TEBAWALITO

blog de la fraternité avec la diaspora noire. Ceux a qui cet appel fait echo, venez et matez mon blog

24 juillet, 2017

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gofundme.com/4973889983838963

Nous sommes une association  a but non lucratif crée et déclarée en le 6 juillet 2013 qui s’occupe des femmes victimes de violence en temps de guerre et en temps de paix.  La République Centrafricaine à connu un conflits en 2013 avec pour conséquences des déplacés internes, parmi lesquels des femmes et des enfants. Notre association œuvre auprès des ces femmes et enfants pour les aider à se reconstruire puis à devenir autonomes par les activités génératrices de revenus. Nous louons des terrains que nous mettons à leur disposition pour faire du maraichage. Nous les formons au tricotage, à la couture. Pour ce dernier, nous louons des machines à coudre que nous leur mettons à disposition. Notre objectif est d’arrêter de louer les terrains, les machines à coudre pour l’agriculture et les confections de vêtements. C’est pour cette raison que nous vous sollicitons pour nous aider par vos apports à rassembler 9000€ qui nous permettra d’acheter notre propre terrain et des machines à coudre qui appartiendrons à l’association . Ce qui lui permettra de les mettre à disposition des femmes afin de leur permettre de se former à l’agriculture marechaire et d’apprendre la couture de manière durable et sans pression. Avec ce terrain et ces machines a coudre, nous pourrons améliorer la vie de ces femmes et indirectement celles de leurs enfants par les activités génératrices de revenu à travers l’agriculture et la couture. En un mot « aider nous à les aider » merci
https://www.facebook.com/fedong.femmesendanger/media_set?set=a.1949769575267047.1073741884.100007020693478&type=3&pnref=story

5 août, 2013

BANGUI LETTRE DE PROTESTATION FACE AUX HORREURS ET AUX SOUFFRANCES IMPOSEES AU PEUPLE CENTRAFRICAIN

Archidiocèse de Bangui BP 798 BANGUI République Centrafricaine Tél. +236 75042029

Son Excellence Serge MUCETTI Ambassadeur et Haut Représentant de la France auprès de la Centrafrique Ambassade de France

