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28 juillet, 2009

Aux États-Unis, la fin de la ségrégation[www.lefigaro.fr]

Aux États-Unis, la fin de la ségrégation

François Hauter, à Chicago. Photo : Marc PoKempner
21/07/2009 | Mise à jour : 17:50

Phillip Jackson est le directeur de Black Star, une association du quartier noir de Bronzeville, situé dans le sud de Chicago.
Phillip Jackson est le directeur de Black Star, une association du quartier noir de Bronzeville, situé dans le sud de Chicago. Crédits photo : © Marc PoKempner

VOYAGE DANS L’AMERIQUE D’OBAMA (7) – Notre reporter est aujourd’hui à Chicago, ville du nouveau président américain. Mégapole où les rapports entre les Blancs et les Noirs ont considérablement changé. Le ségrégationnisme, note-t-il, c’est une très longue histoire dont les États-Unis sortent par le haut avec cet homme.

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Sur la porte, en lettres rouges, ce slogan : «L’éducation ou la mort !» On m’a signalé cette association, qui s’appelle Black Star, dans le quartier noir de Bronzeville, au sud du centre-ville de Chicago. Je toque, j’entre… Trente paires d’yeux me fixent. Un silence gêné. Au moment où je vais me retirer en m’excusant, un grand Noir se précipite sur moi. Il me prend par le bras et hurle : «Rentre ! Rentre ! Qui es-tu ?» J’explique : mon journal, mon périple, l’intérêt de l’Europe pour l’Amérique… Le grand Noir se tourne vers les autres, qui sont assis. Il leur dit, toujours bien haut : «Vous voyez, mes frères, le monde entier vient nous voir ! Ouais ! Nous sommes le centre de l’attention de la planète !»

Phillip Jackson c’est le nom du directeur de Black Star explique que toutes les associations du quartier sont rassemblées chez lui ce matin. Il me montre un plan couvert de pastilles jaunes : «Tu vois, chacune de ces pastilles, c’est un mort. Et, là, cette pastille rouge, là, c’est la maison d’Obama ! Obama, tu nous entends ? Tous ces gosses ont été tués autour de ta maison ! On a perdu 13 soldats en Irak, et 265 gosses dans la même période ! Vingt fois plus ! Où est-ce qu’elle est, la guerre ?»

Dans la salle, les gens font : «Ouais ! Ouais !», comme si l’on était au temple le dimanche matin. Une femme s’écrie : «Il faut une aide du gouvernement !

Tu crois qu’Obama va donner des millions de dollars à son quartier !, lui répond une autre.

C’est à nous de prendre en charge le problème, il faut qu’on éduque les jeunes!», ajoute une troisième.

Phillip se tourne vers moi : «Tu vois, mec, c’est rock and roll dans le coin. La plupart de nos garçons se sentent abandonnés par Daddy (Papa), ils n’ont pas de modèle, alors ils s’entre-tuent !»

 

«La priorité de ce pays, maintenant, ce sera l’éducation»

 

Je fais remarquer que ce problème est celui de la communauté noire depuis plusieurs décennies. Phillip désigne tous ses amis dans la salle et, sur le ton d’un prédicateur, il tonne : «Ouais, mon frère, t’as raison, mais la priorité de ce pays jusqu’à maintenant c’était la guerre ! Maintenant, ce sera l’éducation ! Nous, on va le réduire, le fossé de l’éducation ! L’éducation ou la mort !» Toute l’assistance fait: «Ouais !» On se quitte en s’étreignant les uns les autres.

L’on ne fait pas mon métier sans une empathie profonde avec les autres. Les comprendre occupe ma vie. Mes premières expériences ont été africaines. Mais, en Afrique du Sud, à l’époque de l’apartheid, je me heurtais à un mur. Né en Alsace au sein d’une famille de la bourgeoisie protestante, j’avais du mal à comprendre l’apathie des Noirs, leur soumission face à cet apartheid qui m’apparaissait comme la grande hérésie de ma religion. Dans ce pays de cocagne, tout était fait pour les Blancs, j’étais un Blanc, et l’infortune d’être de «l’autre côté» m’était physiquement étrangère. Jusqu’à ce jour, dont je me souviens parfaitement. J’étais assis sur un banc, face à l’océan, à Durban. J’avais trouvé un numéro du Figaro vieux de quatre jours. Je le lisais, lorsqu’un Noir est venu s’asseoir près de moi. Il m’a salué en français. C’était singulier.

Il avait passé six mois à Paris, invité par une organisation d’étudiants catholiques, m’a-t-il expliqué. Puis, il m’a raconté son voyage chez nous. À Orly, une charmante jeune fille blonde était là pour l’accueillir. Il n’arrivait pas à marcher auprès d’elle, de peur d’être rossé par les autres Blancs. Il se tenait à dix mètres en arrière d’elle. Elle s’arrêtait, le regardait, lui faisait signe d’avancer, sans comprendre. Puis, on l’a installé dans une chambre, avec un autre étudiant. Un Blanc. Des semaines durant, il n’a pas fermé l’œil, de peur d’être battu en pleine nuit par ce garçon. Un matin, alors qu’il était seul dans l’appartement, le facteur a sonné. Regardant par l’œillet de la porte d’entrée, il a cru qu’un policier venait le chercher. Il s’est précipité pour s’enfermer dans les toilettes. Paniqué, il s’est «pissé dessus». Son récit a duré deux heures. La fin était violente. Lorsqu’il est rentré à Durban, libéré de ses effrois, il a abordé en souriant une jeune fille blonde, dans la rue. Tous les commerçants du coin sont sortis pour le rouer de coups.

 

La lutte contre la ségrégation : un voyage au bout de la peur

 

 

En 1946, des Noirs attendent de pouvoir voter, séparément des Blancs, dans l'Etat de Géorgie.
En 1946, des Noirs attendent de pouvoir voter, séparément des Blancs, dans l’Etat de Géorgie. Crédits photo : ASSOCIATED PRESS

 

Je raconte cela parce que cette peur des Noirs dans le monde des Blancs en Afrique du Sud, je ne l’avais pas comprise. Un peu plus tard, je suis tombé sur un roman de Chester Himes, intitulé La Croisade de Lee Gordon. C’est l’histoire d’un jeune Noir américain, au moment de la Seconde Guerre mondiale. Les usines d’armement en Californie ont besoin de bras, les Noirs remontent en grand nombre du sud de l’État pour occuper ces emplois. Ils basculent d’un univers vers l’autre. Chester Himes, qui était noir, raconte superbement la frayeur de son personnage. On lui demande de se syndicaliser, de s’opposer aux Blancs. Cela le terrorise et, finalement, il vainc son appréhension. La lutte contre la ségrégation, c’est aussi ce voyage au bout de la peur. Chez les Noirs. Comme chez les Blancs.

C’est une longue, une très longue histoire, dont les États-Unis sortent par le haut, dans un soulagement émerveillé. L’élection d’un Noir ou d’un métis plutôt à la Maison-Blanche, cent quarante-huit ans après une guerre civile atroce dont l’enjeu était d’imposer la fin de l’esclavage partout aux États-Unis, semblait, l’année dernière et pour la quasi-totalité des Américains, une chimère. Pourtant, cette politique d’émancipation a été le fruit d’un effort de longue haleine, porté équitablement par les deux grands partis politiques du pays.

Le Nord républicain, derrière Abraham Lincoln, a, bien sûr, amorcé le changement. Dans l’histoire contemporaine, c’est un démocrate un Texan ! , Lyndon Johnson, qui fait voter les lois antidiscriminatoires majeures. Le républicain George Bush (le père) nomme le général Colin Powell chef d’état-major de l’armée américaine. Son fils, George W. Bush, en fait son secrétaire d’État (l’équivalent américain du ministre des Affaires étrangères). Avec Condoleezza Rice également, les Américains s’habituent à être représentés par des Noirs, aux plus hautes charges de la nation.

 

L’élection d’Obama a changé les mentalités

 

Michael House dirige The Defender, un journal consacré à la cause noire. Il a été fondé il y a 104 ans. C’est une institution à Chicago. Ce diplômé de Harvard a été l’un des premiers Noirs à grimper dans la hiérarchie des multinationales américaines. Il n’en revient toujours pas : «L’élection d’Obama a changé les mentalités. On peut désormais être jugé de façon neutre dans ce pays, et non pas en fonction de la couleur de sa peau. Les Noirs peuvent devenir ce qu’ils veulent en fonction de ce qu’ils valent !» Michael se frappe le front. Il répète, incrédule : «C’est arrivé !» Mais cela a été si soudain. Félix Houphouët-Boigny, l’ancien président de la Côte d’Ivoire, m’avait raconté que, lorsqu’il était ministre d’État de la France, à la fin des années 1950, il avait été envoyé représenter notre pays à l’Assemblée générale des Nations unies. À la grande confusion des membres de son cabinet, il se faisait refouler à l’entrée des restaurants de Manhattan. Il ne s’en offusquait pas. «La fin de la ségrégation va prendre beaucoup de temps, là-bas aussi», disait-il.

Washington, la capitale fédérale, était encore coupée en deux, comme Johannesburg ou Pretoria, lorsque je m’y suis installé il y a plus de vingt ans. Le Washington Post avait engagé l’un de ses premiers journalistes noirs et lorsque je le recevais chez moi, dans le quartier blanc de Georgetown, les autres convives étaient surpris par cette tache de couleur dans l’assistance. Le chef d’une agence de presse internationale auquel je demandais conseil en arrivant m’avait dit, comme une évidence : «Si vous voyez un Noir près de chez vous le soir, appelez la police !» La nuit, en traversant en voiture les quartiers noirs, les Blancs ne s’arrêtaient pas aux feux rouges. Le maire de Washington, un Noir, avait mis la ville en faillite. La défiance régnait.

 

Se placer dans une perspective nouvelle

 

Je retrouve un pays métamorphosé. Charles Bethea est le conservateur du musée Du Sable, à Chicago. L’établissement, assez désordonné, montre comment la ville, en attirant les esclaves du Sud pour les faire travailler dans les usines, a joué un rôle central dans la longue bataille de l’émancipation. Michael me dit : «L’élection d’Obama est une tempête exemplaire. Ça a définitivement changé les relations entre les Noirs et les Blancs. Cela a été possible parce qu’il y a eu Mandela. Et puis Dennis Haysbert, cet acteur noir qui a incarné la figure d’un président noir exemplaire dans un feuilleton très populaire, 24 Heures chrono , en 2001. Aujourd’hui, les Américains aiment Colin Powell et Barack Obama comme des stars de rock. Ces hommes sont intelligents, honnêtes, charismatiques. Il se trouve qu’ils sont noirs, et ce n’est pas un souci pour les gens. Ça, c’est extraordinaire !»

