TEBAWALITO

blog de la fraternité avec la diaspora noire. Ceux a qui cet appel fait echo, venez et matez mon blog

30 avril, 2008

Redemption songs : BOB MARLEY / Marcus GARVEY histoire et citation

Cette chanson est la dernière connue de Bob Marley en studio, qui clôt son dernier album, « Uprising », paru en 1980. Une chanson acoustique poignante, qui apparaît comme le testament musical du prophète de Jah.

PaRoLeS:

Old pirates, yes, they rob I
Sold I to the merchant ships
Minutes after they took I
From the bottomless pit
But my hand was made strong
By the hand of the Almighty
We forward in this generation
Triumphantly

[Chorus]
Won’t you help to sing
These songs of freedom ?
‘Cause all I ever have
Redemption songs
Redemption songs

Emancipate yourselves from mental slavery
None but ourselves can free our minds
Have no fear for atomic energy
‘Cause none of them can stop the time
How long shall they kill our prophets
While we stand aside and look? Ooh!
Some say it’s just a part of it
We’ve got to fulfil the Book

[Chorus]

TrAdUcTiOn:

http://www.dailymotion.com/video/x4q5iy

Vieux pirates, oui, ils m’ont volé
M’ont vendu à des navires marchands
Quelques minutes après qu’ils m’aient pris
De l’enfer
Mais ma main a été solidement créée
Par la main du Tout-Puissant
Nous transmettons dans cette génération
Triomphalement

[Refrain]
N’aideras-tu pas à chanter
Ces chansons de liberté ?
Car tout ce que j’ai toujours eu
Des chansons de délivrance
Des chansons de délivrance

Affranchissez-vous de l’esclavage mental
Personne d’autre que nous ne pourra libérer nos esprits
N’ayez pas peur de l’énergie atomique
Car aucun d’entre eux ne peut arrêter le temps
Pendant combien de temps tueront-ils nos prophètes
Alors que nous sommes juste à côté et que nous regardons ? Ooh !
Certains disent que ce n’est qu’une part de cela
Nous devons accomplir la Bible

[Refrain]

http://jahlive.skyrock.com/3.html

Marcus Garvey

Marcus Garvey

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Un peu d’Histoire avant de commencer :* 1655 : La Jamaïque passe sous le joug anglais.
* 1807 : Malgrès l’abolition officielle de l’esclavage, il perdure en Jamaïque…
* 1838 : Fin de l’escavage en Jamaïque.
* 1845 : Des travailleurs indiens émigrent en Jamaïque et seraient à l’origine de l’apparition de la Ganjah.
* 1887 : Naissance de Marcus Garvey.
* 1892 : Naissance de Tafari Makounen ( alias Halie Salassié, Jah, etc… )
Tout le monde peut s’accorder sans trop se risquer à affirmer que Marcus Garvey est celui qui a lancé le mouvement Rasta. De son nom complet Marcus Mosiah Garvey, les rastas ont surtout retenus Mosiah qui s’apparente curieusement à la contraction de Messiah (messie) et Moses (Moïse). Figure emblématique du mouvement pour la réhabilitation des noirs au même titre que Malcom X ou bien Martin Luther King, Garvey ira plus loin, jusqu’à organiser le retour en Afrique pour des millions de noirs exilés. Il sera consacré comme le Moïse noir.Né le 17 août 1887 en Jamaïque à St Ann’Bay. C’est à l’âge de 14-15 ans qu’il part vivre à Kingston ou il devient apprenti typographe. Très tôt, à l’âge de 20 ans, il s’engage dans l’activité de leader syndical (les prémices de la révolte sont en bonnes voies) et se tourne ensuite vers le journalisme. On pense que c’est grâce à ce métier et le fait de voyager que Garvey va jeter les bases d’une conscience Afro centriste, et décidera du retour vers la terre originelle. En 1914, Marcus Garvey fonde l’UNIA (Universal Negro Improvement Association) qui est une association qui a pour but de rendre la dignité à la diaspora noire tout en leurs offrant les moyens économiques pour rester libre. En 1918, il crée le journal « The Negro World ». Dans ce quotidien, Garvey déclare : « L’Afrique doit être vénérée et nous devons tous sacrifier notre humanité, notre richesse et notre sang à sa cause sacrée. ». Marcus est un homme instruit et parvient à surmonter ses problèmes d’élocution afin de devenir un grand orateur. Devant l’engouement que provoque cette association, Garvey décide de déplacer le siège à New York. Le lieu est bien choisit puisqu’il est entouré de diverses organisations et d’églises Africaines. Comme en Jamaïque, la population se lasse des discours des politiciens, ce qui permet au mouvement de Garvey de prendre beaucoup d’ampleur.En 1925, 5 millions d’adhérents appartiennent à l’association, un succès dû au contexte social du pays. En effet, l’esclavage n’est pas si loin que ça et le racisme est très présent. De là viendra la fameuse rhétorique de Marcus Garvey : « Un seul Dieu, un seul but, un seul destin ». Marcus Garvey mêle la politique avec la religion afin de rapprocher le peuple noir à sa terre promise : l’Ethiopie. Garvey se plait à resituer l’histoire : « Pendant plus de trois cents ans, l’homme blanc a été notre oppresseur et naturellement il ne va pas nous libérer au niveau de la plus haute liberté, la véritable liberté, la véritable démocratie. Nous devons nous libérer nous-mêmes. »[ii] Garvey reste un nationaliste chevronné et deviendra peut-être un peu trop radical.En 1919-20, est crée la fameuse Black Star Line qui vise à développer les relations commerciales entre le Etats-Unis, les Caraibes et l’Afrique. Mais le commerce n’est pas le seul but, puisque se dessine là les premiers pas vers un rapatriement des noirs en Afrique. La même année Garvey organise une convention mondiale de l’UNIA à New York qui verra défiler des milliers de Noirs. Garvey dira : « Nous sommes les descendants d’un peuple qui a souffert. Nous sommes les descendants d’un peuple résolu à ne plus souffrir ». Garvey était déterminé à poursuivre son objectif, à savoir le rapatriement des Noirs en Afrique. Marcus Garvey ira jusqu’à négocier, afin d’avoir des fonds, avec le Ku Klux Klan. (Dans les 60′s, le rasta Claudius Henry vendit des cartes postales d’Haile Sélassié qui étaient censées permettre de monter à bord d’un bateau en partance pour l’Afrique. Des centaines de Rastas se retrouvèrent sur le quai le jour convenu après avoir vendu tout ce qu’ils possédaient mais en vain. Henry fut condamné par la justice pour escroquerie)

