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26 juillet, 2009

BOSTON – Barack Obama a provoqué une vive polémique lorsqu’il a fait irruption dans le débat racial en prenant fait et cause pour un professeur noir de Harvard, qui accuse la police de racisme à la suite de son arrestation.

BOSTON – Barack Obama a provoqué une vive polémique lorsqu’il a fait irruption dans le débat racial en prenant fait et cause pour un professeur noir de Harvard, qui accuse la police de racisme à la suite de son arrestation.

 

 

Barack Obama a provoqué une vive polémique lorsqu’il a fait irruption dans le débat racial en prenant fait et cause pour un professeur noir de Harvard, qui accuse la police de racisme à la suite de son arrestation. (Reuters/Kevin Lamarque)

Le président américain a déclaré mercredi lors d’une conférence de presse que, s’il n’était pas au courant « de tous les faits« , la police de Cambridge, Massachusetts, avait « agi de façon stupide » lors de l’interpellation de Henry Louis Gates.

Cet éminent universitaire, ami d’Obama et classé en 1997 parmi les 25 Américains les plus influents par le Time, a été arrêté jeudi dernier alors qu’il tentait d’entrer à son domicile, dont la serrure était grippée.

La police est intervenue après un appel d’une femme ayant vu un noir essayer de forcer une porte et a expliqué que Gates avait été arrêté en raison de son emportement et de son manque de coopération.

Il aurait refusé dans un premier temps de justifier son identité et crié sur le policier devant des personnes rassemblées devant chez lui.

Ces charges ont été abandonnées mardi, mais Gates, directeur de l’Institut de recherches africaines et afro-américaines, a réclamé des excuses du sergent James Crowley, auquel il a eu affaire, et a menacé de poursuivre la police.

Il a en outre estimé que son cas témoignait de la persistance de stéréotypes et jugements au faciès.

« TOUT FAUX« 

Interrogé sur cet incident qui a fait beaucoup de bruit aux Etats-Unis, Barack Obama a fait irruption dans le débat sur la discrimination raciale, dont il s’était prudemment mis à l’écart depuis son entrée à la Maison blanche en janvier dernier.

« Je ne sais pas – n’ayant pas été là et ne connaissant pas tous les faits – quel rôle la race a pu jouer là-dedans, mais je pense qu’il est juste de dire, en premier lieu, que chacun d’entre nous serait assez en colère » (si cela lui arrivait), a déclaré Barack Obama.

« En second lieu, que la police de Cambridge a agi de façon stupide en arrêtant quelqu’un dès lors qu’il y avait déjà des preuves qu’il était dans sa propre maison« , a-t-il ajouté.

Au Massachusetts, pourtant un fort bastion progressiste, beaucoup ont jugé que le président avait franchi la ligne blanche en formulant un jugement sans connaître les tenants et les aboutissants de l’affaire.

Barack Obama a eu « tout faux en critiquant ce policier en particulier et le département en général« , a estimé un avocat du syndicat des policiers de Cambridge.

Sur internet, de nombreux partisans d’Obama se sont agacés de son intervention et ont massivement commenté l’article relatif à cette affaire sur le site du Boston Globe.

« J’ai peut-être voté pour lui, mais je suis vraiment déçu qu’il ait décidé de se lancer au milieu de tout ça AVANT de connaître les deux versions de l’histoire. Et de l’avoir fait à travers une accusation si outrageuse envers la police« , disait le commentaire le mieux noté par les internautes.

Le porte-parole de la Maison blanche, Robert Gibbs, a défendu Barack Obama en expliquant qu’il avait voulu « signifier qu’à un moment, le contrôle de la situation a été perdu« .

Sur le site du Boston Globe, certains s’interrogeaient sur la possibilité que cette affaire marque un retour en arrière dans un Etat où les élèves noirs essuyaient encore des jets de pierres et de bouteilles il y a à peine 35 ans au passage de leur autobus.

Mais nombreux estiment que ces questions n’ont plus cours depuis que le Massachusetts a élu en 2006, avec le démocrate Deval Patrick, le deuxième gouverneur noir de l’histoire des Etats-Unis.

http://www.lexpress.fr/actualites/2/obama-provoque-une-polemique-apres-un-incident-impute-au-racisme_776514.html

Quand le Japon dit non au racisme ordinaire

Quand le Japon dit non au racisme ordinaire

Photo de Thierry Ribault ©

(De Kyoto) Le 11 avril 2009, à Warabi, dans la préfecture de Saitama (grande banlieue de Tokyo), une manifestation rassemble une cinquantaine de personnes arborant le drapeau national japonais et chantant « Combattons et chassons les étrangers criminels ! ». Elles effectuent ce qu’elles qualifient de « Grande marche nationale », autour du lieu de résidence et de l’école d’une jeune fille de treize ans, dont les parents, Philippins jugés comme immigrés illégaux, ont été expulsés, contraignant la

collégienne à rester seule au Japon, son pays de naissance.

La jeune fille a obtenu une autorisation spéciale du ministre de la justice pour résider un an supplémentaire au Japon, chez sa tante. C’est précisément contre cette décision que s’acharne le groupe de manifestants qui se dénomme la ZaiTokuKai, abbréviation pour « Zainichi Tokuken wo Yurusanai Shimin no Kai », mot à mot « la société des citoyens qui n’accordent aucun privilège aux résidents étrangers au Japon ».