BANGUI LETTRE DE PROTESTATION FACE AUX HORREURS ET AUX SOUFFRANCES IMPOSEES AU PEUPLE CENTRAFRICAIN

Excellence, Nous, Evêques, Pasteurs et la voix des sans-voix, après avoir pris le temps d’écouter le peuple en souffrance, trouvons judicieux de vous adresser cette lettre. La date du 10 décembre 2012 marque le commencement d’un long calvaire dans lequel le peuple centrafricain a été plongé. En effet la coalition des rebelles de Seleka s’est levée ce matin-là avec des crépitements des engins de mort pour envahir en peu de temps Ndélé, Bamingui, Mbrés, Kaga-Bandoro, Sam Oundja, Bria, Ippy, Bambari, Grimari, Sibut, Damara, Kabo, Batangafo. Ils ont justifié ce mouvement par le non-respect par BOZIZE des accords de Libreville de 2008 en exigeant son départ. Leurs prouesses militaires étaient amplifiées et commentées minute après minute sur les ondes internationales, notamment Radio France Internationale (RFI). Leur avancée a été rendue facile par la déliquescence de l’armée nationale. La Conférence des Evêques de Centrafrique (CECA) constate toutefois que le terrain a été laissé libre aux hommes forts du moment qui ont imposé leurs lois à la population des villes conquises. C’est dans cette ambiance d’intenses angoisses que s’était organisé le dialogue de Libreville qui a officiellement abouti à l’arrêt des hostilités et à la conclusion d’un accord de paix censé ramener la quiétude à une population traumatisée. Ce dernier a posé les bases d’un gouvernement d’union nationale dirigé parMe Nicolas TIANGAYE. Le pire aurait pu ainsi être évité. Les signataires des accords ont eu gain de cause. Cependant les rebelles et les mercenaires restés sur le terrain continuaient impunément les exactions, les pillages, les destructions, les viols… Le commerce et les ressources minières étaient sous leur contrôle. Les zones conquises se sont élargies davantage avec la prise de Kouango,Alindao, Kembe, Mobaye, Bangassou, Bouca, Batangafo, Bossasngoa, Bossembele, Boali. Qu’en est-il exactement de l’application des accords de Libreville ? Nous en constatons le non-respect de part et d’autre : la mise en place du gouvernement d’union nationale avec la nomination des ministres délégués, la non-libération des détenus politiques, le non-cantonnement des éléments de SELEKA, la conquête de nouvelles villes. Les acteurs se sont bien moqués du peuple centrafricain pris en otage. Le peuple centrafricain l’a constaté avec amertume et consternation lorsque les ministres de la coalition SELEKA au sein du gouvernement d’union nationale ont organisé leur abduction. Quels engagements la communauté internationale a-t-elle pris en vue de garantir le respect des accords de Libreville ? La logique guerrière a prévalu sur le dialogue, d’où le coup d’Etat du 24 mars 2013. Admettons que la coalition SELEKA soit portée par le souci de libérer le peuple centrafricain des souffrances et de l’injustice. Ce but n’a-t-il pas été atteint le dimanche 24 mars lorsque les forces de SELEKA ont conquis le pouvoir par la force des armes ? Comment alors expliquer l’extension des rebelles vers M’Baïki, Boda, Berbérati, Nola, Carnot, Baoro, Bouar, etc. ? Aucune ville de Centrafrique n’a été épargnée par cette razzia. Le peuple est pris en otage et vit dans la peur. La libération a vite tourné en désenchantement. Les déclarations des nouvelles autorités sont aussitôt démenties par les actes et les décisions qu’elles posent : 1. Menaces, terreur et tortures psychologiques ; 2. Viols de jeunes filles et femmes, dont certaines se sont suicidées ; 3. Enrôlement d’enfants soldats ; 4. Humiliation publique de quelques militaires des FACA, gendarmes et policiers ; 5. Déplacement de personnes pour se réfugier en brousse ou en forêt ; 6. Rupture d’approvisionnement de beaucoup de villes en médicaments et produits médicaux de première nécessité ; surtout pour des personnes vivant avec le VIH/SIDA ; 7. Evacuation du personnel des Médecins Sans Frontière de Bantagafo et de Kaboà causedes exactions commises par les éléments de SELEKA ; 8. Pénurie et inflation ; 9. Rupture de réseaux de communication avec certaines villes en dehors de Bangui ; 10. Pillage et saccage des édifices publics, des hôpitaux, des écoles ; 11. Vols et confiscation de véhicules Du 13 au 16 avril 2013, sous prétexte de désarmement, des quartiers du 7ième et du 4ième arrondissement de la ville de Bangui ont été bouclés par les éléments de SELEKA. Au lieu du ramassage d’armes, la population banguissoise a assisté à un spectacle révoltant. Les habitants de ces arrondissements pris en otage étaient partis en débandade dans tous les sens. Non seulement les éléments de SELEKA les traquaient comme des bêtes de somme, mais ils se sont livrés à des braquages et des pillages de leurs propriétés. Subitement les armes se sont transformées en mobilier, réfrigérateurs, téléviseurs, lecteurs CD, ordinateurs et autres biens de valeur dont raffolent ces mercenaires qui se servent aux dépens de la population centrafricaine. Ce sont des voitures remplies de ces butins, disons plutôt de ces trophées de guerre, qui dévalèrent du quartier de Boy Rabe au vu et au su de tout le monde dans une indifférence déconcertante vers les quartiers de MISKINE, KM5, COMBATTANT et autres destinations. Cette scène fait désormais partie du décor. Pendant qu’on distrait le peuple en évoquant les méfaits de BOZIZE, les éléments de SELEKA refusent de se désarmer puisqu’ils ont besoin de ces engins de mort pour commettre leurs forfaits. Les braquages se font de jour et de nuit. Aucune condamnation n’est venue des nouvelles autorités qui justifient l’indéfendable en dépit du bon sens. Par ailleurs la Conférence des Evêques de Centrafrique proteste vigoureusement contre les exactions que les éléments de SELEKA ont commises contre les Eglises, en particulier l’Eglise catholique qui a été prise pour cible. Ces exactions révèlent une ferme volonté de nuire à la pratique de la foi chrétienne et d’empêcher l’œuvre d’évangélisation. Le constat est sans équivoque. Dans la plupart des villes occupées, les musulmans vaquent librement à leurs occupations et s’occupent allègrement de leurs commerces. Ils ne sont pas inquiétés dans leur intégrité physique pendant que nous déplorons : 1. Le vol systématique de nos moyens roulants : plus d’une centaine de véhicules et de motos volés ; 2. La profanation des édifices et des objets religieux. On peut citer l’exemple de la paroisse Saint Joseph de Mobaye, Notre Dame de l’Immaculée Conception de Batangafo, l’oratoire des Sœurs de Markounda ; 3. Le pillage et le saccage des Radios catholiques à Bambari et à Bossangoa ; 4. La perturbation des célébrations liturgiques ; 5. Des coups de feu tirés dans la Cathédrale Notre Dame de l’Immaculée Conception de Bangui à la fin de la célébration du dimanche des Rameaux; 6. L’agression physique des prêtres, religieux et religieuses. Citons en exemple les cas des sœurs de Mbrés, des prêtres d’Alindao, de Bangui, Bossangoa et même de l’évêque de Bambari ; 7. L’entrave aux déplacements des agents pastoraux (3 évêques, des prêtres et des religieuses) bloqués à Bangui depuis la Semaine Sainte. Excellence, les temps sont graves et les souffrances du peuple centrafricain sont inadmissibles. Comment comprendre votre silence qui pourrait être interprété comme complicité ? Nous attendons que vous jouiez de votre autorité pour une résolution pacifique de cette crise et rappeler aux nouvelles autorités de Bangui et la Communauté Internationale leurs engagements en faveur du bien-être et du développement du peuple centrafricain : 1. Garantir la sécurisation du pays ; 2. Promouvoir le respect des droits de l’homme ; 3. Assurer le bon fonctionnement des organes de transition ; 4. Veiller au respect des accords de Libreville (la non-représentativité du Président et des membres du gouvernement de transition aux prochaines élections) ; 5. Obtenir le déploiement des forces onusiennes ; 6. Engager rapidement le désarmement et le cantonnement des combattants ; 7. Procéder sans délai au rapatriement des mercenaires tchadiens et soudanais et autres ; 8. Obtenir des autorités tchadienne et soudanaise le rapatriement sans délai de tous les biens volés et convoyés sur leur territoire national respectif. Dans le respect des valeurs démocratiques que vous incarnez, la Conférence des Evêques de Centrafrique compte sur votre diligence pour faire entendre le cri du peuple centrafricain opprimé et en souffrance.

