TEBAWALITO

blog de la fraternité avec la diaspora noire. Ceux a qui cet appel fait echo, venez et matez mon blog

31 août, 2008

Barack Obama at the 2008 DNC

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 Hillary Clinton at the 2008 DNC

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President Bill Clinton at the 2008 DNC

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 Senator John Kerry at the 2008 DNC

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Michelle Obama at the 2008 DNC

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Contre l’Obamania

France for Barack Obama blog

Blog sur les élections américaines 2008 et la candidature de Barack Obama – Comité français de soutien à Barack Obama

Contre l’Obamania

Contre l’Obamania dans ACTU GENERALE 5L’auteur:

Samuel Solvit

 

image-2 dans COMITE FRANCAIS DE SOUTIEN A B.OBAMA

Il était une fois, à des lieux de Washington, Dallas, ou Los Angeles, des citoyens – soutenus par une population plutôt favorable selon les sondages – qui prenaient très à cœur un événement qui se déroulait depuis quelques mois aux Etats-Unis. Drôle d’idée !

Cette chose qui déchaînait les passions, c’était l’élection américaine, événement politique américain qui concernait d’abord et avant tout les citoyens étasuniens. Mais plus particulièrement, l’objet de cette attention à travers l’Europe et d’autres continents était Barack Obama.  On aurait même entendu : « Comment rester insensible à son charme et son charisme, il est beau… entre Martin Luther King et JFK, il nous donne envie de croire. Mi-dieu, mi-prophète, … ».

La réalité est bien éloignée de cela et moins rose.  Loin du rêve ou de l’idolâtrie, soutenir Barack Obama est d’abord un engagement politique et doit le rester. Ce travers, s’il existe, est négatif pour le débat et la réalité ; une réalité qui a besoin de sérieux, de vigilance et d’action. Parce que tous les matins, partout dans le monde, les défis communs que nous devons relever grandissent.

Ces défis multiples sont globaux et dépassent le local, le national ou l’ethnique, mais il concernent aussi notre quotidien bien que cela puisse parfois sembler lointain (prix des aliments, énergie, pétrole, sécurité, paix, immigration, guerres, conflits sociaux…) :

  • l’environnement caractérisé par tous les types de pollutions, le réchauffement climatique, le manque de responsabilisation des différents acteurs sociaux (entreprises, personnes, industries, Etats)

  • l’économie et la finance internationale caractérisées par une démoralisation et par une prépondérance sur le politique (cf : « supercapitalisme »*)…

  • la situation de l’Afrique édifiante en termes sanitaires, d’instabilité politique et encore de développement économique, bien que très nuancée…

  • les extrémismes, conflits et banditismes (terrorisme, conflit israélo-palestinien, Irak, Afghanistan, mafias, trafics de drogues, d’êtres humains et d’armes…)

On ne peut pas être tous, perpétuellement, sensibles quotidiennement à ces réalités si pesantes, cependant elles demandent au moins une mobilisation attentive lors d’événements majeurs, autant qu’il en soit possible.

Le président américain, quel qu’il soit, ne pourra ni changer brusquement la politique américaine, ni « rétablir la paix dans le monde » pour les plus idéalistes ! Cependant, en tant qu’acteur central dans tous les grands enjeux mondiaux, les Etats-Unis ne peuvent être considérés comme n’importe quel pays. D’ailleurs, d’aucun ne sera surpris par ces chiffres:

  • 13 811 200 millions de $ US, c’est le PIB américain qui représente plus de 25% du PIB mondial (source : World Bank, 2007)

  • 48%, c’est la part des Etats-Unis dans les dépenses militaires mondiales sachant que la Chine représente 8% ou que l’Europe représente 20% (source : Center for arms control and non-proliferation, 2008)

À ces titres, il s’agit d’abord, en tant que citoyen du monde d’avoir un regard critique, pragmatique et constructif, mais surtout pas idéalisé. Cette candidature, car ici il s’agit de soutenir Barack Obama, doit être appréciée avec une approche politique, d’abord pour l’intérêt commun. S’ingérer dans la vie politique américaine ? Certainement pas, mais être préoccupé par notre avenir commun : oui !

Il est donc important de ne pas travestir ce soutien en une religion : « l’Obamania »…

Ce serait réduire Obama et nos grands défis communs que de mettre la symbolique au premier plan. La symbolique n’est pas détachable du contenu politique (en terme de programme et de propositions), l’un peut faciliter l’autre et réciproquement, mais il est plus sain que le fond prime sur la forme.

Obama propose un programme, une vision et des valeurs comme c’est le rôle de l’homme politique. La symbolique et la mise en forme (charisme, aura, symbolique multi-culturelle, jeunesse…) sont le « packaging ». Ce serait cependant une erreur de le négliger, c’est aussi comme ça que l’on motive un peuple et que l’on donne envie, et c’est donc aussi par ces moyens que l’on peut mettre en place une nouvelle gouvernance.

Obama utilise clairement l’Espoir et le Changement (Hope, Change) comme argument de campagne, en passant également par le rassemblement, le dépassement des clivages, l’union… Mais cet argumentaire devient aussi une réalité, une réalité métissée et qui s’ouvre, à l’intérieur comme à l’extérieur. Ces mots ne sont pas que des outils marketing, ils peuvent aussi être des catalyseurs.

Plus concrètement soutenir Obama, c’est soutenir une politique étrangère fondée sur la diplomatie (dialogue), des engagements environnementaux meilleurs que ceux de McCain (volonté de réduction de 80% des émissions de CO2 d’ici 2050 contre 60% pour McCain, amélioration de l’efficacité énergétique, favoriser les énergies renouvelables, suppression des subventions aux compagnies pétrolières et gazières…), un désengagement progressif d’Irak d’ici 2011, une participation à une gouvernance mondiale plus sage, un multilatéralisme plus poussé, une administration moins liée au lobbies (du moins en volonté !), un meilleur plan de redressement économique que McCain, des engagements plus fermes sur la non-prolifération et la dénucléarisation progressive (il faut espérer que ça dure !), une rupture de comportement de la part des Etats-Unis en comparaison à G.W.Bush, des valeurs d’ouverture et de rassemblement.

On ne peut pas réduire un homme politique et donc Barack Obama à un programme, une vision, une symbolique, un charisme, une aura, un métisse… C’est un tout, mais soyons d’abord regardant sur le contenu qui, et c’est pour cela que nous soutenons Barack Obama, annonce des engagements positifs. Il est impossible de prévoir précisément la politique d’Obama s’il est président. C’est un pari sur l’avenir comme tout projet politique, loin de l’amour ou de la haine.

 


* Expression et ouvrage de Robert Reich, ancien Ministre du travail sous l’administration Clinton.

http://www.franceforbarackobamablog.com/2008/08/09/contre-lobamania/#comment-343

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5 commentaires pour “Contre l’Obamania”

  1. avatar.php?gravatar_id=eaa208ae0a6738effbe216973bf83ba3&size=40&default=http%3A%2F%2Fwww.franceforbarackobamablog.com%2Fwp-content%2Fthemes%2Fprobama-fr%2Fimages%2Fnopic dans METISSAGE /melange/multiculturel

    dan dit :

    “48%, c’est la part des Etats-Unis dans les dépenses militaires mondiales sachant que la Chine représente 8% ” et tout le monde sait bien que les chinois sont des menteurs (le gouvernement) et leur part aux dépenses militaires mondiales est probablement 4 fois supérieure. (ou plus)

  2. avatar.php?gravatar_id=3d93ad76be6199bc098a9c8037a3f2f1&size=40&default=http%3A%2F%2Fwww.franceforbarackobamablog.com%2Fwp-content%2Fthemes%2Fprobama-fr%2Fimages%2Fnopic dans NOIR OU BLACK MAIS ILLUSTRE

    Pierre dit :

    On est d’accord, cher Samuel. Peut être vous aviez eu l’opportunité de lire le bloc notes de BHL au Point à ce sujet. Eh bien, c’est exactement ce que j’avais écrit sur son et mon soutien à Obama. J’ai aussi affirmé que face au danger et défit lancés (et le mot lancer a pour moi un sens bien plus vaste et dangereux) au monde, Obama ne peut pas, n’a pas le « droit » de se renfermer aux Etats-Unis et c’est exactement ce qui empêche malgré toute l’espoir en lui de signer un chèque d’avance

  3. avatar.php?gravatar_id=fe76fb81f9be09abe94af7ef4a294843&size=40&default=http%3A%2F%2Fwww.franceforbarackobamablog.com%2Fwp-content%2Fthemes%2Fprobama-fr%2Fimages%2Fnopic dans POLITIQUE

    Bambou dit :

    Un très bel article que j’ai lu et découvert avec beaucoup de plaisir.
    Ce blog me plait depuis sa création, et j’en reste un fidèle lecteur.
    Bien qu’admirateur d’Obama, je reste assez peu expressif sur son charisme … je m’attarde plutot sur son programme qui, même si elle ne doit pas être l’outil de référence absolue constitue tout de meme une solide base de comparaison. Il m’arrive de temps a autres de m’accrocher aux symboles en liens avec notre ami Sénateur, parce que je les trouves tout de meme assez proches !

