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31 décembre, 2007

Kenya : Mwai Kibaki réélu président, le pays reste sous tension [le monde.fr]

Kenya : Mwai Kibaki réélu président, le pays reste sous tension

LEMONDE.FR avec AFP | 30.12.07 | 16h29  •  Mis à jour le 30.12.07 | 19h21

M. Kibaki totalise 4 584 721 voix contre 4 352 993 voix à Raila Odinga, soit Un peu plus tôt, 231 728 voix de différence. Un peu plus tôt, M. Odinga avait accusé le président Kibaki d’avoir fraudé sur au moins 300 000 voix, au cours d’une conférence de presse improvisée dans les locaux de l’ECK.

Le chef de l’opposition et son parti, le Mouvement démocratique orange (ODM), ont appelé dimanche soir les Kenyans à « rejeter » les résultats officiels de l’élection présidentielle et invité les Kenyans a une autre cérémonie d’investiture, lundi.

DIX-HUIT MORTS DEPUIS JEUDI

Après avoir fait la course en tête des sondages et des premiers résultats partiels, M. Odinga a vu son avance fondre. Des émeutes ont éclaté dimanche en fin de journée à Kibera, le plus grand bidonville de Nairobi et fief de Raila Odinga, après l’annonce de la réélection de Mwai Kibaki. Barricades érigées, jets de pierres sur les forces de l’ordre, pillages de magazins se sont multipliés et sept personnes ont été tuées dimanche à Kisumu, le fief de M. Odinga dans l’ouest de pays. Dans deux autres villes de l’ouest, la police kényane a tué par balles cinq manifestants, portant à 18 le nombre de morts depuis jeudi.

Le gouvernement kényan a ordonné la suspension de la diffusion en direct par les radios et télévisions des reportages sur les émeutes.

La Grande-Bretagne a fait part de« réelles inquiétudes sur les irrégularités rapportés par les observateurs de l’Union européenne et d’autres », a déclaré le ministre des affaires étrangères, David Miliband. Les Etats-Unis ont félicité Mwai Kibaki appelé « le peuple kényan à accepter les résultats de ces élections et à faire avancer le processus démocratique ».

L’opposition kényane revendique la victoire à la présidentielle

LEMONDE.FR avec AFP et Reuters | 28.12.07 | 20h34  •  Mis à jour le 29.12.07 | 11h05

Quelques 14 millions d’électeurs étaient appelés aux urnes, jeudi, pour une élection générale. En cas de victoire de M. Odinga, un homme d’affaires et fils d’un héros nationaliste, M. Kibaki serait le premier des trois présidents qu’a connus le Kenya depuis son indépendance à être évincé par les urnes.

La formation politique de M. Odinga, le Mouvement démocratique orange (MDO), a déploré les retards de la proclamation des résultats officiels, faisant valoir qu’on entretenait ainsi un climat d’anxiété. Le Parti de l’unité nationale (PNU) de Mwai Kibaki a, quant à lui, affirmé réunir « des preuves de fraude massive dans l’intention de les transmettre à la commission électorale », tout en reconnaissant que le MDO est actuellement en tête.

DÉPOUILLEMENT SOUS TENSION

Le décompte des voix a été marqué par quelques incidents, dont un qui a provoqué la mort d’un homme, vendredi, dans un bureau de vote du district de Kisii, dans l’ouest du Kenya. Selon un bilan établi par la commission kényane des droits de l’homme, les violences liées aux élections ont provoqué la mort d’au moins 80 personnes depuis le mois de juillet.

Les locaux qui abritent la commission électorale dans le centre-ville de Nairobi, où les résultats continuaient d’affluer vendredi de l’ensemble du pays, sont quasiment en état de siège. Plusieurs centaines de bérets rouges de l’unité paramilitaire de la police ont formé un cordon autour du bâtiment tandis que les rues alentours ont été fermées à la circulation.

Les missions d’observation internationales ont pourtant salué le déroulement globalement bon des élections, en dépit de violences « isolées ». « Il y a eu des irrégularités mineures, mais nous n’avons pas constaté de violences liées aux élections », a rapporté Nyabirungu Mwene Songa, membre du Forum d’Amani, qui regroupe sept Etats de l’Afrique des grands lacs. Jeudi, les observateurs de l’Union européenne avaient salué un scrutin qui a « répondu à nos espoirs en ce qu’il s’est déroulé dans une atmosphère pacifique, sans intimidation. » La raison de cette satisfaction mesurée tient en ce que les éclats de violences ont été sporadiques et non généralisés à l’ensemble du pays.

