TEBAWALITO

blog de la fraternité avec la diaspora noire. Ceux a qui cet appel fait echo, venez et matez mon blog

20 mars, 2012

Lilian Thuram : « Exhibitions, L’invention du sauvage »

Lilian Thuram : « Exhibitions, L’invention du sauvage »

Interview de Lilian Thuram sur l’histoire des zoos humains, une exposition au Musée du quai Branly à Paris
Aujourd’hui nous avons conscience que nous faisons partie de la même humanité. Les visiteurs qui venaient voir les personnes exhibées dans les zoos humains au XIXe et XXe siècle, mettaient en doute leur humanité par conditionnement culturel. Sans culpabiliser ou « victimiser » les uns et les autres, Lilian Thuram porte à la connaissance du grand public cette histoire, à travers l’exposition dont il est le commissaire Exhibitions, L’invention du sauvage pour déconstruire les préjugés raciaux du présent et de l’avenir.

Interroger le passé pour combattre le racisme et construire une autre vision du monde et de l’humanité, est le vœu le plus cher de Lilian Thuram car nous sommes justement la première génération, au sens large, à avoir une vision globale du monde et de l’humanité. N’ayant jamais manqué d’interroger les autres et de s’interroger lui-même, à commencer, enfant, par sa mère, puis tous ceux qu’il a croisés, optimiste, il ne ménage pas son énergie et sa notoriété pour faire bouger les esprits sur la question du racisme par l’éducation.

Lilian Thuram, musée du quai Branly, 25 novembre 2012

Lilian Thuram, musée du quai Branly, 25 novembre 2012
© Marianne Durand-Lacaze/ Canal Académie

Les travaux de l’historien Pascal Blanchard, spécialiste du fait colonial, lui ont appris comment le racisme scientifique du XIXe siècle était devenu un racisme culturel, par le biais du développement des zoos humains où des millions de visiteurs venaient voir ces personnes amenées contre leur gré d’Afrique, d’Asie, d’Océanie ou d’Amérique.

Musée du quai Branly. Affiche de l'exposition anthropologique : "Exhibitions, l'invention du sauvage". Du 29 novembre 2011 au 3 juin 2012

Musée du quai Branly. Affiche de l’exposition anthropologique : « Exhibitions, l’invention du sauvage ». Du 29 novembre 2011 au 3 juin 2012
© musée du quai Branly

Cette vision de l’Autre à travers le prisme de l’idée de l’inégalité des races a conquis à l’époque, l’ensemble des couches de la population à quelques exceptions près. Les zoos humains, les numéros de cirque, les représentations théâtrales, les revues de cabarets dans les foires ou lors des grandes expositions universelles ou coloniales, ont largement et profondément diffusées ces représentations racistes, préparant le terrain à l’idéologie nazie. Si chacun d’entre nous en est convaincu, peu savent l’ampleur du processus. L’intérêt de l’exposition du musée du quai Branly à Paris réside dans la présentation d’une multitude d’objets, d’images, de films, de peintures et de sculptures qui révèle une véritable industrie du spectacle exotique. Le phénomène a fasciné un milliard de visiteurs de 1800 à 1958 et a concerné près de 35 000 figurants dans le monde. Lilian Thuram, commissaire général de l’exposition, avec à ses côtés Pascal Blanchard et Nanette Jacomijn Snoep, anthropologue et responsable des collections d’histoire du musée du quai Branly, ont voulu montrer un processus qui commence au XVIe siècle dans les cours royales et qui va croître jusqu’au milieu du XXesiècle, en Europe, en Amérique et au Japon.

Ces spectacles ont légitimé les politiques de domination coloniale créant une frontière du regard très active jusqu’à la disparition des zoos humains dans les années trente du XXe siècle. Ces frontières mentales sont encore opérationnelles dans nos imaginaires puisque les préjugés racistes demeurent. C’est ce dernier point que Lilian Thuram entend combattre avec la Fondation qu’il a créée en 2008 (Fondation Lilian Thuram-Éducation contre le racisme), sans jamais culpabiliser, préférant contextualiser pour expliquer.

L'entrée royale d'Henri II à Rouen • Légende : Fête brésilienne et Triomphe de la rivière¿, Rouen, extraite de vingt-sept feuillets décorés sur vélin, 1550, estampe

L’entrée royale d’Henri II à Rouen • Légende : Fête brésilienne et Triomphe de la rivière¿, Rouen, extraite de vingt-sept feuillets décorés sur vélin, 1550, estampe
© Thierry Ascencio-Parvy / Collections Bibliothèque Municipale de Rouen

L’exposition montre également comment les imprésarii de ces spectacles exhibaient les hommes, les femmes et les enfants, natifs des pays colonisés dans des cages pour certains, dans des villages reconstitués avec des comédiens, des danseurs et des musiciens pointant par le jeu du spectacle l’attention du public sur un caractère physique ou une adresse particulière, répondant aux stéréotypes raciaux nés des positions scientifiques de l’époque. Ces exhibitions humaines ont été des vecteurs de popularisation, repris par la photographie, la presse et l’école imposant l’image du « sauvage », comme une invention nouvelle, faisant oublier le passé si proche de l’esclavage, favorisant de nouvelles inégalités par la ségrégation et la discrimination raciales.
Dans cette émission, Lilian Thuram raconte comment est né ce projet d’exposition et l’objectif de la démarche du commissaire scientifique de l’exposition Nanette Jacomijn Snoep qui a à cœur de mettre un nom sur ces héros sans histoires, par dignité. On connaît pour certains, leur nom et leur histoire, William Henry Johnson, Maximo et Bartola.

Titre : Les races humaines, date de l'affiche 1921

Titre : Les races humaines, date de l’affiche 1921
© Groupe de recherche Achac, Paris / coll. part / DR

Lilian Thuram évoque dans l’interview l’histoire d’Ota Benga, pygmée du Congo amené aux Etats-Unis en 1904, à l’âge de 19 ans, par un missionnaire et homme d’affaires pour servir de preuve à l’idée du « chaînon manquant » pour une grande exposition à Saint-Louis aux États-Unis. Mais l’histoire ne s’arrête pas là.

