TEBAWALITO

blog de la fraternité avec la diaspora noire. Ceux a qui cet appel fait echo, venez et matez mon blog

29 août, 2010

Rwanda/ONU - 

Article publié le : vendredi 27 août 2010 – Dernière modification le : samedi 28 août 2010


« Génocide » en RDC : le rapport de l’ONU dérange

Un casque bleu rwandais au Darfour au Soudan.

Un casque bleu rwandais au Darfour au Soudan.

AFP

Par RFI

Y-a-t-il eu des crimes contre l’humanité, des crimes de guerre, voire des actes de génocide en République démocratique du Congo à partir de 1993 ? C’est ce qui ressort d’un pré-rapport, encore confidentiel, du Haut commissariat de l’ONU aux droits de l’homme, révélé par Le Monde.

Avec notre correspondent à New York, Philippe Bolopion

 

Un rebelle zaïrois de l'armée de Laurent-Désiré Kabila passe devant une foule de réfugiés hutus rwandais dans le camp de Biaro, près de Kisangani le 8 mai 1997.

26/08/2010 - RDC / ONU

Un rapport de l’ONU fait l’inventaire de 10 ans de crime en RDC

Le Rwanda n’a pas hésité à menacer l’ONU : si le rapport sortait ou « fuitait », avait prévenu Kigali, les casques bleus rwandais seraient retirés des opérations de maintien de la paix. Au siège de l’ONU à New York, la menace est prise au sérieux. 

Il y a plus de 3 300 casques bleus rwandais au Darfour et leur départ serait difficile à combler. Ce qui irrite le plus le Rwanda dans le rapport c’est l’utilisation du mot génocide pour décrire les crimes commis par son armée et ses alliés congolais dans l’est de la République démocratique du Congo entre 1996 et 1998. Le Front patriotique rwandais (FPR) pourchassait alors dans les camps hutus d’anciens responsables du génocide de 1994 qui avait fait près de 800 000 morts principalement tutsis. Dans de nombreux villages des milliers de réfugiés hutus sont à leur tour massacrés parfois à coup de marteau ou de hache.

Un terme lourd de symboles

Selon la version que s’est procurée le quotidien Le Monde, mais qui a été modifiée selon l’ONU, ces attaques systématiques et généralisées pourraient, si elles étaient prouvées devant un tribunal compétent, être elles-aussi qualifiées de génocide. Le terme, lourd de symboles, fait mal à Kigali. Le cabinet du secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, est lui dans l’embarras. Il a mis en garde les auteurs du rapport contre l’utilisation du mot génocide en leur demandant de vérifier leur base juridique.

 

 

28 août, 2010

Des ministères en désaccord sur la déchéance de nationalité

118 réactions

Des ministères en désaccord sur la déchéance de nationalité

Les ministères de l’Immigration, de l’Intérieur et de la Justice ont dévoilé chacun leurs propositions d’amendement à Matignon. Les désaccords sont nombreux. 

 

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  • Michèle Alliot-Marie, Eric Besson et Brice Hortefeux.  AFP Michèle Alliot-Marie, Eric Besson et Brice Hortefeux. AFP

Le projet d’élargir la déchéance de nationalité aux Français naturalisés portant atteinte à un dépositaire de l’autorité publique ou pratiquant la polygamie a fait l’objet d’une réunion à Matignon vendredi 27 août. Alors que l’Elysée doit trancher dans les prochains jours, les modalités de la déchéance suscitent bien des désaccords entre ministres.

Sur le même sujet

 

En théorie, c’est Eric Besson, ministre de l’Immigration, de l’Intégration et de l’Identité nationale qui doit arbitrer la question de la déchéance de nationalité.

Mais dans les fait, Brice Hortefeux, le ministre de l’Intérieur qui a fait de Lies Hebbadj, le polygame présumé de Nantes, son cheval de bataille tente de reprendre le dossier en main. A la Justice, Michèle Alliot-Marie estime aussi avoir son mot à dire sur un thème qui touche au code civil.

Résultat, chacun a fait ses propositions d’amendement à Matignon, que le Figaro s’est procurées.