 

 

Chronologie : L’Arche de Zoé : de la mission humanitaire à la crise politique [le monde.fr]

Préparatifs et lancement de l’opération au Tchad (avril-septembre 2007) L’arrestation et le début de la polémique (octobre 2007) La détention au Tchad et la poursuite de l’action judiciaire (novembre-décembre 2007) Le procès et l’issue de l’affaire (décembre-janvier 2007)
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Affiche de l'association L'Arche de Zoé.  | DR

A l’occasion de la Journée internationale pour le Darfour, L’Arche de Zoé annonce dans un communiqué vouloir sauver « 10 000 enfants du Darfour ». Elle propose à des « familles d’accueil » de « prendre en charge un orphelin de moins de 5 ans ». « Le droit international le permet autant que la morale l’impose », peut-on lire.

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Les six membres de L'Arche de Zoé embarquent à N'djamena à bord de l'avion qui doit les ramener en France, le 28 décembre 2007. | REUTERS/LUC GNAGOAprès que la justice tchadienne a accepté la demande de transfèrement, les membres de l’ONG quittent N’Djamena à bord d’un Boeing de la compagnie Air Tchad spécialement affrété par la France. Ils attérissent à l’aéroport du Bourget peu après 21 heures.
Leur sort, une incarcération précédée ou non d’un séjour hospitalier en milieu carcéral en fonction de leur état de santé, dépendra du procureur de la République de Bobigny.

» Déplacez le curseur à droite pour visionner la chronologie

La police intervient au centre de rétention de Vincennes pour mettre fin aux protestations [le monde.fr]

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La police intervient au centre de rétention de Vincennes pour mettre fin aux protestations

AFP | 30.12.07 | 18h01

Selon une source policière, l’agitation a été provoquée par les retenus « qui refusaient de regagner leur chambre et ont renversé des poubelles ». « Il y a eu des bousculades, mais pas de dégradations commises ni de personnes blessées », a ajouté cette source.

Selon le porte-parole des retenus, une cinquantaine de CRS sont arrivés en renfort. « Cela a duré à peu près deux heures, ensuite le calme est revenu » et les occupants ont pu regagner leurs chambres, a-t-il poursuivi, dénonçant toutefois « les brutalités policières » dont, a-t-il affirmé, sont l’objet certains retenus.

Le mouvement de protestation a commencé la semaine dernière au centre de rétention du Mesnil-Amelot (Seine-et-Marne) et a emprunté diverses formes : rédaction de « doléances » portées au chef du centre, et grève de la faim pour certains depuis jeudi. Les retenus du Mesnil-Amelot ont cessé leur grève de la faim samedi.

Sans-papiers : le mouvement de protestation s’étend à deux autres centres de rétention

LEMONDE.FR avec AFP et Reuters | 29.12.07 | 17h53  •  Mis à jour le 29.12.07 | 17h58

« FAIRE DU CHIFFRE »

Une centaine de sans-papiers retenus au Mesnil-Amelot avaient annoncé jeudi leur décision de mener une grève de la faim illimitée afin de réclamer leur libération et dénoncer les conditions de leur détention. En majorité d’origine africaine, ils expliquent leur situation, selon l’un d’eux, par « une volonté gouvernementale de faire du chiffre avant la fin de l’année ».

Dans un courrier adressé aux consuls de leurs pays d’origine, les détenus dénoncent « les agissements injustes et humiliants de l’administration française qui bafoue les droits de l’homme. »

« Nous demandons que la chasse à l’homme cesse. Qu’on cesse d’envoyer de fausse convocation de la préfecture pour arrêter les gens », a ajouté par téléphone, Paul, porte-parole du mouvement au Mesnil-Amelot. Selon lui, plusieurs sans-papiers du centre du Mesnil-Amelot pourraient se joindre à la grève de la faim ce soir. Lui-même a déclaré en être à son troisième jour de grève de la faim et de la soif.

Le Réseau éducation sans frontières (RESF) à appelé à soutenir les sans-papiers et demande « la fermeture des centres de rétention », selon Pablo Krasnopolsky, enseignant membre du réseau. La FSU, première fédération syndicale de l’enseignement, a apporté samedi « solidarité et soutien » aux sans-papiers mobilisés.

Le fichier des étrangers expulsables suscite toujours l’inquiétude des associations[le monde.fr]

Le fichier des étrangers expulsables suscite toujours l’inquiétude des associations

LEMONDE.FR avec AFP et AP | 30.12.07 | 20h23  •  Mis à jour le 30.12.07 | 20h24

Le décret contenant la nouvelle mouture du fichier Eloi a été publié au Journal officiel dimanche 30 décembre. Il crée un fichier automatisé de « données à caractère personnel relatives aux étrangers faisant l’objet d’une mesure d’éloignement » pour permettre « le suivi et la mise en oeuvre » de ces mêmes mesures.