Pygmy, (Ota Benga), buste en plâtre, Etats-Unis, 1906

Pygmy, (Ota Benga), buste en plâtre, Etats-Unis, 1906
© Catalog # 99/4404 B Courtesy, Division of Anthropology, American Museum of Natural History

Il est exposé en 1906 dans le Bronx au Museum of natural History au sein de la maison des singes, aux côtés d’un orang-outan. Il en sort grâce à l’opinion publique et une partie du clergé. À 23 ans il est instruit, hébergé en orphelinat et travaille dans une manufacture de tabac. En 1916, il apprend qu’il ne pourra pas revenir en Afrique et se suicide. Dans l’exposition, son buste en plâtre, blanc, réalisé à l’époque, montre un visage d’une infinie tristesse ; en dessous du buste, un mot, un seul pygmy.

Lilian Thuram, Bibliothèque de l'Institut de France, 10 janvier 2012

Lilian Thuram, Bibliothèque de l’Institut de France, 10 janvier 2012
© Marianne Durand-Lacaze/ Canal Académie

Pour en savoir plus

- Musée du quai Branly Paris
musée du quai Branly : 37, quai Branly 75007 – Paris
Tél : 01 56 61 70 00
mardi, mercredi et dimanche : de 11h à 19h
jeudi, vendredi et samedi : de 11h à 21h
Autour de l’exposition : manifestations organises par le musée du quai Branly.

- Fondation Lilian Thuram Éducation contre le racisme

Dans Manifeste pour l’égalité , publié par les Éditions Autrement (février 2012, collection Manifeste), Lilian Thuram a réuni autour de lui, des auteurs, des scientifiques, des artistes, des hommes d’action pour défendre les valeurs d’égalité pour, dit-il : changer nos imaginaires, un combat que j’anime depuis longtemps avec la Fondation pour l’éducation contre le racisme. Nous devons nous libérer de nos clivages sociaux et communautaires dans lesquels on nous enferme et dans lesquels nous nous enfermons parfois. Yves CoppensJean-Didier Vincent (tous deux de l’Académie des sciences), Chéri Samba, Michel Wieviorka, Henriette Walter, Doudou Diène, Grand Corps malade, Plantu et d’autres encore, ont participé à ce numéro qui défend l’égalité sous toutes ses formes, homme-femme, religieuse, sexuelle ou sociale.

http://www.canalacademie.com/ida8354-Lilian-Thuram-Exhibitions-L-invention-du-sauvage.html

http://www.thuram.org/

  • La fondation

La fondation

thuramOn ne nait pas raciste, on le devient. Cette vérité est la pierre angulaire de la Fondation Education contre le racisme. Les phénomènes racistes contemporains peuvent être dépassés si nous admettons que l’histoire nous a conditionnés, de génération en génération, à nous voir avant tout comme des Noirs, des Blancs, des Maghrébins, des Asiatiques …

Nos sociétés doivent intégrer l’idée que la couleur de la peau ou le sexe d’une personne ne détermine en rien son intelligence, ses capacités physiques, la langue qu’elle parle, la religion qu’elle pratique, les choses qu’elle aime ou déteste. Chacun de nous est capable d’apprendre n’importe quoi, le pire comme le meilleur.

« La question de l’inégalité des sexes est éminemment politique. Ce modèle inégal est la matrice de tous les autres régimes d’inégalité. »
Françoise Héritier, membre du Comité scientifique de la Fondation.

« Nous possédons une origine unique : nous sommes tous des Africains
d’origine, nés il y a trois millions d’années, et cela devrait nous inciter à la fraternité. »
Yves Coppens, membre du Comité scientifique de la Fondation.

Les actions de la fondation s’appuient sur l’expertise de son comité scientifique, composé du professeur Yves Coppens, paléoanthropologue, de Marie Rose Moro, professeur de psychiatrie de l’enfant et de l’adolescent, Doudou Diène, rapporteur spécial des Nations Unies sur les formes contemporaines de racisme (2002‐2008), Evelyne Heyer, directrice du laboratoire de génétique des populations humaines du Musée de l’Homme, Pascal Blanchard, historien, Françoise Vergès, politologue, présidente du comité pour la mémoire et l’histoire de l’esclavage, Michel Wieviorka, sociologue, administrateur de la maison des sciences de l’Homme, Elisabeth Caillet, muséologue, Pierre Raynaud, directeur de l’Institut français de Barcelone, Pascal Brice, diplomate, Pascal Boniface, directeur de l’IRIS (Institut des relations internationales et stratégiques), Louis Sala Molins, professeur émérite de philosophie politique à l’Université de Paris I‐Panthéon Sorbonne et de Toulouse II‐Le Mirail, Patrick Estrade, psychologue, Ninian Hubert Van Blyenburgh, anthropologue et didacticien, André Magnin, commissaire d’expositions artistiques.

La Fondationest soutenue par la CASDEN, la MGENet la Fondationdu FC Barcelone Fondation Lilian Thuram – Éducation contre le racisme
BP 70450 – 75769 PARIS CEDEX 16 – FRANCE
Contact : info@thuram.org

 

L’URANIUM DE BAKOUMA

L’URANIUM DE BAKOUMA dans ACTU GENERALE uraniumLes satellites américains ont révélé en 1976 que le sous-sol centrafricain est un véritable « scandale géologique ». Cela revient très clairement à dire que le pays regorge de richesses du sous-sol qui ne sont pas encore entièrement identifiées, recensées et portées à la connaissance de la population.

 

L’initiative de concéder des richesses du sol et du sous-sol n’est pas mauvaise, si elle se fait dans le respect de la constitution pour l’intérêt réel de la nation d’une part et des partenaires appelés à les exploiter d’autre part.

 

Par une déclaration datée du 12 janvier 2006, à l’époque comme Président du parti ADP, j’avais attiré particulièrement l’attention des députés aussi bien de l’opposition que de la majorité sur l’usage douteux de la loi d’habilitation qu’allait faire le Président de la République qui disposait pourtant d’une majorité confortable à l’Assemblée Nationale, capable de voter les oreilles et les yeux fermés tous les projets émanant du gouvernement. J’y avais également insisté sur l’impérieuse nécessité de la ratification des ordonnances que  le Chef de l’Etat allait prendre  grâce à cette loi d’habilitation, conformément à l’article 29 de la constitution.

