TEBAWALITO

blog de la fraternité avec la diaspora noire. Ceux a qui cet appel fait echo, venez et matez mon blog

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29 novembre, 2009

SOIREE DE BIENFAISANCE A BUT HUMANITAIRE

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Mesdames, Messieurs,

Je vous invite à faire une très large diffusion de ce flyer afin que l’on puisse, d’une part, passer une soirée agréable avec Boye MARONE, Isaac JOHNS, Michel AUBENAS, … et d’autre part, récolter des dons pour le Sénégal et la Tanzanie. Il vous suffira juste de cliquer sur le flyer pour avoir toutes les informations. Je compte sur vous, pour faire venir beaucoup, beaucoup de monde. La salle est grande : 600 personnes pour seulement 15 € et 3 heures de concert. Il y aura des défilés de mode, des artistes …

Merci à vous.

Marie-José MONNET

Secrétaire générale de la DDC

Tél. 06 77 23 13 19
 

11 novembre, 2009

Première victoire d’Obama sur la réforme santé [LEXPRESS.fr avec AFP, publié le 08/11/2009 09:46 ]

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AFP/Archives/Saul Loeb

Le président américain Barack Obama lors d’un discours sur la fusillade au Texas, le 5 novembre 2009 à Washington

REUTERS/Yuri Gripas

Le chef de la majorité à la Chambre des représentants Steny Hoyer, prend la parole aux côtés dela présidente de la Chambre, Nancy Pelosi, après que les élus américains ont dit oui au plan de réforme de la couverture santé impulsé par le président Barack Obama.

Première victoire d’Obama sur la réforme santé

Par LEXPRESS.fr avec AFP, publié le 08/11/2009 09:46 – mis à jour le 08/11/2009 10:16

Le vote a été serré mais la Chambre des représentants a finalement dit oui à l’ambitieux plan de réforme de la couverture santé souhaité par le président américain. Prochaine étape, et non des moindres: le Sénat.

La Chambre des représentants américaine a adopté samedi soir, par un vote serré, un plan de réforme de la couverture santé aux Etats-Unis, offrant au président Barack Obama une première victoire au Congrès sur cet ambitieux projet politique.

Peu après, Obama a salué le vote historique de la Chambre et s’est déclaré « absolument confiant » sur l’issue d’un prochain scrutin au Sénat. Le président espère ensuite promulguer la loi « d’ici la fin de l’année ».

Les élus de la chambre basse ont approuvé le texte d’environ 2000 pages, par 220 voix contre 215, à l’issue de 12 heures de débats. Un seul républicain Anh « Joseph » Cao a voté pour le projet de loi à la Chambre.

Exceptionnellement réunis au Capitole un samedi, les élus de la Chambre des représentants ont approuvé vers 23H15 (04H15 GMT dimanche) le texte visant à fournir une couverture maladie à des millions d’Américains qui en sont dépourvus.

La Chambre a également rejeté une contre-proposition de loi présentée par l’opposition républicaine.

Amendement sur l’IVG

La Chambre des représentants a également adopté par 240 voix contre 194 un amendement proposé par un groupe de démocrates anti-avortement, visant à renforcer l’interdiction de l’utilisation de fonds publics pour les avortements, une mesure appréciée côté républicain.

Ce plan, d’un coût net de près de 900 milliards de dollars sur 10 ans (2010-2019), ferait économiser 129 milliards sur la même période, selon le Bureau du budget du Congrès (CBO).

Le président Barack Obama s’était déplacé en personne samedi en milieu de journée pour exhorter les démocrates, dans un discours d’environ 30 minutes, à voter pour sa réforme, l’une de ses promesses de campagne.

Obama s’était ensuite exprimé depuis la Maison-Blanche en expliquant qu’il avait dit aux élus que « des opportunités comme celles-ci se présentent peut-être une fois à chaque génération ».

Devant les parlementaires, la présidente de la Chambre, Nancy Pelosi a déclaré en s’adressant aux Américains: « Ce projet de loi vous donne, à vous et à votre docteur, le contrôle de votre santé, les compagnies d’assurances ne se trouveront plus en travers du chemin ». Cette réforme est attendue depuis une centaine d’années, a souligné Mme Pelosi qui a cité les premières initiatives du président Theodore Roosevelt.

Les républicains ne désarment pas

Jusqu’au bout, l’opposition républicaine n’a pas désarmé. Samedi, des militants anti-réforme se sont rassemblés devant le Capitole aux cris de « Tuez le projet de loi » (« Kill Bill »).

Pour le chef de la minorité républicaine, John Boehner, le projet de loi « va coûter plus de 1,3 millions de dollars et il va tuer des millions d’emplois (…), il va augmenter les impôts, il va faire grimper les primes d’assurances ».

Le projet de loi permettrait à 36 millions d’Américains qui n’en ont pas de s’offrir une couverture santé. Au total, 96% d’Américains seraient couverts dans le cadre du plan démocrate, qui cherche à faire baisser les coûts de la santé.

Par ailleurs, le plan prévoit la création d’un système d’assurance maladie géré par le gouvernement qui doit être mis en concurrence avec les compagnies privées.

Les Etats-Unis sont le seul pays industrialisé qui n’assure pas à ses citoyens une couverture maladie.

Le texte devrait rencontrer davantage de résistance au Sénat, malgré le vote de la commission des Finances: le chef de la majorité Harry Reid a laissé entendre que le vote final pourrait attendre 2010.

  • Commenter (15)

  • mamicha – 09/11/2009 09:20:14

    C’est une bonne nouvelle ! Le président Obama devrait maintenant retirer ses troupes de l’Iraq. Avec les économies réalisées il pourra offrir la santé et le bien être à ses citoyens sans ruiner l’Etat.

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    carcalian – 08/11/2009 20:05:39

    ça c’est plus agréable …http://goolut.labrute.fr

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    geosua – 08/11/2009 19:42:43

    Si l’argent dépensé pour faire les guerres , et bien souvent tuer des innocents !!!!! servait à soigner les pauvres , il y aurait moins de malades , et beaucoup moins de gens seraient dans la misère , et la détresse . Mais nous vivons trop, dans un monde d’égoîste, et de chacun pour soi !!!!!Oui Le Président obama aura du mal face au capitalisme sauvage , a faire comprendre que le petit peuple à besoin de soins , même si cela coute des trillions . combien coute ces guerres qui n’engendrent que destruction et misère , non pas pour ceux qui les déclares , mais pour ceux qui les subisses . Il faut un nouveau monde , un monde de compréhension !!!!!!

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    AceOfSpades – 08/11/2009 19:34:06

    « L’égoïsme est fort et au pays du doller roi » d’parès ffp2007 – 08/11/2009 18:14:19. Analysons, les américains donnent 306 milliards de dollars par an au secteur associatif. Pour être aussi généreux, les français devraient donné 37 milliards d’euros par an, or ils n’en donnent que 6,2 soit 6 fois moins que les américains. Question, qui est égoiste? possible qu’une note semblable apparaisse, il y a eu un bug lors de son envoi, désolé par avance.

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    Pekno – 08/11/2009 18:30:18

    La sécurité sociale en France n’a plus qu’un objectif : collecter de force de l’argent pour financer des laboratoires. J’ai été obligé de m’auto-médiquer car les médecins ont maintenant un monopole de leur clients avec l’aberration du « médecin référent », et n’ont plus peur de perdre des clients. L’automédication est dangereuse et ce système met donc les patients en danger. Heureusement pour moi, cela à très bien marché et je suis maintenant en bonne santé. Et ce n’est pas grâce à la sécurité sociale ni aux médecins. A l’aide d’encyclopédies médicales, j’ai pu interpréter moi-même mes analyses et trouver la cause de mes problèmes de santé. Je comprends parfaitement bien pourquoi les américains rejettent la sécurité sociale. Ce sera un autre moyen de ponctionner de force de l’argent aux citoyens sans contre partie d’un bon traitement médical, comme maintenant en France.

