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22 février, 2010

Obama, la fin du début [lexpress.fr]

cristophebarbierlexpress.jpgObama, la fin du début

Par Christophe Barbier, publié le 19/08/2009 11:57 – mis à jour le 19/08/2009 13:00

Tel s’en frotte les mains, qui aime plus que tout qu’on brûle aujourd’hui les idoles adorées hier. Tel s’en inquiète avec sincérité, qui voit s’étioler l’espérance d’un monde plus juste. Après deux cents jours de pouvoir, Barack Obama connaît le premier trou d’air de son mandat : trop loin de son élection pour y trouver encore quelque élan, trop loin des premiers résultats de sa politique pour se flatter d’un bilan, il traverse le no man’s land de la politique. Les peuples sont obligés d’attendre, les dirigeants de persévérer ; ceux-là se demandent s’ils ne se trompent pas, ceux-ci s’ils ne se sont pas trompés.

Cette fin d’état de grâce a des vertus. Aux Etats-Unis comme en France, elle met un terme au simple pouvoir du verbe, à la phase tribunitienne et télévisée d’un mandat ; elle appelle l’action et s’impatiente de ses effets concrets. Par son vent d’amertume, corrosif, elle distingue aussi les vrais courageux des simples flamboyants, les hommes d’Etat des hommes d’estrade. N’en déplaise aux Cassandre, Barack Obama est de la trempe des endurants et son succès déjà bien engagé. La passe actuelle n’est pas, pour lui, le début de la fin, mais la fin du début.

Si le plan de relance américain bute, comme les efforts européens, sur la cupidité ontologique des établissements financiers, si le lobby des assureurs tente d’ensabler la réforme de la santé et si des « kafkaïsmes » juridiques compliquent la fermeture de Guantanamo, l’essentiel est à l’oeuvre : une ère nouvelle, un cap inédit, les premières syllabes du xxie siècle, tel que les hommes le définiront pour l’Histoire.

Ainsi, chapitre crucial pour les autres démocraties, l’ordre mondial qu’a esquissé Barack Obama ne peut que réjouir les humanistes. Son discours du Caire à l’intention du monde musulman, sa fermeté éclairée à l’égard d’Israël, sa générosité sans béatitude envers l’Afrique, véritable pacte post-compassionnel : les pistes sont ouvertes vers la modernité ; que l’humanité s’y engage ! L’Amérique, avec ce président, n’est pas seulement redevenue sympathique, elle est à nouveau dans le juste. Cela différencie Obama de Bush et de ses illuminations martiales ; cela le distingue aussi de Kennedy, à la géopolitique contrastée. Certes, la realpolitik baigne le dialogue avec la Chine ou le face-à-face avec la Russie, mais c’est parce que le président américain incarne les Etats-Unis qu’il nous faut dans le monde tel qu’il est.

Il y a en France un courant antiaméricain profond, au souhait pérenne de « fin de l’empire » : il oublie, ou ne sait que trop, que c’est la barbarie, non les Lumières, qui suivrait une telle chute. Et puis il y a une tendance, plus récente, qui se délecte des soupirs du « nous nous sommes tant aimés », qui aime être déçue par les Etats-Unis pour s’adonner au nihilisme nostalgique des désespérés contemporains. Ces Français-là voudraient qu’Obama échouât, pour glisser entre deux sanglots qu’ils l’avaient bien dit. C’est ce choeur de pleureuses qui mugit dans la torpeur d’août. L’époque mérite des sirènes plus gracieuses.

http://www.lexpress.fr/actualite/monde/obama-la-fin-du-debut_781127.html

Obama, un an déjà [http://www.lexpress.fr/actualite/monde]

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L’Amérique d’Obama : chronologie

L’Amérique d’Obama : chronologie

Par Catherine Gouëset, publié le 20/01/2010 à 10:00 – mis à jour le 20/01/2010 à 10:12

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Elu à l’heure de la pire crise financière depuis 1929, sur une volonté de changement, le président est confronté à la difficulté de lancer des réformes. Rappel des principales dates de son mandat.

 

REUTERS/Jason Reed

2008

4 novembre : élection de Barack Obama. Agé de 47 ans, Il est le 44ème président des Etats-Unis et le premier président afro-américain.
11 décembre : arrestation de Bernard Madoff, gestionnaire d’un des fonds d’investissements américains les plus prestigieux. Il est poursuivi pour des montages financiers frauduleux évalués à 50 milliards de dollars.
16 décembre : la Réserve fédérale abaisse son taux directeur quasiment à zéro (entre 0 et 0,25%), le plus bas niveau depuis 1954.
19 décembre : plan de sauvetage 17,4 milliards de dollars du secteur automobile. Ce fonds est prélevé sur les 700 milliards de dollars du plan Paulson, à l’origine destiné au sauvetage des banques américaines.

2009

20 janvier : investiture de Barack Obama à la présidence, devant deux millions de personnes à Washington.
22 janvier : Barack Obama ordonne la fermeture de la prison de Guantanamo avant un an et suspend les procédures d’exception. Il nomme un émissaire spécial pour le Proche-Orient, George Mitchell.
23 janvier : le nouveau président lève l’interdiction instituée par son prédecesseur de tout financement public, dans le cadre de l’aide au développement, à des ONG qui pratiquent ou facilitent l’avortement.
26 janvier: Barack Obama signe des directives imposant des normes environnementales plus contraignantes pour le secteur automobile.

10 février : annonce d’un nouveau plan de soutien au secteur financier, destiné à décharger les banques d’actifs à risques et à faciliter le crédit, d’un montant potentiel de plus de 2 000 milliards de dollars.
17 février : promulgation d’un plan de relance de 787 milliards de dollars. Un tiers de la dotation est affecté aux allégements fiscaux, Le reste porte sur des aides aux petites entreprises et aux Etats ainsi que sur des investissements dans les domaines de la santé, de l’éducation, du logement social, des infrastructures et des énergies propres.
Barack Obama annonce l’envoi de 17 000 hommes supplémentaires en Afghanistan, à partir du printemps.  Ils viendront s’ajouter aux 38 000 Américains déjà sur place.
18 février : présentation d’un plan contre les saisies immobilières. Doté d’un fonds de 75 milliards de dollars, Il est destiné à aider les 9 millions de propriétaires menacés de saisie.
24 février : Discours sur l’état de l’Union. La réduction du déficit, la protection sociale, les mesures contre le réchauffement climatique et l’éducation sont les thèmes dominants de ce discours programme devant le Congrès.
26 février : Barack Obama présente au Congrès un projet de budget de 3 552 milliards de dollars. Les priorités sont l’éducation, la santé, les transports et l’énergie.
27 février : le président annonce le retrait progressif des troupes américaines d’Irak qui sera achevé au 31 décembre 2011. De 35 000 à 50 000 hommes resteront jusqu’à cette date pour assurer l’entraînement des forces irakiennes et la protection des intérêts américains.

Mars : à 8,1 %, le chômage a atteint en février son plus haut niveau depuis 1983.
9 mars : le président autorise le financement fédéral des recherches sur les cellules souches embryonnaires humaines, levant les restrictions imposées depuis 2001 par George Bush.
10 mars : Barack Obama annonce une refonte du système d’enseignement qui couvrira l’éducation « du berceau au début de la carrière professionnelle ».
Allègement des sanctions économiques contre Cuba. Les restrictions sur les voyages dans l’île ainsi que sur la vente de médicaments et de nourriture à Cuba sont levées.
16 mars : la révélation qu’une enveloppe de 165 millions de dollars de bonus a été accordée aux cadres d’AIG, géant de l’assurance qui doit sa survie au contribuable américain, provoque une vive polémique. Le 19, la Chambre des représentants adopte un projet de loi pour taxer à 90 % les primes perçues par des salariés payés plus de 250 000 dollars par an, dans des entreprises qui ont bénéficié d’une aide publique.
20 mars : le nouveau président adresse un message au peuple iranien et à ses dirigeants dans lequel il propose de construire un « dialogue honnête ».
22 mars : le secrétaire au Trésor annonce un programme de 500 milliards de dollars pour racheter les actifs toxiques des banques.
27 mars : Barack Obama annonce une nouvelle stratégie en Afghanistan à laquelle il veut associer le Pakistan. Les Etats-Unis enverront des centaines de coopérants civils et 4 000 soldats supplémentaires pour former les forces de sécurité afghanes, en plus des 75 000 soldats étrangers, dont 38 000 Américains déjà sur place.  
30 mars : présentation d’un plan de sauvetage de l’industrie automobile américaine. Le président somme General Motors, dont il a évincé le patron, et Chrysler de présenter des plans de restructurations « viables » s’ils veulent espérer une nouvelle aide de l’Etat.
Promulgation d’une loi de protection de l’environnement qui crée plus de 800 000 nouveaux hectares d’espaces naturels protégés.
5 avril : à l’occasion du Sommet Union Européenne – Etats-Unis à Prague, le président américain s’engage à relancer la lutte contre la prolifération nucléaire en vue d’aboutir à un monde « sans armes atomiques » mais n’abandonne pas le bouclier anti-missile européen.
6 avril : Présentation du projet de budget du Pentagone pour 2010. Le secrétaire à la défense préconise des coupes budgétaires dans les programmes d’armements conventionnels au profit de la lutte contre les guerres insurrectionnelles.
A l’occasion d’un voyage en Turquie, Barack Obama réaffirme que « les Etats-Unis ne sont pas et ne seront jamais en guerre contre l’Islam« , qu’ils soutiennent la création d’un Etat palestinien et encouragent le rapprochement turco-arménien.
13 avril : Allègement des sanctions économiques américaines contre Cuba.
16 avril : la Maison Blanche rend publics des mémorandums secrets de la CIA, portant sur les tortures pratiquées dans le cadre de la « guerre contre le terrorisme ».

