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24 juillet, 2009

PARIS EN NOIR ET BLACK

parisennoiretblack09.jpgPARIS EN NOIR ET BLACK | livres: EDDY L. HARRIS | ISBN: 9782867465109

 

Auteur
Eddy l. Harris

Éditeur
Liana Levi

ISBN
9782867465109

Parution
2009

PARIS EN NOIR ET BLACK

Eddy l. Harris
2009 , Liana Levi

37,50 $

Description

Paris vu d’Amérique: on rêve de l’approcher, pour un jour ou pour la vie. Surtout si l’on est noir et qu’on a vécu enfant la «venimeuse brutalité de la ségrégation». Dans le sillage de James Baldwin, Richard Wright et tant d’autres, célèbres ou anonymes, Eddy Harris a choisi Paris. Observateur sagace, il savoure la magie des lieux, des rencontres, une liberté toute neuve. Mais même ici, selon qu’elle est américaine ou africaine, la peau noire prend une nuance différente au regard de certains: être black ne signifie pas tout à fait être noir. Au fil du récit se dégagent des thèmes aussi essentiels que les raisons de l’exil, le sentiment d’appartenance, les ambiguïtés du modèle français d’intégration, le racisme… «La vie est un voyage, mieux je la décris, mieux je la vis», aime à dire Eddy Harris. Un voyage dont il est le touriste permanent.

http://www.librairiepantoute.com/livre.asp?id=isdugugsaobfjusa&/paris-en-noir-et-black/eddy-l-harris/9782867465109#

En noir et blanc : Michael Jackson

En noir et blanc : Michael Jackson

Le 19 juillet 2009 par Marie-Louise Audiberti

 

La mort de Michael Jackson a envahi les médias. Tout a été dit sur le talent et l’étrangeté du personnage ; mais si l’on a dénoncé à l’envi les blanchiments et autres tortures qu’il s’est infligés, a-t-on vraiment perçu, au-delà du grotesque et du pitoyable, ce que signifiaient de tels agissements ?

Trois hommes de couleur dans notre actualité proche : l’un, Aimé Césaire, le « nègre fondamental » comme l’appelait André Breton, est mort de sa belle mort l’année dernière, après avoir accompli un destin hors pair de poète et d’homme politique. L’autre, Barack Obama, fils d’un Kenyan et d’une Blanche est devenu, à la barbe des Busheries, Président des Etats-Unis, pays où un Noir n’avait pas le droit de boire dans les mêmes verres que les Blancs. Le troisième, Michael Jackson, a explosé en plein vol.

On sait tout sur l’ascension irrésistible de cet ange [] ce génie de la danse et du chant, []s’il en est, enfant à plein temps, amoureux des enfants, écoeuré par le monde et par lui-même. Lui-même, son visage de stuc émacié, son nez, ou plutôt son absence de nez, juste une arête avec deux trous, ses perruques aux cheveux pendants. Ange ou mutant, dit-on de ce Dorian Gray outrageusement maquillé dont on ne sait si les masques hygiéniques le protégeaient des microbes ou de son reflet dans le miroir.

Oui, il a enchanté, époustouflé des générations par son génie et il est mort, crucifié sur une croix trop lourde à porter, celle du monde noir qu’il incarne par défaut jusque dans sa carnation. Pourquoi, en effet, a-t-il voulu s’arracher à lui-même, jusqu’à se déshumaniser ?

S’il est juste de pleurer l’artiste, n’oublions pas l’homme. Par cette autodestruction programmée, Michael Jackson nous dit de façon tragique ce que vivent les Noirs au pays des Blancs. Et ceci reste valable, à des degrés divers, pour toute minorité visible.

Au pays du Ku Klux Klan comme ailleurs, être noir c’est être vu. Si en France, par exemple, le « Noiraméricain », comme le dit Eddy L. Harris dans son beau livre [1] , est plus coté que le Noir Africain, la ségrégation a encore de beaux jours. Des signes positifs, il y en a, depuis cette petite couturière noire des Etats-Unis refusant de quitter sa place assise dans le bus jusqu’à l’élection d’Obama, mais il reste un long chemin à faire. Tant est si bien que les Noirs, les filles en particulier, ne cherchent qu’à se blanchir la peau et défriser leurs cheveux. Michael Jackson n’a fait que pousser le mouvement jusqu’à son point extrême. Avec lui, on a in vivo la personnification de cette haine de soi, de sa race, qui pousse un jeune Noir doué comme personne, à se mutiler, se torturer jusqu’à offrir au monde ce masque terrifiant.