Dans sa nouvelle version, le fichier permettra toujours d’enregistrer une multitude de données sur un étranger expulsable : état-civil, identité des parents et des enfants, langues parlées, état de la procédure le concernant ou « nécessité d’une surveillance particulière au regard de l’ordre public. » Le fichier sera accessible aux agents des services centraux du ministère de l’intérieur, des services préfectoraux et des services de gendarmerie ou de police « spécialement habilités ».

 

Le gouvernement n’a pas encore atteint les objectifs qu’il s’était fixé en matière d’expulsions :  21 000 expulsions étaient effectives fin novembre sur les 25 000 fixées au titre de l’année 2007, ce qui est inférieur de 500 à la même période sur l’année 2006.

« FLICAGE DES SANS-PAPIERS »

Le décret ne fait plus mention de l’enregistrement des données relatives aux visiteurs d’une personne placée en rétention administrative, l’une des mesures les plus critiquées à l’époque par les associations. Si certaines données seront conservées seulement « trois mois après la date de l’éloignement effectif », celles concernant l’identité ou la filiation pourront être conservées trois ans.

Si les associations, que le ministère assure avoir régulièrement consulté, voient quelques avancées, elles restent très critiques. Pour le directeur général de France Terre d’Asile, Pierre Henry, le fichier s’inscrit encore « dans une philosophie ‘Big Brother et Père Fouettard’ qui tend à faire de l’immigration une question d’affrontement permanent ».

Le président de la Ligue des droits de l’Homme, Jean-Pierre Dubois a estimé qu’ »il y a de sérieux progrès », « mais il demeure qu’on est dans un fichage des sans-papiers comme s’il s’agissait de délinquants ». Le président de SOS Racisme, Dominique Sopo, a qualifié d’« extrêmement dangereux » le fichier Eloi, déplorant notamment qu’il permette le « flicage » des personnes venant en aide aux sans papiers.

 

[sozowala] Le médecin tchèque victime du « mal d’Afrique »

sozowala@yahoogroupes.fr
De: Send an Instant Message  »Louis Gelin »   
Date: Tue, 25 Dec 2007 14:11:47 -0000
Objet: [sozowala] Le médecin tchèque victime du « mal d’Afrique »
   

25.12.2007] – Émission spéciale – Guillaume Narguet

Le médecin tchèque victime du « mal d’Afrique »

« Je me suis rendu compte d’une chose intéressante en particulier. Je
suis parti en Afrique avec l’intention de donner. Mais après y être
retourné plusieurs fois quelques années plus tard, après des années
de contact avec l’Afrique, aujourd’hui, je sais très bien que j’ai
reçu beaucoup plus que je n’ai donné. Cet échange, ce n’est pas une
rue à sens unique. C’est un échange bilatéral. Vous donnez quelque
chose mais vous recevez aussi beaucoup en y travaillant. » Ces propos
sont ceux de Marcel Drlik, chirurgien pédiatre qui travaille
aujourd’hui dans un hôpital de Prague. En 2000, dans le cadre d’une
mission carmélite italienne, ce jeune médecin tchèque a dirigé
pendant un an l’hôpital de Bozoum, situé dans le nord-ouest de la
République centrafricaine. A son retour au pays, Marcel Drlik a écrit
un livre traduit en français et intitulé simplement « Un médecin
tchèque en Afrique ». Dans ce livre, comme dans l’entretien qu’il
nous a accordé à l’occasion de ces fêtes de Noël, Marcel Drlik
raconte sa découverte d’un pays et d’un peuple mal connu et témoigne
de son expérience de médecin dans la brousse. Sept ans plus tard,
alors qu’à des milliers de kilomètres de là courent dans les rues
centrafricaines des dizaines d’enfants prénommés Marcel en l’honneur
du médecin qui les a aidés à venir au monde, Marcel Drlik est devenu
un père de famille comblé. Pour autant, le fameux « mal d’Afrique »
qu’évoquaient à leur retour au pays les colonisateurs français pour
traduire l’attirance exercée sur eux par le continent noir, ne l’a
pas quitté. Il explique pourquoi :

« L’Afrique me manque parce que c’est un continent de couleurs, de
gens ouverts et amicaux. Je garde un profond désir d’y retourner un
jour. A présent, c’est difficile car j’ai une famille et un petit
garçon. Mais je garde des liens. Et puis surtout, cela fait désormais
un an que j’ai fondé avec des amis l’ONG SIRIRI, ce qui veut dire «
paix » en sango, la langue parlée en République centrafricaine. Cette
ONG prépare des projets de développement. Actuellement, nous
travaillons sur un projet de puits pour les enfants de la rue ainsi
que sur celui d’un dispensaire pour les orphelins qui vivent aussi
dans la rue. Car, comme vous le savez, l’épidémie du sida fait des
dégâts énormes en Afrique. Ce sont nos deux premiers projets, mais
nous entendons continuer avec d’autres projets dans les domaines de
la santé publique, de l’éducation et de l’agriculture. »