11 mai : le gouvernement annonce un durcissement de la réglementation en matière de concurrence.
14 mai : le président annonce le maintien des tribunaux d’exception, mais de nouvelles règles de procédure seront définies dans les 120 jours, par décret ou en modifiant la loi de 2006.
21 mai :  le Congrès refuse de voter l’allocation de 80 millions de dollars devant financer le démantèlement de Guantanamo.
26 mai : Barack Obama nomme Sonia Sotomayor à la Cour suprême, première femme d’origine hispanique à siéger dans cette instance.
31 mai : dépôt de bilan de General Motors. Le gouvernement va injecter 30 milliards de dollars dans le constructeur automobile et prendre 60% de son capital.

4 juin : Barack Obama prononce au Caire un discours invitant à un « nouveau départ » entre l’Amérique et le monde arabo-musulman.
12 juin : le Congrès vote une loi octroyant au gouvernement fédéral d’importants pouvoirs afin d’imposer des restrictions à l’industrie du tabac.
17 juin : le président américain annonce une réforme des services financiers qui change les attributions de pouvoirs entre les différents régulateurs.
26 juin : adoption du projet de loi énergie-climat visant à réduire de 17% les émissions de gaz à effet de serre d’ici 2020 par rapport aux niveaux de 2005.
30 juin : les troupes américaines se retirent des villes d’Irak.

7 juillet : Barack Obama et Dimitri Medvedev signent un accord portant sur la réduction d’un tiers des arsenaux nucléaires des deux pays.
11 juillet : en tournée en Afrique, Barack Obama invite les Africains, dans un discours prononcé devant le Parlement du Ghana, à prendre leurs responsabilités.
27 juillet : une « prime à la casse » qui incite les automobilistes à acheter des véhicules moins polluants connaît un succès immédiat.
31 juillet : la Chambre des représentants adopte un projet de loi destiné à limiter la rémunération des dirigeants des grandes entreprises renflouées par l’Etat.

1er août : la commission de l’Energie et des Finances de la Chambre des représentants adopte un compromis sur la réforme du système de santé, ouvrant la voie à un vote en septembre. Cette réforme provoque une avalanche de critiques de la part des Républicains.
7 août : contre toute attente, le taux de chômage baisse à 9,4% en juillet, contre 9,5% le mois précédent.
24 août : le ministre de la Justice annonce la nomination d’un procureur pour enquêter sur les méthodes violentes utilisées par la CIA dans le cadre des interrogatoires antiterroristes.
17 septembre : les Etats-Unis abandonnent le projet d’installation d’un bouclier antimissile.
18 septembre : George Mitchell, l’émissaire pour le Proche-Orient, quitte Israël sans être parvenu à une quelconque avancée du processus de paix israélo-palestinien, notamment sur la question du gel de la colonisation.
21 septembre : dans un rapport d’évaluation sur le conflit afghan, le général McChrystal propose une révision de la stratégie américaine; la priorité doit être accordée à la protection des populations civiles plutôt qu’à la traque des insurgés. Il prévient que sans augmentation des moyens militaires, la coalition risquait d’y subir « un échec ».
2 octobre : le taux de chômage atteint 9,8%.
Echec de la candidature de Chicago pour accueillir les jeux Olympiques de 2016, malgré l’implication personnelle de Barack Obama
6 octobre : Barack Obama, qui n’a pas reçu le Dalaï Lama à l’occasion du séjour du chef spirituel tibétain aux Etats-Unis, annonce qu’il le rencontrera avant la fin de l’année.
9 octobre : le prix Nobel de la Paix est attribué à Barack Obama.
3 novembre : les démocrates subissent deux défaites électorales dans les Etats de Virginie et du New Jersey.
6 novembre : un psychiatre militaire ouvre le feu, tuant 13 personnes et en blessant 30 autres, sur une base militaire du Texas.
7 novembre : la Chambre des représentants approuve le projet de réforme du système de santé.
13 novembre : le ministre de la justice annonce que les auteurs des attentats du 11 septembre seront jugés par un tribunal fédéral et non devant la justice militaire de Guantanamo.
1er décembre : Barack Obama définit sa nouvelle stratégie militaire en Afghanistan. Il annonce le déploiement de 30 000 soldats supplémentaires et met l’accent sur l’importance du partenariat avec le Pakistan dans le succès de la guerre en Afghanistan.
11 décembre : adoption d’un plan de réforme du système financier par la Chambre des représentants.
24 décembre : le Sénat approuve le projet de loi sur l’assurance-maladie. La réforme doit encore subir une ultime épreuve : la fusion de la version adoptée par le Sénat et de celle de la Chambre des représentants.
25 décembre : un Nigérian se revendiquant d’Al-Qaida tente de déclencher un engin explosif à bord d’un avion en provenance d’Amsterdam, à l’approche de Detroit, dans le Michigan.

2010

14 janvier : Barack Obama propose que les banques s’acquittent d’une nouvelle taxe pour rembourser aux contribuables jusqu’à 117 milliards de dollars. Celle-ci a néanmoins peu de chances d’être menée à terme.
19 janvier : un républicain remporte le siège de sénateur décédé du Massachusetts Edward Kennedy, faisant perdre aux démocrates la majorité qualifiée de 60 voix qu’ils détenaient au Sénat.

http://www.lexpress.fr/actualite/monde/amerique/l-amerique-d-obama-chronologie_749015.html

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« Barack Obama fait du bon travail »http://www.lexpress.fr/actualite

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A. Waguih/Reuters

Soldats de la coalition internationale en Afghanistan.

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Bio express de Fareed Zakaria

1964 Naissance à Bombay dans une famille musulmane. Père membre du parti du Congrès. Mère éditrice du Sunday Times of India.1993 Ph. D en sciences politiques de Harvard.1998 Publie son premier livre important: From Wealth to Power, The Unusual Origins of America’s World Role (Princeton University).

2000 Rédacteur en chef de Newsweek International.

2008 Animateur du Fareed Zakaria GPS (Global Public Square) sur CNN.

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Fareed Zakaria et Barack Obama en interview.  

« Barack Obama fait du bon travail »

Par Christian Makarian, publié le 04/11/2009 12:20 – mis à jour le 04/11/2009 12:59

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Il y a un an, l’Amérique en liesse élisait Barack Obama, déclenchant un élan de sympathie mondial. Présentateur vedette de la chaîne CNN et rédacteur en chef de Newsweek International, Fareed Zakaria, né à Bombay en 1964 dans une famille musulmane, a assisté à l’événement en analyste passionné. Au sein de l’élite intellectuelle américaine, sa signature est éminemment respectée et ses points de vue donnent souvent le ton du débat. Diplômé de Yale et de Harvard, ancien élève de Samuel Huntington, il représente un courant de pensée modéré qui dénonce les pulsions et les raisonnements classiques, fondés sur la peur. Il n’y a donc rien d’étonnant à ce qu’il ait critiqué Bush et soutenu Obama. Dans son dernier livre, The Post-American World, il développe la thèse de l’émergence du « reste du monde » face à une Amérique désormais obligée de réviser à la baisse ses prétentions. Elégant, presque austère, cet intellectuel type du troisième millénaire reçoit L’Express dans son hôtel parisien préféré. Et la conversation s’engage spontanément.

