TEBAWALITO

blog de la fraternité avec la diaspora noire. Ceux a qui cet appel fait echo, venez et matez mon blog

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30 juillet, 2008

POUR CEUX QUI VEULENT ALLER TRAVAILLER EN AFRIQUE

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A VOS MARQUES, PRETS, DEVENEZ …UNE ASSISTANTE COMME CHAQUE DIRECTEUR EN REVE !

L’Assistante de rêve qui est-ce ? Est-ce cette collaboratrice renfrognée, retardataire, désagréable au téléphone, à l’accueil détestable, à qui vous devez tout rappeler, même vos rendez-vous….Toute assistante devrait comprendre sa profession comme l’action de simplifier la tâche de ses supérieurs…

POUR CEUX QUI VEULENT ALLER TRAVAILLER EN AFRIQUE dans ACTU GENERALE spacer

spacer dans DIFFERENTES OFFRES INCLUS OFFRE D'EMPLOIS

Cela bouge en Afrique !!

« Les banques se portent bien en Afrique »…Cependant, à côté de ce premier constat flatteur, les banques en Afrique peinent à offrir un service de qualité aux clients… E=MC2 résume bien l’ensemble des enjeux car entrer dans cette nouvelle dynamique..?

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A VOS MARQUES, PRETS, DEVENEZ …UNE ASSISTANTE COMME CHAQUE DIRECTEUR EN REVE !

 

L’Assistante de rêve qui est-ce ? Est-ce cette collaboratrice renfrognée, retardataire, désagréable au téléphone, à l’accueil détestable, à qui vous devez tout rappeler, même vos rendez-vous et pire ses propres tâches ? Est-ce cette collègue qui fait de la rétention d’informations, qui aime à se rendre incontournable et dont l’absence inopinée empêche le bon fonctionnement de l’activité ? Pensez-vous réellement qu’une bonne assistante doive négliger le confort de ses collègues et supérieurs, le confort de la clientèle ? Manquer d’initiative et d’anticipation et attendre par exemple qu’un matériel tombe en panne pour le signaler alors qu’il donnait des signes précurseurs de dysfonctionnement quelques temps avant ? Manquer d’implication, au point par exemple, lorsque le technicien vient réparer, de ne pas s’intéresser à l’origine du dysfonctionnement afin de l’éviter ultérieurement ou encore éventuellement acquérir quelques connaissances simples qui pourraient aider à résoudre la difficulté sans recourir à nouveau aux services du technicien ? N’appelleriez-vous pas Assistante de peu de valeur cette collaboratrice qui manquerait de rigueur dans son travail, celle qui par exemple transmettrait des documents sans les relire, oublierait de communiquer tel message important, etc. CERTAINEMENT !Cependant, soyons indulgents car nombre de nos assistantes se sont formées sur le tas et en conséquence devraient être félicitées pour leurs performances, quelles qu’elles soient. Par ailleurs, nos assistantes de formation BTS acquièrent généralement davantage de compétences théoriques que pratiques. On ne leur enseigne hélas pas toujours le cœur du métier.  « Assister » signifie venir en aide, donner son appui, seconder, secourir. Toute assistante devrait comprendre sa profession comme l’action de simplifier la tâche de ses supérieurs, collègues, collaborateurs et partenaires extérieurs.

A cet effet, les trois notions suivantes sont essentielles :

1-    La notion d’interface
2-    La notion de mémoire
3-    La notion d’attitude professionnelle

La notion d’interface
L’assistante de direction joue un véritable rôle d’interface entre plusieurs interlocuteurs tant internes qu’externes à l’organisation où elle travaille. L’assistante mène un ensemble d’actions telles qu’ accueillir, prendre en charge les appels téléphoniques, traiter courriers et courriels, capter et faire passer des messages, écouter, transmettre, renseigner, communiquer efficacement en regard des caractéristiques de son interlocuteur, dans une ou plusieurs langues, dans un laps de temps déterminé, en respectant une déontologie professionnelle.

Une première compétence de l’assistante de direction est donc d’établir une communication fluide et efficace.

La notion de mémoire
La mémoire continue et permanente de l’organisation, du service, du poste est assurée au travers de la fonction d’assistante de direction. Ses tâches comportent des activités d’archivage, classement, prise de notes, rédaction objective et suivi de compte-rendu, préparation et organisation de réunions.
Pour être en mesure de retrouver et restituer à ses différents interlocuteurs, la totalité des informations importantes et essentielles au bon fonctionnement de l’entreprise.

Une deuxième compétence essentielle de l’assistante de direction est donc de développer un système de mémoire organisé de ce qui se fait au sein de son poste et des tâches qui lui sont confiées.

La notion d’attitude professionnelle
Un ensemble de caractéristiques comportementales fait que le travail réalisé sera reconnu comme professionnel : précision, rigueur, organisation, pro activité, définition de priorités, autonomie, discrétion, fiabilité, souplesse, gestion du stress.

Ce concept fait également référence à la nécessité de bien connaître son environnement professionnel, de s’y intégrer et de pouvoir prendre en compte l’évolution de son contexte global de travail y compris vouloir se perfectionner et être disposée à évoluer.

Une troisième compétence essentielle à l’assistante de direction est donc de développer des attitudes professionnelles adaptées.

En conclusion, si vous avez l’ambition de maîtriser une communication efficace, développer un système de mémoire organiser, adopter une attitude professionnelle en toutes circonstances, être une ressource sûre pour votre directeur alors le séminaire de formation interentreprises AS comme Assistante de Direction prévu à partir du 22 Juillet 2008 vous est destiné !

A vos marques, prêts, perfectionnez-vous et EVOLUEZ…

Carine BADOU, et l’équipe MANE GERE ASSOCIES AFRIQUE

27 juillet, 2008

Obama, star et recours des militants de la diversité [Libélyon du 25/7/08]

25/07/2008

Obama, star et recours des militants de la diversité

Amisobamafelixledru2

Les amis d’Obama jeudi – Photo : Félix LEDRU

 

SOCIETE – Azedine a noté la phrase sur une petite fiche, pour bien s’en souvenir. Il la sort de la poche et lit: «Our time is now.» Notre heure est venue. Une devise empruntée à Barack Obama, idole naissante d’une partie des banlieues française. Du côté des mouvements militant pour la diversité, c’est une traînée de poudre. Une véritable «obamania» s’est emparée des troupes. Azedine Haffar, l’homme à la fiche, ancien radical de gauche passé au Modem et longtemps président de l’Association nationale des élus de banlieue, a mis un lien vers CNN sur son blog. Il vit depuis des mois à l’heure des primaires américaines, et a participé à Lyon au lancement du Comité des amis de Barack Obama, que préside Patrice Schoendorff, fils d’un «résistant camerounais», ancien fabiusien présent aux municipales sur les listes de Perben. «Il y a des gens de tous les partis et de toutes les origines», relève ce dernier. La figure de Barack Obama transcende, contourne les rivalités inévitables lorsqu’il y a quelques postes à partager. «Jusque-là, les associations beurs et blacks travaillaient chacune dans leur coin, confirme Nasser Kahabat, cofondateur d’Agir pour la citoyenneté, et adjoint (divers gauche) de Tarare (Rhône). Il a fallu la candidature d’Obama pour les réunir tous.»…

Nuit américaine. Le 3 juillet, ils ont lancé à Lyon le comité d’Obama, qu’ils appellent plus souvent «Barack». Ils compteraient depuis plus d’un millier d’adhérents à Lyon, ont «parrainé» le week-end dernier le lancement d’un comité parisien, avant de faire pareil bientôt à Marseille. Ils envisagent un voyage aux Etats-unis, avant d’organiser à Lyon une «nuit américaine», dans la nuit du 3 au 4 novembre. En attendant, le noyau dur se retrouve tous les mardis soirs dans un restaurant à couscous de la Guillotière, quartier historique de l’immigration lyonnaise. On y chante les louanges de «Barack», on se passionne pour les derniers épisodes de la primaire américaine. «Le plus fort, sourit Azedine Haffar, c’est que la plupart ne pourraient même pas citer les deux candidats en lice la dernière fois.» Dans les conversations, aucune allusion aux débats de fond américains. Le modèle social ? La politique extérieure ? Le sort des minorités ? Personne n’évoque ces sujets.

Discrimination. «L’identification ne se fait absolument pas sur des idées mais sur le bonhomme», observe Ali Kismoune, fondateur à Lyon du très élitiste Club Rhône-Alpes diversité. Obama ne serait qu’un «curseur», un «levier», pour reposer en France la question de la diversité. «C’est une incroyable mondialisation des problématiques, poursuit Ali Kismoune. La candidature d’un sénateur noir aux Etats-Unis sert à poser le problème de la discrimination en France.» Puis il ajoute que cela signe aussi «la fin des idéologies», et surtout le profond «malaise» des populations issues de la diversité en France. La candidature Obama serait «une aubaine», une «dynamique». «Ce serait une sacrée claque de recevoir à l’Elysée et à l’Assemblée un président américain noir, ajoute Azedine Haffar. La France serait bien obligée de se dire que, si la société américaine a réussi à faire cela, elle ne peut vraiment pas faire moins.»

Rapidement, mardi soir, les conversations glissent sur les parcours empêchés ou freinés. Les discriminations ressenties et subies. Nora Berra, élue UMP à la ville de Lyon, raconte cette «vague de souffrance» qui l’aurait saisie un matin, lorsque son fils, à qui elle chantait des mots d’amour en arabe en l’amenant à l’école, lui a demandé de ne pas le faire devant les autres. «Il avait déjà le sentiment de cette différence», ajoute-t-elle. Barack Obama serait devenu en France une sorte de vecteur transitionnel dans lequel s’identifier. Celui-ci relève que le sénateur est d’origine kenyane. Celui-là que son père était musulman. Une candidature prisme qui éclaterait les identités en morceaux distincts ? Karim Zéribi, ancien conseiller de Chevènement et président national d’Agir pour la citoyenneté, flaire le danger. Pour lui, l’obamania souligne avant tout la situation française et il faut soutenir en lui un candidat «de l’universalisme», et non «de la diversité».