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    ffp2007 – 08/11/2009 18:14:19

    C’est une première victoire sur ce sujet. L’égoïsme est fort et au pays du doller roi il faut psser par ces difficultés. En tous cas bravo Mister Obama, ce n’est qu’un début, le combat continue! Bonne chance (et tant pis pour les grincheux de cette bonne leçon pour la président français qui veut tout casser de nos protections cociales et du programme du CNR … bien sûr, s’il avait été là onaurait continué avec … travail, famille, patrie ! au bénéfice des riches et des assurances privées comme il veut le faire maintenant. Thank you Barakh and go on!

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    AceOfSpades – 08/11/2009 16:45:01

    Ce qu’il faut retenir de ce plan est qu’il étend les conditions d’attribution de Medicaid (je suis pour) et qu’il crée une sorte d’agence gouvernementale censée concurrencer les assurances privées. Sur le second point, concurrencer des entreprises en quasi-monopole dans certains Etats ne peut être qu’une bonne chose mais deux choses me semblent être un problème : aux USA chacun est libre de côtiser à ce qu’il veut et donc certains choisissent de ne pas assurer leur santé, or ceux-ci payeront dorénavant une amende. Ces individus, qui pourraient s’assurer, vont devenir de nouveaux prospects pour les assureurs privés. Le deuxième hic tient au financement de ce nouvel organisme gouvernemenale car côtiseront uniquement les bénéficiaires et non pas l’ensemble des contribuables (on est pas en France), ce qui risque de générer des déficits colossaux (comme en France par contre) et mettre en difficulté financière les ménages modestes et les petites entreprises. Enfin, tout ceci doit passer au Sénat (c’est pas gagné) et son chef Harry Reid a fait savoir que rien ne pressait et que le texte pourrait être voté qu’en 2010. De plus, si la proposition de Reid est retenue (appliquer cette réforme aux seuls Etats demandeurs), peu de personnes risquent de se retrouver concernées par ce texte.

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    DOUDOU – 08/11/2009 15:57:05

    Il ne met pas la fin programmée de la SECURITE SOCIALE il prend seulement des mesures pour éviter les dérapages aussi c’est tout a fait logique que l on soit moins remboursé quand cela va mal et je pense que quand elle aura repris du poil de la bete elle sera de nouveau remise en question en faveur des gens les plus démunis d abord et selon les entrées qui je le fais savoir sont en fonction des gens au travail et que pour l instant on est dans le rouge du en grande partie au chomage il es évident que quand le chomage baissera elle sera certaine moins frileuse pour rembourser les medicaments mais ily a un mauvais moment à passer et ensuite il sera alors temps de voir venir mais ne jetons pas le manche après la cognée.

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    krikri – 08/11/2009 15:37:28

    …..le projet ne va pas couter 1,3 MILLIONS de $$, mais 1,3 TRILLIONS de DOLLARS….. ce qui est bien different : Trillion = 1.300.000.000.000 Million = 1.300.000 juste quelques zeros de

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    Hella – 08/11/2009 14:46:44

    Sarko commençait à ricaner en France mais au moiins aux usa il y a débat. Le président doit convaincre par les arguments et non intimider les membres de sa majorité. ce que les pères fondateurs n’ont pas réussi à faire, Obama l’africain l’a fait. Qui va encore dire que lles africains n’ont rien apporter à l’humanité ? Vive la solidarité.

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    Ulysse65 – 08/11/2009 14:44:21

    Pendant que Mr Sarkozy met en place la fin programmée de la Sécurité Sociale égale pour tous, les Etats Unis ont enfin compris ce que veut dire solidatité et la mettent en place. Ils ont encore quelques progrès à faire, comme le remboursement de l’I.V.G.. Mais il est à noter que le pays le plus libéral du monde prend à contre pied les décisions du gouvernement français. Mr Sarkozy, vous donniez les Etats Unis comme exemple au début de votre mandat, continuez quand il s’agit de 2 des 3 devises de la France : Egalité, fraternité.

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    Carbet – 08/11/2009 14:13:51

    Je comprends que des millions d’americains de la classe moyenne soient furieux:comme en ,France ,il s’agit de faire supporter le poids des dépenses de santé à la classe moyenne déjà trés touchée par la crise économique?La vicroire à la Chambre des représentants? on oublie de dire que les democrates ont une majorité de prés de 100 voix et on se congratule parceque ce projet est passé avec 2 voix de majorité?Attendons le vote du sénat et n’oublions pas que dans un an il y a les elections intermediaires.Certains senateurs y regarderont à deux fois avant d’approuver le projet des amis de la dame Pelosi

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    demago86 – 08/11/2009 14:11:58

    c’est enfin une victoire de la solidarité vis a vis de l’individualisme qui est une marque de fabrique des EU et que certain voudrait bien implanter en FRANCE. C’est le débat actuel dans certaine municipalité qui voudrait faire appliquer le ramassace des orudres ménagère au poids. SVP un peu de solidarité. Ns sommes 2 mais nous estimons que chacun doit payer pour la communauté. Les familles nombreuses ne doivent pas être pénalisée une fois de plus ce sont eux et leurs enfants qui cotise et cotiseront pour les retraites. Brava monsieur OBAMA pour avoir réussi a faire passer cette loi.

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    cheikhkhan – 08/11/2009 14:02:14

    Charlemagne a tout dit. Il faut le dire et le redire. Il y a des gens comme Obama, comme Gorbatchev dont on reparle un peu, qui apportent de la paix. C’est tellement rare et important.

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    Charlemagne2009 – 08/11/2009 13:52:10

    Personnellement, je suis bien content pour lui, il y a en fait tellement qui veulent le voir se planter, alors qu’il s’en tire plutôt bien, la crise n’es t pas pire au Etats-Unis qu’ailleurs, et cette nation puissante va se relever et ceux qui lui tourner le dos, ne feront plus les fiers parce que l’attitude vis-à-vis des Etats-Unis après la crise frôlait l’indécence. Il a déjà changé l’image des Etats-Unis dans le monde, s’est rapproché de la Russie pour éviter de retomber dans la guerre froide malgré les contre-efforts de certains. Le 44ième président des Etats-Unis a d’ores et déjà marqué l’histoire. Il faut savoir travailler avec les Américains et les Russes en alliés autonomes, pour qu’avec l’Europe, la paix persiste à travers le monde.

     http://www.lexpress.fr/actualite/monde/amerique/commentaire.asp?id=827015&discom=1

     

    4 novembre, 2009

    Barack Obama : de la parole aux actes [LE MONDE ]

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    Barack Obama : de la parole aux actes

    Elu il y a un an, le 4 novembre, Barack Obama avait tenu à ses concitoyens ce discours : « Je veux que vous nous demandiez des comptes, à mon gouvernement et à moi-même. »

    Le site en ligne PolitiFacts l’a pris au mot : depuis son entrée en fonctions le 20 janvier, il tient un « Obamamètre » mesurant l’avancée de ses engagements. Ce site a recensé 515 « promesses » électorales. Selon lui, 49 ont déjà été tenues dont 14 partiellement après un compromis au Congrès, 7 ont été trahies et 14 sont au point mort. Restent 128 engagements en cours de discussion parlementaire et 303 non encore mis en oeuvre.

    Sur le même sujet

    Barack Obama dans le Colorado, le 26 octobre 2008.