À Seattle, il y a quelques jours, j’avais rencontré Jerry Large, un chroniqueur du Seattle Times. J’avais demandé à ce journaliste noir, dont les articles pleins de sensibilité me touchaient, de raconter son histoire. «J’ai connu dans mon existence des bouleversements dramatiques», déclara-t-il, en révélant son enfance au Nouveau-Mexique auprès de ses parents, des ouvriers agricoles saisonniers dans les champs de coton. «Enfant, je n’ai jamais vu un Blanc à la maison. Cela a lentement évolué dans les années 1970. Au collège, on s’est mélangé avec eux. Mais mon meilleur copain a été obligé de changer de chambre lorsque ses parents ont appris que j’étais Noir… Plus tard, en arrivant dans le nord-ouest du pays, j’étais embarrassé. Je me demandais quelles étaient les règles ici. C’est comme avec une femme : tu ne sais pas si tu dois ouvrir la porte, ou pas.» Jerry ajouta : «Lorsque j’étais jeune, j’étais toujours sur mes gardes. Maintenant, je ne le suis plus. Je souris davantage. Vois-tu, si l’on se place dans une perspective nouvelle, il y a toujours de la place pour la compréhension mutuelle.»

 

La détente entre races est évidente

 

Donnell Washington, l’un des sept Noirs propriétaires de chaînes de télévision dans le pays, m’avait dit à Great Falls, au fin fond de l’Amérique : «Quand vous entrez dans une banque pour demander un prêt de 10 millions de dollars, le Blanc en face de vous aura peut-être plus d’appréhension face à vous que devant un type de la même couleur de peau que lui. Mais n’est-ce pas universel ? Il n’y a pas de quoi en faire une histoire !»

En quittant Phillip et «L’éducation ou la mort !», sur l’avenue Martin-Luther-King-Junior, je retrouve la rue où l’on se salue amicalement les uns les autres. La détente entre races est évidente. Je suis captivé par ces États-Unis qui se métamorphosent en se construisant sur des mythologies, avant de les faire vivre. Il y a la légende des fondateurs d’abord, venus de l’Europe inégalitaire pour garantir leur liberté et leurs idéaux. Celle des architectes de ce pays magnifique ensuite, qu’ils soient bâtisseurs d’empires industriels ou redresseurs de torts dans l’Ouest sauvage. Et puis ce Nord qui décide de changer la façon dont le Sud devra vivre, avant de parvenir à apaiser les relations entre les races ! Bien sûr, la fin de la ségrégation ne signifie pas que l’inégalité entre les uns et les autres ne perdure. Il y a ceux «qui ont» et ceux «qui n’ont pas». Mais l’une des femmes les plus riches des États-Unis n’est-elle pas Oprah Winfrey, journaliste noire vivant à Chicago, née dans le Mississippi rural ? Une personnalité appréciée par l’ensemble des Américains, dont la fortune est estimée à 2,5 milliards de dollars.

«Oui, nous le pouvons !» : le message de Barack Obama galvanise les Noirs américains. Je dirige mes pas vers la maison du président des États-Unis, à Chicago. Des voitures de police protègent le lieu. Je suis interloqué. Cette demeure patricienne, que Barack Obama a acquise avec les droits d’auteur de son très beau livre Les Rêves de mon père, ne correspond guère au personnage du modeste animateur social à l’écoute des pauvres fabriqué par ses communicants. Il y a là une bizarrerie.

http://www.lefigaro.fr/voyages/2009/07/20/03007-20090720ARTFIG00379-la-fin-de-la-segregation-.php

Le nouveau gouvernement Fillon au grand complet (lefigaro.fr)

Le nouveau gouvernement Fillon au grand complet

AFP
25/06/2009 | Mise à jour : 11:19
Annoncé mardi soir par le secrétaire général de l’Elysée Claude Guéant, le remaniement voit l’arrivée de huit ministres. Voici la liste du nouveau gouvernement.

Le nouveau gouvernement Fillon au grand complet (lefigaro.fr) dans ACTU GENERALE coeur-Les confidentiels du Figaro
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- Jean-Louis Borloo, ministre d’Etat, ministre de l’écologie, de l’énergie, du développement durable et de la mer, en charge des technologies vertes et des négociations sur le climat

- Michèle Alliot-Marie, ministre d’Etat garde des sceaux, ministre de la justice et des libertés

- Brice Hortefeux, ministre de l’Intérieur, de l’outre-mer et des collectivités territoriales

- Xavier Darcos, ministre du Travail, des relations sociales, de la famille et de la solidarité

- Eric Woerth, ministre du Budget, des comptes publics, de la fonction publique et de la réforme de l’Etat

- Luc Chatel, ministre de l’éducation nationale, porte-parole du Gouvernement

- Bruno Le Maire ministre de l’Alimentation, de l’agriculture et de la pêche

- Frédéric Mitterrand, ministre de la Culture et de la communication ;

- Michel Mercier, ministre de l’Espace rural et de l’aménagement du territoire

- Henri de Raincourt, ministre auprès du Premier ministre, chargé des relations avec le Parlement

- Christian Estrosi, ministre auprès de la ministre de l’économie, de l’industrie et de l’emploi, chargé de l’industrie

- Valérie Letard, secrétaire d’Etat auprès du ministre d’Etat, ministre de l’écologie et du développement durable

- Jean-Marie Bockel, secrétaire d’Etat auprès du ministre de la Justice et des libertés

- Hervé Novelli, secrétaire d’Etat chargé du Commerce, de l’artisanat, des petites et moyennes entreprises, du tourisme, des services et de la consommation, auprès de la ministre de l’économie, de l’industrie et de l’emploi

- Rama Yade, secrétaire d’Etat chargée des sports, auprès de la ministre de la santé et des sports

- Hubert Falco, secrétaire d’Etat à la défense et aux anciens combattants, auprès du ministre de la défense

- Nadine Morano, secrétaire d’Etat chargée de la famille et de la solidarité, auprès du ministre du ministre du travail, des relations sociales, de la famille et de la solidarité

- Pierre Lellouche, secrétaire d’Etat chargé des affaires européennes, auprès du ministre des affaires étrangères et européennes

- Nora Berra, secrétaire d’Etat chargée des aînés, auprès du ministre du travail, des relations sociales, de la famille et de la solidarité

- Benoist Apparu, secrétaire d’Etat, chargé du logement et de l’urbanisme, auprès du ministre d’Etat, ministre de l’écologie et du développement durable

- Marie-Luce Penchard, secrétaire d’Etat chargée de l’outre-mer, auprès du ministre de l’intérieur, de l’outre-mer et des collectivités territoriales

- Christian Blanc, secrétaire d’Etat chargé du développement de la région capitale auprès du Premier ministre

Par ailleurs, sont confirmés dans leurs fonctions:

- Bernard Kouchner, ministre des Affaires étrangères et européennes

- Christine Lagarde, ministre de l’Economie, de l’Industrie et de l’Emploi

- Patrick Devedjian, ministre auprès du Premier ministre, chargé de la mise en oeuvre du plan de relance

- Valérie Pécresse, ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche

- Hervé Morin, ministre de la Défense

- Roselyne Bachelot, ministre de la santé et des sports

- Eric Besson, ministre de l’Immigration, de l’Intégration, de l’Identité nationale et du développement solidaire

- Laurent Wauquiez, secrétaire d’Etat auprès de la ministre de l’Economie, de l’Industerie et de l’emploi, chargé de l’emploi

- Nathalie Kosciusko-Morizet, secrétaire d’Etat auprès du premier ministre, chargée de la prospective et du développement de l’économie numérique

- Dominique Bussereau, secrétaire d’Etat auprès du ministre d’Etat, ministre de l’Ecologie, de l’Energie, du Développement durable et de l’Aménagement du territoire, chargé des Transports

- Fadela Amara, secrétaire d’Etat auprès du ministre du Travail, des Relations sociales, de la Famille, de la Solidarité et de la Ville, chargée de la Politique de la Ville

- Alain Marleix, secrétaire d’Etat auprès de la ministre de l’Intérieur, de l’Outre-Mer et des Collectivités territoriales, chargé de l’Intérieur et des Collectivités territoriales

- Anne-Marie Idrac, secrétaire d’Etat auprès de la ministre de l’Economie, de l’Industrie et de l’Emploi, chargée du Commerce extérieur

- Alain Joyandet, secrétaire d’Etat auprès du ministre des Affaires étrangères et européennes, chargé de la Coopération et de la Francophonie

- Chantal Jouanno, secrétaire d’Etat chargée de l’Ecologie auprès du ministre d’Etat, ministre de l’écologie, de l’énergie, du développement durable et de la mer

- Martin Hirsch, Haut-Commissaire auprès du Premier ministre aux Solidarités actives contre la pauvreté, à la Jeunesse et à la Vie associative

 

Ils entrent au gouvernement

Constance Jamet (lefigaro.fr) avec AFP et AP
24/06/2009 | Mise à jour : 14:29

EN IMAGES – Frédéric Mitterrand, Michel Mercier, Christian Estrosi, Nora Berra… Retrouvez les politiques connus et moins connus qui ont décroché leur ticket d’entrée pour le Conseil des ministres.

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 />Frédéric MITTERRAND</b>, ministre de la Culture et de la Communication. Neveu de l’ancien président socialiste François Mitterrand, Frédéric Mitterrand, cinéphile passionné, passe par l’Education nationale avant de devenir gérant de salles de cinéma en 1971. Dans les années 80, il se lance dans la production, réalisation et présentation d’émissions télé cinéphiliques, telle qu’Etoiles et toiles. Frédéric Mitterrand, 62 ans, a également animé des émissions sur Europe 1 et France Culture, et a été directeur général délégué chargé de la programmation sur la chaîne TV5 avant d’être nommé à la tête de la villa Médicis à Rome, en 2008 après «l’affaire Benamou». » /></p>
<p align=Frédéric MITTERRAND, ministre de la Culture et de la Communication. Neveu de l’ancien président socialiste François Mitterrand, Frédéric Mitterrand, cinéphile passionné, passe par l’Education nationale avant de devenir gérant de salles de cinéma en 1971. Dans les années 80, il se lance dans la production, réalisation et présentation d’émissions télé cinéphiliques, telle qu’Etoiles et toiles. Frédéric Mitterrand, 62 ans, a également animé des émissions sur Europe 1 et France Culture, et a été directeur général délégué chargé de la programmation sur la chaîne TV5 avant d’être nommé à la tête de la villa Médicis à Rome, en 2008 après «l’affaire Benamou». AFP

