TEBAWALITO

blog de la fraternité avec la diaspora noire. Ceux a qui cet appel fait echo, venez et matez mon blog

18 mai, 2010

FEMME ACTUELLE A PUBLIE UNE HORS SERIE HISTORIQUE BLACK BEAUTY C’EST UN DELICE CHAPEAU

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Quand Femme Actuelle fait un Hors Série spécial “Black Beauty”….

 

FEMME ACTUELLE A PUBLIE UNE HORS SERIE HISTORIQUE BLACK BEAUTY C'EST UN DELICE CHAPEAU dans ACTU GENERALE IMG00089-20100518-1531

17 mai, 2010

CONSTITUTION DE LA RÉPUBLIQUE DU BÉNIN [http://www.la-constitution-en-afrique.org]

Classé dans : ACTU GENERALE,AFRIQUE ET DIASPORA,GEOPOLITIQUE — tebawalito @ 20:43

CONSTITUTION DE LA RÉPUBLIQUE DU BÉNIN 

La constitution de tous les records en Afrique 

     La Constitution du 11 décembre 1990 fut adoptée pour assurer au Bénin la stabilité politique, et pour y instaurer une démocratie pluraliste et un Etat de droit. 20 ans après, la longévité de cette constitution, vierge de toute révision, contraste avec la précarité des anciennes Républiques. 

     C’est à la magie de ce texte, mal jugé et insuffisamment célébré, mais qui pourtant bat, au Bénin et à bien des égards, en Afrique, des records, que l’auteur a voulu rendre hommage. 

     Dans cette version très pratique on retrouve deux parties. 

     Dans sa première partie, à l’entrée du livre, une introduction où l’auteur prend la défense de la Constitution du 11 décembre 1990. 

     Au terme d’une recherche fouillée, méthodique et appliquée, Frédéric Joël AIVO rappelle dans son introduction les origines de la constitution. Il remonte aux travaux de la Conférence nationale et ressort les intentions constitutionnelles de ces assises historiques. Toujours dans sa défense de la Constitution de décembre 1990, le constitutionnaliste, s’appui sur les « pathologies » de la Constitution et la maltraitance dont les constitutions sont victimes en Afrique. Il en déduit que la Constitution béninoise adoptée le 11 décembre 1990 et qui n’a fait l’objet ni de remise en cause ni de révision, mais qui en 20 ans, a stabilisé la vie politique et routinisé les alternances politiques, est « la Constitution de tous les records en Afrique ». 

     Ainsi, au-delà de son efficacité, cette Constitution établit en Afrique des records qu’aucun autre texte constitutionnel n’avait auparavant détenus. Ce sont les records de longévité, de stabilité et d’intangibilité. 

     Dans la deuxième partie, on retrouve le texte intégral de la Constitution du 11 décembre 1990 pour le bonheur des étudiants en droit, des praticiens du droit mais aussi des élus. 

L’objectif de ce format est triple : 

     Le premier objectif est de rendre ce mémorial de la conférence nationale plus accessible au grand public et à donner aux praticiens du droit, aux étudiants, aux politiques et administratifs, un outil pratique de travail. 

     Le deuxième objectif est de battre en brèche l’idée trop facilement répandue que la Constitution du 11 décembre 1990 n’est qu’une copie affadie des constitutions française et américaine. Cette constitution est une pièce originale. Et c’est son originalité qui fait son succès. 

     Le troisième objectif est de « rendre à César ce qui à César et à Dieu, ce qui est à Dieu ». Cette édition de poche est un hommage aux pères fondateurs de la VIème République béninoise et une forme de célébration du génie constitutionnelle béninois qui, à travers le texte de décembre 1990, a non seulement retrouvé la stabilité politique qui fuyait le Bénin depuis 1960, mais a surtout mis en place un modèle constitutionnel qui s’est exporté en Afrique dans les années 1990, et s’exporte encore même en … France aujourd’hui. 