Je précise que la procédure de ratification parlementaire qui n’a pas encore été utilisée par notre Assemblée Nationale, consiste, à la fin de la période fixée par une loi d’habilitation, à examiner les ordonnances prises par le Président de la République pour confirmer celles qui peuvent continuer d’entrer en vigueur et déclarer caduques celles qui sont rejetées.

Or c’est en profitant de la loi d’habilitation que le Président de la République a signé et ratifié le 28 février 2006 une convention concédant l’uranium de BAKOUMA à la société URAMINES sur une base de plus de 93°/° à cette entreprise et moins de 7°/° à l’Etat centrafricain. Bien que l’article 29 de la constitution accorde à l’Assemblée Nationale le droit de ratification de toutes les ordonnances prises par le Chef de l’Etat à la fin de la période fixée dans la loi d’habilitation sous peine de caducité de celles-ci, les députés n’ont pas fait valoir cette prérogative, se rendant ainsi complices des actes du Président de la République. Cette procédure leur aurait pourtant permis de poser des questions sur le bradage pur et simple de l’uranium de BAKOUMA à la société URAMINES avec une absence inouïe du sens de l’intérêt général.

 

Pour permettre à  cette société d’exploiter l’uranium de BAKOUMA en se conformant aux exigences de l’AEA (Agence de l’Energie atomique), il fallait faire voter une loi sur les minerais radioactifs en août 2006. Cette occasion qui aurait pu permettre aux députés de demander et prendre connaissance de la convention signée entre l’Etat et la société URAMINES tenue jusque là secrète n’a pas été utilisée. Par des pressions et pratiques indignes, le pouvoir les a amenés à voter cette loi sans qu’ils sachent  exactement dans quelles conditions l’uranium de BAKOUMA a été concédé, ce qui est totalement irresponsable pour des représentants de la nation. Des journalistes ont été menacés publiquement de mort par le pouvoir pour des questions jugées trop persistantes sur le dossier URAMINES et des jeunes incités par le Chef de l’Etat, de passage dans la localité, à agresser les leaders politiques originaires de la région qui oseraient porter des critiques sur cette société. Mais les faits sont malheureusement têtus. A force de les piétiner, de les étouffer, on finit toujours par se trouver en mauvaise posture.

 

Au moment des négociations avec URAMINES, au lieu de lui accorder 93°/° des parts, le gouvernement aurait du demander par exemple :

 

-         La construction d’une autoroute même à deux voies reliant BAKOUMA  à BANGUI, bénéfique économiquement par le double avantage de relancer la production agricole dans la région du fait de la certitude de l’évacuation ainsi que de la commercialisation des produits, le transport des minerais vers le port de la capitale notamment ;

 

-         Des aménagements de l’Oubangui et du Haut OUBANGUI (réalisation d’une écluse au niveau du barrage de Mobaye, d’un bassin de retenue d’eau à PALAMBO) rendant navigable le Haut OUBANGUI jusqu’aux anciens ports de KEMBA et OUANGO pouvant ainsi être reliés à BAKOUMA par une voie bitumée, ce qui aurait offert de nombreux avantages notamment :

 

.la  relance de l’activité agricole dans le MBOMOU, le Haut MBOMOU, la HAUTE KOTTO, la BASSE KOTTO, la OUAKA dont la production aurait pu être évacuée par bateau vers les ports de BANGUI et de la sous-région tels BRAZZAVILLE, KINSHASA ;

 

.le transport des minerais vers POINTE NOIRE via BRAZZAVILLE ;

 

.le transport du sucre de NGAKOBO vers BANGUI pour minorer son prix de revient ;

 

.l’exploitation, le transport de belles et rares essences  de bois de l’Est du pays vers l’extérieur ;

 

.le ravitaillement en produits vivriers de BANGUI à des prix minorés, le transport par voie d’eau étant le moins onéreux ;

 

.la multiplication d’échanges de toute nature bénéfiques à l’économie nationale etc. ;

 

-         La réalisation d’un barrage hydroélectrique sur l’OUBANGUI, ce qui aurait fait éviter la grave  crise d’électricité que connaissent aujourd’hui les centrafricains. Bref, les exemples d’investissements pouvant avoir une retombée bénéfique sur l’économie du pays seraient nombreux si les autorités qui ont bradé l’uranium avaient un seul instant pensé à l’intérêt de la nation.

 

Il était préférable pour nos dirigeants  de négocier, signer une convention qui profite directement ou indirectement à la population centrafricaine par des infrastructures d’intérêt collectif comme celles indiquées ci-dessus qu’un contrat conclu dans l’obscurité la plus totale dont les conséquences ont fini par se révéler au grand jour, mais que l’histoire retiendra. En effet, il a fallu que la société URAMINES actionnaire majoritaire dans l’exploitation de l’uranium de BAKOUMA (plus de 93% des parts) cède pourtant régulièrement ses droits à la société nucléaire AREVA, pour que le pouvoir crie au scandale, estimant qu’il n’en a pas été informé, oubliant du coup qu’il n’a lui-même jamais informé le peuple centrafricain de ce dossier.

 

Face à cette situation, j’avais estimé à l’époque comme Président de l’ADP, dans une déclaration du 24 septembre 2007, qu’au lieu de tenter maladroitement de faire organiser une marche pour  tirer argument de leur propre crime économique ou de le voiler, le Président de la République et le Ministre des Mines devraient s’expliquer très clairement sur cette très grave affaire afin que le peuple centrafricain sache :

 

1° Pourquoi le gouvernement a préféré utiliser la loi d’habilitation pour négocier, signer et ratifier la convention avec URAMINES, en violant par ailleurs l’art 29 de la constitution qui l’oblige à présenter les ordonnances prises dans ce cadre à la ratification de l’Assemblée Nationale ?

 

2° Pourquoi la part de l’Etat Centrafricain est si insignifiante, moins de 7% face à URAMINES dans la convention initiale et quelle contrepartie justifie une telle concession?

 

3° Pourquoi l’Etat centrafricain qui n’aurait que moins de 7% des parts face à URAMINES si celle- ci avait exploité elle-même, se plaint du rachat des actions de cette société par AREVA et demande un réexamen de la situation ?

 

4° Pourquoi l’Etat centrafricain est resté silencieux sur les affirmations d’Afrique Education selon lesquelles une somme de 12 milliard CFA aurait été versée dans le cadre de la signature du contrat  avec URAMINES ?