Dans L’Empire américain.L’heure du partage (éd. Saint-Simon), traduction française de votre livre paru aux Etats-Unis avant l’élection présidentielle, vous développez la thèse de la fin de l’hégémonie américaine. Ecririez-vous le même livre aujourd’hui, après un an de présidence Obama?

Fondamentalement, j’écrirais le même livre car les changements que je décris sont très profonds et indéniables: l’émergence du « reste du monde » face aux Etats-Unis, la montée de la puissance chinoise, la percée de l’Inde, du Brésil, de l’Indonésie… Ce changement de toute la configuration mondiale est, en tout état de cause, une donnée de base qui n’a pas varié.

Mais, aujourd’hui, je soulignerais davantage le fait que Barack Obama est à la fois le produit de ces changements et un facteur potentiel d’accélération de ces phénomènes. Je crois vraiment que son élection s’explique largement par la prise de conscience de l’avènement d’un nouveau monde. Les électeurs américains se sont rendu compte qu’un homme comme Obama était plus qualifié qu’aucun autre pour naviguer dans un tel contexte. Ils l’ont élu en connaissance de cause.

Lorsque vous évoquez, par exemple, le sort de l’Indonésie ou du Kenya, ce n’est pas pour lui une abstraction. Il a une relation personnelle avec ces pays. C’est là une part déterminante de son profil et de son identité; il peut réellement se transposer en deux lieux, deux cultures, adopter deux façons de penser et ainsi mieux comprendre les autres. Aucun président américain, si ce n’est Obama, n’aurait accepté aussi rapidement de passer du G8 au G20.

C’est une idée de Nicolas Sarkozy…

C’est vrai. Du reste, Sarkozy pense que beaucoup d’idées lancées par Obama viennent de lui et qu’il n’en est pas payé de retour.

Obama incarne-t-il vraiment un renouveau?

Peut-être n’aurait-il jamais été président sans le nouveau contexte mondial qui s’impose désormais à l’Amérique. Il représente le rejet de la vision qui a prévalu sous Bush, cette approche traditionnelle qui consiste à mettre constamment en avant l’hégémonie, la domination, le contrôle de la planète. Or il est devenu patent que ce système de pensée est dépassé, qu’il ne fonctionne plus. Trop de pays redressent la tête, trop de résistance se manifeste de toutes parts.

Il fallait une nouvelle conception du rôle de l’Amérique, et Obama a su l’incarner. Il faut lui faire crédit d’avoir su radicalement changer de cap sur des questions essentielles, comme la torture ou les prisons secrètes, et d’avoir su décider de la fermeture de Guantanamo.

Comment définiriez-vous le nouveau rôle mondial des Etats-Unis?

A partir de 1989, les Etats-Unis se sont trouvés dans une situation de puissance qu’aucun pays n’a connue dans toute l’histoire humaine. Ils disposaient de plus de pouvoirs que tous leurs rivaux réunis, n’avaient aucun concurrent sérieux sur aucun plan, ni idéologique, ni politique, ni économique, ni militaire. Cette ère est maintenant achevée, et cela resterait vrai même si Obama n’avait pas été élu.

Les Etats-Unis sont toujours l’acteur central, mais ils doivent désormais partager leur pouvoir

L’Amérique doit maintenant composer avec la Chine pour défendre ses intérêts financiers; avec la Russie pour contrôler le niveau d’armement nucléaire mondial; avec l’Union européenne pour préserver les règles du commerce mondial; avec le Brésil pour garder une position forte en Amérique latine.

La nouvelle réalité est là, et l’avenir ne fera que renforcer ce nouveau partage mondial. Les Etats-Unis sont toujours l’acteur central, mais ils doivent désormais discuter, coopérer, partager leur pouvoir avec toutes les zones émergentes du globe. Cela n’était pas le cas dans les vingt dernières années et constitue un changement irréversible: leur marge de manoeuvre a substantiellement rétréci.

C’est la fin de l’unilatéralisme, mais est-ce pour autant le début du multilatéralisme?

Cela dépendra de la réussite, ou non, du multilatéralisme. Nous sommes tous d’accord pour reconnaître que l’unilatéralisme est un échec. Mais sommes-nous certains que le multilatéralisme donnera de meilleurs résultats? Après tout, nous ne disposons à ce jour d’aucun des mécanismes adaptés au multilatéralisme. Aucun système actuel existant n’a réellement la volonté de voir de nouveaux types de rapports internationaux s’installer à son détriment. Il existe une troisième hypothèse: le passage par une phase anarchique, un certain degré de chaos, de désordre global, est aussi une éventualité à prendre en considération.

Sommes-nous vraiment menacés par l’anarchie?

J’en vois surtout des signes dans le domaine du commerce mondial. Nous n’avançons pas, nous faisons du surplace. Chaque grand pays reste crispé sur ses intérêts nationaux et l’évolution générale du libre-échange semble bloquée. Pour le reste, c’est plutôt à la paralysie qu’on assiste, un peu partout. Paralysie face aux changements climatiques, au choix des ressources énergétiques du futur, à l’instauration de nouvelles règles, nécessaires pour régir les relations internationales. Nous nous situons clairement dans une phase de transition, une étape intermédiaire.

En résumé, les Etats-Unis sont toujours en position de force, mais se trouvent obligés de partager leur puissance pour la voir perdurer…

Vous le voyez dans la volonté américaine de trouver des issues dans tous les grands dossiers mondiaux qui impliquent des partenaires récalcitrants. Evidemment, cela suppose un processus long et complexe qui a pour obligation, au bout du compte, de donner des résultats concrets. Les cinq années qui viennent seront, de ce point de vue, cruciales. A travers le G20 et d’autres instances, il faudra définir de nouvelles règles internationales et obtenir des avancées tangibles.

Obama s’y prend-il vraiment bien?

Je pense qu’il fait du très bon travail. Il ouvre de nouvelles perspectives susceptibles d’enclencher l’évolution nécessaire. Il va dans la bonne direction.

Prenez un cas aussi complexe que le dossier iranien. Il l’aborde avec une approche résolument différente, en essayant d’utiliser au mieux les appuis britannique, français ou allemand, en faisant entrer dans le jeu la Russie et la Chine. Il lance des ponts, avec quelques résultats prometteurs. Les Chinois parlent des changements climatiques et des questions énergétiques plus qu’ils ne l’ont jamais fait auparavant. Les Russes acceptent de modifier leur langage sur l’Iran, même s’ils n’ont pas encore changé de position.

On assiste au moins à un mouvement – qui sera nécessairement lent puisqu’il est de la nature même de la diplomatie d’avancer pas à pas. Le point clef réside dans la compréhension mutuelle qu’il n’y a pas d’alternative. Face à l’Iran, les Etats-Unis ne peuvent pas déclencher une nouvelle guerre, qui se solderait par la troisième invasion d’un pays musulman en moins de dix ans. Ce choc provoquerait inévitablement une nouvelle solidarité du peuple autour de son régime. La piste choisie par Obama est la seule possible.

Il adopte néanmoins un style assez aristocratique et reste très personnel dans ses initiatives…

C’est vrai. Autant, globalement, il a défini les bonnes orientations, autant, au niveau de leur mise en oeuvre, il montre clairement des déficiences. Peut-être devrait-il déléguer davantage, renforcer son entourage par l’arrivée de conseillers compétents, susceptibles de mieux assurer le suivi de sa politique. Ce besoin est apparu de manière criante sur la question du bouclier antimissile, car le message présidentiel a été brouillé par une mauvaise présentation d’une décision fondamentalement bonne.

Ce bouclier était un fantasme – dans la mesure où le système n’est pas opérationnel – conçu contre une menace qui n’existe pas et financé avec un argent que nous n’avons pas. Il fallait arrêter cela sans tarder. Mais la façon dont on s’y est pris pour l’annoncer aux Polonais et aux Tchèques a été lamentable. L’administration Obama s’est rendu compte après coup qu’elle avait commis une grosse erreur.

D’où vient ce genre de faiblesse?