Frédéric Joël AÏVO enseigne la théorie générale du droit constitutionnel à l’Université d’Abomey-Calavi et préside depuis 2009, l’Association Béninoise de Droit Constitutionnel (ABDC). Il est le correspondant au Bénin du CERDRADI, Université Montesquieu Bordeaux IV.

http://www.la-constitution-en-afrique.org/article-la-constitution-en-poche-50521033.html

5 mai, 2010

COMMERATION DE LA DEPORTATION DES FILLES ET FILS D’AFRICAINS Lundi 10 Mai 2010 A 17 H00 Place de La Nation

Classé dans : ACTU GENERALE,AFRIQUE DU SUD APARTHEID,AFRIQUE ET DIASPORA,AMERIQUE DU SUD CARAÏBES,AUTRES REPORTAGES,BLACK LIBERTY,BLACK USA LA LIBERTE,BLACK W Beauty,CENTRAFRIQUE,CHANSON D'EGLISE/,CIVILISATIONS AFRICAINES,COLONISATION ET DECOLONISATION,COMITE FRANCAIS DE SOUTIEN A B.OBAMA,COMMUNAUTARISME ET ANTICOMMUNAUTARISME,CULTURE NOIRE /POESIES/CONTES/TRADITIONS COUTUMES,DIFFERENTES OFFRES INCLUS OFFRE D'EMPLOIS,DISCRIMINATION A L'EGARD DES NOIRS,DROIT ET MILITANTISME,DROIT INTERNATIONAL DES DROITS DE L'HOMME,DROITS SOCIAL/DROITS DIVERS,ESCLAVAGE,ESCROQUERIE par mail,FAMILIAL ET PRIVE MON HISTOIRE:ROMAN,FAUSSES PROPOSITIONS,FEMMES NOIRES ET FEMMES DU MONDE,FRANCE Mondaine,FREIN AU DEVELOPPEMENT : LA FACE CORROMPUE DE L'AFRIQUE,GEOPOLITIQUE,histoires souvenirs,HOMME NOIRE DANS L'HISTOIRE,J'ESSAIE DE POETISER OU JE PROSE,LA GRANDE FRATERNITE : L'IDEALE,LES CONCEPTS DECRIVANT LA FACE INHUMAINE DE L'HOMME,livres auteurs africains et autres,MAGAZINES NOIRES/ BLACKS,MES MUSIQUES ELUES,METISSAGE /melange/multiculturel,MICHAEL JACKSON HOMMAGE,NOIR OU BLACK MAIS ILLUSTRE,NOIRS/BLACK INVENTEURS,NOUVEAU TALENT DE LA CHANSON AFRICAINE ET AUTRES A DEC,PANAFRICANISME,PARCOURS/REUSSITE/MUSIQUE/CINEMA/SPORT/PROFESSION,PERSPECTIVE DE DEVELOPPEMENT,POLITIQUE,PRESENTATION,RACISME ET ANTIRACISME CONTEMPORAIN,SANTE,SOCIETE ET DIVERS,SPORT,TECHNOLOGIES,THEORIE DANS DIFFERENTES DISCIPLINES,TOUCHE PAS A MON ADN (CHARLIE HEBDO / SOS RACISME),USA ELECTIONS ET POLITIQUE ET AUTRES SUJETS,VIOLENCE ET SOUVENIRS QUELLE PERSPECTIVE? — tebawalito @ 13:54

COMMERATION DE LA DEPORTATION DES FILLES ET FILS D’AFRICAINS ET DE LEUR MISE EN EXCLAVAGE

Lundi 10 Mai 2010

 

 

 17 H00

 

 

Rassemblons nous à la  Place de La Nation   En mémoire de nos ancêtres, comme chaque année

 

 

 Pour exiger Réparations de ce crime contre l’Humanité
Pour que les descendants des victimes prennent
pleine part à la rédaction des manuels scolaires portant sur la traite négrière transatlantique
Pour que les
archives relatives à cette période tragique, soient enfin accessibles.

 

 

«Un peuple Digne, ne peut exister sans Mémoire»

 

 

 à la Place de la Nation

Le 10 Mai 2010 à 17h00

 

Avec la participation de la   MNH COFFAD, SHOMARI, TROPIQUESFM  

Contacts   Tél : 06 22 24 90 65                      Email : frcarpentier2000@yahoo.fr 
 Site :  www.esclavage-colonisation.skyrock.com
Pétition pour obtenir Réparations de ce Crime contre l’Humanité cliquer ici  http://www.lapetition.be/petition.php?petid=7036

 

 

 

 

 

 

 

4 mai, 2010

ÉTATS-UNIS : Les Noirs américains font la cour à l’Afrique

ÉTATS-UNIS : Les Noirs américains font la cour à l’Afrique Grâce au développement de la généalogie génétique, de plus en plus d’Africain-Américains renouent avec la terre de leurs ancêtres et demandent une double nationalité.

