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30 octobre, 2008

« L’enthousiame des jeunes Américains me rappelle un soir de mai ’81 à la Bastille

« L’enthousiame des jeunes Américains me rappelle un soir de mai ’81 à la Bastille »

il y a 7 heures 55 min

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Discussion: USA 2008 : l’oeil du Monde.fr

Cette campagne n’est pas comme les autres par Louis Ledder

Je suis un jeune Américain, résident du Wisconsin, mais j’ai vécu une année et demie en France. Je peux assurer les français que cette élection est vraiment différente de tous les élections qu’on a vu récemment en Amérique du Nord ou en Europe. Ayant passé les mois des campagnes primaires en France, j’étais moi-même un peu choqué par la situation que j’ai trouvé à mon retour. Je n’ai jamais vu un tel enthousiasme de la part des jeunes, des étudiants, et de ceux qui se sentent défavorisés. Les européens que je connais sont assez sceptiques qu’un noir puisse être élu président, parce qu’ils voient les américains comme « raciste ». Mais cette élection montre que, si les Etats-Unis sont connus pour les tensions raciales, c’est parce que nous avons fait beaucoup d’effort pour les combattre. Une des raisons pour laquelle Obama va gagner c’est qu’il a donné de l’espoir aux jeunes et à ceux qui s’intéresse à l’avenirl’espoir qu’il ne sera pas comme n’importe quel homme politique, que comme président, il pensera aux intérêts non seulement des puissants mais de tous les américains. Pour des milliers de jeunes blancs comme moi, Obama représente nos intérêts mille fois mieux que McCain ne pourrait jamais, et ça, c’est du progrès.

Les élections vues d’Irak par Michel Corlay

Je suis parti faire la guerre, le 6 juin, 2006, ou 06/6/06, 666. Depuis des semaines déjà, mon vote est parti dans le Kentucky, un vote par correspondance. La dernière fois que j’ai envoyé une lettre à ma femme, elle a mis 2 mois a arriver. Je me suis battu presque tous les jours dans les rues de villages décatis, a la recherche d’insurgés qui certaines fois, n’avaient pas mange depuis des jours, mais sont tout de même capables de mettre en échec la plus puissante armée du monde. Je suis blanc, bien portant, ni pauvre, ni riche, chef d’entreprise, soldat de la liberté, bien assure, nourri aux fibres équilibrées; mes drapeaux américains flottent hauts au dessus du toit de ma maison. Je suis le premier à me lever et à défendre mon pays, j’ai des valeurs qui feraient pâlir d’envie J-M. Le Pen et pourtant je ne suis pas un radical, ni même de droite. Je vis dans l’Amérique d’aujourd’hui; je fais la guerre pour une cause à laquelle je ne crois pas. Je suis un Français devenu citoyen des USA sur le champ de bataille. Qui s’en soucie? Personne… Moi, je vote pour mes frères d’armes. Combien de McCain dans le Platoon ? Zéro. 

L’Amérique retient son souffle par Serge Bokobza

Je vis en Alabama. Etat rouge vif (rouge=républicain, bleu=démocrate). Professeur a l’université, mes collègues votent a moite pour les républicains et a moitie pour les démocrates. Mais le reste de l’Etat est solidement républicain. Après avoir vote démocrate pendant des années, avant les droits civiques, ici tout le monde vote républicain. Sauf les Noirs quand ils votent. Et pourtant, il y a un changement, dans ma banlieue aisée et blanche pratiquement pas de panneaux McCain-Palin sur les pelouses ou fleurissaient les panneaux Bush-Cheney il y a quatre ans. Pour la pour la première fois, je vois même quelques panneaux Obama. Autour de moi, quelques amis, instruits et cultives, francophiles ou francophones, qui d’habitude votent républicain vont voter démocrate : un mélange d’économie et d’audace. Et si l’Amérique avait un président noir? L’Amérique d’ici retient son souffle et attend mercredi matin 5 novembre pour savoir si elle va encore donner au reste du monde une leçon de démocratie et affirmer au monde le destin américain et l’ascension sociale.

