TEBAWALITO

blog de la fraternité avec la diaspora noire. Ceux a qui cet appel fait echo, venez et matez mon blog

24 juillet, 2017

POUR APPORTER UNE AIDE AUX FEMMES CENTRAFRICAINES VICTIMES DE VIOLENCE OU EX DEPLACEES PARTICIPER AUX COLLECTES DE FONDS CLIQUEZ SUR LE LIEN ET SUIVEZ LES INSTRUCTIONS

Classé dans : ACTU GENERALE,AFRIQUE DU SUD APARTHEID,AFRIQUE ET DIASPORA,AMERIQUE DU SUD CARAÏBES,AUTRES REPORTAGES,BLACK LIBERTY,BLACK USA LA LIBERTE,BLACK W Beauty,CENTRAFRIQUE,CES LEADERS /DIRIGEANTS/MILITANTS QUI AIMAIENT TANT L'A,CHANSON D'EGLISE/,CIVILISATIONS AFRICAINES,COLONISATION ET DECOLONISATION,COMITE FRANCAIS DE SOUTIEN A B.OBAMA,COMMUNAUTARISME ET ANTICOMMUNAUTARISME,CULTURE NOIRE /POESIES/CONTES/TRADITIONS COUTUMES,DIFFERENTES OFFRES INCLUS OFFRE D'EMPLOIS,DISCRIMINATION A L'EGARD DES NOIRS,DROIT ET MILITANTISME,DROIT INTERNATIONAL DES DROITS DE L'HOMME,DROITS SOCIAL/DROITS DIVERS,ESCLAVAGE,ESCROQUERIE par mail,FAMILIAL ET PRIVE MON HISTOIRE:ROMAN,FAUSSES PROPOSITIONS,FEMMES NOIRES ET FEMMES DU MONDE,FRANCE Mondaine,FREIN AU DEVELOPPEMENT : LA FACE CORROMPUE DE L'AFRIQUE,GEOPOLITIQUE,histoires souvenirs,HOMME NOIRE DANS L'HISTOIRE,J'ESSAIE DE POETISER OU JE PROSE,LA GRANDE FRATERNITE : L'IDEALE,LES CONCEPTS DECRIVANT LA FACE INHUMAINE DE L'HOMME,livres auteurs africains et autres,MAGAZINES NOIRES/ BLACKS,MES MUSIQUES ELUES,METISSAGE /melange/multiculturel,NOIR OU BLACK MAIS ILLUSTRE,NOIRS/BLACK INVENTEURS,NOUVEAU TALENT DE LA CHANSON AFRICAINE ET AUTRES A DEC,PANAFRICANISME,PARCOURS/REUSSITE/MUSIQUE/CINEMA/SPORT/PROFESSION,PERSPECTIVE DE DEVELOPPEMENT,POLITIQUE,PRESENTATION,RACISME ET ANTIRACISME CONTEMPORAIN,SANTE,SOCIETE ET DIVERS,SPORT,TECHNOLOGIES,THEORIE DANS DIFFERENTES DISCIPLINES,TOUCHE PAS A MON ADN (CHARLIE HEBDO / SOS RACISME),USA ELECTIONS ET POLITIQUE ET AUTRES SUJETS,VIOLENCE ET SOUVENIRS QUELLE PERSPECTIVE?,VIOLS ET VIOLENCES FAITES AUX FEMMES EN PERIODE DE CONFLITS ARMEES ET EN TEMPS DE PAIX — tebawalito @ 18:22

gofundme.com/4973889983838963

Nous sommes une association  a but non lucratif crée et déclarée en le 6 juillet 2013 qui s’occupe des femmes victimes de violence en temps de guerre et en temps de paix.  La République Centrafricaine à connu un conflits en 2013 avec pour conséquences des déplacés internes, parmi lesquels des femmes et des enfants. Notre association œuvre auprès des ces femmes et enfants pour les aider à se reconstruire puis à devenir autonomes par les activités génératrices de revenus. Nous louons des terrains que nous mettons à leur disposition pour faire du maraichage. Nous les formons au tricotage, à la couture. Pour ce dernier, nous louons des machines à coudre que nous leur mettons à disposition. Notre objectif est d’arrêter de louer les terrains, les machines à coudre pour l’agriculture et les confections de vêtements. C’est pour cette raison que nous vous sollicitons pour nous aider par vos apports à rassembler 9000€ qui nous permettra d’acheter notre propre terrain et des machines à coudre qui appartiendrons à l’association . Ce qui lui permettra de les mettre à disposition des femmes afin de leur permettre de se former à l’agriculture marechaire et d’apprendre la couture de manière durable et sans pression. Avec ce terrain et ces machines a coudre, nous pourrons améliorer la vie de ces femmes et indirectement celles de leurs enfants par les activités génératrices de revenu à travers l’agriculture et la couture. En un mot « aider nous à les aider » merci
https://www.facebook.com/fedong.femmesendanger/media_set?set=a.1949769575267047.1073741884.100007020693478&type=3&pnref=story

5 août, 2013

BANGUI LETTRE DE PROTESTATION FACE AUX HORREURS ET AUX SOUFFRANCES IMPOSEES AU PEUPLE CENTRAFRICAIN

Archidiocèse de Bangui BP 798 BANGUI République Centrafricaine Tél. +236 75042029

Son Excellence Serge MUCETTI Ambassadeur et Haut Représentant de la France auprès de la Centrafrique Ambassade de France