Mais Garvey n’était pas idiot, l’idée était alléchante de se servir de ce groupe xénophobe afin de rapatrier la population noire mais cela ne fonctionnera pas. De ce fait, Marcus devient un homme qui dérange la population blanche et sera persécuté par les autorités. Garvey sera en 1925 accusé d’usage frauduleux suite à sa mauvaise gestion de la Black Star Line et emprisonné.

Malgré l’isolement carcéral, Garvey parvient à diriger le mouvement de sa cellule. L’émergence du mouvement rasta se fera sûrement grâce à deux phrases rendues célèbres : « Nous avons petit à petit regagné la confiance du Dieu de l’Afrique. Il va parler d’une voix de tonnerre qui ébranlera les piliers d’un monde injuste et corrompu et rendra l’Ethiopie à son ancienne gloire ». La prophétie est en marche.

Sa peine sera commuée en 1927. Les Etats-Unis l’exile au Panama d’où il rejoindra son île natale, la Jamaïque. La population l’accueille comme un libérateur. La même année en 1927[v] à Kingston, il prophétise la venue d’un grand roi d’Afrique : « Regardez vers l’Afrique, ou un roi noir sera couronné, car le jour de la délivrance est proche ». Le 7 octobre 1928, le Ras Tafari Makonen est couronné et devient Haile Selassie (Puissance de la trinité)[vi]. Au vu des pressions des autorités coloniales jamaïcaines, Garvey décide de s’exiler en Angleterre ou il mourra en 1940. Douze ans après sa mort, ses cendres seront rapatriés et la Jamaïque le consacrera héros national.

Le mouvement Rastafarien prend sa source dans les dires de Marcus Garvey et le prophétise, il devient le moise noir. L’idée d’un bateau accostant dans la baie de Kingston est un mythe rasta mais comme le dira plus tard Haile Sélassié : « Rastas, pensez d’abord à la libération avant le rapatriement ».

Garvey deviendra le précurseur du nationalisme noir et inspirera des hommes comme Malcom X ou bien Martin Luther King. Pourtant Garvey, n’a pas eu la reconnaissance qu’il méritait. C’est pourtant le premier homme noir qui a parlé de l’Afrique aux Africains. Il a essayé de mondialiser le mouvement. Son objectif était que le peuple noir arrive à vivre en autosuffisance, qu’il ait leur propre gouvernement afin de se libérer des chaînes trop lourdes à porter. Il voulait que les noirs aient leurs propres entreprises.

C’est donc avec les efforts founis par Marcus Garvey que le Rastafarisme va faire son apparition. Par la suite de nombreux artistes, notamment Burning Spear, lui rendront hommage dans leurs chansons.

Je finirai par une citation de Garvey : « Lis l’histoire incessamment jusqu’à la maîtriser. Cela veut dire ta propre histoire nationale, l’histoire du monde, l’histoire sociale, industrielle et l’histoire des différentes sciences mais en priorité l’histoire de l’homme. (…) Tu peux donner un sens à ta vie en la connaissant et la comprenant. Pour connaître, tu dois te pencher sur l’intelligence des autres qui sont venus avant toi et qui ont laissé leurs écrits.»

Citations de Marcus Garvey

Citations de Marcus Garvey

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« Regardez vers lAfrique, où un roi noir doit être couronné « « Un Dieu, un but, une destinée ! »« Un peuple ignorant de son histoire est comme un arbre sans racines ».« Lève-toi, race puissante, accomplis ce que tu désires ».« Si tu n’as aucune foi en toi-même tu es doublement vaincu dans la course de la vie. Avec la foi tu as gagné avant même d’avoir commencé ».« Dieu et la Nature nous ont fait ce que nous sommes, mais à travers notre génie créateur nous faisons de nous-mêmes ce que nous voulons être ».

« Ce que tu fais de valeureux aujourd’hui inspire les actions des autres dans le futur ».

« L’éducation est le moyen par lequel un peuple se prépare pour la création de sa civilisation propre et aussi l’avancement et la gloire de sa propre race ».

« Soyez autant fiers de votre race aujourd’hui que l’étaient vos pères dans le passé. Nous avons une histoire magnifique, et nous allons en créer une autre dans l’avenir qui étonnera le monde».

« Trop nombreux sont ceux parmi nous qui trouvent des prétextes pour fuir la race noire parce que nous sommes amenés à croire que notre race n’a aucune valeur – qu’lle n’a jamais rien accompli. Laches que nous sommes ! C’est nous qui n’avons pas de valeur, parce que nous ne contribuons pas à l’élévation et à la construction de cette race noble ».

« Pendant plus de trois cents ans l’homme blanc a été notre oppresseur, et il ne nous accordera pas de bon gré la vraie liberté… Nous devrons nous libérer nous-mêmes ».

« Une race sans aucune autorité et sans aucun pouvoir est une race qui ne se respecte pas ».

« La seule protection contre l’injustice de l’homme est le pouvoir physique, financier, scientifique»

« Il est possible que nous vivions pas tous la réalité d’un empire africain si fort, si puissant qu’il imposerait le respect à l’humanité, mais nous pouvons cependant durant notre vie travailler et oeuvrer à faire de ce projet une réalité pour une autre génération

29 avril, 2008

Honorer la mémoire de Césaire, mais comment ?par Alexandre Boussageon /franceinter

http://www.radiofrance.fr/franceinter/chro/blogapart/

par Alexandre Boussageon
du lundi au vendredi de 6h45 à 6h50

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mardi 29 avril 2008

Honorer la mémoire de Césaire, mais comment ?