 

5° Pourquoi l’Etat centrafricain ne s’adresse pas à URAMINES s’il estime qu’elle n’aurait pas respecté une clause quelconque de la convention en vendant ses droits sans l’en informer au lieu de prendre pour cible la société AREVA ?

 

Toutes ces questions sont restées à ce jour sans réponse et la position de mon parti au sujet d’une marche que le pouvoir voulait organiser en septembre 2006 était qu’il appartenait tout d’abord à l’Etat centrafricain de prouver qu’il a négocié, signé, ratifié régulièrement, dans la transparence une convention engageant les ressources naturelles conformément à la constitution, dans l’intérêt du pays et préciser clairement quel préjudice réel il subit du fait de la cession des parts de la société  URAMINES à  AREVA.

 

Des arrangements ont certainement  eu lieu entre AREVA et le Gouvernement. Leurs clauses  ne sont pas connues, pour savoir si la suspension des activités de cette société qui n’est certes pas une bonne nouvelle pour la population y est prévue. Dans tous les cas, il n’appartient pas au Directeur Général des Mines, cadre technique de s’expliquer sur ce dossier mal négocié au départ, mais bien au contraire à ceux qui cherchent désormais à détourner maladroitement l’attention face à la réaction prévisible de la population au sujet de l’uranium de BAKOUMA.

 

Des pays africains précédemment colonisés par la France concèdent leurs richesses avec des retombées positives sur leurs populations respectives par des infrastructures d’intérêt collectif ou des avantages sociaux comme le relèvement de 20°/° du niveau du  salaire des fonctionnaires au Tchad il y a quelques jours, consécutif aux ressources du pétrole. En Centrafrique, la population qui ne bénéficie pas des retombées réelles des concessions des richesses du pays malhonnêtement négociées, est manipulée juste pour réagir lorsque tout va mal.

 

L’article 69 de la constitution soumet tout accord concernant les finances et les ressources naturelles du pays à l’autorisation préalable de l’Assemblée Nationale. Les raisons en sont simples et visent à protéger aussi bien l’intérêt des investisseurs eux-mêmes que celui du pays. Tout d’abord une convention, un accord, un contrat, peu importe l’appellation, conclu avec une entreprise étrangère suit la même procédure qu’un traité dont la seule différence est qu’il intervient essentiellement entre au moins deux Etats ou entre plusieurs Etats et une organisation internationale. Ce qu’il faut surtout retenir, c’est qu’une convention signée avec une entreprise étrangère fait  intervenir l’Etat dont elle a la nationalité par le biais de ce qu’on appelle une protection diplomatique en cas de litige. La protection diplomatique consiste pour un Etat à venir au secours de son ressortissant lésé dans ses droits face à un autre Etat en prenant fait et cause pour son national, ce que la République Centrafricaine ne fait généralement pas pour les siens alors que les autres Etats sont prompts dans ce domaine. Ces précisions sont données pour faire comprendre les répercussions que ce que certains considèrent à tort comme un contrat ordinaire peut avoir sur le plan diplomatique. Par ailleurs ces précisions font également ressortir la nécessité pour l’Assemblée Nationale de bien examiner les dispositions d’un accord avant d’autoriser le Président de la République à le ratifier. L’accord n’est applicable qu’après avoir suivi cette procédure qui existe dans la majorité des pays du monde.

 

Les investisseurs ont tout intérêt d’exiger cette procédure prévue par l’art 69 de la constitution pour les raisons suivantes :

 

-         le fait que des concessions de ressources naturelles soient portées à la connaissance de la population grâce à la procédure parlementaire d’autorisation préalable est une garantie principalement pour les investisseurs ;

 

-         une population qui connaît ses intérêts dans le cadre de la mise en valeur des richesses nationales protège plus facilement les activités d’exploitation de ces ressources ;

 

-         l’Etat a tout à gagner en agissant dans la transparence.

 

Le danger de ne pas agir dans la transparence, selon les textes et dans l’intérêt de la population, pour ensuite la manipuler face aux conséquences de cette carence est une très mauvaise publicité du pays en direction des investisseurs étrangers. Le pays peut ainsi paraître comme un Etat qui ne respecte pas ses engagements. Or rien n’est plus dommageable pour un Etat que l’image d’instabilité juridique  dans les affaires en son sein.

 

Paris le 05 Novembre 2011

 

Olivier GABIRAULT

http://rca-beafrica.com/index.php?option=com_content&view=article&id=503%3Aluranium-de-bakouma&catid=15%3Avos-publications&Itemid=53

Cote d’Ivoire: femme pro-Gbagbo quitte débat télé

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18 mars, 2012

Clash Marine Le Pen – Mélenchon 23/02/2012 ( 4 ) France 2 Des paroles – Des Actes.

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Christian Vanneste quitte le parti UMP !

Classé dans : ACTU GENERALE,POLITIQUE — tebawalito @ 17:59

POLITIQUE- Le député UMP de Tourcoing Christian Vanneste a décidé de quitter la politique.

Au début du bureau politique du parti majoritaire,  Jean-François Copé  et Marc -Philippe Daubresse ont annoncé son retrait.

« Il nous a informés qu’il renonçait à son investiture et il nous a donné sa parole d’homme qu’il allait quitter la politique »

Cette décision a pour conséquence d’arrêter la procédure d’exclusion de Christian Vanneste.

La semaine derniere, Christian Vanneste avait tenus des propos sur la déportation des homosexuels.

Dans  un entretien à I Télé ce mercredi après-midi, le parlementaire préfère quitter la galère de l’ UMP.

La semaine derniere, Christian Vanneste avait tenus des propos sur la déportation des homosexuels.

« Il y a la fameuse légende de la déportation des homosexuels. Manifestement Himmler avait un compte personnel à régler avec les homosexuels. En Allemagne, il y a eu une répression et déportation, mais il n’y en a pas eu ailleurs »

L’ UMP réuni en bureau politique avait condamné ses propos.