    Barack Obama : de la parole aux actes [LE MONDE ] dans ACTU GENERALE abonneContent Edition abonnés Récit multimédia : Barack Obama, un destin américain

    Chacun jugera si, en huit mois, le bilan de ce président qui a déjà reçu le prix Nobel de la paix, correspond au rythme du changement promis, aux espérances d’une majorité d’Américains et de l’opinion internationale, qui restent fascinés par le personnage.

    Perçue comme l’augure d’une nouvelle ère, l’accession au pouvoir de M. Obama avait été portée par deux échecs lourds de l’administration Bush : une guerre en Irak de plus en plus rejetée par l’opinion et une crise financière et économique sans précédent depuis les années 1930.

    Aujourd’hui, de nouvelles priorités ont surgi. L’Irak et même la menace nucléaire iranienne se sont en partie effacés derrière la guerre en Afghanistan, dont M. Obama tarde, pour l’opinion, à préciser la manière dont il entend la mener… ou s’en extraire. La crise financière apparemment surmontée, l’emploi devient la première préoccupation. Pour la première fois, récemment, une majorité estime que le pays va dans « le mauvais sens ».

    Le président lui-même a vu sa cote de popularité tomber de 62 % à 51 % en un trimestre. Rien de périlleux : le parti républicain plafonne, lui, à 36 %. Mais il menace de faire échouer un projet important pour M. Obama : l’instauration d’une couverture maladie universelle.

    DIPLOMATIE

    Monde musulman. Au Caire, début juin, M. Obama a plaidé pour une « nouvelle ère », où « le respect » mutuel et l’ouverture remplaceront « la méfiance et la discorde » qui régnaient sous George Bush. Les résultats concrets se font attendre.

    Irak. M. Obama a promis d’en partir. Pari tenu, sauf surprise. Le 27 février, il a annoncé le retrait de ses troupes combattantes avant le 31 août 2010, puis un retrait total du personnel militaire avant la fin 2011. Secrétaire à la défense, Robert Gates vient d’annoncer un retrait « plus rapide » que prévu. Pour renforcer les troupes en Afghanistan ?

    Iran. Barack Obama, rompant avec l’attitude de son prédécesseur George Bush, a annoncé une politique de « main tendue » envers l’Iran. Mais avec des réserves. Depuis, des diplomates parlent d’« avancées ». Mais le gouvernement de Mahmoud Ahmadinejad souffle le chaud et le froid.

    Le 30 septembre, le chef de la diplomatie iranienne, Manouchehr Mottaki, a été autorisé à se rendre à Washington, pour la première fois depuis dix ans. En dépit de la révélation, en septembre, d’un site nucléaire iranien, près de Qom, resté secret, les discussions sur le dossier nucléaire ont repris. L’administration Obama menace de travailler à alourdir les sanctions tout en essayant de faire aboutir un accord portant sur le transfert d’une partie importante de l’uranium faiblement enrichi iranien vers la Russie, puis la France, où il serait transformé en combustible pour un réacteur de recherche médicale à Téhéran.

    Proche-Orient. M. Obama avait promis de s’atteler à une paix israélo-palestinienne sans attendre. Il a tenu parole, nommant un envoyé spécial personnel (George Mitchell). Depuis, les grands espoirs des Palestiniens sont retombés : Washington a avalisé le refus israélien de procéder au « gel total » des colonies en territoire palestinien que M. Obama exigeait initialement. Et celui-ci s’est aligné sur le rejet par Jérusalem du rapport Goldstone consacré aux « crimes de guerre » commis à Gaza par Israël.

    Dénucléarisation. Le programme du candidat Obama l’engageait à tenter de « réduire drastiquement le stock de têtes nucléaires avant la fin de (son) mandat ». Devant l’ONU, M. Obama a appelé fin septembre à l’émergence d’un monde dénucléarisé qu’il avait déjà évoqué dans un important discours à Prague, en avril.

    Russie. L’administration Obama a affiché sa volonté d’effectuer un « reset » (redémarrage) de la relation avec Moscou après les années de contentieux avec l’administration Bush.

    Début juillet, M. Obama s’est mis d’accord à Moscou avec les dirigeants russes pour négocier avant la fin de l’année une réduction du nombre de têtes nucléaires des deux pays. Deux mois plus tard, il a annoncé l’abandon du bouclier antimissile en Europe.

    Devant l’ONU, il a appelé fin septembre à l’émergence d’un monde dénucléarisé. En octobre, Joe Biden s’est rendu en Europe orientale pour promouvoir un nouveau système de défense antimissile mobile et moins onéreux que celui préconisé par l’administration Bush.

    Corée du Nord. Le dossier nucléaire est en suspens. Début octobre, Pyongyang a laissé entendre un retour aux négociations sur sa dénucléarisation. Le président nord-coréen, Kim Jong-il, exige l’ouverture de discussions directes avec Washington.

    Cuba. M. Obama a levé, le 13 avril, les restrictions sur les transferts d’argent vers Cuba et les voyages des Américains d’origine cubaine, tout en maintenant l’embargo économique imposé à l’île.

    ECONOMIE ET SOCIAL

    Emploi-chômage. Seuls 36 % des sommes destinées aux grands chantiers publics ont été débloquées. Le dernier annoncé est la modernisation du réseau électrique. Une « banque du transport » dotée de 60 milliards de dollars pour la construction de routes et de ponts est en projet. Mais les « 5 millions d’emplois verts » – 150 milliards de dollars sur dix ans – sont dans les limbes. M. Obama a temporairement rallongé le versement des indemnités chômage de 26 à 53 semaines. Mais les montants restent plafonnés entre 1 150 et 2 200 dollars par mois (780 à 1 500 euros) selon les Etats.

    Nicolas Bourcier et Sylvain Cypel (à New York)

    Régulation sociale. M. Obama a tenu sa promesse de consacrer 10 milliards de dollars à aider les propriétaires insolvables à refinancer leurs emprunts, évitant nombre de saisies immobilières. Mais le rythme des expulsions de familles a peu ralenti.

    Régulation financière. Le débat sur les prérogatives des organismes de contrôle financier et leurs priorités n’est pas tranché. L’équipe Obama est de plus en plus perçue comme peu encline aux bouleversements d’envergure dans le contrôle des banques et des sociétés financières.

    http://www.lemonde.fr/ameriques/article/2009/11/03/barack-obama-de-la-parole-aux-actes_1262058_3222_1.html

     

    Sur le même sujet

    Le président a désigné un « tsar » des émoluments, Kenneth Feinberg, mais rien d’essentiel n’a changé concernant les salaires et primes des dirigeants de la finance. L’idée d’un observatoire des évasions fiscales n’a pas été discutée. L’abolition des exemptions fiscales pour les industries pétrochimique et pharmaceutique n’est pas acquise.

    Lobbies. Rien n’est fait pour mettre un terme à leur puissance. Le candidat Obama en faisait une clé pour « changer Washington ».

    ENJEUX DE SOCIÉTÉ

    Droits de l’homme, droits civiques. Dès le 22 janvier, M. Obama signe l’ordre de fermeture sousun an de la prison de Guantanamo, à Cuba, où sont encore enfermés 220 détenus. Depuis, de hauts responsables ont admis que l’échéance sera difficile à respecter. Le Congrès a voté un texte autorisant le transfert de détenus sur le sol américain, mais aucune libération n’y sera admise.

    Torture. Le candidat Obama entendait y mettre fin « sans exception ». Le 22 janvier, il a signé un décret ordonnant qu’un prisonnier soit « quelles que soient les circonstances, traité humainement (sans) être soumis à des violences ni à des traitements dégradants ». Ce texte exige que la CIA ferme « aussi vite que possible » ses centres de détention secrets à l’étranger.