Veuillez agréer, Excellence, l’expression de nos salutations distinguées.

Fait à Bangui, le 23 avril 2013 S. E. Mgr Dieudonné NZAPALAINGA, Archevêque de Bangui S. E.

Mgr Nestor Désiré NONGO AZIAGBIA, Evêque de Bossangoa

S. E. Mgr Cyr Nestor YAPAUPA, Evêque coadjuteur d’Alindao Ampliation:

1. Nonce Apostolique en Centrafrique et au Tchad 2. ACERAC 3. Conférence Episcopale de France 4. Conférence Episcopale du Tchad 5. Conférence Episcopale du Soudan 6. Délégué Permanent de Vatican auprès de l’Union Européenne et du Conseil de l’Europe 7. Représentante des Nations Unies à Bangui 8. Représentante de la Commission de l’Union Africaine 9. CEEAC

La Centrafrique au bord du « chaos » selon 5 ONG françaises

 

Cinq ONG françaises ont dénoncé mardi l’ »abandon » de la Centrafrique – où « l’État n’existe plus » et où la pénurie alimentaire menace – par une communauté internationale qui conditionne son aide à un improbable retour de la sécurité.

Dans un communiqué commun, Médecins sans frontières (MSF), Action contre la faim (ACF), Médecins du monde (MDM), Première urgence-Aide médicale internationale (PU-AMI) et Solidarités International (SI), ont fustigé « l’insuffisance de la présence des Nations unies sur le terrain et le manque de financement par la grande majorité des bailleurs de fonds », dont certains « conditionnent leurs financements à venir à une ré-instauration de la sécurité », un statu quo « aussi incompréhensible qu’inacceptable ».

Et la pénurie alimentaire menace, préviennent les ONG. « En 2012, les récoltes n’ont pas été bonnes » et « les réserves sont peu importantes », a expliqué Bérengère Tripon, de SI, lors d’une conférence de presse commune.

Ces réserves ont ensuite souvent été pillées, soit par des nomades, soit par la rébellion Séléka qui a pris le pouvoir en mars et multiplie les exactions (pillages, rackets, viols, meurtres). « On estime que la récolte 2013 couvrira un mois de besoins alimentaires alors qu’elle devrait en couvrir au moins six », selon Mme Tripon.

Toute la population est menacée par la faim. Thierry Mauricet, directeur général de PU-AMI, estime que « 147.000 personnes sont déjà en restriction alimentaire sévère », sur 4,5 millions d’habitants.

Et depuis début 2013, indique Alain Coutand d’ACF, « le nombre d’enfants admis dans nos centres nutritionnels a doublé » par rapport à 2012. La malnutrition sévère des enfants entraîne souvent des séquelles neurologiques irréversibles.

« Dans n’importe quel pays, on parlerait de catastrophe humanitaire. En Centrafrique, ça tombe dans l’oubli », s’est-il désolé.

Quant au système de santé, il agonise, l’approvisionnement en médicaments et fournitures médicales étant interrompu, l’accès aux soins impossible par endroits.

Une flambée de paludisme a occasionné 60.000 consultations au premier trimestre dans les structures soutenues par MSF, soit +38% par rapport à 2012, tandis que rougeole et pneumonie sont en augmentation.

Depuis des années, la Centrafrique, qui a la deuxième espérance de vie la plus basse au monde (48 ans), connaissait un taux de mortalité trois fois plus élevé que le seuil d’urgence définissant une crise humanitaire (un mort pour 10.000 habitants par jour). Et ce taux « est pire aujourd’hui », estime Mego Terzian, président de MSF, sans pouvoir le chiffrer.

La prise de pouvoir par la Séléka n’est que le dernier épisode d’une longue série de coups d’Etat et de rébellions depuis l’indépendance en 1960. Les rebelles Séléka sont eux-mêmes divisés et d’autres groupes armés sévissent.

Résultat, les agences onusiennes et beaucoup d’ONG ont fui. « Les ONG présentes ont toutes été pillées au moins une fois et l’État n’existe plus », a expliqué Thierry Mauricet (PU-AMI).

« Nous pouvons opérer actuellement », a ajouté Alain Coutand (ACF), « mais c’est très cher et très compliqué ».

« La communauté internationale doit considérer la Centrafrique comme une de ses priorités. (…) La situation est pire qu’elle n’a jamais été », a résumé André Munger, de MSF.