Chez les Jackson, semble-t-il, le racisme s’exerçait déjà en famille, le père reprochant au fils cette négritude qui lui collait au visage, et le fils refusant de ressembler plus tard au père. Tragédie de la discrimination symboliquement répercutée, voire orchestrée dans l’intimité familiale. Des différences de traitement, je l’ai dit, d’un pays à l’autre. Ainsi ces jeunes Noirs diplômés mieux accueillis au Canada qu’en France. « Je ne voulais pas finir par avoir ma couleur dans la tête », dit cette jeune Noire, engagée à Montréal après avoir subi de nombreux refus en France, dans son propre pays.

Sa couleur dans la tête. Car le fait est là, le Noir est d’abord vu comme Noir, donc se ressent comme tel. Et du fait de l’Histoire, en particulier de l’esclavage, il est vu comme inférieur jusqu’à ce qu’il fasse ses preuves. Comme s’il n’existait pas dans sa singularité mais seulement comme membre d’un groupe, d’une ethnie. Là, tout reste à faire.Tant qu’aux Noirs seront réservées les tâches subalternes, éboueur ou autre, le regard ne changera pas. Nous le savons pourtant de source scientifique, tout Blanc peut avoir davantage de gênes communs avec un Noir qu’avec son voisin de palier. Tête du voisin !

A San Francisco, les métis hispano-black sont majoritaires. Les Blancs ne représentent maintenant que 20% de la population. Il existe une middle class noire très intégrée, très cultivée. Les Blancs ont également changé de comportement car ils sont maintenant assez admiratifs des Noirs. Ils les imitent dans leur manière de s’habiller et même de parler.

Une Blanche trop bon teint s’est fait traiter de « white ass », « cul blanc », ce qui montre qu’il y a maintenant un racisme à l’envers qui n’existait pas encore il y a quelques années.

« Je parle pour ceux qui n’ont point de bouche », disait Aimé Césaire. Michael Jackson, le roi de la pop, a parlé à son corps défendant, dans un mouvement de triomphe et de terreur pour devenir ce mythe post-racial qui n’en finit pas de troubler les esprits. Ecoutons-le au-delà de sa musique.

notes:

[1] Paris en noir et black, Eddy L. Harris, Liana Levi, 2008

http://www.larevuedesressources.org

L’école afrocentriste à Toronto

Le Conseil scolaire de Toronto a adopté cette semaine un projet d’école alternative afrocentriste. Ce projet initié par des parents de la communauté noire de la Ville Reine se veut une réponse au grave problème de décrochage scolaire chez les jeunes Noirs.
http://www.dailymotion.com/video/x6w485

http://www.dailymotion.com/video/lecole

Sujet: Le guide des prénoms africains par Nathalie Ahanda

Sujet: Le guide des prénoms africains par Nathalie Ahanda
 
  Posté le 16/03/2006 14:47:02

On en rêvait, Nathalie l’a fait : le Guide des prénoms Africains. A travers 360 pages, elle nous emmène à la découverte de 4 000 noms et prénoms issus de toute l’Afrique. Un voyage premier du genre, étonnant et enivrant qui célèbre le diversité culturelle du continent africain à travers son antroponymie, et qui ne manquera pas de séduire le plus grand nombre. Alors exit Brenda, Brandon et Dylan, place à Iféhiwa, Amalaïka ou Zinga.

Bonjour Nathalie. Comment te décris-tu en général ?

Nathalie : Alors, je m’appelle Nathalie Ahanda j’ai 30 ans et je viens du Cameroun. Je suis passionnée par l’histoire et la culture africaine et je travaille avec des demandeurs d’asile. J’ai découvert Afrique Tandem il y a quelques années et j’ai un peu participé à sa première édition du Guide de l’Etudiant Africain.

En parlant de Guide, tu es l’auteur du premier Guide des prénoms africains. Pourquoi avoir décidé de réaliser un tel ouvrage ?