« Le bureau politique, à l’unanimité, a condamné avec la plus grande force ces propos inacceptables, profondément choquants et intolérables. Nous avons pris la décision d’inscrire à l’ordre du jour de notre prochain bureau politique, mercredi prochain, l’exclusion de Christian Vanneste de l’UMP »

http://www.dailyactu.com/politique/video-christian-vanneste-quitte-le-parti-ump-10612.html

Bayrou dévoile son plan d’économies pour réduire la dette

Bayrou dévoile son plan d’économies pour réduire la dette

Le Point.fr – Publié le 09/03/2012 à 07:17 – Modifié le 09/03/2012 à 19:27

François Bayrou a détaillé jeudi ses mesures pour réaliser 100 milliards d’euros d’économies et diminuer la dette de la France, l’une des priorités de son programme, réaffirmant aussi sa confiance dans sa candidature, même si elle ne décolle pas dans les sondages. Interrogé dans l’émission Des paroles et des actes sur France 2, le président du MoDem a annoncé qu’il supprimerait « la défiscalisation des heures supplémentaires », instaurée en 2007 à l’initiative de Nicolas Sarkozy. Le candidat centriste a chiffré à 1,8 milliard d’euros le gain de cette mesure pour les finances de l’État. « La défiscalisation des heures supplémentaires, c’est le fait que le revenu qui vient des heures supplémentaires est exonéré d’impôt alors que le revenu qui vient d’une entreprise qui ne fait pas d’heures supplémentaires est soumis à l’impôt : ce n’est pas juste », a-t-il dit.

Geler les dépenses publiques pour deux ans

Détaillant les niches fiscales qu’il supprimerait, François Bayrou a aussi cité « la niche Copé » qui exonère d’impôt les plus-values réalisées par une entreprise lors de la vente d’une filiale, qu’il a chiffré à 6 milliards d’euros. Le président du MoDem s’est aussi prononcé pour la réduction « d’une niche très peu identifiée », la déductibilité des emprunts en cas de LBO (leverage buy out, rachat d’une entreprise à crédit par l’endettement). Ces trois mesures rapporteraient « une petite dizaine de milliards d’euros », et quelque dix autres milliards d’euros seraient obtenus par « un rabot » de 15 % sur l’ensemble des autres niches fiscales.

Le leader centriste a ensuite rappelé son intention de ne pas augmenter l’ensemble des dépenses publiques pendant 2 ans. Il a cependant précisé qu’il ne souhaitait pas pour autant geler le salaire des fonctionnaires. Concernant la Sécurité sociale, le leader centriste s’est dit convaincu que des économies étaient réalisables, citant en exemple « la réforme des urgences » (2 milliards d’économie). Interrogé ensuite sur le maintien du non-remplacement d’un fonctionnaire sur deux partant à la retraite, instauré par Nicolas Sarkozy, François Bayrou a expliqué qu’il n’appliquerait pas cette mesure « à l’aveugle ». « Mais je pense qu’un poste sur trois, c’est possible », a-t-il dit.

« Le travail est sous-payé en France »

Concernant le redressement de la production française, son cheval de bataille, François Bayrou a plaidé pour le retour « à une stratégie nationale de production », citant en exemple la réussite d’Airbus. « Il faut reconstruire un commissariat au plan, que j’ai appelé commissariat aux stratégies », a-t-il lancé. Et il faut défendre l’image de marque des produits français. Le leader centriste a en revanche dit « ne pas croire que la France avait un problème de coût du travail ». « Je pense même que le travail est sous-payé en France », a-t-il lancé.

Auparavant, le troisième homme de la bataille de 2007 (18,6 % des voix au premier tour) avait exprimé sa confiance dans son avenir présidentiel, estimant que les sondages actuels, qui le créditent de 12 à 15 % d’intention de votes, constituaient « un bon socle ». « Nous allons vivre une fin de campagne intéressante », a-t-il lancé. Le candidat centriste a critiqué tour à tour ses rivaux François Hollande et Nicolas Sarkozy mais a tendu la main à Dominique de Villepin qui lui a immédiatement répondu surTwitter en expliquant que « le ralliement ne (faisait) pas partie de son programme ni de son tempérament ». Il a ensuite débattu avec le socialiste Manuel Valls, faisant assaut de respect tout en s’accusant mutuellement d’un manque de cohérence.

En cas de défaite, hypothèse qu’il se refuse à envisager, François Bayrou a expliqué qu’il ne songeait pas, comme Nicolas Sarkozy, à se retirer de la vie politique. « Certainement pas », a-t-il lancé en expliquant avoir eu l’impression que le candidat président préparait « sa sortie ». « Il y a quelque chose de crépusculaire dans tout cela », a-t-il dit.

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LE POINT.FR
Bayrou dévoile son plan d'économies pour réduire la dette dans ACTU GENERALE par-524715-jpg_357744

George Clooney arrêté dans une manifestation à Washington devant l’ambassade du Soudan

 

 

 

 

 

 

 

 

George Clooney a été arrêté vendredi à Washington en manifestant devant l’ambassade du Soudan, dernière action d’éclat de l’acteur américain qui cherche à attirer l’attention sur « les crimes de guerre » et la crise humanitaire qui se déroulent selon lui dans le sud du pays

Selon son agent Stan Rosenfield, les manifestants étaient devant l’ambassade pour lutter contre « la violence perpétrée par le gouvernement du Soudan contre des innocents, hommes, femmes et enfants », a-t-il déclaré à au site TMZ.

L’acteur a expliqué devant de très nombreuses caméras qu’il exigeait que le gouvernement soudanais autorise la communauté internationale à envoyer une aide humanitaire « avant que cela ne devienne la pire crise humanitaire à la surface du globe »

« L’autre chose que nous demandons est très simple: que le gouvernement de Khartoum arrête de tuer au hasard des hommes, des femmes et des enfants innocents », a-t-il lancé. « Arrêtez de les violer et arrêtez de les affamer, c’est tout ce que nous demandons », a ajouté l’acteur.

D’autres arrestations

Les forces de l’ordre auraient demandé à la foule de se disperser à plusieurs reprises avant de procéder aux arrestations pour désobéissance civile. Au total, une douzaine de participants auraient été interpelés devant l’ambassade: George Clooney, des militants des droits de l’Homme, au minimum un membre du Congrès, des citoyens, mais aussi… Nick Clooney, le père de l’acteur.

George Clooney a été menotté devant l’ambassade avant d’être contraint de monter à l’arrière d’une camionnette de police.