12 novembre, 2012

Ellen Johnson-Sirleaf : « Nous ne pouvons attendre d’Obama qu’il agisse à notre place »

Ellen Johnson-Sirleaf : « Nous ne pouvons attendre d’Obama qu’il agisse à notre place »

09/11/2012 à 17h:44 Par Pierre Boisselet
Ellen Johnson-Sirleaf, présidente du Liberia.Ellen Johnson-Sirleaf, présidente du Liberia. © AFP

La présidente du Liberia, a effectué sa première visite officielle en France, sous le mandat de François Hollande, le mercredi 7 novembre. À cette occasion, Ellen Johnson-Sirleaf a accordé un entretien à « Jeune Afrique » au cours duquel elle a commenté la victoire de Barack Obama à la présidentielle américaine.

« Sa réélection me comble. Barack Obama a déjà incarné une transformation radicale de la politique américaine lorsqu’il a été élu pour la première fois. Le fait que le peuple américain lui ait renouvelé sa confiance signifie que la discrimination qui a longtemps sévi aux États-Unis est bel et bien morte. Nous en sommes d’autant plus heureux qu’une relation très forte et très ancienne lie le Liberia aux États-Unis, même si elle est, je l’avoue, tout à fait bipartisane : les républicains ont tout autant soutenu notre pays que les démocrates.

Nous attendons du président Obama qu’il s’attelle désormais aux problèmes qu’il n’a pu régler au cours de son premier mandat en raison de la situation très difficile dont il avait hérité, et qu’il mène à bien les changements qu’il a commencé à introduire dans son pays.

Une relation très forte et très ancienne lie le Liberia aux États-Unis.

Beaucoup prétendent qu’il n’a pas eu de « politique africaine ». N’oublions pas cependant que, lorsqu’il s’est rendu à Accra, en juillet 2009, il en a donné les grandes lignes, affirmant qu’il voulait encourager les pays qui s’engagent sur la voie de la démocratie et de la bonne gouvernance. Il a désormais toute latitude pour mettre en œuvre cette politique et distinguer les États qui ont progressé en respectant ces principes.

N’oublions pas non plus qu’il a maintenu et soutenu plusieurs programmes en faveur de l’Afrique lancés par George W. Bush (le fonds de développement Millenium Challenge Account, l’Agoa…). Il en a aussi créé de nouveaux, comme Feed the Future : de nombreux pays du continent en bénéficient, et se rapprochent de l’autosuffisance alimentaire.

Cela dit, Barack Obama devait s’occuper des problèmes des États-Unis en priorité. C’était son devoir, et je crois qu’il a fait de son mieux. L’Afrique est de la responsabilité des Africains. Nos partenaires peuvent bien sûr nous aider, mais nous ne pouvons pas attendre du président Obama – ou de tout autre président – qu’il agisse à notre place. »

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Propos recueillis par Pierre Boisselet (@PierreBoisselet)

Lire l’article sur Jeuneafrique.com : Ellen Johnson-Sirleaf : « Nous ne pouvons attendre d’Obama qu’il agisse à notre place » | Jeuneafrique.com – le premier site d’information et d’actualité sur l’Afrique

http://www.jeuneafrique.com/Article/ARTJAWEB20121109170530/

Fashion Rio revive tabu do racismo

Au cri de «Nous sommes un pays de Noirs !», les militants de l’ONG Educafro ont réclamé plus d’espace sur le marché du travail dans ce pays de 194 millions d’habitants dont 52% sont noirs ou métis, mais restent nettement défavorisés par rapport aux Blancs.

«La question du racisme est taboue au Brésil. On profite de cet instant de visibilité pour parler de ce thème très important et montrer qu’être brésilien c’est ce mélange de races. Les Noirs doivent obtenir plus d’espace dans la mode», souligne la styliste Anne Gaul.

L’organisateur des semaines de la mode à Rio et Sao Paulo, Paulo Borges, minimise le problème : «Le choix appartient toujours au créateur, à celui qui est responsable de la collection. On voit qu’il y a des stylistes qui font défiler beaucoup de mannequins noirs, d’autres le font moins. Ainsi les choses s’équilibrent», affirme-t-il.

Pourtant, beaucoup se plaignent de n’être appelés que lorsque le thème du défilé est «ethnique».

Mara Jay, 21 ans, tente de justifier la faible présence de Noires sur les podiums : «Les Noires brésiliennes ont peut-être trop de formes», dit-telle.

«Quand un Noir défile, c’est pour marquer la différence. Je crois que nous sommes peu à défiler car généralement les Blancs ont des profils similaires et les Noirs non. Chaque Noir a une beauté différente, certains sont plus exotiques, d’autres moins», ajoute-t-elle avant de confier qu’elle va tenter une carrière internationale car «à l’étranger il y a plus de modèles noirs, c’est moins fermé qu’ici».

Coiffure afro, Rafaella Lemes, 20 ans, vient de débuter : «Je pense qu’on va finir par avoir des quotas dans le monde de la mode. Je suis contente pour ceux qui y sont déjà entrés mais ce serait drôlement bien d’avoir un défilé qu’avec des Noirs, cela aurait beaucoup d’impact».