BANGUI LETTRE DE PROTESTATION FACE AUX HORREURS ET AUX SOUFFRANCES IMPOSEES AU PEUPLE CENTRAFRICAIN

Excellence, Nous, Evêques, Pasteurs et la voix des sans-voix, après avoir pris le temps d’écouter le peuple en souffrance, trouvons judicieux de vous adresser cette lettre. La date du 10 décembre 2012 marque le commencement d’un long calvaire dans lequel le peuple centrafricain a été plongé. En effet la coalition des rebelles de Seleka s’est levée ce matin-là avec des crépitements des engins de mort pour envahir en peu de temps Ndélé, Bamingui, Mbrés, Kaga-Bandoro, Sam Oundja, Bria, Ippy, Bambari, Grimari, Sibut, Damara, Kabo, Batangafo. Ils ont justifié ce mouvement par le non-respect par BOZIZE des accords de Libreville de 2008 en exigeant son départ. Leurs prouesses militaires étaient amplifiées et commentées minute après minute sur les ondes internationales, notamment Radio France Internationale (RFI). Leur avancée a été rendue facile par la déliquescence de l’armée nationale. La Conférence des Evêques de Centrafrique (CECA) constate toutefois que le terrain a été laissé libre aux hommes forts du moment qui ont imposé leurs lois à la population des villes conquises. C’est dans cette ambiance d’intenses angoisses que s’était organisé le dialogue de Libreville qui a officiellement abouti à l’arrêt des hostilités et à la conclusion d’un accord de paix censé ramener la quiétude à une population traumatisée. Ce dernier a posé les bases d’un gouvernement d’union nationale dirigé parMe Nicolas TIANGAYE. Le pire aurait pu ainsi être évité. Les signataires des accords ont eu gain de cause. Cependant les rebelles et les mercenaires restés sur le terrain continuaient impunément les exactions, les pillages, les destructions, les viols… Le commerce et les ressources minières étaient sous leur contrôle. Les zones conquises se sont élargies davantage avec la prise de Kouango,Alindao, Kembe, Mobaye, Bangassou, Bouca, Batangafo, Bossasngoa, Bossembele, Boali. Qu’en est-il exactement de l’application des accords de Libreville ? Nous en constatons le non-respect de part et d’autre : la mise en place du gouvernement d’union nationale avec la nomination des ministres délégués, la non-libération des détenus politiques, le non-cantonnement des éléments de SELEKA, la conquête de nouvelles villes. Les acteurs se sont bien moqués du peuple centrafricain pris en otage. Le peuple centrafricain l’a constaté avec amertume et consternation lorsque les ministres de la coalition SELEKA au sein du gouvernement d’union nationale ont organisé leur abduction. Quels engagements la communauté internationale a-t-elle pris en vue de garantir le respect des accords de Libreville ? La logique guerrière a prévalu sur le dialogue, d’où le coup d’Etat du 24 mars 2013. Admettons que la coalition SELEKA soit portée par le souci de libérer le peuple centrafricain des souffrances et de l’injustice. Ce but n’a-t-il pas été atteint le dimanche 24 mars lorsque les forces de SELEKA ont conquis le pouvoir par la force des armes ? Comment alors expliquer l’extension des rebelles vers M’Baïki, Boda, Berbérati, Nola, Carnot, Baoro, Bouar, etc. ? Aucune ville de Centrafrique n’a été épargnée par cette razzia. Le peuple est pris en otage et vit dans la peur. La libération a vite tourné en désenchantement. Les déclarations des nouvelles autorités sont aussitôt démenties par les actes et les décisions qu’elles posent : 1. Menaces, terreur et tortures psychologiques ; 2. Viols de jeunes filles et femmes, dont certaines se sont suicidées ; 3. Enrôlement d’enfants soldats ; 4. Humiliation publique de quelques militaires des FACA, gendarmes et policiers ; 5. Déplacement de personnes pour se réfugier en brousse ou en forêt ; 6. Rupture d’approvisionnement de beaucoup de villes en médicaments et produits médicaux de première nécessité ; surtout pour des personnes vivant avec le VIH/SIDA ; 7. Evacuation du personnel des Médecins Sans Frontière de Bantagafo et de Kaboà causedes exactions commises par les éléments de SELEKA ; 8. Pénurie et inflation ; 9. Rupture de réseaux de communication avec certaines villes en dehors de Bangui ; 10. Pillage et saccage des édifices publics, des hôpitaux, des écoles ; 11. Vols et confiscation de véhicules Du 13 au 16 avril 2013, sous prétexte de désarmement, des quartiers du 7ième et du 4ième arrondissement de la ville de Bangui ont été bouclés par les éléments de SELEKA. Au lieu du ramassage d’armes, la population banguissoise a assisté à un spectacle révoltant. Les habitants de ces arrondissements pris en otage étaient partis en débandade dans tous les sens. Non seulement les éléments de SELEKA les traquaient comme des bêtes de somme, mais ils se sont livrés à des braquages et des pillages de leurs propriétés. Subitement les armes se sont transformées en mobilier, réfrigérateurs, téléviseurs, lecteurs CD, ordinateurs et autres biens de valeur dont raffolent ces mercenaires qui se servent aux dépens de la population centrafricaine. Ce sont des voitures remplies de ces butins, disons plutôt de ces trophées de guerre, qui dévalèrent du quartier de Boy Rabe au vu et au su de tout le monde dans une indifférence déconcertante vers les quartiers de MISKINE, KM5, COMBATTANT et autres destinations. Cette scène fait désormais partie du décor. Pendant qu’on distrait le peuple en évoquant les méfaits de BOZIZE, les éléments de SELEKA refusent de se désarmer puisqu’ils ont besoin de ces engins de mort pour commettre leurs forfaits. Les braquages se font de jour et de nuit. Aucune condamnation n’est venue des nouvelles autorités qui justifient l’indéfendable en dépit du bon sens. Par ailleurs la Conférence des Evêques de Centrafrique proteste vigoureusement contre les exactions que les éléments de SELEKA ont commises contre les Eglises, en particulier l’Eglise catholique qui a été prise pour cible. Ces exactions révèlent une ferme volonté de nuire à la pratique de la foi chrétienne et d’empêcher l’œuvre d’évangélisation. Le constat est sans équivoque. Dans la plupart des villes occupées, les musulmans vaquent librement à leurs occupations et s’occupent allègrement de leurs commerces. Ils ne sont pas inquiétés dans leur intégrité physique pendant que nous déplorons : 1. Le vol systématique de nos moyens roulants : plus d’une centaine de véhicules et de motos volés ; 2. La profanation des édifices et des objets religieux. On peut citer l’exemple de la paroisse Saint Joseph de Mobaye, Notre Dame de l’Immaculée Conception de Batangafo, l’oratoire des Sœurs de Markounda ; 3. Le pillage et le saccage des Radios catholiques à Bambari et à Bossangoa ; 4. La perturbation des célébrations liturgiques ; 5. Des coups de feu tirés dans la Cathédrale Notre Dame de l’Immaculée Conception de Bangui à la fin de la célébration du dimanche des Rameaux; 6. L’agression physique des prêtres, religieux et religieuses. Citons en exemple les cas des sœurs de Mbrés, des prêtres d’Alindao, de Bangui, Bossangoa et même de l’évêque de Bambari ; 7. L’entrave aux déplacements des agents pastoraux (3 évêques, des prêtres et des religieuses) bloqués à Bangui depuis la Semaine Sainte. Excellence, les temps sont graves et les souffrances du peuple centrafricain sont inadmissibles. Comment comprendre votre silence qui pourrait être interprété comme complicité ? Nous attendons que vous jouiez de votre autorité pour une résolution pacifique de cette crise et rappeler aux nouvelles autorités de Bangui et la Communauté Internationale leurs engagements en faveur du bien-être et du développement du peuple centrafricain : 1. Garantir la sécurisation du pays ; 2. Promouvoir le respect des droits de l’homme ; 3. Assurer le bon fonctionnement des organes de transition ; 4. Veiller au respect des accords de Libreville (la non-représentativité du Président et des membres du gouvernement de transition aux prochaines élections) ; 5. Obtenir le déploiement des forces onusiennes ; 6. Engager rapidement le désarmement et le cantonnement des combattants ; 7. Procéder sans délai au rapatriement des mercenaires tchadiens et soudanais et autres ; 8. Obtenir des autorités tchadienne et soudanaise le rapatriement sans délai de tous les biens volés et convoyés sur leur territoire national respectif. Dans le respect des valeurs démocratiques que vous incarnez, la Conférence des Evêques de Centrafrique compte sur votre diligence pour faire entendre le cri du peuple centrafricain opprimé et en souffrance.