 

Sanctionner

 Le thème de la déchéance de nationalité a fait son irruption dans la vie politique au cours du mois d’avril dernier avec l’affaire Lies Hebbadj. Le ministre de l’Intérieur avait immédiatement demandé à ce que le commerçant nantais, soupçonné de polygamie, soit déchu de sa nationalité française. 

Poursuivant sur la même ligne, Brice Hortefeux a proposé dans un premier amendement la création d’un « délit de polygamie de fait/escroquerie/abus de faiblesse ». 

A la demande de Nicolas Sarkozy de retirer la nationalité française « à toute personne d’origine étrangère qui aurait volontairement porté atteinte » à tout « dépositaire de l’autorité publique », le deuxième amendement de l’Intérieur concernerait les étrangers naturalisés depuis moins de dix ans, et condamnés à « une peine d’au moins cinq années d’emprisonnement » pour « acte qualifié de crime ou délit » visant « une personne mentionnée au 4e (alinéa) de l’article 222-8 du code pénal ».

Le ministre de l’Intérieur veut aussi sanctionner les fraudes à la caisse d’allocations familiales (CAF). Il envisage de punir de cinq ans d’emprisonnement et de 75.000 euros d’amende « le fait pour une personne engagée dans les liens du mariage, de tirer profit ou de partager le produit, de manière habituelle, de prestations sociales indûment perçues, à la suite de déclarations inexactes ou incomplètes par un tiers avec lequel il a contracté une union de fait, caractérisée par une vie commune présentant un caractère de stabilité et de continuité ».

 

Réserves

Eric Besson, qui avait émis des réserves quant à l’élargissement de la déchéance de nationalité, arguant qu’elle était « juridiquement complexe » à appliquer reste dans la droite lignée du discours de Grenoble.  

Le ministre de l’Immigration estime que « les cas de déchéance doivent être réservés aux atteintes à l’autorité de l’État, à l’intégrité de la Nation ».

Il propose donc que soit déchu de sa nationalité « celui qui a été condamné à 8 (ou 10 ans) en France ou à l’étranger pour un acte qualifié de crime par la loi française et commis en particulier contre une personne dépositaire de l’autorité publique ».

Au début du mois d’août, il avait aussi évoqué l’idée que l’acquisition de la nationalité française ne soit pas automatique pour « les jeunes ancrés dans la délinquance ». 

Eric Besson se fait plus discret sur la question de la polygamie. Loin de la déchéance proposée par Brice Hortefeux, le ministre de l’Immigration prévoit un amendement obligeant les quelque 10.000 étrangers naturalisés chaque année à signer un « pacte républicain » les engageant à respecter les lois de la République et ses valeurs comme la laïcité et l’égalité hommes/femmes.

 

Propositions juridiques

Michèle Alliot-Marie, à la tête du ministère de la Justice a, elle aussi, dévoilé ses propositions. Dans le même esprit que celles du ministère de l’Intérieur, elles sont plus « juridiques » d’après le Figaro.

La ministre de la Justice propose que la déchéance de nationalité punisse les auteurs de « violences ayant entraîné la mort sans intention de la donner » d’une personne dépositaire de l’autorité publique.

Seraient concernés par cet amendement les représentants des forces de l’ordre mais aussi les sapeurs-pompiers, les gardiens assermentés d’immeubles, les jurés, les avocats voire « le conjoint, les ascendants et les descendants en ligne directe des personnes mentionnées » dans l’alinéa ou « toute autre personne vivant habituellement à leur domicile ».

D’après le quotidien Libération, le texte, beaucoup plus large que prévu, pourrait être retoqué par le Conseil Constitutionnel

 

Arbitrage

Intégrées au programme de loi sur l’immigration, ces propositions seront examinées au Parlement à partir du 27 septembre. 

Une réunion d’arbitrage présidée par Nicolas Sarkozy discutera la « semaine prochaine » d’amendements destinés à déchoir de leur nationalité des Français naturalisés condamnés, a par ailleurs déclaré ce vendredi au micro de RMC le ministre de l’Immigration, Eric Besson.

« Il va y avoir la semaine prochaine une réunion d’arbitrage présidée par le président de la République où chacun des ministres va apporter ses propositions », a ajouté le ministre de l’Immigration.

