi est « un homme qui s’est engagé pour la cause africaine »

Le Conseil nationale de transition (CNT) est considéré au Mali comme un organe rebelle soutenu par la communauté internationale.

Dès le début de la révolte à Benghazi, et l’entrée de l’aviation étrangère, des associations musulmanes et des partis politiques avaient organisé à Bamako des manifestations de soutien à Khadafi, dénonçant une « invasion occidentale « .

Le guide libyen a, par railleurs, dégagé plusieurs milliards de dollars pour la création de banques sahélo-sahariennes au Sénégal, Mali, Niger, Mauritanie, Tchad, etc, et le rachat de plusieurs compagnies occidentales en Afrique pour réduire leur emprise sur les économies du continent.

C’est par exemple le cas de Mobile Oil, du groupe américain Exxon Mobile, qui est devenu Oil Libya dans la majeure partie de la sous-région Ouest africaine.

La Guinée-Conakry doit sa toute première chaîne de télévision à Mouammar Khadafi ; il le lui a offert au nom du peuple Libyen comme présent au « peuple frère » de la Guinée en 1979. Il a également équipé l’armée guinéenne, de l’armement lourde aux uniformes des soldats pendant plusieurs décennies. Sans compter un appui financier gigantesque.

« Et maintenant certains financiers disent que les investissements libyens dans la sous-région dépassent les investissements » fait remarqué l’ambassadeur Moustapha Cissé.

La vie des libyens de l’ère Khadafi

1-      La Libye est le dernier pays sur la liste des pays endettés ! La dette à 3,3% du PIB ! En   France, elle est à 84,5% ! Aux USA à 88,9% ! Au Japon à 225,8% !

2-      L’électricité à suage domestique était gratuite !

3-      L’eau à usage domestique était gratuite !

4-      Le prix d’un litre d’essence  était de 0,08 Euros !

5-      Les banques libyennes accordent des prêts sans intérêts !

6-      Les citoyens n’ont pas d’impôts à payer, et la TVA n’existe pas !

7-      Chaque famille libyenne, sur présentation du livret de famille, reçoit une aide de 300 Euros par mois !

8-      Pour chaque étudiant voulant faire ses études à l’étranger, « gouvernement » attribue une bourse de 1 627,11 Euros par mois !

http://wadr.org/fr/site/news_fr/2278/Tu%C3%A9-pour-l%E2%80%99emp%C3%AAcher-de-lib%C3%A9rer-l%E2%80%99Afrique-d%C3%A8s-2014.htm

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20 mars, 2012

Lilian Thuram : « Exhibitions, L’invention du sauvage »

Lilian Thuram : « Exhibitions, L’invention du sauvage »

Interview de Lilian Thuram sur l’histoire des zoos humains, une exposition au Musée du quai Branly à Paris
Aujourd’hui nous avons conscience que nous faisons partie de la même humanité. Les visiteurs qui venaient voir les personnes exhibées dans les zoos humains au XIXe et XXe siècle, mettaient en doute leur humanité par conditionnement culturel. Sans culpabiliser ou « victimiser » les uns et les autres, Lilian Thuram porte à la connaissance du grand public cette histoire, à travers l’exposition dont il est le commissaire Exhibitions, L’invention du sauvage pour déconstruire les préjugés raciaux du présent et de l’avenir.

Interroger le passé pour combattre le racisme et construire une autre vision du monde et de l’humanité, est le vœu le plus cher de Lilian Thuram car nous sommes justement la première génération, au sens large, à avoir une vision globale du monde et de l’humanité. N’ayant jamais manqué d’interroger les autres et de s’interroger lui-même, à commencer, enfant, par sa mère, puis tous ceux qu’il a croisés, optimiste, il ne ménage pas son énergie et sa notoriété pour faire bouger les esprits sur la question du racisme par l’éducation.

Lilian Thuram, musée du quai Branly, 25 novembre 2012

Lilian Thuram, musée du quai Branly, 25 novembre 2012
© Marianne Durand-Lacaze/ Canal Académie

Les travaux de l’historien Pascal Blanchard, spécialiste du fait colonial, lui ont appris comment le racisme scientifique du XIXe siècle était devenu un racisme culturel, par le biais du développement des zoos humains où des millions de visiteurs venaient voir ces personnes amenées contre leur gré d’Afrique, d’Asie, d’Océanie ou d’Amérique.