    Merci pour cet article passionant, merci pour ce blog.
    A très bientot, Banban du bout du monde. )

  4. avatar.php?gravatar_id=5b04a1ae7898fec26ee278c895c32a48&size=40&default=http%3A%2F%2Fwww.franceforbarackobamablog.com%2Fwp-content%2Fthemes%2Fprobama-fr%2Fimages%2Fnopic dans USA ELECTIONS ET POLITIQUE ET AUTRES SUJETS

    littlehorn dit :

    Voilà qui est bien dit Samuel, malheureusement je ne suis pas sûr que les gens appliquent ce conseil.

    Cf le documentaire sur France 5, tourné par des Obamaniaques, pour des Obamaniaques, et avec des Obamaniaques.

  5. avatar.php?gravatar_id=71063302b0eadb2263b958e24822ac80&size=40&default=http%3A%2F%2Fwww.franceforbarackobamablog.com%2Fwp-content%2Fthemes%2Fprobama-fr%2Fimages%2Fnopic

    teba dit :

    Il ya peut-être le symbole qu’OBAMA représente certe. Mais nous ne sommes pas dupe. Une personne ne peut pas se lever comme cela du jour au lendemain et partir avec autant de personnalités dans son sillage, sans avoir pris le temps de mesurer les responsabilités qui pèseront sur lui! Pour moi OBAMA sera entouré des meilleurs spécialistes, stratèges, toute la machine qui permet à un président de décider en connaissance de cause. Il possède des compétences aussi et cette humanité au fond de lui. L’histoire nous a toujours démontré que les programmes des candidats n’ont pas toujours été appliqués à la lettre parcequ’une fois élu, la réalité entraîne des réajustement ou des remises en question de certains éléments du programme. Ce qui peut nous ammener à nous poser la question suivante : celle de savoir si c’est uniquement le programme qui détermine un futur président?? Ou ya t-il d’autres paramètres qui interviennent pour en faire l’élu. Toute cette équipe dèrrière lui. Je pense que son programme sera bien ficellé et dévoilé le moment venu. Et nous seront surpris. Confiance!!!!!Il n’est pas non plus question d’ethnique dans l’espoir placé dans OBAMA. Il ya le rassemblement et c’est aussi cet élément qui se joue dans cette élection.

“Je demande que le sénateur Obama soit choisi par cette convention par acclamation”

 Vu dans

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OBAMA NOMINATED UNANIMOUSLY – THANKS TO HILLARY 

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YES WE CAN!!! 3 mots que  la Sénatrice de New York n’a pas employés, lorsqu’avec panache et feu d’artifice elle a mis  un terme définitif aux supputations sur son soutien en demi-teinte au Sénateur de l’Illinois. Trois mots qui ont transparu de presque chaque phrase, ces deux derniers jours. Lors de son discours tout d’abord avant hier,  et puis là, lors de ce vote historique. Elle a interrompu la procédure de mise aux voix pour querrir de l’assemblée démocrate une désignation de Barack Obama par acclamation. 

Il n y a donc  plus aucun doute sur l’engagement de la Sénatrice aux côtés du héros de cette convention démocrate 2008. Le voici désigné depuis plus d’une quinzaine d’heures comme candidat officiel du parti Démocrate Américain. HISTORIQUE!!!

L’union démocrate est enfin en lice, n’en déplaise aux “Pumas. C’était mal connaître la tradition démocrate américaine et vouloir comme d’habitude – surtout en France – opérer un transfert, en amalgamant nos moeurs politiques à celles de nos amis américains. Je le réécris encore une fois: il est vain de rechercher une quelconque ressemblance entre le cas Ségolène Royal, broyée par les trompes éléphantesques en 2007, et Barack Obama. Voici, certes en mauvaise qualité, une vidéo de ce moment qui restera marqué, pour des générations (je m’excuse, cher lecteur,  du caractère laudatif de ce billet, ici, c’est comme on dit le coeur qui parle): “Let’s declare together, in One voice, right now, that Barack Obama is our candidate and HE WILL BE OUR PRESIDENT”. 

Il n’est pas possible de comprendre ce soutien total si l’on ne compulse pas avec intérêt l’histoire du fonctionnement des partis aux Etats-Unis. A mon souvenir, il n’existe qu’un moment notable de l’histoire, où un candidat battu, à la loyale, a joué contre son camp à ce stade du processus électif. La chose eût lieu dans le camp Républicain. Il s’agit de l’élection à la présidentielle de 1912.  Celle-ci donna lieu à une vraie triangulaire entre le candidat du Parti démocrate, le président sortant et candidat du Parti républicain W. Taft et enfin Theodore Roosevelt, qui fonda le parti progressiste lorsqu’il se rendit compte qu’il ne pouvait obtenir l’investiture du parti Républicain. Woodrow Wilson fut élu grâce à la division au sein du Parti républicain ; le total des votes de Taft et de Roosevelt fut bien supérieur à celui obtenu par Wilson. Il est dans la tradition démocrate de ne donc jamais faire feu contre son camp, même lorsqu’il y eût les dissensions que nous remarquâmes et notâmes lors de cette longue campagne des primaires. Chapeau bas donc à Madame Hillary Clinton, et à son époux. Viva la famille Clinton, Amen. 

Dans la Famille Clinton, je demande le Mari. Cet homme charismatique, l’homme de 1992, rappellait à l’ensemble des démocrates il y a deux jours, que les critiques sur l’inexpérience d’Obama n’étaient pas nouvelles. Sans aller jusqu’à Kennedy, celles-ci eurent cours lors de cette fameuse élection, qu’il remporta haut la main. Il prouva par la suite sa capacité à être un meilleur commander in Chief que ne le furent Bush Père et Fils réunis – rappelez vous de la guerre du Kosovo et de l’intervention américaine qui  coupa court à une tragédie européenne à quelques pas de chez nous. “It did not work in 1992 because we were on the right side and it will not work in 2008 because Barack Obama is on The Right Side of History” ( Cela ne marcha pas en 1992 parce que nous étions dans la droite ligne de l’Histoire et ça ne fonctionnera pas en 2008 parce que Barack Obama est dans la ligne droite de l’Histoire ). 

Enfin, saluons ce double moment dans l’Histoire: Barack Obama, espoir des Etats-Unis d’Amérique et d’une partie du monde, de ces voix sans droit de vote, qui murmurent son nom dans les forêts, les steppes, les déserts d’Afrique ou d’ailleurs, est désormais, et sans conteste possible, l’une des deux personnes qui conduira le destin de cette grande Nation les quatre prochaines années.

Enfin, une standing ovation aux  époux Clinton, qui ont ici encore, livré à la face du monde cette vision d’espérance ressuscitée,  cette résurrection de ce que nous nous devons, nous européens, considérer comme modèle de pratique démocratique. 

L’auteur:

Archippe Yepmou

Blogueur InternetSansFrontières.com

Tentative d’assassinat de Barack Obama : des suspects arrêtés

obamatentativedassassinat.jpg: Election présidentielle américaine

Tentative d’assassinat de Barack Obama : des suspects arrêtés

Linternationalmagazine.com , publié le 26/08/2008

La police de Denver a arrêté des hommes qui projetaient d’assassiner M. Obama durant son discours dans un stade de Denver, selon les déclarations de l’un des suspects.

L’équipe de campagne du candidat démocrate à la Maison Blanche Barack Obama ne compte pas changer de programme après l’arrestation de trois hommes, dont un armé, dimanche à Denver.

L’affaire a commencé dimanche quand la police a arrêté un automobiliste qu’elle soupçonnait de conduire en état d’ivresse. La police a découvert dans son véhicule deux fusils ainsi qu’une lunette de visée, un gilet pare-balles, un talkie-walkie, des munitions et des méthamphétamines, une drogue de synthèse très puissante. Cette arrestation a conduit à deux autres arrestations dont celle d’un repris de justice connu pour ses sympathies pro-nazies.

Une télévision locale a rapporté qu’un des hommes arrêtés avait dit que ses amis projetaient d’assassiner M. Obama durant son discours dans un stade de Denver car ils ne voulaient pas qu’un Noir puisse devenir président.