Peut-être du fait qu’Obama n’a pas de vrai conseiller stratégique. Il lui manque sans doute un Kissinger ou un Brzezinski. Il dispose de deux appuis à travers Robert Gates, qui vient du Parti républicain, et Hillary Clinton, qui a rassemblé le camp démocrate autour de lui. Ce sont deux piliers politiques, pas des grands stratèges. Or il a besoin de quelqu’un d’averti et d’expérimenté, capable de transformer ses idées en actions concrètes au stade diplomatique.

En tout cas, le mal est fait et les Européens ont vraiment l’impression de ne guère compter à ses yeux…

Il faut comprendre qu’il essaie en priorité de se positionner par rapport aux puissances émergentes. Il s’appuie sur une vision collective. En toute logique, il a voulu commencer par la Chine, la Russie, l’Inde. Les Européens, eux, recherchent une relation privilégiée, alors que le contexte international a radicalement changé; les grands décideurs forment désormais un groupe nettement plus large. L’Europe a évidemment sa place, mais elle se sent parfois hors du jeu dans cette redistribution planétaire. Que faire? Ce monde nouveau s’impose à nous.

Quelle est, à vos yeux, la principale faiblesse de l’Europe?

Les Européens se sont montrés incapables de parler et d’agir d’une seule voix vis-à-vis du reste du monde. C’est leur grande tragédie. S’ils y étaient parvenus, l’Europe pèserait aujourd’hui beaucoup plus lourd. Ils auraient pu, s’ils l’avaient voulu, développer ensemble une politique étrangère et un pouvoir militaire commun. Or il n’en n’est rien.

Ces deux derniers facteurs expliquent qu’à ce jour l’Europe se définit davantage comme un vide politique qu’en tant que puissance réelle. Elle est davantage une absence qu’une présence. C’est dommage pour le monde entier car, d’un point de vue américain, les relations internationales auraient pris un tout autre tournant avec l’appui d’une Europe forte.

Sommes-nous donc dans un monde où la force militaire compte toujours autant que par le passé?

Non, mais nous vivons à une époque où une puissance réelle se définit par la détention de tous les moyens de pouvoir. Vous ne pouvez pas prétendre exercer une influence internationale significative si vous êtes incapable d’envoyer sur les terrains d’opérations autre chose que des troupes de complément. L’idée selon laquelle les Américains doivent aller au feu et les Européens gérer uniquement les aspects collatéraux, opérations de pacification ou de maintien de l’ordre, n’est pas porteuse d’influence réelle. Pour jouer réellement un rôle, il faut pouvoir user de toute la gamme des moyens d’action – politiques, diplomatiques, économiques, militaires.

L’Europe est davantage un vide politique qu’une puissance réelle, une absence qu’une présence

L’Europe a presque tout cela, sauf la force armée. Il y a actuellement 2,5 millions d’hommes sous les drapeaux en Europe. Si les Etats de l’Union arrivaient à constituer une force d’intervention rapide et permanente de seulement 250 000 hommes, susceptibles d’être envoyés partout dans le monde, le changement serait significatif. Au lieu de quoi, on reste dans un schéma devenu incompréhensible. Je vous pose la question: pourquoi les Danois ont-ils besoin d’une armée? Y a-t-il vraiment un pays qui songe à envahir le Danemark?

Vous savez bien que les Etats-Unis tiennent un double discours. Ils encouragent l’Union tout en l’empêchant d’accéder au statut de puissance militaire…

Pour être honnête, les Etats-Unis ont une attitude ambiguë, c’est vrai. Mais, fondamentalement, les décideurs américains comprennent aisément qu’une Europe puissante est dans leur intérêt. S’il y avait vraiment une volonté suffisamment forte du côté européen, cela changerait les choses et obligerait les Américains à partager leur pouvoir de décision. Aujourd’hui, ils n’ont aucune raison de le faire.

Prenons un exemple concret. Si les forces stationnées en Afghanistan comptaient, à parts égales, autant de soldats américains que de soldats européens, cela forcerait les généraux américains à prendre leurs décisions avec leurs homologues européens et à donner plus d’importance à leurs avis.

Croyez-vous que cela suffirait à améliorer la situation en Afghanistan?

La guerre a suffisamment duré en Afghanistan pour qu’il soit permis de prendre un nouveau tournant. Les questions qui se posent sont: « Quel est notre but? Quelles sont les méthodes pour l’atteindre? De quels moyens disposons-nous? » C’est à partir des réponses apportées qu’il faut redéfinir une stratégie.

De mon point de vue, le but essentiel de la guerre en Afghanistan est d’empêcher Al-Qaeda de trouver un terrain où l’organisation pourrait se reconstituer et à partir duquel elle pourrait agir – comme ce fut le cas avant le 11 septembre 2001. Notre but n’est pas, je le regrette, de transformer l’Afghanistan en terre de développement, ni même de doter Kaboul d’un vrai gouvernement central. Tout cela est noble et généreux; mais l’Afghanistan est le troisième pays le plus pauvre du monde: il faut savoir dans quoi on s’engage et connaître ses limites.

Le but essentiel de la guerre en Afghanistan est d’empêcher Al-Qaeda de se reconstituer

Si vous revenez à l’objectif essentiel, vous concentrerez vos forces sur le combat contre Al-Qaeda. Et, à mon avis, le meilleur moyen d’y parvenir est de nouer des alliances avec des forces afghanes bien choisies. Certaines d’entre elles ont des intérêts communs avec nous, et il est possible de les en convaincre.

Beaucoup de hauts gradés américains m’ont raconté que 70 à 80% des combattants ne luttent pas contre les Occidentaux par idéologie – ce ne sont pas des djihadistes – mais pour des raisons circonstancielles. Certains haïssent Karzaï, s’estiment volés par le gouvernement central, n’ont pas été payés alors qu’ils étaient soldats réguliers, d’autres ont peur d’essuyer, finalement, les rétorsions des taliban. Ces hommes peuvent être retournés si on leur offre la sécurité et de l’argent.

Or ce n’est pas du tout ce que nous faisons. Les responsables américains considèrent qu’il faut négocier seulement en position de force, pas autrement. Ils avancent aussi que c’est à Karzaï de faire le travail de persuasion auprès des différentes factions. Quoi qu’il en soit, la situation se dégrade. Il faut d’urgence mettre le maximum d’Afghans de notre côté.

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Ne faut-il pas, également, concevoir une approche plus large de ce conflit, en impliquant l’Iran, par exemple?

Absolument. Le grand problème est que l’Afghanistan se situe au carrefour de trois intervenants majeurs. L’Inde, avec laquelle nous entretenons de bonnes relations et avec qui nous avons des intérêts communs; le Pakistan, qui cherche traditionnellement à déstabiliser l’Afghanistan et à le tribaliser pour le contrôler, le tout dans un contexte de luttes intérieures particulièrement complexe; l’Iran, avec lequel il ne nous est pas possible de communiquer.

Pourtant, notre position vis-à-vis de l’Afghanistan pourrait être sensiblement très proche de celle de l’Iran. Téhéran n’aime pas les taliban, ni Al-Qaeda. Les Iraniens pourraient jouer un rôle très utile. Mais, dans leur grande majorité, les cadres du régime pensent que dialoguer avec l’Occident affaiblirait définitivement leur pouvoir. C’est à l’Iran de décider de son destin et de déterminer si son intérêt est ou non de rejoindre le monde moderne. Il nous faut attendre.

Si l’on adopte une vision stratégique globale, l’Iran n’est pas un problème comparable à celui que représentait l’Union soviétique, ou la Chine, au temps de la guerre froide. Après tout, c’est plutôt un bon signe que les pays les plus dangereux de la planète se résument aujourd’hui à l’Iran ou à la Corée du Nord. Contrairement à ce que l’on entend régulièrement, le contexte géopolitique a rarement été aussi positif dans l’Histoire.

http://www.lexpress.fr/actualite/monde/amerique/barack-obama-fait-du-bon-travail_826168.html

http://www.lexpress.fr/actualite/monde/amerique/barack-obama-fait-du-bon-travail_826168.html?p=2 

http://www.lexpress.fr/actualite/monde/amerique/barack-obama-fait-du-bon-travail_826168.html?p=3

http://www.lexpress.fr/actualite/monde/amerique/barack-obama-fait-du-bon-travail_826168.html?p=4

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Visite historique de quatre heures de Sarkozy en Haïti

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Actualités

Visite historique de quatre heures de Sarkozy en Haïti dans ACTU GENERALE lemondefr_pet

Amériques


Visite historique de quatre heures de Sarkozy en Haïti

Port-au-Prince Envoyé spécial (Envoyé spécial)

Curieux déplacement de Nicolas Sarkozy en Haïti mercredi 17 février. C’était la première visite d’un président français dans cette ancienne colonie qui se libéra en 1804 de la tutelle française. M. Sarkozy y est resté moins de quatre heures. Pour effacer les plaies du passé et préparer l’avenir. Le chef de l’Etat a annoncé un plan d’aide de 270 millions d’euros sur deux ans (hors annulation de la dette haïtienne de 56 millions d’euros). L’objectif est de placer la France à l’approche de la conférence de New York du 31 mars, qui doit décider de la reconstruction d’Haïti, et d’éviter que le pays ne tombe sous la coupe des Etats-Unis.