Mythe. Dans les propos des fans, il y a beaucoup d’éloge pour Barack Obama, mélange de «Martin Luther King» et de «John Kennedy». Mais aussi pour le mythe américain. «Là-bas, tout est possible», soupire Azedine Haffar. «Dans le nouveau monde, il faut montrer sa compétence alors que, sur le Vieux Continent, il faut montrer son pedigree, appartenir au sérail», ajoute Nora Berra, élue et médecin. Ali Kismoune détecte une «ambivalence». Dans les milieux militants pour la diversité, il y aurait selon lui «un rejet de la politique extérieure américaine dans ce qu’elle peut avoir de malsain et violent», mais «une aspiration pour le mode de vie américain». D’où l’envie d’identification, que permet Barack Obama, celui qui «casse cette ambivalence». Boualem Azahoum, militant du collectif DiversCité, né en banlieue lyonnaise, s’exaspère, lui, de la fascination pour les Etats-Unis. «Ils sont admiratifs du système américain sans savoir ce qui se passe là-bas, peste-t-il. La façon dont ils gèrent les minorités est bien plus grave qu’ici. Notre système, avec toutes ses imperfections, vaut beaucoup mieux.» Les fans d’Obama répondent qu’ils préféreraient le «modèle républicain français», s’ils n’avaient pas l’impression qu’ils cachent pour certains des freins et des obstacles invisibles. Mais Boualem Azahoum n’en démord pas. «On nous envoie le message qu’un Noir peut devenir président là-bas. Mais il a surtout beaucoup plus de chances d’y finir en prison qu’ailleurs.» «Nous ne sommes pas dans l’idolâtrie de l’Amérique, assure Mustapha Guouila, élu UMP et membre de l’Association nationale des élus de banlieue. Mais en France, même si les mentalités évoluent, lentement, on n’a aucune chance de faire élire sur son nom un parlementaire issu de l’immigration. Il faut donc se servir de la vague Obama pour obtenir une dose de proportionnelle.» Ali Kismoune est d’accord sur le constat. Pour lui, l’obamania ne doit servir qu’à poser cette question : «Notre pays est-il capable d’élire un président issu d’une minorité ?» Militant socialiste déçu des lenteurs de la gauche sur ces problèmes, il ajoute une question subsidiaire : «Et si le Noir était le candidat républicain ultraconservateur, est-ce qu’on le soutiendrait ?»

OLIVIER BERTRAND

Commentaires

Tres bonne question de M. Kismoune, au coeur du sujet du livre « Nous avions un rêve » de Jake Lamar.
Il decrit l’irresistible ascension de l’attorney général Melvin Hutchinson, qui, apres avoir rétabli la pendaison, pourrait bien devenir le premier vice-président noir des Etats-Unis…
A lire absolument.

« La candidature d’un sénateur noir aux Etats-Unis sert à poser le problème de la discrimination en France »
Métis, il n’est pas noir mais métis !
C’est à dire qu’il est aussi bien blanc que noir. Gris pour faire de l’humour.
De toute façon, son élection ne règlera pas les problèmes que rencontre toujours la communauté noire aux USA. Comme quoi le problème est ailleurs.
S’il y a moins de candidats et représentants de couleur en France c’est que proportionnellement il y en a moins. Si ces communautés pensent qu’elles sont discriminées, elles peuvent toujours créer leur parti afin d’accéder à des représentations aux chambres.
On ne vote pas pour une personne parce qu’elle est noire ou bien coiffée. On s’intéresse aussi au discours et aux idées.
Par exemple Dieudonné se présente à des scrutins depuis un certain temps mais ne rallie pas les foules. Taubira ne fédère pas non plus des gros rassemblements. Harlem Désir est tombé dans l’anonymat politique, Begag s’est lui même disqualifié, Dati horripile les gens de gauche, Malek Boutih a été mis mis au rancard électoral…
Faut peut être aussi chercher du côté de la qualité des intervenants peut être.

tout-à-fait d’accord avec vouroupatra. Je ne vois pas de quelle « claque » ce militant veut parler. Si un beur ou un noir arrive en position d’être président en France, ça ne fera ni chaud ni froid à la plupart des gens.
Par ailleurs, il est ridicule de comparer la situation américaine, où les deux communautés cohabitent depuis deux siècles, et la France, où nous en sommes à la première génération d’origine immigrée. Les Français d’origine immigrée ayant fait des études ont par hypothèse moins de 40 ans. Evidemment qu’ils ne sont pas encore à des postes de responsabilité ! Il faut laisser le temps au temps.

Que représente exactement l’Aneb (Association nationale des élus de banlieue) ? Combien a-t-elle d’adhérents ? Que propose-t-elle concrètement ?
L’essentiel est parfois d’agiter tous les chiffons rouges pour exister médiatiquement. Y compris en réduisant la dimension de l’élection présidentielle américaine à la couleur de peau d’un candidat.
Même menée au nom d’idées a priori respectables, cette démarche pose nettement la question de l’opportunisme politique de ceux qui la portent, surtout quand ces derniers ont déjà endossé différents dossards pour se faire élire.
Allez ! Vive Obama ! Mais vraiment pas que pour sa couleur de peau.

«Dans le nouveau monde, il faut montrer sa compétence alors que, sur le Vieux Continent, il faut montrer son pedigree, appartenir au sérail», ajoute Nora Berra, élue et médecin.

Nora Berra exagére.Elle n’aurait pas été femme et issue d’une minorité, elle n’aurait justement pas été si facilement investie tête de liste dans le 8e…

Obama lui y est arrivé sur sa personne pas sur son identité de minorité visible et en proposant un projet, ce qui est autre chose que de dire « Je suis black, donnez moi des places ».Les amis lyonnais d’Obama se focalisent au contraire sur leur origine et demandent des quotas au lieu de faire comme Obama…

Encore une fois , je le répète « OBAMA » est métis, arrétez de le ranger arbitrairement dans la communauté noire, surtout si on connait son histoire, il n a rien demandé ni revendiqué pour une appartenance dans tel ou tel communauté, c est presque de la discrimination.Pour répondre à  » de souche » tous les noirs ne sont pas tous des immigrés ou d origine étrangére, ceux qui viennent des « domtom » il en fait quoi?

Message à l’attention de Nora Berra:ma belle-soeur française vit en Angleterre avec son mari anglais et leurs trois enfants. Elle leur a toujours parlé français, sachant qu’il est important que les enfants entendent leur langue maternelle. Ils lui ont tous les trois demandé de ne pas leur parler français dans la rue ou dans les lieux publics, type l’école ou les grandes surfaces… La raison comprise par ma belle-soeur est que les enfants n’aiment pas se différentier des autres, ou se faire remarquer… Rien à voir avec un sentiment de honte relatif à leur culture maternelle. Je souhaite que ce message vous permette de relativiser ce genre de réaction « normale » pour un enfant, quelque soit sa culture familiale. Et bonne continuation…

Bonjour à tous,

Je souhaiterai avoir les coordonnées du comité de soutien à Barack Obama à Nantes-Saint Nazaire, car je souhaiterai participer à des débats car je soutient vraiment la candidat Obama.
Voici mon adresse mail : honorat27@hotmail.fr

Merci d’avance

Qui n’est pas pour Barack Obama ? Rires …

Je trouve inquiétant ce communautarisme idéologique … Avec des raccourcis intélectuels inquiétant « là bas tout est possible » …. qui mériteraient à minima de voir que la ségregation et le phénomène communautaire est extrêmement vivace aux Etats Unis, sans aucune comparaison possible avec la france.

On pourrait dire que l’herbe a toujours l’air plus métissée ailleurs.

Les idées d’Obama valent bien sa couleur de peau alors je trouve navrant la récupération qui en est faîte en Europe. Elle n’est pas saine, aucun homme ne mérite d’être acclamé pour ce à quoi il ressemble.

Trop mettre en avance Obama parcequ’il est noir et ne pas parler de son concurrent car il es blanc…Discrimination? Un homme politique ne doit pas être un symbole : Seul son programme compte et le sien me parait flou.

Bon c bien le côté groupie, mais ça ne fait pas de mal de se renseigner sur un pays et de lire les discours. Le terme métis n’existe pas aux USA, vous êtes blancs , vous êtes noirs… Ce qui de toute façon n’a pa grande importance dans le façon dont Obama mène son affaire, il fait (ou tente de faire) la première campagne post-raciale. Il ne se positionne pas comme représentant d’une communauté au contraire d’un jesse jackson ou d’un luther king. Il est noir de peau ok, mais il ne se fait pas le défenseur de la cause black, au contraire il se permets comme jamais de la mettre face à ses responsabilités, tout comme il le fait d’ailleurs avec les autres.
Peut être bien que tout n’est pas possible aux USA, mais en tout cas,et c’est selon moi l’unique porte de sortie, il y existe une vraie classe moyenne afro-américaine, chose qui n’est pas encore arriver en France.

A tous ceux qui disent qu’il faut laisser le temps au temps en France…

Le temps pour faire quoi ?

- Accepter le fils d’immigré en tant que « vrai » Français…

- Accepter avec le temps que certains citoyens de « Souche » en particulier ceux qui maintiennent le « système » s’adaptent à la couleur, à la religion, aux différences des Français « immigrés » ?

- Pourquoi Sarkozy at-il créé ce ministère de l’identité nationale ???

Il faut arrêter la politique de l’Autruche, Un Barack Obama en France ce n’est pas possible.

En france il y a deux choix:

1.Faire l’assimilé ( ça veut dire quoi assimilation ?) mais tu restes un étranger.