Musée du quai Branly. Affiche de l'exposition anthropologique : "Exhibitions, l'invention du sauvage". Du 29 novembre 2011 au 3 juin 2012

Musée du quai Branly. Affiche de l’exposition anthropologique : « Exhibitions, l’invention du sauvage ». Du 29 novembre 2011 au 3 juin 2012
© musée du quai Branly

Cette vision de l’Autre à travers le prisme de l’idée de l’inégalité des races a conquis à l’époque, l’ensemble des couches de la population à quelques exceptions près. Les zoos humains, les numéros de cirque, les représentations théâtrales, les revues de cabarets dans les foires ou lors des grandes expositions universelles ou coloniales, ont largement et profondément diffusées ces représentations racistes, préparant le terrain à l’idéologie nazie. Si chacun d’entre nous en est convaincu, peu savent l’ampleur du processus. L’intérêt de l’exposition du musée du quai Branly à Paris réside dans la présentation d’une multitude d’objets, d’images, de films, de peintures et de sculptures qui révèle une véritable industrie du spectacle exotique. Le phénomène a fasciné un milliard de visiteurs de 1800 à 1958 et a concerné près de 35 000 figurants dans le monde. Lilian Thuram, commissaire général de l’exposition, avec à ses côtés Pascal Blanchard et Nanette Jacomijn Snoep, anthropologue et responsable des collections d’histoire du musée du quai Branly, ont voulu montrer un processus qui commence au XVIe siècle dans les cours royales et qui va croître jusqu’au milieu du XXesiècle, en Europe, en Amérique et au Japon.

Ces spectacles ont légitimé les politiques de domination coloniale créant une frontière du regard très active jusqu’à la disparition des zoos humains dans les années trente du XXe siècle. Ces frontières mentales sont encore opérationnelles dans nos imaginaires puisque les préjugés racistes demeurent. C’est ce dernier point que Lilian Thuram entend combattre avec la Fondation qu’il a créée en 2008 (Fondation Lilian Thuram-Éducation contre le racisme), sans jamais culpabiliser, préférant contextualiser pour expliquer.

L'entrée royale d'Henri II à Rouen • Légende : Fête brésilienne et Triomphe de la rivière¿, Rouen, extraite de vingt-sept feuillets décorés sur vélin, 1550, estampe

L’entrée royale d’Henri II à Rouen • Légende : Fête brésilienne et Triomphe de la rivière¿, Rouen, extraite de vingt-sept feuillets décorés sur vélin, 1550, estampe
© Thierry Ascencio-Parvy / Collections Bibliothèque Municipale de Rouen

L’exposition montre également comment les imprésarii de ces spectacles exhibaient les hommes, les femmes et les enfants, natifs des pays colonisés dans des cages pour certains, dans des villages reconstitués avec des comédiens, des danseurs et des musiciens pointant par le jeu du spectacle l’attention du public sur un caractère physique ou une adresse particulière, répondant aux stéréotypes raciaux nés des positions scientifiques de l’époque. Ces exhibitions humaines ont été des vecteurs de popularisation, repris par la photographie, la presse et l’école imposant l’image du « sauvage », comme une invention nouvelle, faisant oublier le passé si proche de l’esclavage, favorisant de nouvelles inégalités par la ségrégation et la discrimination raciales.
Dans cette émission, Lilian Thuram raconte comment est né ce projet d’exposition et l’objectif de la démarche du commissaire scientifique de l’exposition Nanette Jacomijn Snoep qui a à cœur de mettre un nom sur ces héros sans histoires, par dignité. On connaît pour certains, leur nom et leur histoire, William Henry Johnson, Maximo et Bartola.

Titre : Les races humaines, date de l'affiche 1921

Titre : Les races humaines, date de l’affiche 1921
© Groupe de recherche Achac, Paris / coll. part / DR

Lilian Thuram évoque dans l’interview l’histoire d’Ota Benga, pygmée du Congo amené aux Etats-Unis en 1904, à l’âge de 19 ans, par un missionnaire et homme d’affaires pour servir de preuve à l’idée du « chaînon manquant » pour une grande exposition à Saint-Louis aux États-Unis. Mais l’histoire ne s’arrête pas là.