Les députés observeront aujourd’hui une minute de silence à la mémoire d’Aimé Césaire. Mais est-ce assez ? Est-ce que la nation a rendu au poète martiniquais l’hommage qu’il méritait ? Beaucoup d’internautes en doutent. Ainsi Edwige Teba, une assistante sociale originaire de Centrafrique, installée en France depuis plus de vingt ans et qui voudrait que l’on érige, à la mémoire d’Aimé Césaire, une statue au centre de Paris, et, pourquoi pas, sur les Champs Elysées. Patrick Lozes, président du Conseil représentatif des associations noires de France ne serait probablement pas contre cette idée, mais voici ce qui l’exaspère. « On assiste, écrit-il sur son blog, à un hold-up politique saisissant : la désubstantialisation accélérée du discours de révolte d’Aimé Césaire sur la négritude. »

A l’opposé, un ancien conseiller municipal, UDF, de Colombes, se demande sur son blog si la négritude a encore un sens aujourd’hui. Et puis il y a Nordine, sur le bondyblog, qui évoque le choc qu’il a ressenti en découvrant à la bibliothèque du lycée« Cahier d’un retour au pays natal ».

Mais laissez moi vous présenter cet extrait du manuel « géographie vivante » à l’usage des élèves du cours préparatoire et du CM1. Je l’ai trouvé, cet extrait, sur un blog qui ne mentionne pas la date de publication de l’ouvrage en question, mais je suppose qu’il s’agit des années trente.

« Les nègres, lit-on, ne se ressemblent pas tous, ils sont plus ou moins noirs, plus ou moins sauvages, plus ou moins grands ». Mais avant de vous offusquer, écoutez la conclusion :

« le Nègre est donc à peu près un homme comme les autres. »

Notez que tout espoir n’est pas perdu pour cet homme « à peu près » comme les autres mais qu’il lui faudra, poursuit le manuel, « de longues années d’efforts pour qu’il arrive à valoir les peuples blancs qui se sont emparés de sa patrie ».

Et dire qu’on a mis ça dans la tête des enfants des écoles….

http://www.radiofrance.fr/franceinter/chro/blogapart/avenir.php

19 avril, 2008

France : vers une « rupture » Sarkozy – Fillon

Classé dans : ACTU GENERALE,AFRIQUE ET DIASPORA,AUTRES REPORTAGES,POLITIQUE — tebawalito @ 12:56

sarkofillon.jpgFrance

France : vers une « rupture » Sarkozy – Fillon

Linternationalmagazine.com , publié le 18/04/2008

http://www.linternationalmagazine.com/article3809.html
Légende

 

Malgré des mois de calage laborieux, la relation entre Nicolas Sarkozy et son Premier ministre François Fillon est marquée par des tensions qui compliquent l’action de l’exécutif. « Il y a des points de tension irréversibles » entre les deux hommes, va jusqu’à affirmer une source gouvernementale.

A l’Elysée, une autre source assure au contraire qu’il n’y a « pas vraiment d’eau dans le gaz ». Mais elle reproche à Matignon la cacophonie entourant le projet de loi OGM. Mercredi à l’issue du Conseil des ministres, le président a tiré la leçon des cafouillages, en appelant le gouvernement à se montrer « uni derrière les décisions qui sont prises et qui sont arbitrées par lui-même ou par le Premier ministre. »

Au quotidien pourtant, affirme un responsable de la majorité, « tout est organisé pour qu’il y ait des tensions ». Par exemple, la promotion à la direction de l’UMP, par le chef de l’Etat, du ministre du Travail Xavier Bertrand, rival de plus en plus affirmé de M. Fillon. Idem pour la secrétaire d’Etat à l’Ecologie Nathalie Kosciusko-Morizet, malgré la fronde des députés, soutenus par Matignon, sur le dossier OGM.

Autre télescopage entre les deux têtes de l’exécutif : en visite au Japon la semaine dernière, M. Fillon défend le choix de transférer à la SNCF la charge des réductions offertes aux familles nombreuses. Quelques heures plus tard à Paris, Nicolas Sarkozy annonce le maintien, et même l’extension, de la carte familles nombreuse.

« Ils ne se voient pas assez », avance un ami politique du Premier ministre. « Les sondages (favorables à M. Fillon, ndlr) ont provoqué une sorte de séisme dans le +couple+ ». « C’est un problème d’affect plus que d’autre chose », ajoute cette source. « Le président pense que le Premier ministre ne l’a pas suffisamment soutenu quand il était au creux de la vague, et le Premier ministre s’est senti plusieurs fois humilié », explique pour sa part une source gouvernementale. M. Sarkozy, poursuit-on, voudrait aujourd’hui que M. Fillon « monte au créneau ». Ce dernier aurait au contraire précisément « la sensation que le président ne le laisse pas monter » en première ligne.

Selon un ministre, les deux hommes se seraient rencontrés en tête-à-tête le dimanche 30 mars. Ce n’était « pas arrivé depuis très, très longtemps ». Le problème est dépassé, assure une source proche de Matignon : « Ils se sont pas mal vus et téléphoné ces derniers temps ».

« Pas mal de monde, autour du président, lui dit qu’il ne sera pas facile pour lui de trouver quelqu’un comme Fillon, qui soit aussi complémentaire et qui n’ait pas d’ambition », rapporte une source gouvernementale.

« Cette option devrait finir par l’emporter ». François Fillon resterait donc à Matignon, selon cette source, au moins jusqu’au début 2009, voire jusqu’aux régionales de mars 2010.