2.Ou Garder tes traditions ancestrales et tu restes aussi un étranger…

Après les minorités aux USA souffrent et peut être plus qu’en France. Mais certains schémas sont similaires.

Ce qui peut changer les choses c’est la politique, et il suffit de voir nos voisins Anglais.

Toutes les minorités sont représentées dans le parlement.

Quand est ce que la France adoptera cette attitude ?

On peut critiquer les Américains car il y a certainement des limites dans leur système, mais au moins si tu as les crocs tu peux réussir…En France si on fait le rapport entre les immigrés diplômés et leurs situations il y a de quoi tomber de haut.

Quel homme ou femme ayant fait de longues études veut vivre du RMI ou de l’assurance chômage ?

J’ai déjà participé à des entretiens professionnels ou paratrait t-il seuls des Français étaient présents, mais les plus bronzés et basanés même s’ils sont parfois meilleurs n’obtiennent pas les postes. Donc président de la république dans plusieurs siècles peut être !!!

Après Obama c’est une satisfaction, un exemple mais tout le monde sait que le président des USA et de beaucoup d’autres pays sont des pantins dirigés par des « forces supérieures ».

Obama n’a pas pas base sa campagne sur ses origines, heureusement pour lui parce qu’il n’en serait pas la. Ceux qui ici, au US essaient d’exploiter le concept de race (que ce soit de maniere positive ou negative), se font vite fait envoyer sur les roses puis aux oubliettes. D’ailleurs, le « race factor » n’est pour ainsi dire jamais mentionne ici, aux US. Obama est le candidat democrate « who happens to be black ». J’insiste sur le mot black, parce qu’ici (et je l’ai deja ecrit un paquet de fois), la notion de metis n’est que genetique. Pour les americains (qui savent tous pourtant qu’Obama est metis) Obama est noir,tout comme Alica Keys ou Helly Berry. pour resumer:
- En France, Obama est metis.
- Aux US, il est noir.
Juste une mise au point (final). Dommage cependant que ce debat existe encore. Ce n’est pas ce qui fera elire (ou perdre) le candidat democrate.

La vache est toujours plus verte dans le pré du voisin..hé,hé.

Quel yaourt vous faites ….ici Obama est d’abord americain avant d’etre noir et vraiment a part quelques uns, personne ne s’occupe de sa couleur de peau mais plutot et surtout de ses positions ! Le debat aojourd’hui et son voyage ultra mediatise et ses point de view sur les affaires etrangeres.

Vous etes dans un tel jetlag sociologique et politique en france c’est assez consternant !

Je suis tres surpris par certains blogeurs qui conaissent mieux que les autre les ettentes des minorités dans ce pays , contrairement a ce qu’affirme vouroupatra , monsieur votre argumentaire sur le manque de crédibilité les personnes précitées me choque … ne croyez vous pas qu ‘un concervatisme exacerdé alimenté élites français , et qui se reproduisent entre aux baise complètement la donne envers les minorités visible , alors votre notion de laisser le temps au temps me fais doucement sourrire

@ Dadou
Un exemple parlant: aux Etats-Unis, les irlandais (arrivés à partir des années 1830-1840) se sont intégrés à la société américaine au bout de 5 générations (un signe: l’élection de JFK en 1960). Alors ne parlons pas des Afro-américains, dont la présence (forcée) sur le sol américain est bien antérieure à celle des irlando-américains…
La formule « il faut laisser du temps au temps » me semble plus que fondée: on ne saurait d’abord comparer les États-Unis et la France, aux trajectoires historiques différentes. Ensuite, il faudrait préférable d’éviter deux écueils: 1) L’attitude angéliste (sorte de conservatisme non conscient de soi: il n’y a rien à changer en France, les choses s’arrangeront d’elles-mêmes une fois l’orage passé); 2) l’attitude « moralisatrice » (qui confine parfois au masochisme: charger la France de tous les pêchés (dont celui du racisme), de sorte qu’elle doit absolument s’aligner sur les « modèles » étrangers). Dans le cas français, le problème des « minorités » et de leur place dans la société française ne sera résolu que si on aborde ces thèmes avec réalisme (en tenant compte des caractéristiques propres à la France), loin des postures « idéologiques » faciles.

Je crois qu’un peu plus de calme dans l’enthousiasme de certains éviterais des conneries comme l’élection de Sarkosy en France. Rappelons que le KKK c’était au USA pas en France et que la couleur de peau n’est ni un défaut ni une qualité ni une garantie politique. Ce sont les américains qui votent et pas les français.

très pertinente l’analyse de M Kismoune. moi je voterai pas républicain….
c’est quoi ce club rhône alpes diversité?
comment peut on adhérer?
vive Obama……

Faire attention…
Les noirs ont participer et crée l’Amérique avec les blancs, sauf que eux c’était dans des champs, dans des secteurs bien plus sombres de la société et on jamais eu leurs mots à dire etc…Malgré l’image que donne les US partout dans le monde. Depuis les 12 colonies, et les nombreuses guerres (révolution contre les anglais ou encore celle de sécession) les noirs étaient là, ….Les États Unis rattrapent à mon avis UN retard majeur…donc voir ça comme une évolution certes! Mais pas comme un exemple svp.

Pour moi je vois plus cette candidature comme une évolution général de la démocratie aux États Unis, comme une forme de démocratie en retard encore sous construction majeur

Hors, les immigrants en France n’ont pas bâtis la France…la Gaule etc.

Faire du copier coller au nom des US, pourrait être une faute majeur…

Qui peut dire ce qui differenciait le programme d’Obama de celui d’Hillary ? Probablement autant que Sego/Bertrand. A part la position tres claire (mais tres politique) d’Obama sur la guerre d’Irak: il n’y a rien de vraiment different.
Je ne comprends pas cet engouement europeen pour Obama, ca ne serait qu’un president democrate de plus. La couleur de peau en tant qu’argument electoral: cela me semble un peu leger..> et limite raciste

OBAMANIA : beaucoup de bruit pour rien! Il est plus que vraisemblable que Mc CAIN sera élu, mais il ne faut pas le dire !!!!

«Le plus fort, c’est que la plupart ne pourraient même pas citer les deux candidats en lice la dernière fois.»

C’est bien ça le problème de ce mouvement qui semble empreint d’une grande naïveté, ils ont l’air de ne rien connaître du fonctionnement de la politique US.
L’élection présidentielle oppose le candidat Coca au candidat Pepsi, deux personnalités qui proviennent des mêmes élites et qui cherchent par un programme politique « marketé » à plaire au plus grand nombre pour s’emparer du pouvoir et ainsi servir les intérêts financiers qui ont soutenu leur candidature. L’argent public est rare aux USA et il n’y en a pas pour tout le monde, alors chacun veut l’avoir pour soi et pas pour son concurrent.
Obama a considérablement infléchi sa ligne politique pour rentrer dans le moule. Il n’est qu’un candidat démocrate de plus ; souvenez vous de Bill Clinton, certainement un moindre mal par rapport à GWB mais pas non plus un exemple.
Obama servira la soupe à ses amis, fera un peu de social mais ne changera pas la vie des Noirs (et autres minorités) d’Amérique et du monde.

Un Obama en France?Possible mais il va falloir faire un peu campagne au lieu de se contenter de pleurer dans les médias qu’on est pas élu…De plus la plupart des personnes sur cette photo (pas toutes certes) ont été membres de plusieurs partis politiques…Il s’agit surtout pour elles d’etre élues, pas de représenter qui que ce soit…

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  http://libelyon.blogs.liberation.fr/info/2008/07/obama-star-et-r.html?cid=124033190#comments

La tournée triomphale de Barack Obama [Libération]

 

Monde

La tournée triomphale de Barack Obama

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De notre correspondant à Washington PHILIPPE GRANGEREAU

QUOTIDIEN : vendredi 25 juillet 2008

      

49 réactions  

 

L’obamania bat son plein dans la Vieille Europe. Outre-Rhin, tout comme en France où il doit rencontrer Nicolas Sarkozy aujourd’hui à l’Elysée, avant de s’envoler pour la Grande-Bretagne. A Berlin, hier soir, devant plus de deux cent mille personnes, celui que les Allemands appellent le «John Kennedy noir» a appelé l’Europe et l’Amérique à construire «de nouveaux ponts» pour relever les défis internationaux, du terrorisme au réchauffement de la planète.

 

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Etoffe.Aux Etats-Unis, où la politique étrangère est généralement très secondaire dans une campagne, il est exceptionnel pour un candidat à la présidence d’effectuer une tournée mondiale. Celle qu’a entamée Obama, principalement destinée à montrer aux Américains qu’il possède l’étoffe d’un président, l’a conduit au Koweït, en Irak, en Afghanistan, en Jordanie et en Israël.

Aucun commentateur ne s’est encore avancé à dire s’il y est parvenu, mais, tel un président, il est suivi par les trois présentateurs vedettes des principales chaînes de télévision américaines et un avion entier de journalistes. Impuissant, son rival, John McCain, peste contre ce traitement de faveur inédit. Effectuant un parcours similaire en mars, le sénateur de l’Arizona n’avait été accompagné par aucun média.

Par dérision, les timoniers de la campagne électorale de John McCain ont baptisé Obama «l’Elu», car tout lui réussit. Ces derniers jours, le contraste entre les deux hommes était saisissant. Tandis que l’énergique Obama passait en revue les troupes américaines en Irak avant de prononcer une allocution devant le temple d’Hercule à Amman, la télévision américaine montrait son rival septuagénaire embarquant dans une dérisoire voiture de golf pour aller serrer la main d’un octogénaire dont il briguait le soutient : l’ancien président George H. Bush.