    Environnement. Le président s’était engagé à réduire les émissions de gaz à effet de serre, mais le Congrès renâcle à légiférer en la matière.

    Immigration. « Permettre aux immigrants sans papiers irréprochables par ailleurs de payer une amende, d’apprendre l’anglais et de se mettre au bout de la file d’attente pour devenir citoyens », promettait le candidat Obama. Il a reporté cette promesse au-delà de 2010.

    Droits des homosexuels. M. Obama s’est engagé à abroger la loi les autorisant à servir dans l’armée à la condition de cacher leur orientation sexuelle, ce qui a entraîné l’exclusion de plus de 12 000 militaires. Aucune date n’a été donnée pour l’abrogation de la loi.

    Nicolas Bourcier et Sylvain Cypel (à New York)

    « This is it » a rapporté plus de 100 millions de dollars depuis sa sortie [grioo.com]

    « This is it » a rapporté plus de 100 millions de dollars depuis sa sortie
    02/11/2009
     

    L’exploitation en salles du documentaire prolongée aux Etats-Unis
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    Par Redaction Grioo.com

     

     

     

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    « This is it », le documentaire retraçant la préparation de la série de concerts de Michael Jackson qu’il devait donner à Londres, remporte un grand succès au cinéma. Il a ainsi rapporté, depuis sa sortie, 21,3 millions de dollars aux Etats-Unis et 101 millions de dollars dans le monde au 2 novembre 2009.

    Sony qui co-produit le documentaire a annoncé qu’elle prolongerait son exploitation en salles aux Etats-Unis de trois semaines. Le DVD devrait sortir aux Etats-Unis fin janvier ou début février 2010.

    Hors des Etats-Unis, la firme décidera pays par pays si elle prolonge ou non l’exploitation en salles du documentaire, qui à l’origine ne devait être diffusé que pendant deux semaines dans les salles. Sony a en outre décidé de proposer la candidature du documentaire aux Oscars.

    Non pas pour la catégorie du meilleur documentaire (délai dépassé), mais pour les catégories « meilleur montage, meilleur réalisateur et meilleur son ». S’il continue sur sa lancée, This is it pourrait devenir rien de moins que le troisième documentaire ayant rapporté le plus d’argent lors de son exploitation en salle derrière « Fahrenheit 911″ de Michael Moore et « Earth ».

    http://www.grioo.com/ar,this_is_it_a_rapporte_plus_de_100_millions_de_dollars_depuis_sa_sortie,18088.html

    RAMA YADE: Elle avait été invitée à Washington au dîner du congressionnal black caucus

    RAMA YADE: Elle avait été invitée à Washington au dîner du congressionnal black caucus  dans ACTU GENERALE arttopright
    Rama Yade au dîner du Black Caucus le week-end dernier
    01/10/2009
     
    transparent dans AFRIQUE ET DIASPORA
    Elle avait été invitée à Washington au dîner du congressionnal black caucus
    transparent dans AMERIQUE DU SUD CARAÏBES
     
    Par Redaction Grioo.com artbasright dans AUTRES REPORTAGES

    http://www.grioo.com/ar,rama_yade_au_diner_du_black_caucus_le_week-end_dernier,17892.html

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    transparent dans MAGAZINES NOIRES/ BLACKS transparent dans NOIR OU BLACK MAIS ILLUSTRE

    Rama Yade et Jesse Jackson à Washington

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    Rama Yade et Jesse Jackson à Washington
    © sipa/lefigaro.fr

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    La secrétaire d’Etat aux sports Rama Yade s’est rendue le week-end dernier (26-27 septembre) au dîner du Congressional Black Caucus, une organisation regroupant les élus afro-américains siégeant au congrès des Etats-Unis. Actuellement fort de 43 membres (dont un sénateur), tous démocrates, le congressional black caucus a compté parmi ses membres Barack Obama à l’époque où il a siégé au sénat des Etats-Unis.Le président américain a d’ailleurs fait une apparition lors du dîner du black caucus, où il a prononcé un discours sur la réforme du système de santé disant notamment qu’il était impossible d’attendre plus longtemps la mise en place de la réforme. Plus de 4000 invités étaient présents, parmi lesquels donc Rama Yade.

    Selon Le Figaro (voir Le week-end américain de Rama Yade), Rama Yade espérait rencontrer le président américain à cette occasion, mais ce dernier ne s’est guère attardé, s’en allant peu de temps après avoir prononcé son discours. A Défaut de Barack Obama, la secrétaire d’Etat a rencontré Jesse Jackson qui n’a pas tari d’éloges à son sujet : « elle ira loin et elle a de la substance » a déclaré ce dernier. Le Washington Post, journal des plus prestigieux aux Etats-Unis, a également consacré un article à Rama Yade, disant que son statut de star de la politique en France, laissait augurer de belles promesses pour le futur.Enfin, anecdote rapportée par Le Figaro, si la secrétaire d’Etat est contente d’avoir conservé son poste au sein du gouvernement, elle trouve que la fonction a parfois quelques désavantages : « Être ministre, c’est toujours compliqué, confie-t-elle. Un jour, j’ai demandé un sandwich parce que j’avais faim. On m’a apporté des coquilles Saint-Jacques sous une cloche. C’est la partie chiante de la fonction. »

    RACISME :Des agressions plus graves et plus fréquentes

    Des agressions plus graves et plus fréquentes

     Alors que les trois précédentes années avaient été marquées par une diminution régulière des actes racistes, xénophobes et antisémites portés à la connaissance des autorités, l’année 2008 a marqué un brutal renversement de tendance. Cet accroissement de la violence est surtout sensible en matière de racisme et de xénophobie : 467 actes et menaces ont ainsi été enregistrés en 2008 contre 321 en 2007, soit une augmentation de 45,5 %, selon le dernier rapport annuel de la Commission nationale consultative des droits de l’homme (CNCDH).RACISME :Des agressions plus graves et plus fréquentes dans ACTU GENERALE

     

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    Cette évolution est d’autant plus « alarmante » pour la Commission que la gravité de ces violences s’accentue. Les actions violentes ont ainsi connu en 2008 une hausse (+ 59 %) plus importante que celle des menaces (42 %).

    En matière de racisme, on assiste clairement à une montée en puissance de la violence : les auteurs ne se contentent plus de menaces et d’insultes, ils passent à l’acte. Et ce constat tend à se confirmer d’année en année.

    Paradoxalement, l’opinion suit une tendance inverse, témoignant d’une tolérance accrue à l’égard des émigrés et des personnes d’origine étrangère. Selon le sondage réalisé chaque année par l’IFOP pour la CNCDH, 52 % des personnes interrogées en 2008 se déclaraient « pas raciste du tout », soit une progression de 4 points par rapport à 2007.

    Lutte contre les préjugés

    Plus significative encore de ce reflux de l’intolérance déjà constaté en 2006 et 2007, la décrispation des attitudes à l’égard des étrangers : la proportion des personnes qui pensent qu’il y a trop d’immigrés en France est ainsi en très nette diminution (39 %, soit une baisse de 10 points).

    Cette adhésion croissante, sur le plan formel, aux valeurs républicaines de tolérance, de respect de l’autre, d’universalisme, n’empêche pas cependant certaines entorses. Ainsi, 65 % des personnes interrogées considèrent que des comportements peuvent « expliquer » des réactions racistes (+ 6 points par rapport à 2007). Et 48 % expriment le sentiment que ce sont les personnes d’origine étrangère qui ne se donnent pas les moyens de s’intégrer.