-Vous avez écrit un livre à votre retour qui a également été traduit
en français. On suppose que si vous l’avez fait, c’est une expérience
qui n’est pas courante pour un Tchèque, comme l’indique d’ailleurs le
titre « Un médecin tchèque en Afrique ». En France, d’une manière
générale, les relations avec l’Afrique sont plus développées et les
médecins y sont plus nombreux. Comment vous est donc venue l’idée de
partir en Afrique et comment l’avez-vous réalisée ?

« Vous avez raison. Il faut souligner que notre pays n’a pas
d’expérience de colonialisme comme la France. Nous sommes un petit
pas au centre de l’Europe et cette histoire nous manque.
Deuxièmement, après la chute du Mur de Berlin, les gens étaient
plutôt orientés vers l’Union européenne et il n’existait aucun projet
d’aide humanitaire. Dans les années 1990, j’ai fini mes études à
l’université et je rêvais de certains projets de ce type. Je rêvais
de passer un certain temps en Afrique ou en Amérique du Sud en y
travaillant comme médecin, en aidant un peu les gens qui en ont
besoin. J’ai envoyé un tas de lettres en Europe, en Amérique, mais
sans succès car la République tchèque n’était absolument pas connue.
C’était un pays nouveau pour les grandes organisations occidentales.
Finalement, j’ai rencontré par hasard à Prague un vieux père italien,
carme, le père Anastasio, qui avait vécu longtemps en République
centrafricaine à la mission. Je lui ai donc parlé de mon rêve et nous
nous sommes mis d’accord. Le principe était que la mission me loge et
me nourrisse gratuitement en échange de mon travail médical
volontaire pour la population locale. Mais il me fallait encore
plusieurs années pour me préparer. J’ai d’abord dû apprendre le
français et ensuite de suivre une formation de médecine tropicale car
c’est une spécialité qui n’a aucune tradition en Europe centrale.
J’ai également dû chercher un soutien matériel. J’ai donc envoyé des
demandes à différentes organisations, aux entreprises, qui m’ont
finalement envoyé une aide, c’est-à-dire du matériel médical et des
médicaments qui m’ont permis de mieux travailler pour les gens dans
le besoin en Afrique. »

-Comment s’est passée concrètement cette préparation avant votre
départ, à Lyon n’est-ce pas ?

« Oui, j’y ai suivi pendant trois mois un cours de médecine
tropicale. Mais que ce soit à Lyon ou à Prague, j’ai également visité
mes amis médecins spécialisés dans d’autres domaines que le mien
puisque moi, je suis chirurgien pédiatre. Je suis donc par exemple
allé chez un ophtalmologue pour assister à des interventions. Je suis
aussi allé voir un ami à la maternité pour voir comment se passe
l’écographie prénatale, etc. J’ai approfondi mes connaissances dans
d’autres spécialisations que la mienne car je savais que je serai le
seul médecin à l’hôpital en Afrique. »

-On peut supposer qu’après ce temps de préparation, vous étiez averti
des conditions de vie et de travail qui vous attendaient sur place.
Malgré tout, lorsque vous êtes arrivé, qu’est-ce qui vous a surpris
et la réalité a-t-elle dépassé ce que vous imaginiez ?

« Oui, j’étais averti des conditions en Afrique mais la réalité a
effectivement dépassé mon imagination. Par exemple, ils m’avaient
averti qu’il n’y avait pas grand-chose à l’hôpital. (Il s’amuse) Moi,
en entendant cela, je pensais y trouver un équipement de base. Mais
il n’y avait vraiment rien… Absolument rien ! Par exemple, pendant le
week-end, quand la pharmacie était vide après une semaine de travail,
il y avait certains jours où on avait même des difficultés à trouver
des compresses. Il y avait donc un manque de tout. On devait plus ou
moins bricoler tous les jours. Deuxièmement, je savais avant de
partir qu’il y avait un médecin africain à l’hôpital. Et
effectivement, il y avait bien un médecin africain, mais il était
aussi chargé en tant que médecin-chef de l’hôpital préfectoral de la
prise en charge de la santé communautaire dans la préfecture. Des
responsabilité s qui l’amenaient à beaucoup voyager. Il suivait trois
autres hôpitaux plus petits dans une région grande presque comme un
pays. On ne parle donc pas de distances de quelques dizaines mais
plutôt de centaines de kilomètres. Il se rendait également souvent
dans la capitale (Bangui), il était donc presque tout le temps
absent. Cela m’a donc surpris car je ne pensais quand même pas être
là-bas complètement seul. J’ai dû passer huit des douze mois de mon
premier séjour en tant qu’unique médecin à l’hôpital. »

-Vous dirigiez donc cet hôpital. Vous vous étiez préparés à beaucoup
de choses, vous l’avez dit, en revanche, vous n’étiez peut-être pas
prêt à diriger une équipe de collègues africains ? Quelles étaient
donc les relations de travail ?