McCain, qui a concentré ses attaques sur l’inexpérience du sénateur de l’Illinois en matière de politique étrangère, a de quoi être dépité. La visite tardive d’Obama en Irak lui a valu un trophée immédiat : le soutien explicite du Premier ministre Al-Maliki pour son plan de retrait des GI’s en seize mois. En Afghanistan, on l’a vu jetant nonchalamment son veston sur l’épaule, à la manière de JFK. Tandis que le grincheux McCain l’accusait d’être «capable de perdre une guerre (celle d’Irak) pour se faire élire», «Obama le Magnifique» amenuisait son coriace rival en déclarant, magnanime, qu’il s’interdisait, en tournée à l’étranger, d’assaillir un adversaire politique.

Attaqué par les républicains sur sa promesse de négocier avec le régime iranien pour convaincre Téhéran de renoncer à sa quête de l’arme nucléaire, Obama a saisi l’occasion pour se montrer aussi ferme que George W. Bush en affirmant que «toutes les options sont sur la table» (sous-entendu : les options militaires), et a martelé qu’un Iran nucléaire constituerait «une grave menace» pour le monde.

Pour déjouer ses rivaux qui l’accusent d’être propalestinien, le sénateur a juré mercredi au président israélien, Shimon Pérès, qu’il ne forcera jamais Israël à «faire des concessions qui compromettraient la sécurité» du pays. Histoire de faire oublier les diatribes anti-israéliennes de son pasteur, Jeremiah Wright, qu’il a depuis reniées. Les voix de la communauté juive américaine sont, il est vrai, essentielles pour lui, surtout dans l’Etat clé («swing state») de la Floride, où elles constituent 4 % de l’électorat.

Panier.Pour parachever un parcours sans faute, il a promis au président palestinien, Mahmoud Abbas, rencontré à Ramallah, qu’il «ne perdrait pas une minute» après son élection pour proposer une solution au conflit israélo-palestinien.

Rien ne surpasse pourtant sa miraculeuse performance dans le gymnase d’une base américaine au Koweït. A plus de dix mètres du panier de basket-ball, au premier essai, il a fait un panier qui a été passé en boucle sur les chaînes de télévision. Obama confirmerait ainsi son image de gagnant, face au «loser» McCain. Mais la réalité est plus complexe et rien n’est encore joué, même si Obama possède depuis plusieurs semaines un certain avantage dans les sondages.

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Nicolas Sarkozy vote pour son «copain» Barack Obama  dans ACTU GENERALE file_341394_572044

JEAN-PIERRE PERRIN

QUOTIDIEN : samedi 26 juillet 2008

      

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Compliment pour compliment, politesse pour politesse, amabilités en tout genre : Barack Obama et Nicolas Sarkozy avaient des manières de vieilles dames se félicitant de leurs coiffures lors du point de presse tenu vendredi, à l’Elysée. Pas l’ombre d’une différence ne semblait séparer le candidat américain du président français et chacun a vanté, devant une armée de journalistes, les vertus de l’autre et de son pays.Rien à voir avec l’accueil très sobre réservé en mars au républicain John McCain dans une quasi indifférence médiatique.

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«Courage». «Ce que les Etats-Unis ont fait, avec Barack Obama aujourd’hui, c’est ce qu’on veut faire ici», a lancé d’emblée le chef de l’Etat français en faisant l’éloge du modèle d’intégration proposé par les Etats-Unis. En retour, le candidat américain assurait que «l’Américain moyen aime énormément les Français», félicitant derechef Sarkozy pour avoir fait «exploser ces stéréotypes, ces caricatures» qui nuisaient aux relations entre les deux pays. D’où l ’impression d’une future lune de miel américano-française en cas de victoire du démocrate, qualifié d’ailleurs de «copain» par le président français.

Pendant cette escale à Paris, qui n’aura duré que quelques heures, Obama a d’abord relaté à son hôte ce qu’il avait relevé lors de sa longue tournée internationale. L’entretien a duré une heure, dont vingt minutes en tête à tête. Sur l’Irak, la situation s’est nettement améliorée, a-t-il confié. D’où des propos elliptiques tenus ensuite devant les journalistes. Sur l’Afghanistan, en revanche, elle empire, d’où la nécessité d’envoyer des nouveaux soldats. Hommage appuyé encore à Sarkozy qui a eu le «courage» de déployer des renforts. Réponse de ce dernier : «Nous n’avons pas le droit de perdre.»

Sur l’Iran, beaucoup d’inquiétudes sur le nucléaire reflétées par des propos très fermes lors du point de presse : «N’attendez pas le prochain président américain parce que la pression ne fera qu’augmenter. […] Changez votre attitude et vous aurez tous les avantages de ce changement. Continuez avec votre programme illicite et la communauté internationale va mettre de plus en plus de pression sur vous, en matière de sanctions notamment», a insisté Obama.

«Alimentation». Sur la paix au Proche-Orient, le sénateur de l’Illinois a jugé que ni le président de l’Autorité palestienienne, Mahmoud Abbas, ni le Premier ministre israélien, Ehud Olmert, n’étaient actuellement assez forts pour aboutir. Il a ensuite indiqué au président français que ce serait le dossier qu’il traiterait en priorité s’il est élu.Sarkozy s’est proposé d’être le coparrain d’un éventuel processus de paix israélo-syrien. Le sénateur aurait acquiescé.

Les deux hommes sont aussi tombés d’accord sur la nécessité de s’engager davantage au Darfour et de lutter sérieusement contre le réchauffement climatique. «Nous avons une grande convergence de vues», résumait Sarkozy. «Ce qui m’inspire, c’est l’énergie du Président. Je lui ai demandé quelle était son alimentation», a plaisanté le sénateur qui a salué «un Président toujours en mouvement», avant de s’envoler pour Londres.

LIBERATION.FR : vendredi 25 juillet 2008 Sarkozy à Obama:« Nous voulons une Amérique présente, pas une Amérique absente»

Monde

Sarkozy à Obama:« Nous voulons une Amérique présente, pas une Amérique absente»

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Réponse du candidat démocrate à la Maison Blanche interrogé sur l’état des relations entre les Etats-Unis et la France: «L’Américain moyen aime énormément les Français»…

AFP

LIBERATION.FR : vendredi 25 juillet 2008

      

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Le candidat démocrate à la Maison Blanche, Barack Obama, est arrivé vendredi peu après 15H30 à Paris, pour une visite de quelques heures au cours de laquelle il s’est entretenu avec le président Nicolas Sarkozy.

 

Lors de leur conférence de presse comune, le candidat démocrate, interrogé sur l’état des relations entre les Etats-Unis et la France, a déploré la vision « caricaturale » prévalant encore entre Européens et Américains. Il s’est d’ailleurs félicité que Nicolas Sarkozy ait fait « exploser ces stéréotypes, ces caricatures« . « L’Américain moyen aime énormément les Français« , a t-il assuré. « Les Européens perçoivent les Américains comme étant des unilatéralistes, des militaristes et ont tendance parfois à oublier les énormes sacrifices que les militaires et les contribuables américains ont fait pour contribuer à la construction de l’Europe« , a-t-il ajouté. « De l’autre côté, aux Etats-Unis, il y a une tendance à dire que les Européens ne veulent pas s’engager, se mouiller sur ces questions de sécurité très difficiles et épineuses« .

Barack Obama, a également appelé l’Iran à ne pas attendre le prochain président américain pour accepter les propositions des Occidentaux sur le dossier nucléaire, « car la pression ne fera qu’augmenter« .

De son côté, Nicolas Sarkozy a déclaré que « l‘Amérique que la France aime, c’est une Amérique qui a des grands desseins, une grande ambition, des grands débats, des fortes personnalités ». « Nous voulons une Amérique présente, pas une Amérique absente« , a poursuivi le président de la République. « Nous sommes des amis, des amis indépendants, mais des amis, donc il faut que vous sachiez qu’ici en Europe et ici en France, on regarde avec beaucoup d’intérêt ce que vous faites« , a-t-il ajouté, soulignant de « grandes convergences de vue » et « une discussion passionnante » avec le candidat Barack Obama.

Le président de la République a affirmé ressentir « une grande impatience que la démocratie américaine choisisse son prochain président et que l’on prenne beaucoup d’initiatives en commun entre l’Europe et les Etats-Unis ». « Sur le changement climatique, la réforme des institutions mondiales, la paix dans le monde, la globalisation du capitalisme financier, on a beaucoup de choses à faire ensemble« , a t-il ajouté.

Après s’être posé en milieu d’après-midi à l’aéroport du Bourget, Barack Obama s’est rendu dans la foulée au palais de l’Elysée pour y rencontrer Nicolas Sarkozy. Après son escale parisienne, le candidat démocrate est attendu dans la soirée à Londres, dernière étape d’une tournée qui l’a également conduit en Afghanistan, au Koweït, en Irak, en Jordanie et en Israël.

Jeudi à Berlin, Obama, 46 ans, a prononcé devant quelque 200.000 personnes enthousiastes un discours sur les relations transatlantiques, dans lequel il a demandé à la « nouvelle génération » d’Européens et d’Américains de s’unir pour « abattre les murs » entre alliés, entre pays riches et pauvres, entre chrétiens, musulmans et juifs.

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« Peuples du monde, notre heure est venue » [LE MONDE | 25.07.08 |]OBAMA A BERLIN le discours intégral traduit par Myriam DENNEHY

barackobamaberlinlemondefr.jpg« Peuples du monde, notre heure est venue »

« Merci à vous, les Berlinois, et à tous les citoyens allemands. Merci, Madame la chancelière Angela Merkel (…), pour votre accueil si chaleureux.

En venant à Berlin, je marche sur les traces de beaucoup de mes compatriotes. Ce soir, ce n’est pas le candidat à l’élection présidentielle qui s’adresse à vous, mais un citoyen fier d’être américain, un citoyen du monde.

 

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Lors du discours du candidat démocrate à la présidence des Etats-Unis, Barack Obama,  jeudi 24 juillet, à Berlin.