Nathalie : En fait, je n’ai jamais réellement décidé d’écrire un livre surtout que pour moi ce n’est pas de l’écriture au sens pur. Mais l’idée est née d’une discussion avec des amis qui prétendaient d’une part qu’il y avait peu de prénoms africains et d’autre part que choisir un tel prénom était une sorte de suicide professionnel et social surtout si on envisageait de vivre en France. J’ai donc commencé à chercher autour de moi, juste pour me faire plaisir et au bout d’un moment je me suis retrouvée avec plus d’une centaine de pages.
Après j’ai juste voulu me faire plaisir ainsi qu’à mes amis en leur offrant quelque chose qu’ils puissent garder. J’ai donc choisi l’auto-édition avec un petit tirage pensant que peu de personnes seraient intéressées par ce sujet. Mais l’accueil est très différent de ce que j’avais imaginé : une municipalité à même déjà passé commande pour sa bibliothèque.

« Le Guide des prénoms africains » ça sonne à la fois comme une revanche, une revendication et une envie de retours aux sources, aux origines. Tu voulais prouver quelque chose en le réalisant ?

Nathalie : Une revanche non ! Une revendication peut-être. Par contre une réelle envie d’un retour aux sources sans pour autant m’engluer là dedans. C’est assez surprenant que personne n’ait jamais trouvé d’intérêt particulier pour ce sujet, dans le monde dit francophone. Même en ouvrant un livre de prénoms du monde entier, il est difficile d’y trouver des prénoms d’Afrique subsaharienne.

Tandémienne on t’a connu très engagée socialement. Tu défendais fermement les droits des femmes. Ce guide s’inscrit dans ce sens ?

Nathalie : Certains le voient encore comme cela… La lutte a de multiples facettes et la mondialisation telle qu’elle est envisagée aujourd’hui écrase toutes les cultures non occidentales. Aussi, il faut résister dans tous les domaines (culturels, économiques…). Ce guide n’est pas une arme mais un outil de partage, il ouvre les africains aux autres en revendiquant ce qu’ils sont, leurs différences qui enrichissent aussi les autres. Je ne suis pas opposée au fait qu’un enfant noir ait un prénom occidental, ou asiatique mais je regrette que beaucoup d’africains aient encore honte de leurs noms qu’ils ne trouvent pas assez sexy aux yeux des autres ! Au contraire une petite fille blanche qui se prénommerait Tiyi ou Isola (le nom d’une fleur au Congo) je trouve cela génial. C’est vraiment cela le dialogue des cultures et la globalisation. Qui a envie que pour les années à venir les prénoms de petits garçons soient limités à Michael et Kevin ?

Aujourd’hui, les parents sont de plus en plus complexés par le fait de donner un prénom africain à leur enfant : chez les musulmans par exemple, il y a de moins en moins de Fatima au profit d’Inès car ce dernier tout en restant traditionnel est présumé plus doux et plus passe-partout. Ils jouent avec l’orthographe : ainsi Nadia devient Nadiya ou Nadhia et on oublie les prénoms se terminant par « ed » comme Mohamed ou Ahmed. Cela vaut aussi en Afrique sub-saharienne où le prénom traditionnel est relégué à la deuxième ou troisième place dans l’ordre des prénoms d’un enfant.
Moi j’aime la différence et là à travers l’anthroponymie africaine on découvre une autre façon de voir le monde.

Le Guide comporte 4 000 prénoms, c’est énorme ! Comment t’es tu prises pour les réunir ?

Nathalie : Par la lecture de nombreux ouvrages d’histoire, des guides de prénoms et notamment des guides de prénoms africains-américains, par la participation à des forums de discussions sur Internet et en demandant à toutes mes connaissances de chercher autour d’elles. En plus, dans mon travail je rencontrais souvent des réfugiés africains et lorqu’un un nom m’interpellait je demandais qu’elle était son origine, sa signification. Les gens étaient toujours très surpris et ravis de voir qu’un autre africain ayant probablement passé toute sa vie en Europe s’intéressait à leurs noms surtout quand ils entendaient le mien.
J’ai eu des listes incroyables mais très souvent sans aucune signification alors j’ai fait le tri. Il a fallu croiser les sources et ne retenir que les prénoms pour lesquels la majorité des sources concordaient dans le même sens. D’ailleurs à ce propos je voudrais encore remercier mon amie Fifonsi pour son aide.

Cela a nécessité plusieurs années non ?

Nathalie : Oui, surtout que j’ai perdu par deux fois mon travail faute de l’avoir sauvegardé.
Par contre avec la diffusion j’espère découvrir beaucoup d’autres prénoms. En effet, malgré les 4 000 prénoms du Guide je suis certaine qu’il y a encore un vivier énorme à déterrer notamment en Afrique centrale, dans les îles de l’océan indien et dans les régions islamisées.