Veuillez agréer, Excellence, l’expression de nos salutations distinguées.

Fait à Bangui, le 23 avril 2013 S. E. Mgr Dieudonné NZAPALAINGA, Archevêque de Bangui S. E.

Mgr Nestor Désiré NONGO AZIAGBIA, Evêque de Bossangoa

S. E. Mgr Cyr Nestor YAPAUPA, Evêque coadjuteur d’Alindao Ampliation:

1. Nonce Apostolique en Centrafrique et au Tchad 2. ACERAC 3. Conférence Episcopale de France 4. Conférence Episcopale du Tchad 5. Conférence Episcopale du Soudan 6. Délégué Permanent de Vatican auprès de l’Union Européenne et du Conseil de l’Europe 7. Représentante des Nations Unies à Bangui 8. Représentante de la Commission de l’Union Africaine 9. CEEAC

UNIS DANS LA DIVERSITE (CENTRAFRIQUE)

UNIS DANS LA DIVERSITE

12ième dimanche ordinaire (C) Textes : Zacharie 12, 10-11 ; 13, 1 ; Galate 3, 26-29 ; Luc 9,18-24 23 juin 2013 Par S. E. Mgr Nestor Désiré NONGO AZIAGBIA SMA Evêque de Bossangoa En observateur attentif, saint Paul rend compte des dysfonctionnements qui affectent la bonne marche de la communauté ecclésiale de Galatie et par conséquent sa cohésion interne. Il dénonce les clivages qu’il présente en trois catégories : religieuse, sociétale et juridico-humaine : « Il n’y a plus ni Juif ni païen, il n’y a plus ni esclave ni homme libre, il n’y a plus l’homme et la femme » (Ga 3, 28a). L’aspect religieux de la division met en opposition les Juifs, fiers de leur élection par Dieu, aux Grecs, perçus comme des païens, dont ils se sentent supérieurs. La dimension sociétale exacerbe l’opposition entre les hommes libres qui s’arrogent tous les droits et les esclaves qu’ils soumettent à leur autorité et à leurs caprices. Le troisième niveau de la division met en exergue la domination que l’homme entend imposer à la femme. Quelle que soit la division, il s’agit essentiellement de la manifestation d’un sentiment de supériorité des uns à l’égard des autres. Les réalités que déplore Paul constituent encore aujourd’hui les maux qui minent la société centrafricaine, mettent à mal notre cohésion nationale, consacrent la violation des droits humains, favorisent l’impunité et entravent le développement harmonieux et intégral de notre pays. De quelle autorité, quelqu’un ou un groupe d’individus, s’arrogeraient-ils le droit de disposer du destin de tout un peuple ? Les Centrafricains pâtissent de ce mal qui caractérise la gestion clanique et tribaliste de l’Etat. Hier, diraient certains, c’était le tour des Ngbaka, des Yakoma, des Kaba, des Souma et des Gbaya. Aujourd’hui le témoin a été transmis aux Goula et aux Rounga. Certains musulmans n’hésitent pas à le clamer haut et fort, le vent a changé de direction en leur faveur. A qui le tour demain ? Face à ce mal qui crée des mécontentements et fait le lit des rébellions de toute sorte, la voie royale de sortie de crise, comme le suggère saint Paul, est l’unité fondée sur les liens de fraternité qui nous lient les uns aux autres : « Vous ne faites plus qu’un dans le Christ Jésus. Et si vous appartenez au Christ, c’est vous qui êtes la descendance d’Abraham ; et l’héritage que Dieu lui a promis, c’est à vous qu’il revient » (Ga 3, 28b-29). Tel est désormais, frères et sœurs, le devoir qui nous incombe : promouvoir l’unité dans le respect des convictions individuelles et le droit inhérent à chaque personne, en vue de la reconstruction de notre Pays et de notre Eglise. Cet idéal est d’ailleurs inscrit en lettre d’or dans notre devise nationale : UNITE, DIGNITE, TRAVAIL. L’unité n’est pas seulement une vue d’esprit. En effet, unis dans la diversité de nos compétences, de nos talents et de nos ressources, nous pouvons mieux œuvrer pour le plein développement de tous. L’unité, dans la fraternité au service du développement et de l’épanouissement, requiert une abnégation de la part de tout un chacun d’entre nous. Telle est l’exigence que le Christ impose à ses disciples. Le sacrifice dont il parle commence par lui-même. Malheureusement dans l’égoïsme qui nous caractérise, nous choisissons plutôt de le faire supporter par les autres. C’est ainsi que le peuple centrafricain a été soumis, dans la crise qui secoue encore notre pays, à l’indicible : viols, meurtres, assassinats, violation flagrante des droits de l’homme, pillages, saccages, destruction des biens, actes de vandalisme de tout genre… En dépit de ces exactions, de ces malheurs et de notre méchanceté, la faveur de Dieu ne nous a jamais désertés. Dieu continue à nous manifester sa bonté et son visage d’amour. Toutefois il nous exhorte à un repenti sincère, au pardon et à la supplication comme le rappelle à juste titre le prophète Zacharie : « En ce jour-là, il y aura une source qui jaillira pour la maison de David et les habitants de Jérusalem : elle les lavera de leur péché et de leur souillure » (Za 13, 1). Chers frères et sœurs, dans la sollicitude de Dieu à l’égard de ses enfants, confions-lui notre pays. Par l’intercession de l’Immaculée conception, Reine de la Paix et Patronne de la République centrafricaine, que le Seigneur répande en nos cœurs l’esprit d’unité et de fraternité. Amen !

MESSAGE DES EVEQUES DE CENTRAFRIQUE AUX CHRETIENS ET AUX HOMMES DE BONNE VOLONTE (CENTRAFRIQUE)

MESSAGE DES EVEQUES DE CENTRAFRIQUE AUX CHRETIENS ET AUX HOMMES DE BONNE VOLONTE

Rendons compte de notre foi et de notre espérance (1 P 3, 15)

INTRODUCTION

Chers frères et sœurs dans le Christ et vous tous femmes et hommes de bonne volonté. Du 12 au 23 de ce mois qui s’achève, Nous, Pasteurs de l’Eglise, sommes réunis en session ordinaire au Siège de la Conférence Episcopale Centrafricaine (CECA) à Bimbo. Nous avons saisi l’occasion pour partager au sujet des questions relatives à la vie de l’Eglise, portion du peuple de Dieu en Centrafrique. Nous avons, par ailleurs, échangé sur le cours des événements qui font l’actualité politique, économique et social au niveau de la Nation. Par notre diverse provenance, nous constituons autant de fenêtres sur les horizons de notre cher pays. Ainsi, tour à tour, il nous avait été donné d’entendre le témoignage des Pères Evêques sur la grande souffrance imposée à nos compatriotes par cette énième escalade de violence politico-militaire. Dans les affres de cette rébellion, nous manifestons notre compassion à toutes les familles et aux personnes qui sont affectées dans leur âme et dans leur chair. Nous les assurons de notre solidarité dans la prière, la proximité et les différentes initiatives que nous avons prises depuis le commencement de cette crise. .