Le directeur de la communication du candidat démocrate, Robert Gibbs, a indiqué mardi qu’aucun changement n’avait été apporté au programme du candidat. M. Obama doit prononcer une allocution jeudi soir à Denver dans un stade pouvant accueillir 75.000 personnes.

M. Gibbs a refusé de faire des commentaires sur l’enquête en cours. Les autorités ont indiqué mardi que les hommes arrêtés ne représentaient pas une menace pour M. Obama.

« Nous pouvons dire que nous sommes absolument sûrs qu’il n’y avait pas de menace crédible contre le candidat, la convention démocrate ou les habitants du Colorado« , a dit le procureur du Colorado Troy Eid dans un communiqué.

Denver : une ville quadrillée

De nombreuses forces de police quadrillent la ville de Denver et les abords du centre des congrès où se déroule la convention démocrate sont placés sous haute surveillance. Des grilles entourent le périmètre de la convention et pour pénétrer dans la zone proche de la convention il est nécessaire de posséder des accréditations magnétiques et de se soumettre à de stricts contrôles policiers.

Selon un responsable américain, cité mardi par la chaîne CNN, les menaces contre M. Obama pourraient n’être rien de plus que les propos d’un « illuminé hallucinant sous l’effet de la drogue et se parlant à haute voix« .

(Avec AFP)

http://www.linternationalmagazine.com/article5190.html

Election présidentielle américaine

bellesmccain.jpg:: Election présidentielle américaine

La belle-soeur de John MacCain apporte son soutien à Obama

Linternationalmagazine.com , publié le 29/08/2008

La demi-soeur de Cindy MacCain, l’épouse du candidat républicain a déclaré dans un entretien à US Weekly qu’elle votera pour Obama, parce qu’elle ne « croit pas à l’esprit guerrier de MacCain ».

La demi-soeur de Cindy MacCain, l’épouse du candidat républicain à la présidentielle américaine, a déclaré jeudi qu’elle voterait pour le démocrate Barack Obama lors de l’élection présidentielle du 4 novembre.

Cindy MacCain et Kathleen Hensley Portalski ont le même père, James Hensley, fondateur de Hensley & Co, filiale du brasseur Anheuser-Busch en Arizona. Cindy MacCain est l’héritière de la part de son père dans la société.

« J’ai un point de vue politique différent« , a déclare Kathleen Hensley Portalski dans un entretien à US Weekly publié jeudi sur le site Internet du magazine. « Je vote pour Obama« .

« Je ne crois pas beaucoup à la guerre »

Les propositions du candidat démocrate sont « plus positives« , précise-t-elle. « Et je ne crois pas beaucoup à la guerre« , ajoute-t-elle en référence aux positions de John MacCain sur l’Irak.

(Avec Reuters)

 

http://www.linternationalmagazine.com/article5206.html

Obama : l’intégralité (en francais) de son discours d’investiture

obamalinvestiture.jpgObama : l’intégralité (en francais) de son discours d’investiture

Linternationalmagazine.com , publié le 31/08/2008

L’intégralité en français du discours prononcé par Barak Obama jeudi soir à Denver au terme de la Convention du parti démocrate.

Au président [Howard] Dean et à mon grand ami Dick Durbin, et à tous mes concitoyens de cette grande nation, avec un gratitude profonde et une grande humilité, j’accepte cette nomination pour la présidence des Etats-Unis d’Amérique.

Laissez-moi exprimer mes remerciements à l’ensemble des candidats qui m’ont accompagné dans ce voyage, et spécialement celle qui a fait le plus de chemin, une championne des travailleurs américains et une source s’inspiration pour mes filles et pour les vôtres, Hillary Clinton.

Au Président Clinton, au President Bill Clinton, qui a fait hier soir l’éloge du changement comme lui seul pouvait le faire…

… à Ted Kennedy, qui incarne l’esprit de l’intérêt général…

… et au prochain vice-président des Etats-Unis, Joe Biden : je vous remercie tous. Je suis très reconnaissant de terminer ce voyage en compagnie d’un des meilleurs hommes d’Etat de notre époque, un homme à l’aise avec tout le monde, aussi bien avec les dirigeants internationaux qu’avec les conducteurs du train Amtrack qu’il prend chaque soir pour rentrer chez lui.

A l’amour de ma vie, notre prochaine first lady, Michelle Obama…

… et à Malia et Sasha, je vous aime tant, et je suis si fier de vous.

« Maintenir le rêve »

Il y a quatre ans, je me tenais devant vous et je vous racontait mon histoire, celle d’une union brève entre un jeune homme du Kenya et une jeune femme du Kansas qui n’était ni fortunés, ni connus, mais qui partageaient la conviction qu’en Amérique, leur fils pourrait faire ce qu’il aurait en tête, quoi que ce soit.

Cela, c’est la promesse qui distingue ce pays des autres, le fait qu’avec du labeur et du sacrifice, chacun d’entre nous peut poursuivre son rêve individuel, tout en faisant partie d’une grande famille américaine qui assure à la génération suivante la possibilité de poursuivre, elle aussi, ses rêves.

C’est la raison pour laquelle je suis là ce soir. Parce que depuis 232 ans, chaque fois que cette promesse était en danger, des hommes et des femmes ordinaires, étudiants et soldats, fermiers et professeurs, infirmières et hommes à tout faire, ont trouvé le courage de la maintenir vivante.

« Nous valons mieux que ces huit années passées »

Nous nous rencontrons à un de ces moments clé, une époque où la nation est en guerre, notre économie est en difficulté, et la promesse américaine a été de nouveau menacée.

Ce soir, davantage d’Américains sont sans emploi, et davantage d’Américains travaillent plus dur pour gagner moins. Beaucoup, parmi vous, ont perdu leur logement, davantage encore ont vu la valeur de leur logement chuter. Beaucoup, parmi vous, ont des voitures qu’ils n’ont plus les moyens de conduire, des cartes de crédit, des factures qu’ils ne peuvent plus honorer, et des frais scolaires hors de portée de leur bourse.

A ces défis, la réponse n’est pas seulement du côté du gouvernement. Mais le fait que personne n’y réponde est le résultat d’un échec des politiques en panne de Washington, et des mauvaisses politiques de George W. Bush.

Amérique, nous valons mieux que ces huit années passées. Nous sommes un meilleur pays que cela ! Ce pays vaut mieux qu’un pays dans lequel une femme dans l’Ohio, au bord de la retraite, après une vie de dur labeur, risque le désastre à la moindre maladie.

Nous sommes un pays qui vaut mieux que celui où, un homme dans l’Indiana doit emballer les machines sur lesquelles il travaillait depuis 20 ans, et les voir partir en bâteau vers la Chine, et avoir la gorge serrée en expliquant combien il se sent en échec quand il revient chez lui raconter la nouvelle à sa famille.

« Ce soir, je dis au peuple américain : cela suffit ! »

Nous avons plus de générosité qu’un gouvernement qui laisse ses vétérans dormir dans la rue et des familles s’enfoncer dans la pauvreté, qui ne lève pas le petit doigt, qui ne lève pas le petit doigt lorsqu’une des plus grandes villes américaine se noie sous nos yeux.

Ce soir, ce soir, je dis au peuple américain, aux Démocrates et aux Républicains, à travers ce pays : cela suffit ! Ce moment…Ce moment, ce moment, cette élection est notre chance pour garder vivante, au XXI° siècle, la promesse américaine.

Parce que la semaine prochaine, dans le Minnesota, le même parti qui vous a donné deux mandats de George Bush et Dick Cheney va vous demander un troisième mandat.

Et nous sommes ici, nous sommes ici parce que nous aimons trop ce pays pour laisser les quatre prochaines années ressembler aux huit précédentes. Le 4 novembre, le 4 novembre, nous devons nous lever et dire : huit, ça suffit.

« Le bilan est clair : McCain a voté dans 90% des cas avec George W. Bush »

Maintenant, qu’il n’y ait pas d’ambiguïté. Le candidat républicain, John McCain, a porté l’uniforme de ce pays avec courage et distinction, et nous lui devons pour cela gratitude et respect.

Et la semaine prochaine, nous entendrons parler de ces épisodes où il a pris ses distances avec son parti, présentés comme des preuve qu’il peut apporter le changement dont nous avons besoin.

Mais le bilan est clair : John McCain a voté dans 90% des cas avec George W. Bush. Le sénateur McCain aime parler de « jugement » mais, vraiment, qu’est-ce qu’un tel jugement quand vous estimez que George W. Bush a eu raison dans 90% des cas ?

Je ne sais pas si c’est votre cas, mais je ne suis pas prêt à parier sur le changement avec 10% de chances de gagner. La vérité, c’est que sur tous les problèmes qui pourraient avoir un impact sur nos vies, santé, éducation, économie, le sénateur McCain a été tout sauf indépendant.