« Quand je suis arrivé, j’étais quelqu’un de nouveau pour eux. Mais
au fur et à mesure du travail, je pense avoir gagné leur confiance et
leur amitié. Cela a pris quelques semaines. Mais je crois qu’ils ont
vu que j’étais là-bas pour eux. Je m’entendais donc très bien avec
eux, je n’ai pas vraiment eu de problèmes de ce point de vue-là, et
nous avons vraiment coopéré. Plusieurs fois, ils m’ont invité à
manger chez eux… Non, ce qui était vraiment un problème, c’était le
manque de tout parce que l’hôpital où je travaillais était un hôpital
d’Etat. Ce n’était pas un hôpital missionnaire ou privé, mais un
hôpital dans la brousse qui appartenait à l’Etat centrafricain. Les
employés n’étaient pas payés depuis douze à quinze mois. Chaque jour,
nous devions résoudre le problème de savoir comment traiter les gens
avec ce que nous trouvions dans l’hôpital. C’était donc vraiment un
bricolage quotidien. Par exemple, nous avons soigné une blessure du
thorax avec saignement dans la poitrine non pas avec un tube
thoracique mais avec une sonde vésicale… Ou bien comme nous n’avions
pas de couveuse pour les nouveaux-nés, nous avons utilisé des
bouteilles remplies d’eau chaude emballées dans un pagne pour
réchauffer l’enfant. Bref, nous étions toujours contraints
d’improviser et d’inventer des solutions de survie. »

-Vous avez évoqué au début de l’entretien le sida. Vous avez
également évoqué le manque de moyens en général dans les hôpitaux.
Dans la lutte contre la maladie, on sait que des progrès peuvent être
réalisés en informant, en éduquant en quelque sorte les gens. Mais
pensez-vous que cela est possible par rapport à la façon de vivre et
de voir les choses des gens en Afrique ?

« Oui, formation surtout des enfants que l’on peut encore former.
C’est difficile de former des adultes. Oui, c’est vrai, c’est le
principal, le plus important, mais soyons réalistes. Ici, en Europe,
beaucoup de gens fument. Partout, il y a des affiches avertissant des
dangers du tabac. Les enfants apprennent à l’école que c’est
dangereux pour la santé. Le message est donc transmis depuis
longtemps mais est-ce que les gens ont arrêté de fumer ? Bien sûr que
non. Pas du tout ! Cela veut dire que la formation qui cible un
changement de comportement qui est bien inséré au sein de la
population, c’est une question de dizaines d’années. Il faut d’abord
former quelques générations avant que quelque chose change. Je suis
donc convaincu qu’après ces quelques dizaines d’années de formation
en Afrique, les gens changeront leur comportement. Mais disposons-
nous de tellement de temps ? C’est ça la question. La formation,
c’est la base, effectivement, mais ça prendra beaucoup de temps. En
ce qui concerne le traitement, jusqu’à présent, nous n’avons pas de
traitement définitif. Certes, en Europe ou en Amérique, les gens
prennent des médicaments mais jusqu’à la fin de leur vie. Si dans la
brousse, vous donnez un médicament à un villageois qui ne sait ni
lire ni écrire, il va le prendre pendant un certain temps jusqu’à ce
qu’il se sente mieux et arrête le traitement. Il ne va pas suivre un
traitement pendant toute sa vie s’il se sent bien. C’est pourquoi,
par exemple, les traitements de l’hypertension ou du diabète sont
très difficiles en Afrique. Un homme doit être motivé pour suivre un
traitement pendant toute sa vie. C’est la première chose. Et puis il
doit avoir suffisamment de moyens pour acheter ces médicaments
pendant une aussi longue durée. Le niveau actuel de connaissances
médicales ne nous permet donc pas de résoudre le problème. Mais
espérons que les chercheurs trouveront un vaccin ou un traitement
définitif pour traiter le sida en un certain temps. Sinon, oui, je
suis plutôt pessimiste. »