Présidentielles américaines : Obama remporte la primaire du Mississipi (liste des Etats à succès)

 Election présidentielle américaine

Présidentielles américaines : Obama remporte la primaire du Mississipi (liste des Etats à succès)

Linternationalmagazine.com avec Xinhua, publié le 12/03/2008

Le sénateur démocrate de l’Etat de l’Illinois Barack Obama a remporté la primaire démocrate du Mississippi mardi 11 mars face à la sénatrice de New York Hillary Clinton, sa 29e victoire dans la course à l’investiture démocrate pour la présidentielle américaine, ont rapporté les médias.

Le Mississippi est l’un des Etats les plus pauvres des Etats- Unis, avec la plus forte population noire (36%), qui représente plus de la moitié des électeurs démocrates dans cet Etat.

M. Obama a gagné jusqu’ici des Etats ayant de nombreux électeurs américains d’origine africaine et a obtenu entre 6 et 24 pourcent de points d’avance dans les élections depuis la semaine dernière.

La primaire du Mississippi devait répartir 33 délégués entre les deux candidats à la proportionnelle.

Le Mississippi organise des primaires ouvertes, c’est-à-dire les indépendants et les républicains peuvent aussi voter lors de la primaire démocrate.

Il faut 2.025 délégués pour s’assurer l’investiture.

Avant sa victoire dans le Mississippi (sud), M. Obama avait le soutien de 1.589 délégués à la convention du Parti démocrate, alors que Mme Clinton remporte pour le moment 1.470 délégués.

La prochaine grande étape de la course sera disputée le 22 avril en Pennsylvanie (est, 158 délégués).

Liste des Etats, en plus de Washington D.C. et des territoires américains, respectivement remportés par les deux candidats démocrates dans leur compétition destinée à l’investiture du Parti démocrate, en fonction du calendrier selon lequel les primaires et les caucus des Etats ont eu lieu.

Les Etats de M. Obama :

l’Iowa, la Californie du Sud, l’Alabama, l’Alaska, le Colorado, le Connecticut, le Delaware, la Géorgie, l’Idaho, l’Illinois, le Kansas, le Minnesota, le Missouri, le Dakota du Nord, l’Utah, le Louisiane, le Nebraska, le Washington, le Maine, Washington D.C., le Maryland, la Virginie, Hawaï, le Wisconsin, le Vermont, les îles Vierges américaines, les démocrates à l’étranger, le Wyoming et le Mississipi.

Les Etats de Mme Clinton

le New Hampshire, le Michigan, le Nevada, la Floride, l’Arizona, l’Arkansas, la Californie, le Massachussets, le New Jersey, le Nouveau Mexique, le New York, l’Oklahoma, le Tennessee, l’Ohio, le Rhode Island, le Texas, les Samoa américaines.

Enfin, il faut faire attention aux primaires du Michigan et de la Floride, deux Etats gagnés par Mme Clinton, alors que les primaires de ces deux Etats n’ont pas été prises en compte, en raison d’une dispute du parti sur les dates d’organisation des dites primaires.

 

Un faux pas de taille pour Hillary Clinton dans la Campagne américaine /John McCain réaffirme son opposition au retrait de troupes d’IrakLinternationalmagazine.com avec Xinhua , publié le 28/03/2008

cain.jpghilarienfaux.jpgUn faux pas de taille pour Hillary Clinton dans la Campagne américaine

Linternationalmagazine.com – Par Pascal Riché de Rue89 , publié le 28/03/2008

 

Un faux pas de taille pour Hillary Clinton, la sénatrice de New York qui brigue l’investiture démocrate. Au gré des meetings et interviews, elle racontait jusque-là volontiers que, lorsqu’elle a atterri en Bosnie, il y a douze ans, accompagnée de sa fille Chelsea, c’était en courant et en baissant la tête, à cause des tirs de snipers.

La chaîne CBS a eu la bonne idée de fouiller dans ses cartons, et a retrouvé les images du comité d’accueil. Le résultat est assez terrible : on y voit l’ex-first lady embrasser une petite fille sur le tarmac, dans une ambiance bon enfant. Pas la moindre trace d’un sniper, même pas un petit jet de pierre.

Hillary Clinton s’est excusée mardi, faussement badine. « Bon, j’ai fait une erreur, cela arrive ; cela prouve que je suis humaine, ce qui est une révélation pour certains. »

Problème, pour elle : la presse (et les équipes d’Obama) ont entrepris de vérifier chacune de ses affirmations. En commençant par le rôle qu’elle s’attribue dans le processus de paix en Irlande…

 

 

Election présidentielle américaine

John McCain réaffirme son opposition au retrait de troupes d’Irak

Linternationalmagazine.com avec Xinhua , publié le 28/03/2008

Le candidat républicain à la présidentielle américaine, John McCain, a déclaré mercredi à Los Angeles que les Etats-Unis devraient travailler plus étroitement avec les autres pays et rétablir leur image de grande puissance mondiale.

« Nous ne pouvons pas construire une paix durable basée sur notre propre liberté, et ce n’est pas ce que nous voulons faire », a dit M. McCain devant le Conseil des affaires mondiales de Los Angeles.

Le sénateur de l’Arizona, qui a effectué récemment une tournée au Moyen-Orient et en Europe, a indiqué que les Etats-Unis devraient coopérer davantage avec les nations démocratiques.

« Les Etats-Unis ne peuvent pas diriger seulement en vertu de leur pouvoir. Nous devons écouter les différents points de vue et respecter la volonté collective de nos alliés démocratiques », a-t- il affirmé.

Les propos de McCain semblent différents de ceux de l’administration Bush, critiquée pour avoir mené une politique étrangère unilatérale.

M. McCain a réaffirmé cependant son opposition au retrait de troupes américaines d’Irak, alors que les candidats démocrates Barak Obama et Hillary Clinton ont promis de retirer progressivement les soldats américains s’ils étaient élus.