La campagne depuis le Kentucky et l’Indiana par haller

Je vis aux USA depuis 2002, mais ce que j’ai vu n’a rien de comparable avec l’élection 2004. J’ai vu des pleurs, de l’émotion et de l’unité entre des personnes que tout sépare. La vraie Amérique, l’Amérique qu’on aime voir. L’enthousiame des jeunes Américains me rappelle un soir de mai 81 à la Bastille. Je parle de la campagne de Barack Obama, à quand un Obama français ? Peut-être un jour mais faut pas rêver les choses vont plus vite.

Un citoyen américain pour Obama par Sucharit

J’habite l’État de Michigan aux Etats-Unis, et c’est remarquable, la passion des citoyens cette année pour l’élection américaine. Tout le monde en parle toujours. Je vais voter pour Obama, et la plupart de citoyens ici comptent voter pour lui aussi. Je m’inquiète de la manque d’habilité de Sarah Palin, et je déteste notre président current- à mon avis, John McCain continuerait les mêmes décisions horribles des républicains. Il faut changer la direction dans laquelle notre pays avance, et je suis confident que Barack Obama peut aider a transformer ce pays.

Après le marathon c’est le sprint final, par Claire Francoulon

Un engouement particulier ? C’est peu dire ! Ce scrutin, quel qu’en soit le résultat, sera effectivement historique. Le taux de participation, les sommes engagées, les candidats en présence… Dimanche soir, je me suis rendue à un fundraising (modeste) en faveur du candidat démocrate. L’idée forte est que tous participent à écrire une page importante de l’histoire américaine. Les militants sont inlassablement sur le terrain pour rappeler aux gens d’aller voter, la crainte étant que des sondages trop favorables démobilisent les électeurs, les files d’attente sont longues pour faire son devoir civique et peuvent en rebuter quelques uns, Il faut sans arrêt veiller à ce que chaque vote compte. L’engouement est aussi dû au fait qu’a fait que les Américains (au sens large) veulent reprendre leur place dans le monde, ils veulent être fiers de leur pays et de leur Président. Les débats télévisés ont été très suivis et il n’y a aucune conversation qui n’aborde pas le sujet des élections (c’est assez rare aux Etats Unis). Dernière semaine, après le marathon c’est le sprint final !

Engouement partagé en Floride par Stéphanie T

Je vis en Floride depuis un an et j’avoue que j’ai commencé à voir la tournure que prenait cette élection présidentielle depuis début janvier. Au fil de la campagne, les camps se sont vite définis, à commencer par les autocollants « Obama/Biden 08″ ou « McCain/Palin 08″ sur les voitures, en passant par les pancartes plantées au bord des nationales, dans les pelouses des quartiers résidentiels, ou même les Tee Shirts des équipes de football universitaires au nom des candidats. Depuis que les débats ont commencé, l’engouement en Floride n’en est que plus fort étant donné que c’est l’un des Etats où les candidats sont encore à égalité dans les sondages. Il ne passe pas un jour sans que l’on parle des élections au travail, dans les administrations, dans les restaurants. C’est ma première expérience d’une élection présidentielle américaine et en discutant avec les locaux je vois bien que c’est la première fois qu’une élection amène tant de personnes à se mobiliser. Les jeunes se sentent très concernés et je pense que le taux d’abstention sera faible car s’il est question de voter absolument pour l’un ou pour l’autre, il n’a jamais été question de ne pas voter, d’après les discussions que j’ai pu avoir avec mes collègues. De manière générale, qu’ils soient partisans des démocrates comme des républicains, les habitants ont tous une envie de changement et d’amélioration de leur situation économique après la crise des subprimes.