Pygmy, (Ota Benga), buste en plâtre, Etats-Unis, 1906

Pygmy, (Ota Benga), buste en plâtre, Etats-Unis, 1906
© Catalog # 99/4404 B Courtesy, Division of Anthropology, American Museum of Natural History

Il est exposé en 1906 dans le Bronx au Museum of natural History au sein de la maison des singes, aux côtés d’un orang-outan. Il en sort grâce à l’opinion publique et une partie du clergé. À 23 ans il est instruit, hébergé en orphelinat et travaille dans une manufacture de tabac. En 1916, il apprend qu’il ne pourra pas revenir en Afrique et se suicide. Dans l’exposition, son buste en plâtre, blanc, réalisé à l’époque, montre un visage d’une infinie tristesse ; en dessous du buste, un mot, un seul pygmy.

Lilian Thuram, Bibliothèque de l'Institut de France, 10 janvier 2012

Lilian Thuram, Bibliothèque de l’Institut de France, 10 janvier 2012
© Marianne Durand-Lacaze/ Canal Académie

Pour en savoir plus

- Musée du quai Branly Paris
musée du quai Branly : 37, quai Branly 75007 – Paris
Tél : 01 56 61 70 00
mardi, mercredi et dimanche : de 11h à 19h
jeudi, vendredi et samedi : de 11h à 21h
Autour de l’exposition : manifestations organises par le musée du quai Branly.

- Fondation Lilian Thuram Éducation contre le racisme

Dans Manifeste pour l’égalité , publié par les Éditions Autrement (février 2012, collection Manifeste), Lilian Thuram a réuni autour de lui, des auteurs, des scientifiques, des artistes, des hommes d’action pour défendre les valeurs d’égalité pour, dit-il : changer nos imaginaires, un combat que j’anime depuis longtemps avec la Fondation pour l’éducation contre le racisme. Nous devons nous libérer de nos clivages sociaux et communautaires dans lesquels on nous enferme et dans lesquels nous nous enfermons parfois. Yves CoppensJean-Didier Vincent (tous deux de l’Académie des sciences), Chéri Samba, Michel Wieviorka, Henriette Walter, Doudou Diène, Grand Corps malade, Plantu et d’autres encore, ont participé à ce numéro qui défend l’égalité sous toutes ses formes, homme-femme, religieuse, sexuelle ou sociale.

http://www.canalacademie.com/ida8354-Lilian-Thuram-Exhibitions-L-invention-du-sauvage.html

http://www.thuram.org/

  • La fondation

La fondation

thuramOn ne nait pas raciste, on le devient. Cette vérité est la pierre angulaire de la Fondation Education contre le racisme. Les phénomènes racistes contemporains peuvent être dépassés si nous admettons que l’histoire nous a conditionnés, de génération en génération, à nous voir avant tout comme des Noirs, des Blancs, des Maghrébins, des Asiatiques …

Nos sociétés doivent intégrer l’idée que la couleur de la peau ou le sexe d’une personne ne détermine en rien son intelligence, ses capacités physiques, la langue qu’elle parle, la religion qu’elle pratique, les choses qu’elle aime ou déteste. Chacun de nous est capable d’apprendre n’importe quoi, le pire comme le meilleur.

« La question de l’inégalité des sexes est éminemment politique. Ce modèle inégal est la matrice de tous les autres régimes d’inégalité. »
Françoise Héritier, membre du Comité scientifique de la Fondation.

« Nous possédons une origine unique : nous sommes tous des Africains
d’origine, nés il y a trois millions d’années, et cela devrait nous inciter à la fraternité. »
Yves Coppens, membre du Comité scientifique de la Fondation.

Les actions de la fondation s’appuient sur l’expertise de son comité scientifique, composé du professeur Yves Coppens, paléoanthropologue, de Marie Rose Moro, professeur de psychiatrie de l’enfant et de l’adolescent, Doudou Diène, rapporteur spécial des Nations Unies sur les formes contemporaines de racisme (2002‐2008), Evelyne Heyer, directrice du laboratoire de génétique des populations humaines du Musée de l’Homme, Pascal Blanchard, historien, Françoise Vergès, politologue, présidente du comité pour la mémoire et l’histoire de l’esclavage, Michel Wieviorka, sociologue, administrateur de la maison des sciences de l’Homme, Elisabeth Caillet, muséologue, Pierre Raynaud, directeur de l’Institut français de Barcelone, Pascal Brice, diplomate, Pascal Boniface, directeur de l’IRIS (Institut des relations internationales et stratégiques), Louis Sala Molins, professeur émérite de philosophie politique à l’Université de Paris I‐Panthéon Sorbonne et de Toulouse II‐Le Mirail, Patrick Estrade, psychologue, Ninian Hubert Van Blyenburgh, anthropologue et didacticien, André Magnin, commissaire d’expositions artistiques.