« Une « nation de pleurnichards » »

Il a déclaré que l’économie avait fait de grands progrès sous ce président. Il a dit que les fondamentaux de l’économie étaient solides. Et quand un de ses principaux conseillers, l’homme qui a rédigé son programme économique, a déclaré à propos des les angoisses ressentis par les Américains, que ces derniers souffraient juste d’une récession mentale et que nous étions devenus, je le cite, une « nation de pleurnichards »

Une nation de pleurnichards ? Allez dire cela aux fiers ouvriers d’une usine automobile du Michigan qui continuaient à venir chaque jour et à travailler plus dur que jamais après l’annonce de la fermeture de l’usine, parce qu’ils savaient que d’autres gens comptaient sur les freins qu’ils fabriquaient.

Allez dire cela aux familles de militaires qui portent leur fardeau en silence, lorsqu’ils voient leurs êtres aimés partir pour leur troisième, quatrième, cinquième, mission. Ce ne sont pas des pleurnichards. Ils travaillent dur, ils tiennent leurs engagements, et ils continuent sans se plaindre. Ce sont les Américains que je connais.

« McCain n’est pas au courant »

Cela dit, je ne crois pas que le sénateur McCain soit indifférent à ce qui se passe dans la vie des américains. Je pense simplement qu’il n’est pas au courant.

Pourquoi, sinon, définirait-il une personne de la classe moyenne comme quelqu’un qui gagne moins de 5 millions de dollars par an ? Pourquoi proposerait-il aux grandes entreprises et autres compagnies pétrolières des centaines de milliards de dollars de cadeaux fiscaux, mais pas un penny de baisse d’impôts pour plus de 100 millions d’américains ?

Pourquoi, sinon, proposerait-il un plan santé qui en réalité va grever les prestations des gens ou un plan-éducation qui ne prévoit pas du tout d’aider les familles à payer les dépenses d’université, ou encore un plan qui privatiserait le système retraite et jouerait notre retraite à la loterie ?

Le problème n’est pas que John McCain s’en fiche ; c’est qu’il ne pige pas.

Pendant deux décennies il a souscrit à cette vieille philosophie républicaine complètement discréditée : donnez de plus en plus à ceux qui possèdent le plus, et priez pour que la prospérité s’ensuive et redescende vers tous les autres.

A Washington, ils appellent cela la « société de propriétaires », mais ce que cela signifie, c’est que vous devez vous débrouiller tout seul. Au chômage ? pas de chance, c’est dûr, débrouillez vous. Pas de couverture maladie ? Le marché s’en occupera, débrouillez vous. Né dans la pauvreté ? Prenez votre sort en main, débrouillez-vous.

« Comment nous voyons les choses »

Bon, il est temps qu’ils deviennent « propriétaires » de leurs propres échecs. Il est temps pour nous de changer l’Amérique. Et c’est la raison pour laquelle je me présente à l’élection du président des Etats-Unis.

Vous voyez, nous, les démocrates nous mesurons de façon très différente ce qui constitue le progrès dans ce pays. Nous le mesurons en regardant combien de personnes peuvent trouver un boulot pour rembourser leurs prêts immobiliers, en regardant si vous pouvez épargner un peu d’argent chaque mois afin que vous puissiez un jour assister à la remise d’un diplôme universitaire à votre enfant.

Nous mesurons le progrès en constatant les 23 millions d’emplois créés lorsque Bill Clinton était président. Une époque pendant laquelle une famille moyenne américaine avait vu son revenu grimper de 7500 dollars, alors qu’il a baissé de 2000 dollars sous George W. Bush.

Nous mesurons la force de l’économie non pas en comptant les milliardaires ou les profits du classement de Fortune, mais en regardant si quelqu’un, avec une bonne idée, peut prendre un risque et lancer une nouvelle entreprise, ou si une serveuse qui vit de pourboires peut prendre une journée pour s’occuper de son enfant malade sans perdre son emploi ; une économie qui honore la dignité du travail.

Les « fondamentaux » que nous utilisons pour mesurer la solidité de l’économie, c’est de déterminer si nous pouvons faire vivre cette promesse fondamentale qui a fait des Etats-Unis un grand pays, cette promesse pour laquelle je suis ici ce soir.

Parce que, sur les visages de ces jeunes vétérans qui reviennent d’Irak ou d’Afghanistan, je vois mon grand-père, qui s’était enrôlé après Pearl Harbour, avait marché dans l’armée de Patton, et avait été récompensé par une nation pleine de gratitude qui lui avait donné la chance d’étudier à l’université, grâce au financement de la loi sur les GI.

Sur le visage de ce jeune étudiant, qui dort trois petite heures avant son travail de nuit, je pense à ma mère, qui a élevé, seule, ma soeur et moi, alors qu’elle travaillait et étudiait pour avoir un diplôme, qui a dû à une occasion revenir aux bons alimentaires, mais qui a quand même réussi à nous envoyer dans les meilleures écoles du pays grâce à l’aide des prêts scolaires et des bourses.

Quand j’écoute un autre travailleur qui me dit que son usine a fermé, je me souviens de tous ces hommes et ces femmes dans le sud de Chicago, que j’ai soutenu et pour lesquels je me suis battu il y a 20 ans après la fermeture de l’aciérie locale.

Et, lorsque j’entends une femme me parler de ses difficultés à démarrer sa propre affaire, ou à trouver sa voie dans le monde, je pense à ma propre grand-mère qui s’est hissée toute seule du rang de secrétaire à celui de cadre moyen, malgré le handicap d’avoir été une femme qui lui a fait rater plusieurs fois le train des promotions.

C’est elle qui m’a enseigné le fait de travailler dur. C’est elle qui a reporté l’achat d’une nouvelle voiture ou d’une nouvelle robe pour elle afin de me permettre d’avoir une vie meilleure. Elle a misé tout ce qu’elle avait sur moi. Et, bien qu’elle ne soit plus en mesure de voyager, je sais qu’elle regarde ce soir, et cette nuit est aussi la sienne.

Je ne sais pas quel type de vie John McCain imagine que les célébrités mènent, mais c’est cette vie que j’ai connue.

Ce sont mes héros et ce sont leurs histoires qui ont façonné ma vie. Et c’est en leur nom que j’ai l’intention de gagner cette élection et de garder notre promesse vivante en tant que président des Etats-Unis.

« La promesse que nous devons conserver intacte »

Quelle est cette promesse de l’Amérique ? C’est une promesse qui dit que chacun d’entre nous a la liberté de choisir la vie qu’il veut mener, mais que nous avons aussi l’obligation de traiter les autres avec dignité et respect.

C’est une promesse qui dit que le marché doit récompenser l’effort et l’innovation et produire de la croissance, mais que les affaires doivent respecter leurs responsabilités, qui sont de créer du travail pour les Américains, de prendre soin des travailleurs américains, et de respecter le code de la route.

C’est une promesse qui dit que le gouvernement ne peut pas résoudre tous nos problèmes, mais qu’il doit faire ce que nous ne pouvons pas assurer nous-mêmes : nous protéger du mal et fournir à chaque enfant une éducation décente ; conserver une eau propre et nos jouets en sécurité ; investir dans de nouvelles écoles, de nouvelles routes, la science et la technologie.

Notre gouvernement devrait travailler pour nous, pas contre nous. Il devrait nous aider, pas nous faire du mal. Il devrait garantir que les opportunités n’existent pas seulement pour ceux qui disposent de l’argent et de l’influence, mais pour tout Américain disposé à travailler.

C’est ça la promesse de l’Amérique, l’idée que nous sommes responsables de nous-mêmes, mais aussi que nous progressons ou nous reculons comme une nation unie, la croyance fondamentale dans le fait que je suis le protecteur de mon frère, le protecteur de ma soeur.

C’est cela la promesse que nous devons conserver intacte. Voilà le changement qu’il faut introduire immédiatement.

« Ce que je vais faire si je deviens président »

Alors laissez moi vous expliquer ce que signifierait ce changement si je devenais Président.

Le changement, ça signifie que le code des impôts ne récompense pas les lobbyistes qui l’ont rédigé, mais les travailleurs américains et les petites entreprises qui le méritent. Vous savez, contrairement à John McCain, je vais cesser d’accorder des exonérations fiscales aux entreprises qui délocalisent les emplois à l’étranger, et je vais commencer à les accorder à celles qui créent des emplois ici, en Amérique.