 

En Kiosque actuellement : Union pour la Méditerranée : Henri Guaino s’exprime (interview exclusive)

Election présidentielle américaine Barack Obama reçoit le soutien de Amy Klobuchar sénatrice du MinnesotLinternationalmagazine.com avec Xinhua , publié le 01/04/2008a

barackminesota.jpg:: Election présidentielle américaine

Barack Obama reçoit le soutien de Amy Klobuchar sénatrice du Minnesota

Linternationalmagazine.com avec Xinhua , publié le 01/04/2008

Légende

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Barack Obama a reçu le soutien de la sénatrice du Minnesota Amy Klobuchar, ce qui assure un superdélégué de plus au sénateur de l’Illinois dans sa course à l’investiture démocrate.

Klobuchar a déclaré dans un communiqué qu’Obama « a inspiré un enthousiasme et un idéalisme » que le pays n’a pas connu depuis longtemps.

Pour cette sénatrice, Obama est « un nouveau genre de leader » qui apporte une nouvelle perspective et provoque l’excitation des Américains.

En retour, Barack Obama a remercié par communiqué Amy Klobuchar pour son soutien.

Selon l’équipe de campagne du sénateur de l’Illinois, Mme Klobuchar est le 64e superdélégué à soutenir le candidat Obama depuis le Super Tuesday et sa vingtaine de primaires organisées simultanément dans l’ensemble des Etats-Unis le 5 février dernier.

USA : l’avance d’Obama sur Clinton passe de 3 à 9 % /Barack Obama envisage de travailler avec Al Gore à la Maison blanche Linternationalmagazine.com avec Xinhua , publié le 05/04/2008

obamaetalgore.jpgobamaenavance.jpg Election présidentielle américaine

USA : l’avance d’Obama sur Clinton passe de 3 à 9 %

Linternationalmagazine.com avec Xinhua, publié le 18/04/2008

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Le face-à-face télévisé très animé entre les candidats présidentiels démocrates Barack Obama et Hillary Clinton a repris mercredi soir quelques jours avant leur première primaire depuis le 11 mars dernier.

En dépit du débat tendu organisé par la chaîne de télévision ABC dans l’Etat de la Pennsylvanie dont la primaire démocrate est prévue pour le 22 avril, des affinités existaient encore entre les deux candidats.

Durant le débat de 90 minutes, les deux candidats ont discuté de manière animée sur la question de la sécurité sociale, qui concerne de nombreux électeurs de la classe ouvrière en Pennsylvanie. M. Obama a soutenu la hausse des taxes sur les salaires pour les individus aux revenus élevés, tandis que Mme  Clinton s’y est opposée.

Cepandant, ils sont tous les deux d’accord sur le recours à la force si l’Iran poursuit ses intentions d’utiliser des armes nucléaires contre Israël, une spéculation rejetée par Téhéran.

« Une attaque sur Israël provoquera une réponse d’envergure de la part des Etats-Unis », a affirmé Mme Clinton.

Cette dernière a davantage attaqué la personnalité de M. Obama plutôt que sa politique.

La prochaine primaire en Pennsylvanie qui générera 158 délégués est considérée comme une bataille cruciale pour Mme  Clinton qui lutte pour prouver sa détermination bien qu’elle dispose de 100 délégués de moins par rapport à M. Obama.

Mais, un sondage publié mercredi par CNN démontre que l’avance de M. Obama sur Mme Clinton serait passée de 3 % en mars à 9 % actuellement.

 

:: Election présidentielle américaine

Barack Obama envisage de travailler avec Al Gore à la Maison blanche

Linternationalmagazine.com avec Xinhua , publié le 05/04/2008
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Barack Obama, candidat à l’investiture démocrate dans la course à la Maison blanche, a annoncé qu’il envisageait de demander à l’ex-vice-président Al Gore de devenir membre de son administration s’il est élu en novembre à la présidence des États-Unis.

Prié, lors d’une réunion politique en Pennsylvanie, de dire s’il s’intéresserait à Al Gore lorsqu’il constituerait son équipe, il a répondu par l’affirmative : « Oui, ce sera le cas », tout en restant vague sur le poste qu’il pourrait occuper.

Gore, qui avait failli l’emporter en novembre 2000 face à George Bush lors de la présidentielle, jouit toujours d’un grand respect au sein du Parti démocrate. Il a reçu l’an dernier le prix Nobel de la paix pour son travail en faveur de la protection de l’environnement, axé notamment sur l’éveil des consciences concernant le réchauffement climatique mondial.

« Je m’engagerai à ce qu’Al Gore soit à la table des discussions et joue un rôle prépondérant, parmi nous, dans l’élaboration de notre stratégie pour résoudre les problèmes », a dit Obama. « C’est quelqu’un avec qui je discute régulièrement. Je le consulte d’ores et déjà sur ces questions. Le changement climatique est avéré. Nous devons le prendre en compte désormais », a-t-il continué.

L’ancien vice-président, qui servit sous la présidence de Bill Clinton, époux d’Hillary Clinton qui brigue elle aussi l’investiture démocrate, est l’un des « superdélégués » qui exerceront le plus d’influence lorsqu’il s’agira d’élire, à la convention démocrate cet été, le candidat du parti à la présidentielle.

 

France Pluie d’hommage à Aimé Césaire ; la France prévoit des obsèques nationales

aimecesairehommage1.jpg:: France

Pluie d’hommage à Aimé Césaire ; la France prévoit des obsèques nationales

Linternationalmagazine.com avec Pana, publié le 18/04/2008
Légende

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Le directeur général de l’Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO), Koïchiro Matsuura, a rendu jeudi 17 avril un vibrant hommage à Aimé Césaire, écrivain poète chantre de la Négritude, décédé ce jour même à Fort- de-France (Martinique), à l’âge de 94 ans.

« D’Aimé Césaire, nous retiendrons la portée universelle de son appel à la dignité humaine, à la vigilance et à la responsabilité », a déclaré à Paris le directeur général devant le Conseil exécutif de l’UNESCO qui achève sa 179e session aujourd’hui, précise un communiqué de l’organe onusien parvenu à la PANA à Dakar.