Quand il était enfant, Isaiah Washington n’avait des Africains que l’image que lui en donnait la télévision, celle d’ »indigènes en pagne avec un os dans le nez ». Aujourd’hui âgé de 45 ans, cet acteur noir américain raconte que sa mère ne lui parlait jamais de l’Afrique, que l’école ne lui a pas enseigné grand-chose à propos du continent de ses ancêtres. Quant aux informations, elles décrivaient un lieu où régnaient la misère, la maladie, la corruption et la guerre. Depuis peu, cependant, il est si fier de l’Afrique qu’il est devenu citoyen de la Sierra Leone. Il a désormais la double nationalité sierra-léonaise et américaine. Il a été nommé chef d’un village, a créé une fondation pour venir en aide au pays et versé près de 1 million de dollars pour y construire une école, restaurer un hôpital et préserver le site d’une forteresse esclavagiste britannique sur l’île de Bunce.

Isaiah Washington a effectué un long parcours pour passer d’une ignorance absolue à une passion enthousiaste pour le continent africain. Le processus s’est accéléré après un test d’ADN qui, en 2005, lui a permis de découvrir ses liens avec le peuple mende, qui vit en Sierra Leone. Aujourd’hui, dit-il, les descendants d’esclaves comme lui peuvent revenir dans leur pays et l’aider à prospérer. « Si nous parvenons à utiliser nos moyens intellectuels et financiers, inverser la fuite des cerveaux et aider à rebâtir ces pays, nous réussirons à donner un sens à notre héritage », affirme-t-il. D’autres Noirs américains tendent la main à l’Afrique. Ils y sont incités par des tests d’ADN, qui résolvent les énigmes de leurs origines. Poussés par ces découvertes, ils s’efforcent de s’y rendre régulièrement, d’y établir des œuvres philanthropiques, d’y nouer des partenariats professionnels et d’obtenir la double nationalité.
Cette tendance devrait se confirmer sous la présidence de Barack Obama. Le retour très médiatisé du président américain dans son village ancestral au Kenya, en 2006, a été diffusé dans le monde entier, ce qui, d’après les commentateurs noirs, a amené beaucoup de gens à vouloir retrouver leurs racines. Depuis que l’animatrice Oprah Winfrey et d’autres célébrités se sont soumis à un test d’ADN dans le cadre d’un documentaire de la chaîne de télévision PBS, les Noirs américains font de plus en plus appel à la science pour retrouver leurs origines. Une curiosité qui suscite une floraison de laboratoires spécialisés. African Ancestry Inc., une société de Washington, a testé l’ADN de 15 000 personnes et l’a comparé avec sa base de données, qui comprend 25 000 lignées génétiques africaines, souligne sa présidente, Gina M. Paige. Parmi les clients du laboratoire, on compte Oprah Winfrey, le réalisateur Spike Lee, le musicien Quincy Jones, l’actrice Whoopi Goldberg et l’acteur Morgan Freeman.

Bruce Jackson, codirecteur de l’African American DNA Roots Project, à l’université du Massachusetts, est submergé de demandes, à tel point qu’il n’en acceptera plus aucune nouvelle avant deux ans. Mais il soutient que la banque de données mondiale des profils génétiques africains n’est pas assez développée pour permettre de retrouver avec exactitude le pays d’origine. Rick Kittles, directeur scientifique d’African Ancestry et professeur de médecine à l’université de Chicago, réplique en assurant que la base de données de son entreprise est assez importante pour garantir la précision des tests. Grâce à ces derniers, certains Noirs américains explorent un nouveau chemin pour nouer un lien avec le continent : la double nationalité. Anthony Archer, âgé de 43 ans, qui enseigne les sciences politiques à l’université d’Etat de Californie, tente de convaincre les pays d’Afrique d’élargir leur citoyenneté aux Noirs américains. Natif de Detroit, il a commencé à vouloir renouer avec l’Afrique quand son institutrice juive lui a parlé de son propre peuple, de sa quête pour retrouver sa terre, et lui a fait découvrir les écrits de Malcolm X. Pendant des années, il a passé ses week-ends à fouiller dans les archives généalogiques. Puis il a effectué un test d’ADN au printemps 2008 et a appris qu’il avait des liens avec les Tikars, les Haoussas et les Foulanis du Cameroun. Le savoir a changé radicalement sa vie. Anthony Archer a écrit une lettre au président du Cameroun afin d’obtenir la double nationalité. Il explique que le pays n’a pas encore envisagé la question pour les Noirs américains. Selon lui et d’autres partisans du principe, la double nationalité permettrait de panser des blessures durables. Dotés de deux passeports, les Africains-Américains auraient davantage de droits dans leur pays ancestral, pourraient y acheter des biens immobiliers, y créer des entreprises et s’y déplacer librement.