J’éliminerai l’impôt sur les plus-values pour les petites entreprises et les start-ups qui créent les employés qualifiés et bien payés de demain. Ecoutez bien : je vais réduire les impôts –oui, réduire les impôts- pour 95% des familles laborieuses parce que, dans une économie comme celle-ci, la dernière chose à faire est d’augmenter les impôts pour la classe moyenne.

« Aujourd’hui, nous importons trois fois plus de pétrole que lorsque le sénateur McCain a été élu la première fois »

Et, pour le bien de notre économie, de notre sécurité, et l’avenir de notre planète, je me donnerai un objectif clair en tant que Président : en dix ans, je mettrai fin à notre dépendance vis-à-vis du pétrole du Moyen Orient.

Nous ferons tout cela. Washington parle depuis 30 ans de notre dépendance vis-à-vis du pétrole. Et, à ce propos, John McCain a fait partie de 26 de ces années-là. Et, pendant cette période, il a dit non à des voitures moins gourmandes en énergie, non aux investissements dans les énergies renouvelables, no aux carburants renouvelables. Aujourd’hui, nous importons trois fois plus de pétrole que lorsque le Sénateur McCain a été élu la première fois.

Il est temps de mettre fin à cette dépendance et de considérer que l’exploration [pétrolière] n’est qu’une mesure transitoire, pas une solution à long terme, pas même l’ébauche d’une solution.

En tant que Président, je puiserai dans nos réserves de gaz naturel, j’investirai dans les technologies de charbon propre, et je trouverai les moyens de contrôler en toute sécurité l’énergie nucléaire. J’aiderai notre industrie automobile à se rééquiper, de telle manière que des voitures économes en énergie puissent être construites ici, en Amérique.

Et j’investirai 150 milliards de dollars au cours de la prochaine décennie dans les sources d’énergie renouvelables accessibles – l’éolien, le solaire, la prochaine génération de biocarburants, un investissement qui créera de nouvelles industries et 5 millions d’emplois bien payés et qui ne pourront pas être délocalisés.

« L’heure n’est plus aux plans modestes »

A l’Amérique, je dis que l’heure n’est pas aux plans modestes. Il est temps de tenir notre obligation morale de garantir à chaque enfant une éducation de niveau mondial, car c’est ce qu’il faut pour faire partie de la compétition de l’économie globale.

Vous savez, Michelle et moi sommes ici ce soir car nous avons eu la chance d’avoir reçu cette éducation. Et je ne permettrai pas de compromis sur ce point, qui priverait certains enfants de cette chance-là.

J’investirai dans l’éducation au plus jeune age. Je recruterai une armée de nouveaux enseignants et leur fournirai des salaires élevés et leur accorderai plus de soutien. En échange, j’attendrai d’eux des niveaux élevés et qu’ils aient plus de comptes à rendre.

Et nous tiendrons notre promesse envers chaque jeune Américain : si vous vous engagez à servir votre communauté ou votre pays, nous ferons en sorte que vous puissiez vous permettre l’accès à l’université.

C’est aujourd’hui l’heure de tenir notre promesse d’offrir une couverture médicale accessible et bon marché pour tout Américain.

J’ai vu ma mère se débattre avec les compagnies d’assurance alors qu’elle était alitée en train de mourir d’un cancer. Je ferai en sorte que ces sociétés cessent d’imposer des discriminations à ceux qui sont souffrants et ont le plus besoin de soins.

C’est aujourd’hui qu’il faut aider les familles en introduisant des journées de congé maladie, et de meilleurs congés familiaux, car personne, en Amérique, ne devrait avoir à choisir entre garder son emploi et s’occuper d’un enfant malade ou d’un parent souffrant.

C’est aussi aujourd’hui qu’il nous fait changer les lois sur la faillitte, afin de protéger les retraites des bonus des PDG, et qu’il faut protéger la Sécurité sociale des générations futures.

C’est aujourd’hui qu’il faut tenir la promesse d’un travail égal pour une journée de travail équivalente, car je veux que mes filles aient les mêmes opportunités que vos fils.

« Comment nous financerons ce programme »

Une partie de ces projets coûteront de l’argent, c’est pourquoi j’ai expliqué comment j’allais les financer jusqu’au dernier centime. En supprimant les niches des entreprises et les paradis fiscaux qui n’aident pas l’Amérique à croître.

Mais je vais également passer le budget fédéral au peigne fin, ligne par ligne, éliminer les programmes qui ne fonctionnent plus, et rendre plus efficaces et moins coûteux ce dont nous avons encore besoin, car nous ne pouvons pas faire face aux défis du XXI° siècle avec la bureaucratie du XX° siècle.

Et, en tant que Démocrates, nous devons admettre que pour réaliser la promesse de l’Amérique, il faudra plus que de l’argent. Il faudra un sens des responsabilité renouvelé de la part de chacun d’entre nous, retrouver ce que John F. Kennedy appelait notre force intellectuelle et morale. Oui, le gouvernement doit montrer la voie sur l’indépendance énergétique, mais chacun d’entre nous doit apporter sa contribution, rendre sa maison ou son entreprise plus efficace.

Oui, nous devons fournir plus d’échelles vers le succès pour nos jeunes hommes qui sont tombés dans le crime et le désespoir. Mais nous devons reconnaître que les meilleurs programmes ne remplaceront pas des parents, que ce n’est pas le gouvernement qui peut éteindre la télévision et faire en sorte que les enfants fassent leurs devoir, que les pères assument leurs responsabilités pour offrir amour et conseils à leurs enfants.

La responsabilité individuelle, et la responsabilité collective, c’est l’essence même de la promesse de l’Amérique. Et de la même manière que nous tiendrons cette promesse vis-à-vis de la prochaine génération chez nous, nous devons aussi tenir la promesse de l’Amrique à l’étranger.

« Commandant en chef ? Je suis prêt »

Si John McCain veut avoir un débat pour savoir lequel d’entre nous a le caractère et le jugement nécessaires pour être le prochain Commandant en chef, j’y suis prêt

Car, alors que le Sénateur McCain tournait le regard vers l’Irak quelques jours après le 11 septembre, je me suis levé et je me suis opposé à cette guerre, sachant quelle détournerait l’attention des véritables menaces auxquelles nous faisons face.

Quand John McCain disait qu’on pouvait se débrouiller en Afghanistan, je disais qu’il fallait plus de moyens et plus de troupes pour terminer le combat contre ces terroristes qui nous ont attaqué le 11 septembre, et montrer clairement à Oussama Ben Laden et à ses lieutenants que c’est eux qui sont dans notre collimateur. Vous savez, John McCain aime répéter qu’il suivra Ben Laden jusqu’aux portes de l’enfer, mais il ne va même pas le suivre jusqu’aux caves dans lesquelles il vit.

Et aujourd’hui, aujourd’hui, alors que mon appel pour un calendrier en vue de retirer nos troupes d’Irak a été repris en écho par le gouvernement irakien et même par l’administration Bush, et après avoir appris que l’Irak a un surplus de 79 milliards de dollars tandis que nous nous vautrons dans le déficit, John McCain s’isole dans son refus obstiné d’en finir avec une guerre erronée.

Ce n’est pas de cette sagesse dont nous avons besoin ; cela ne protégera pas les Etats-Unis. Nous avons besoin d’un président qui puisse faire face aux menaces du futur, qui ne continue pas de reprendre les idées du passé.

Vous ne provoquez pas la défaite d’un réseau terroriste actif dans 80 pays en occupant l’Irak. Vous ne protégez pas Israël et dissuadez l’Iran simplement en utilisant des mots durs à Washington. Vous ne pouvez pas vraiment aider la Géorgie lorsque que vous avez mis à rude épreuve vos anciennes alliances.

Si John McCain veut suivre George Bush avec encore plus de discours ferme et de stratégie mauvaise, c’est son choix, mais ce n’est pas ce dont l’Amérique a besoin.

« Nous sommes le parti de Roosevelt et de Kennedy »

Nous sommes le parti de Roosevelt. Nous sommes le parti de Kennedy. Alors ne me dites pas que les Démocrates ne défendront pas le pays. Ne me dites pas que les Démocrates ne nous protégeront pas.

La politique étrangère Bush-McCain a gaspillé l’héritage que plusieurs générations d’Américains, démocrates et républicains, ont construit, et nous sommes ici pour rétablir cet héritage.

Comme commandant en chef, je n’hésiterai jamais à défendre cette nation, mais je n’enverrai nos troupes qu’avec une mission claire et un engagement sacré de leur fournir l’équipement dont elles ont besoin pour se battre et la protection et les soins qu’elles méritent quand elles reviennent.