La Fondationest soutenue par la CASDEN, la MGENet la Fondationdu FC Barcelone Fondation Lilian Thuram – Éducation contre le racisme
BP 70450 – 75769 PARIS CEDEX 16 – FRANCE
Contact : info@thuram.org

 

18 mars, 2012

Clash Marine Le Pen – Mélenchon 23/02/2012 ( 4 ) France 2 Des paroles – Des Actes.

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George Clooney arrêté dans une manifestation à Washington devant l’ambassade du Soudan

 

 

 

 

 

 

 

 

George Clooney a été arrêté vendredi à Washington en manifestant devant l’ambassade du Soudan, dernière action d’éclat de l’acteur américain qui cherche à attirer l’attention sur « les crimes de guerre » et la crise humanitaire qui se déroulent selon lui dans le sud du pays

Selon son agent Stan Rosenfield, les manifestants étaient devant l’ambassade pour lutter contre « la violence perpétrée par le gouvernement du Soudan contre des innocents, hommes, femmes et enfants », a-t-il déclaré à au site TMZ.

L’acteur a expliqué devant de très nombreuses caméras qu’il exigeait que le gouvernement soudanais autorise la communauté internationale à envoyer une aide humanitaire « avant que cela ne devienne la pire crise humanitaire à la surface du globe »

« L’autre chose que nous demandons est très simple: que le gouvernement de Khartoum arrête de tuer au hasard des hommes, des femmes et des enfants innocents », a-t-il lancé. « Arrêtez de les violer et arrêtez de les affamer, c’est tout ce que nous demandons », a ajouté l’acteur.

D’autres arrestations

Les forces de l’ordre auraient demandé à la foule de se disperser à plusieurs reprises avant de procéder aux arrestations pour désobéissance civile. Au total, une douzaine de participants auraient été interpelés devant l’ambassade: George Clooney, des militants des droits de l’Homme, au minimum un membre du Congrès, des citoyens, mais aussi… Nick Clooney, le père de l’acteur.

George Clooney a été menotté devant l’ambassade avant d’être contraint de monter à l’arrière d’une camionnette de police.

Avec son arrestation, la star aura réussi sa manifestation: son arrestation apporte une couverture médiatique sans précédent à cette crise humanitaire. Quelques heures après son arrestation, les messages de soutiens d’autres célébrités affluent sur les réseaux sociaux. On notera par exemple celui de l’actrice Mia Farrow qui demande elle aussi que s’arrêtent la famine, les viols et les meurtres:

Une mission au Kordofan

George Clooney a effectué récemment une mission clandestine au Kordofan-Sud, un Etat du Soudan où des combats entre l’armée de Khartoum et des rebelles favorables à un rattachement au Soudan du Sud ont entraîné une famine. Le Soudan du Sud a obtenu son indépendance en juillet dernier.

A son retour aux Etats-Unis, le héros de « The Descendants » a déclaré mardi que les forces armées soudanaises commettaient des « crimes de guerre » en s’attaquant à des civils dans cette région.

Le rôle de la Chine

Reçu jeudi par Barack Obama, George Clooney a rapporté que le président américain allait faire pression sur le président chinois Hu Jintao pour éviter un désastre humanitaire au Soudan.

Selon l’acteur, la Chine, principal partenaire de Khartoum, est plus encline à prendre en considération des arguments économiques que moraux dans la mesure où le conflit entre le Soudan et le Soudan du Sud a un impact négatif sur les livraisons de pétrole à Pékin.