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 />Christian ESTROS</b>I, ministre auprès de la ministre de l’Economie, de l’Industrie et de l’Emploi, chargé de l’Industrie. L’ancien champion de France de moto et proche de Nicolas Sarkozy revient au gouvernement, où il avait été moins d’un an ministre de l’Outre-mer avant de démissionner en mars 2008 suite à sa victoire aux municipales à Nice. Avant de faire partie du gouvernement de François Fillon, Christian Estrosi, 53 ans, avait également occupé le poste de ministre délégué à l’Aménagement du territoire dans le gouvernement de Dominique de Villepin (2005-2007). Il est le rapporteur d’un texte sur la violence en groupes à l’Assemblée.  » /></p>
<p align=Christian ESTROSI, ministre auprès de la ministre de l’Economie, de l’Industrie et de l’Emploi, chargé de l’Industrie. L’ancien champion de France de moto et proche de Nicolas Sarkozy revient au gouvernement, où il avait été moins d’un an ministre de l’Outre-mer avant de démissionner en mars 2008 suite à sa victoire aux municipales à Nice. Avant de faire partie du gouvernement de François Fillon, Christian Estrosi, 53 ans, avait également occupé le poste de ministre délégué à l’Aménagement du territoire dans le gouvernement de Dominique de Villepin (2005-2007). Il est le rapporteur d’un texte sur la violence en groupes à l’Assemblée. AFP

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 />Henri DE RAINCOURT</b>, ministre auprès du premier ministre, chargé des Relations avec le Parlement. Le président du groupe UMP au Sénat depuis janvier 2008 remplace Roger Karoutchi, qui paie le feuilleton Hadopi. Cet aristocrate de 60 ans, propriétaire terrien dans l’Yonne, est un pur produit du Sénat, où il est élu sans discontinuer depuis 1986. La politique est héréditaire chez ce partisan d’un « libéralisme modéré ». Petit-fils et arrière-petit-fils de conseiller général, maire de sa commune de Saint-Valérien à 28 ans, conseiller général à 31 ans, il a pris la succession à la Haute assemblée de son père, disparu prématurément dans un accident de voiture alors qu’il n’avait que 10 ans. » /></p>
<p align=Henri DE RAINCOURT, ministre auprès du premier ministre, chargé des Relations avec le Parlement. Le président du groupe UMP au Sénat depuis janvier 2008 remplace Roger Karoutchi, qui paie le feuilleton Hadopi. Cet aristocrate de 60 ans, propriétaire terrien dans l’Yonne, est un pur produit du Sénat, où il est élu sans discontinuer depuis 1986. La politique est héréditaire chez ce partisan d’un « libéralisme modéré ». Petit-fils et arrière-petit-fils de conseiller général, maire de sa commune de Saint-Valérien à 28 ans, conseiller général à 31 ans, il a pris la succession à la Haute assemblée de son père, disparu prématurément dans un accident de voiture alors qu’il n’avait que 10 ans. AFP

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 />Michel MERCIER</b>, ministre de l’Espace rural et de l’Aménagement du territoire. Le sénateur du Rhône et président du groupe centriste de la Haute Assemblée est une prise de choix au Modem de François Bayrou. Ce sera la première fois que le sénateur de 62 ans assume un portefeuille ministériel. Le trésorier du MoDem a pris ses distances avec François Bayrou. Favorable à une alliance avec la liste UMP conduite à Lyon par Dominique Perben aux municipales, contrairement à François Bayrou, il démissionne en janvier 2008 de la présidence du MoDem du Rhône. Il était cependant resté jusqu’à son entrée au gouvernement mardi trésorier du MoDem.  » /></p>
<p align=Michel MERCIER, ministre de l’Espace rural et de l’Aménagement du territoire. Le sénateur du Rhône et président du groupe centriste de la Haute Assemblée est une prise de choix au Modem de François Bayrou. Ce sera la première fois que le sénateur de 62 ans assume un portefeuille ministériel. Le trésorier du MoDem a pris ses distances avec François Bayrou. Favorable à une alliance avec la liste UMP conduite à Lyon par Dominique Perben aux municipales, contrairement à François Bayrou, il démissionne en janvier 2008 de la présidence du MoDem du Rhône. Il était cependant resté jusqu’à son entrée au gouvernement mardi trésorier du MoDem. AFP

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 />Benoist APPARU</b>, secrétaire d’Etat chargé du Logement et de l’Urbanisme. Le jeune adjoint au maire de Châlons-en-Champagne, 39 ans, a été élu député de la Marne en 2007. Il a été notamment en mai 2009 le rapporteur de la mission d’information parlementaire sur la réforme du lycée.  » /></p>
<p align=Benoist APPARU, secrétaire d’Etat chargé du Logement et de l’Urbanisme. Le jeune adjoint au maire de Châlons-en-Champagne, 39 ans, a été élu député de la Marne en 2007. Il a été notamment en mai 2009 le rapporteur de la mission d’information parlementaire sur la réforme du lycée. DR

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 />Nora BERRA</b>, secrétaire d’Etat chargée des Aînés. Cette conseillère municipale de Lyon est présentée depuis les Européennes comme le nouveau visage de la diversité de la majorité. Cinquième sur la liste UMP emmenée par Françoise Grossetête dans la région Sud-Est, Nora Berra, 46 ans, a été élue au Parlement européen lors du scrutin du 7 juin dernier. Elle entre donc au gouvernement alors que Nicolas Sarkozy avait promis en début de campagne que les candidats élus iraient siéger à Strasbourg. Cette fille d’un tirailleur algérien, médecin de formation, a travaillé à l’hôpital Edouard-Herriot, à Lyon, avant de rejoindre en 1999 l’industrie pharmaceutique. » /></p>
<p align=Nora BERRA, secrétaire d’Etat chargée des Aînés. Cette conseillère municipale de Lyon est présentée depuis les Européennes comme le nouveau visage de la diversité de la majorité. Cinquième sur la liste UMP emmenée par Françoise Grossetête dans la région Sud-Est, Nora Berra, 46 ans, a été élue au Parlement européen lors du scrutin du 7 juin dernier. Elle entre donc au gouvernement alors que Nicolas Sarkozy avait promis en début de campagne que les candidats élus iraient siéger à Strasbourg. Cette fille d’un tirailleur algérien, médecin de formation, a travaillé à l’hôpital Edouard-Herriot, à Lyon, avant de rejoindre en 1999 l’industrie pharmaceutique. DR

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 />Pierre LELLOUCHE</b>, secrétaire d’Etat chargé des Affaires européennes. Le député de Paris est un spécialiste des questions de défense et de l’Otan. Cet avocat et universitaire de 58 ans n’avait pas caché sa déception de n’être pas entré au précédent gouvernement Fillon. En mars, il avait été désigné représentant spécial français pour l’Afghanistan et le Pakistan, une mission de six mois qui s’achevait début septembre et non renouvelable. Ces derniers mois, Pierre Lellouche, qui avait été battu en 2008 par Françoise de Panafieu pour être désigné candidat de l’UMP aux municipales de la capitale, n’avait pas été très tendre avec les instances européennes au regard de leur implication en Afghanistan. » /></p>
<p align=Pierre LELLOUCHE, secrétaire d’Etat chargé des Affaires européennes. Le député de Paris est un spécialiste des questions de défense et de l’Otan. Cet avocat et universitaire de 58 ans n’avait pas caché sa déception de n’être pas entré au précédent gouvernement Fillon. En mars, il avait été désigné représentant spécial français pour l’Afghanistan et le Pakistan, une mission de six mois qui s’achevait début septembre et non renouvelable. Ces derniers mois, Pierre Lellouche, qui avait été battu en 2008 par Françoise de Panafieu pour être désigné candidat de l’UMP aux municipales de la capitale, n’avait pas été très tendre avec les instances européennes au regard de leur implication en Afghanistan. AFP

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 />Marie-Luce PENCHARD</b>, secrétaire d’Etat chargée de l’Outre-mer. La fille de Lucette Michaux-Chevry, figure du RPR en Guadeloupe, est la première personnalité originaire d’outre-mer à siéger au gouvernement depuis Léon Bertrand, ministre du Tourisme dans le gouvernement Villepin. Celle qui remplace Yves Jégo est surtout la première politique originaire d’outre-mer à être en charge de ce domaine au sein d’un gouvernement. Jusqu’ici Marie-Luce Penchard , 50 ans, était conseillère technique à l’Elysée et secrétaire nationale de l’UMP chargée de l’outre-mer. Sous sa direction, la liste UMP en outre-mer est arrivée en tête avec 29,6 %. Toutefois elle-même n’a pas été élue dans la sous-circonscription Océan Atlantique.   » /></p>
<p align=Marie-Luce PENCHARD, secrétaire d’Etat chargée de l’Outre-mer. La fille de Lucette Michaux-Chevry, figure du RPR en Guadeloupe, est la première personnalité originaire d’outre-mer à siéger au gouvernement depuis Léon Bertrand, ministre du Tourisme dans le gouvernement Villepin. Celle qui remplace Yves Jégo est surtout la première politique originaire d’outre-mer à être en charge de ce domaine au sein d’un gouvernement. Jusqu’ici Marie-Luce Penchard , 50 ans, était conseillère technique à l’Elysée et secrétaire nationale de l’UMP chargée de l’outre-mer. Sous sa direction, la liste UMP en outre-mer est arrivée en tête avec 29,6 %. Toutefois elle-même n’a pas été élue dans la sous-circonscription Océan Atlantique. DR

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Aubry : «prompt rétablissement» à Sarkozy [www.lefigaro.fr]

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Aubry : «prompt rétablissement» à Sarkozy

Lefigaro.fr
26/07/2009 | Mise à jour : 22:39

Les réactions du monde politique au malaise qui a entraîné l’admission du président Nicolas Sarkozy à l’hôpital du Val-de-Grâce ont été relativement espacées en ce dimanche estival.

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La première secrétaire du Parti socialiste, Martine Aubry, a adressé ses «voeux de prompt rétablissement» au président Nicolas Sarkozy. «Venant d’apprendre l’hospitalisation du président de la République», elle lui a adressé «tous ses voeux de prompt rétablissement».

Jack Lang (PS) adresse au président «un message de sympathie et ses voeux les plus chaleureux, en lui souhaitant, en particulier, un retour proche à ses activités normales».

Michel Vauzelle, président PS de PACA, s’est dit «très touché». «Je souhaite de tout coeur, en mon nom et au nom de l’ensemble des habitants de Provence-Alpes-Côte d’Azur, un prompt rétablissement au président de la République»,

Le maire socialiste de Paris Bertrand Delanoë a souhaité «un prompt rétablissement» au président Nicolas Sarkozy. «Je lui souhaite un prompt rétablissement, qu’il aille très bien très vite», a déclaré le maire de Paris en marge de la cérémonie d’arrivée du Tour de France.Bertrand Delanoë a étéla première personnalité à réagir à l’annonce du malaise du président de la République.

L’ancien président Jacques Chirac, qui avait lui aussi été hospitalisé au Val-de-Grâce, a souhaité un «très rapide rétablissement» au président Nicolas Sarkozy. Il a appelé le secrétaire général de l’Elysée Claude Guéant pour prendre des nouvelles du président, selon un proche de Jacques Chirac.

Xavier Bertrand, après ses voeux de rétablissement, a «salué la volonté de transparence de l’Elysée qui a donné un maximum d’informations sur l’état de santé du Président».