Selon la même source, Koïchiro Matsuura a ajouté : « Chantre, avec le Sénégalais Léopold Sédar Senghor et le Guyanais Léon-Gontran Damas du concept de Négritude, Aimé Césaire a consacré sa vie à la poésie et à la politique. Depuis les années 1930, il a été de tous les combats contre le colonialisme et le racisme. L’UNESCO perd aujourd’hui un de ses plus estimables amis ».

Le directeur général a rappelé que l’UNESCO avait décerné en 2004 à Aimé Césaire le Prix Toussaint Louverture, destiné à couronner l’engagement pour la reconnaissance de l’égalité des hommes et des cultures et la lutte contre les discriminations et l’exclusion.

Pour sa part, le président du Conseil exécutif, le Béninois Olabiyi Babalola Joseph Yaï a déclaré à propos d’Aimé Césaire, qu’il était la « voix des sans-voix » ajoutant que : « un grand baobab est tombé, comme on dit chez nous. Ce grand poète et auteur dramatique de langue française était aussi un grand humaniste ».

Réagissant lui aussi au déçés du grand poète, le président français Nicolas Sarkozy a pour sa part estimé que c’est « toute la France qui est en deuil » après le décès le même jour dans la matinée, à Fort-de-France (Martinique) de l’écrivain et homme politique martiniquais Aimé Césaire, 94 ans.

« Je veux saluer la mémoire d’un grand poète qui a acquis sa notoriété par la qualité de son écriture. On retiendra de lui qu’il est l’initiateur, avec Léopold Sédar Senghor, du concept de Négritude », indique M. Sarkozy, associant va voix à l’hommage unanime à l’homme politique et écrivain martiniquais.

« Par son appel universel au respect de la dignité humaine, à l’éveil et à la responsabilité, il restera un symbole d’espoir pour tous les peuples opprimés », poursuit Nicolas Sarkozy.

« Il restera pour nous tous l’une des figures les emblématiques de la classe politique de l’outre-Mer », assure-t-il.

Exprimant sa « grande émotion », Abdou Diouf, Secrétaire général de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF), a salué « la mémoire d’un homme qui a consacré sa vie aux multiples combats menés sur tous les champs de batailles où se jouait le destin culturel et politique de ses frères de race ».

« Aimé Césaire a admirablement manifesté dans ses écrits ce qu’une illustre figure du surréalisme a appelé le don du chant, la capacité du refus et le pouvoir de transmutation », écrit l’ancien chef d’Etat du Sénégal, tout en saluant « l’homme qui a vécu sa francophonie dans l’abondance de ses œuvres ».

Pour le ministre français des Affaires étrangères Bernard Kouchner, Aimé Césaire restera « le poète et dramaturge inspiré de la Négritude qui aura illustré la vocation de la France à l’universalisme et ses liens profonds avec les Caraïbes, les Antilles et le continent africain ».

« Par tous les combats qu’il mena pour l’humanité, Aimé Césaire fut, comme il le souhaitait, dans ses premiers « Cahiers du retour au pays natal » un homme juif, un homme cafre, un homme hindou de Calcutta, un homme de Harlem qui ne vote pas », rappelle M. Kouchner.

« La France ne l’oubliera pas », assure-t-il, invitant les instituts et centres culturels français à travers le monde à rendre dans les prochains jours hommage « à cette grande figure humaniste en mettant en valeur la richesse et la diversité de son œuvre ».

Dans un communiqué publié à Paris, l’Association parlementaire de la Francophonie (APF) affirme que « comme son frère Léopold Sédar Senghor, Aimé Césaire a contribué à l’existence d’une Francophonie de la diversité, respectueuse du génie propre des peuples ».

« Les parlementaires francophones regretteront cet homme de lettres, un des plus grands poètes du monde francophone, illustrateur incomparable de l’apport des langues et des cultures à l’histoire universelle », estime APF.

Sur un autre registre, le Premier secrétaire du Parti socialiste français (PS), François Hollande, a souligné qu’Aimé Césaire a défendu, en tant qu’homme politique, durant toute sa vie les valeurs de la Gauche.

« Tout au long de ses mandats de maire, de député de Fort-de-France, il a agi aux côtés de ceux qui se battent pour la reconnaissance de leurs droits et de l’égalité sociale », a insisté M. Hollande.

Le président de l’Assemblée nationale française, Bernard Accoyer a annoncé, jeudi en fin de matinée, qu’un « hommage particulier » sera rendu le 29 avril à Aimé Césaire qui a représenté sans discontinuer la Martinique au Parlement français de 1946 à 1993.

Dramaturge, poète, essayiste et romancier, Aimé Césaire fut, avec le Sénégalais Léopold Sédar Senghor et le Guyanais Léon-Gontran Damas, le fondateur du mouvement de la Négritude, la fierté d’être Noir.

Estimant que le combat devait être entamé là où l’oppression a pris racine, Aimé Césaire avait invité les diasporas africaine et antillaise a regagner « la terre natale » dans un recueil de poèmes intitulé « Cahier d’un retour au pays natal » publié en 1939.

Il avait par la suite publié « La tragédie du roi Christophe », une pièce de théâtre devenue un classique de la dramaturgie négro- africaine.

Fidèle à ses convictions politiques initiales, Amé Césaire avait refusé en 2005 de recevoir à Fort-de-France Nicolas Sarkozy, alors ministre de l’Interieur, auquel il reprochait une disposition de la loi française vantant « les bienfaits de la colonisation ».

Il avait fini par recevoir, en 2007, M. Sarkozy candidat de l’Union pour un mouvement populaire (UMP) à la présidence de la République. Entre-temps, l’article de loi controversé avait été abrogé.

La France se prépare ainsi à organiser des funérailles nationales à l’écrivain et homme politique martiniquais Aimé Césaire, décédé jeudi matin au Centre hospitalier universitaire (CHU) de Fort-de-France (Martinique) à 94 ans, a annoncé à Paris le ministère français de l’Intérieur et de l’Outre-mer.