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Portfolio L’ »obamania » continue à Londres

Zoom Barack Obama à Paris, le rendez-vous manqué du PS

Je sais, je ne ressemble guère à ceux qui ont pris la parole avant moi dans votre capitale. La route qui m’a mené jusqu’ici ne suit pas une ligne droite. Ma mère est née dans l’Amérique profonde, mais mon père a passé son enfance à garder des chèvres au Kenya. Son père, mon grand-père, était domestique au service des Anglais.

En pleine guerre froide, mon père décida, comme plusieurs de ses semblables aux confins du monde, que pour réaliser son ambition, son rêve, il avait besoin de la liberté et de l’égalité des chances que promettait l’Occident. Il a donc écrit sans relâche à toutes les universités américaines jusqu’à ce que quelqu’un, quelque part, entende sa prière pour une vie meilleure.

Voilà pourquoi je me retrouve ici aujourd’hui. Et vous qui êtes là avec moi, cette ambition, vous la connaissez aussi. Cette ville est bien placée, entre toutes, pour savoir ce que veut dire rêver de liberté. Vous le savez, si nous sommes ici ce soir, c’est que des hommes et des femmes de nos deux nations se sont unis pour travailler, pour se battre, pour se sacrifier en vue d’une vie meilleure.

Notre alliance a été scellée il y a exactement soixante ans cet été, le jour où le premier avion américain a atterri à l’aéroport de Tempelhof.

A cette époque, une grande partie du continent européen était encore sous les décombres. Et les ruines de cette ville allaient servir à élever un mur. Sur l’Europe de l’Est tombait la nuit soviétique, tandis qu’à l’ouest les Etats-Unis, l’Angleterre et la France constataient le désastre et cherchaient les moyens de reconstruire le monde.

Ce fut le point d’impact où les deux camps allaient se rencontrer. Le 24 juin 1948, les communistes imposèrent le blocus sur la partie ouest de la ville. Ils empêchèrent plus de deux millions d’Allemands d’être ravitaillés, pour essayer d’éteindre l’ultime étincelle de liberté à Berlin.

Face à la colossale puissance de l’armée soviétique, nos forces ne faisaient pas le poids. Pourtant, si nous avions battu en retraite, le communisme se serait répandu dans l’Europe entière. A peine achevée la dernière guerre mondiale, on était à deux doigts d’en voir commencer une nouvelle. Berlin était le dernier rempart.

C’est alors que fut mis en place le pont aérien, la plus grande et la plus improbable opération de sauvetage de l’Histoire, qui redonna nourriture et espoir aux habitants de cette ville.

Tout semblait contre nous. Cet hiver-là, l’épaisseur du brouillard assombrit le ciel, contraignant plusieurs avions à faire demi-tour sans avoir pu larguer leur ravitaillement. Ces avenues où nous sommes assemblés étaient alors remplies de familles affamées et sans logis.

Mais même aux heures les plus sombres, les Berlinois ont conservé vivante la flamme de l’espérance. Ils n’ont pas baissé les bras. Et enfin, par un beau jour d’automne, des centaines de milliers de Berlinois se sont réunis ici même, au Tiergarten, pour entendre l’appel de leur maire implorant le monde de ne pas abandonner la cause de la liberté. « Il n’y a qu’une seule possibilité, dit-il, c’est de rester unis jusqu’à la victoire… Peuples du monde, faites votre devoir… Peuples du monde, regardez vers Berlin! » Peuples du monde, regardez vers Berlin! Berlin, où Allemands et Américains ont appris à travailler main dans la main, à se faire confiance, trois ans à peine après s’être affrontés sur le champ de bataille.

Berlin, où le courage d’un peuple a rencontré la générosité du plan Marshall pour créer un « miracle allemand « ; où la victoire sur la tyrannie a donné naissance à l’OTAN, la plus belle alliance jamais conçue pour la défense de notre sécurité commune.

Berlin, où les impacts de balles qui marquent encore les monuments et les colonnes de la Porte de Brandebourg sont autant de rappels à ne jamais oublier notre humanité commune.

Peuples du monde, regardez vers Berlin : là un mur est tombé, là un continent a pris forme, là l’histoire a prouvé qu’aucun défi n’était trop grand pour un monde enfin uni.

Soixante ans ont passé depuis ce pont aérien, et à nouveau on fait appel à nous. Une fois de plus, l’Histoire nous place à la croisée des chemins, face à de nouvelles promesses et face à de nouveaux périls. Lorsque vous, citoyens allemands, avez abattu ce mur qui divisait l’Est et l’Ouest, la liberté et la tyrannie, la peur et l’espérance, d’autres murs se sont effondrés dans le monde entier. De Kiev au Cap, on a fermé les camps de prisonniers et ouvert les portes à la démocratie. Les marchés aussi se sont ouverts, la diffusion de l’information et des technologies a renversé les barrières, laissant libre cours à l’esprit d’entreprise et à la prospérité. Si le XXe siècle nous a appris que nous partagions un destin commun, le XXIe montre que le monde est plus imbriqué que jamais.

La chute du mur de Berlin a ravivé l’espoir. Mais ces rapprochements ont aussi suscité de nouvelles menaces, qui ne peuvent être contenues dans les frontières d’un pays ni endiguées par la distance d’un océan.

C’est à Hambourg que les terroristes du 11-Septembre ont fomenté leur complot, c’est à Kandahar et à Karachi qu’ils se sont entraînés, avant de tuer des milliers de personnes venues de partout sur le sol américain.

Au moment même où je vous parle, des voitures à Boston et des usines à Pékin sont en train de faire fondre la banquise dans l’Arctique, de rogner le littoral atlantique et de provoquer la sécheresse des fermes du Kansas jusqu’au Kenya.

Des sites nucléaires insuffisamment protégés en ex-Union soviétique ou des secrets divulgués par un scientifique au Pakistan pourraient permettre la construction d’une bombe destinée à exploser à Paris. Les graines de pavot d’Afghanistan deviennent de l’héroïne à Berlin. La pauvreté et la violence en Somalie engendrent le terrorisme de demain. Le génocide au Darfour est une tache sur notre conscience à tous.

Traduit de l’anglais par Myriam Dennehy

 

« Peuples du monde, notre heure est venue »

 monde nouveau, des courants dangereux se sont diffusé plus vite que nos capacités à les contenir. C’est pourquoi nous ne pouvons pas nous permettre d’être divisés. Aucune nation, aussi grande et puissante soit-elle, ne saurait relever seule de tels défis. Aucun d’entre nous ne peut nier la réalité de ces menaces, ni se soustraire à la responsabilité de leur faire face. Pourtant, depuis la disparition des chars soviétiques et de ce terrible mur, il serait facile de l’oublier. Et reconnaissons, en toute franchise, que parfois, des deux côtés de l’Atlantique, nous nous sommes éloignés et avons perdu de vue notre communauté de destin.

 

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Lors du discours du candidat démocrate à la présidence des Etats-Unis, Barack Obama,  jeudi 24 juillet, à Berlin.

En Europe, l’opinion qui impute aux Etats-Unis une part de responsabilité dans les dérives de notre monde, au lieu d’y voir une force régulatrice, s’est banalisée. En Amérique, certaines voix se sont élevées pour dénigrer ou minimiser l’importance de l’Europe pour notre défense et notre avenir. L’un et l’autre bord méconnaissent la réalité : les Européens sont aujourd’hui investis de nouveaux fardeaux et assument davantage de responsabilités dans les régions en crise; et de même que les bases américaines construites au siècle précédent continuent de garantir la sécurité de ce continent, notre pays continue de se sacrifier sans compter pour la liberté du monde.

Certes, il y a eu des différends entre les Etats-Unis et l’Europe. Et il y en aura d’autres à l’avenir. Mais nous restons unis par les taches qu’impose une citoyenneté mondiale. Un changement d’administration à Washington ne les supprimera pas. En ce début de siècle, Américains comme Européens devront redoubler d’efforts. Le partenariat et la coopération entre les nations ne relèvent pas d’un choix : c’est la seule option pour assurer notre sécurité et faire progresser notre humanité commune.

C’est pourquoi le pire risque serait de laisser de nouveaux murs nous diviser.

Aucun mur ne doit plus séparer les anciens alliés de part et d’autre de l’Atlantique. Aucun mur ne doit plus séparer les pays riches et les pays pauvres. Aucun mur ne doit plus séparer les races et les ethnies, les citoyens de souche et les immigrés, les chrétiens, les juifs et les musulmans. Voilà les murs qu’il faut aujourd’hui abattre.

Nous savons qu’il en est tombé par le passé. Après des siècles de luttes, les Européens ont construit une Union pleine de promesse et de prospérité. Ici même, au pied d’une colonne érigée en mémoire de la guerre, nous nous retrouvons au centre d’une Europe de paix. Les murs ne sont pas tombés qu’à Berlin, ils sont aussi tombés à Belfast, où protestants et catholiques ont trouvé le moyen de vivre ensemble; dans les Balkans, où notre Alliance atlantique a mis fin aux conflits et a traduit en justice des criminels de guerre sanguinaires; en Afrique du Sud, où la lutte d’un peuple courageux a vaincu l’apartheid.

Les murs peuvent être abattus, l’Histoire nous le rappelle sans cesse. Même si ce n’est jamais facile. Le véritable partenariat et le véritable progrès demandent un travail constant et des sacrifices prolongés. Ils exigent un partage du fardeau du développement et de la diplomatie, du progrès et de la paix. Ils nécessitent des alliés qui sachent s’écouter mutuellement, qui apprennent les uns des autres et, surtout, qui se fassent confiance.