Avec son arrestation, la star aura réussi sa manifestation: son arrestation apporte une couverture médiatique sans précédent à cette crise humanitaire. Quelques heures après son arrestation, les messages de soutiens d’autres célébrités affluent sur les réseaux sociaux. On notera par exemple celui de l’actrice Mia Farrow qui demande elle aussi que s’arrêtent la famine, les viols et les meurtres:

Une mission au Kordofan

George Clooney a effectué récemment une mission clandestine au Kordofan-Sud, un Etat du Soudan où des combats entre l’armée de Khartoum et des rebelles favorables à un rattachement au Soudan du Sud ont entraîné une famine. Le Soudan du Sud a obtenu son indépendance en juillet dernier.

A son retour aux Etats-Unis, le héros de « The Descendants » a déclaré mardi que les forces armées soudanaises commettaient des « crimes de guerre » en s’attaquant à des civils dans cette région.

Le rôle de la Chine

Reçu jeudi par Barack Obama, George Clooney a rapporté que le président américain allait faire pression sur le président chinois Hu Jintao pour éviter un désastre humanitaire au Soudan.

Selon l’acteur, la Chine, principal partenaire de Khartoum, est plus encline à prendre en considération des arguments économiques que moraux dans la mesure où le conflit entre le Soudan et le Soudan du Sud a un impact négatif sur les livraisons de pétrole à Pékin.

L’acteur a aussi participé mercredi à une audition au Sénat américain au cours de laquelle des responsables américains ont souligné qu’environ 250.000 personnes étaient menacées par une pénurie de vivres au Kordofan-Sud.Pas de droits sur l'album George Clooney arrêté dans une manifestation à Washington devant l'ambassade du Soudan dans ACTU GENERALE r-GEORGE-CLOONEY-ARESTATION-large5701-300x125slide_214631_788348_large-300x218 dans DISCRIMINATION A L'EGARD DES NOIRS
http://www.huffingtonpost.fr/2012/03/16/george-clooney-arrestation-manifestation-washington_n_1353498.html?ref=mostpopular#s788381

New York Times, Sarkozy: Après le « Nicolas Le Pen » du Wall Street Journal, le NY Times s’en prend au président français

New York Times, Sarkozy: Après le « Nicolas Le Pen » du Wall Street Journal, le NY Times s’en prend au président français

Le HuffPost
Première Publication: 15/03/2012 13:53 Mis à jour: 15/03/2012 14:43

Nicolas Sarkozy n’a décidément pas bonne presse outre-Atlantique. Après la charge du Wall Street Journal lundi 13 mars, qui avait intitulé son éditorial « Nicolas Le Pen », le New York Times s’est à son tour fendu d’un article peu flatteur envers le président français.

Pour le journal de référence américain, Nicolas Sarkozy mène une campagne « désespérée et un peu dégoûtante », note-t-il dans un éditorial daté du 15 mars. « Sarkozy est parti à la pêche des électeurs d’extrême droite », écrit le quotidien de la côte Est, « en s’attaquant aux immigrés, importations étrangères et même aux lois alimentaires des musulmans français ».

Le New York Times rappelle que le chef de l’État « avait déjà mené une politique tendant vers le racisme et xénophobie », tout en assurant que les électeurs français disent de lui « qu’il manque de dignité présidentielle ». Le journal lui avait déjà donné quelques conseils en 2008, lorsqu’il avait repris la formule « President bling-bling ».

« Sarkozy n’a pas de mal à être désinvolte ou cruel »

Le média américain trouve que le président sortant pourrait faire mieux, en citant la réussite de la réforme des retraites et celle de l’intervention en Libye: « M. Sarkozy pourrait faire une campagne d’un niveau plus élevé », écrit-il, tout en pointant « les propositions économiques irréalistes » de François Hollande.

Les propositions de ces derniers jours sont également passées au crible américain. La renégociation des accords de Schengen, le protectionnisme européen, le regroupement familial… Tout y est. Le journal se paye aussi le luxe de noter que la proposition d’étiqueter les méthodes d’abattage sur la viande vient de Marine Le Pen, « la candidate xénophobe ».

En conclusion, le New York Times regrette que « M. Sarkozy n’ait aucun mal à être désinvolte ou cruel, si ça lui permet de prendre quelques voix au Front national… »

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François Hollande : « Je ne suis pas seulement un candidat contre » Le Monde.fr

François Hollande : « Je ne suis pas seulement un candidat contre » Le Monde.fr | 16.03.2012 à 00h20 • Mis à jour le 16.03.2012 à

Dernière émission avant l’égalité des temps de parole, et dernière occasion pour le candidat socialiste, dont la cote s’érode dans les sondages, de s’adresser à une vaste audience télévisuelle. « Des paroles et des actes » représentait donc un enjeu certain pour François Hollande.

Mais le candidat socialiste, qui était apparu à son aise lors de son premier passage, au lendemain de son discours du Bourget, a eu cette fois plus de mal àtenir le rythme certes effréné de l’émission, et a pu apparaître sur la défensive.

« JE NE SUIS PAS SEULEMENT UN CANDIDAT CONTRE »

Questionné sur les sondages qui montrent une érosion de son socle, M. Hollande a répondu qu’il s’y attendait : « Je ne me suis jamais illusionné. Je n’ai jamais pensé que ces chiffres seraient ceux du grand rendez-vous. Les écarts ne sont jamais grands », a-t-il expliqué. Questionné sur la part d’antisarkozysme dans sa cote de popularité, le candidat socialiste a expliqué : « Les Français veulent sans doute donner une sanction. Je ne suis pas seulement un candidat contre. Ces sondages montrent combien le rejet est fort. »

François Hollande a ensuite une nouvelle fois évoqué des points de son programme, en faveur des jeunes notamment. Il a dû justifier son projet d’instaurerune tranche marginale supérieure d’impôt sur le revenu à 75%, et sur la contradiction avec une vidéo tournée en 2011, où il jugeait un tel taux inefficace.« Entre cette vidéo et ces annonces, j’ai appris que les patrons du CAC 40 s’étaient augmentés de 34 % en 2010″, a rétorqué le candidat, pour qui il faut « envoyer un signal » aux plus hauts revenus. « L’objectif n’est pas de récupérer les recettes, 3 000 contribuables sont concernés ». Et de conclure : « Je fais primer la morale et la cohésion nationale. »