L’acteur a aussi participé mercredi à une audition au Sénat américain au cours de laquelle des responsables américains ont souligné qu’environ 250.000 personnes étaient menacées par une pénurie de vivres au Kordofan-Sud.Pas de droits sur l'album George Clooney arrêté dans une manifestation à Washington devant l'ambassade du Soudan dans ACTU GENERALE r-GEORGE-CLOONEY-ARESTATION-large5701-300x125slide_214631_788348_large-300x218 dans DISCRIMINATION A L'EGARD DES NOIRS
http://www.huffingtonpost.fr/2012/03/16/george-clooney-arrestation-manifestation-washington_n_1353498.html?ref=mostpopular#s788381

23 septembre, 2011

Peine de mort aux États-Unis : la dernière lettre de Troy Davis (L’Afro-Américain, exécuté jeudi matin aux États-Unis, a fait parvenir une ultime missive à tous ses soutiens juste avant l’injection mortelle.)

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Peine de mort aux États-Unis : la dernière lettre de Troy Davis (L'Afro-Américain, exécuté jeudi matin aux États-Unis, a fait parvenir une ultime missive à tous ses soutiens juste avant l'injection mortelle.) dans ACTU GENERALE

Peine de mort aux États-Unis : la dernière lettre de Troy Davis
Publié: Sep 22, 2011 par admin Filed under: Monde Vues : 76 Mots-clés : Peine de mort aux États-Unis : la dernière lettre de Troy Davis
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L’Afro-Américain, exécuté jeudi matin aux États-Unis, a fait parvenir une ultime missive à tous ses soutiens juste avant l’injection mortelle.

Des anonymes pleurent la mort de Troy Davis, jeudi matin, devant la Maison-Blanche. © Charles Dharapak / AP, Sipa

Il était 5 h 8, ce jeudi matin, quand Troy Davis a rendu son dernier souffle. Cet Afro-Américain de 42 ans, devenu un symbole de la lutte contre la peine capitale, a été exécuté après avoir clamé son innocence jusqu’au bout, mais sans pouvoir remporter son ultime marathon judiciaire. Peu avant de recevoir l’injection mortelle, Troy Davis a fait parvenir une lettre à ses avocats. En voici de larges extraits (traduction Le Point.fr).

« Je veux vous remercier tous pour vos efforts et votre dévouement en faveur des droits de l’homme et de la bonté humaine ; lors de ces dernières années, j’ai éprouvé tant d’émotions, de joie, de tristesse… sans jamais perdre la foi. C’est grâce à vous tous que je suis en vie aujourd’hui (…) Ma soeur Martina me dit (…) qu’elle ne s’arrêtera jamais de se battre pour me sauver la vie et prouver au monde que je suis innocent de ce crime terrible.

Je suis ému, quand je découvre des mails du monde entier, venant d’endroits que je n’imaginais même pas connaître un jour, de personnes parlant des langues et exprimant des cultures et des religions que je ne pouvais seulement espérer découvrir un jour (…) Ce n’est pas une affaire qui concerne la peine de mort, ce n’est pas une affaire qui concerne Troy Davis, c’est une affaire qui touche à la justice et à l’esprit humain (…)

« Il y a tant d’autres Troy Davis »

Je ne peux pas répondre à toutes vos lettres, mais je les lis toutes. Je ne peux pas vous voir tous, mais j’imagine vos visages. Je ne peux pas vous entendre parler, mais vos lettres m’emmènent aux quatre coins du monde. Je ne peux pas vous toucher physiquement, mais je sens votre chaleur tous les jours que j’existe.

Donc merci, et souvenez-vous que je suis dans un endroit où l’exécution peut seulement détruire votre état physique, mais grâce à ma foi en Dieu, en ma famille et en vous tous, je suis spirituellement libre depuis longtemps, et peu importe ce qui arrivera dans les jours et les semaines à venir, ce mouvement pour abolir la peine de mort, pour rechercher la vraie justice, pour faire éclater un système qui ne réussit pas à protéger ses innocents, doit être accéléré.

Il y a tant d’autres Troy Davis. Ce combat pour abolir la peine de mort ne sera pas gagné ou perdu à travers moi, mais à travers notre force à avancer et à sauver chaque personne innocente emprisonnée à travers le monde. Nous devons démanteler ce système injuste, ville par ville, État par État, et pays par pays. J’ai hâte d’être avec vous, physiquement ou spirituellement, et ce jour-là, j’annoncerai : ‘Je suis Troy Davis, et je suis libre !’ ‘Ne cessez jamais le combat pour la justice, et nous gagnerons !’ »

Source : Le Point Par Cyriel Martin

http://www.afrika-united.org/articles/read-peine-de-mort-aux-etats-unis-la-derniere-lettre-de-troy-davis_284.html

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