C’est pourquoi l’Amérique ne peut pas s’isoler. L’Europe ne peut pas s’isoler. Le temps est venu de lancer de nouveaux ponts à travers le monde, aussi solides que ceux qui nous ont liés de part et d’autre de l’Atlantique. Le temps est venu de nous unir, au moyen d’une coopération constante, d’institutions solides, de sacrifices partagés et d’un engagement universel pour le progrès, afin de répondre aux défis du XXIesiècle. C’est cet esprit-là qui a propulsé des avions dans le ciel au-dessus de nous, qui a rassemblé tant de gens là où nous sommes aujourd’hui. Le temps est venu pour nos nations, pour toutes les nations, de raviver cet esprit.

Le temps est venu de mettre un terme au terrorisme et d’assécher la source d’extrémisme qui l’alimente. Cette menace reste bien réelle, et nous ne pouvons pas nous soustraire à la responsabilité de la combattre. Si nous avons pu fonder l’OTAN pour vaincre l’Union soviétique, nous pouvons encore créer un partenariat nouveau et global pour démanteler les réseaux qui ont frappé à Madrid et à Amman, à Londres et à Bali, à Washington et à New York. Si nous avons pu remporter une bataille idéologique contre le communisme, nous pouvons soutenir la grande majorité des musulmans qui s’opposent à l’extrémisme porteur de haine plutôt que d’espérance.

Le temps est venu de raffermir notre résolution d’éradiquer les terroristes qui mettent en péril notre sécurité en Afghanistan, et les trafiquants qui vendent de la drogue dans nos rues. Personne n’est pour la guerre. Je reconnais que les difficultés en Afghanistan sont énormes. Mais mon pays et le vôtre ont tout intérêt à ce que la première mission de l’OTAN hors d’Europe réussisse. Pour les Afghans, et pour notre sécurité à tous, le travail doit être fait. Les Etats-Unis ne peuvent agir tout seuls. Les Afghans ont besoin de nos soldats et des vôtres, de notre soutien et du vôtre, pour en finir avec les talibans et Al-Qaida, pour développer leur économie et pour les aider à reconstruire leur pays. Trop d’intérêts sont en jeu pour que nous puissions faire marche arrière maintenant.

Le temps est venu de remettre à l’ordre du jour l’objectif d’un désarmement nucléaire mondial. Les deux superpuissances qui se mesuraient de part et d’autre du mur de Berlin ont trop souvent frôlé la destruction de tout ce que nous avons construit et de ce qui nous est cher. Maintenant que ce mur est tombé, nous ne pouvons pas rester les bras ballants à contempler une prolifération nucléaire mortifère. Il est temps de neutraliser tous les déchets nucléaires épars, d’enrayer le développement des armes atomiques et de réduire les arsenaux d’une autre époque. Il est temps de commencer à œuvrer pour la paix dans un monde sans armes nucléaires.

Le temps est venu pour chaque nation en Europe d’être maître de son propre destin, débarrassé des ombres du passé. Dans ce siècle, nous avons besoin d’une Union européenne forte, qui enracine la sécurité et la prospérité de ce continent, tout en gardant une main tendue vers l’extérieur. Dans ce siècle, dans cette ville même, rejetons les vieux réflexes de guerre froide, pour travailler avec la Russie chaque fois que nous le pouvons, défendre nos valeurs chaque fois que nous le devons, et établir une coopération qui s’étende à travers ce continent tout entier.

Le temps est venu de construire sur la richesse créée par l’ouverture des marchés, et de partager ses bénéfices plus équitablement. Le commerce a été la pierre angulaire de notre croissance et du développement mondial. Mais nous ne pourrons pas maintenir cette croissance si elle favorise seulement quelques privilégiés. Ensemble, nous devons inventer un commerce qui rémunère véritablement un travail producteur de richesse, assorti de réelles protections pour les hommes et pour notre planète. Le temps est venu d’un commerce libre et équitable pour tous.

 

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Lors du discours du candidat démocrate à la présidence des Etats-Unis, Barack Obama,  jeudi 24 juillet, à Berlin.

Au Moyen-Orient aussi, le temps est venu d’une aube nouvelle. Mon pays doit s’unir au vôtre et à l’Europe tout entière pour adresser un message clair à l’Iran, qui doit renoncer à ses ambitions nucléaires. Nous devons soutenir les Libanais qui ont manifesté et versé leur sang pour la démocratie, ainsi que les Israéliens et les Palestiniens qui cherchent une paix solide et durable. Et malgré les divergences du passé, il est temps que le monde entier soutienne les millions d’Irakiens qui essaient de reconstruire leur existence, alors même que nous passons le relais au gouvernement irakien en mettant fin à cette guerre.

Le temps est venu de nous unir pour sauver la planète. Engageons-nous à laisser à nos enfants un monde où le niveau des océans, les famines et les tempêtes ne dévastent pas nos terres. Engageons-nous à ce que toutes les nations, y compris la mienne, agissent avec la même détermination dont a fait preuve votre pays, en réduisant les émissions de gaz à effet de serre. Il est temps de rendre à nos enfants leur avenir. Il est temps de nous rassembler.

Et il est temps de rendre l’espoir aux oubliés de la mondialisation. Souvenons-nous que la guerre froide née dans cette ville n’était pas une lutte pour un territoire ou un butin. Il y a soixante ans, les avions qui survolaient Berlin n’ont pas lâché des bombes, mais de la nourriture, du charbon et des bonbons à des enfants reconnaissants. Et par ce geste de solidarité, ces pilotes ont remporté bien davantage qu’une victoire militaire. Ils ont gagné les cœurs et les esprits, l’amour, la loyauté et la confiance, non seulement des habitants de cette ville, mais de tous ceux qui ont appris ce qu’ils avaient fait ici.

Le monde entier nous regarde et se souviendra de ce que nous allons décider en ce lieu, en ce moment même. Allons-nous tendre la main aux oubliés de ce monde, qui aspirent à une vie de dignité, d’égalité, de sécurité et de justice? Allons-nous libérer les enfants du Bangladesh de la pauvreté, abriter les refugiés du Tchad, venir à bout de l’épidémie de sida? Allons-nous nous battre pour le respect des droits humains des dissidents de Birmanie, des blogueurs d’Iran ou des électeurs du Zimbabwe? Allons-nous donner un sens à la formule Jamais plus! au Darfour? Allons-nous reconnaître qu’il n’est pas d’exemple plus convaincant que celui que nos nations donnent au monde? Allons-nous rejeter la torture et prendre le parti de la loi? Allons-nous accueillir les immigrants de différentes origines, nous opposer à la discrimination contre ceux qui ne nous ressemblent pas ou ne partagent pas notre religion, et honorer la promesse de l’égalité des chances pour tous? Peuple de Berlin, peuples du monde, notre heure est venue.

Je sais que mon pays n’est pas parfait. Qu’il nous est arrivé d’avoir du mal à respecter notre promesse de liberté et d’égalité pour tous. Nous avons commis notre lot d’erreurs, et nos actions de par le monde n’ont pas toujours été à la hauteur de nos intentions les meilleures.

Mais je sais aussi combien j’aime les Etats-Unis. Je sais que pendant plus de deux siècles, nous nous sommes efforcés, au prix d’énormes sacrifices, de cimenter une union toujours plus parfaite, de chercher, avec d’autres nations, un monde toujours plus rempli d’espoir. Nous n’avons jamais été inféodés à une tribu ou à un royaume particulier; de fait, toutes les langues sont parlées dans notre pays; toutes les cultures ont laissé leur empreinte sur la nôtre, tous les points de vue s’expriment sur la place publique. Ce qui nous a toujours uni, ce qui a toujours animé notre peuple, ce qui a conduit mon père jusqu’aux rivages des Etats-Unis, c’est un ensemble d’idéaux qui répondent aux aspirations partagées par tous : nous pouvons vivre libérés de la peur et de la pauvreté, nous pouvons exprimer nos opinions, nous assembler avec qui nous voulons et pratiquer la religion de notre choix.

Voilà les aspirations qui ont uni les destins des nations dans cette ville. Ces aspirations sont plus fortes que tout ce qui pourrait nous séparer. C’est grâce à elles que le pont aérien a pu être mis en place. Grâce à elles que tous les hommes libres, partout dans le monde, sont devenus des Berlinois. C’est en poursuivant cet idéal qu’une nouvelle génération, notre génération, doit laisser son empreinte sur le monde.

Peuple de Berlin, peuples du monde, le défi qui nous attend est grand. La route sera longue. Mais je suis venu vous dire que nous sommes les héritiers de la lutte pour la liberté. L’espérance qui est la nôtre est utopique. Le regard tourné vers l’avenir, avec dans nos cœurs une détermination inébranlable, souvenons-nous de cette histoire, prenons notre destin en main, et reconstruisons le monde. »

Traduit de l’anglais par Myriam Dennehy

http://www.lemonde.fr/elections-americaines/article/2008/07/25/peuples-du-monde-notre-heure-est-venue_1077017_829254.html

http://www.dailymotion.com/fr/featured/cluster/news/video/x68mju_barack-obama-les-etatsunis-ne-peuve_news

http://www.lemonde.fr/elections-americaines/portfolio/2008/07/24/la-tournee-de-barack-obama_1076221_829254.html#ens_id=1077000

http://www.lemonde.fr/elections-americaines/article/2008/07/25/contre-l-obamania-john-mccain-mise-sur-l-amerique-profonde_1077032_829254.html#xtor=EPR-32280123&ens_id=904503

Elections USA – Obama, le « renoi » qui parle aux banlieues françaises

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Elections USA - Obama, le « renoi » qui parle aux banlieues françaises

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Obama, le « renoi » qui parle aux banlieues françaises

  • Enquête – Incarnation d’un nouveau rêve américain, le candidat démocrate à la Maison Blanche, en visite en France vendredi, suscite les sympathies dans les cités.

  • Décryptage du phénomène.