BARACK par odile Mittig

A Lansing, capitale du Michigan, il n’y a aucun doute, Barack Obama sera le grand gagnant de l’élection, partout des panneaux Obama-Biden devant les maisons,très rares les McCain-Palin. On ne parle que de politique ces dernières semaines, et tous disent : « nous vivons une période historique! ». La base est archi-mobilisée, il n’y aura pas de relâchement dans les derniers jours, le sentiment d’urgence pour le changement est tel que les volontaires affluent, dimanche compris, de toutes les classes sociales, pour participer a l’événement. Du jamais vu selon les amis !

Fascinating par Laurent Mignot

Je vis aux Etats-Unis depuis 18 mois à Cincinnati, ville dans l’ensemble très conservatrice, malgré une population noire importante. La différence entre le centre ville pauvre et noir et les banlieues aisées et blanches est étonnante. Il suffit de regarder les « lawn signs ». Malgré les sondages, je reste sceptique quant à la possibilité que l’Ohio vote Obama, compte-tenu de ce que j’entends ici. Beaucoup de blancs, par ailleurs très éduqués, me disent qu’il ne voterons jamais démocrate, et que le programme de campagne ne compte pas.

Dans l’ensemble, je trouve cette campagne fascinante. Il est surtout intéressant de suivre, au delà des nouvelles de CNN ou CBS, des programmes plus partisans comme Keith Olbermann sur MSNBC, ou Fox News (aussi appelé Fix News ou Fox Noise par Keith). Je regarde « Countdown with Keith Olbermann » tous les soirs et reste étonné par les gaffes et l’amateurisme de la campagne de McCain. En France, si un parti menait une campagne pareille, au delà de toute sensibilité politique, il ne serait pas du tout dans la course.

Une autre chose qui est surprenante et qui est peu perçu en France, c’est le désastre qu’a été la sélection de Sarah Palin. Son évidente incompétence, mise en avant par les débats et divers interviews a été amplifiée par sa caricature dans Saturday Night Live et fait beaucoup de mal a McCain. Si celui-ci a consolidé sa base, il a perdu beaucoup des indépendants qui ont fait sa force pendant les primaires.

Un tournant historique. par Gérard François

Je suis allé voter à l’avance, comme le permet l’État de Virginie. Sur un écran électronique, j’ai choisi le président, mon député, mon sénateur, mes représentants en Virginie, le superintendant du comté, le shérif,les membres du Conseil Scolaire et ai voté en faveur de la proposition d’emprunt pour l’aménagement des parcs. Belle leçon de démocratie. La campagne se termine ici, dans la banlieue de Washington, dans un enthousiasme très visible. Il y avait une longue file d’attente à mon bureau de vote. J’y ai vu beaucoup de jeunes noirs. (L’État de Virginie n’a accepté la déségrégation de ses écoles que contraint et forcé en 1972!)

La crise financière a relégué au second plan la guerre culturelle qui avait démarré sous Nixon et avait couté l’élection a beaucoup de démocrates.

La campagne a envahi les chaînes de télévision. La guerre en Iraq a disparu des écrans. Les autocollants pour Obama , de même que ses affiches plantées sur les pelouses semblent être la majorité. On craint que le 4 novembre, les bureaux de vote ne puissent accueillir les foules, soit par manque de machines, soit à cause d’horaires trop court. La campagne harcellement des immigrants illégaux a déclenché un immense intérêt chez les hispaniques pour l’élection. Mon quartier est constellé de posters plantés sur le gazon. Mais selon la coutume, on ne parle pas politique avec les voisins ni en public

Vu du Kansas par philippe Mognol

J’habite aux Etats-Unis depuis le premier septembre 2008. A Kansas city plus precisement. Effectivement l’on ressent un engouement particulier pour cette campagne , même si c’est ma première campagne américaine vue de l’intérieur. Il me semble que c’est la première fois qu’un président sortant est aussi impopulaire que Bush. Ici les gens n’hésitent pas a afficher leur conviction par des panneaux dans leur jardin ou sur leurs voitures. on sent les américains inquiets , inquiet que McCain gagne, inquiet qu’Obama gagne , inquiet des conditions de vote…. La seule chose sure c’est qu’Obama est le candidat le plus porteur de changement est d’espoir. Mais le changement peut faire peur a certains. Sa négritude est relativement taboo au moins dans les médias , mais c’est sur que cela pose un problème a beaucoup d’americains.