Patrick Devedjian, ministre de la Relance, a parlé sur BFM d’un «malaise passager qui est un signe de fatigue». «Je crois que Nicolas Sarkozy ne se ménage pas (…) il a l’air fatigué, un peu amaigri, mais tout le monde aussi est admiratif devant une énergie débordante», «hors du commun, mais elle a quand même des limites».

Le président du MoDem, François Bayrou, a déclaré qu’il «formait des voeux personnels pour que Nicolas Sarkozy retrouve le plus vite possible la meilleure des santés», après l’annonce d’un malaise du président de la République. «Je suis sûr qu’en disant cela, je partage le sentiment de tous les Français, quelles que soient leurs options politiques», a ajouté le député des Pyrénées-Atlantiques, adversaire de Nicolas Sarkozy à la présidentielle de 2007 et auteur d’un pamphlet au vitriol contre le chef de l’Etat, «Abus de pouvoir».

Dalil Boubakeur, recteur de la Grande Mosquée de Paris, a adressé «au nom des musulmans de France» ses «plus ardents souhaits et prières pour un prompt rétablissement» au président Nicolas Sarkozy. «Très vivement émus par la nouvelle de votre hospitalisation, nous vous adressons nos plus ardents souhaits et prières pour votre prompt rétablissement et la reprise rapide de vos activités au service de la nation tout entière»,a-t-il déclaré, précisant s’exprimer en son nom ainsi qu’en celui des «musulmans de France».

Le Premier ministre britannique Gordon Brown a souhaité un «prompt rétablissement» au président français Nicolas Sarkozy, a annoncé dans la soirée un porte-parole de Downing Street. «Le Premier ministre a adressé un message privé au président Sarkozy, lui exprimant son soutien et lui souhaitant un prompt rétablissement», a déclaré le porte-parole.

De son côté, le Premier ministre François Fillon a écourté son week-end dans la Sarthe pour rentrer à Paris cet après-midi, après avoir appris l’hospitalisation de Nicolas Sarkozy.

http://www.lefigaro.fr/politique/2009/07/26/01002-20090726ARTFIG00129-aubry-prompt-retablissement-a-sarkozy-.php

Nicolas Sarkozy va se reposer quelques jours[www.lefigaro.fr]

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Nicolas Sarkozy va se reposer quelques jours

Benjamin Ferran (lefigaro.fr)
27/07/2009 | Mise à jour : 15:37
Accompagné de son épouse, Nicolas Sarkozy a quitté l'hôpital peu après 11 heures.
Accompagné de son épouse, Nicolas Sarkozy a quitté l’hôpital peu après 11 heures. Crédits photo : AP

Le président de la République est retourné à la résidence officielle de la Lanterne après sa sortie de l’hôpital lundi matin. Son agenda pour les prochains jours a été modifié. Frédéric Lefebvre, qui avait à tort évoqué un «accident cardiaque», est revenu sur ses propos.

Nicolas Sarkozy va se reposer quelques jours[www.lefigaro.fr] dans ACTU GENERALE coeur-

Nicolas Sarkozy est sorti de l’hôpital. Accompagné de son épouse, le président de la République a quitté lundi matin à pied le Val-de-Grâce, où il a passé une nuit en observation. Il s’est ensuite rendu à la résidence officielle de la Lanterne, dans le parc du château de Versailles. Selon un nouveau communiqué de l’Elysée, il n’y a «aucune cause» ni «conséquence cardiologique» au «malaise d’effort soutenu par grande chaleur et sans perte de connaissance» dont il a été victime dimanche, alors qu’il faisait son footing à Versailles.

Un témoin a raconté avoir vu dimanche entre 13h00 et 13h30 un homme de dos en train de faire son footing dans l’allée de la Lanterne. Selon elle, l’homme était entouré de gardes du corps. Il avait l’air fatigué. Puis elle l’a vu s’écrouler. Les proches de Nicolas Sarkozy ont multiplié depuis les témoignages apaisants «Il est en très bonne santé. Tous les examens montrent qu’il n’y a rien d’anormal. Il a simplement fait un malaise qui est sans doute lié à un effort physique important sous un soleil intense», a confié François Fillon. En effet, le bilan sanguin, l’électroencéphalogramme, comme l’IRM cérébrale auxquels s’est soumis le le chef de l’Etat confirment qu’il n’y a ni cause ni conséquence neurologique ou métabolique à ce malaise.

Frédéric Lefebvre, dont la langue avait fourché lundi en évoquant, devant quelques journalistes, un «accident cardiaque», a vite rectifié ses propos. «J’ai évoqué la nécessité pour tout citoyen de tenir compte d’une telle alerte. C’est à cette occasion que j’ai employé le terme cardiaque en l’élargissant à tous les Français», explique-t-il dans un communiqué. «Je n’entends pas, évidemment, me substituer aux médecins qui, à la suite des examens effectués, ont constaté que les qualificatifs de vagal ou cardiaque, pour définir le malaise du président, n’étaient pas appropriés».

Un agenda ajusté

Même si «aucun traitement médical n’a été prescrit», le président de la République va devoir prendre «un repos relatif de quelques jours». Dès ce midi, il sera remplacé par Christine Lagarde, ministre de l’Economie, pour la signature à l’Elysée d’un accord sur la médiation du crédit aux entreprises. Il n’effectuera pas non plus le déplacement mardi au Mont-Saint-Michel sur le thème de la protection et de la valorisation du patrimoine de la France. Ce déplacement «est reporté à une date ultérieure», a annoncé l’Elysée.

L’incident confirme également la décision déjà prise il y a quelques jours de reporter à la fin de l’été le mini-remaniement annoncé depuis quelques semaines. Parmi les deux ou trois nouveaux secrétaires d’Etats pressentis figure Frédéric Lefebvre. Le porte-parole de l’UMP doit laisser son fauteuil de député à André Santini, débarqué du gouvernement.

Nicolas Sarkozy présidera en revanche le dernier conseil des ministres, mercredi à 10 heures. Puis il partira en vacances durant trois semaines. Il a prévu de les passer au Cap Nègre sur la côté varoise, dans la résidence familiale de son épouse, Carla Bruni-Sarkozy. Son retour est programmé pour l’avant dernier week-end d’août, juste avant le conseil des ministres, le mardi 25 août. En général, le conseil des ministres se tient chaque mercredi mais il s’agit ici de le faire coïncider avec l’anniversaire de la Libération de Paris, le 25 août 1944.

http://www.lefigaro.fr/politique/2009/07/27/01002-20090727ARTFIG00168-apres-son-malaise-sarkozy-ajuste-son-emploi-du-temps-.php

27 juillet, 2009

Les victimes collatérales de la crise financière/Réforme de la régulation financière : effet d’annonce ou véritable remise à plat du système ?

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Les victimes collatérales de la crise financière

Les victimes collatérales de la crise financière/Réforme de la régulation financière : effet d’annonce ou véritable remise à plat du système ? dans ACTU GENERALE fourth-of-july

Depuis quelques semaines, plusieurs indicateurs économiques laissent à penser que l’économie américaine se porterait mieux. Retour à la croissance du PIB prévue pour le second semestre 2009, hausse de l’indice de confiance des consommateurs, hausse des indicateurs des industries manufacturières et des services… Toutes ces données pourraient laisser espérer une prochaine sortie de crise.

Pourtant, ces indicateurs encourageants ne doivent pas laisser place à un trop grand optimisme. En parcourant la presse américaine, plusieurs exemples soulignent que la récession produit encore ses effets outre-Atlantique. Dans son édition datée du 2 juillet 2009, le New York Times illustre dans deux articles distincts les conséquences concrètes de la crise actuelle.

Premier exemple parmi tant d’autres : faisant face à des déficits publics croissants, certains Etats ont décidé de supprimer les programmes d’été des écoles. Le quotidien cite l’exemple de la Brevard County School (située en Floride) qui a décidé d’intégralement supprimer son programme, délaissant ainsi près de 14 000 élèves qui devront rester chez eux lors de la période estivale. De son côté, le Secrétaire d’Etat chargé de l’Education, Arne Duncan, a pressé les Etats à faire usage des 100 milliards débloqués par le gouvernement pour laisser ouvertes les écoles durant l’été. Mais malgré cet appel, des Etats tels que la Floride ou la Californie ont ignoré les pressions du gouvernement fédéral. En effet, bien que ces 100 milliards soient exclusivement réservés au système éducatif, les recettes fiscales ont tellement fondues que les autorités locales ont été contraintes de réduire drastiquement le budget de certaines écoles. En dépit des résultats des études menées sur l’utilité de ces programmes estivaux, de nombreux Etats ont souhaité utiliser l’argent fédéral à d’autres fins. Pour le moment, le Département de l’Education ignore le nombre exact de programme d’été annulés par les 15 000 écoles des districts que comptent les Etats-Unis. Les écoles situées autour des grandes agglomérations devraient néanmoins conserver leurs programmes. Durant les « summer program », les élèves pratiquent toutes sortes d’activité : révisions en mathématiques, cours de lecture, sciences et vie de la terre, jardinage, yoga…

Second exemple n’ayant aucun rapport avec le précédent : de nombreuses municipalités ont décidé d’annuler leurs feux d’artifice lors des festivités de la fête nationale du 4 juillet. Véritable institution aux Etats-Unis, les feux d’artifice et fêtes célébrant le « Fourth of July » sont l’occasion pour les américains de mettre en avant leur patriotisme. Pourtant en cette année de récession, l’heure n’est plus à la fête pour un bon nombre de communes américaines. Les autorités locales ont en effet décidé de supprimer leurs feux d’artifices de manière à ne pas licencier d’employés municipaux…

Ces deux exemples illustrent que la crise n’est pas encore terminée…  

jeudi 25 juin 2009

Réforme de la régulation financière : effet d’annonce ou véritable remise à plat du système ?

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Barack Obama vient de présenter le 17 juin 2009, la « plus vaste réforme du système financier depuis les années 30 », selon ces propres termes. S’agit-il d’un véritable projet de refonte du monde de la finance ou d’un simple effet d’annonce ? Une chose est sûre : il est encore trop tôt pour répondre de manière catégorique à cette question. Mais les nombreuses réactions des éditorialistes et autres experts économiques illustrent parfaitement l’importance qu’ils accordent à cette problématique.

Examinons succinctement les points essentiels du projet de réforme :

1 – La Réserve fédérale (FED) se voit attribuer un nouveau rôle : les plus grandes institutions financières américaines seront désormais placées sous la tutelle de la FED. Cette disposition devrait permettre au régulateur de prévenir les risques systémiques. Le pouvoir de la Réserve fédérale est donc particulièrement étendu et regroupe à présent des institutions de nature très diverses (banques, sociétés de crédit, assureurs…). Ces établissements seront assujettis à des règles plus strictes en matière de capitaux propres (ratio Tier-1). La FED disposera du pouvoir d’évaluation des risques pris par ces établissements. La banque centrale se trouvera également délestée de certaines de ses compétences périphériques.