    Les étrangers ne sont plus tant montrés du doigt de façon collective. Mais, pris individuellement, les comportements de certains, ceux qui ne jouent pas le jeu de l’intégration et paraissent profiter du système, peuvent susciter des réactions de rejet. Pour la CNCDH, ces résultats montrent si besoin en était que la lutte contre le racisme reste nécessaire en France, et qu’aujourd’hui elle doit d’abord prendre la forme d’une lutte contre les préjugés et les stéréotypes.

    Laetitia Van Eeckhout

    Le racisme du samedi soir

    Reportage

    Le racisme du samedi soir

    Montauban (Tarn-et-Garonne) Envoyé spécial

    Ils les ont drôlement arrangés. Dieudonné et Stéphane se tiennent la main sur la photo avec un pauvre sourire, les yeux pochés, le teint violacé, le visage couvert de plaies et de croûtes. Et encore, c’était une semaine après l’agression, les deux hommes ont eu le temps de se remettre. Ils se sont fait lyncher, un soir de septembre à Montauban, pour rien, et sans avoir eu le temps d’ouvrir la bouche. Dieudonné parce qu’il est noir, Stéphane parce qu’il était avec un Noir.

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    Eclairage Des agressions plus graves et plus fréquentes

    Il n’était pas bien loin de 1 heure du matin, ce 20 septembre, au café des Lansquenets, dans le nord de Montauban. Les deux copains venaient de regarder le match OL-PSG sur l’un des grands écrans du café, qui est plutôt porté sur le rugby, mais il faut bien faire tourner le commerce. Dieudonné Kaffack, un grand gaillard de 38 ans, est Français, né au Cameroun et arrivé à Paris à 18 ans. Il a rencontré en Charente une jolie militaire, réparatrice de parachutes, qui a fini par atterrir à Montauban. Il l’a suivie en 2001, l’a épousée, ils ont trois enfants.

    Dieudonné est dessinateur industriel, souvent en intérim, et solide joueur de foot. Il a été coach et capitaine d’une équipe de village près de Montauban, un club en deuxième série mais tellement sympa qu’on vient y jouer depuis Toulouse. C’est là qu’il a rencontré il y a quatre ans Stéphane Denys, dit Tintin, 38 ans, agent de comptoir dans une boîte de location de voitures, doux comme un agneau et membre du club depuis 1995.

    Les deux amis, après le match, regardent les buts des championnats européens en finissant leur demi – ils n’ont pas bu plus de trois bières de toute la soirée. Sophie, une copine, qui passe par là, vient leur faire une bise puis rentre se coucher. Les deux hommes sortent sur la terrasse fumer une cigarette, autour d’un des tonneaux qui servent de tables sous la pergola. Il fait doux, la nuit est calme, des groupes de rugbymen terminent la soirée en rigolant.

    Deux filles demandent une cigarette à Stéphane, qui s’exécute gentiment, puis un costaud vient lui en prendre une et s’assoit à côté d’eux sans un mot. Deux autres hommes viennent à leur tour en réclamer ; Stéphane s’excuse, inquiet du débit de tabac : celles qui lui restent, c’est pour la route. « L’un des deux types vient alors à ma hauteur, raconte Dieudonné, et commence à m’insulter : « Sale Noir, qu’est-ce que tu fais là, t’as qu’à rentrer dans ton sale pays de merde, tu te permets n’importe quoi, nous en Afrique, on peut pas lever le petit doigt »… » Les deux copains, ébahis, ne répondent trop rien ; celui qui s’est assis à côté d’eux ne bouge pas.

    Dieudonné se ressaisit le premier, répond, un peu inquiet : « Voilà, je me présente, je m’appelle Dieudonné, lui c’est Tintin… » L’homme qui a insulté Dieudonné dit s’appeler Cédric ; celui qui est assis répond que lui « n’a pas de prénom ». Le patron du café sent venir le grabuge, envoie un habitué retenir l’excité. Dieudonné et Stéphane se disent qu’il est peut-être temps de partir. Ils font trois pas sur le trottoir, mais les deux gars sont sur leurs talons. Celui qui dit s’appeler Cédric bouscule Stéphane : « Est-ce que t’as quelque chose entre les jambes, est-ce que t’as fait l’armée ? » Stéphane marmonne : « Oui, oui, t’as raison », et prend un grand coup de tête sur la base du nez. Il titube et s’évanouit sur le trottoir.

    L’homme sans prénom s’est levé et frappe à son tour Dieudonné, « une rafale de droites-gauches ». Dieudonné, sonné, fait le tour de la terrasse, mais les deux hommes sont derrière lui. Il court sur une centaine de mètres, prend la première rue à gauche, mais ils sont toujours là, il trébuche, ils le frappent à coups de coude, de poing, de pied.

    Heureusement, un rugbyman de Castelsarrasin qui venait d’arroser sa troisième mi-temps arrive au pas de course. « Je leur ai dit : « De quel droit vous vous permettez ça, bim bam boum, je leur ai distribué trois claques, j’ai fait un peu de nettoyage, quoi. Ils se sont barrés. » L’homme, qui est aussi pompier volontaire, traîne Dieudonné, à demi inconscient, jusqu’au café. « C’est lui qui a arrêté le lynchage, dit Dieudonné. Sans lui, j’aurais sûrement perdu un oeil. » Et peut-être pire. Ils retrouvent Stéphane, assis sur une chaise sur le trottoir. Le patron des Lansquenets lui lave le visage avec de l’eau de Vittel. Les pompiers et la police sont arrivés très vite, on embarque les deux blessés à l’hôpital.

    Les dégâts sont sérieux. Dieudonné a une fracture du plancher orbital, qu’il a fallu reconstruire, on lui a refait le nez en silicone, il a des troubles de la vision. Stéphane a le nez cassé, une fracture de l’orbite gauche, des bulles d’air entrées dans le crâne, l’arcade sourcilière éclatée et des contusions de toutes sortes. Huit jours d’ »incapacité temporaire totale » (ITT) pour chacun, et un mois d’arrêt de travail.

    « On récupère doucement », sourit Stéphane, mais il s’en remet mal. Il prend des antidépresseurs, dort debout toute la journée, mais se réveille chaque nuit. Dieudonné ne va pas plus fort. Il a l’oeil encore plein de sang, ne comprend toujours pas bien ce qui a pu arriver cette nuit-là, si loin de sa vie tranquille dans son petit pavillon propret, à la sortie de Montauban. « J’ai des migraines et des vertiges, explique Dieudonné, je vois flou dans les angles et je fatigue très vite. » Lui aussi se réveille tous les jours avant l’aube et « se refait le film ».

    Liliane, l’épouse de Dieudonné, est passée quelques heures après l’agression au commissariat. « Ils m’ont dit qu’ils porteraient plainte quand ils seront sortis de l’hôpital et qu’ils avaient un an pour le faire. » Une de ses amies lui dit que ce n’est pas normal et elle y retourne le surlendemain, insiste pour déposer une main courante. Les deux blessés sortent de l’hôpital le week-end suivant, portent plainte le mardi 29 septembre. Depuis l’enquête va doucement son rythme. Personne n’a été interpellé. Le parquet explique que les victimes « ont porté plainte bien tard », la police signale qu’elle recherche les témoins.

    L’enquête ne semble pourtant pas très difficile. Sophie, la copine passée au café vers minuit, connaissait l’un des deux agresseurs, celui qui disait s’appeler Cédric, un copain de son ex-compagnon. Elle a même trouvé une photo de lui, dans une équipe de rugby locale. Dieudonné et Stéphane l’ont formellement reconnu, le patron du café confirme l’identité du client, que la police avait à l’oeil. Il a déjà eu des ennuis et « n’a pas le QI d’un premier de la classe », assure un policier.