Moins d’agressivité par Blandine Fayolle

Je vis a Atlanta (Georgie), bastion traditionnellement républicain, depuis 1997. Entourée par des collègues très conservateurs, j’ai été la cible de remarques désagréables, parfois juste moqueuses, au début de la guerre en Irak et pendant les dernières élections. Des photos de McCain et de sa femme trônent sur les bureaux des managers comme celles de Bush et Laura il y a 4 ans. Néanmoins, je reçois beaucoup moins d’emails anti-démocrates qu’auparavant (en théorie c’est une pratique qui est inacceptable dans l’environnement de l’entreprise, mais qui est plus que tolérée dans la mienne). Dernièrement un email anti-Obama a été envoyé a toute la force de vente. Un vendeur a réplique en envoyant le lien démontrant que les « informations » envoyées étaient de purs mensonges.

Personne n’aurait ose répondre lors des précédentes élections. Des amis noirs américains se sont inscrits sur les listes électorales pour la première fois. C’est le plus grand changement que j’ai pu constater et je suis heureuse d’avoir pu convaincre personnellement l’un d’entre eux a s’inscrire il y a 6 mois. Carte verte en poche, je ne peux voter puisqu’il faut avoir la citoyenneté Américaine. Alors j’encourage les employés qui travaillent aux entrepôts de mon entreprise a faire entendre leur voix le 4 novembre, et n’hésite pas a expliquer pourquoi je voterais pour Obama si j’en avais le droit. Je serai mardi soir prochain a la soirée officielle du parti démocrate de Géorgie espérant la victoire d’Obama.

En Caroline, entre espoir et peur par Boileau Jeannette

Française en Caroline du Nord depuis un an, je participe a un groupe de soutien a Obama a Raleigh. Je suis émerveillée par l’efficacité, l’organisation et la disponibilité de ses « petites mains ouvrières » qui donnent de leur temps, de leur énergie et de leur espoir au candidat. Comme eux, j’oscille entre espoir et crainte superstitieuse (polls truques, votes détournés), malgré les sondages nous avons tous peur. McCain a trouve une arme de choc : celle du Socialisme. Ses arguments sont primaires et feraient sourire en Europe, ici ils effraient : « on va prendre a ceux qui ont travaille toute leur vie et donner cet argent aux paresseux, indigents, a ceux qui ne le méritent pas », « on va augmenter les impôts, l’Etat va tout contrôler ». « On va tuer la libre entreprise ». A cela s’ajoute la question raciste, je connais de vieilles dames issues de vieilles démocrates locales qui voteront McCain parce qu’elles ne peuvent se résoudre de voter pour un noir ! Si Obama gagne en Caroline, il sera président cela ne fait aucun doute.

Témoignage de Blacksburg, Virginie par Geraldine Bissel

J’habite Blacksburg en Virginie, petite ville ou se trouve l’université de Virginia Tech. Traditionnellement, la population universitaire est plutôt démocrate alors que la Virginie a vote républicain par le passe. Mais il semble y avoir un grand engouement pour le candidat Barack Obama. Les deux années qui viennent s’annoncent plutôt moroses a l’université a cause des restrictions budgétaires importantes qui s’annoncent : pas de hausses de salaires et même des licenciement. Barack Obama semble viser juste en axant son discours pragmatique sur les classes moyennes qui peinent a payer leur prêt immobilier, cartes de crédit, assurance maladie…Beaucoup de mes collègues sont allés voir Obama lorsqu’il a donne un discours a Roanoke et ont été emballes. Et bien sûr, le fait historique qu’il serait le premier président noir ainsi que sa fraicheur (il ne fait pas parti de la dynastie Bush ou Clinton) ajoutent a l’engouement pour Barack Obama. Mes collègues espèrent un changement et… moi aussi!!!