REALITES PRESENTES, LES EFFETS ET LEURS IMPACTS

« Du jamais vu ! » Voilà les mots qui disent le sentiment général du peuple face au déferlement des éléments de la SELEKA.Jamais l’on n’a connu sur notre terre un conflit aussi grave dans son ampleur et dans sa durée. Jamais aucun trouble militaro-politique ne s’était disséminé avec autant de violences et d’impacts sur l’ensemble de notre territoire. Jamais une rébellion ne nous a drainé une aussi forte présence de combattants étrangers. Jamais une crise ne nous a fait courir un aussi grave risque de conflit religieux et d’implosion du tissu social. Un spectacle « du jamais vu » sur tous les plans. 1. Sur le plan social Sur le plan social, on n’a pas fini de dresser le bilan en terme de perte de vies humaines, de viols, de pillages, de villages incendiés, de destruction de champs, de violation et spoliation de domiciles privés, des familles illégalement expropriées de leurs maisons qui sont occupées de manière indue par un homme fort ou une bande armée. Le tissu social a été complètement déchiré. Les valeurs et repères sociaux ont été travestis. Le peuple a été soumis à un énorme traumatisme dont les conséquences sont manifestes dans les cas de suicides et de dépressions. 2. Sur le plan économique Sur le plan économique, jamais une crise n’avait engendré une destruction aussi systématique et programmée de ce qui restait du faible tissu industriel et économique du pays. Quel héritage allons-nous légué à la génération montante ? L’envie d’assouvir des intérêts égoïstes et mesquins ne saurait justifier l’irresponsabilité dont nous faisons aujourd’hui montre dans la gestion irrationnelle de nos ressources. 3. Sur le plan politico-administratif Sur le plan politico-administratif, jamais le peuple n’a compris l’obstination avec laquelle les combattants de la coalition SELEKAont détruit les archives de l’administration publique et des collectivités locales. Que se cache-t-il derrière cette volonté de destruction et d’annihilation de la mémoire nationale ? Jamais le peuple n’a compris leur acharnement sur les représentants du gouvernement ainsi que sur les agents de l’Etat en mission dans les écoles, leshôpitaux et les divers services administratifs sur toute l’étendue du territoire. Ces actes ont porté atteinte à l’existence même de notre Nation. L’autorité de l’Etat est mise en questionpar des groupes armés qui ont établi une administration parallèle dans différentes localités de l’arrière-pays. 4. Sur le plan éducatif et scolaire Sur le plan éducatif et scolaire, le risque d’une année blanche est réel. En dépit des montages faits par les techniciens du Ministère de l’Enseignement et des appels répétés, lancés par les autorités compétentes, la reprise des activités scolaires s’est faite très timidement dans certains établissements de l’Enseignement Catholique Associé de Centrafrique (ECAC) à Bangui, Bangassou, Kaga-Bandoro, Bouar, Berbérati et dans quelques autres établissements publics. Un programme d’examens (concours d’entrée en sixième, BC, BAC) vient d’être communiqué par les services d’Examens et Concours. Que fait-on de la majorité des écoles saccagées et de celles qui restent encore fermées ? 5. Sur le plan sécuritaire et militaire Sur le plan sécuritaire et militaire, l’armée nationale et républicaine a cédé le pas à un agrégat de factions en mal de cohésion, manquant d’éthique et de déontologie professionnelles. Ces éléments continuent à se comporter en rebelles. Ils défient toute hiérarchie et donnent uniquement allégeance à « leur chef militaire ». Ils prennent avantage des armes en leur possession pour imposer leurs lois. En dépit des pillages et des nombreuses exactions qu’ils ont commises sur la population, ils refusent de se faire désarmer. Par ailleurs les mercenaires exigent encore d’être payés. Tel est le cas des Soudanais qui occupent à ce jour la caserne des sapeurs pompiers. Même si un début de sécurisation est perceptible à Bangui, il n’en est pas le cas dans l’arrière-pays où le cantonnement des éléments de SELEKA devient un souffre-douleur pour la population livrée à leur merci. Ces hommes supposés assurer la sécurité des personnes se transforment en leurs bourreaux. Ils s’arrogent le droit de commettre toutes les exactions. La vie du Centrafricain n’a désormais aucun prix. Ces éléments de SELEKA, pour la plupart des Tchadiens et des Soudanais, peuvent impunément tuer, violer, piller, saccager, incendier des maisons, des greniers, des villages entiers, en représailles à la légitime défense opposée par les populations. Nous déplorons la dissémination, à travers le pays, des armes de tout calibre, qui augmente le sentiment et le fait d’insécurité. Alors que nous venons de célébrer le dimanche 19 juin 2013 la Journée de ‘l’Enfant Africain’, nous condamnons la pratique des enfants soldats qui ne crée aucun climat propice à l’épanouissement de l’enfant et de la jeunesse en Centrafrique. 6. Sur le plan religieux et cultuel Sur le plan religieux et cultuel, l’ardeur et la déterminationavec lesquelles les éléments de SELEKAont profané des lieux de culte chrétien et se sont pris de manière ciblée aux biens des chrétiens, ont ébranlé les fondements de notre cohésion sociale. L’unité du peuple centrafricain est ainsi mise à rude épreuve surtout à la vue des comportements de complicité que nous déplorons chez certains de nos frères musulmans. Ces attitudes répondent-elles à un agenda caché comme certains éléments le laissent présager ? Toutefois nous exhortons les autorités politiques à tout mettre en œuvre pour ne pas exacerber ces tensions dont l’implosion causera beaucoup de mal à notre pays. Nous réitérons notre attachement au principe de laïcité qui a façonné notre pays. Par ailleurs nous compatissons avec certaines communautés musulmanes qui ont été prises en otage et doivent la sécurisation de leurs biens, grâce à un système d’omerta qui consiste à verser, par anticipation, une rançon aux éléments de SELEKA avant que ces derniers n’entrent dans une ville. . NOUS SOMMES TERRASSES, MAIS PAS ANEANTIS (2 Co 4, 9) 1. Dépositaires de la Bonne Nouvelle du Salut Chers frères et sœurs dans le Christ et vous tous, femmes et hommes de bonne volonté, face à cette situation nouvelle qui génère tant de souffrances, nous sommes plus que jamais invités à rendre compte de la foi et de l’espérance qui nous habitent. Dépositaires de la BONNE NOUVELLE DU SALUT, continuons à annoncer l’Evangile et à en vivre à la manière de la première communauté chrétienne. Le livre des Actes des Apôtres raconte, en effet, le récit de la persévérance des Apôtres, nos Pères et Modèles à la suite du Christ, dans les épreuves. Alors que les autorités juives tentaient d’éliminer le CHRIST RESSUSCITE et d’empêcher la pratique de la foi, les Apôtres n’ont jamais reculé. Bien au contraire, ils ont exhorté à la conversion et à la connaissance du Christ. Avec patience et courage, ils ont proclamé Jésus-Christ, Vainqueur de la Peur et du Mal (cf.Ac 5, 40-42). 2. Témoins de l’Evangile Chers frères et sœurs dans le Christ, vous ne pouvez plus vivre votre foi aujourd’hui comme vous l’aviez fait par le passé dans la tiédeur et sans ferveur. Les problèmes nouveaux auxquels nous sommes confrontés constituent autant de défis qui vous appellent à un plus grand attachement au Christ et à une plus forte affirmation des valeurs chrétiennes qui nous caractérisent. Nous vous exhortons, vous, en tant que témoins authentiques de l’EVANGILE, à investir, conformément à votre engagement chrétien, les champs politique, économique et social. Telle est la vocation qui vous est propre selon les termes du Décret pour l’Apostolat des Laïcs au n° 7: Les laïcs doivent assumer comme leur tâche propre le renouvellement de l’ordre temporel. Eclairés par la lumière de l’Evangile, conduits par l’esprit de l’Eglise, entraînés par la charité chrétienne, ils doivent en ce domaine agir par eux-mêmes d’une manière bien déterminée. Membres de la cité, ils ont à coopérer avec les autres citoyens suivant leur compétence particulière en assumant leur propre responsabilité, et à chercher partout et en tout la justice du Royaume de Dieu. L’ordre temporel est à renouveler de telle manière que, dans le respect de ses lois et en conformité avec elles, il devienne plus conforme aux principes supérieurs de la vie chrétienne et soit adapté aux conditions diverses des lieux, des temps et des peuples. Il vous revient donc la gestion du temporel, l’animation de la vie politique et la conduite des affaires publiques. Ainsi votre lumière est appelée à rayonner au cœur des pratiques douteuses qui constituent un frein au développement de notre pays et affectent, par ailleurs, notre cohésion sociale. Il s’agit notamment du népotisme, du régionalisme, du clientélisme, de la corruption, de l’impunité, de l’accaparement ou la destruction des biens publics, de la violation des droits de l’homme, des détournements … que nous ne cessons de déplorer. Pris dans les structures de péché, nous semblons avoir cédé à la haine, à l’envie de vengeance personnelle en privilégiant plutôt des intérêts égoïstes et mesquins. Nous manquons d’ambition et de vision claire pour la Nation toute entière. Chers frères et sœurs et vous, femmes et hommes de bonne volonté, qui animez la vie politique nationale, nous tenons à vous rappeler que la foi comporte une dimension socio-politique. Quelles sont nos responsabilités individuelles et collectives dans les crises qui affectent notre pays ? Combien de temps encore allons-nous nous laisser manipuler par des puissances étrangères qui nous utilisent, nous infantilisent et font de nous des prédateurs contre notre peuple ? Par patriotisme, nous vous exhortons à la vigilance. 3. Vers un chemin de réconciliation et de reconstruction sociale Par ailleurs, nous saluons et encourageons la mise en place de la plateforme des leaders religieux, catholiques, protestants et musulmans, et tout le travail qui s’y fait en vue de la décrispation de la tension religieuse qu’on a voulu nous imposer. Solidaires de cette initiative, nous vous appelons, chers frères et sœurs dans le Christ, à ne pas céder à la tentation d’une confrontation avec nos frères musulmans. Ne brisons donc pas la bonne harmonie qui a caractérisé nos différentes communautés religieuses. En effet, catholiques, protestants et musulmans ont toujours cohabité de manière conviviale en Centrafrique. Telle est l’exhortation que le Pape Benoit XVI a lancé aux fidèles à l’endroit « des musulmans qui adorent le Dieu Un, vivant et subsistant, miséricordieux et tout-puissant, créateur du ciel et de la terre, qui a parlé aux hommes » (AM n° 94). En cette année de la foi, chers frères et sœurs, l’occasion nous est accordée de nous affermir dans le témoignage de la charité. En effet, « la foi sans la charité ne porte pas de fruit et la charité sans la foi serait un sentiment à la merci constante du doute. Foi et charité se réclament réciproquement, si bien que l’une permet à l’autre de réaliser son chemin » (Lettre apostolique Porta Fidei, n° 14). Ce témoignage est rendu possible par l’attachement personnel de chaque fidèle au Christ. Confions notre pays à la grâce et à la miséricorde de Notre Dieu qui est Père, Fils et Saint-Esprit, par l’intercession de l’Immaculée Conception, Reine de la Paix et Mère de Centrafrique.