Dans ce pays dévasté par le tremblement de terre du 12 janvier, le faste républicain avait été à peine adapté. L’on a maintenu les apparences de l’Etat tant bien que mal. Pour ne pas encombrer l’aéroport de Port-au-Prince, la troupe présidentielle est partie sans avion de presse, les journalistes sélectionnés ayant été logés dans l’avion de rechange du président de la République. Les appareils de la République, de faible autonomie, ont dû faire escale aux Açores, car il aurait été incongru de se ravitailler à Port-au-Prince.

« NOTRE PRÉSENCE ICI N’A PAS LAISSÉ QUE DE BONS SOUVENIRS  »

Sur le tarmac, le président René Préval se prépare à accueillir son hôte et ne veut pas entendre parler du passé colonial français. « L’Histoire, c’est l’Histoire, et les colonisations ont été un phénomène mondial. Depuis l’indépendance, nous avons, politiquement et psychologiquement surmonté cette période difficile, déclare-t-il. Laissez-nous recevoir le premier président français en Haïti. » Restée francophone depuis deux siècles, Haïti n’a jamais totalement rompu avec la France, car elle aimait son héritage, celui de la révolution. « Nous avons conquis notre indépendance en prenant la France au mot, en mettant en action la Déclaration des droits de l’homme », dira plus tard M. Préval.

A 7 heures, M. Préval accueille donc chaleureusement M. Sarkozy, gravissant de manière peu protocolaire la passerelle de l’avion pour le saluer. La fanfare décimée par le séisme a été vite reconstituée. Et La Marseillaise retentit. M. Sarkozy et M. Préval s’engouffrent dans l’hélicoptère, acheminé par la marine française, qui permettra de survoler les zones sinistrées. Une caméra et un photographe témoignent de l’action sur le terrain du président français, qui visite l’hôpital de campagne installé dans le lycée français.

Comme à son habitude, M. Sarkozy tient ensuite une allocution à l’ambassade de France. Mais une réplique sismique menacerait l’édifice. Tout se passe donc dans les jardins, dont les murs se sont effondrés. On les a remplacés par des barbelés, et la petite foule triée sur le volet côtoie donc marchands de souvenirs, tentes de fortune, coqs en cage, étendages de linge.

Le chef de l’Etat, si peu adepte de la repentance, n’a pas masqué le passé sombre de la France dans l’ancienne « perle des Antilles ». « Ne nous voilons pas la face. Notre présence ici n’a pas laissé que de bons souvenirs », déclare-t-il. « Les blessures de la colonisation et, peut-être pire encore, les conditions de la séparation ont laissé des traces qui sont encore vives dans la mémoire des Haïtiens », a concédé le chef de l’Etat. Après avoir surexploité les richesses de l’île, la France a décimé ses élites lorsque Bonaparte a tenté, en vain, de la reconquérir. Enfin, elle l’a saignée financièrement lorsque Charles X a exigé, en 1825, 150 millions de francs-or pour reconnaître l’indépendance.

« LE PEUPLE HAÏTIEN EST MEURTRI »

« Même si je n’avais pas commencé mon mandat au moment de Charles X, j’en suis quand même responsable au nom de la France », a glissé M. Sarkozy en annonçant l’annulation de la dette d’Haïti, aux côtés de M. Préval dans les jardins de la présidence dévastée. Ce geste fait partie d’un vaste plan d’ensemble de la France destiné à aider à Haïti. Et mettre la France dans le jeu, alors qu’une conférence à New York doit préparer, le 31 mars, la reconstruction en Haïti. « A ceux qui tireraient argument du dénuement actuel des Haïtiens et de leur Etat, caresseraient l’idée d’une tutelle internationale sur Haïti, je dis ceci : le peuple haïtien est meurtri, le peuple haïtien est épuisé, mais le peuple haïtien est debout », déclare le président français.

Le chef de l’Etat ne veut pas que l’île tombe sous tutelle américaine, comme elle l’a été de 1915 à 1934. Mais il se garde bien du moindre reproche direct. « Les Américains ont fait un très bon travail », assure-t-il. Tout juste concède-t-il que, « dans l’urgence, on peut créer des petites tensions », alors que le ministre de la coopération, Alain Joyandet, avait peiné à atterrir sur l’île juste après le séisme.

Le souci, c’est de trouver un moyen de vraiment reconstruire le pays. « De cette catastrophe il faut que vous fassiez un renouveau. Au fond, cela veut dire tourner le dos aux erreurs du passé », a exhorté le chef de l’Etat français. Ainsi, M. Sarkozy a appelé à un développement endogène de l’île pour « libérer progressivement les Haïtiens d’une dépendance à l’égard de l’aide internationale ». Il a plaidé pour un développement qui ne profite pas qu’à la capitale, « la République de Port-au-Prince » au détriment de ses campagnes, « le pays en dehors », dans le langage local.

Le chef de l’Etat a trouvé le temps pour visiter le Champ-de-Mars, jardin public du centre d’Haïti où se pressent les sans-abri. Atmosphère bon enfant, faite de promesses d’aides, d’assurance sur les adoptions d’enfants. « A la place du chaos et des pillages qu’on nous prédisait, on a vu des foules s’organiser et se recueillir dans la dignité », a commenté M. Sarkozy. Dans son élément parmi les réfugiés, Bernard Kouchner, le ministre des affaires étrangères, s’interroge sur une reconstruction efficace. « La première mission de Médecins sans frontières, il y a quarante ans, c’était en Haïti. Ils y sont encore », déplore l’ancien « French Doctor ». « Depuis quarante ans, on a vu défiler toutes les ONG. Cela a été utile, mais cela n’a pas changé le fond », explique M. Kouchner, qui donne un exemple d’interrogations : « Faut-il reconstruire les hôpitaux ou créer un système de sécurité sociale ? » René Préval ne dit pas autre chose : « Le pays n’est pas à reconstruire. Il est à construire. »

Arnaud Leparmentier

http://www.lemonde.fr/ameriques/article/2010/02/17/visite-historique-de-quatre-heures-de-sarkozy-en-haiti_1307559_3222.html#xtor=AL-32280184

21 février, 2010

Daniel Cohn-Bendit est fan de Rama Yade, qui « dérange » l’UMP

Classé dans : ACTU GENERALE,FEMMES NOIRES ET FEMMES DU MONDE,POLITIQUE — tebawalito @ 18:53

cohnbenditpourramayade.jpgPolitiquePublié le 21/02/2010 à 13:54 – Modifié le 21/02/2010 à 14:24 AFP

Daniel Cohn-Bendit est fan de Rama Yade, qui « dérange »

 l’UMP L’eurodéputé Verts Daniel Cohn-Bendit s’est déclaré fan de la secrétaire d’Etat aux Sports, Rama Yade, dont il apprécie la façon dont elle « dérange » l’UMP, dimanche sur Canal +. Vos outils ImprimezRéagissez L’eurodéputé Verts Daniel Cohn-Bendit s’est déclaré fan de la secrétaire d’Etat aux Sports, Rama Yade, dont il apprécie la façon dont elle « dérange » l’UMP, dimanche sur Canal +. A la question « Vous avez été élu homme politique de l’année par Le Trombinoscope. Vous auriez-vous voté pour qui, vous ? », il a répondu : « Rama Yade ». « Je trouve que Rama Yade les dérange à droite et je trouve ça parfait. Je trouve drôle sa manière de déranger et donc, je veux (la) soutenir et dire +continue Rama Yade+ ». « Vous savez qu’elle a commencé dans le bureau d’Yves Cochet (député Verts depuis 1997, ndlr) ! Elle a une histoire, un avenir et on ne sait pas où elle va finir. Peut-être qu’elle atterrira à Europe Ecologie… », a ajouté M. Cohn-Bendit.