« Les Noirs américains sont les Africains les plus riches du monde », lance-t-il. « L’Afrique pourrait profiter de nos ressources, et nous d’elle pour retrouver notre identité. » Avec Gregory Simpkins, vice-président de la Fondation Leon H. Sullivan, qui cherche à jeter des ponts entre les Etats-Unis et l’Afrique, Anthony Archer défend l’idée d’un accord sur la double nationalité avec le Bénin, le Ghana, la Tanzanie et d’autres Etats. Dans un rapport adressé aux dirigeants africains lors d’un sommet en Tanzanie en 2008, Anthony Archer les a exhortés à accorder la double nationalité aux Africains-Américains dans le cas où des liens ancestraux peuvent être établis par le biais de tests d’ADN. Le Ghana est le seul pays d’Afrique à proposer sans ambiguïté la citoyenneté aux Africains-Américains, explique-t-il. Le Liberia, fondé par des esclaves américains affranchis, proposait la double nationalité aux Noirs américains, mais il a adopté, en 1986, une nouvelle Constitution qui est moins claire sur la question. En Sierra Leone, les décisions sont prises au cas par cas par une commission présidentielle.

L’acteur Isaiah Washington pose avec le président de Sierra Leone après avoir obtenu la nationalité sierra-léonaise

Reste que, jusqu’à présent, Isaiah Washington est l’un des rares Noirs américains à avoir obtenu la citoyenneté d’un Etat africain. Ernest Bai Koroma, le président de la Sierra Leone, la lui a attribuée à l’automne 2008 grâce à son test d’ADN et à cause de sa célébrité, commente Bockari Kortu Stevens, ambassadeur sierra-léonais aux Etats-Unis. Son pays, qui sort de dix ans d’une terrible guerre civile, avait besoin de quelqu’un de connu comme Isaiah Washington pour améliorer son image, explique-t-il. La diaspora africaine a tendu la main au continent dès le début du XIXe siècle. A l’époque, Marcus Garvey, originaire de Jamaïque, avait préconisé un mouvement de « retour à l’Afrique ». Des esclaves américains libérés avaient alors établi une colonie au Liberia. Le mouvement de la conscience noire, dans les années 1960, a également suscité un regain d’intérêt pour les racines africaines, rappelle Earl Ofari Hutchinson, chroniqueur africain-américain de Los Angeles.

D’après lui, outre Obama et la popularité des tests d’ADN, cette nouvelle vague d’intérêt s’explique par plusieurs facteurs, notamment l’accroissement des moyens financiers de la population noire américaine et la stabilité politique de pays d’Afrique comme le Liberia. Ces dernières années, Oprah Winfrey a fait construire une école en Afrique du Sud. La star du rap Shawn « Jay-Z » Carter a lancé un projet prévoyant l’installation de mille pompes à eau sur tout le continent. Robert L. Johnson, fondateur de Black Entertainment Television, finance la construction d’un site de villégiature quatre étoiles en bord de mer au Liberia, pour un montant de 12 millions de dollars. Il a aussi mis en place un fonds de capital-investissement pour aider les entrepreneurs libériens.

Aiguillonné par son test, Isaiah Washington s’est rendu en Sierra Leone pour la première fois en 2006. L’acteur en est convaincu, « l’ADN a de la mémoire », et cet appel à rentrer au pays et à aider les siens a toujours été inscrit dans ses gènes. « Je suis qui je suis, conclut l’acteur. Cela n’efface en rien l’amour que je voue aux Etats-Unis, mais ma vraie famille, c’est la Sierra Leone. »

Teresa Watanabe
Los Angeles Times

Source : Courrierinternational.com

Moussa Edgard T. Le 12 Juin 2009
C’est un fait majeur à saluer. Je les encourage à continuer. IIs sont avant tout, des africains et fiers de l’être. Je reste convaincu que l’Afrique retrouvera un de ces quatre matins, toutes ses lettres de noblesse: Respect, Fierté, Identité

http://www.barber-eunice.com/pages/barber-etats-unis-les-noirs-americains-font-la-cour-a-lafrique_130.html