Donné en l’année du Seigneur, le 23 juin 2013 au Siège de la CECA S. E. Mgr Dieudonné NZAPALAINGA, Président de la CECA et Archevêque de Bangui S. E. Mgr Nestor Désiré NONGO AZIAGBIA, Vice-Président et Evêque de Bossangoa S. E. Mgr Edouard MATHOS, Evêque de Bambari S. E. Mgr Albert VANBUEL, Evêque de Kaga-Bandoro S. E. Mgr Juan José AGUIRRE MUNOZ, Evêque de Bangassou S. E. Mgr Peter MARZINKOWSKI, Evêque d’Alindao S. E. Mgr Guerrino PERIN, Evêque de M’Baïki S. E. Mgr Dennis Kofi AGBENYADZI, Evêque de Berbérati S. E. Mgr Armando GIANNI, Evêque de Bouar S. E. Mgr Cyr Nestor YAPAUPA, Evêque coadjuteur d’Alindao

DECLARATION DE L’OBSERVATOIRE CENTRAFRICAIN DES DROITS DE L’HOMME (OCDH) SUR LA SITUATION DES DROITS DE L’HOMME EN REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE A L’OCCASION DE LA CELEBRATION DE SON XIIIEME ANNIVERSAIRE

DECLARATION DE L’OBSERVATOIRE CENTRAFRICAIN DES DROITS DE L’HOMME (OCDH) SUR LA SITUATION DES DROITS DE L’HOMME EN REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE A L’OCCASION DE LA CELEBRATION DE SON XIIIEME ANNIVERSAIRE