Il s’est inscrit en faux contre l’allusion de Laurent Fabius a un impôt limité dans le temps, et a démenti qu’il y aurait une « modulation ». Tout juste M. Hollande a-t-il consenti qu’il « rétablirait l’impôt sur la fortune et le plafonnement qui va avec », la contribution Rocard qui plafonait l’ISF à 85 %. Questionné sur sa tendance aux tables rondes ou à la prudence, M. Hollande a assuré : « Je veux rassembler les Français, les réconcilier et non pas les opposer les uns aux autres. »

« SI L’UE N’EST PAS CAPABLE DE PRENDRE DES DÉCISIONS, JE NE RATIFIERAI PAS LE TRAITÉ » 

Interrogé sur la campagne de Jean-Luc Mélenchon, M. Hollande a estimé qu’il avait« une fonction tribunicienne, au meilleur sens du terme. Mais mon objectif est d’être le prochain président et au vu des premières tendances, j’ai plus de chances que lui. Mais j’aurais besoin de rassembler la France. Compte tenu de ma position, j’ai le devoir de ne rien faire qui puisse brutaliser le pays. »

Il a aussi évoqué d’autres domaines, comme la viande halal (« Il doit y avoir des règles d’abattage et des mesures de sécurité »), ou encore son voyage auRoyaume-Uni, où il avait nuancé ses prises de position sur la « guerre » à la finance (« Vous n’allez pas me reprocher de discuter avec des conservateurs si je deviens président »). M. Hollande a défendu le volet économique de son programme, sans yapporter de nouveauté, mais en rappelant qu’il avait « tout mis sur la table »contrairement à Nicolas Sarkozy qui n’a pas encore présenté son programme.

C’est sur le plan international et son projet de renégociation du traité européen que M. Hollande est apparu le plus en difficulté.  » Si l’Europe n’est pas capable d’avoirune politique de croissance, nous n’atteindrons pas les objectifs de réduction des déficits », a-t-il assuré, se montrant plus ferme : « Je ferai les économies nécessaires, mais je ne sacrifierai pas les intérêts de mon pays. Si l’UE n’est pas capable de prendre des décisions, je ne ratifierais pas le traité. »

« L’IMMIGRATION ÉCONOMIQUE DOIT ÊTRE LIMITÉE » 

Interrogé sur l’immigration, M. Hollande a également quelque peu durci son discours, assurant : « Il faut des règles. Il y a à peu près 200 000 immigrés légaux en France chaque année », et expliquant : « l’immigration économique, c’était tout le pari de Nicolas Sarkozy. Dans un contexte de croissance ralentie, je considère que l’immigration économique doit être limitée ».

 

C’est la première fois que le candidat socialiste évoque aussi clairement une limitation de l’immigration légale en France. Il a en revanche fustigé la proposition de M. Sarkozy de limiter les mariages mixtes : « Il y a des règles pour éviter le mariage blanc. Pour le reste ? On va empêcher un Français de vivre avec le conjoint qu’il a choisi ? » Enfin, il a évoqué la création de « brigades spécialisées »chargées de lutter contre les filières d’immigration clandestines.

Sur un tout autre sujet, celui du prix de l’essence, François Hollande a précisé sa proposition, expliquant que s’il est élu, il bloquera les prix des carburants « pendant trois mois ». « « Je n’accepterai jamais que l’Etat gagne un centime d’euro sur la TVA sur les carburants, il y aura une restitution au consommateur », a-t-il ajouté, une allusion au retour de la TIPP flottante en vigueur sous le gouvernement Jospin.

Il a aussi rappelé son engagement sur la fin de vie : « Vous avez le cas de personnes dans une extreme souffrance, qui demandent de terminer leur vie dans la dignité. On ne peut pas écarter cette demande. Il faudra une procédure. Quand un personne demande, que sa famille est d’accord, que quatre médecins sont d’accord aussi, il faudra pouvoir accéder à cette demande. »

Revenant à l’Europe, il a plaidé pour la création d’eurobonds. Questionné sur le projet de Nicolas Sarkozy d’imposer les exilés fiscaux, il estime pour sa part qu’il fallait « renégocier les conventions fiscales, notamment celles [conclues avec] laBelgique, la Suisse et le Luxembourg ».

 

« VOUS ÊTES COMME L’ANGUILLE » 

Puis est venu le moment du débat, avec le patron de l’UMP, Jean-François Copé. Celui-ci était venu avec – semble-t-il – une stratégie établie : ne pas laisser parler M. Hollande et le pousser dans ses rentranchements. Ce qu’il a fait avec brio, mais au détriment de la compréhension de l’émission. Les deux hommes se sont coupés sans cesse, s’envoyant des chiffres à la figure, dans un brouhaha souvent pénible.

M. Copé a attaqué M. Hollande sur son projet de retrait des troupes d’Afghanistandès 2012, « un danger absolu » selon le patron de l’UMP, ou encore sur l’OTAN, M. Hollande ayant promis une « évaluation » de la présence de la France dans le commandement intégré. « J’ai compris une chose. Vous êtes un peu comme l’anguille : vous écoutez et vous dites à chacun ce qu’il a envie d’entendre », a taclé M. Copé, avant de relancer ses attaques, cette fois sur le nucléaire, qualifiant de« folie » l’accord Verts-PS. « Vous avez fait baisser les énergies renouvelables d’origine photovoltaïque », a contré le socialiste.

« Ca ne tient pas la route une seconde », a jugé M. Copé, estimant que M. Hollande doit soit fermer toutes les centrales s’il les juge dangereuses, soit n’en fermeraucune. Le candidat PS a alors rappelé qu’il ne comptait en fermer qu’une seule durant son mandat, celle de Fessenheim, « la plus ancienne de France » qui plus est située « sur une zone sismique ».