Femme du monde : Je souhaite que justice soit faite [ Eunice Barber]LE 4 MAI 2010 TRIBUNAL DE BOBIGNY

eunicebarber.bmpJe souhaite que justice soit faite 

Bonjour à tous,Le 4 mai 2010, la cour d’appel de Paris devra juger à nouveau mon affaire concernant les intérêts civils accordés aux policiers dans ce dossier. Malgrés la condamnation injuste intervenue à mon encontre, un des policiers a considéré qu’il n’a pas obtenu une réparation suffisante du préjudice qu’il aurait subit à la suite de l’intervention violente dont j’ai été la victime.Alors même que mon combat judiciaire continue pour prouver que les versions policières ayant entraîné ma condamnation sont fausses, cette démande manifeste l’acharnement policier à mon encontre. Je souhaite que justice soit faite.Merci à vous pour vos différents témoignages de soutien.

Eunice Barber

NB : Le procès se déroulera  au tribunal de Bobigny à 13h30.

Biographie de Eunice Barber

Classée parmi les 10 meilleures heptathloniennes de l’histoireCinq médailles mondialesTroisième athlète féminine la plus médaillée de l’histoire

Mon enfance…

Je suis née le 17 novembre 1974 à Freetown, sous le signe du scorpion. Je suis la deuxième fille de mes parents, mais j’ai des demi-frères et demi-sœurs du côté de mon papa. J’ai grandi avec Margret ma maman (secrétaire du stade de Freetown) et Emilia ma sœur.

C’est ma mère qui nous a principalement élevée. Elle nous a donné toutes les bases et les valeurs de la vie. Mon père, un homme très strict, m’a enseigné la rigueur et le respect. Très absent, il m’a manqué au quotidien. Je suis très proche d’Emilia ma grande sœur. On a grandi ensemble et on a seulement 2 ans d’écart. Elle a toujours été une sorte de sécurité, quelqu’un sur qui je peux compter et à qui je peux complètement me livrer.

Elle vit à Londres et s’occupe de ses 3 enfants que j’adore. J’essaye de leur assurer tout ce qu’on n’a pas eu, tout en rectifiant les erreurs qu’ont faites nos parents avec nous. J’essaye aussi de leur inculquer le respect et la volonté de se battre pour avancer dans la vie, en ne comptant que sur soi.

Ma rencontre avec le sport…

J’ai eu la chance de grandir en Sierra Leone, un pays d’Afrique anglophone où le sport est très présent dés le plus jeune age.  À l’école, j’étais plus branchée par les activités artistiques et sportives plutôt que par les matières classiques. Quand j’avais 11 ans, on a fait un relais avec une autre école. On était dernier, mais j’ai remonté l’équipe à la troisième place. Ça m’a marqué parce que pour la première fois on me remarquait.

Vers 12 ans à l’école secondaire j’étais toute mince, alors on m’a mise dans l’équipe qui était toujours dernière. Mais j’ai passé toutes les épreuves et je l’ai faite gagner. J’ai aussi fait gagner mon école contre les autres écoles !

Après les cours (1988), je faisais partie du club de sports de l’alliance française et c’est là que Dominique Dufour m’a remarquée. C’est la première personne qui m’a fait prendre conscience de mon potentiel et de mon talent car je ne me rendais pas compte de ce que le sport représentait en Europe. Je ne connaissais même pas les J.O. !

À partir de là, il m’a entraînée avec Brian Canto. Il m’a appris la rigueur, la ponctualité, et il nous a emmené en Haute Savoie à Albertville (2 semaines). J’ai découvert la neige et le froid. Je suis passée par Paris pour la première fois, j’ai trouvé ça magnifique, mais sans m’extasier, car je n’avais aucune idée de mon futur.

Mon départ pour la France…

De retour en Afrique, Dominique a cherché un club français pour m’accueillir et m’a trouvé un stage à Pierre-Bénite près de Lyon.

Je ne parlais pas français, mais je voulais aller jusqu’au bout. Et même si j’avais un peu peur, je pensais aux paroles de ma mère qui me disait : “ Tu tentes et si ça ne va pas, tu reviens. Tu as toujours ta place à la maison ! ”.

Là-bas je me suis entraînée et j’ai passé ma première épreuve d’heptathlon où malheureusement je me suis fait une entorse. Alors je suis rentrée en pleurant (17 ans). Mais Dominique m’a donné une autre chance en me trouvant un club à Reims (1993). Il a obtenu une bourse pour que je fasse un stage et participe aux J.O. à Albertville. Raymond Villain m’a pris en charge et il a fallu que j’aille à l’école. C’était difficile de m’adapter au système français, car ça ne me laissait pas assez de temps pour m’entraîner. Je suis alors allée voir le directeur pour quitter l’école. J’ai fait le Gréta où j’apprenais la compta, l’informatique tout en gardant un maximum de temps pour le sport.