 

(Nouvelobs.com)

 

http://tempsreel.nouvelobs.com/actualite/politique/20100827.OBS9040/des-ministeres-en-desaccord-sur-la-decheance-de-nationalite.html

Des ministères en désaccord sur la déchéance de nationalité

Des ministères en désaccord sur la déchéance de nationalité

Les ministères de l’Immigration, de l’Intérieur et de la Justice ont dévoilé chacun leurs propositions d’amendement à Matignon. Les désaccords sont nombreux. 

Michèle Alliot-Marie, Eric Besson et Brice Hortefeux.  AFP Michèle Alliot-Marie, Eric Besson et Brice Hortefeux. AFP

Le projet d’élargir la déchéance de nationalité aux Français naturalisés portant atteinte à un dépositaire de l’autorité publique ou pratiquant la polygamie a fait l’objet d’une réunion à Matignon vendredi 27 août. Alors que l’Elysée doit trancher dans les prochains jours, les modalités de la déchéance suscitent bien des désaccords entre ministres.

Sur le même sujet

 

En théorie, c’est Eric Besson, ministre de l’Immigration, de l’Intégration et de l’Identité nationale qui doit arbitrer la question de la déchéance de nationalité.

Mais dans les fait, Brice Hortefeux, le ministre de l’Intérieur qui a fait de Lies Hebbadj, le polygame présumé de Nantes, son cheval de bataille tente de reprendre le dossier en main. A la Justice, Michèle Alliot-Marie estime aussi avoir son mot à dire sur un thème qui touche au code civil.

Résultat, chacun a fait ses propositions d’amendement à Matignon, que le Figaro s’est procurées.

 

Sanctionner

 Le thème de la déchéance de nationalité a fait son irruption dans la vie politique au cours du mois d’avril dernier avec l’affaire Lies Hebbadj. Le ministre de l’Intérieur avait immédiatement demandé à ce que le commerçant nantais, soupçonné de polygamie, soit déchu de sa nationalité française. 

Poursuivant sur la même ligne, Brice Hortefeux a proposé dans un premier amendement la création d’un « délit de polygamie de fait/escroquerie/abus de faiblesse ». 

A la demande de Nicolas Sarkozy de retirer la nationalité française « à toute personne d’origine étrangère qui aurait volontairement porté atteinte » à tout « dépositaire de l’autorité publique », le deuxième amendement de l’Intérieur concernerait les étrangers naturalisés depuis moins de dix ans, et condamnés à « une peine d’au moins cinq années d’emprisonnement » pour « acte qualifié de crime ou délit » visant « une personne mentionnée au 4e (alinéa) de l’article 222-8 du code pénal ».

Le ministre de l’Intérieur veut aussi sanctionner les fraudes à la caisse d’allocations familiales (CAF). Il envisage de punir de cinq ans d’emprisonnement et de 75.000 euros d’amende « le fait pour une personne engagée dans les liens du mariage, de tirer profit ou de partager le produit, de manière habituelle, de prestations sociales indûment perçues, à la suite de déclarations inexactes ou incomplètes par un tiers avec lequel il a contracté une union de fait, caractérisée par une vie commune présentant un caractère de stabilité et de continuité ».

 

Réserves

Eric Besson, qui avait émis des réserves quant à l’élargissement de la déchéance de nationalité, arguant qu’elle était « juridiquement complexe » à appliquer reste dans la droite lignée du discours de Grenoble.  

Le ministre de l’Immigration estime que « les cas de déchéance doivent être réservés aux atteintes à l’autorité de l’État, à l’intégrité de la Nation ».

Il propose donc que soit déchu de sa nationalité « celui qui a été condamné à 8 (ou 10 ans) en France ou à l’étranger pour un acte qualifié de crime par la loi française et commis en particulier contre une personne dépositaire de l’autorité publique ».

Au début du mois d’août, il avait aussi évoqué l’idée que l’acquisition de la nationalité française ne soit pas automatique pour « les jeunes ancrés dans la délinquance ». 

Eric Besson se fait plus discret sur la question de la polygamie. Loin de la déchéance proposée par Brice Hortefeux, le ministre de l’Immigration prévoit un amendement obligeant les quelque 10.000 étrangers naturalisés chaque année à signer un « pacte républicain » les engageant à respecter les lois de la République et ses valeurs comme la laïcité et l’égalité hommes/femmes.