Sur les 4 000 prénoms, certains sont-ils issus de ton imagination ?

Nathalie : Jamais ! Ceci étant, les lecteurs ont maintenant une base et avec celle-ci ils feront ce qu’ils voudront. Le nom d’une personne c’est une grande partie de son identité et c’est sans doute pour cela qu’en Afrique on pouvait changer de nom à tout moment et que l’on attendait un certain nombre de jours avant de nommé un enfant de manière à ce que les autres puissent d’abord l’observer. J’imagine un peu mal un petit Chaka, chétif et peureux pas vous ? (rires)

Le guide ne contient qu’une liste de prénoms ou alors on peut y trouver des informations supplémentaires telles que l’origine de chaque prénom ?

Nathalie : Dans ce guide qui compte plus de 4000 noms et prénoms africains j’ai essayé pour tous les prénoms d’indiquer au moins l’origine et la signification et en plus essayé de trouver des personnalités portant ce prénom, les circonstances dans lesquelles on l’attribut. Dans les dernières pages du guide, il y a un petit récapitulatif des prénoms donnés en fonction du jour de naissance, de la place de l’enfant dans la fratrie ou ceux destinés aux prénoms.

Trouver un éditeur pour ce type d’ouvrage a-t-il été facile ?

Nathalie : C’est de l’auto-édition, même si j’ai rencontré des éditeurs intéressés. Le guide serait sans doute différent si j’avais choisi cette option. J’ai déjà des propositions de réédition, mais on verra. Supporter les risques c’est comme un accouchement c’est toujours plus difficile pour le premier.

Pour finir, Interview « prénoms» :

Si tu avais pu choisir ton prénom ce serait lequel ?
Nathalie : Kandaka ou Isola .

Quel est selon toi, le prénom africain synonyme de beauté et de sensualité ?

Nathalie : Alors là j’en ai aucune idée. J’ai découvert tant de beaux prénoms en écrivant ce guide que c’est assez difficile de se prononcer. S’il fallait tout de même faire un choix peut-être que ce serait Seshat, la déesse des étoiles. J’adore l’Egypte !!! Sinon, la culture yourouba me parle beaucoup alors peut-être que j’opterais pour Ola « Précieuse » ou Sade « Dignité » et en plus cela me fait penser à la chanteuse Sade qui est très belle et dont les chansons sont d’une beauté et d’une sensualité…

Tu donnerais quel prénom à l’Afrique et pourquoi ?

Nathalie : Dunia ou Dounia qui en kiswahili signifie « le monde ». C’est beau non ? Afrique berceau de l’humanité, terre nourricière de tous les hommes de cette planète c’est d’une logique inébranlable pour moi. Et là je ne parle même pas d’un point de vue philosophique…

Le prénom de la femme africaine que tu admires le plus ?

Nathalie : Moi, c’est la Reine Tiyi plus connue comme l’épouse d’Aménophis III ou la mère d’Akhenaton. Mais pour être plus contemporaine, je dirais sans doute Wangari comme Wangari Muta Maathai (Prix Nobel de la Paix 2004) et Madikisela comme Zaniewe Winnifred Madikisela Mandela plus connue sous le nom de Winnie Mandela se ne sont pas forcément les femmes que j’admire le plus mais je reconnais leur force de caractère.

Le prénom le plus drôle que tu ais entendu ?

Nathalie : Je trouve très beau et très étrange tous les noms donnés aux enfants après plusieurs tentatives infructueuses de leurs parents pour les protéger des mauvais esprits comme Juji chez les haoussas, Niaman chez les bambaras, Mosele en Afrique du sud ou encore Wonye en Sierra Leone.


Le Guide des Prénoms Africains est disponible à la Librairie – Galerie ANIBWE

52, rue Greneta 75002 Paris

M° Etienne Marcel – Ligne 4 ou M° Chatelet, sortie Rambuteau (longer la Rue Montorgueil)

Tél. /Fax : 01 45 08 48 33

E-mail : k2inter@voila.fr

Prix : 23 euros T.T.C. Source : http://www.afriquetandem.com/

http://bouclesetcotons.aceboard.fr/67363-2251-6778-0-guide-prenoms-africains-Nathalie-Ahanda.htm

 

 

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