Le 29 juillet 2013, L’Observatoire Centrafricain des Droits de l’Homme (OCDH) commémore son 18ème anniversaire. La joie des cadres et militants de notre organisation en ce moment historique est ternie par les graves atteintes aux droits humains actuellement déplorés dans le pays. Le conseil exécutif de l’OCDH réuni en séance extraordinaire a décidé de rendre publique à cette occasion la présente déclaration. En effet, depuis l’offensive des éléments de la coalition Séléka le 10 décembre 2012 et la prise du pouvoir du 24 mars 2013, la situation des droits de l’homme en République Centrafricaine n’a eu de cesse de dégrader. Tout au long de l’itinéraire suivi par les éléments de la coalition Séléka depuis Ndélé jusqu’à Bangui, en passant par Damara, Mbrés, Kaga-Bandoro, Ippy, Bambari, Alindao, Mobaye, Bangassou, Ouango, Sibut, Bossembélé, Bossangoa, Bouar , Berberati, Bozoum, Nola, Carnot, M’Baïki, Paoua, etc.la quasi-totalité des infrastructures administratives, sociales et de justice, les résidences des autorités administratives et judiciaires ont été pillées et détruites. Les maisons de commerce et des particuliers ont également vu leurs biens emportés. La capitale a pratiquement subi le même sort. Malgré ses souffrances, la population a fait les plus grandes concessions en prenant acte du fait accompli et en acceptant qu’une période de transition de 18 mois soit ouverte en vue d’un retour à la légalité constitutionnelle, avec le dirigeant de la coalition Séléka au poste de Chef de l’Etat de la Transition, avec un Premier ministre issu de l’ex opposition démocratique et un Conseil National de Transition. Tous les Centrafricains, de cette façon espéraient un retour rapide de la paix et le rétablissement de la légalité constitutionnelle en Centrafrique. Malheureusement, force est de constater que la sécurité tarde dramatiquement à revenir. Tous les jours ce sont des tueries, des enlèvements, des exécutions extra judiciaires, des viols, des vols et pillages de tous ordres qui continuent à être déplorés à Bangui comme sur toute l’entendue du territoire. L’OCDH exprime sa sympathie et ses condoléances les plus émues aux victimes et à leurs parents.

La justice en dehors de Bangui et Bimbo, la Police, la Gendarmerie et l’Armée nationale n’ont pas effectivement repris leurs activités. L’OCDH exprime, à cet égard, les plus vives inquiétudes devant les propos tenus par le Chef de l’Etat de la Transition lors de la conférence de presse du 27 juillet 2013 au Ledger Plazza affirmant que les FACA n’existeraient plus. L’Armée a pour mission principale la protection de la population, des biens ainsi que la défense du territoire. On ne saurait comprendre que des hommes en armes puissent terroriser la population en toute impunité à Bangui comme sur l’ensemble du territoire national. Par ailleurs, les Forces Armées Centrafricaines (FACA) ont été créées par une loi comprennent des fils et des filles du Pays recrutés et formés conformément aux textes. Il n’est pas admissible qu’elles soient supprimées par un texte règlementaire non diffusé et leurs éléments remplacés par ceux de la rébellion dont la plupart non formés, ne manifestant aucunement l’esprit de service public, de respect pour la personne humaine, ni le sens du bien commun. L’Armée Centrafricaine est UNE et INDIVISIBLE.3 Normalement, on ne devrait plus continuer de parler de la Séléka, mais uniquement de l’ARMEE CENTRAFRICAINE. L’OCDH demande que le Conseil National de Transition se saisisse de cette question essentielle pour la suite de la Transition. Devant l’existence d’une Armée digne de ce nom, l’OCDH souhaite la mise en œuvre rapide de la résolution du Conseil de paix et de Sécurité de l’Union Africaine relative à la mise en place de la Mission Internationale de Soutien à la République Centrafricaine (MISCA), forte de 3500 hommes au moins. Le déploiement de cette force est le bienvenu pour sécuriser tout le territoire national, commune par commune, village par village. L’OCDH rappelle que le peuple centrafricain réclame que le contingent du Tchad, pays voisin, membre de la CEEAC, impliqué dans la crise, ne fasse pas partie des forces qui seront déployées en RCA dans le cadre de la MISCA. A l’heure actuelle, le pouvoir de l’Etat apparait territorialement morcelé et contrôlé par des « seigneurs » de guerre qui se sont réparti les zones du pays et celles de la capitale et ont fait main basse sur les points de rentrée des recettes de l’Etat.

Les autorités politiques reconnues formellement n’ont apparemment aucune autorité sur ces « seigneurs de guerre » dont les éléments continuent de violer, voler, piller, rançonner, enlever et tuer les paisibles centrafricains, à Bangui et sur l’ensemble du territoire, dans la plus grande impunité. Une grande partie de véhicules, du bétail, de grandes quantités de biens appartenant aux citoyens centrafricains et aux expatriés vivant sur notre sol ont pris le chemin de nos frontières. Il en est de même du matériel militaire et des armes de tous calibres de nos forces de défense et de sécurité. Les Eglises Chrétiennes, Catholiques et Protestantes ont subi des actes de pillages et de destructions indicibles. Des Prêtres et des Pasteurs ont été violentés, même tués, des religieuses violées. Les nouvelles autorités se sont défendu d’amener l’islamisme. Soit. Mais depuis quelques temps, il a été signalé que des éléments de la coalition Séléka notamment à Kaga-Bandoro, Bozoum, Yaloké, Bouar, Gallo s’attachaient à abattre tous les porcs les localités où ils sont installé et à interdire formellement la consommation et la commercialisation de la viande boucanée. Cela semble dénoter d’une volonté insidieuse d’islamisation forcée du pays.

Beaucoup de centrafricains sont arrivés à la conviction que la cohabitation aujourd’hui risque d’être impossible alors que depuis toujours les centrafricains de toutes les composantes ont vécu en parfaite harmonie. L’OCDH rappelle qu’un très grand nombre d’élément de la Séléka sont des étrangers, ne parlant ni Sango, ni Français. Ce sont ceux-là qui sont signalés comme commettant les pires crimes sur les centrafricains. L’OCDH souligne que la nationalité centrafricaine s’obtient non par le droit du sol ou suite à une longue présence sur le territoire centrafricain mais par le droit du sang (jus sanguinis). Il faut être de père et de mère centrafricains ou de l’un des deux parents centrafricain pour avoir la nationalité centrafricaine. Sauf à être régulièrement naturalisé par décret, après avoir satisfait aux conditions légales. La population est aujourd’hui exaspérée de tout ce qu’elle est en train de subir de la part des éléments en armes se réclamant de la Séléka. C’est pourquoi l’OCDH demande l’application de la loi et des résolutions de la CEMAC pour permettre le retour effectif de la paix et de la sécurité, à savoir : Le cantonnement des éléments de la Séléka ; Le rapatriement des éléments étranger L’ODCH se félicite de l’adoption et de la promulgation de la Carte Constitutionnelle de Transition. Toutefois, il demande l’application effective de ses dispositions ainsi que de celles des lois et règlements relatifs aux nominations aux grades, aux postes de responsabilité dans l’armée et l’administration. La Charte Constitutionnelle de Transition prévoit l’incompatibilité de la fonction du Chef de l’Etat de la Transition avec celle de membre de gouvernement. Or, le Chef de l’Etat continue toujours d’exercer cette fonction cumulativement avec celles de ministre de la défense au sein du gouvernement de transition, en violation flagrante des dispositions de la Charte. L’ODCH estime également que c’est un grave recul pour l’Etat de droit en RCA, que des éléments de la Séléka soient nommés aux postes d’officiers généraux de l’armée ou aux grades d’officiers supérieurs en violation manifeste des textes relatifs aux statuts des officiers d’active ou à l’organisation de l’armée.