-Lorsque vous êtes parti en Afrique, on peut supposer qu’un jeune
médecin s’engage comme vous a certains objectifs, idéaux, peut-être
une envie de changer les choses. Mais avec le temps et la pratique,
n’est-on pas confronté à une forme de découragement ? Parce qu’on ne
peut pas dire que la situation s’améliore en Afrique, au contraire…

« Il faut comprendre que je ne suis pas allé en Afrique pour changer
le monde. Ce sont les communistes chez nous qui pensaient changer la
société. Ils parlaient d’un `homme nouveau’. Mais c’est un rêve. Une
personne ne peut pas changer le monde. Moi, je suis allé en Afrique
afin d’aider certaines personnes concrètes que j’ai rencontrées
pendant quelques mois. Peut-être ai-je aidé quelques centaines de
personnes mais je suis sûr de ne pas avoir changé le monde. L’Afrique
restera toujours comme ça. Mais peut-être que ces centaines de
personnes que j’ai aidées aideront un jour à leur tour quelqu’un
d’autre. Peut-être que comme ça quelque chose peut doucement changer.
Après mon retour en République tchèque, j’ai fait quelques lectures,
j’ai écrit un livre, j’ai donc fait la publicité de l’Afrique et de
l’aide humanitaire. J’ai rencontré beaucoup de jeunes qui étaient,
eux aussi, prêts à aider. J’espère donc influencer quelqu’un qui fera
aussi une petite partie de son travail et qui influencera aussi peut-
être quelqu’un d’autre. Avec cet effet de boule de neige, peut-être
que les choses peuvent un peu changer. Mais je suis réaliste et je
sais bien qu’une personne ne peut rien changer. Je voudrais cependant
encore dire que même si je vois réellement tous les problèmes qu’il y
a en Afrique, c’est comme ça… Mais si vous voulez faire quelque
chose, il ne faut pas se décourager. C’est trop facile de dire `C’est
trop grand pour moi. C’est trop difficile. Laissons tomber !’ Non ! »

-Qu’est ce que l’Afrique vous a donné ?

« Je pense qu’elle m’a ouvert bien des horizons. Vous savez, ici, en
Europe, on vit bien. Nous sommes habitués à tout un tas de choses
comme l’eau courante ou l’électricité. En République tchèque, on peut
dire que tout le monde ou presque vit bien. Nous ne sommes pas aussi
riches que les Américains ou les Allemands, mais la pauvreté n’existe
pas. J’ai donc appris à estimer les choses courantes. Je me suis
vraiment rendu compte de ce qui est important dans la vie. Ce ne sont
pas des choses que l’on peut acheter. En Afrique, les gens sont
pauvres mais ils sont gais, contents et heureux. Le sentiment de
bonheur n’est pas lié à la fortune, à l’argent. J’ai aussi pris
conscience de certaines valeurs comme l’amitié, de l’importance de la
famille. Je pense que la plus grande valeur en Afrique, c’est la
famille qui est un soutien pour chacun de ses membres. Ici, en
Europe, on est en train d’oublier cette valeur. J’estime donc
aujourd’hui beaucoup plus la famille traditionnelle. Ce sont des
petites choses dont on pourrait parler beaucoup plus. J’avais une
possibilité de sortir de mon milieu et de porter un autre regard sur
la vie en Europe. Peut-être que grâce à ça et à la possibilité de
comparer deux milieux tout à fait différents, je comprends mieux la
vie ici. »

-N’avez-vous pas envisagé de rester à la fin de votre séjour ou de
retourner là-bas pour vous y installer ?

« Je suis chez moi ici à Prague. J’y ai ma famille, ma femme, mon
petit fils. J’aime bien aussi les traditions et la culture tchèques.
Je me sens être un Européen et je suis bien ici. Lorsque j’ai étudié
et travaillé en France, on m’a proposé de travailler dans un hôpital
à Paris. Mais vraiment, je suis bien à Prague même si je gagne moins
qu’en France. Ce n’est pas une question d’argent. Ici, c’est un
milieu où je me sens vraiment bien, auquel je suis habitué et où j’ai
des liens amicaux. Pourtant… pourtant, j’aime tout autant l’Afrique.
On peut dire que c’est un peu mon deuxième foyer ou je ne sais pas
comment dire, exprimer ça. J’aimerais y retourner, je n’ai pas oublié
l’Afrique et je continue d’aider. Mais ce dont je suis tout à fait
convaincu, c’est que l’Afrique est le continent des Africains. Ce
n’est donc pas le but que les Européens aillent vivre là-bas et
inversement. Il faut coopérer, il faut s’entraider, oui, mais chacun
a son propre coin sur cette planète. »

-Dernière question puisque cet entretien est diffusé le jour de Noël,
avez-vous eu l’occasion de vivre un Noël en République
centrafricaine ?