Amélie GAUTIER – le 25/07/2008 – 10h35

Obamania dans les banlieues, ils expliquent pourquoi

 

Ils sont là, suspendus à côté des maillots des grands basketteurs américains : à deux rayons des chaussures à virgule ou aux trois bandes ; accrochés sous le haut-parleur qui diffuse non stop une musique hip-hop. Ces tee-shirts à l’effigie de Barack Obama s’affichent sans complexe dans cette boutique de sportswear, aux Halles, à Paris. Obama tout sourire, Obama aux côtés de Martin Luther King, Obama clamant sur le coton « Yes, We Can ». Et les ventes de ces modèles n’ont rien à envier à celles des « must-have » du moment chez les 17-25 ans.
 
Etonnant ? Pas tant que ça. Car s’il est le candidat préféré des Français (1), celui qui disputera la Maison-Blanche à John McCain en novembre prochain, a, dans les quartiers, une place particulière. Dans les zones métissées et en proie à un vif sentiment de discrimination, le démocrate a visiblement la cote. Certains vont même jusqu’à parler de « véritable engouement« . A voir.
 
« Mieux que Bush »
 
« Oba quoi ? » A la cité des Carreaux, à Villiers-le-Bel, dans le Val-d’Oise, le nom d’Obama ne fait pourtant pas tilt tout de suite chez les jeunes. Mais il suffit que l’un d’entre eux explique en deux mots qui il est - »le renoi qui va être président« -, pour que ses potes réagissent d’un « Ah oui, on l’a vu à la télé« . Et chacun d’avoir alors son mot à dire. Tous ont de la sympathie pour le démocrate, qu’ils qualifient de « cool« , « charismatique« , « mieux que Bush« … Une réaction rare chez ces jeunes, plutôt méfiants face aux hommes politiques. Sans oublier que depuis la guerre en Irak, l’image des Etats-Unis s’est considérablement dégradée dans les banlieues. Alors, ici dire qu’il est « mieux que Bush » est un argument de poids sur lequel tout le monde s’entend.

« Quand j’entends parler de lui, je vois un Noir pour représenter l’Amérique, ça c’est fort« , se félicite Jahmal, grand gaillard de 26 ans. « Sa couleur de peau fait que beaucoup de gens, qui se sont sentis délaissés dans la politique actuelle, peuvent aujourd’hui se reconnaître en lui« , explique Stanislas, 24 ans (2), dans un discours plus construit.
 
Victime aussi de préjugés
 
Le métissage de Barack Obama, fils d’un berger kényan et d’une Américaine du Kansas, fédère. Mais il n’explique pas tout. Colin Powell n’a pas suscité un tel enthousiasme et il n’est pas sûr que Condi Rice, si elle avait été la candidate républicaine, aurait eu droit à son tee-shirt dans les boutiques sportswear. Pour l’historien François Durpaire (3), le succès du candidat dans les cités s’explique notamment par sa jeunesse. « Quand on demande à Obama ses choix musicaux, il répond : PDiddy, Kanye West, Wyclef Jean… Ce sont des chanteurs qu’on connaît dans les banlieues françaises, souligne-t-il. Quant à John Mc Cain, il est plus de la génération des Beach Boys ou d’Abba que de cette culture hip hop qui est aujourd’hui une culture mondiale… ».

Une connivence culturelle à laquelle s’ajoute un discours intergénérationnel : voilà ce qui plaît aux jeunes de banlieues. S’ils ne connaissent pas nécessairement son programme, tous se disent sensibles à l’aura d’Obama. « Il parle de tout le monde, il a l’air de penser à tout le monde, il n’exclut personne« , constate Assia, lycéenne de 17 ans habitant Nanterre. « Oui, et puis il n’a pas l’air hautain comme les autres hommes politiques« , renchérit sa copine Justine.
 
« Un phénomène d’identification »
 
Le sénateur de l’Illinois transcende les clivages communautaires, et ça plait. « Obama, il est noir et blanc, blanc et noir, il peut ressembler à une personne d’origine maghrébine, asiatique… Bref, il est métissé comme nos banlieues, constate Jean-Claude Tchicaya, du collectif Devoirs de Mémoires, actif lors des émeutes de novembre 2005. Et puis comme elles, il est parfois visé par des attaques ou victime de préjugés : on lui demande s’il est musulman, on le caricature en extrémiste… »
 
Selon lui, Obama, peut aussi représenter une revanche démocratique et pacifique de l’Histoire. « Pour les jeunes des quartiers, il est un symbole car son parcours permet un phénomène d’identification », dit encore Jean-Claude Tchicaya. Selon François Durpaire, les banlieues vivent l’avènement d’Obama sur le mode du mythe compensateur : ne disposant pas de réseaux d’influence, ils font de l’ascension sociale de ce fils d’immigrant africain, élevé dans une famille modeste, le symbole d’une mobilité sociale qu’ils ne connaissent pas. « Les parents, les grands-parents se disent ‘on a migré comme le papa d’Obama dans les années 60 et son fils brigue aujourd’hui la magistrature suprême du pays le plus puissant du monde. Nous aussi on peut imaginer ça pour nos enfants en France », note François Durpaire.
 
« C’est pas demain la veille »
 
« Obama vante toutes les potentialités qui ne sont pas assez mises à jour dans les quartiers populaires« , ajoute Jean-Claude Tchicaya. Il incarne le rêve américain et montre que le Liberté, égalité, fraternité est aussi possible en France« . En somme, c’est « un motif d’espoir », souligne Marc Cheb Sun, directeur de la rédaction de Respect magazine. Le « mag qui secoue les ghettos » a consacré ses trois derniers édito à Barack Obama. Morceau choisi : « Elu ou pas, Obama est déjà porteur d’une intense victoire : il n’est pas la voix d’une communauté, mais bien celle d’un élan qui, toutes couleurs confondues, dépasse les logiques de groupes pour poser les bases d’un avenir commun« .
 
Y aura-t-il cet élan dans les banlieues françaises ? Après Fadela Amara ou Rachida Dati, l’exemple d’Obama va-t-il susciter d’autres vocations politiques chez les jeunes ? Si les institutionnels le pensent, à Villiers-le-Bel, Jahmal et ses copains en rigolent. Rires jaunes, voire moqueurs. « Les Etats-Unis sont beaucoup plus en avance que nous. Ne serait-ce qu’à la télé : il  y a déjà un président noir, dans la série 24 heures… Vous en connaissez, vous, des séries françaises où un black occupe un poste important ? », s’interroge Moussa 17 ans. Et sans attendre la réponse, il lance, le regard désabusé, : « Alors dans la vraie vie, c’est pas demain la veille. »

Sur le même sujet : Pourquoi l’Obamania en France ?
 
(1) Enquête réalisée par le Pew Research Center
(2) Auteur de « Je préfère grignoter le ciment »
(3) « L’Amérique de Barack Obama« , de François Durpaire et Olivier Richomme (éd. Demopolis)

 dans AMERIQUE DU SUD CARAÏBES

Elections USA – Obama, le « renoi » qui parle aux banlieues françaises

 

  • le 26/07/2008 à 08h08

    C’est un jeune homme de paix, d’égalité, de liberté et de fraternité, choses qui ont vallu bien des assassinats : Kennedy, Martin Luther King ! je ne suis pas spécialiste en politique des Etats Unis, mais cet homme risque gros, je crois ! (de plus, il est beau!!)
    ARMADA, Montceau les mines

  • le 25/07/2008 à 20h39

    IL EST METIS ! UN MELANGE DE COULEUR ! IL EST METIS IL VIENT D ICI ET D AILLEURS !
    Christian, Paris

  • le 25/07/2008 à 18h00

    Obama sympa ok! le tout est de savoir ce qu’il compte entreprendre avec la France, tant mieux si les jeunes de banlieues l’apprécient mais c’est Sarko notre président….j’espére que s’il est élu il saura faire un peu de bien à ses pauvres de banlieues à lui, parceque c’est loin d’être rose aux Etats Unis.
    Prudence, Auxerre

  • le 25/07/2008 à 17h27

    Je rejoins l’objectivite de mhedi je suis desolee que dans le pays des droit de l’homme on parle de sa couleur de peau l’espoir ne doit pas etre lie a une couleur et il serait interessant de parler du programe du candidat oboma et laissons aux americains leurs choix
    dominique,

  • le 25/07/2008 à 17h02

    First of all, bonjour à tous, à dire vrai qu’à chaque fois qu’on parle de Obama , j’ai moi meme la chair de poule. c’est un grand Homme, il est capable d’apporter l’amour, la paix dans ce monde de guerre et unir tout le monde quelque soit leur couche sociale. voilà un citoyen du monde!
    Nesdy76, Chatenay-malabry

  • le 25/07/2008 à 17h01

    En voyant son ascension sociale, on peut se dire que tout est possible car déjà, il postule a l’élection présidentielle américaine ce qui est un exploit quand on vient de la classe modeste américaine mais quand en plus c’est un noir c’est prodigieux. Sachant que la population noire américaine est souvent synonyme de gang violents tout comme les latinos américains, il faut une sacrée envie de faire bouger les choses pour arriver là. Mc Cain n’a qu’a bien se tenir avec sa politique proche de Bush car le Vietnam c’est fini depuis longtemps, l’heure est au changement et a l’intégrité de tout les peuples car beaucoup oubli que les frontières ne sont que factices. Le monde a besoin de plus de personne comme lui ! CHANGE we can believe it !
    Ersaishania, Lanhélin

  • le 25/07/2008 à 16h40

    Je n’apprécie pas votre titre à la limite injurieuse. Un Journaliste a-t-il a être partisant surtout quand on parle de couleur ? ça c’est inimaginable. Votre sobriquet de « Renvoi » veut-il donner quel enseignement ? Nous on a une bonne expérience de la démocratie qui oblige à promouvoir les débats d’idées et non les discrimations basées sur de basses sentiments. A. KOUGBADI depuis le Bénin
    KOUGBADI Akochayé, Cotonou Bénin