 http://www.lepoint.fr/actualites-politique/2010-02-21/daniel-cohn-bendit-est-fan-de-rama-yade-qui-derange-l-ump/917/0/426367

SÉGOLÈNE ROYAL PERSISTE ET SIGNE SUR L’AFRIQUE « Pardon pour l’esclavage et la colonisation » http://www.lepoint.fr/

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Dimanche 21 février 2010

Politique

Publié le 19/05/2009 à 09:44 – Modifié le 19/05/2009 à 12:06 Le Point.fr

SÉGOLÈNE ROYAL PERSISTE ET SIGNE SUR L’AFRIQUE

« Pardon pour l’esclavage et la colonisation »

Avec agence

 

Ce sont les troisièmes excuses publiques de Ségolène Royal © Photo by Patrick Bernard/ABACAPRESS.COM

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Son « pardon » lancé à Dakar début avril pour s’excuser du discours de Nicolas Sarkozy prononcé en juillet 2007 au Sénégal a défrayé la chronique. Un mois et demi plus tard, Ségolène Royal persiste et signe. Dans un discours d’ouverture d’une « soirée de réflexion » sur l’ »avenir commun pour l’Afrique et l’Europe au XXIe siècle », l’ancienne candidate socialiste à la présidentielle a lancé : « Pardon, merci, s’il vous plaît. » Elle a, dans la foulée, expliqué le sens de cette formule. « Pardon pour l’esclavage et la colonisation, merci pour tout ce que l’Afrique a apporté à l’Histoire et pour sa participation à la libération de la France et, s’il vous plaît, construisons ensemble notre avenir commun », a demandé la présidente de Poitou-Charentes, évoquant des mots « simples » et « évidents ».

« Dans un monde menacé par les conflits et déchiré par la crise, nous savons bien que nous aurons besoin de tous, et notamment de ce continent qui est si proche de nous : l’Afrique », a-t-elle poursuivi. D’après Ségolène Royal, « il ne fut pas question de repentance dans ce discours de Dakar, car la repentance se replie sur elle-même, la repentance est dépressive ». « Il ne fut question que d’une chose : nous ouvrir à nouveau à l’universel » qui « est au coeur de notre identité », a-t-elle encore souligné. « Oui, l’Afrique est notre avenir », a-t-elle lancé.

L’Afrique, un « choix stratégique majeur » pour Royal

« Soit l’Europe reste ce qu’elle est, atteinte par une crise de confiance, tentée par le repli sur soi, dépassée par les nations émergentes plus dynamiques, et alors, elle se met sur la voie du déclin ; soit l’Europe transforme les ébranlements, les basculements de notre époque pour construire, grâce à un désir d’avenir, une nouvelle harmonie humaine. (…) Il nous faut imaginer (cette nouvelle harmonie) dans un monde dans lequel l’hégémonie occidentale n’est plus. » Le partenariat entre l’Europe et l’Afrique constitue un « choix stratégique majeur », pour Ségolène Royal.

Invité de la soirée, José Bové, tête de liste Europe-Écologie dans le Sud-Ouest pour les européennes du 7 juin, a estimé : « Toutes les initiatives qui ont lieu et qui permettent de remettre la relation de l’Europe à l’Afrique au centre et de bien montrer qu’il faut sortir de cette ère du néocolonialisme sont à saluer. » Il faut « être capables d’unir tous les gens qui vont dans ce sens-là ». L’Europe doit être « capable de couper les liens avec cette logique coloniale », a lancé l’altermondialiste à des journalistes.

Deux semaines après son premier « pardon » à l’Afrique, Ségolène Royal a adressé ses « excuses » au chef du gouvernement espagnol José Luis Zapatero, pour des propos prêtés à Nicolas Sarkozy.

 http://www.lepoint.fr/actualites-politique/2009-05-19/segolene-royal-pardon-pour-l-esclavage-et-la-colonisation/917/0/344642

8 février, 2010

Barack Obama, Dreams From My Father, Crown Books, New York, 2004, p. 100.

 Barack Obama, Dreams From My Father, Crown Books, New York, 2004, p. 100.

Clint Eastwood engagé en réalisant “Invictus”

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photo sur le lien : http://www.premiere.fr/Star/Morgan-FREEMAN

 

http://dipitadidia.unblog.fr/

“Invictus” de William Ernest Henley

Publié 8 février 2010

Clint Eastwood engagé en réalisant “Invictus”  dans ACTU GENERALE 20150_295888016469_682081469_3995949_3877051_n

“Depuis l’obscurité qui m’envahit,
Noire comme le royaume de l’enfer,
Je remercie les dieux quels qu’ils soient
Pour mon âme indomptable.

Dans l’étreinte féroce des circonstances,
Je n’ai ni bronché ni pleuré
Sous les coups de l’adversité.
Mon esprit est ensanglanté mais inflexible.

Au-delà de ce monde de colère et de larmes,
Ne se profile que l’horreur de la nuit.
Et pourtant face à la grande menace
Je me trouve et je reste sans peur.

Peu importe combien le voyage sera dur,
Et combien la liste des châtiments sera lourde,
Je suis le maître de mon destin,
Je suis le capitaine de mon âme.”

 

20150_295898101469_682081469_3996053_3685884_n dans AFRIQUE DU SUD APARTHEID

 

“Out of the night that covers me,
Black as the pit from pole to pole,
I thank whatever gods may be
For my unconquerable soul.

In the fell clutch of circumstance
I have not winced nor cried aloud.
Under the bludgeonings of chance
My head is bloody, but unbow’d.

Beyond this place of wrath and tears
Looms but the Horror of the shade,
And yet the menace of the years
Finds and shall find me unafraid.

It matters not how strait the gate,
How charged with punishments the scroll,
I am the master of my fate:
I am the captain of my soul.”

  http://www.premiere.fr/Star/Morgan-FREEMAN

 Sa biographie : Morgan Freeman  

A 18 ans, Morgan Freeman s’engage dans l’air force et une fois ses obligations militaires accomplies, il étudie la comédie et la danse à Los Angeles.

C’est sur le tard qu’il fait ses premiers pas sur scène en tant que comédien professionnel, en 1967, et plus tard, se fait connaître du public américain en incarnant, à la télévision, un personnage populaire dans The electric company.

Morgan débute sur grand écran en figurant dans le film de Sidney Lumet , Prêteur sur gages en 1964, et fait quelques apparitions dans plusieurs films, assez régulièrement jusqu’à ce qu’il décroche le rôle d’un homme ultra-violent dans La Rue (1987) aux côtés de Christopher Reeve . Ce rôle lui fait décrocher de nombreux prix prestigieux et le fait véritablement décrocher des rôles secondaires.

Après ce film, on le voit en vedette des films comme Johnny belle gueule (1989), Robin des bois : prince des voleurs (1991), Poursuite (1996). Mais Morgan Freeman conquiert de cœur des cinéphiles grâce à Miss Daisy et son chauffeur qui lui permet de remporter un Golden Globes et surtout une nomination aux Oscars, en 1990.

L’acteur se met aussi à la réalisation en 1993, avec Bopha , un drame sur l’Apartheid et dirige Danny Glover et Malcolm McDowell . Freeman trouve un bon moyen de s’engager et à partir de là, s’investit dans des projets qui lui tiennent à cœur : il incarne Malcolm X dans un téléfilm dans Death of the prophet et il joue un abolitionniste dans Amistad (1997).

Outre son engagement, l’acteur sait aussi faire des choix puisqu’il est au générique de gros succès commerciaux comme Glory , Impitoyable de son ami Clint Eastwood , Deep Impact ou encore Batman Begins .

Son physique d’homme sage lui permet d’obtenir des rôles de premiers plans : il est un juge dans Le bûcher des vanités , un inspecteur dans Suspicion , un agent de la CIA dans La somme de toutes les peurs , un profiler dans Le collectionneur , et un artiste aveugle dans Danny the dog .

Clin d’œil à ce côté vieux sage, il incarne Dieu dans Bruce tout-puissant face à Jim Carrey puis dans Evan tout-puissant , face à Steve Carell .