« Non, je n’en ai pas eu la possibilité. Je suis arrivé en
Centrafrique quelques jours après Noël et j’en suis reparti quelques
jours avant. Malgré tout, j’y ai vécu le temps de l’Avent et c’est
quelque chose de tout à fait différent. A Prague, l’image de Noël est
liée aux maisons illuminées recouvertes de neige. Mais là-bas, il y
avait des palmiers, la nature était en fleurs et il faisait une
trentaine de degrés. Pour moi, c’était donc très inhabituel. »

-Et puis le petit Jésus est noir.

« Oui mais le petit Jésus était un peu foncé puisqu’il était Juif. A
Prague, il a des cheveux blonds mais le vrai petit Jésus avait
probablement les cheveux noirs. Chaque peuple a son image de Jésus.
En Europe c’est un enfant blanc, en Afrique un enfant noir, mais
c’est toujours le seul et même Jésus. »
C’était donc Marcel Drlik, un médecin tchèque en Afrique. Et pour en
savoir plus sur l’ONG SIRIRI et éventuellement apporter votre soutien
à ses différents projets d’aide humanitaire, vous pouvez consulter le
site Internet au www.siriri.org disponible également en français.

Source: Czech Radio 7, Radio Prague
URL: http://www.radio. cz/fr/article/ 98933
© Copyright 1996, 2007 Radio Prague
All rights reserved

30 décembre, 2007

offre d’emploi : Continental Consulting Industry

Classé dans : AFRIQUE ET DIASPORA,PANAFRICANISME,PERSPECTIVE DE DEVELOPPEMENT — tebawalito @ 22:23
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Nous vous envoyons ce message pour vous présentez nos services. 

Le Continental Consulting Industry est aujourd’hui à la recherche des personnels expérimentés en particulier en audit d’entreprise,Contrôle de Gestion, Expertise Comptable, Gestion des   Ressources Humaines, Montage de Projet ,Marketing, Communication,Droits des Affaires, Commerce International, Production Agricole, Agro industrie et Transformation des Aliments, Management de Qualité,Connaissance dans les Normes de qualités, Transport et Logique,Secrétariat, Secrétariat Bilingue, Secrétariat   Informatisé, Opérateur,Bancaire,Financements de projets, Assurance, Brevets, Licences Propriétés Intellectuelle, Hôtellerie, Restauration, Ingénierie, Informatique,Service Publique, Agronomie, Relation Publique, publicité pour travailler dans son Nouvel immeuble qui vient d’être inauguré dans la ville de Québec. Ces derniers pourront intégrer des postes dans les RH, les Services Financiers et Juridiques, le développement et de la communication. Les jeunes ingénieurs Sont également les bienvenus au sein de notre service d’informatique.

 Nous recherchons avant tout des personnes capables des adapter à notre environnement de travail. La main d’œuvre étant rare ici au Canada nous avions ouvert notre marché vers le reste du monde afin de permettre aux jeunes Diplômés d’autres Pays qui sont sans emploi fixe de pouvoir toucher à la réalité. Nous avons des représentants un peu partout dans le monde.

Nous avons une représentation qui se trouve en ALLEMAGNE précisément au Rostock.

Son email : representation.cci.afrique@hotmail.fr

 Alors nous prions tous ce qui sont intéressé à cet Offre d’emploi d’écrire a notre représentation en Allemagne  qui s’occupe des recrus de l’Afrique pour avoir des informations à remplir pour être embaucher dans

notre Entreprise.

BONNE LECTURE A VOUS

La Direction

j’errais sur les blogs et sur le blog de la cité des sciences voila ce que j’ai trouvé lachez vos commentaires!!!

 

Le blog des enseignants

Partagez vos expériences !

 

La bizarrerie de la coexistence des néandertaliens et des cro-magnons.

Il y a longtemps les néandertaliens et les hommes de cro-magnons ont cohabités pendant des milliers d’années.

Deux 2 véritables races humaines et espèces car différentes génétiquement (leur union éventuelle restant stérile).

Cela dit cette bizarrerie de l’évolution amène beaucoup de questions.

Je n’affirme aucune nouvelle théorie sur l’évolution des espèces et je ne remet pas en cause celle actuelle qui est due à l’adaptation à son environnement (que tous le monde connaît).

Je ne suis pas non plus un créationnisme car je trouve que cette théorie n’est pas basée sur des réalités scientifiques véritables, de plus c’est un retour en arrière.

Mais je pense que l’on pourrait se poser la question sur la bizarrerie de l’évolution qui fait que 2 véritables races et espèces humaines (car différentes génétiquement) ont véritablement coexistées sur terre dans le MEME ENVIRONNEMENT et LONGTEMPS .