Pour la première fois en juin 2009, la Sao Paulo Fashion Week s’était vu, sous la pression des mouvements noirs, imposer un quota d’au moins 10% de mannequins descendants d’Africains, mais en 2010, «un procureur conservateur n’a pas maintenu les quotas», a déclaré à l’AFP Frère David Santos, un religieux franciscain qui dirige Educafro qui lutte pour faciliter l’accès des Noirs et des Indiens au marché du travail.

Depuis, selon lui, Educafro «discute avec le défenseur public du gouvernement fédéral d’un moyen de garantir ces quotas dans la mode dans tout le Brésil».

Après 13 ans de débats, la présidente du Brésil Dilma Rousseff a promulgué fin août une loi controversée de quotas pour les Noirs et les Indiens dans les universités publiques.http://www.youtube.com/watch?v=NtnDR1QGwXk&feature=player_embedded

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8 novembre, 2012

DOSSIER : Élections USA 2012 La vibrante déclaration d’amour de Barack à Michelle

DOSSIER : Élections USA 2012

La vibrante déclaration d’amour de Barack à Michelle

Mis en ligne le 07 novembre 2012 à 08h34, mis à jour le 07 novembre 2012 à 19h50

Lors de son discours de victoire mardi soir, Barack Obama a rendu un hommage appuyé à sa femme depuis 20 ans Michelle Obama. La First Lady a joué un rôle majeur dans sa réélection. « Michelle, je ne t’ai jamais autant aimée »DOSSIER : Élections USA 2012 La vibrante déclaration d'amour de Barack à Michelle dans ACTU GENERALE barack-obama-michelle-obama-10801123ccuxi2-300x130barack-obama-twitter-10801088jvyvc2-300x130 dans AFRIQUE DU SUD APARTHEID 

A lire >Barack et Michelle Obama s’enlaçant : la photo la plus « likée » de tous les temps

« Je ne serais pas ici sans cette femme qui m’a permis de l’épouser il y a 20 ans. Je voudrais le dire publiquement : ‘Michelle’, je ne t’ai jamais autant aimée. Je n’ai jamais été aussi fière de toi de voir le reste des Etats-Unis tomber amoureux de toi comme je l’ai été et comme je le suis ». La vibrante déclaration d’amour devant des millions de personnes est de Barack Obama. Et « Michelle », c’est évidemment la First Lady qui restera donc à La Maison Blanche quatre ans de plus. Cette déclaration publique elle la méritait presque tant elle a joué un rôle majeur dans la réélection ce mardi de son président de mari pour un second mandat.

Lors de ces cinq derniers mois, Michelle Obama n’a pas fait moins de 95 déplacements. Elle y évoquait son mari qui a besoin de « quatre ans de plus », des valeurs ou des difficultés de la vie quotidienne.  Le circuit électoral la réclame car elle est populaire. Très populaire. Sa cote de popularité dépasse d’ailleurs de 13 points celle de Barack Obama, avec 69% d’opinions favorables, selon un sondage Washington Post-ABC réalisé du 4 au 7 octobre. Elle est « la femme la plus populaire du pays, une icône de la mode et une enthousiaste de la nutrition. La plus vive critique lancée contre elle est d’être parfois qualifiée de nounou nationale », estimait Howard Kurtz, de Newsweek, après le discours de Michelle Obama devant la convention démocrate.

Efficace et chaleureuse

FLOTUS (First Lady Of The United States) ne passe pas inaperçue. Par sa taille d’abord, très grande: 1,80 m, presque autant que son mari (1,85 m). Et par sa personnalité et son charisme certains: chaleureuse, souriante, aimant plaisanter et vous prendre dans ses bras pour un « hug » si américain. Elle a su aussi « être efficace en se servant de sa place, de la portée de ses paroles, pour tenter de faire la différence dans les secteurs qu’elle a investis », explique à l’AFP Anita McBride, ex-secrétaire générale de Laura Bush, épouse de George W. Bush, qui enseigne à l’American University de Washington.

Depuis début 2010, la Première dame est la championne de la lutte contre l’obésité infantile avec son mouvement Let’s Move (Bougeons), multipliant les apparitions à la télévision, dans lesquelles elle n’hésite pas à faire du « hula hoop » ou des pompes. Pour promouvoir une nourriture saine dans le pays du hamburger, elle a créé un jardin bio à la Maison Blanche où elle invite les écoliers, servant ses légumes « du jardin » aux chefs d’Etat qui passent.

La comparaison avec Jackie Kennedy

Avec Jill Biden, l’épouse du vice-président Joe Biden, elle dirige une association qui vient en aide aux familles des anciens combattants. Et comme elle le dit elle-même, elle est surtout la « Maman-en-chef » -par référence au commandant-en-chef des armées qu’est le président américain- de ses deux filles, Malia, 14 ans, et Sasha, 11 ans.