M. Copé a ensuite attaqué le candidat PS sur les régularisations, lui demandant delister les critères qu’il mettrait en place :  » Il y aura trois critères : l’emploi, la famille et le temps passé en France », a répondu M. Hollande. : « Ces critères seront les mêmes pour tous. Aujourd’hui, de préfecture en préfecture, ces règles varient. »Réplique du patron de l’UMP: « Vous êtes donc exactement dans la politique que nous voulons conduire. »

Le débat s’est poursuivi sur la tranche d’imposition à 75 %, et a rapidement viré à la bataille de chiffres, l’un et l’autre des candidats se renvoyant pourcentages et milliards, dans une cacophonie difficilement audible. « Nous avons une parfaite conscience des grands enjeux de la crise et vous êtes dans le déni total de cette crise. Le problème, pour vous, ce n’est pas les autres pays mais les Français », a lancé M. Copé.  »Il y a eu pour les Français une période très difficile qui ne tient pas seulement à la crise. Vous nous faites la leçon alors que vous avez augmenté les déficits et augmenté les dépenses. »

Hélène Bekmezian et Samuel Laurent

 

 

 

 

François Hollande :

Nicolas Sarkozy multiplie les propositions afin de se relancer dans la campagne

FRANCE / PRÉSIDENTIELLE 2012 -

Article publié le : mercredi 07 mars 2012 – Dernière modification le : mercredi 07 mars 2012

Nicolas Sarkozy multiplie les propositions afin de se relancer dans la campagne

 

Par RFI

Lors de l’émission «Des paroles et des actes», le mardi 6 mars, Nicolas Sarkozy, candidat à un second mandat a multiplié les propositions sur les thèmes de la fiscalité et de l’immigration afin de tenter de combler son retard sur François Hollande dans les sondages. Trois heures d’interview, ponctuées par un vif échange -souvent stérile- avec l’ancien Premier ministre socialiste, Laurent Fabius. En réaction à cette émission, son opposant principal, François Hollande a estimé, ce mercredi 7 mars, que « les bonnes idées il faut les avoir en début de mandat, pas à la fin ».

Nicolas Sarkozy, s’il est réélu, a dit qu’il créerait un impôt que les bénéfices minimum pour les grands groupes du CAC 40 dont il attend 2 à 3 milliards de recettes annuelles pour concourir à la réduction des déficits publics. Il veut également des conditions plus strictes pour toucher le RSA, le revenu de solidarité active. Les bénéficiaires seront évalués tous les 18 mois.

Egalement dans les propositions de Nicolas Sarkozy: une dose de proportionnelle -10 à 15% des sièges- sera introduite aux élections législatives mais pas pour celles de juin prochain. Puis enfin, le candidat indique vouloir remplacer les 500 parrainages d’élus pour se présenter à la présidentielle par ceux de 3% de l’électorat.

Les mea culpa de Sarkozy

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Il fallait crever l’abcès, fendre l’armure et revenir sur ces deux premières années de son quinquennat que les Français lui ont tant reprochées. Nicolas Sarkozy, fait inhabituel chez lui, s’est livré pendant 45 minutes à un mea culpa. Il a concédé quelques erreurs au premier rang desquelles la soirée au Fouquet’s, là où il avait fêté sa victoire au soir du 6 mai 2007 tout en évoquant son couple avec Cécilia qui explosait.

Regret aussi sur la croisière qui a suivi sur le yacht de l’industriel Vincent Bolloré et sur la tentative de nomination de son fils Jean à la tête de l’Epad, l’Etablissement public d’aménagement du quartier d’affaires de la Défense. Et enfin, le candidat de l’UMP a avoué une erreur sur la fameuse phrase « Casse toi pauv’con », qui avait tant contribué à désacraliser la fonction présidentielle.

Exercice de vérité donc hier soir pour Nicolas Sarkozy mais cela sera-t-il suffisant pour le faire remonter dans les sondages? En tout cas la séquence n’est pas finie. Nouvelle émission radio jeudi 8 mars au matin, grand meeting à Villepinte dimanche après-midi puis lundi soir, autre exercice télévisé sur TF1 mais cette fois-ci face à un panel de Français.

«DES PAROLES ET DES ACTES» SUR FRANCE 2: LE PUGILAT VERBAL ENTRE NICOLAS SARKOZY ET LAURENT FABIUS

Premier à monter à l’attaque, ce 6 mars sur France 2, le président sortant Nicolas Sarkozy qui, avec un sourire gourmand, ironise sur le ralliement de Laurent Fabius au candidat socialiste François Hollande, après l’avoir tant critiqué et même moqué : « Ça prouve que, M. Fabius, on peut vous convaincre facilement ».Laurent Fabius : « M. Sarkozy, gardons au débat le niveau qu’il doit avoir ».Nicolas Sarkozy : « Vous avez tout à fait raison ».Laurent Fabius : « Je suis désolé de vous faire cette remarque ».Nicolas Sarkozy : « Non, pas du tout, mais c’est parce que je voulais garder le débat à une certaine hauteur que je n’ai pas cité ce que vous avez dit sur François Hollande quand vous le compariez à une «fraise des bois». Je ne suis pas sûr que lui-même appréciait énormément l’expression qui venait de vous ».

Réplique directe de Laurent Fabius, qui tacle le président candidat là où ça fait mal : le chômage exponentiel et sa promesse non tenue sur le pouvoir d’achat : « Sur ces deux points, l’ensemble de la population considère que c’est un échec. Et je dirais votre bilan, c’est votre boulet ».

Entre de fausses amabilités, de violentes critiques, le débat, bien souvent, ne volera pas très haut, tombant même dans le mauvais goût quand l’ancien Premier ministre reprochera à Nicolas Sarkozy son « hyper présidence ». Nicolas Sarkozy : « Je n’ai pas beaucoup de leçons de style à recevoir de quelqu’un qui militait pour que Dominique Strauss-Kahn soit le prochain président de la République française ». Laurent Fabius : « Alors là, ça monte de niveau. Bravo pour votre élégance ».

Quarante minutes de pugilat verbal plus tard, les deux hommes tomberont enfin d’accord : « Ce sont les Français qui jugeront dans un mois et demi ». Pas sûr en tout cas que ce débat ait rendu la campagne plus intéressante pour ces mêmes Français qui, selon un sondage, la jugeaient déjà très décevante.

 

http://www.rfi.fr/france/20120307-nicolas-sarkozy-multiplie-propositions-afin-relancer-campagne

Nicolas Sarkozy multiplie les propositions afin de se relancer dans la campagne dans ACTU GENERALE 423917_3549248407090_1148992362_3689924_1706746626_n

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