 

Propositions juridiques

Michèle Alliot-Marie, à la tête du ministère de la Justice a, elle aussi, dévoilé ses propositions. Dans le même esprit que celles du ministère de l’Intérieur, elles sont plus « juridiques » d’après le Figaro.

La ministre de la Justice propose que la déchéance de nationalité punisse les auteurs de « violences ayant entraîné la mort sans intention de la donner » d’une personne dépositaire de l’autorité publique.

Seraient concernés par cet amendement les représentants des forces de l’ordre mais aussi les sapeurs-pompiers, les gardiens assermentés d’immeubles, les jurés, les avocats voire « le conjoint, les ascendants et les descendants en ligne directe des personnes mentionnées » dans l’alinéa ou « toute autre personne vivant habituellement à leur domicile ».

D’après le quotidien Libération, le texte, beaucoup plus large que prévu, pourrait être retoqué par le Conseil Constitutionnel

 

Arbitrage

Intégrées au programme de loi sur l’immigration, ces propositions seront examinées au Parlement à partir du 27 septembre. 

Une réunion d’arbitrage présidée par Nicolas Sarkozy discutera la « semaine prochaine » d’amendements destinés à déchoir de leur nationalité des Français naturalisés condamnés, a par ailleurs déclaré ce vendredi au micro de RMC le ministre de l’Immigration, Eric Besson.

« Il va y avoir la semaine prochaine une réunion d’arbitrage présidée par le président de la République où chacun des ministres va apporter ses propositions », a ajouté le ministre de l’Immigration.

 

(Nouvelobs.com)

26 août, 2010

La découverte des activités pédophiles de l’attaché culturel de l’Ambassade

27 mai 2010

La découverte des activités pédophiles de l’attaché culturel de l’Ambassade

 

je vous envoie ici un article d’un contact sur une affaire que l’on tente de ne surtout pas ébruiter au Niger


La découverte des activités pédophiles de l’attaché culturel de l’Ambassade de France au Niger : un non événement ?

Si les scandales répétés à propos des prêtres pédophiles ont forcé l’Eglise à s’interroger sur sa propre responsabilité, il est d’autres milieux dans lesquels les affaires de pédophilie pourraient provoquer des questionnements tout aussi profonds. Le silence qui recouvre encore les abus sexuels commis sur les enfants est révélateur de la persistance des tabous et trop souvent, la peur du scandale l’emporte. Triste réalité, dont les représentations diplomatiques, « vitrines » de la France à l’étranger, ne sont pas exemptes.

L’affaire de pédophilie qui secoue aujourd’hui l’Ambassade de France au Niger en est l’illustration : elle n’a pas entraîné la vague d’indignation que méritait pourtant la gravité des faits. Seul un article est paru dans la presse locale, qui n’a fait l’objet d’aucun écho par la suite. Le 13 avril 2010, dans son numéro 383, le journal nigérien l’Enquêteur révélait en effet les penchants de l’attaché culturel de l’Ambassade de France au Niger pour les jeunes filles. L’article décrivait d’ailleurs dans le détail les pratiques auxquelles se serait livré le diplomate à son domicile : 

Selon l’Enquêteur, l’attaché culturel, aujourd’hui âgé de 64 ans, en poste à l’Ambassade de France à Niamey depuis 2008, aurait régulièrement reçu de très jeunes filles chez lui (entre 12 et 14 ans pour la plupart), les aurait prises en photos nues dans sa piscine ou dans sa villa, se serait livré à des attouchement sexuels sur certaines et aurait eu, avec d’autres, des rapports sexuels qu’il aurait parfois pris le soin de filmer. La police nigérienne, contactée par des passants que l’attitude étrange des jeunes filles avait alerté, a effectué une perquisition au domicile du diplomate, alors en voyage en France. Des photographies, des vidéos pornographiques ont été saisies, ainsi que des objets appartenants aux jeunes filles. C’est, au total, plusieurs dizaines de mineures nigériennes qui auraient subit les délires pervers de cet homme.