Michelle née Robinson le 17 janvier 1964, arrière-arrière-petite fille d’esclave et fille de petits employés de Chicago, a aussi été une brillante avocate passée par Princeton et Harvard avant d’épouser, il y a 20 ans, Barack Obama. Accusée en début de mandat de se mêler des affaires de la présidence, ce dont elle s’est défendue, Michelle Obama est aussi comparée à Jackie Kennedy, pour le chic de ses toilettes. (Voir aussi : Michelle Obama et Ann Romney, leur style comparé)

Dans son discours reconnaissant la victoire de Barack Obama, le Républicain Mitt Romney a lui aussi remercié son épouse Ann,  »l’amour de ma vie ». « Elle aurait fait une Première dame merveilleuse », a dit le candidat malheureux.  (Voir le discours de Mitt Romney)

http://lci.tf1.fr/elections-usa/la-vibrante-declaration-d-amour-de-barack-a-michelle-7636862.html

7 novembre, 2012

DOSSIER : Élections USA 2012 Barack Obama : mais qui est donc « Mister Cool » ? TF1/LCI

DOSSIER : Élections USA 2012 Barack Obama : mais qui est donc couple-obama-et-couple-biden-victoire-election-us-10801118dqmkq1-300x130 2012 dans AFRIQUE DU SUD APARTHEID

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DOSSIER : Élections USA 2012

Barack Obama : mais qui est donc « Mister Cool » ?

PORTRAIT – Personnage assez secret malgré sa décontraction apparente. Rigoureux, méthodique et sûr de lui. Compétiteur, basketteur et golfeur accompli. Père et mari déclarant sa flamme devant des millions de personnes. Voici les faces moins connues du président américain.

On le surnommé « Mister Cool ». Car il ne perd jamais son sang froid. Du moins en public… Le 44e président des Etats-Unis et premier Noir à la tête de la première puissance mondiale a conforté mardi encore davantage sa place dans l’Histoire en étant réélu pour un second mandat. S’il est probablement l’homme le plus photographié au monde -du moins celui dont la photo est désormais la plus populaire sur les réseaux sociaux (lire notre article >Barack et Michelle Obama s’enlaçant : la photo la plus « likée » de tous les temps), Barack Obama est un personnage assez secret derrière un large sourire et des manières détendues faisant oublier qu’il est un homme politique.

Ceux qui en parlent le mieux sont donc ceux qui l’ont côtoyé à la Maison Blanche. A l’image de Greg Craig, ancien conseiller de Barack Obama, que TF1 est allé interroger. « Obama est méticuleux, discipliné, stratégique et surtout extrêmement exigeant avec ses conseillers. Il déteste le travail bâclé. Quand il n’a pas ce qu’il veut, il ne hurle pas ni ne fait la leçon, il dit juste ‘je suis un peu déçu’, mais au fond de lui il est furieux », raconte-t-il, décrivant une véritable machine intellectuelle, un homme rigoureux, méthodique  et sûr de lui.

Du sport et des séries TV

D’ailleurs, relate Greg Craig, même « sur un terrain de basket », le président américain « qui aime la compétition et déteste perdre », « on a l’impression qu’il joue une finale de NBA ! En politique, c’est pareil. Il ne lâche rien et continue jusqu’à ce qu’il gagne ». Autre sport auquel il s’adonne, le golf. On le voit aussi boire de la bière et promener son chien, et il met un point d’honneur, dit-il, à interrompre sa journée de travail pour aller dîner avec sa famille, sa femme Michelle et ses filles Malia, 14 ans, et Sasha, 11 ans, qui sont « comme une ancre pour lui », selon Greg Craig.

Au point qu’il a déclaré sa flamme à la First Lady mardi lors de son discours de victoire. « Je ne serais pas ici sans cette femme qui m’a permis de l’épouser il y a 20 ans. Je voudrais le dire publiquement : ‘Michelle, je ne t’ai jamais autant aimée. Je n’ai jamais été aussi fière de toi de voir le reste des Etats-Unis tomber amoureux de toi comme je l’ai été et comme je le suis’ », a-t-il lancé devant des millions de personnes (Lire notre article >La vibrante déclaration d’amour de Barack à Michelle).

Côté détente hors sport, le président dit apprécier « Homeland », « Boardwalk Empire », « Modern Family », comme il l’a raconté le mois dernier à TV Guide, aimer Lawrence d’ArabieCasablancaet Le Parrain…  mais seulement le 1 et le 2. Enfin en matière de musique, du classique Jean-Sébastien Bach au jazzy Miles Davis en passant par Bob Dylan, Stevie Wonder et même Jay-, Barack Obama a des goûts des plus hétéroclites… comme son caractère donc.

http://lci.tf1.fr/elections-usa/barack-obama-mais-qui-est-donc-mister-cool-7642786.html

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Obama réélu président des Etats-Unis

INTERNATIONAL

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Obama réélu président des Etats-Unis

Par Lucie Robequain et Virginie Robert | 07/11 | 05:11 | mis à jour à 07:52

La victoire du président sortant dans l’Etat le plus décisif, l’Ohio, lui fait dépasser la barre des 270 grands électeurs requis pour emporter la victoire. Barack Obama a lui-même revendiqué sa victoire sur Twitter. ‘Pour les Etats-Unis d’Amérique, le meilleur est encore à venir’, sont les premiers mots de la ‘saison 2′ du président.