    Reste le deuxième homme, mais le bar était plein et il ne devrait pas être trop difficile de l’identifier. « Ça fait un mois, maintenant », soupire Stéphane. Les deux hommes ne sont pas rassurés de savoir leurs agresseurs dans la nature. Jusqu’ici, Dieudonné n’avait pas eu de problèmes de racisme à Montauban. Il a bien fallu expliquer à son aînée, qui va sur ses 8 ans, pourquoi son père avait la tête au carré. « Papa, moi qui suis marron, a dit la petite fille, est-ce qu’on va me chasser aussi ? »

    Franck Johannès

    http://www.lemonde.fr/societe/article/2009/11/02/le-racisme-du-samedi-soir_1261573_3224.html

    PHILIPPE P.

    Il est bon qu’un quotidien national se face l’écho de ce genre d’incident. Cela peut contribuer à faire évoluer les choses. Je souhaiterais simplement que dans quelques temps vous nous disiez le résultat de l’enquête, cela pourrait lui éviter de s’enliser dans les connivences locales.

    Damien P.

    Quand les bolos (nos fils, nos filles) se font agresser en sortie en boîtes ou au dehors par des bandes d’arabes ou de noirs, au vu et au su de tous, on ne doit rien dire au non du politiquement correct ?? Qui agit pour que les fêtes du samedi soir puissent rester la fête de la jeunesse et qui d’autre agit pour tenter d’y importer, criant au racisme sinon, le bazar ? Désolé. A force de prendre tous pour des cons et pourrir la vie de tous, je ne dis pas la chute.

    Noël G.

    Et ce n’est pas le débat sur l’identité nationale habilement lancé par Besson qui va arranger les choses dans ce vieux pays de France…

    Bernat

    Déplorable et triste.Honneur à l’homme qui est intervenu ! Ce serait pas mal en effet de narrer aussi des agressions de jeunes de toutes origines par des bandes ethniques (eh oui, ça existe), avec le même pathos. Ils les appelleraient les « bolos », faibles faciles à attaquer. La bêtise n’a pas de couleur : la frontière passe entre les bons et les méchants, pas entre les noirs et les blancs.

    Un  » noir « 

    Combien j’ai douche sou ou venance, du chaud lit pieux,de ma fosse aisance,ma ha beure,qu’ils étaient -hé-beaux les fours de Franche.. Oh ho mon papi,vois mes atours; pas pour toujours?Te souviens-tu d’Enrico Macias,d’Albert Camus,de tous les »pieds noirs »?Rappelles-toi,le soir,on jouait bien tard, dans nos piaules,maintenant,pour l’hoir,il est bien trop tard! Tous hou hou jours!J’aime la galère: Savez-vous comment? Pendant ma colère,avec ma peine dedans.Detche voda detche:Écoutes ma prière:

    pierre c.

    pour les gros cons, de toutes les couleurs qu’ils soient, tous les pretextes sont bon … ce ne sont pas des racistes, mais des gros cons …

    Jean D.

    Pas de récupération spé. politique de la souffrance d’autrui. La connerie n’a pas de couleur précise. L’humanité non plus. Le plus dur est d’expliquer ça aux enfants quand papa s’est fait battre. Et leur apprendre à ne pas jurer de rendre la pareille…

    dd

    Arrêtez d’en remettre une couche ! Stop ! ça a toujours existé ! Il y a quelque temps, pas si longtemps que ça où on parlait des « crouilles » dans les cours de récréation et où des panneaux dans les cafés signalaient leur interdiction dans le nord, il me semble que des progrès ont été faits, ne faisons pas de l’anti-racisme primaire SVP, c’est juste démago !

    Ronan B.

    Ce qui s’est passé est regrettable, condamnable, les auteurs des coups doivent être très fortement sanctionnés. Pas de place au racisme en France. Mais, Messieurs des médias, j’ai l’impression que vous parlez toujours d’une même forme de racisme : celui visant les populations Noires et Arabes. Et celui visant les populations Blanches ? l’été dernier à Bastille, j’ai vu un pauvre gars, un Blanc, se faire molester par une dizaine de Noirs, au cri de sale « çaifran ». Aucune ligne dans vos colonnes.

    Erik V.

    J’espère que vous allez donner suite à cet article en nous informant sur les suites données à l’enquête. Honteux que la police ne se bouge pas plus.

    Dupont la Joie

    La relation de ce faits-divers (révoltant, si tel que relaté, mais banal), arrive à point nommé pour parasiter le débat sur l’identité nationale. Ouh, que les racistes (blancs par définition) sont méchants! Lâchons la bonde aux vertueuses indignations qui ne coûtent pas un rond. Et les abrutis vertueux se réveilleront dans 10 ou 20 ans dans une France transformée en gigantesque Villiers-le-Bel. Désolé, il y a actuellement bien plus d’actes racistes commis par les « jeunes » que par les « Gaulois ».

    Pensive

    Bon courage aux victimes s’ils nous lisent et bravo à ceux qui ont eu le courage d’intervenir pour empêcher un drame (moralité : faîtes du rugby, les mecs!..) Le plus inquiétant dans cette affaire, c’est le peu d’empressement des autorités à agir… Combien de fous dangereux en liberté à cause de ce laxisme ?

    Pierre H.

    Les médias UMP (Europe1, Le Figaro, TF1…) ne font rien pour décourager ces comportements. Simplement de petites allusions ou blagues pour banaliser ces attitudes. Le débat sur l’identité nationale a pour but, entre autre, de banaliser et crédibiliser les attitudes décrites dans cet article. Ce laisser-faire face au racisme justifie toutes les dérives et d’ailleurs peu est fait pour y remédier.

    Rémi R.

    Mais monsieur Hortefeux ne peut pas d’un coté tout faire pour expulser les « immigré(e)s » désigné(e)s par son aide de camps (le « sinistre » Besson) et lutter contre ces actes honteux pour La France.

    Rémi R.

    La France renoue avec un racisme ordinaire encouragée par des ministres qui préfèrent mettre de l’huile sur le feu au lieu d’essayer de l’éteindre. Dans tous les cas, la France n’en sort pas du tout grandie car actuellement, elle est dans un état bien plus proche du pétainisme que du gaullisme d’après 1946 où tout vient de la faute de l’immigrée. Tel qu’on le disait durant l’avant 2° guerre mondiale. Pour celles et ceux qui en doutent, relisez ou réécoutez les discours de cette sinistre époque.

    Lamine D.

    Moi en plus de cet article, c’est la réaction de Karine L. qui me fait peur. J’ose espérer que c’est juste un humour nauséabond.

    Num

    Consternant de la part du Monde de relater de tels faits divers. Une anecdote ne permet certainement pas de tirer des généralités. Moins de 500 actes ou menaces racistes par an sont commis, sur des centaines de milliers de cas violences. Ceci est donc un phénomène ultra-marginal qui ne mérite pas votre page 3. Je ne comprends pas pourquoi vous vous acharnez sur le thème « Les Français sont racistes ». A part 50 supporteurs débiles du PSG (ce qui est bien marginal), c’est faux.

    Alain C.

    J’espère que le Monde nous tiendra informés des suites données par la Police à ce tabassage immonde. Est il possible de couvrir de tels actes? C’est scandaleux qu’il n’y ait pas eu d’interpellation immédiate si l’un des auteurs de ces actes est connu. J’ai peine à y croire.

    kpi

    Effrayant cet article. Se dire que l’on est à la merci des premiers abrutis venus et de plus qu’ils semblent, si l’on en croit l’article, protégés par la police. Ainsi d’ailleurs, si l’on en croit certaines réactions de lecteurs ci dessous, par une frange de population un peu lâche et qui ne veulent pas trop savoir.