Au Niger, pays pauvre d’entre les pays pauvres, le dénuement de la majorité des familles est tel que moyennant quelques billets, les désirs les plus déviants peuvent facilement être assouvis. L’accumulation de plusieurs facteurs – tels que le confort, voire le luxe dans lequel vivent les fonctionnaires français expatriés au Niger, les salaires conséquents dont ils bénéficient ainsi que le statut particulier qui émane encore du fait d’être blanc en Afrique – permet une liberté d’action très large. Conscient de ce pouvoir, l’attaché culturel aurait donc su en profiter. Sa villa, sa piscine à disposition, des cadeaux et de l’argent distribués lui assuraient la visite des jeunes filles après l’école. Avant même son arrivée au Niger, il semble qu’il ait eu à exercer ce même genre de pratiques puisque de ces précédents postes, il aurait conservé des vidéos pornographiques mettant également en scène des mineures.

Cet ensemble d’éléments pose un certain nombre de questions et, entre autres, celle de l’aveuglement volontaire ou de la négation inconsciente des faits. De telles pratiques et une telle addiction induisent nécessairement des comportements – notamment une organisation logistique – qu’il paraît difficile de masquer totalement, surtout sur le long terme. Si quelqu’un dans l’entourage du diplomate, parmi ses employés de maison ou dans son cercle professionnel, a eu, ne serait-ce qu’un soupçon sur ce qui se passait, pourquoi est-ce que personne n’a eu le courage de parler ? Et si la vérité était si bien dissimulée, alors comment a-t-elle pu éclater dans la rue ?

Interpellé en France, l’attaché culturel de l’Ambassade de France va certainement y être jugé, car les chances qu’il soit extradé vers le Niger sont quasiment nulles. Les familles des victimes ont néanmoins porté plainte devant la justice nigérienne ; la question est à présent de savoir si elles auront la possibilité de se constituer partie civile et d’être représentées lors du procès en France. Il serait légitime que les premières concernées puissent être prises en compte dans la procédure juridique à venir.

Cette affaire soulève également la question des pays dans lesquels la pédophilie occidentale s’exprime. Si l’Asie demeure la destination favorite des pervers en quête d’enfants à abuser, l’Afrique n’est pas en reste. Or, le fait que les affaires de pédophilie suscitent moins d’indignation lorsqu’elles ont lieu sous les tropiques que dans l’hexagone est à la fois inacceptable et malheureusement toujours réel.

Enfin, outre les actes du diplomate, qu’il appartient à la justice de juger, la question de la responsabilité de sa hiérarchie, jusqu’au niveau ministériel, se pose. Le fait qu’un homme dont les activités pédophiles s’exprimeraient depuis des années occupe aujourd’hui des fonctions importantes au sein d’une Ambassade, n’est pas juste un malheureux fait divers. Si les faits sont avérés, c’est l’ensemble du système diplomatique français qui prend un coup dans l’image de marque.

Il serait souhaitable que cette affaire provoque des questionnements, des réactions, des explications et d’éventuelles réparations ; mais pour cela, il faut d’abord que l’affaire en question s’ébruite et pour l’instant, c’est loin d’être le cas. Des accusations d’abus sexuels sur mineures mettant en cause un diplomate nigérien en France, dont les victimes seraient de jeunes écolières parisiennes bénéficieraient-elles d’une couverture médiatique différente ? Il serait vraiment naïf d’en douter.

E. A.

 http://lianoire.canalblog.com/archives/2010/05/27/18023706.html

25 août, 2010

Christiane Taubira analyse Sarkozy

http://www.dailymotion.com/video/x1w1ms

23 août, 2010

la colonisation crime contre l’humanité

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15 août, 2010

LES INVENTEURS NOIRS OCCULTES DE L’HISTOIRE

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13 août, 2010

La « mosquée de Ground Zero » divise New York et les Etats-Unis

polémique

La « mosquée de Ground Zero » divise New York et les Etats-Unis

Un manifestant favorable à la mosquée se fait éjecter d'une réunion à New York, le 13 juillet 2010 (Keith Bedford/Reuters)

Malgré l’aval de Michael Bloomberg, maire de New York, et le vote favorable de la commission municipale en charge du patrimoine, le projet de construction d’un centre culturel musulman à proximité de Ground Zero, le site des tours jumelles qui se sont effondrées le 11 septembre 2001, suscite de nombreux débats outre-Atlantique.