Dans un communiqué, le ministre français de l’Intérieur Mme Michèle- Alliot Marie estime qu’avec la mort d’Aimé Césaire « une part de l’âme antillaise s’est éteinte ».

« La voix de la sagesse s’est éteinte », ajoute Mme Alliot-Marie sans préciser la date à laquelle auront lieu les funérailles nationales en hommage au poète, essayiste, romancier et dramaturge martiniquais.

Souhaitant joindre convictions politiques et action, Aimé Césaire avait successivement occupé les fonctions de maire de Fort-de-France, de député et de président du Conseil général de la Martinique.

Il s’était retiré de la vie politique en 2005 en abandonnant ses fonctions à la tête du Parti progressiste de Martinique (PPM) qu’il avait fondé en 1957.

http://www.linternationalmagazine.com/article3842.html 

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Pluie d’hommage à Aimé Césaire ; la France prévoit des obsèques nationales

Linternationalmagazine.com avec Pana, publié le 18/04/2008

 

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Le directeur général de l’Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO), Koïchiro Matsuura, a rendu jeudi 17 avril un vibrant hommage à Aimé Césaire, écrivain poète chantre de la Négritude, décédé ce jour même à Fort- de-France (Martinique), à l’âge de 94 ans.

« D’Aimé Césaire, nous retiendrons la portée universelle de son appel à la dignité humaine, à la vigilance et à la responsabilité », a déclaré à Paris le directeur général devant le Conseil exécutif de l’UNESCO qui achève sa 179e session aujourd’hui, précise un communiqué de l’organe onusien parvenu à la PANA à Dakar.

Selon la même source, Koïchiro Matsuura a ajouté : « Chantre, avec le Sénégalais Léopold Sédar Senghor et le Guyanais Léon-Gontran Damas du concept de Négritude, Aimé Césaire a consacré sa vie à la poésie et à la politique. Depuis les années 1930, il a été de tous les combats contre le colonialisme et le racisme. L’UNESCO perd aujourd’hui un de ses plus estimables amis ».

Le directeur général a rappelé que l’UNESCO avait décerné en 2004 à Aimé Césaire le Prix Toussaint Louverture, destiné à couronner l’engagement pour la reconnaissance de l’égalité des hommes et des cultures et la lutte contre les discriminations et l’exclusion.

Pour sa part, le président du Conseil exécutif, le Béninois Olabiyi Babalola Joseph Yaï a déclaré à propos d’Aimé Césaire, qu’il était la « voix des sans-voix » ajoutant que : « un grand baobab est tombé, comme on dit chez nous. Ce grand poète et auteur dramatique de langue française était aussi un grand humaniste ».

Réagissant lui aussi au déçés du grand poète, le président français Nicolas Sarkozy a pour sa part estimé que c’est « toute la France qui est en deuil » après le décès le même jour dans la matinée, à Fort-de-France (Martinique) de l’écrivain et homme politique martiniquais Aimé Césaire, 94 ans.

« Je veux saluer la mémoire d’un grand poète qui a acquis sa notoriété par la qualité de son écriture. On retiendra de lui qu’il est l’initiateur, avec Léopold Sédar Senghor, du concept de Négritude », indique M. Sarkozy, associant va voix à l’hommage unanime à l’homme politique et écrivain martiniquais.

« Par son appel universel au respect de la dignité humaine, à l’éveil et à la responsabilité, il restera un symbole d’espoir pour tous les peuples opprimés », poursuit Nicolas Sarkozy.

« Il restera pour nous tous l’une des figures les emblématiques de la classe politique de l’outre-Mer », assure-t-il.

Exprimant sa « grande émotion », Abdou Diouf, Secrétaire général de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF), a salué « la mémoire d’un homme qui a consacré sa vie aux multiples combats menés sur tous les champs de batailles où se jouait le destin culturel et politique de ses frères de race ».

« Aimé Césaire a admirablement manifesté dans ses écrits ce qu’une illustre figure du surréalisme a appelé le don du chant, la capacité du refus et le pouvoir de transmutation », écrit l’ancien chef d’Etat du Sénégal, tout en saluant « l’homme qui a vécu sa francophonie dans l’abondance de ses œuvres ».

Pour le ministre français des Affaires étrangères Bernard Kouchner, Aimé Césaire restera « le poète et dramaturge inspiré de la Négritude qui aura illustré la vocation de la France à l’universalisme et ses liens profonds avec les Caraïbes, les Antilles et le continent africain ».

« Par tous les combats qu’il mena pour l’humanité, Aimé Césaire fut, comme il le souhaitait, dans ses premiers « Cahiers du retour au pays natal » un homme juif, un homme cafre, un homme hindou de Calcutta, un homme de Harlem qui ne vote pas », rappelle M. Kouchner.

« La France ne l’oubliera pas », assure-t-il, invitant les instituts et centres culturels français à travers le monde à rendre dans les prochains jours hommage « à cette grande figure humaniste en mettant en valeur la richesse et la diversité de son œuvre ».

Dans un communiqué publié à Paris, l’Association parlementaire de la Francophonie (APF) affirme que « comme son frère Léopold Sédar Senghor, Aimé Césaire a contribué à l’existence d’une Francophonie de la diversité, respectueuse du génie propre des peuples ».

« Les parlementaires francophones regretteront cet homme de lettres, un des plus grands poètes du monde francophone, illustrateur incomparable de l’apport des langues et des cultures à l’histoire universelle », estime APF.

Sur un autre registre, le Premier secrétaire du Parti socialiste français (PS), François Hollande, a souligné qu’Aimé Césaire a défendu, en tant qu’homme politique, durant toute sa vie les valeurs de la Gauche.

« Tout au long de ses mandats de maire, de député de Fort-de-France, il a agi aux côtés de ceux qui se battent pour la reconnaissance de leurs droits et de l’égalité sociale », a insisté M. Hollande.

Le président de l’Assemblée nationale française, Bernard Accoyer a annoncé, jeudi en fin de matinée, qu’un « hommage particulier » sera rendu le 29 avril à Aimé Césaire qui a représenté sans discontinuer la Martinique au Parlement français de 1946 à 1993.