  • le 25/07/2008 à 13h57

    Moi qui vie en banlieue, je trouve que c’est bien que des hommes comme Hobama montre que l’on n’a tous les meme chance de reussir et de ce faire entendre et sa couleur , son origine etc… C’est pour cela qu’il est un veritable modele pour les jeunes. Et dire que les Etats-Unis n’ont été crée il y a moins de 250 ans et la france qui existe depuis des siecles et des siecles ils apparaissent plus avancés que nous …
    Nail, Drancy 93

  • le 25/07/2008 à 13h29

    Voila les cliches à la Française, OBAMA à Paris on s’interroge de savoir si il plait aux banlieus. Il est potentiellement le prochain Président de la plus grande puissance au monde et on le réduit encore à sa couleur de peau. je ne vois vraiement pas le rapport entre OBAMA et la banlieue Française.S’interroge t’on sur la nature de son programme en matiere de politique internationale et d’économie? sujets qui interessent la France au plus au point
    Medhi, Paris

  • le 25/07/2008 à 13h11

    Je suis pour la victoire d’Obama, car il représente la jeunesse et l’espoir d’un monde meilleur ! C’est un mec qui en est là car il s’est battu pour ses convictions sans jamais mettre en avant la couleur de sa peau et « jouer » dessus (pas comme une certaine Royal qui avant d’avoir des idées, imposait son statut de femme…bref). Il représente toute le monde: jeunes, parents, blanck, blanc, beur, cadres, ouvriers… tout le monde se reconnait en ce qu’il dit ! Ce n’est jamais lui qui met en avant la couleur de sa peau mais les médias qui aime « jouer » avec ça…Pourquoi on ne pourrait pas parler de lui comme un homme simplement ? Parler de la couleur de sa peau ne fait que confirmer l’idée de certaines personnes que nous ne sommes pas tous égaux. et c’est contre les idées d’Obama !!! Un autre bémol aussi, il serait bien de vérifier vos sources et de vous renseigner avant d’écrire quoique ce soit, car s’il est vrai que je comprends qu’il représente un espoir pour les jeunes des banlieues, pour la plupart comme lui issus de l’immigration, il n’a jamais vécu dans une famille modeste… Vous alimentez encore vos papiers avec de fausses infos ! Néanmoins Allez Obama !
    Perso, Ici

DOCUMENT LCI.fr : Le discours d’Obama sur les races

18 juin 2008 – 15h04

DOCUMENT LCI.fr : Le discours d'Obama sur les races dans ACTU GENERALE 2421677 DOCUMENT LCI.fr : Le discours d’Obama sur les races

Vidéo – Regardez, traduit en français, « Une union plus parfaite », le discours sur les races et la politique prononcé par le candidat démocrate en mars à Philadelphie (traduction : Pierre Grange).

http://tf1.lci.fr/infos/elections-usa/0,,3882632,00-discours-obama-.html

Les Biocarburants : un crime contre l’Humanité selon l’ONU/Quand les biocarburants menacent l’agriculture vivrière

Les Biocarburants : un crime contre l’Humanité selon l’ONU

Quand les biocarburants menacent l’agriculture vivrière

Le 3 février 2008, Linternationalmagazine.com – Emmanuel Tixier

En affirmant que l’essor des biocarburants serait catastrophique pour les populations les plus pauvres, le rapporteur spécial de l’ONU pour le droit à l’alimentation sème le trouble, alors que l’image positive des biocarburants tend à s’imposer dans le discours écologique. Du Brésil aux Etats-Unis, en passant par l’Europe, de plus en plus d’exploitants choisissent la voie très rentable de ces carburants « verts »… au détriment de l’agriculture vivrière.

Coopération Europe-Afrique : Joyandet aussi fait sa rupture [Linternationalmagazine.com , publié le 25/07/2008]

Coopération : Joyandet aussi fait sa rupture

Coopération Europe-Afrique : Joyandet aussi fait sa rupture

Linternationalmagazine.com , publié le 25/07/2008

Sarkozyste, et donc « décomplexé », le secrétaire d’Etat à la Coopération et à la francophonie a présenté son programme, « Huit chantiers pour l’Afrique », à la presse. Trois mois jour pour jour après avoir pris ses fonctions… et mis en sourdine « l’acte de décès de la Françafrique », que Jean-Marie Bockel avait appelé à signer.

« Marcher sur nos deux pieds. » Ou comment trouver l’équilibre en une leçon avec la méthode Joyandet. Ce 19 juin, devant la presse, le nouveau secrétaire d’Etat à la Coopération et à la francophonie assène à qui veut l’entendre le maître mot de sa politique de rupture : le pragmatisme, avant tout.

Trois mois pile après son entrée en fonction rue Monsieur, le successeur de Jean-Marie Bockel présente « Huit chantiers pour l’Afrique ». Un programme censé réorganiser la politique de coopération française autour de « deux piliers » : le développement économique (de l’Afrique), et le rayonnement culturel (de la France).

Un milliard d’euros en plus pour l’aide au développement

Annoncée le 28 février par Nicolas Sarkozy lors de son discours du Cap, « l’initiative pour la croissance en Afrique » devrait recevoir un milliard d’euros de l’Agence française de développement (AFD), qui engagera 25 % de dépenses supplémentaires. Une somme affectée à parts égales entre l’aide publique au développement et le soutien à la création d’entreprises. Généreux, mais insuffisant, cet effort ne permettra pas à la France de tenir ses engagements. L’Union européenne lui imposant de consacrer 0,55 % de son PIB à l’aide au développement en 2010, alors qu’elle en est aujourd’hui à 0,39 %. De l’aveu même d’Alain Joyandet, « ce sera difficile ».

Vivrière ou pas, l’agriculture sera « une priorité de la présidence française de l’Union européenne », affirme le secrétaire d’Etat. Face aux « émeutes de la faim », le président de la République avait proposé, lors du sommet de la FAO, le 3 juin à Rome, la création d’une « facilité mondiale pour la sécurité alimentaire ».

Alain Joyandet espère convaincre les autres membres du G8 d’aller dans le même sens. A la tête de l’UE pour six mois, la France compte aussi relancer les négociations sur les accords de partenariat économiques (APE), entre l’Europe et les pays d’Afrique. Car pour l’instant, les pourparlers sont au point mort, ou avancent à vitesses variables selon les sous-régions.

Renforcement de la présence française

Autre « pilier » : le rayonnement culturel de la France. Pour cela, la recette est simple : tripler, en quatre ans, le nombre de volontaires internationaux (4440 en 2008) envoyés sur le terrain. Le secrétaire d’Etat entend recourir à des volontaires plus expérimentés. « Actuellement, le profil moyen, c’est un ou une jeune de 25-26 ans, bac +3, bac +5. Je souhaite que nous puissions changer le recrutement. » En faisant appel à des « jeunes retraités de l’agriculture, de l’industrie, des entreprises, des associations »…

L’objectif est tout aussi clair : « L’Afrique s’éveille. Est-ce qu’elle s’éveillera avec nous, ou sans nous ? », s’interroge Alain Joyandet. Pour le locataire de la rue Monsieur, l’idée du volontariat est « aussi de renforcer notre influence », face à la présence grandissante de pays comme la Chine sur le Continent noir. « On est entrés dans une coopération en pleine compétition », affirme le ministre.

« C’est un véritable pas en arrière, regrette Sébastien Fourmy, directeur du plaidoyer à Oxfam France. Pour le Gouvernement français, l’aide au développement n’est envisagée qu’au service de intérêts de la France : contrôle de l’immigration, lutte contre le terrorisme, promotion des intérêts commerciaux et du rayonnement culturel français. » Selon l’ONG, Alain Joyandet « met à la trappe le développement social et tire un trait sur les efforts entrepris ces dernières années pour lutter contre la pauvreté en Afrique ». Mais pour le secrétaire d’Etat, « il y a la coopération classique. Mais j’ai le souci de l’influence de notre pays ».

Cette influence passe également par la promotion de la langue française dans les pays du Sud, « un levier puissant de développement économique » pour l’Afrique, et profitable aux entreprises tricolores. Sur la question des valeurs, mises en sourdines dans l’ensemble des « huit chantiers », le secrétaire d’Etat répond sans chercher ses mots : « Je porte le message d’une France attachée à la démocratie et à la transparence. Mais est-ce que cela doit être notre seule préoccupation ? » Sans tomber dans la « caricature », Alain Joyandet veut parler de l’Afrique « en bien ». Au risque de faire passer les droits de l’homme au second plan. Mais le propos est assumé. Le secrétaire d’Etat à la Coopération fait « un peu de realpolitik ».

Huit chantiers pour « plus de France » en Afrique

A côté du soutien aux entreprises et de l’aide publique au développement, la nouvelle politique de coopération consiste à renforcer la présence française sur place. Huit chantiers seront ainsi mis en œuvre, après finalisation :

- le soutien aux entreprises, et le renforcement de l’aide publique au développement ;

- la relance des grands dossiers agricoles entre l’Union européenne et le Continent noir ;

- la promotion des femmes dans les projets portés par la coopération française, dans les domaines agricoles, de l’économie, de l’éducation et de la santé ;

- parvenir à 15 000 volontaires internationaux d’ici quatre ans (le seul chantier véritablement abouti) ;

- l’augmentation de la part des ONG dans l’aide bilatérale, en renforçant notamment la coordination entre organisations ;

- le soutien à l’éducation et à la langue française, permettant – entre autres – de « promouvoir les valeurs liées à l’Etat de droit et à la démocratie » ;

- « réformer, mais pas bouleverser » l’audiovisuel extérieur français, par exemple en améliorant la couverture des « bonnes nouvelles » en provenance du continent africain ;

- la renégociation des accords de défense et de coopération militaire (annoncée par Nicolas Sarkozy au Cap, le 28 février).

Actuellement en Kiosque : retrouver l’intégralité de ce dossier dans L’international magazine du mois de juillet actuellement en Kiosque

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