Le bâtiment, baptisé par les médias américains « la mosquée de Ground Zero », a été conçu à l’image des YMCA -Young Men’s Christian Association-, centres culturels chrétiens très populaires aux Etats-Unis. Le projet prévoit ainsi un auditorium de 500 places, des salles de réunion, une piscine, une librairie, des galeries d’art, un magasin alimentaire et une salle de prière.

Pas de minaret, pas vraiment une mosquée, mais le centre reste un projet étiqueté comme tel par les médias américains et soulève l’indignation des conservateurs. L’imam Feisal Abdul Rauf, connu pour ses positions modérées, est à l’origine de l’initiative qu’il défend face aux attaques :

« On l’a dit à plusieurs reprises, nous ne sommes pas une mosquée et nous ne nous trouvons pas sur le site de Ground Zero, mais ils répondent en criant “ la mosquée de Ground Zero ”, “ la mosquée de Ground Zero ”. »

 

Un majorité d’américains opposée

Les conservateurs et les membres du mouvement Tea Party opposé à Barack Obama figurent parmi les opposants les plus virulents au projet. Newt Gingrich, ancien président républicain de la Chambre des représentants, dénonce ainsi « une prise de position politique ». Il explique :

« Le World Trade Center représente la plus grande perte de vies américaines sur notre territoire depuis la guerre de Sécession. Et nous ne l’avons pas rebâti. […] Et dans ce contexte, on nous dit “pourquoi ne pas avoir une mosquée et un centre communautaire de treize étages ? ”. […] Il ne s’agit pas de religion, et c’est clairement une action agressive qui est choquante. »

 

C’est ce que pensent aussi des familles de victimes des attentats qui demandent que le centre soit construit à un autre endroit, affirmant que sa construction profanerait ce qui s’apparente à un cimetière. Sensible à ces critiques, une majorité d’Américains serait, selon un sondage récent, opposée à la construction de la « mosquée de Ground Zero ».

« La construction de cette mosquée approfondira les divisions »

Plus surprenant, dans une lettre adressée au Washington Post, une lectrice musulmane déclare :

« [Nos objections] ont à faire avec une empathie fondamentale envers ceux qui ont perdu de la famille dans un acte de violence terrible perpétré au nom de l’islam. […] Loin de promouvoir la tolérance et l’entente, la construction de cette mosquée approfondira les divisions. »

 

Tout aussi opposée, la Ligue antidiffamation, un groupe pro-israélien, qui considère le projet comme offensant pour les familles des victimes, même si d’autres voix au sein de la communauté juive ont apporté leur soutien à la construction du centre musulman.

En réponse à cette prise de position, Fareed Zakaria, présentateur à CNN et journaliste à Newsweek, distingué par la Ligue pour son travail, a décidé de rendre son prix à l’organisation. Il condamne la Ligue et l’appelle à changer de position avant que cette décision n’entache sa réputation pour plusieurs années.

Dans une tribune pour Newsweek, il défend l’imam Feisal Abdul Rauf :

« Sa vision de l’islam est le cauchemar de Ben Laden. »

 

Une bataille loin d’être gagnée

Au nombre des défenseurs du projet, dans un récent discours prononcé face à la statue de la Liberté, Michael Bloomberg invoquait la liberté et l’égalité cultuelle :

« Quoi que vous pensiez du projet de mosquée et de centre communautaire, une question fondamentale est occultée dans la ferveur de ce débat : le gouvernement devrait-il tenter de refuser à de simples citoyens le droit de construire un lieu de culte […] ?

 

Cela se produit probablement dans d’autres pays, mais nous ne devrions jamais l’accepter ici. Cette nation a été fondée sur le principe selon lequel le gouvernement ne doit jamais choisir entre les religions, ou en favoriser une aux dépens d’une autre. […]

 

Nous trahirions nos valeurs -et jouerions le jeu de nos ennemis- si nous traitions les musulmans différemment des autres. »

 

La bataille est loin d’être gagnée pour les porteurs de ce projet, en dépit du soutien du maire et du conseil municipal de New York.