L’OCDH rappelle que le pays est menacé d’une grave crise humanitaire. Il ne comprend pas que des éléments de la Séléka, comme il a été déjà souligné, dans plusieurs localités, s’évertuent à abattre les porcs d’autrui et à interdire la vente et la consommation de la viande boucanée, privant les compatriotes d’apports en protéines indispensables. Il se félicité du concours que la communauté internationale vient d’apporter au pays afin de faire face à cette menace. Il se réjouit également de la mise en place d’une commission mixte d’enquête et espère que le rapport qui sera établi à l’issue de ses travaux sera effectivement suivi de procédures judiciaires à l’encontre des auteurs des crimes et délits dénoncés. De même, l’OCDH suit avec attention la procédure en cours devant le doyen des juges d’instruction pour les faits remontant à 2004 ayant fait l’objet de dénonciations du ministre de la Justice. L’OCDH invite toutes les personnes victimes à se manifester notamment à saisir la justice en vue de faire valoir leurs droits. De son côté, l’OCDH s’engage à documenter tous les faits délictueux dont il viendrait à être informé et à s’associer à toutes les organisations de la société civile afin que la voix du peuple centrafricain soit largement entendue en dehors de notre pays et que soit fait échec à l’impunité. L’OCDH s’engage à organiser, avec le concours de toutes les organisations de la société civile, un forum sur la paix et la consolidation de la paix en Centrafrique afin de réfléchir ensemble aux conditions d’un retour de paix durable dans notre pays. L’OCDH remercie la communauté internationale pour les énormes efforts déjà consentis en faveur du peuple centrafricain et lui demande de continuer à aider ce peuple afin que la sécurité soit rétablie sur l’ensemble du territoire, pour permettre le rétablissement de la légalité constitutionnelle par la tenue d’élections libres, justes, crédibles dans un climat apaisé et dans les meilleurs délais.

Fait à Bangui, le 29 juillet 2013

Le Président du Conseil Exécutif

Me Mathias Barthélemy Morouba

Réseau des journalistes pour les Droits de l’homme

DECLARATION DE L’OBSERVATOIRE CENTRAFRICAIN DES DROITS DE L’HOMME (OCDH) SUR LA SITUATION DES DROITS DE L’HOMME EN REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE A L’OCCASION DE LA CELEBRATION DE SON XIIIEME ANNIVERSAIRE

LA LAICITE EN DANGER EN CENTRAFRIQUE

LA LAICITE EN DANGER EN CENTRAFRIQUE

 

Comme le dirait Maka Gbossokoto, je ne comprends pas que la coalition rebelle Seleka ne comprenne pas que la Républicaine Centrafricaine est un Etat résolument laïc.

Durant sa marche conquérante du pouvoir, la coalition Seleka s’était illustrée par des attaques ciblées contre les Eglises Chrétiennes notamment catholiques à Bangassou, Kembé, Bambari, Sibut, Kaga-Bandoro et Bossangoa. Des biens ont été pillés. Des Eglises ont été saccagées et détruites. Des femmes Centrafricaines non musulmanes dont des religieuses ont été violées. Cependant, les mosquées et les biens appartenant à la communauté musulmane ont été préservés.

Malgré la prise du pouvoir le 24 mars 2013, on enregistre jusqu’à ce jour des actes attentatoires au principe de laïcité, et les exemples sont nombreux. Lors d’un office religieux à la Cathédrale de Bangui, des éléments Seleka armés, ont fait irruption dans l’Eglise à la recherche d’un Centrafricain débiteur à leur égard. Ce fait a provoqué l’indignation chez les fidèles présents. Pendant ce temps, d’autres éléments s’affairaient dehors et devant la dite Cathédrale à leurs activités favorites, vol de véhicules, intimidations et braquages à main armée. A Kaga-Bandoro et à Galo (60 km de Bouar), prétendument au nom de la Charia, certains éléments Seleka, ont interdit la consommation de la viande du porc et de la viande boucanée. De même, l’élevage porcin a été interdit. Pour joindre l’acte à la parole, ces éléments Seleka ont abattu tout le cheptel porcin. Au quartier KM5, les musulmans Centrafricains et étrangers, sont devenus arrogants et très agressifs vis-à-vis de leurs compatriotes non musulmans qu’ils traitent de « Congo ». Au marché à bétail de Bégoua, des Centrafricains non musulmans sont marginalisés sous plusieurs formes par des musulmans qu’on considérait comme nos frères. Dans l’arrière-pays, les éléments musulmans Seleka profitant de l’inexistence de l’Etat, se font passer pour des véritables maîtres des lieux, demander des rançons à la population Centrafricaine et racketter les églises, en dépouillant les curés de leurs dîmes. Certains établissements scolaires et hospitaliers ont été pillés et transformés en mosquées. Partout dans le pays, des femmes Chrétiennes sont contraintes à des mariages forcés et au port du voile intégral.

L’on voit bien qu’à travers ce faisceau d’éléments factuels, se dessinent, en République Centrafricaine, une islamisation rampante et l’instauration de la Charia, en lieu et place d’une Constitution Républicaine. D’ailleurs, sur ce registre, le Chef de l’Etat de Transition, Michel Djotodia, pour justifier les pillages des églises chrétiennes en question, avait même clairement déclaré que ces églises disposaient de tout tandis que dans les mosquées, il n’y avait rien d’autre que le Coran. Durant les travaux préparatoires de l’adoption de la Charte Constitutionnelle de Transition, l’idée déguisée de changer le mot laïcité par le mot « Dieu », sous-entendu « Allah » a été même émise, ce qui a d’ailleurs provoqué la réaction des membres non musulmans du Conseil National de Transition (CNT), sans oublier les protestations des Centrafricains sur les réseaux sociaux.

On a noté que Michel Djotodia, lors de ses sorties médiatiques, s’est exprimé en faveur du principe de laïcité, tentant ainsi de rassurer le peuple Centrafricain. Cependant, les faits sont bien têtus, comme on le constate dans les éléments factuels précités. La laïcité est aujourd’hui un vain mot en Centrafrique. L’opinion nationale et internationale est en droit de s’interroger sur les intentions réelles de Michel Djotodia et de la coalition Seleka désormais au pouvoir. Et pourtant, les Centrafricains toutes confessions confondues ont toujours cohabité de façon harmonieuse et pacifique depuis l’indépendance. La marginalisation historique dont ont été victimes les ressortissants du nord Centrafricain, ne saurait justifier de tels actes.