Cependant, ce n’est qu’à l’âge de 68 ans qu’il remporte l’Oscar du meilleur second rôle dans le fabuleux Million Dollar Baby de Clint Eastwood, pour son rôle d’ancien champion de boxe.

Apprécié par les acteurs et les réalisateurs, il est choisi par Ben Affleck dans son premier long-métrage, Gone Baby Gone en 2007. L’année suivante, il partage l’affiche de Sans plus attendre avec Jack Nicholson , où le duo décide de réaliser des folies avant de mourir.

A 70 ans, l’acteur n’a jamais été aussi courtisé : il sera à l’affiche de Wanted et du prochain Batman de Christopher Nolan .

Après un accident de voiture survenu en 2008, on aurait pu croire que l’acteur freinerait un peu sa carrière. C’est mal le connaître ! Il est à l’affiche du nouveau film de Clint Eastwood, Invictus (2010) qui raconte l’élection de Nelson Mandela et devrait jouer en compagnie de Anthony Hopkins dans le drame Harry and the Butler.

En 2010, Morgan Freeman prête sa voix à la voix-off de l’émission américaine CBS Evening News prenant ainsi la suite de l’acteur Walter Cronkite décédé en juillet 2009. http://www.premiere.fr/Star/Morgan-FREEMAN

Sa biographie : Clint Eastwood

Clint Eastwood est né le 31 mai 1930 à San Francisco, en Californie, d’un père comptable et d’une mère ouvrière dans une usine. Il a une sœur, Jean Eastwood.

Durant sa jeunesse, il mène une vie nomade et se contente de petits boulots, jusqu’à ce qu’il s’enrôle dans l’armée, où il effectue des rencontres décisives qui lui permettront de travailler pour les studios Universal.

C’est en 1955 que Clint Eastwood apparaît pour la première fois à l’écran. Il tourne dans le film Revenge of the Creature . Il enchaînera par la suite avec d’autres films qui ne parviendront pas à le faire sortir de l’anonymat, ses prestations passant inaperçues.

C’est en cow-boy dans la série western Rawhide en 1959 que l’acteur effectue réellement les débuts de sa longue carrière. Apparemment l’acteur est à l’aise dans l’univers du Far West puisque Sergio Leonne fait appel à lui pour jouer dans sa trilogie culte Pour une poignée de dollars , Et pour quelques dollars de plus et Le Bon, la Brute et le Truand . Les films remportent un grand succès et rendent le comédien très populaire.

Ambitieux, Clint Eastwood ouvre sa propre maison de production, Malpaso. Puis il fait la connaissance du réalisateur Don siegel . Il se lit d’amitié avec ce dernier avec qui il collabore sur cinq films. On peut citer Les Proies en 1970 -qui lui apporte la reconnaissance des critiques-, et l’Evadé d’Alcatraz en 1979.

Entre temps, l’acteur va se marier deux fois et avoir sept enfants de cinq femmes différentes : cinq filles et deux garçons. Tout d’abord Kimber avec Roxanne Tunis en 1964 ; puis Kyle en mai 1968 et Alison en mai 1972 avec Maggie Johnson, sa première femme ; ensuite Scott en mars1986 ; suivi de Kathryn le 2 février 1988 avec Barrett Stone ; Francesca Ruth le 7 août 1993, avec Frances Fisher , actrice dans Impitoyable ; et enfin Morgan, née le 12 décembre 1996, avec sa femme actuelle Dina Ruiz.

Cependant, c’est le film Quand les aigles attaquent sorti en 1969 qui apporte à l’acteur le grand succès Hollywoodien qui lui manquait.

Il en profite pour réaliser son premier film, Un frisson dans la nuit , épaulé par son ami réalisateur Don Siegel . Ce dernier fait d’ailleurs une apparition dans le film. La même année, en 1971, ils collaborent sur le film L’inspecteur Harry . Don Siegel délègue même à Clint Eastwood, qui tient le rôle principal, une partie de la réalisation. Victime de son image récurrente de flic violent, Eastwood est accusé de racisme, de machisme et même de fascisme par une certaine. Ainsi ses films suivants sont démolis par la critique et rencontrent un public limité.

Le comédien va néanmoins réaliser et jouer dans L’Homme des Hautes Plaines et Josey Wales hors-la-loi.

En 1982, Clint Eastwood s’impose comme un réalisateur à part entière avec Honkytonk Man . Il ne tourne quasiment plus que pour les films qu’il réalise. Son film Pale Rider est récompensé à Canne en 1985.

Il va s’illustrer par une filmographie particulièrement éclectique et profonde tout en gardant une touche personnelle. Nous pouvons citer le biographique Bird (sur la vie du jazzman Charlie Parker ), le western Impitoyable , le dramatique et romantique Sur la route de Madison ou encore les polar tragico-psychologiques Minuit dans le jardin du bien et du mal , Créance de sang et Mystic River ; mais aussi le mélodrame Million Dollar Baby ou encore le film de guerre avec le dyptique Mémoires de nos pères et Lettres d’Iwo Jima . Dans ce dernier film, le réalisateur évoque, et c’est une première dans l’histoire du cinéma, un même conflit (la bataille d’Iwo Jima) mais raconté du côté des deux camps ennemis (en l’occurrence américain pour le premier et japonais pour le second).

Clint Eastwood apparaît comme l’un des réalisateurs contemporains les plus marquants, mais aussi comme une valeur commerciale sûre (il aurait rapporté plus de deux milliards de dollars à la Warner depuis le début de son contrat). Il a toutefois éprouvé certaines difficultés à financer ses projets et doit généralement apporter des fonds personnels pour achever la production de ses films.

De manière générale, le cinéaste est aussi connu pour savoir tirer le meilleur des acteurs avec qui il travaille. Nous pouvons citer Meryl Streep , Hilary Swank , Gene Hackman , Morgan Freeman , Sean Penn , Kevin Costner , Kevin Bacon , …

Le réalisateur revient en 2009 avec Gran Torino . Quatre ans après Million Dollar Baby , ce film marque le grand retour de Clint Eastwood devant la caméra. L’acteur y interprète Walt Kowalski, un polono-américain vétéran de la guerre de Corée qui, après la tentative de vol de sa Gran Torino, va devoir faire face à ses préjugés raciaux.

Clint Eastwood est aussi très engagé politiquement. Il exprime publiquement des idées libérales et s’affilie au Parti Républicain. En 1950, il a soutenu la candidature de Dwight Eisenhower et a été très proche du président Ronald Reagan . De 1986 à 1988, l’acteur a été maire républicain de la ville de Carmel en Californie. Son engagement politique peut se ressentir dans certains de ses films, comme Les Pleins Pouvoirs . Film dans lequel il démontre que même le président des Etats-Unis peut être impliqué dans des affaires criminelles.

Clint Eastwood montre qu’il est toujours autant engagé en réalisant Invictus , un biopic dramatique sur Nelson Mandela avec Morgan Freeeman et Matt Damon . Il réengage Matt Damon pour son autre film, Hereafter , avec une partie du casting franco-belge ( Thierry Neuvic et Cécile de France ) pour un thriller fantastique. Entretemps, il a reçu la Légion d’honneur des mains du président de la république Nicolas Sarkozy , en novembre 2009.

Avec Ingmar Bergamn , Eastwood est le seul cinéaste à avoir reçu une Palme d’Or pour l’ensemble de sa carrière.

Sa biographie : Matt Damon

À l’âge de 18 ans, Matt Damon débute sa carrière au cinéma dans Mystic Pizza où il n’a qu’une réplique. En 1992, il obtient un rôle plus important dans la Différence où, sans le savoir, le personnage se lie d’amitié avec un étudiant juif interprété par Brendan Fraser qui cherche à cacher ses origines. Après d’autres seconds rôles, Francis Ford Coppola lui propose le rôle principal de son film l’Idéaliste . Acteur en plein essor, il co-écrit avec son meilleur ami Ben Affleck le scénario de Will Hunting réalisé par Gus Van Sant . Cette collaboration se verra récompensée par l’Oscar du Meilleur Scénario et l’Ours d’or de Berlin. L’année suivante, il est le soldat Ryan que doit sauver Tom Hanks dans le film de Spielberg . En 1999, il est le Talentueux Monsieur Ripley et, la même année, retrouve son ami Ben pour la comédie théologico-loufoque Dogma . En 2001, c’est la rencontre décisive avec Soderbergh et le début d’une collaboration sur Ocean’s Eleven , Ocean’s Twelve ainsi qu’ Ocean’s Thirteen . Il y fait la connaissance de George Clooney qui lui propose une apparition dans son film Confessions d’un homme dangereux avant de lui confier un rôle plus important dans Syriana .
En 2002, il ajoute une nouvelle trilogie à son actif avec la Mémoire dans la peau où il incarne l’agent amnésique Jason Bourne, rôle qu’il reprend dans la Mort dans la peau et dans la Vengeance dans la peau . Les rumeurs prédisent un 4e volet des aventures de Jason Bourne, mais sans Paul Greengrass , le réalisateur des opus précédents.