2- Une agence de protection des consommateurs et des investisseurs (la Consumer Financial Protection Agency) va être créée : cette agence devrait notamment s’intéresser aux prêts subprimes proposés par les courtiers en crédits hypothécaires. Elle disposerait d’un pouvoir règlementaire, pourrait créer et interdire plusieurs produits financiers, étudier des sociétés et prononcer des sanctions.

3- La titrisation va faire l’objet d’une réforme : les banques devront conserver dans leurs bilans au moins 5% des crédits qu’elles titrisent. De ce fait, les établissements financiers ne pourront se soustraire entièrement au risque de crédit. La titrisation est une technique financière permettant de transférer à des investisseurs des actifs financiers (tels que des créances) en les transformant en des titres financiers émis sur les marchés de capitaux.

4- L’Office of Thrift Supervision va être supprimé : l’autorité de supervision des caisses d’épargne va disparaître à la suite de la faillite de la plus grosse caisse américaine durant la crise des subprime : Washington Mutual. Il sera fusionné avec l’Office of Comptroller of the Currency pour former le National Bank Supervisor.

5- Le Trésor présidera le Conseil de surveillance des services financiers ou Conseil des superviseurs (le Financial Services Oversight Council) : en collaboration avec la FED, il devra ainsi anticiper la création des bulles spéculatives de manière à prévenir les risques systémiques. Ce conseil sera composé du président de la Réserve fédérale, des directeurs du National Bank Supervisor et de la Consumer Financial Protection Agency, des présidents de la Securities and Exchange Commission (SEC) et de la Federal Deposit Insurance Corporation (FDIC) et le directeur de la Federal Housing Finance Agency (FHFA). C’est ce conseil qui décidera des établissements qui tomberont sous la tutelle de la Réserve fédérale (FED).

Reste à savoir si dans les faits, ces multiples propositions suffiront à prévenir une nouvelle crise financière. Sur ce point, et malgré le catalogue de réforme préconisé par l’exécutif, rien n’est moins sûr…

 

dimanche 14 juin 2009

L’aggravation du déficit public peut-elle remettre en question la réforme du système de santé ?


Medicare+Advantage+Special+Needs+Plans

C’est LA question taboue du moment Outre-Atlantique. Si l’on se réfère aux affirmations du président américain et à ses promesses de campagne, la réforme du système de santé pourrait être réalisée d’ici la fin de l’année. Pourtant, bien que Barack Obama en ait fait l’un de ses principaux arguments de campagne, l’instauration d’une couverture maladie universelle risque de se heurter à de nombreux obstacles, aussi bien de nature idéologique qu’économique.

D’un point de vue idéologique tout d’abord, les américains n’ont jamais été particulièrement attiré par la création d’une couverture maladie universelle assortie de l’interventionnisme étatique. La précédente administration démocrate au pouvoir (Clinton) avait d’ailleurs échoué sur ce point, pourtant vigoureusement défendu par la femme du président. Les républicains, quant à eux, dénoncent une socialisation de leur système de santé.

D’un point de vue économique d’autre part, le moment est plutôt mal choisi pour annoncer cette réforme. Du fait de l’adoption du plan de relance, le déficit public américain quadruplera cette année pour atteindre près de 13% du produit intérieur brut. Selon les premières estimations, la réforme du système de santé pourrait coûter près de 1 000 milliards de dollars. A l’heure actuelle, près de 635 milliards de dollars seraient d’ores et déjà provisionnés sur le budget 2010. Reste à trouver les 365 milliards restants ? L’administration Obama vient d’annoncer hier, qu’un peu plus de 300 milliards devraient être économisés durant les 10 prochaines années dans les grands programmes… de santé publique tels que Medicare ou Medicaid.

De cette manière, le gouvernement américain cherche à démontrer que la réforme du système de santé ne devrait pas contribuer à accroître les déficits publics. Cette position est très largement attaquée par le camp républicain, qui se base notamment sur les affirmations de l’American Medical Association qui estime que la création d’une couverture maladie contribuerait à faire exploser les coûts en matière de santé publique.

Si l’on se réfère aux promesses de campagne et aux déclarations de Barack Obama le nouveau système de santé devrait donner une couverture médicale à près de 46 millions d’américains qui en sont aujourd’hui dépourvus, mais également de permettre de réduire de moitié le déficit public d’ici 2013.

Actuellement, la plupart des américains sont couverts par une assurance maladie financée par leur employeur. Néanmoins, il existe des programmes spécifiques, particulièrement contrôlés, destinés à couvrir les dépenses de santé des plus démunis, des handicapés, des anciens combattants et des personnes âgées.

La vidéo de l’intervention hebdomadaire de Barack Obama consacrée à la réforme du système de santé (publiée le 13 juin 2009) :

 

Pour en savoir plus :

- le site de l’administration Obama de présentation de la réforme du système de santé

- le site de l’American Medical Association

- une étude de l’American Medical Association portée sur la réduction des coûts du système de santé américain 

 

jeudi 11 juin 2009

Où en sont les républicains ?


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Après avoir perdu la majorité au sein des deux chambres parlementaires et l’élection présidentielle de 2008, où en sont désormais les républicains ? Comme à la suite de chaque défaite électorale, un parti a besoin de se reconstruire et laisse place à une période de transition au cours de laquelle les principaux ténors de la formation politique cherchent à s’imposer.

Pourtant si l’on en croit les résultats d’un sondage publié cette semaine par l’institut Gallup pour Usa Today, aucun dirigeant du parti ne se détache réellement. L’étude révèle que près de 52% des personnes interrogées sont incapables de se prononcer sur la question de savoir qui est le principal leader du parti ?

Parmi les sondés ayant répondu, près de 13% d’entre eux estiment que Rush Limbaugh serait la personne la plus influente au sein du parti. M. Limbaugh est l’animateur radio le plus écouté du pays (son audience quotidienne s’élève à près de 13,5 millions d’auditeurs). Son émission, diffusée sur le network Premiere Radio, lui permet de commenter l’actualité d’un point de vue conservateur. Il est suivi de Dick Cheney, John McCain et de Newt Gingrich (l’ancien speaker de la Chambre des représentants).

Autre enseignement de ce sondage : seuls 34% des américains auraient une opinion favorable du parti républicain, contre 53% pour le parti démocrate. Il s’agit d’un seuil particulièrement faible pour la droite américaine qui souligne la nécessité de se réformer au plus vite. Plus grave encore, près de 33% des républicains ont une opinion défavorable de leur propre formation politique (à comparer aux 4% de démocrates ayant une opinion défavorable de leur parti).

Pour résumer, le parti républicain est à ce jour totalement divisé. Deux courants de pensée s’opposent frontalement. Suite à la défaite du 4 novembre 2008, certains estiment que le parti s’est positionné trop au centre de l’échiquier politique américain (une position notamment défendue par Rush Limbaugh). Selon ce courant, le parti républicain devrait revenir à la défense des idées conservatrices. Cette position semble être celle de la majorité des membres du parti républicain. En revanche, une minorité de républicains estiment que le parti n’arrivera à se relever qu’en assouplissant certaines de ses positions afin de récupérer les voix des électeurs centristes (ou modérés). Vous l’aurez compris, l’opposition est radicale et les débats risquent d’être animés dans les prochaines semaines.

En effet, si le parti républicain se retrouve actuellement au plus bas dans les sondages et dans les urnes et paraît particulièrement affaibli, nul n’est censé ignorer que la politique est cyclique et que viendra un temps où les démocrates connaitront les mêmes déboires… L’histoire est là pour le rappeler, le parti républicain se reconstruira lorsque les démocrates commettront des excès. La vie politique n’est qu’un éternel recommencement.

Pour en savoir plus :

- le site du parti républicain

- le site du Rush Limbaugh Show

- le site de John McCain

- le site Newt Gingrich

 

dimanche 7 juin 2009

Etats-Unis / monde musulman : une incompréhension mutuelle

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Alors que le président américain vient d’achever sa tournée au Proche-Orient en prononçant son discours historique du Caire, la route reste longue vers un apaisement des relations entre les Etats-Unis et le monde arabo-musulman.

Parfaite illustration de l’incompréhension mutuelle entre ces deux parties du monde, le sondage réalisé par l’institut Opinion Research Corporation pour la chaine de télévision CNN entre le 14 et le 17 mai 2009.

Selon les résultats de ce sondage, seul 1/5 des américains auraient une opinion favorable des pays musulmans. Ce chiffre est à rapprocher des 46% d’américains qui en auraient une opinion défavorable. Ce dernier nombre est d’ailleurs en augmentation par rapport à celui du précédent sondage réalisé en 2002 pour la chaine (41%). Du côté des musulmans, l’heure n’est pas encore à la confiance, malgré l’élection de Barack Obama. Bien que leur opinion ait légèrement évolué depuis l’accession au pouvoir du premier président afro-américain, leur sentiment de méfiance envers les Etats-Unis demeure.

La marge d’erreur de ce sondage est de plus ou moins 3%.

A eux seuls, ces quelques chiffres justifient le discours du Caire de Barack Obama

 

jeudi 4 juin 2009

Discours du Caire : la tentative de séduction de Barack Obama

Particulièrement attendu par l’ensemble de la communauté internationale, le discours de Barack Obama au monde musulman restera dans les mémoires. Plus que le contenu de son intervention, c’est avant tout la forme et la méthode du président américain qui demeure inédite. En prononçant son discours à l’Université du Caire devant plus de 3 000 invités, Barack Obama a tenu, une nouvelle fois, à marquer sa différence d’approche par rapport à celle de l’administration Bush.

S’il ne fallait retenir qu’une phrase de son discours ce serait celle-ci : Barack Obama souhaite prendre un « nouveau départ entre les musulmans et les Etats-Unis (…) fondé sur l’intérêt et le respect mutuel (afin) de mettre fin à un cycle de méfiance et de discorde ».

Tout en soulignant que les américains avaient profondément été touchés par les attentats du 11 septembre 2001, Barack Obama a tenu à souligner sa véritable connaissance du monde musulman et de l’Islam. Mais le président américain ne s’est pas contenté de rappeler son attachement à cette religion, il a également cherché à démontrer que de nombreux défis communs attendaient les musulmans et les Etats-Unis (exemple : combattre l’extrémisme sous toutes ses formes).

Barack Obama a également tenu à clarifier sa position sur de nombreux sujets d’actualité :

En ce qui concerne la question du conflit israélo-palestinien, le président s’est prononcé en faveur de la création d’un Etat palestinien en réaffirmant que la colonisation israélienne devait cesser. Mais il a également rappelé qu’Israël et les Etats-Unis étaient unis par des liens inaltérables. 

Pour ce qui est de l’Afghanistan, Barack Obama a rappelé que son pays n’avait pas l’intention d’établir des bases militaires permanentes et allait débloquer 2,8 milliards de dollars pour contribuer au développement économique de la région.