C’est à ce moment que tout s’est accéléré pour moi. J’ai demandé de l’argent à mon club et je suis allée acheter plein de livres pour apprendre le Français toute seule. J’ai beaucoup regardé la télé. Je notais tout sur des cahiers et j’ai appris le Français comme ça.

J’ai vécu dans une petite piaule au CREPS de Reims, puis dans un petit appartement dans la zup de la croix rouge avec un autre expatrié.

2 ans après moi, ma sœur et venue s’installer à Londres et qu’elle soit là m’a beaucoup aidé.

Mes débuts difficiles…

Cette période était un passage dans ma vie, difficile soit, mais surtout à cause de la langue, de la culture, et de la distance qui me séparait de chez moi. Mais j’ai la chance de savoir m’adapter et de ne pas baisser les bras.

Ma famille mettait beaucoup d’espoirs en moi et je ne voulais pas les décevoir. Je m’étais fixée des challenges personnels. J’avais la volonté, la patience et la passion.

Le plus dur était de rester en pension les week-ends, les vacances et les fêtes, et de voir les copines partir. Je ne cherchais pas à ce qu’on m’invite, mais je me sentais très seule…

En 99 je suis partie pour Paris…

La nationalité française…

En 1998 le club de Reims m’a proposé la nationalité française. L’Afrique n’était pas assez organisée et il fallait que je pense à moi. Je me suis dit que j’aurais de meilleurs moyens pour pratiquer ma discipline.

Là-bas il y avait la guerre et j’ai vraiment eu la chance de partir à temps. Mais quand je voyais les émissions c’etait terrible. J’avais peur pour ma famille et le pays. Déjà qu’on le gérait mal socialement et économiquement, avec la guerre, cela devenait encore plus dramatique.

Je savais qu’il fallait que je m’accroche ailleurs pour être positive. Il fallait que je saisisse ma chance. Tres jeune, à chaque fois que quelque chose se présentait, je réfléchissais et je ne prenais rien à la légère car je me comparais aux gens à qui on n’a jamais rien proposé.

En 1996, après les J.O. d’Atlanta, l’Amérique m’avait proposé de m’installer à Atlanta. Mais par fidélité, j’ai choisi la France. Le fait de m’accueillir depuis 5 ans, d’être bien intégrée, était très important. J’étais déjà adoptée grace au sport et les gens ont été très accueillants…

J’ai beaucoup voyagé et la France reste pour moi le plus beau pays.

En 1999 j’ai eu la nationalité française. Je m’entraînais avec Claude Monot à l’Insep.

2 mois avant d’obtenir la nationalité Française j’ai eu la Médaille d’or aux championnats du monde. C’était le bonheur…

L’année suivante je me blesse et on ne m’accepte plus !

À partir de ce moment-là, j’ai vécu la vie classique d’un athlète, avec les avions, les déplacements, les entraînements les compétitions…

Ma personnalité…

Je suis ouverte. Je n’ai pas de double personnalité, mais j’ai un monde à moi, un jardin secret, un côté plus exubérant que l’autre. Mais c’est le côté humain qui me domine. Je suis sensible, intuitive, volontaire, sociable, souriante, positive, impatiente, avec en plus un petit coté rebelle … J’aime l’affection, la sincérité, la douceur et tout ce qui touche au bonheur…

Femme du monde

J’aimerais créer ma fondation, mais administrativement c’est très compliqué en France, alors j’avance plus vite aux Etats unis. Mais quand ce sera fait, je créerai une antenne en France.

Bien sûr je ne vais pas changer le monde, mais je voudrais faire évoluer certaines mentalités et surtout donner une chance à des gens qui n’en ont pas.

J’ai envie de donner la possibilité à des jeunes de réaliser leur rêve, que ce soit dans le sport, les études, l’art. J’ai envie de les promouvoir, de leur donner les moyens de s’exprimer dans leur passion, comme on m’en a donné à moi. Je ne peux pas rester insensible à quelqu’un qui est motivé, quelles que soient ses origines. Je n’ai pas de couleur dans mon cœur, alors cette fondation visera tous ceux qui ont besoin d’un coup de pouce. D’ailleurs moi, c’est un blanc qui m’a aidé et ça je ne l’oublie pas !

 

Femme du monde

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