Je finirai la guerre en Irak avec responsabilité et je finirai la lutte contre Al Qaeda et les taliban en Afghanistan. Je reconstruirai notre force militaire pour affronter les conflits futurs mais je renouvellerai aussi la diplomatie directe, ferme, qui peut empêcher l’Iran d’obtenir des armes nucléaires et réfréner l’agression russe.

Je construirai de nouveaux partenariats pour vaincre les menaces du XXIe siècle : le terrorisme et la prolifération nucléaire, la pauvreté et le génocide, le changement climatique et la maladie.

Et je rétablirai notre réputation morale pour que l’Amérique redevienne le dernier, le meilleur espoir pour tous ceux qui veulent la liberté, qui veulent des vies en paix et qui aspirent à un futur meilleur.

Telles sont les politiques que j’appliquerai. Et ces prochaines semaines, je me prépare à en débattre avec John McCain.

« Le patriotisme n’a pas de parti »

Mais ce que je ne ferai pas serait de suggérer au sénateur qu’il utilise ses positions pour des motifs politiques, parce qu’une des choses que nous devons changer dans la politique est l’idée que les gens ne peuvent être en désaccord sans s’en prendre au caractère ou au patriotisme de l’autre.

Les temps sont trop sérieux, les enjeux trop importants pour cette rangaine partisane. Alors accordons-nous sur le fait que le patriotisme n’a pas de parti. J’aime ce pays, et vous aussi, John McCain aussi.

Les hommes et les femmes qui servent sur nos champs de bataille peuvent être démocrates, républicains et indépendants, mais ils se sont battus ensemble, ils ont versé leur sang ensemble et certains sont morts ensemble sous le même drapeau. Ils n’ont pas servi une Amérique rouge (républicaine, ndt) ou une Amérique bleue (démocrate, ndt) ; ils ont servi les Etats-Unis d’Amérique.

Alors j’ai des nouvelles pour vous, John McCain : nous mettons tous notre pays au premier plan.

Sur les armes, les homosexuels, l’immigration…

Amérique, notre travail ne sera pas facile. Les défis auxquels nous faisons face réclament des choix difficiles. Et les démocrates, comme les républicains, devront exclure les idées usées et les politiques du passé. Ce qui a été perdu ces huit dernières années ne se mesure pas uniquement en salaires supprimés ou en déficits commerciaux plus grands. Ce qui a aussi été perdu est notre sens du bien commun et c’est ce que nous devons rétablir.

Nous ne sommes peut-être pas d’accord sur l’avortement, mais nous pouvons certainement nous rejoindre sur la réduction du nombre de grossesses non désirées dans ce pays.

La réalité de la possession d’armes peut être différente pour des chasseurs dans l’Ohio rurale et pour ceux qui subissent la violence des gangs à Cleveland, mais ne me dites pas que nous ne pouvons pas faire respecter le Deuxième Amendement tout en retirant les AK-47 des mains des criminels.

Je sais qu’il y a des différences sur le mariage homosexuel, mais nous pouvons certainement nous rejoindre pour que nos frères et nos soeurs homosexuels puissent rendre visite à une personne qu’ils aiment dans un hôpital et vivre des vies libérées de la discrimination.

Vous savez, les passions peuvent s’échauffer sur l’immigration, mais je ne connais personne qui soit gagnant lorsqu’une mère est séparée de son jeune enfant ou lorsqu’un employeur réduit les salaires américains en employant des travailleurs clandestins. Mais cela, aussi, fait partie de la promesse de l’Amérique, la promesse d’une démocratie où nous pouvons trouver la force et la grâce de réduire les divisions et de nous rassembler dans un effort commun.

Je sais que certains ne partagent pas de telles convictions, un tel optimisme. Ils disent que notre volonté de faire de notre vie publique quelque chose de plus grand, de plus solide, de plus honnête n’est qu’un cheval de troie pour des impôts plus élevés et l’abandon des valeurs traditionnelles.

Il faut s’attendre à cette critique, parce que si vous n’avez pas d’idée nouvelle, vous ne pouvez qu’utiliser que des tactiques éculées pour faire peur à l’électeur.

Si vous n’avez pas de bon bilan que vous pouvez défendre, alors vous n’avez plus qu’à dépeindre votre adversaire comme quelqu’un à fuir. Vous abordez une grande élection avec des mesquineries.

Et vous savez quoi ? Cela a déjà marché, parce que ce discours se nourrit de la méfiance que nous avons tous vis-à-vis du gouvernement. Quand Washington ne fonctionne pas, toute la promesse qu’il pourrait porter semble vide. Si vos espoirs ont été déçus et déçus encore, alors mieux vaut cesser d’espérer et se contenter de ce que vous connaissez déjà.

Je comprends cela. J’ai conscience que je ne suis pas le candidat le plus probable pour cette position. Je n’ai pas le profil typique, et je n’ai pas passé ma carrière dans les allées de Washington.

« Le vrai changement ne vient pas de Washington, il va à Washington »

Mais je suis devant vous ce soir parce que partout, de part et d’autre de l’Amérique, quelque chose bouge. Ce que les défaitistes ne comprennent pas, c’est que cette élection n’a jamais tourné autour de moi : elle tourne autour de vous.

Depuis 18 mois, vous vous êtes levés, un par un, pour dire : « Assez ! » à la politique du passé. Vous comprenez que, dans cette élection, la chose la plus risquée à faire serait d’essayer de suivre la même vieille politique avec les même vieux acteurs, tout en espérant un résultat différent.

Vous avez montré ce que l’histoire nous apprend, c’est qu’à des moments clé comme celui ci, le changement dont nous avons besoin ne vient pas de Washington. Le changement va à Washington.

Le changement survient parce que le peuple américain le demande, parce qu’il se dresse et prône de nouvelles idées et de nouveaux dirigeants, une nouvelle politique pour une nouvelle ère.

Amérique, nous sommes à un de ces moments.

« J’ai vu le changement »

Je crois que, aussi dur que cela puisse être, le changement est en route, parce que je l’ai vu, je l’ai vécu. Parce que je j’ai vu dans l’Illinois, quand nous avons apporté des soins à davantage d’enfants et fait passer davantage de familles de l’assurance chômage au monde du travail.

Je l’ai vu à Washington, lorsque nous avons dépassé les clivages des partis pour améliorer le gouvernement, renforcer les règles de responsabilité des lobbyistes, améliorer le traitement des vétérans et empêcher les terroristes de mettre la main sur des armes nucléaires.

Et je l’ai vu lors de cette campagne, à travers les jeunes qui votaient pour la première fois, mais aussi à travers les jeunes de coeur, tous ceux qui se sont engagés de nouveau, après une longue période sans le faire ; à travers ces républicains qui n’avaient jusque là jamais pensé qu’ils pourraient un jour prendre un bulletin de vote démocrate, mais qui l’ont pourtant fait.

Je l’ai vu, à travers ces travailleurs qui ont préféré réduire de trois heures par jour leur temps de travail, alors même qu’ils ne peuvent se l’offrir, simplement pour permettre à leurs amis garder leur emploi ; à travers les soldats qui retournent dans l’armée après avoir perdu un bras où une jambe ; dans les bons voisins qui accueillent un étranger lorsqu’un ouragan frappe et que les eaux montent.

Vous savez, ce pays, notre pays a plus de richesse que n’importe quelle nation, mais ce n’est pas ce qui nous rend riche. Nous avons l’armée la plus puissante de la terre, mais ce n’est pas ce qui nous rend forts. Nos universités et notre culture sont jalousés partout dans le monde, mais ce n’est pas la raison pour laquelle le monde vient vers nos rivages.

La raison, c’est l’esprit américain, la promesse américaine, qui nous fait avancer même quand le sentier est difficile ; qui nous lie en dépit de nos différences ; qui nous fait porter le regard non pas vers ce qui est visible, mais vers ce qui est invisible, un endroit un peu fou.

Cette promesse est le plus grand héritage que nous ayions reçu. C’est la promesse que je fais à mes filles quand je les borde le soir, et une promesse que vous faites aux vôtres, une promesse qui a permis aux immigrants de franchir les océans et aux pionniers de voyager vers l’ouest, une promesse qui a conduit les travailleurs à manifester et aux femmes à exiger le droit de vote.

Et c’est la promesse qui, il y a 45 ans, a amené des américains de tous les horizons de ce pays à se réunir sur le Mall de Washington, devant le mémorial de Lincoln, et à écouter un jeune prédicateur de Georgie parler de son rêve.

« Nous ne pouvons pas marcher seuls »

Les hommes et les femmes qui se sont retrouvés là pouvaient à l’époque entendre de nombreuses choses. Ils pouvaient entendre des mots de colère et de discorde. On pouvait leur avoir dit de céder à la peur et aux frustrations liées à tant de rêves non réalisés. Mais ce que ces gens ont préféré écouter -des gens de diverses couleur et croyances, de tous horizons- c’est qu’en Amérique, nos destins sont inextricablement liés, et nos différents rêves peuvent n’en faire qu’un.