Obama réélu président des Etats-Unis

« This happened because of you. Thank you. »

A 05H15 (heure de Paris), c’est Barack Obama lui-même qui, sur Twitter, délivre le message. Deux autres tweets et une photo suivront : « Tout ceci est arrivé grâce à vous. Merci », puis « Nous sommes tous ensemble. C’est comme ça que nous avons fait campagne et c’est ce que nous sommes. Merci. -bo », ce dernier message étant signé des initiales du vainqueur.

‘Pour les Etats-Unis d’Amérique, le meilleur est encore à venir’, a déclaré Barack Obama lors des premiers mots de sa ‘saison 2′.

Après un peu d’attente, vers 7H, heure française, Mitt Romney avait reconnu sa défaite, et félicité le vainqueur, comme le veut l’usage. Rien n’est encore officiel, beaucoup d’Etats n’ayant pas encore dépouillé tous les votes, mais les jeux sont faits. Comme prévu, c’est sa victoire dans l’Ohio qui donne la garantie d’un second mandat de président des Etats-Unis. Cet Etat clé a permis au sortant de dépasser la barre des 270 grands électeurs, nécessaire pour remporter le scrutin. Les militants démocrates réunis à Chicago se d’ailleurs sont levés comme un seul homme pour saluer la victoire de leur candidat, à l’annonce des résultats estimés dans l’Ohio.

Le compte Twitter de Barack Obama - DR

Le compte Twitter de Barack Obama – DR

Barack Obama et Mitt Romney ont par ailleurs chacun récolté les Etats qui doivent leur revenir normalement. Les premiers Etats vraiment disputés, la Pennsylvanie et le New Hampshire sont tombés dans l’escarcelle du président. CNN de son côté projette en outre une victoire du sortant dans le Wisconsin ainsi que dans l’Iowa. Mitt Romney devrait emporter la Caroline du Nord et il semble mener en Virginie. Il a repris le Montana, qu’Obama avait gagné en 2008, mais ce sont seulement 3 grands électeurs. Le compte n’y sera pas.

La victoire d’Obama sera certainement plus étroite qu’en 2008, lorsqu’il avait largement dominé John McCain, mais jamais, depuis les années 1930, un président américain n’avait été réélu avec un tel taux de chômage, proche de 8 %. Et un seul démocrate, Bill Clinton, a enchaîné deux mandats pleins à la tête du pays depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale.

http://www.lesechos.fr/economie-politique/monde/dossier/0202301624443-elections-americaines-2012-decryptage-368241.php#xtatc=INT-35-[Presidentielle_Americaine]-[promo]-[arche]

6 novembre, 2012

Obama se dit confiant et félicite Romney

Obama se dit confiant et félicite Romney

AFPPar AFP | AFP – il y a 2 heures 51 minutes

CONTENUS ASSOCIÉS

  • Barack Obama s'est dit convaincu qu'il allait passer une "bonne soirée" mardi, jour de l'élection présidentielle américaine, et a félicité son adversaire républicain Mitt Romney pour sa campagne "dynamique"Barack Obama s’est dit convaincu qu’il allait passer une « bonne soirée » mardi, jour de l’élection présidentielle américaine, et a félicité son adversaire républicain Mitt Romney pour sa campagne « dynamique »
  • Obama se dit confiant et félicite Romney dans ACTU GENERALE photo_1352227069947-3-0

Barack Obama s’est dit convaincu qu’il allait passer une « bonne soirée » mardi, jour de l’élection présidentielle américaine, et a félicité son adversaire républicain Mitt Romney pour sa campagne « dynamique ».

M. Obama, qui passait la journée dans son fief de Chicago avant de participer à la soirée électorale démocrate dans le palais des Congrès de la grande ville de l’Illinois (nord), s’est rendu en début de matinée dans un des bureaux de sa campagne, pour remercier des volontaires.

« Je veux adresser au gouverneur Romney mes félicitations pour une campagne dynamique. Je sais que ses partisans sont aussi engagés, aussi enthousiastes et travaillent aussi dur aujourd’hui » que les démocrates, a affirmé M. Obama aux journalistes.

« Nous sommes confiants dans le fait que nous aurons les voix nécessaires pour gagner », a ajouté le président démocrate sortant, tout en prévenant que cela dépendrait « en fin de compte de la participation ».

« Donc, je veux encourager tout le monde, des deux côtés, à profiter de ce droit (de vote) précieux, pour lequel tant de gens ont lutté afin que nous puissions en jouir », a encore déclaré M. Obama.

« Je suis impatient de voir les résultats. Et je m’attends à ce que nous passions une bonne soirée. Mais quoi qu’il arrive, je veux dire ma gratitude à tous ceux qui m’ont soutenu, tous ceux qui ont travaillé si dur pour moi », a-t-il affirmé.

Le président a prononcé son dernier discours de campagne lundi soir dans l’Iowa (centre) et n’avait pas prévu de déplacements en dehors de Chicago mardi. Il a déjà voté fin octobre dans son fief en profitant du scrutin anticipé.