Dramaturge, poète, essayiste et romancier, Aimé Césaire fut, avec le Sénégalais Léopold Sédar Senghor et le Guyanais Léon-Gontran Damas, le fondateur du mouvement de la Négritude, la fierté d’être Noir.

Estimant que le combat devait être entamé là où l’oppression a pris racine, Aimé Césaire avait invité les diasporas africaine et antillaise a regagner « la terre natale » dans un recueil de poèmes intitulé « Cahier d’un retour au pays natal » publié en 1939.

Il avait par la suite publié « La tragédie du roi Christophe », une pièce de théâtre devenue un classique de la dramaturgie négro- africaine.

Fidèle à ses convictions politiques initiales, Amé Césaire avait refusé en 2005 de recevoir à Fort-de-France Nicolas Sarkozy, alors ministre de l’Interieur, auquel il reprochait une disposition de la loi française vantant « les bienfaits de la colonisation ».

Il avait fini par recevoir, en 2007, M. Sarkozy candidat de l’Union pour un mouvement populaire (UMP) à la présidence de la République. Entre-temps, l’article de loi controversé avait été abrogé.

La France se prépare ainsi à organiser des funérailles nationales à l’écrivain et homme politique martiniquais Aimé Césaire, décédé jeudi matin au Centre hospitalier universitaire (CHU) de Fort-de-France (Martinique) à 94 ans, a annoncé à Paris le ministère français de l’Intérieur et de l’Outre-mer.

Dans un communiqué, le ministre français de l’Intérieur Mme Michèle- Alliot Marie estime qu’avec la mort d’Aimé Césaire « une part de l’âme antillaise s’est éteinte ».

« La voix de la sagesse s’est éteinte », ajoute Mme Alliot-Marie sans préciser la date à laquelle auront lieu les funérailles nationales en hommage au poète, essayiste, romancier et dramaturge martiniquais.

Souhaitant joindre convictions politiques et action, Aimé Césaire avait successivement occupé les fonctions de maire de Fort-de-France, de député et de président du Conseil général de la Martinique.

Il s’était retiré de la vie politique en 2005 en abandonnant ses fonctions à la tête du Parti progressiste de Martinique (PPM) qu’il avait fondé en 1957.

AIME CESAIRE PERE DE LA NEGRITUDE EST MORT

:: France

Aimé Césaire, le père de la négritude, est mort

Linternationalmagazine.com avec Xinhua, publié le 18/04/2008

La classe politique française a rendu jeudi hommage à l’écrivain Aimé Césaire, mort à 94 ans à Fort-de-France.

La population martiniquaise et, au-delà, des Antilles et de la France d’Outre-Mer, perd un de ses pères spirituels, écrit le président Nicolas Sarkozy dans un communiqué, dans lequel il exprime sa « très grande tristesse ».

« En vérité, c’est toute la nation française qui est en deuil », poursuit le chef de l’Etat, qui salue « la mémoire d’un grand poète », d’un esprit « libre et indépendant » et de l’un des pères, avec Léopold Senghor, du concept de « négritude ».

« Ce fut un grand humaniste dans lequel se sont reconnus tous ceux qui ont lutté pour l’émancipation des peuples au XXe siècle », estime-t-il. « Il a incarné, sa vie durant, le combat pour la reconnaissance de son identité et la richesse de ses racines africaines. Par son appel universel au respect de la dignité humaine, à l’éveil et à la responsabilité, il restera un symbole d’espoir pour tous les peuples opprimés. »

Le chef de l’Etat salue également la longue carrière d’élu politique de la Martinique d’Aimé Césaire.

« Conscient des progrès que représentait la ’départementalisation’, il a su courageusement soutenir la loi de 1946 qui a mis fin aux colonies, sans pour autant rompre avec sa recherche identitaire qui constituait le coeur de sa vie », souligne-t-il. « Il restera pour nous tous l’une des figures les plus emblématiques de la classe politique de l’outre mer. »

Nicolas Sarkozy adresse à la famille du poète et à ses proches ses « condoléances les plus attristées ».

Le Premier ministre François Fillon a pour sa part salué dans un communiqué la mémoire d’un « représentant exceptionnel de l’engagement poétique et politique », qui a « jusqu’à son dernier jour tourné son regard vers les combats de demain ».

« Proche d’André Breton, le poète Césaire ne craignait ni la force des images, ni leurs ruptures. Il laissait naître de sa colère des chants puissants et durs », écrit-il. « Il mettait ses mots au service de la lutte pour la dignité humaine, en particulier celle des peuples colonisés et humiliés. »

La ministre de l’Intérieur, de l’Outre-mer et des collectivités territoriales, Michèle Alliot-Marie, a estimé que la « voix d’un sage » s’éteignait et qu’une « part de l’âme antillaise » disparaissait avec Aimé Césaire.

Le premier secrétaire du Parti socialiste, François Hollande, a rappelé qu’Aimé Césaire était un homme de gauche.

« Tout au long de ses mandats de maire et de député de Fort-de-France, il a agi aux côtés de ceux qui se battent pour la reconnaissance de leurs droits et de l’égalité sociale », écrit-il dans un communiqué au nom du PS.

Le dirigeant socialiste exprime sa « solidarité à l’égard de tous les Martiniquais profondément meurtris par cette disparition mais fiers d’avoir été représentés par un homme aussi exceptionnel ».

Ségolène Royal a salué dans un communiqué en Césaire « un démineur d’hypocrisies, un porteur d’espoir pour tous les humiliés, un combattant inlassable de l’humaine dignité » et a demandé son entrée au Panthéon.

Le président de l’Assemblée nationale, Bernard Accoyer, a fait savoir que les députés observeraient une minute de silence au début de leur prochaine séance solennelle, le mardi 29 avril, et qu’un « hommage particulier » serait rendu à leur ancien collègue.

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