« Nous ne pouvons pas marcher seuls,  » avait lancé le prêcheur.  » Et en marchant, nous devons faire le serment que nous iront toujours de l’avant. Nous ne pouvons rebrousser chemin ».

Amerique, nous ne pouvons rebrousser chemin…

… car il reste tant de travail à accomplir ; tant d’enfants à recevoir une éducation, tant de vétérans dont il faut prendre soin ; une économie à remettre sur pied ; des villes à reconstruire ; des fermes à sauver ; tant de familles à protéger, tant de sorts à améliorer.

Amerique, nous ne pouvons rebrousser chemin ; nous ne pouvons marcher seuls.

A cet instant, cette élection, nous devons promettre, de nouveau, de marcher vers l’avenir. Respectons cette promesse, cette promesse américaine, et pour reprendre les mots des écritures, tenons ferme, sans vaciller, la déclaration publique de notre espérance.

Merci. Que Dieu vous bénisse. Et que Dieu bénisse les Etats-Unis d’Amérique.

 http://www.linternationalmagazine.com/article5224.html

 

25 août, 2008

Le sénateur du Delaware Joseph Biden désigné comme colistier par Barack Obama

Le sénateur du Delaware Joseph Biden désigné comme colistier par Barack Obama

NEW YORK (CORRESPONDANT)

Quatre mille deux cents délégués au Centre de congrès Pepsi, 50 000 personnes attendues dont 15 000 journalistes venus du monde entier, la convention démocrate, qui s’ouvre lundi 25 août, à Denver (Colorado), aura pour point d’orgue l’intronisation de son candidat à l’élection présidentielle, Barack Obama, et de son colistier Joseph Biden, qu’il a choisi pour être son vice-président en cas de victoire, selon un SMS envoyé à ses partisans samedi 23 août.

 

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Barack Obama a officiellement présenté Joe Biden, son colistier, au supporteurs démocrates, le 24 août.

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Un choix qui montre que la crainte d’être taxé par son futur adversaire républicain, John McCain, d’être « inexpérimenté » en matière de sécurité nationale et de politique internationale, a été perçue par les stratèges de campagne de M. Obama comme la menace la plus lourde à contrecarrer pour assurer son succès au scrutin du 4 novembre.

Joseph Biden est en effet un politicien particulièrement expérimenté, qui siège sans discontinuer depuis 1972 au Sénat américain où il fut élu à 29 ans à peine. Ce catholique, âgé de 65 ans, qui préside la commission des affaires étrangères du Sénat, s’y est forgé une position prééminente dans tous les processus de décision.

M.Biden avait participé aux élections primaires démocrates avant de s’en retirer parmi les premiers, devant ses maigres résultats. Il avait ensuite apporté son soutien à la candidature de M.Obama. « Aimant le sport et la politique » et ne craignant jamais d’aller « au charbon », s’il n’est pas un grand orateur, note le site Politico.com, il est connu pour son « franc-parler » et ses positions « tranchées ».

UNE PERSONNALITÉ TRÈS RESPECTÉE

Le sénateur du Delaware, déjà critique de ce qu’il considère comme la vision « unilatérale » de l’administration Bush, a été très en pointe dans la dénonciation de la « guerre au terrorisme » telle que conçue et gérée par l’équipe Bush et soutenue par le candidat républicain, John McCain. Une « guerre » qu’il a encore vertement critiquée dans un article remarquablement structuré, intitulé « Les républicains et nos ennemis », publié, le 23 mai, dans le Wall Street Journal. La vision globale qui regroupe toutes les menaces sous l’intitulé indifférencié du « terrorisme », écrivait-il, mène à un échec américain certain sur le plan international. En désignant JosephBiden, Barack Obama a aussi opté pour une personnalité très respectée dans l’appareil de son parti.

Mais Joseph Biden lui serait de peu d’utilité dans son objectif de ressouder les rangs de sa formation, avant l’ouverture de la convention de Denver. Celle-ci doit permettre à M.Obama, dit le politologue Tom Holbrook, professeur à l’université du Wisconsin, spécialiste de l’histoire électorale, de redonner un « coup de fouet » à sa campagne alors que, selon les sondages, il a perdu l’avance qu’il possédait, en juin, sur son adversaire républicain. Et une tension très perceptible s’est emparée du parti démocrate.

Car la fracture qui a profondément divisé le parti démocrate durant les primaires apparaît loin d’être résorbée. La semaine dernière, un sondage indiquait qu’un peu plus d’une moitié seulement des anciens partisans d’Hillary Clinton s’apprêtaient à voter pour celui qui l’a écartée de la route à la présidence, et qu’un cinquième d’entre eux voterait même pour M.McCain. Publiquement, la sénatrice de New York joue le jeu, et multiplie les participations aux meetings de soutien à M.Obama.

Mais nombre d’observateurs jugent son entrain mesuré. « J’ai besoin, disait-elle, jeudi, lors d’une réunion à Boca Raton, en Floride, d’un président qui travaillera avec moi, qui sera là pour les gens pour lesquels, moi, je me suis battue chaque jour. » On a connu un soutien politique moins précautionneux.

Ces derniers jours, les partisans de MmeClinton ont émis des critiques que n’aurait pas désavouées l’équipe de campagne de M. McCain. « C’est bien joli de parler aux gens d’espoir et de changement, mais il faudrait aussi mettre beaucoup de concret, d’idées pragmatiques », s’est exclamé le gouverneur démocrate de l’Ohio, Ted Strickland. « Obama veut unifier le monde, mais il a divisé le parti démocrate comme il ne l’a plus été depuis la guerre du Vietnam », assurait vendredi John Coale, un collecteur de fonds clintonien.

La convention démocrate devrait être l’occasion, pour le candidat, de clarifier ses positions, en apportant des réponses convaincantes aux préoccupations socio-économiques qui taraudent beaucoup d’Américains. Son équipe assure que ce sera le cas. « L’objectif de la convention, dit Anita Dunn, une des stratèges de M. Obama, est qu’à son issue les gens sachent clairement quels sont les choix entre les deux candidats et les deux partis. »

Sylvain Cypel

L’armée américaine penche pour Barack Obama

présidentielle américaine

L’armée américaine penche pour Barack Obama

Linternationalmagazine.com , publié le 15/08/2008

Les troupes américaines stationnées à l’étranger ont donné six fois plus de dons pour la campagne d’Obama qu’à celle de républicain MacCain.

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Rompant avec son choix traditionnel qui l’alignait automatiquement derrière le candidat conservateur, l’armée américaine vient de créer la surprise en donnant plus d’argent pour la campagne présidentielle du candidat démocrate Barack Obama qu’à celle du républicain John McCain.

Une inversion de tendance par rapport aux précédents scrutins, a établi un groupe d’observateurs non engagés.

Les troupes stationnées à l’étranger ont en effet donné six fois plus de dons au démocrate qu’au républicain, a indiqué jeudi le Centre pour une politique responsable. Un résultat d’autant plus remarquable que le sénateur de l’Illinois n’a pas servi sous les drapeaux. McCain au contraire est un vétéran du Vietnam, diplômé de l’académie navale, avec 22 ans de carrière comme pilote de la Navale.

Obama s’est opposé à la guerre en Irak et a prévenu qu’il retirerait les troupes combattantes dans les 16 mois. McCain au contraire est un soutien de la guerre, qui promet de ne retirer les soldats qu’une fois que la situation sur le terrain le permettra.

Des chiffres non significatifs selon MacCain

« Obama travaillera sans relâche à maintenir la confiance sacrée de ce pays envers ses vétérans, il veillera à ce qu’il ne soient pas oubliés une fois rentrés à la maison, et il apportera aux troupes le charisme qu’elle demande, ainsi que le respect qu’eux et leur famille mérite » a affirmé le porte-parole d’Obama Nick Shapiro.

Les partisans de McCain affirment que ces chiffres ne sont pas significatifs. « McCain est soutenu par plus d’amiraux en retraite et de généraux qu’Obama n’a de donateurs militaires » a déclaré le porte-parole de John McCain, Michael Goldfarb, jugeant que ses partisans sont trop occupés à défendre le pays pour penser à faire des donations politiques.

(Avec AP)http://www.linternationalmagazine.com/article5112.html

Le comité de campagne de Barack Obama a désavoué un groupe nigérian qui a lancé une campagne de collecte de fonds pour le compte du candidat désigné du Parti Démocrate à l’élection présidentielle américaine.