Enfin, Barack Obama a tenu à préciser que les Etats-Unis allaient développer des programmes de partenariat, d’échanges et de bourses entre universités américaines et musulmanes. Il a également ajouté que chaque peuple demeurait libre de choisir sa religion et de la pratiquer librement.

 

Voici les images du discours du Caire de Barack Obama


mardi 2 juin 2009

General Motors : la chute d’un géant


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La nouvelle était attendue, mais le choc n’en est pas moins rude. Le premier constructeur automobile américain, General Motors, a déposé le bilan ce lundi. Même si un dépôt de bilan ne signifie pas une liquidation judiciaire, le choc de la faillite de l’industriel aux Etats-Unis demeure considérable.

Il s’agit de la troisième plus grande faillite de toute l’histoire américaine, derrière celle de la banque d’affaire Lehman Brothers en septembre 2009 et de l’opérateur Worldcom en 2002. Il s’agit néanmoins de la plus grosse faillite de l’histoire industrielle américaine. Le constructeur automobile s’est placé sous la protection du chapitre 11. L’administration Obama espère que la période de restructuration du groupe ne dépasse pas les 90 jours.

A la suite de ce dépôt de bilan, quels sont les nouveaux actionnaires de General Motors ? Le Trésor américain prendra 60% de participation, suivi par le fond de couverture santé de l’United Auto Workers (UAW) pour 17,5%, les créanciers obligataires avec 10% ainsi que le gouvernement Canadien associé à la province d’Ontario (12%).  L’administration Obama a également décidé d’accorder 30 milliards d’aides supplémentaires au constructeur pour se réorganiser. Cette somme vient s’ajouter aux 20 milliards de prêts déjà accordés par le gouvernement à General Motors.  Ces 30 milliards proviennent du fond de sauvetage du secteur financier (doté de quelques 700 milliards de dollars) adopté l’automne dernier par l’administration Bush.

Cette période de répit évaluée entre 2 et 3 mois devrait permettre à l’entreprise de se restructurer. Néanmoins, pour assainir ses comptes et envisager une reprise viable, General Motors devra céder de nombreux actifs. C’est le cas notamment de certaines marques mythiques telles que Pontiac, Hummer ou encore Saturn. A l’issue de la procédure, seules 4 marques devraient subsister à l’intérieur du groupe : Chevrolet, GMC, Cadillac et Buick.

En ce qui concerne les licenciements, General Motors devrait se séparer de près d’un tiers de ses effectifs (soit 28 000 salariés) et d’environ quatorze usines. Son réseau de distribution et de concessions devrait considérablement être réduit.

Du côté de Detroit, berceau historique de l’histoire de l’automobile américaine, la presse parle de véritable « choc social ». Etroitement liée à l’activité des trois principaux constructeurs, la ville et l’Etat tout entier du Michigan connaissent déjà le plus fort taux de chômage de tout le pays. La nouvelle de la faillite de General Motors ne devrait pas arranger la situation…

Pour en savoir plus :

- notre article sur la procédure du chapitre 11 de la loi américaine sur les faillites

mardi 26 mai 2009

Barack Obama nomme Sonia Sotomayor à la Cour suprême

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Ce mardi, Barack Obama vient de nommer la juge Sonia Sotomayor à la Cour suprême. Même si cette nomination doit encore être entérinée par le Sénat, tout porte à croire que la magistrate d’origine hispanique prendra la place de David Souter dont le mandat expire fin juin.

Mme Sotomayor, 54 ans, est connue pour ses positions de centre-gauche plutôt progressistes. Sa nomination ne devrait pourtant pas modifier sensiblement l’équilibre politique au sein de la plus haute instance judiciaire des Etats-Unis. Cette information revêt une information particulière lorsque l’on s’intéresse de plus près au rôle de la Cour suprême. Les juges s’ils doivent se prononcer sur la constitutionalité des lois votées, ont souvent à trancher les grands débats de la société américaine. Une étude approfondie des décisions rendues par la Cour permet de mieux comprendre en quoi son rôle est fondamental aux Etats-Unis.

Diplômée des universités de Princeton et de Yale, Sonia Sotomayor a été désignée juge fédérale en 1991 par George H.W Bush puis juge à la Cour d’appel de New York par Bill Clinton en 1997.

En choisissant Sonia Sotomayor, Barack Obama démontre une fois de plus qu’il souhaite marquer sa présidence de plusieurs actes symboliques. En effet, dans le cas où sa nomination serait confirmée par les sénateurs, Mme Sotomayor deviendrait la première juge d’origine hispanique à la Cour suprême et la troisième femme de toute l’histoire américaine à accéder à un tel poste.  

vendredi 1 mai 2009

Le chapitre 11 de la loi américaine sur les faillites

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Ce 30 avril 2009, le troisième constructeur américain Chrysler a annoncé qu’il allait déposer son bilan et se placer sous la protection du chapitre 11 de la loi sur les faillites (Chapter 11 of the Bankruptcy Code). Quel est le rôle de ce texte ? Quelle protection apporte-t-il à une entreprise ? Nous allons tenter de répondre à ces questions.

La protection du chapitre 11 de la loi américaine sur les faillites peut être demandée par l’entreprise en difficulté ou l’un de ses créanciers (ce dernier cas étant tout de même très rare). Pour demander cette mesure, l’entreprise doit se trouver dans une position d’illiquidité. Elle ne peut plus rembourser la totalité de ses créanciers. Pour autant, l’entreprise n’est pas nécessairement totalement insolvable. La demande de mise sous protection devra être très détaillée (informations financières classiques et perspectives d’évolution de la société).

A partir du moment où cette entreprise est placée sous un tel régime, elle dispose de plusieurs prérogatives. Elle peut tout d’abord s’opposer aux demandes de ses créanciers et repousser les échéances de ses remboursements. Cette mesure exceptionnelle permet également de préserver tous ses actifs et éventuellement de réduire le montant de sa dette. Le dirigeant peut rester à la tête de la société et continue de s’occuper de la gestion de celle-ci.

Mais cette procédure ne présente pas que des avantages. L’établissement en difficulté sera désormais très étroitement contrôlé par le juge des faillites (le versement de primes aux dirigeants et salariés est alors encadré).

Une fois la protection acquise, l’entreprise va devoir mener des transactions avec ses créanciers. Elle devra ainsi leur proposer un plan de réorganisation détaillé. Ce plan sera ensuite soumis au vote des créanciers. En cas d’accord entre les parties, le juge pourra homologuer (confimation) le plan de réorganisation de l’entreprise. Ainsi l’entreprise en difficulté bénéficiera de plusieurs mois de répit pour se restructurer.

Le chapitre 11 de la loi américaine sur les faillites diffère du chapitre 7 du même texte. En effet, dans ce dernier cas, le juge prononcera purement un simplement la liquidation judiciaire de la société. Un administrateur serait alors nommé pour liquider les actifs de la société et rembourser ses créanciers.

Si l’on en croît les nombreux exemples passés, plusieurs entreprises protégées par le chapitre 11 se sont restructurées et ont survécu à cette étape judiciaire. C’est le cas notamment des plus grandes compagnies aériennes américaines telles que United Airlines ou US Airways.  

lundi 20 avril 2009

L’Amérique commémore les 10 ans du massacre de Columbine

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Dix ans déjà… Dix ans que les images du massacre du lycée de Columbine (Colorado) hantent la population américaine et repassent en boucle sur les chaines d’information lors de chaque nouveau drame. Pourtant malgré le fait que de nombreuses autres tueries se soient succédées ces dernières années au sein d’établissements scolaires, la fusillade du 20 avril 1999 demeure l’un des drames les plus médiatisé de l’histoire du pays.

Alors qu’une décennie s’est écoulée, de nombreuses questions restent en suspens. Bien que tout semble avoir été dit sur la personnalité des deux tueurs et les circonstances du drame, plusieurs spécialistes et journalistes cherchent aujourd’hui à rétablir la vérité. Selon certains d’entres eux, l’emballement médiatique aurait conduit à une analyse erronée du massacre.

Première précision : contrairement à ce qui a pu être dit par certaines personnes, les motivations des deux lycéens n’étaient pas précises. Leur attaque n’aurait pas spécialement été dirigée contre les sportifs, afro-américains et autres étudiants issus des minorités ethniques. Les victimes (1 professeur et 12 élèves) ont été choisies au hasard. Les deux étudiants souhaitaient en réalité faire exploser une partie du lycée. Mais les explosifs qu’ils avaient placés dans l’établissement n’ont pas fonctionné. Leur but était de causer la mort de plusieurs milliers de lycéens.

Seconde précision : l’un des deux auteurs du massacre semble avoir entrainé le second. Le plus âgé, Eric Harris, a ainsi laissé derrière lui plusieurs preuves de son attrait envers la violence. Le second, Dylan Klebold, paraissait au contraire plus effacé et davantage dépressif.

Quoi qu’il en soit, l’émotion est toujours aussi vive tant au niveau local qu’au niveau national. Depuis le drame, la police américaine a totalement revu sa procédure d’intervention et ses entrainements.

Dès dimanche soir, de nombreuses personnes se sont recueillies à Littleton pour honorer la mémoire des victimes de la fusillade. Le lycée est resté fermé toute la journée à l’occasion de la commémoration.  

mercredi 15 avril 2009

Cuba : vers la fin de l’embargo américain ?

Havana+

Instauré en 1962, l’embargo américain sur l’île de Cuba pourrait être levé prochainement. Si la décision n’a pas encore été prise, tout porte à croire que les relations entre les deux pays pourraient s’améliorer sous l’impulsion de la nouvelle administration américaine.

Ce lundi, le porte-parole de la Maison-Blanche a annoncé les premières mesures unilatérales que les Etats-Unis s’apprêtaient à prendre : la levée des restrictions de voyage et d’envoi de mandats aux familles restées sur l’île. Certes, il ne s’agit pas à proprement parler d’une levée pure et simple de l’embargo. Néanmoins, cette avancée intervient une fois de plus à contrepied du renforcement des restrictions ordonné par la précédente administration Bush.

Quelles sont les raisons de ce brusque renversement de position de la part de l’exécutif américain ?

Barack Obama se conforme en réalité à l’évolution de la position de l’opinion publique américaine. Plusieurs sondages réalisés récemment pour différents médias soulignent que les américains seraient très largement favorables à une normalisation des relations diplomatiques entre les deux nations.

Seconde raison de ce renversement, certains lobbies (dont la chambre de commerce américaine) feraient pression sur les parlementaires en faisant valoir que l’embargo serait totalement contreproductif. En effet, malgré plus de 40 ans de restrictions, le régime Cubain n’a jamais cédé. Or en ces temps de crise économique mondiale, certains groupes de pression font valoir que les entreprises américaines se voient privées d’un marché conséquent. Selon certaines estimations, les exportations vers Cuba pourraient rapporter près de 2 milliards de dollars par an.