« Les Coréens provoquent cent fois plus de délinquance que les autres races »

Ce groupe appelle les autorités publiques à expulser la jeune fille en question sur le champ, ainsi que toute personne étrangère en situation illégale : « Si nous autorisons cette fille à rester, il y en aura des centaines d’autres qui feront de même » clame le leader du groupe, qui a revêtu un costume trois pièces et un nœud papillon pour l’occasion. L’orateur en colère poursuit en élargissant :

« Les Européens et les Américains sont acceptables mais ni les Coréens ni les Chinois. Partout où se trouvent des Coréens, ils provoquent cent fois plus de délinquance que les autres races. »

 

Ce groupe réclame plus généralement l’abolition du « privilège des personnes étrangères qui vivent au Japon » et demande la « remise à niveau » des droits de ces personnes, jugés excessifs. La ZaiTokuKai considère et affiche sur son site qu’« il n’existe pas de droits humains pour les personnes étrangères », tout en niant ce discours dans les débats publics.

Ce qui est frappant dans la démarche de cette frange ultra-nationaliste populiste, c’est son recours à des méthodes de communication et d’action inédites au sein de ce type de faction. On est habitué à voir l’extrême droite japonaise vociférer sa hargne devant les grandes gares de Tokyo (Shinjuku ou Shibuya) à grands coups de mégaphones, juchés sur les toits de leurs autobus noirs à disque rouge, et souvent dans la relative indifférence des passants. Ici, la méthode est plagiée sur les formes d’action longtemps usitées par les mouvements de gauche. Il s’agit d’innover en recourant à la manifestation de rue, ce qui n’est pas sans semer une certaine confusion dans les esprits.

Pour un traitement humain des humains

Deux mois plus tard, le 13 juin 2009 à 10h, juste avant la première manifestation programmée par la ZaiTokuKai à Kyoto, un ensemble hétérogène de manifestants s’est donné rendez-vous sur les berges encore fraîches de la Kamogawa, afin de faire entendre son désaccord vis-à-vis de telles conceptions. Selon eux, la ZaiTokuKai est une organisation non-humaniste, qui, comme nombre de mouvements actuellement à l’œuvre dans la société japonaise, « traite les gens comme des ressources jetables ». Photo deThierry Ribault

Les anti-ZaiTokuKai réclament ainsi un traitement humain des humains. Pour eux, refuser les droits de l’homme aux étrangers constitue un acte inacceptable de violence. Les anti-ZaiTokuKai rassemblent des pacifistes, des anarchistes, des syndicats de jeunes travailleurs et de précaires, des militants du droit au logement et des bénévoles qui interviennent auprès des sans-abris, des associations de handicapés, des organisations de défense des droits des minorités éthniques et sexuelles, des élus de gauche… et plus rarement, mais de manière remarquable, certains nationalistes japonais qui considèrent que le groupe ZaiTokuKai ne fait pas honneur à leur pays en arborant une telle haine, et en excluant les étrangers du symbolique grand cercle rouge. L’un d’eux brandit une pancarte paradoxale : « Je suis fier d’être Japonais et d’appartenir au monde ! »

« Nous sommes tous des étrangers ! »

Les mots d’ordre portent sur la liberté de circulation des travailleurs et des personnes en général : « Travailleurs du monde, unissez-vous ! », « Pas de frontière pour les travailleurs ! », « Pas de frontière au droit de vivre ! », « Pas de frontière pour le droit au travail ! » On lit sur certaines pancartes : « Si vous n’est pas heureux, ne vous en prenez pas aux étrangers : adressez-vous au pouvoir ! », « Nous sommes tous des étrangers ! » ou encore « Et vous, vous n’avez pas d’amis étrangers ? »

Plus provocateur, un manifestant a revêtu, tel un fantôme, un grand drapeau japonais où figurent une svastika et des empreintes de bottes, tandis que certains font flotter à la brise bienvenue des drapeaux japonais sur lesquels le disque rouge est transformé en tête de chat, en cœur (entier ou brisé, c’est selon), en dango (brochette de viande assortie, symbole de diversité) ou encore… en étron fumant.

Cette mise en scène n’est pas sans interloquer la centaine de policiers en uniforme et surtout en civil, aisément identifiables car semblant tous sortis de chez le même coiffeur la veille au soir, l’oreillette téléphonique scrupuleusement enfoncée du côté droit. Malgré l’impressionnant dispositif mis en place ce jour-là pour encadrer les quelque trois cents personnes qui, dans la touffeur qui précède l’arrivée de la mousson, défilent sur un rythme brésilien, un manifestant pragmatique dédramatise :

« De quoi peuvent-ils se plaindre ? Pour une fois qu’on leur donne l’occasion de légitimer leur emploi ! »

 

Sur un grand drapeau rouge et noir, aux côtés des sigles et logos de plusieurs organisations syndicales japonaises minoritaires, on trouve des autocollants d’Alternative libertaire revendiquant la démocratie directe et l’autogestion, ceux de la Confédération nationale du travail et ceux de l’association Droit au logement. Ainsi, pendant que certains « experts » Français ayant fait « Sciences Po » sans jamais vraiment en sortir glosent sur les méfaits de la « mouvementocratie », le Japon qui dit non à la haine ordinaire élargit le spectre de ses importations hexagonales, bien au-delà des sacs Louis Vuitton. Une autre facette de la globalisation.

Photos : Manifestations à Kyoto pour les droits des étrangers en juin 2009 (Thierry Ribault).

http://www.rue89.com/2009/06/16/quand-le-japon-dit-non-au-racisme-ordinaire

 

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