    François M.

    Il fait peur cet article. La police à Montaubau, elle fait quoi ? Elle participe au débat sur l’identitié nationale ? Pas de sanctions ?

    The Flyest

    Evidemment que ce genre de comportement est immonde et condamnable. Mais j’aurais aimé que Le Monde publie un article du même acabit sur l’agression du jeune parisien dans un noctilien. Le titre de l’article aurait pu être exactement le même.

    SOS Besson

    Grave de chez grave et si la police se met à « protéger » de tels imbéciles dont l’identité nationale ne fait aucun doute…

    Eric

    Il est clair que le grand débat sur l’identité nationale s’impose… Ce gouvernement joue avec le feu.

    KARINE L.

    Le Monde, ce journal de référence dans une autre vie, devient-il une gazette de faits divers? Demain, on parlera des voitures brulées dans le 9-3 ou d’un trafic d’herbe qui a mal tourné sur l’autoroute?

    Gabriel W.

    Lamentable. Que justice soit faite, et vite.

    Talion

    Personnellement, j’ai déjà été victime d’agressions de ce genre: 2 et je suis bien blanc. Les traiter de racistes, cela suppose qu’ils soient capables d’un minimum de raisonnement logique et c’est déjà leur faire trop d’honneur. Non.. Les auteurs de ces actes sont avant tout des gros abrutis, le degré zéro de la conscience.

    Christophe J.

    Qu’il y ait des racistes un peu partout, c’est grave et regrettable mais le travail à faire est long et difficile. Que la police et la justice soit si peu efficace, à la limite du j’menfoutisme complice, c’est très grave e totalement inadmissible! Et c’est donné raison à Dieudonné…pas celui ci, l’autre, le « comique » qui a mal tourné.

    Oracle

    Une histoire épouvantable, espérons que la médiatisation remuera un peu la police locale, car il y a vraiment de quoi se poser des questions!

    Nadine Morano à Rama Yade : « On se tait, ou on s’en va

    Classé dans : ACTU GENERALE,FEMMES NOIRES ET FEMMES DU MONDE,POLITIQUE — tebawalito @ 1:57

    Nadine Morano à Rama Yade : « On se tait, ou on s’en va »

    Invitée sur Canal+, dimanche 1er novembre, la secrétaire d’Etat à la famille, Nadine Morano, s’en est pris à l’attitude de sa collègue, Rama Yade, coupable à ses yeux d’accumuler publiquement les désaccords avec la ligne gouvernementale. « Lorsqu’on n’est pas d’accord, on fait un choix, soit on se tait, soit on s’en va », a-t-elle lancé.

     

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    abonneContent dans FEMMES NOIRES ET FEMMES DU MONDE Edition abonnés Archive : Rama Yade est prête à se présenter là où elle sera « le plus utile »

    Mme Morano réagissait aux propos de la secrétaire d’Etat aux sports sur la fin des avantages fiscaux accordés aux sportifs de haut niveau, votée par le Parlement cette semaine. Mme Yade s’est publiquement opposée à cet amendement, le jugeant « dangereux », alors que sa ministre de tutelle, Roselyne Bachelot, le défendait.

    « OU ON FERME SA GUEULE, OU ON DÉMISSIONNE »

    « Quand on n’est pas d’accord avec la politique menée par le gouvernement, c’est simple : ‘ou on ferme sa gueule, ou on démissionne’, vous connaissez l’adage », a-t-elle poursuivi, reprenant à compte l’expression de Jean-Pierre Chevènement. A noter que le secrétaire général de l’UMP, Xavier Bertrand, s’était également opposé à cet amendement, demandant à ce qu’il soit supprimé lors du passage du texte au Sénat.

    Autre dossier sur lequel Nadine Morano a critiqué Rama Yade, les régionales, où la benjamine du gouvernement est accusée de jouer trop « perso ». « Quand vous faites de la politique, vous le faites dans une stratégie collective, notamment d’ailleurs, en ce qui concerne les régionales », a estimé Mme Morano. Rama Yade avait déclaré son intention de se présenter dans les Hauts-de-Seine, refusant une place dans le Val d’Oise. Il faut mettre « le meilleur joueur là où il doit être, à sa place », a martelé Nadine Morano, persuadée que Rama Yade « apportera une valeur ajoutée n’importe où ».

    http://www.lemonde.fr/politique/article/2009/11/01/nadine-morano-a-rama-yade-on-se-tait-ou-on-s-en-va_1261357_823448.html#ens_id=1259034

    commentaires

    http://www.lemonde.fr/politique/reactions/2009/11/01/nadine-morano-a-rama-yade-on-se-tait-ou-on-s-en-va_1261357_823448.html

    Critiquée par Nadine Morano, Rama Yade refuse de répondre, pour ne pas descendre « à ce niveau-là

    Critiquée par Nadine Morano, Rama Yade refuse de répondre, pour ne pas descendre « à ce niveau-là »

     Xavier Bertrand, le secrétaire général de l’UMP, lui a conseillé de ne pas répondre à Nadine Morano : « Ne créons pas entre nous des polémiques inutiles. » Rama Yade a approuvé : « En politique, on ne répond pas en descendant à ce niveau-là. »

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    La secrétaire d’Etat aux sports ne répliquera pas à sa collègue chargée de la famille qui l’a accusée, dimanche 1er novembre sur Canal+, de ne pas jouer « collectif » et lui avait conseillé de se « taire » ou de « partir », lui reprochant de s’être opposée à la suppression des avantages fiscaux des sportifs de haut niveau. Mme Morano l’a aussi critiquée pour ses exigences à se présenter dans les Hauts-de-Seine aux régionales plutôt que dans le Val-d’Oise, comme le souhaite Valérie Pécresse, tête de liste en Ile-de-France.

    La benjamine du gouvernement agace, trop « indisciplinée » pour les uns, trop « enfant gâtée » pour les autres. « Il y a deux ans, elle était administratrice au Sénat, elle est secrétaire d’Etat pour la deuxième fois, on lui propose un poste éligible aux régionales. Comme horreur en début de carrière, il y a pire », ironise Eric Besson, le ministre de l’immigration.

    Depuis deux ans, la jeune femme a pris l’habitude de faire entendre sa différence, à sa manière : ruer fort puis rentrer doucement dans le rang. « Elle a son tempérament mais, au bout du compte, elle est toujours disciplinée », note Patrick Devedjian, le ministre de la relance. « Elle a une soif d’indépendance incroyable », analyse Alain Joyandet, le secrétaire d’Etat chargé de la coopération.

    La posture plaît : Rama Yade est devenue la femme politique préférée des Français. Lundi 2 novembre, sa marionnette est entrée aux « Guignols » de Canal+. On se souvient bien sûr de sa sortie – la première – en décembre 2007. Alors secrétaire d’Etat aux droits de l’homme, Mme Yade avait condamné la visite du chef d’Etat libyen à Paris. « Le colonel Kadhafi doit comprendre que notre pays n’est pas un paillasson sur lequel un dirigeant, terroriste ou non, peut venir s’essuyer les pieds », avait-elle déclaré au Parisien. Un an après, elle avait tenu tête au chef de l’Etat en refusant d’entrer dans la bataille des européennes, pour ne pas s’exiler à Bruxelles.