Vous l’aurez compris, si la décision n’a pas encore formellement été prise, tout porte à croire que les relations entre les deux pays ne peuvent que se normaliser. Reste à savoir quand le parlement américain fera le choix de mettre fin à ces sanctions commerciales. Preuve que la crise financière actuelle peut avoir quelques conséquences positives…  

jeudi 26 mars 2009

Vers un renforcement des relations franco-américaines ?

2393401825_8391689f29Il aura suffit de deux faits pour que le doute s’installe : les relations franco-américaines seraient-elles entrain de se renforcer ou se détériorent-t-elle ? Selon un article publié par le quotidien français Le Monde daté d’aujourd’hui des : « la qualité des relations entre les deux présidents [ferait] l’objet de spéculation [depuis plusieurs semaines] ». Info ou Intox ? Le journal fait référence à deux « évènements » : d’une part, la lettre de Barack Obama adressée le 19 mars à Jacques Chirac (dans laquelle il rendait un hommage implicite à l’action du prédécesseur de Nicolas Sarkozy pour son action en faveur de la paix), d’autre part, le refus du président américain de se rendre sur les plages du débarquement de Normandie à l’occasion de son déplacement en Europe lors du G20 Londonien (Barack Obama se rendra en France le 6 juin prochain).

Les journalistes du quotidien nuancent toutefois ces spéculations en précisant dans les dernières lignes de l’article que Barack Obama et Nicolas Sarkozy se seraient entretenus hier pendant près d’une demi-heure afin de préparer la réunion du G20.

Que dire alors de ces rumeurs sur la détérioration des relations entre les deux hommes ? A première vue, les arguments justifiant la possibilité de cette aggravation semble bien mince pour appuyer de telles affirmations.

De plus, il convient de souligner que les Etats-Unis n’ont jamais été aussi proches (idéologiquement parlant) de la France depuis l’éclatement de la crise financière et l’élection de Barack Obama. En effet, de nombreux journaux américains conservateurs dénoncent régulièrement le fait que les Etats-Unis seraient entrain de devenir « socialistes » (voir sur ce point l’article de Jérome sur le blog Inside The Usa ainsi que notre billet consacré à la Californie), et s’apprêteraient à faire passer des réformes semblables à celles initiées par les régimes européens, il y a quelques années. L’un des exemples le plus représentatif de cette tendance actuelle est certainement celui des propositions du secrétaire au Trésor Tim Geithner en matière de réforme de la régulation du système financier américain. Parmi les principales mesures prônées par la nouvelle administration, figurent celles d’une plus grande protection des consommateurs, d’un encadrement plus sévère des politiques de rémunération, d’une plus grande coopération internationale…

Ces exemples illustrent, à leur manière, les rapprochements de conceptions entre les Etats européens et les Etats-Unis. Dès lors, s’il on se réfère à ces quelques éléments, on en déduit que loin de se détériorer, les relations franco-américaines seraient plutôt entrain de se renforcer.

vendredi 20 mars 2009

Barack Obama s’adresse en direct au régime Iranien

Il s’agit d’une illustration concrète du changement radical de la diplomatie américaine : Barack Obama s’est adressé en direct à la population et aux dirigeants Iraniens. A l’occasion du nouvel an Iranien, le président Américain a affirmé qu’il souhaitait dialoguer honnêtement avec la République islamique en prônant un respect mutuel entre les deux nations. Cette initiative a été accueillie favorablement par Téhéran qui souhaite également repartir sur de nouvelles bases de dialogue.

Voici les images du message d’Obama au régime Iranien :

 

Le texte du discours d’Obama ici.

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L’aggravation du déficit public peut-elle remettre en question la réforme du système de santé ?[Regards sur les Etats unis]

dimanche 14 juin 2009

L’aggravation du déficit public peut-elle remettre en question la réforme du système de santé ?


L’aggravation du déficit public peut-elle remettre en question la réforme du système de santé ?[Regards sur les Etats unis] dans ACTU GENERALE Medicare+Advantage+Special+Needs+Plans

C’est LA question taboue du moment Outre-Atlantique. Si l’on se réfère aux affirmations du président américain et à ses promesses de campagne, la réforme du système de santé pourrait être réalisée d’ici la fin de l’année. Pourtant, bien que Barack Obama en ait fait l’un de ses principaux arguments de campagne, l’instauration d’une couverture maladie universelle risque de se heurter à de nombreux obstacles, aussi bien de nature idéologique qu’économique.

D’un point de vue idéologique tout d’abord, les américains n’ont jamais été particulièrement attiré par la création d’une couverture maladie universelle assortie de l’interventionnisme étatique. La précédente administration démocrate au pouvoir (Clinton) avait d’ailleurs échoué sur ce point, pourtant vigoureusement défendu par la femme du président. Les républicains, quant à eux, dénoncent une socialisation de leur système de santé.

D’un point de vue économique d’autre part, le moment est plutôt mal choisi pour annoncer cette réforme. Du fait de l’adoption du plan de relance, le déficit public américain quadruplera cette année pour atteindre près de 13% du produit intérieur brut. Selon les premières estimations, la réforme du système de santé pourrait coûter près de 1 000 milliards de dollars. A l’heure actuelle, près de 635 milliards de dollars seraient d’ores et déjà provisionnés sur le budget 2010. Reste à trouver les 365 milliards restants ? L’administration Obama vient d’annoncer hier, qu’un peu plus de 300 milliards devraient être économisés durant les 10 prochaines années dans les grands programmes… de santé publique tels que Medicare ou Medicaid.

De cette manière, le gouvernement américain cherche à démontrer que la réforme du système de santé ne devrait pas contribuer à accroître les déficits publics. Cette position est très largement attaquée par le camp républicain, qui se base notamment sur les affirmations de l’American Medical Association qui estime que la création d’une couverture maladie contribuerait à faire exploser les coûts en matière de santé publique.

Si l’on se réfère aux promesses de campagne et aux déclarations de Barack Obama le nouveau système de santé devrait donner une couverture médicale à près de 46 millions d’américains qui en sont aujourd’hui dépourvus, mais également de permettre de réduire de moitié le déficit public d’ici 2013.

Actuellement, la plupart des américains sont couverts par une assurance maladie financée par leur employeur. Néanmoins, il existe des programmes spécifiques, particulièrement contrôlés, destinés à couvrir les dépenses de santé des plus démunis, des handicapés, des anciens combattants et des personnes âgées.

La vidéo de l’intervention hebdomadaire de Barack Obama consacrée à la réforme du système de santé (publiée le 13 juin 2009) :

Pour en savoir plus :

- le site de l’administration Obama de présentation de la réforme du système de santé

- le site de l’American Medical Association

- une étude de l’American Medical Association portée sur la réduction des coûts du système de santé américain 

Gaza : les raisons du silence d’Obama

Classé dans : POLITIQUE,USA ELECTIONS ET POLITIQUE ET AUTRES SUJETS — tebawalito @ 0:49

mardi 6 janvier 2009

Gaza : les raisons du silence d’Obama

Gaza : les raisons du silence d’Obama dans POLITIQUE Gaza Depuis plusieurs jours et au fur et à mesure de l’intensification des bombardements israéliens sur la bande de Gaza, la pression internationale s’intensifie sur le futur président des Etats-Unis d’Amérique. Pour autant, Barack Obama par le biais de son porte-parole réaffirme son intention de ne pas interférer avec l’administration Bush dans la gestion de la crise. En effet, celui-ci fait valoir qu’en matière de politique étrangère, le principe d’unicité de présidence prévaut. En raison de négociations délicates menées par les diplomates américains, l’Amérique ne peut parler que d’une seule voix.

 

Mais certains analystes de politique étrangère estiment que Barack Obama a préféré gardé le silence en raison de son incapacité actuelle à agir librement. En raison de son pragmatisme, le futur président privilégie le silence à toute solution précipitée. D’autres estiment au contraire que le mutisme d’Obama laisse sous-entendre sa désapprobation à l’égard de la politique étrangère israélienne.

 

Pourtant, en dépit de l’avis de certains commentateurs politiques, la position de Washington ne risque pas de changer radicalement avec l’arrivée de Barack Obama à la Maison-Blanche. Les Etats-Unis resteront encore les principaux alliés d’Israël pendant de nombreuses années. Plusieurs facteurs expliquent le rapprochement entre les deux pays : le poids du lobby juif dans la politique américaine (qui finance notamment les campagnes électorales de nombreux candidats), un sentiment missionnaire commun, un partenariat économique et militaire…

Une polémique embarrasante

Regard sur les Etats-Unis

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samedi 25 juillet 2009

Une polémique embarrasante

Une polémique embarrasante dans ACTU GENERALE custom_1248112828806_gates

La question était sensible, la polémique fut inévitable… La question raciale est revenue, ces derniers jours, au centre de la vie politique et sociétale américaine.

La semaine dernière, Henri Louis Gate Jr, professeur à l’Université de Harvard rentre de voyage. Arrivé devant son domicile, il réalise qu’il a perdu ses clés et tente ensuite de forcer sa porte d’entrée. Une voisine, croyant à un cambriolage, prévient alors la police. Les autorités arrivent sur place, la discussion s’envenime et malgré la preuve apportée par M. Gate, procèdent à son interpellation en lui passant les menottes aux poignets. Le problème, est que M. Gate est un afro-américain, ami du Président, et qu’il prétend avoir été injustement traité en raison de sa couleur de peau. 

La polémique va ensuite enfler. Barack Obama décide de réagir et prend parti ouvertement pour le professeur de Harvard en qualifiant le comportement des policiers chargés de l’interpellation de « stupide ». De leur côté, les associations professionnelles de police ont répliqué en critiquant ouvertement la prise de position du locataire de la Maison Blanche en lui reprochant son manque d’impartialité. La polémique a pris une telle ampleur que Barack Obama a été obligé de revenir sur cette affaire en s’exprimant dans les médias. Tout en se déclarant surpris de l’étendue de la polémique, le Président américain a rappelé qu’il « respectait le travail des officiers de police ». 

Barack Obama a-t-il pris une position trop hâtive ou s’agit-il d’un simple emballement médiatique ?  

Toni Morrison : « Une contre-histoire de l’Amérique à écrire »

Toni Morrison : « Une contre-histoire de l’Amérique à écrire »

Toni Morrison (DR)

« Beloved » avait valu à Toni Morrison son premier Prix, le Pulitzer. C’était en 1988. Prix Nobel de Littérature (en 1993), elle est devenue une des plus grandes voies littéraires de la planète. « Un don » est son onzième roman paru en France et peut-être le plus puissant. Avec sa symphonie littéraire habituelle, elle plonge plus loin qu’elle ne l’avait jamais fait dans l’histoire de l’esclavage aux Etats-Unis.

A la fin du XVIIe siècle, le pays est encore une

  colonie anglaise. L’esclavage n’est pas encore une loi, son existence tacite en rendait les Noirs autant victimes que les Européens. L’événement historique qui sert de background au livre est « la révolte de Bacon » (1676 en Virginie), quand une armée de Noirs, d’indigènes, de Blancs et de mulâtres emmenée par des propriétaires, renversa le gouvernement de la colonie.