Le principe de laïcité est un grand principe républicain et une valeur de la nation Centrafricaine. La République Centrafricaine n’a jamais été et ne sera jamais un nid pour les islamistes, comme ce fut récemment le cas au Mali avec Al-Qaïda Maghreb Islamique (AQMI) ou au Nigéria en proie à une longue guerre de religions, devenue aigue avec Boko-Haram.

La communauté musulmane de Centrafrique étant très minoritaire, ne pourrait tenir face à éventuelle mais potentielle révolte du peuple, excédé par des comportements islamistes. Oui, la colère des Centrafricains gronde et s’enfle au fur et à mesure, et il temps pour Michel Djotodia et ses acolytes de prendre enfin leurs responsabilités, pour siffler la fin de la récréation avant qu’il ne soit trop tard. Les canons et les sabres de la coalition Seleka, soutenue par les pétrodollars du Quatar, ne suffiraient pas à contenir la furie du peuple Centrafricain qui se battra mains nues pour sauvegarder sa dignité, son identité, son honneur, bref le principe de laïcité.

PEOU Emmanuel

Dimanche 4 Août 2013 – 21:42
bêafrika Sango
http://www.beafrika.net/LA-LAICITE-EN-DANGER-EN-CENTRAFRIQUE_a968.html

Le Parlement se Penche sur Les Droits des Femmes au Sahel

Les Gouvernements de Qui recoivent de l’Aide de l’UE devraient davaNtage proteger les Femmes. La question des agressions Sexuelles Dans La région du Sahel en Afrique préoccupe particuliérement les Parlementaires.

Le rapport – présenté le mercredi (10 Juillet) chez les femmes ses droits comité du Parlement – intervient alors que l’ONU et des observateurs des droits de l’homme avertissent que davantage doit être fait pour protéger les femmes contre l’esclavage et les violences menées par des militants et des commerçants de drogue qui opèrent dans le région.

L’Union européenne s’est engagée à accélérer le développement et l’aide humanitaire afin de stabiliser le Mali et ses voisins du Sahel, qui sont vulnérables à l’insécurité alimentaire et les conflits interethniques.

La Commission européenne et les Etats membres de l’UE se sont engagés à € 1,35 milliards pour le Mali jusqu’en 2014, un tiers des engagements internationaux pris pour reconstruire le pays. Un montant supplémentaire de 200 millions € est disponible sous de l’UE  de la stratégie pour la sécurité et le développement du Sahel .

Mais les députés sur le comité des femmes ont déclaré que l’UE doit veiller à ce que les gouvernements bénéficiaires terme aux abus de femmes et d’enfants qui sont touchés de manière disproportionnée par la violence, la sécheresse et la malnutrition.

« Il ya un problème chronique avec les droits humains dans la région », a déclaré Mariya Gabriel (Parti populaire européen), un eurodéputé bulgare sur le comité, qui a ajouté que l’aide de l’UE « doit être un levier pour promouvoir les droits des femmes et les droits humains. « 

«Un pays ne peut pas faire de progrès économique et politique si la moitié de la population est laissé au bord du chemin », a déclaré Gabriel.

L’UE promet des millions pour la région

L’Union européenne a organisé une conférence des bailleurs de fonds en mai pour aider le Mali et ses voisins. L’Europe et ses partenaires internationaux ont été sous pression pour s’assurer que le gouvernement malien a vécu jusqu’à sa engagés à tenir des élections dans les 28 Juillet et les rapports d’adresse d’  exécutions extrajudiciaires, de torture et de représailles menées par les forces gouvernementales .

La Commission européenne a déployé des observateurs des droits humains dans la région et travaille avec les troupes de l’Union africaine siégeant à force de stabilisation des Nations Unies au Mali pour fournir une formation sur les droits humains. Fonctionnaires de la Commission ont également déclaré que l’UE travaille à travers le Sahel pour combattre l’esclavage et l’exploitation sexuelle des femmes et des enfants.

Le Mali est à l’épicentre de la plus vaste Sahel, une région formidable où les transitions désert du Sahara en savane. Avec le Mali, le Burkina Faso, le Tchad, le Niger et la Mauritanie ont tous fait face à la sécheresse, les pénuries alimentaires et l’insécurité dans les deux dernières années.

Quelques 10,3 millions de personnes dans la région n’ont pas suffisamment de nourriture et de 4,5 millions d’enfants de moins de cinq ans sont vulnérables à la malnutrition sévère ou modérée, récente de l’UE et les chiffres de l’ONU montrent.L’ONU estime que 226.000 millions d’enfants meurent chaque année de malnutrition.

Le Mali a été déchirée depuis des décennies par les divisions entre ses communautés musulmanes et arabes du nord et de l’Afrique du Sud. Les attaques menées par les insurgés du Nord, soutenue par des groupes islamistes régionaux, ont bondi au début de 2012, ce qui conduit les militaires à saisir temporairement le contrôle du gouvernement. Une soutenu par l’UE, la force dirigée par les Français est intervenu il ya six mois pour soutenir le gouvernement intérimaire.

Un rapport des Nations Unies sur les enfants dans les conflits, ainsi que des groupes de pression comme Amnesty International et Human Rights Watch, ont accusé les insurgés maliens et les militants islamiques de pillage et de viol, alors que les forces gouvernementales ont été liés à des représailles et des actes de torture.

Amnesty International a accusé les forces gouvernementales dans le nord de procéder à des exécutions et les rebelles islamiques du recrutement d’enfants soldats.

http://www.euractiv.com/fr/development-policy/le-parlement-se-penche-sur-les-d-news-529237#.UfAAW_DW-pI.facebook

Le viol comme arme de guerre le combat d’une survivante euronews

Image de prévisualisation YouTube

DISCOURS DE YAMINA BENGUIGUI AU FORUM MONDIALE DE FEMMES D’ESPACE FRANCOPHONE

http://www.dailymotion.com/video/xyd8jk

FED FEMMES EN DANGER UNE NOUVELLE ONG EST NEE

 

 

www.facebook.com/FedOrganisationNonGouvernementale    

 

Image de prévisualisation YouTube

 

F.E.D (Femmes En Danger) est une ONG (association loi 1901) qui s’assigne comme objectif, de lutter contre l’impunité des auteurs de violences faites en temps de paix comme en temps de guerre, aux femmes d’Afrique en général, et d’Afrique Centrale…

 

POUR SIGNALER DES VIOLS ET VIOLENCES FAITES AUX FEMMES EN AFRIQUE ET AU CONGO RDC ET CENTRAFRIQUE QUI VIVENT ACTUELLEMENT CES EXACTIONS UN MAIL femmesendanger.fed@gmx.fr EN AJOUTANT VOTRE NOM PRENOM PAYS VILLE ADRESSE  ET MAIL OU AUTRES MOYENS DE VOUS JOINDRE;

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

12345...105
 

dartagnan |
D A T A F O R U M |
Génération Citoyenne |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | machinesabois
| 1954-1962 : "Hed Thnin !"
| Elayam.3 ا...