Un musicien français dans l’élection. par Michel Debost

J’ai la double nationalité France et US. Marié depuis 40 ans à une américaine, j’habite l’Ohio depuis 20 ans. J’ai déjà voté depuis une semaine, ce qui est possible en Ohio (l’un des « swing states »). Il y avait déjà beaucoup de votants au bureau et pas tous d’apparence « bourgeoise », signe que cette élection importe intensément à l’Amérique. La saturation médiatique (payée ou informationnelle) est pesante mais hypnotique. Les médias me semblent assez enclins vers Obama, mais sans exclusive envers McCain. La règle de temps égal s’applique assez bien.

Depuis 15 jours, l’économie et la taxation ont pris le pas sur tout le reste : assurance-maladie, immigration, énergie et climat, politique étrangère, Irak/Afghanistan, politique sociale fédérale, aide au tiers-monde etc, sont passés au second plan. Le futur président, néanmoins, y sera immanquablement confronté.

Pour un français, les termes surprennent encore: les mots « socialiste » ou « marxiste » sont encore perçus comme des crimes de lèse-démocratie, ainsi que « libéral » (notre définition française des péchés affairistes), qui est ici l’équivalent de « gauchiste ». La question raciale, c’est quasi tabou: on n’en parle peu (c’est presque un délit de parole), bien que tout le monde y pense. C’était surtout sensible en début de campagne, mais qu’en restera-t-il dans l’isoloir? Il est certain que même si le détestable racisme existe dans certains esprits, ce n’est pas ici une politique d’état. Et chez nous?

Mon été en volontaire pour Obama par Jean-Philippe Doho

J’ai passé l’été à Atlanta, Géorgie, où j’ai eu la chance de faire du volontariat pour Barack Obama. Cette expérience et l’une des plus enrichissantes de ma vie. Au niveau du contact avec les personnes, a l’exception de quelques disputes avec des supporters de McCain, j’ai vraiment senti un engouement incroyable pour Barack Obama. Atlanta, ville assez noir et l’une des villes les plus démocrates de Géorgie vibre au couleur bleu rouge et blanche du sénateur de l’Illinois. J’ai enregistrer (register) en dame de 80 ans qui votait pour la première fois et qui avait rencontrer MLK. Dans ce sens, avec de nouveaux votants, la population noir qui vote en masse, des jeunes toujours plus actif, je très confiant quand à l’élection de mardi prochain mais ma propre fiancer, américaine délocaliser à Paris, et très inquiète, parlant du niveau de « stupidité » de certains américains. L’avenir dira qui avait raison, mais même avec un résultat négatif le 4 novembre je pense que l’Amérique ne sera plus jamais pareil

Campagne présidentielle dans le Dakota du Nord par Marie-Laure Reese

Habitant aux Etats-Unis depuis plusieurs années, j’ai déménage dans le Dakota du Nord (Grand Forks) en août 2000. Il faut savoir que le Dakota du Nord est un Etat républicain (rouge) depuis très longtemps (même si les sénateurs sont democrates), mais pendant cette campagne on voit le vent tourner, ce qui est tres excitant. D’abord Barack Obama est venu nous rendre visite au printemps, ici a Grand Forks, et Hillary Clinton a décidé d’en faire autant. Énormément de gens sont venus d’un peu partout pour les entendre parler. Personne d’habitude ne s’arrête ici donc c’était incroyable de voir deux candidats démocrates. Les républicains, eux, ne sont pas venus, car d’une part ils pensent avoir la majorité des votes et d’autres part leur réunion du mois de septembre s’est passe a Minneapolis qui est a quatre heures de route d’ici. Mais voila, cet Etat commence a devenir blanc car le rouge se fade sous le bleu des démocrates. De plus en plus de panneaux devant les maisons disent « Obama » et les « McCain » ne sont pas aussi nombreux. Il faut savoir qu’ici les gens parlent de politique très ouvertement et c’est très intéressant de voir comment les gens se passionnent pour leur candidat. Etant francaise, je ne comprends pas vraiment comment on peut en parler aussi librement car je m’énerve contre les idées républicaines que je trouve parfois ridicule. En tout cas je suis enchantée car cela va être la première fois que je vais pouvoir voter pour des élections américaines. Vive Obama!