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Barack Obama et les fonds financiers nigérians

Linternationalmagazine.com , publié le 20/08/2008

Le comité de campagne de Barack Obama a désavoué un groupe nigérian qui a lancé une campagne de collecte de fonds pour le compte du candidat désigné du Parti Démocrate à l’élection présidentielle américaine.

 

Le comité de campagne de Barack Obama a désavoué un groupe nigérian qui a lancé une campagne de collecte de fonds pour le compte du candidat désigné du Parti Démocrate à l’élection présidentielle américaine.

C’est toujours les mêmes…

Le groupe de nigérian, dénommé « l’Afrique pour Obama », dirigé par le controversé directeur de la Bourse nigériane (NSE), le Dr Ndi Okereke-Onyuike, a récemment collecté 100 millions de nairas (847.457 dollars) à l’occasion d’un dîner avec des personnalités dans la capitale économique nigériane, Lagos. Les prix des billets pour ce dîner organisé le 11 août étaient compris entre 325.000 nairas (2.754 dollars US) et 2,5 millions de nairas (21.186 dollars US).

Suite à une enquête du quotidien local Punch sur cette collecte de fonds, le comité de campagne de M. Obama a adressé une lettre au journal où elle se démarquait du collecteur de fonds, car les lois américaines n’autorisent pas les hommes politiques américains à recevoir de l’argent de citoyens non-américains ou de gens ne résidant pas de manière permanente aux Etats-Unis.

Citant une lettre du Conseil de campagne « Obama for America », Mme Kendall C. Burman, le Punch écrit : « Nous souhaitons vous informer qu’Obama for America, Inc, qui est le principal comité de campagne pour le Sénateur Barack Obama dans sa campagne pour la présidence des Etats-Unis ainsi que le Comité national démocrate, ne sont ni de près ni de loin liés à cet évènement ou à cette organisation.

« Obama for America » et le Comité national démocrate n’accepteront aucun des fonds collectés à cette occasion où dans le cadre des activités de collecte de fonds de cette organisation. « Nous voulons faire comprendre clairement que cet évènement et cette organisation ne sont en aucune façon associés à Obama for America du Comité National Démocrate au cas où cette organisation chercherait à insérer d’autres annonces dans votre journal« .

Des proches de l’ancien président Olusegun Obasanjo

Cette tournure des évènements va sûrement réjouir les détracteurs de cette campagne de collecte de fonds, qui estiment qu’elle pourrait compromettre les chances de M. Obama et le présenter comme quelqu’un jouant la carte raciale.

Ces détracteurs sont particulièrement irrités par l’implication dans cette campagne de M. Okereke-Onyuike, un proche de l’ex- président Olusegun Obasanjo pour qui il avait également collecté des fonds et dont il aurait soutenu la tentative avortée de briguer un troisième mandat alors que la constitution ne le lui permettait pas.

Mais le Punch, citant M. Okereke-Onyuike, déclare que les fonds collectés seront utilisés pour sensibiliser les Africains- Américains sur la nécessité de s’inscrire et de voter pour M. Obama.

http://www.linternationalmagazine.com/article5145.html

Présidentielles USA : qui est Joe Biden

biden1.jpgElection présidentielle américaine

Présidentielles USA : qui est Joe Biden

Linternationalmagazine.com – La redaction , publié le 23/08/2008

Choisi par le candidat démocrate à la Maison Blanche Barack Obama comme son colistier, Joseph Biden, est un expert en matière de sécurité nationale. Son choix vise, selon les experts, à contrebalancer l’inexpérience présumée de Barack Obama en matière de politique étrangère.

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A 65 ans, l’élu du Delaware a derrière lui 35 ans de Sénat, dont il est l’un des poids lourds : Biben a plusieurs fois été président de la prestigieuse Commission des Affaires étrangères, mais aussi de la Commission judiciaire, qui gère la législation criminelle, les questions constitutionnelles et les auditions des candidats sélectionnés à la Cour suprême.

Natif de Scranton (Pennsylvanie), d’origine catholique-irlandaise et issu d’un milieu ouvrier, Biden pourrait aussi aider Obama à séduire l’électorat col bleu. Ces électeurs étaient acquis à Hillary Clinton, et Obama peine pour le moment à les convaincre.

Un début de carrière marqué par un drame

Le début de sa carrière politique a été marqué par un drame. Un peu plus d’un mois après son élection comme sénateur, une semaine avant Noël, sa femme et sa fille de 13 mois sont tuées dans un accident de la route. Seuls ses deux jeunes garçons survivront à ce terrible accident.

L’aîné de ces garçons, Beau, 39 ans, est aujourd’hui ministre de la Justice du Delaware. Egalement capitaine dans une unité de la Garde nationale de cet Etat, il doit partir pour l’Irak en octobre. Son autre fils, Hunter, 38 ans, est avocat à Washington. Ce drame familial ainsi que la découverte d’un anévrisme au cerveau en 1988, ont forgé son caractère. M. Biden a survécu a tant de catastrophes qu’il semble insubmersible. Joe Biden vit avec sa seconde épouse, Jill avec qui il a eu une fille âgée aujourd’hui de 27 ans.

Favorable à l’intervention américaine en Irak en 2003, il a depuis regretté son vote

Disposant d’entrées dans toutes les grandes capitales, ce spécialiste de la politique étrangère, qui était récemment en Géorgie, pourrait assurer la crédibilité du jeune candidat Obama sur ces questions épineuses. « Biden fournit à Obama ce dont il a besoin », estimait vendredi David Brooks, un chroniqueur conservateur du New York Times. Selon M. Brooks, les atouts de M. Biden sont ses racines dans la classe ouvrière, son honnêteté, sa loyauté et son expérience. Lors des attentats du 11 septembre 2001, Biden présidait pour la première fois de sa carrière la Commission des affaires étrangères du Sénat et avait aussitôt exhorté le président Bush à demeurer « patient, résolu et prudent ».

Contrairement à Barack Obama, qui était opposé à la guerre en Irak, Biden a appuyé la résolution de 2002 autorisant la guerre, mais a pris ses distances face à la politique étrangère de la Maison Blanche, estimant que les Etats-Unis devaient « éliminer » Saddam Hussein mais qu’une attaque unilatérale était « la pire option ». « Je regrette mon vote », déclarait-il l’an dernier au magazine spécialisé Politico. Il avait écrit en 2006 qu’un retrait des soldats américains d’Irak était souhaitable à l’horizon 2008, une position proche de celle du candidat démocrate à la présidence Barack Obama qui est en faveur d’un retrait en 16 mois après sa prise de fonction.

Célèbre pour sa langue bien pendue

Dans le combat politique, Biden, qui n’hésite pas à monter au front et frapper fort, pourrait en outre endosser le rôle du « méchant » dans une campagne de plus en plus violente, où les coups bas pleuvent.

Lorsqu’il renonça à briguer l’investiture démocrate début janvier, après une piètre performance lors des caucus de l’Iowa, Biden, célèbre pour sa langue bien pendue, avait en outre balayé d’un revers de main l’idée d’être numéro deux… « Je ne suis pas candidat à la vice-présidence. Je ne l’accepterais pas si qui que ce soit me la proposait. En fait, je préférerais rester président de la Commission des Affaires étrangères plutôt qu’être vice-président« . Il avait aussi déclaré l’an dernier que Barack Obama « était le premier Afro-Américain consensuel qui s’exprime bien, qui soit brillant, propre et séduisant ». Cette déclaration maladroite, dont le clan Obama ne semble pas rancunier, n’est pas la seule bourde de la longue carrière de Joseph Biden connu pour sa répartie et ses répliques parfois assassines.

Quelques ratés dans ses courses à la présidence

Le sénateur du Delaware avait participé en 1987 à la course à l’investiture démocrate, mais s’était retiré après la diffusion, par son rival Michael Dukakis, d’une vidéo où il plagiait en les distordant des morceaux de discours du leader des travaillistes britanniques, Neil Kinnock. « Les faiblesses de Biden sont superficielles. Il a dit un certain nombre de choses idiotes au fil des ans (…) mais cela ne fera pas mal au candidat démocrate car les électeurs sont assez intelligents pour pardonner les défauts authentiques d’une personne authentique« , a dit M. Brooks.

Les esprits chagrins reprocheront sans doute à Obama d’avoir choisi comme adjoint un vieux routier du sérail washingtonien, à mille lieues de ses discours sur le changement, le sang neuf et la « politique autrement ». Mais selon un de ses principaux conseillers, Obama commence à en avoir assez de la « révérence » que son équipe manifeste pour ce message de changement, et sa priorité est de faire tout ce qu’il faut pour gagner.

 

http://www.linternationalmagazine.com/article5175.html

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