Pour que cela ne se reproduise plus, le pouvoir divisa pour régner. Et créa des lois qui donnaient aux Blancs le pouvoir d’exploiter, torturer et tuer les Noirs. L’identité d’un homme se définissait par la couleur de sa peau.

Toni Morrison est une voix qui compte beaucoup outre-Atlantique. Très clintonienne (elle avait défrayé la chronique en déclarant dans la presse, il y a des années, qu’il était le « premier Président noir américain »), elle avait commencé par supporter Hillary Clinton dans la course à l’investiture, avant de se rallier à Obama qu’elle aura très fortement soutenu.

Quelques mois après l’arrivée d’Obama à la maison Blanche, la romancière était de passage en France.

Votre roman se situe avant le temps du racisme pur, implicitement accepté dans les Amériques. Comment est venu le désir d’aller fouiller cette période, quasi inédite en littérature ?

Je voulais travailler sur cette période des Etats-Unis qui est inconnue pour beaucoup de monde, non dite. Les Etats-Unis ne sont pas nés avec, dans leur identité propre, le racisme, l’esclavage et l’inégalité. Cela a été imposée par une loi, une loi qui a légalisé le racisme.

J’ai donc voulu regarder comment se passaient les choses avant. Une période où les hiérarchies n’étaient pas du tout bâties sur les races, mais seulement sur l’argent, le pouvoir. La période qui précède cette vision romantique que tout le monde a des Etats-Unis, avec l’arrivée des Hollandais, des Espagnols, des Français, des Britanniques. Qui venaient pour le bois, l’or, les ressources qui justifient les colonisations habituelles.

Mais il y avait 20 millions de natives, d’Indiens, avant cela. Il y avait même des esclaves blancs, notamment des centaines d’enfants qu’on a fait venir d’Angleterre pour travailler. Les Indiens, eux, refusaient de travailler ainsi, et c’est là qu’on a fait venir des esclaves venus d’Afrique. Contrairement aux idées reçues, l’esclavage aux Etats-Unis n’a jamais été tourné uniquement contre les Noirs. Le racisme, par contre, si.

A cette époque, les Etats-Unis étaient plutôt… désunis. Une colonie. La terre, on l’obtenait soit par un don, soit par la conquête. On avait alors une multitude d’Etats, avec dans chacun des colons différents. C’est cette instabilité, qui allait virer au chaos, que j’ai voulu montrer.

En lisant « Un don », j’ai beaucoup pensé à Elmore Leonard [un des maîtres du roman noir US, adapté au cinéma par Tarantino ou Soderbergh]. De la même génération que vous, il a, lui, écrit des westerns antiracistes…

J’adore ! C’est vrai qu’il est surtout connu pour ses dialogues et ses romans noirs. Mais ses westerns sont excellents. Le modèle du genre, aux Etats-Unis, c’est « Règlements de comptes à OK Corral » (de John Sturges, 1957), ce film inspiré d’un fait réel.

Ce que le film ne dit pas, c’est que si Wyatt Earp et Doc Hollyday (Burt Lancaster et Kirk Douglas) s’associent, c’est non seulement pour « nettoyer la ville », mais aussi pour ne pas permettre aux Noirs d’y venir. Une Histoire reste à écrire : celle des cow-boys noirs.

Toni Morrison : « Une contre-histoire de l'Amérique à écrire » dans ACTU GENERALE Morrison-Un%20don%20jpgLe livre a été publié en 2008 aux Etats-Unis. On fait forcément le lien avec l’essor d’Obama, d’autant que vous l’avez beaucoup soutenu. Les Etats-Unis entrent-ils dans l’ère « postraciale » ? Comment vivez-vous les premiers mois d’Obama à la maison Blanche ?

Certes, le « dialogue racial » s’améliore et l’atmosphère a changé. Mais il y a encore de nombreux groupes et milices racistes. Je hais ce terme de « postracial », mais il est vrai que le couple Obama est complètement un mix. C’est ça qui est nouveau.

Lui a des origines au Kansas autant qu’au Kenya. Et Michelle Obama descend d’esclaves autant que de propriétaires. Ce couple est un mix et un continuum. Mais il ne faut pas oublier que Clinton avait été le premier président vraiment en rupture : un foyer monoparental, une origine modeste, une enfance dans la classe ouvrière.

Durant sa campagne, Obama a été très soutenu par les militants. La participation aux élections a été plus forte que jamais (58% contre 30 % habituellement). Il y a donc un risque : tout le monde attend qu’il fasse tout, change, tout. Du coup, les gens ne participent plus. Ils voient Obama comme un roi qui va leur rendre tout ce qui lui a été donné durant la campagne.

Or, il faut comprendre que le pouvoir reste au peuple ! C’était aussi ça, le sens de la campagne. Il va falloir continuer à agir, par exemple pour l’extension de la couverture médicale.

► L’entretien avec Toni Morrison était traduit par Raphaëlle Liebaert, que nous remercions.

« Un don » de Toni Morrison (trad. Anne Wicke, Christian Bourgois, 195 pp., 15 €)

http://www.rue89.com/cabinet-de-lecture/2009/06/21/toni-morrison-une-contre-histoire-de-l-amerique-a-ecrire

«Un don » : génèse de l’Amérique

 « N’aie pas peur. Mon récit ne peut pas te faire du mal malgré ce que j’ai fait et je promets de rester calmement étendue dans le noir » : ainsi s’ouvre le livre. Avec la jeune Florens, fille d’esclave africains offerte à une famille de propriétaires par sa propre mère.Nous sommes à la fin du XVIIe siècle, dans le Maryland. Dans « Beloved » (situé deux siècles après), Toni Morrison avait mis en scène une mère hantée par le fantôme de sa fille qu’elle avait égorgée pour lui éviter de connaître l’esclavage. « Un don » est le donc le miroir inversé de « Beloved ».

Le récit à la première personne de Florens se mêle à la vie des autres personnages : Jacob, orphelin venu d’Angleterre et propriétaire d’une plantation ; Lina l’esclave amérindienne dont la tribu a été décimée par une épidémie ; Rebekka, l’épouse de Jacob, dont les enfants meurent les uns après les autres ; Sorrow, l’enfant rescapée d’un naufrage ; Willard et Scully, qui travaillent pour acheter leur liberté. Des êtres marqués par l’abandon.

Cette plantation est aussi l’utopie d’une multiplicité harmonieuse : le couple, les servantes et les engagés forment une famille. Mais la ferme est devenue un enfer à la mort de Jacob, tombé malade alors qu’il commençait à céder aux sirènes du commerce des hommes…

Désynchronisant les temporalités et les narrations (une marque de l’auteur), le livre se déroule sur trois jours et devient une plongée géographique et métaphorique vers les origines d’une nation. La bible d’un paradis noyé et la genèse d’une nation qui se fondera sur l’individualisme et le racisme.

Polémique après l’arrestation d’un prof de Harvard noir

à la une

Polémique après l’arrestation d’un prof de Harvard noir

Ami d’Obama, Henry Louis Gates a été arrêté alors qu’il tentait d’ouvrir sa propre maison. Le Président a pris fait et cause pour lui.

Henry Louis Gates (DR)

L’affaire Henry Louis Gates a fini par remonter jusqu’au sommet : interrogé sur le sujet, Barack Obama a jugé l’arrestation du Professeur Gates « stupide » et évoqué la persistance du racisme aux Etats-Unis, qui les « hante ».

Henry Louis Gates a en effet été arrêté par la police alors qu’il luttait pour ouvrir la serrure bloquée de sa maison. C’est un éminent professeur d’Harvard, spécialiste de l’histoire des tensions raciales aux Etats-Unis. Et noir.

Un « comportement désordonné et belliqueux »

L’incident, qui nourrit un débat passionné depuis quelques jours aux Etats-Unis, a eu lieu la semaine dernière. Henry Louis Gates, « Skip » pour ses familiers, revenait d’un voyage en Chine, où il effectuait des recherches sur les origines du célèbre violonceliste Yo-Yo Ma.

Il arrive chez lui, à Cambridge (banlieue chic de Boston) mais ne parvient pas à ouvrir la porte de sa maison. Avec l’aide de son chauffeur, noir lui aussi, il tente de forcer la porte en poussant dessus. Une passante zélée les repère et prévient la police.

Gates a pu entretemps rentrer chez lui. Une voiture de police arrive, un policier (blanc) se présente, demande à Gates de sortir. Ce dernier refuse. Le policier entre. Gates lui présente une pièce d’identité (avec son adresse) et demande au policier de s’identifier à son tour, ce que ce dernier aurait refusé de faire. Le policier sort, Gates le poursuit, en colère, répétant : « C’est comme cela que vous traitez un Noir aux Etats-Unis ! »

Selon le rapport de police, Gates affichait un « comportement désordonné et belliqueux » et menaçait : « Vous ne savez pas à qui vous avez affaire. » Le policier décide alors de lui passer les menottes et de l’arrêter. Le rapport précise que l’officier s’est identifié, contrairement aux dires de Gates.

Un jeune noir sur neuf en prison

L’élection de Barack Obama a eclipsé pendant quelques mois le débat sur la discrimination raciale aux Etats-Unis. L’affaire Gates l’a brutalement reveillé. Certes, comme l’a rappelé mercredi le Président, le racisme recule aux Etats-Unis. Mais un jeune noir sur neuf est toujours en prison et les contrôles policiers ciblent encore trop souvent les suspects en fonction de leur couleur de peau…

Gates n’entend en tout cas pas en rester là. Il veut mettre sa notoriété au service de la lutte contre le « délit de faciès » (« racial profiling » en VO), notamment en réalisant un documentaire sur les discriminations dans la justice pénale.

Obama : « Si cela m’était arrivé… »

Barack Obama, pour sa part, a déclaré comprendre la colère de « Skip » Gates, qui est par ailleurs son ami personnel.

« Si c’était moi qui avais essayé de m’introduire… », a-t-il plaisanté, avant de se reprendre : « Cela ne risque pas trop d’arriver ici [à la maison Blanche, ndlr]… Je serais descendu » :

« Ce que nous savons, au-delà de cet incident, c’est que la police depuis très longtemps arrête des Africains-américains et des Latinos de façon disproportionnée, a-il encore déclaré. C’est un simple constat. » (Voir la vidéo, en anglais)

Le policier responsable de l’arrestation s’est déclaré « déçu » par les remarques d’Obama, et notamment par l’utilisation du mot « stupidité » : selon lui, le Président a parlé « sans connaître les faits. » Il a refusé de s’excuser, estimant qu’il avait « suivi les procédures ».

Et pour prouver qu’il n’est pas raciste, Jim Crowley a raconté qu’il n’avait pas hésité à faire le bouche à bouche à la star de basket Reggie Lewis, un noir.

http://www.rue89.com/2009/07/23/polemique-apres-larrestation-dun-prof-de-harvard-noir

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