Les associations font déjà appel, et des campagnes médiatiques sont lancées, notamment avec une campagne d’affiches sur les bus new yorkais, afin de contrer ce qui semble perçu comme une véritable provocation. La bataille de Ground Zero n’est pas terminée.

Photo : un manifestant favorable à la mosquée se fait éjecter d’une réunion à New York, le 13 juillet 2010 (Keith Bedford/Reuters)

http://www.rue89.com/2010/08/11/la-mosquee-de-ground-zero-divise-new-york-et-les-etats-unis-161728

Racisme : l’ONU s’inquiète du « discours politique » français

polémique

Racisme : l’ONU s’inquiète du « discours politique » français

Ban Ki-Moon et Nicolas Sarkozy se rencontrent à New York, le 29 mars 2010 (Stan Hood/Reuters).

A Genève, depuis deux jours, le Comité de l’ONU pour l’élimination de la discrimination raciale (CEDR) examine la situation de la France, qui a ratifié la convention correspondante en 1973. Face aux délégués français, les experts s’inquiètent de la recrudescence du racisme « dans le discours politique ». Le carnet de circulation des gens du voyage « rappelle l’époque de Pétain », a déclaré l’un d’eux.

C’est Waliakoye Saidou, le représentant du Niger, qui a fait cette dernière déclaration, en ajoutant que ce carnet de circulation « effraie » les membres du CEDR. Il s’est aussi étonné « des déclarations politiques récentes », et que « les politiques en France maltraitent à ce point le droit français et notamment la Constitution ».

Les 18 membres du CEDR s’expriment en qualité d’experts, et pas au nom de leur pays. L’expert français, l’ancien premier avocat général à la Cour de cassation Régis de Gouttes, n’a pas le droit de prendre la parole pendant l’examen de la situation de son pays.

L’expert togolais, Dieudonné Ewomsan, a évoqué les déclarations de Nicolas Sarkozy, le 30 juillet :

« Le discours du chef de l’Etat n’est pas seulement discriminant, c’est aussi une incitation à la haine. »

 

Le Turc Gün Kut s’est dit « inquiet du racisme dans le discours politique ». Lui aussi s’est demandé si le retrait de la nationalité pour certains délinquants d’origine étrangère était « compatible avec la Constitution ».

Le rapport du CEDR est attendu dans dix jours

Selon Julie Gromellon, la représentante permanente de la Fédération internationale des Ligues de droits de l’Homme (FIDH) à Genève, qui assiste aux débats, ces questionnements sur le respect de la constitution d’un pays sont « assez rares » :

« D’habitude, les experts s’interrogent sur la conformité d’une politique nationale par rapport à la convention. Mais là, les membres du comité ont été choqués par les récentes déclarations au plus haut niveau de l’Etat.

Ils critiquent l’attitude générale de la France, qui non seulement ne reconnaît pas les discriminations raciales, mais en nie aussi l’existence. Ils reprochent à la France de se retrancher derrière les principes de “liberté, égalité, fraternité” pour dire que “tout va bien”. »

 

Par ailleurs, selon l’AFP, les experts ont salué l’annonce « inattendue » faite par la délégation française de la préparation d’un plan national de lutte contre le racisme. Les envoyés du Quai d’Orsay ont présenté un rapport de 90 pages résumant les mesures prises en France depuis 2005, date du dernier examen par le comité.

Le CEDR rendra son rapport sur la situation française dans une dizaine de jours. Même si la France a signé la convention de l’ONU, rien ne l’oblige à mettre en oeuvre les recommandations du CEDR.

Julie Gromellon considère que « seule la pression des ONG » pourra amener la France à appliquer ces mesures. « On attend plus de la France, patrie des droits de l’Homme, que d’autres pays », note-t-elle.

Photo : Ban Ki-Moon et Nicolas Sarkozy se rencontrent à New York, le 29 mars 2010 (Stan Hood/Reuters)

A lire aussi sur Rue89 et sur Eco89

http://www.rue89.com/2010/08/12/racisme-lonu-sinquiete-du-discours-politique-francais-162015

A TOUTES LES MERES [Prince Nico Mbarga Sweet Mother ]

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