Toujours en pleine ascension, il enchaîne avec les Frères Grimm de Terry Gilliam . Puis, il rejoint le clan Scorsese pour le tournage des Infiltrés avant de rejoindre Robert De Niro dans Raisons d’Etat .

Toujours proche de Steven Soderbergh, ce dernier lui offre le rôle principal de The informant en 2009.

Ne collaborant qu’avec les plus grands, Clint Eastwood lui propose Invictus et devrait le retrouver dans Hereafter . Mais entretemps, fidèle à ses réalisateurs, il tourne dans Green Zone , un film de guerre de Greengrass et dans Liberace de Soderbergh.

01-02-2010 – 08h30

Matt Damon : il n’a plus peur d’avoir 40 ans !

Matt Damon va bientôt avoir 40 ans et ça ne lui pose aucun problème. Et pour ça, il peut remercier Morgan Freeman, sa co-star dans le film de Clint Eastwood ,  » Invictus  » !

Il aura 40 ans en octobre prochain mais ça devait déjà pas mal le travailler, le beau Matt Damon . Enfin, jusqu’à ce qu’il rencontre Morgan Freeman , 72 ans, qui lui a fait comprendre que c’est le plus bel âge de la vie, comme l’interprète de Jason Bourne l’a déclaré, cité par Digital Spy.

« Je parlais à Morgan et quelqu’un a dit que j’allais bientôt avoir 40 ans et (…) Morgan a dit ‘tu arrives juste dans la fleur de l’âge. La quarantaine, c’est le meilleur âge et de loin. C’est à ce moment là que les choses commencent à devenir vraiment bien’« .

Plein de bon sens ce Morgan ! A 72 ans, en même temps, il peut se permettre de jouer les vieux sages !

http://people.premiere.fr/News-People/Matt-Damon-il-n-a-plus-peur-d-avoir-40-ans/(gid)/2201705

http://www.premiere.fr/Cinema/News-Cinema/Invictus-on-a-vu-le-nouveau-film-de-Clint-Eastwood/(gid)/2184347

Invictus : on a vu le nouveau film de Clint Eastwood (A VOIR ABSOLUMENT! Tebawalito)

clintetsafemmedinaruizreference.jpg CLINT ET SA FEMME DINA RUIZinvictusonavulenouveaufilmdeclinteastwoodimagearticlepaysage1.pngmorganfreemanreference.jpgmorganfreemanetlorimccrearyreference.jpgMORGAN FREEMAN ET LORI MC CREARY

morganfreemanetmattdamonacteurprincipauxdinvictusreference.jpgMORGAN FREEMAN ET MATT DAMON

zindzimandelaetzwelabomandelareference.jpgZINDZI ET ZWELABO MANDELA

oscarslesacteursboudesparlaceremoniereference1.jpg13-01-2010 – 11h32

Invictus : on a vu le nouveau film de Clint Eastwood

Ces dernières années, Clint Eastwood nous a habitué à des réalisations fortes, souvent considérées comme des chef-d’oeuvres. Invictus, son dernier film, qui sort aujourd’hui en salles, fait-il partie de cette catégorie ?

Cinq films en trois ans. Trois films en un an et demi. La grande productivité de Clint Eastwood a ce mérite qu’elle met en évidence les deux courants de cinéma qui parcourent désormais son œuvre : D’un côté, les films de Clint sur Clint, à la conquête de son propre mythe, évidemment le courant qu’on préfère (de Million Dollar Baby en Gran Torino ) ; de l’autre ses films à grands sujets « américains », occupés à des mythes plus larges et contestables, au risque de l’académisme un peu plan-plan (de Mémoires de nos pères en Echange ).

Invictus fait partie de ceux-là, même s’il n’a plus rien de spécifiquement américain puisqu’il s’intéresse à l’Afrique du Sud et au mandat post-Apartheid de Mandela. Mais toujours, indissociable de l’œuvre de Clint, cette idée de croyance communautaire (ici à l’échelle d’une nation) pour laquelle il faut continuer de se battre, et sur laquelle il peut continuer de faire des films…

1994 : après trente ans de réclusion politique, Mandela accède démocratiquement à la tête d’un pays ravagé par quatre décennies d’apartheid et trois siècles de ségrégation raciale. Un pays au bord de la guerre civile où les Noirs réclament vengeance contre le pouvoir blanc des Afrikaners.

1995 : l’Afrique du Sud accueille la coupe du monde du rugby, et Mandela ( Morgan Freeman , en retenue, avec des paupières en plastique) y voit l’occasion de retourner comme un gant l’image détestée de l’équipe de son pays (symbole de la domination Afrikaner) pour en faire le creuset d’une réconciliation nationale. Le film ne sort jamais du cadre rigide de « l’homme qui avait une vision » (chaque scène dit en gros la même chose), mais Eastwood donne à ressentir la fierté commune retrouvée des sud africains à travers quelques moments en suspension (la visite surprise de Mandela en hélicoptère, les images ralenties de la finale du rugby, au cœur des bouleversements). Une édifiante histoire de réunification par le sport, un beau portrait d’homme politique qui rencontre l’Histoire. Mais quand même, vivement le prochain…

Benjamin Rozovas

Interview : Morgan Freeman, fier d’incarner Nelson Mandela.

2010-01-05T12:44:00+0100

05-01-2010 – 12h44

INTERVIEW – Morgan Freeman, fier d’incarner Nelson Mandela

Morgan a exprimé sa fierté d’incarner Morgan Freeman pour Clint Eastwood. A quinze jours de la sortie d’Invictus, découvrez l’interview de l’acteur.

Interviewé ce matin sur Europe 1 par Marc Olivier Fogiel , Morgan Freeman a parlé de sa rencontre avec Nelson Mandela. L’acteur s’est dit « très fier » d’avoir été choisi pour l’interpréter au cinéma. Surtout que dans les années 90, le président sud-africain avait exprimé le souhait, si un jour sa vie devait être portée à l’écran, d’être incarné par Morgan Freeman. Un voeu réalisé grâce à Clint Eastwood , qui offre à l’acteur le rôle principal dInvictus , en salles le 20 janvier prochain. Dans ce film, Nelson Mandela tente de réunifier son pays après des années d’Apartheid. Pour cela, il met tous ses espoirs dans l’équipe de Rugby, menée par François Pienaar ( Matt Damon ). L’objectif est de gagner la coupe du monde de 1995, afin que son peuple retrouve la fierté et l’unité.

Pourquoi avoir choisi Freeman pour incarner Nelson Mandela ? Certainement afin de respecter le souhait de ce dernier, mais aussi parce que l’acteur lui « ressemble plus que n’importe qui d’autre », s’amuse Freeman à l’antenne. Il a d’ailleurs tenu à rencontrer son idole,afin de sentir l’énergie qu’il dégageait : « J’ai vraiment pu lui tenir les mains, a expliqué Morgan Freeman. Et oui, j’en retire énormément de choses en tant qu’acteur. Je peux le toucher. Je ressens l’impression, l’énergie qu’il y a au fond de cette personne, parce que Mandela est un homme très tranquille. A l’intérieur, au fond de son âme, c’est un homme tranquille. Il est extrêmement posé. Et j’ai pu le sentir ».

Phttp://www.premiere.fr/Cinema/News-Cinema/Video/INTERVIEW-Morgan-Freeman-fier-d-incarner-Nelson-Mandela/(gid)/2177376

photos : Invictus : l’avant-première du film, avec Clint Eastwood entouré de sa famille.

http://www.premiere.fr/Cinema/Photos/Tapis-rouge/PHOTOS-Invictus-avant-premiere-du-dernier-film-de-Clint-Eastwood-avec-Matt-Damon/(gid)/2147826

 

 

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