Une campagne qui ne mobilise étonnamment pas les foules par Julia Cagé

J’étudie actuellement l’économie aux Etats-Unis et ce qui m’a le plus surpris, c’est le manque d’engouement des étudiants qui m’entourent pour ces élections. Certes, un certain nombre d’entre eux sont étrangers et n’ont donc pas de raison particulière de s’y intéresser, mais même les étudiants Américains ne semblent pas considérer ces élections comme leur principale préoccupation. Seuls les débats semblent les mobiliser, mais moins que l’on pourrait s’y attendre. J’ai souvent eu l’impression qu’il s’agissait pour les étudiants plus d’une occasion de se retrouver – comme le serait un match de football américain ou de basket – que d’un évènement historique. Passés ces débats, les élections ne sont pas vraiment au coeur des conversations, et même durant les débats, peu d’attention est prêtée aux discours des candidats. Cela me semble frappant par rapport à la manière dont j’avais vécu le débat Royal-Sarkozy à Paris. Cela s’explique peut-être d’une part par l’importance de la crise financière sur laquelle la plupart des discussions portent et qui semblent mobiliser l’attention.

Peut-être aussi par le fait que chez les étudiants qui m’entourent une sorte de consensus pro-Obama se dégage, et qu’il n’y a donc pas lieu à débat, d’autant que tous les sondages le donnant gagnant, sa victoire semble apparaitre comme une évidence. Mais j’espère que la soirée de mardi sera elle véritablement historique !

Une ruée vers les urnes par Tom S

Si je compare cette élection avec les deux précédentes, il y a d’abord un facteur externe (la crise financière) qui fait beaucoup d’ombre médiatiquement aux élections. Mais c’est avant tout la ruée vers les urnes qui m’a marqué cette année. Ici en Caroline du Nord, on peut voter depuis quelques jours et les queues sont dignes d’un film de George Lucas, 1 à 2 heures pour aller remplir son devoir civique. C’est pour moi la première fois que je vois un tel engouement pour aller voter, dans un pays où l’abstentionnisme est assez prononcé. Les gens sont aussi bien conscients de l’aspect historique de la candidature d’un noir, et on verra bien si l’Amérique est prête à l’investiture d’un noir à la maison blanche. Les sondages donnent Obama largement gagnant mais certains journalistes doutent de la sincérité des sondés pour voter pour un noir.

Moment historique par Michel Busier

Je vis aux USA depuis 1978. L’ élection de 2008 ressemble un peu a celle de 1980, lorsque Reagan a et élu alors que le pays doutait de lui-même et cherchait un nouveau sense de direction. La crise économique actuelle rend possible l’élection d’Obama. Malgré la gestion désastreuse de la présente administration, le manque de pragmatisme de la campagne menée par McCain et l’ incoherence de Palin, les sondages montrent qu’ Obama ne mene que par 5 ou 6 points. Clinton en 92 avait un avantage de 19 points avec une situation économique plus facile.

Le racisme, la bigoterie et l’intolérance ne sont plus aussi visibles qu’ils ne l’étaient il y a 30 ans. Mais l’amélioration economique des minorites cree une grande anxiete parmi les blancs, qui ont peu d’education ou qui sont dans une situation de precarite.

Néanmoins Obama a réussi a toucher toutes les classes de la société et a redonner espoir a l’Amérique en restant positif, calme et résolu même en considérant les attaques denigrantes des républicains. Obama transcende les préjugés ethniques de beaucoup de blancs et enthousiasme les moins de 25 ans, ce qui est un fait nouveau a l’échelle nationale. La crise nécessitera de gros sacrifices de toute la population. Obama représente tous les espoirs d’ une société qui a peur de l’avenir. C’ est vraiment un moment historique pour le pays.

 

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