Son adversaire a de son côté voté tôt mardi matin à Belmont au Massachusetts (nord-est), et avait prévu d’ultimes déplacements en Ohio (nord) et en Pennsylvanie (est) pour tenter de convaincre les électeurs de ces Etats potentiellement décisifs.

 

http://fr.news.yahoo.com/obama-dit-confiant-f%C3%A9licite-romney-185625834.html;_ylt=AkVfuRJQ.2TN4yJkgGQwoSMtfsl_;_ylu=X3oDMTRmaGcwZTJuBGNjb2RlA3ZzaGFyZWFnMnVwcmVzdARtaXQDTmV3cyBmb3IgeW91BHBrZwMzMTk3ZTg3Zi0yZGNmLTMyOWUtOTg3YS05YmI3NjI1YmY1OWQEcG9zAzQEc2VjA25ld3NfZm9yX3lvdQR2ZXIDYzIwMWVmMTAtMjg0NC0xMWUyLWI1ZjUtMjM2ZjA0YTE3NmIz;_ylg=X3oDMTJzMzEyNzM1BGludGwDZnIEbGFuZwNmci1mcgRwc3RhaWQDMTQ2MGUzOTAtMzdjNS0zYjRkLWE0NjQtYWY4OTg3ZjIzMzE0BHBzdGNhdAPDqWNvbm9taWUEcHQDc3RvcnlwYWdl;_ylv=3

Aux Etats-Unis, des patrons menacent les salariés qui ne voteraient pas Romney L’Express.fr –

Aux Etats-Unis, des patrons menacent les salariés qui ne voteraient pas Romney

L'Express.frL’Express.fr – jeu. 18 oct. 2012

  • ETATS-UNIS - Plusieurs grands patrons se sont illustrés en donnant des consignes de vote à leurs salariés.  afp.com/Damien Meyer

    L’Express.fr – ETATS-UNIS – Plusieurs grands patrons se sont illustrés en donnant des consignes de vote à leurs salariés. afp.com/Damien Meyer

NEWS PEOPLE

    A l’approche de l’élection présidentielle, plusieurs patrons américains ont adressé des consignes de vote menaçantes à leurs employés. Une pratique légale, en Amérique comme en France.

    C’est l’histoire d’un patron américain qui ne veut pas qu’Obama entame un deuxième mandat. Alors, il effraie ses salariés: David Siegel, PDG de Westgate Resorts, s’est illustré ce mois-ci en envoyant un mail de consigne de vote à ses 7000 employés.

    L’employeur appelle à voter pour Mitt Romney. Mais il ne se contente pas d’affirmer son soutien au candidat républicain. Dans son mail, comme le rapporte Le Huffington Post, le PDG prévient: « Si moi ou ma compagnie devons payer un nouvel impôt, comme notre président actuel semble vouloir le faire, je n’aurai pas d’autres choix que de réduire la masse salariale. » Il se défend toutefois de menacer quiconque, préférant parler de « pédagogie. »

    D’autres patrons américains ne font pas non plus dans la dentelle à l’approche des élections. Les frères Koch ont annoncé leur préférence républicaine aux 45 000 salariés de Georgia-Pacific. Quant à Arthur Allen, PDG de ASG Software Solutions et autre soutien indéfectible de Mitt Romney, il a lui aussi envoyé un mail menaçant à ses employés. « Si notre pays réélit le président Obama le 6 novembre, et que nous perdons notre indépendance en tant qu’entreprise, je ne veux entendre aucune plainte concernant les retombées probables », écrit-il.

    Choquants, ces mails n’en sont pas moins légaux aux Etats-Unis. Si les lois interdisent de lever des fonds auprès des employés pour soutenir la campagne d’un candidat, les consignes de vote, ou même les menaces de ce type, échappent à tout cadre juridique, précise le site Aol Jobs.

    Le patron souverain

    « C’est autorisé, et il n’y aucun tabou par rapport à cela aux Etats-Unis, confirme Yves Nicol, avocat en droit social. Le droit du travail y est quasi absent, et le patron est souverain dans toutes ses décisions: licenciements, embauches… Alors ce n’est pas ce genre de mail qui va poser problème. »

    En France, les chefs d’entreprise affichent parfois leur soutien à un candidat, mais aucun n’a encore fait parler de lui en envoyant de tels emails. Pourtant, rien n’interdirait de le faire. « En France aussi, c’est le principe de liberté d’expression qui prime, souligne YvesNicol. Un patron français pourrait donner une consigne de vote ou menacer ses salariés, cela reste du blabla, qui ne peut pas tomber sous le coup de la loi. La seule limite, c’est l’insulte. »

    Des paroles, et non des actes, qui ne pourraient donc être punies. Pas sûr qu’un employeur français se risque à un tel envoi de courrier pour autant. « Rien n’interdit à un patron français de prendre une position aussi extrême, mais il se couvrirait de ridicule, sourit maître Nicol. Question de différence culturelle avec les Etats-Unis. »

    http://www.lexpress.fr/emploi-carriere/emploi/aux-etats-unis-des-patrons-menacent-les-salaries-qui-ne-voteraient-pas-romney_1175296.html#xtor=AL-447

     

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