    Ces dernières semaines, elle avait encore créé la polémique à propos de l’affaire Jean Sarkozy, où elle avait semblé critiquer la candidature du fils du président à la tête de l’Etablissement public d’aménagement de la Défense (EPAD). « Une erreur d’interprétation des journalistes », a-t-elle rectifié, regrettant d’avoir été « dépossédée de sa parole ». Rama Yade ne veut pas s’enfermer dans la peau de la rebelle. « La popularité est sympathique, mais elle ne fait pas l’élection », se répète-t-elle.

    On la dit en froid avec Nicolas Sarkozy ? « C’est totalement faux. Je ne l’ai jamais autant vu ces derniers jours pour parler de sports », dit-elle. « Leurs relations ne sont pas mauvaises, assure M. Bertrand. On a dit que le président voulait l’envoyer dans le Val-d’Oise. C’est totalement faux. C’est un souhait exprimé par Valérie Pécresse. » Une erreur d’interprétation…

    Sophie Landrin

    http://www.lemonde.fr/politique/article/2009/11/03/critiquee-par-nadine-morano-rama-yade-refuse-de-repondre-pour-ne-pas-descendre-a-ce-niveau-la_1262087_823448.html#ens_id=1259034

    Les mariages mixtes, dernier tabou américain [www.courrierinternational.com]

    mariagesmixtes301009deblasioa.jpgRacisme

    Début octobre, un juge de paix de Louisiane a refusé de marier un Noir et une Blanche, au prétexte que leurs enfants seraient rejetés par leurs communautés respectives. “Je ne célèbre pas de mariages mixtes parce que je ne veux pas imposer aux enfants une situation qu’ils n’ont pas choisie eux-mêmes”, a expliqué le juge Keith Bardwell au quotidien local Hammond Daily Star, tout en assurant qu’il n’était pas raciste et qu’il avait beaucoup d’amis noirs. Le couple a finalement été marié par un autre juge de paix et a décidé de porter plainte pour discrimination.

    À la une > Hebdo n° 991Amériques

    ÉTATS-UNISLes mariages mixtes, dernier tabou américain

     

    Les couples multiraciaux sont aujourd’hui encore mal perçus par l’opinion. Mais un candidat aux municipales de New York est peut-être en train de faire bouger les choses.

    29.10.2009 | Ben Smith | Politico

    http://www.courrierinternational.com/article/2009/10/29/les-mariages-mixtes-dernier-tabou-americain

    L’affiche de campagne de Bill de Blasio

    Racisme

    Début octobre, un juge de paix de Louisiane a refusé de marier un Noir et une Blanche, au prétexte que leurs enfants seraient rejetés par leurs communautés respectives. “Je ne célèbre pas de mariages mixtes parce que je ne veux pas imposer aux enfants une situation qu’ils n’ont pas choisie eux-mêmes”, a expliqué le juge Keith Bardwell au quotidien local Hammond Daily Star, tout en assurant qu’il n’était pas raciste et qu’il avait beaucoup d’amis noirs. Le couple a finalement été marié par un autre juge de paix et a décidé de porter plainte pour discrimination.

     

    En politique américaine, rien de plus traditionnel que le portrait de famille qui réunit un candidat radieux, son épouse radieuse et leurs enfants radieux. Mais Bill de Blasio, le candidat démocrate au poste de numéro deux de la ville de New York, et sa famille font voler ce cliché en éclats. Car sa femme s’appelle Chirlane McCray, elle est noire, et leurs enfants sont métis. Aux Etats-Unis, jamais un candidat à un mandat électif n’avait affiché son couple mixte aussi ouvertement, même dans l’une des villes les plus progressistes du pays. Après sa victoire lors de la primaire démocrate, fin septembre, il fait désormais figure de favori pour l’élection du 3 novembre du public advocate, un poste de médiateur placé juste au-dessous du poste de maire dans l’organigramme de la ville. Conseiller municipal du quartier de Park Slope, à Brooklyn, il avait ­différents atouts à faire valoir dans la course à l’investiture démocrate. Mais nombre d’observateurs politiques estiment que son couple mixte a constitué l’un de ses plus forts atouts dans cette bataille électorale chaudement disputée.

    Après l’élection de Barack Obama, qui a changé l’histoire des relations entre les Noirs et les Blancs aux Etats-Unis, Bill de Blasio est peut-être sur le point de renverser l’un des derniers tabous de la société américaine. “Les couples mixtes se sont démenés pendant tellement longtemps pour échapper à l’œil des caméras que c’est proprement incroyable de voir les de Blasio utiliser leur couple comme un argument de campagne”, explique Peggy Pascoe, ­historienne des mariages mixtes à ­l’université de l’Oregon. Pour elle, il s’agit d’un “phénomène post-Obama”. L’épouse du candidat abonde dans le même sens. Barack Obama a “ouvert la voie”, dit-elle.
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    http://www.courrierinternational.com/article/2009/10/29/les-mariages-mixtes-dernier-tabou-americain

    Si le succès de Bill de Blasio à New York témoigne d’une plus grande tolérance à l’égard des couples mixtes, l’histoire récente suggère que celle-ci reste tributaire de certaines particularités locales. La défaite d’Harold Ford dans le Tennessee aux élections sénatoriales de 2006 contraste vivement avec ce climat d’apaisement. Candidat du Parti démocrate, il avait perdu de peu face à Bob Corker après que le Parti républicain eut diffusé, dans les derniers jours de la campagne, un spot qui laissait entendre que Ford, un Africain-Américain, avait des relations avec une jeune femme blonde. Pour ses partisans, il s’agissait d’une tentative à peine voilée de réveiller les vieilles peurs du Sud concernant les relations entre hommes noirs et femmes blanches. Son mariage – deux ans plus tard – avec une femme blanche a du reste ruiné ses espoirs de pouvoir se représenter.

    La Cour suprême a légalisé les mariages interraciaux dès 1967, mais les mentalités mettent plus de temps à changer. La même année, Dean Rusk, qui était alors le ministre des Affaires étrangères de Lyndon Johnson, avait présenté sa démission au président après qu’il eut appris que sa fille avait l’intention d’épouser un Noir [Rusk craignait de devenir un fardeau pour le président]. Johnson avait malgré tout refusé sa démission. Ed Brooke, sénateur noir du Massachusetts de 1967 à 1979, a pour sa part vu utilisé contre lui son mariage avec une Italienne rencontrée pendant la Seconde Guerre mondiale. Barack Obama, né d’un couple mixte, a également vu son identité et ses origines mises en doute.

    En 1994, un sondage Gallup a révélé que seuls 48 % des Américains approuvaient les mariages entre Noirs et Blancs, contre 77 % en 2007.

    La campagne de Bill de Blasio, comme celle d’Obama, reflète l’évolution du climat politique à New York. “C’est l’endroit idéal pour montrer qu’en tant que médiateur vous êtes capable de comprendre les problèmes des gens de couleur qui vivent dans cette ville”, explique Maya Wiley, directrice du Center for Social Inclusion à New York, un groupe de réflexion qui combat le racisme. Pour de Blasio, sa famille joue un double rôle dans la campagne en cours : d’une part, elle lui a permis d’établir sa crédibilité auprès des électeurs africains-américains, d’autre part elle lui a donné l’image d’un candidat parfaitement en phase avec l’ère ouverte par l’élection d’Obama.

    De surcroît, de Blasio explique qu’il n’a pas tellement eu le choix. “Je suis comme ça, et ma femme et mes enfants sont les personnes qui comptent le plus dans ma vie. Ma femme et moi sommes partenaires dans tout, déclare-t-il. Je me suis dit que, si j’arrivais à montrer une famille multiraciale sous un jour avantageux, cela serait positif à la fois pour le débat public et pour de futurs candidats. Chaque fois qu’un candidat hors normes tente sa chance et réussit, cela ouvre de nouvelles portes.”

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