Cela pourrait amener des éclaircissements sur l’évolution des espèces qui n’est peut-être pas QUE due à une adaptation environnementale?

16 reponses à “La bizarrerie de la coexistence des néandertaliens et des cro-magnons.”

  1. Aujourd’hui les sapiens-sapiens, le peuvent encore ??? je le croit pas

  2. Tou ce que je vais dire n’est pas dutout prouvé scientifiquement . Il s’agit d’une hypothèse qui m’engage moi seulement.
    De plus je m’excuse pour les fautes d’ortographes qui subsisteraient

    Une trés ancienne civilisation celle des atlantéeins jouaient avec les pouvoirs psychiques que leur trés longue évolution leur avait octroyé. Il en vinrent à enfermer des ames humaines dans des corps d’animaux : les néandertaliens.
    Ils continuairent leur abu de pouvoirs psychiques (tous ce que la partie du cerveau que nous n’utilisons pas encore à notre niveau d’évolution permet de faire) jusqu’à l’anéantissement de leur civilisation. L’abu de pouvoir supruissants les à mené à se détruire (le même effet qu’une guerre nucéaire pour nous)

  3. ouais moi je pense que ca été possible ci a une branche de leur évolutions il n’ont pas évoluer de la même mannière pour une raison X et ce sont séparé sur les continent et défois il pouvais arriver qu”ils se croisent. Enfin bon il y a pleins de théorie et je ne les connait pas toutes mais ouais je pense que c’était possible et d’ailleur j’ai un livre qui en parle un petit peu et le livre a été écrit par une fille qui fesait des recherches. Donc ouais ca peut etre tout fait possible mais on ne le saurrait jamais vu qu’on n’était pas la.

  4. franchement, l’homme est un animale comme les autres et regarder toutes les espèces de felins qui peuvent avoir des bébes (tigrons par exemples).

    franchement, c’est plutôt le contraire qui est bizarre!

    ça prouve que l’homme n’est pas adapté physiquement à son environnement et que c’est pour ça qu’il bousille tout pour adapter l’environnement à son métabolisme.

  5. Les tigrons et autres zorses (croisement zébre et cheval) ou autres mules sont stériles. Ce ne sont pas vraiment des nouvelles espèces mais des animaux hybrides ne pouvant avoir de descendances.
    Dans le cas des hommes de néandertal (ou néandertaliens) c’était une espèce différente des cro-magnons, humains mais avec un ADN différent. Ce qui n’est pas le cas dans le monde actuelle où nous sommes tous des êtres humains avec les même ADN quelques soient notre couleur de peaux, nos origines.
    Mais en effet tu as raison en disant que l’homme d’une manière générale n’a jamais été adapté à son environnement .
    Pas de fourrure pour avoir chaud, pas de griffes ou de crocs pour se défendre, ni vraiment une grand force ou une rapidité ou une agilité etc etc C’est le mystère
    L”homme depuis la nuit des temps est né inadapté à son environnement. et c’est pour cela qu’il a développé les armes, le feu puis l’agriculture etc etc …Jusqu’au monde d’aujourd’hui ou il prend peu à peu conscience de sa propre capacité à le détruire. Bref c’est son intelligence personnelle et sa capacité de création qu’il lui à permis de survivre et de vivre.
    Mais pour en revenir aux crocs magnons et autres néandertaliens , dans l’évolution quand une espèce évolue elle surplante automatiquement l’autre et CELA RAPIDEMENT. Ce qui n’est pas le cas des néandertaliens et des crocs magnons ou alors se serait comme si les premiers mammifères primitifs continueraient à vivre à coté de nos actuelles vaches ou moutons ou chiens. Bref c’est ici que se trouve le coté bizarre! Surtout dans environnement identique.

  6. […] Hélas, il arrive que la réalité soit consternante, et c’est le cas, entre autres, d’une discussion sur les hommes primitifs à ne conseiller à personne, si ce n’est à titre d’information sur les dangers que cela représente! Du risque des forums ouverts, la pseudo-science pouvant même envahir les sites web apparaissant comme les plus sérieux… […]

  7. Je ne vois pas le danger d’une discussion sur les hommes primitifs?
    Au niveau des réponses et bien je pense qu’elles n’engagent que les personnes qui les donnent.
    Si les hommes ne se seraient pas posés de questions sur leur monde peut-être en seraient ils restés au crédo religieux qui leur disait que la terre était plate ou le centre du monde ou qu’un diable ou qu’un dieu gouvernait le monde et leurs actes.

    C’est à l’administrateur de ce blog de décider, s’il veut ou doit accepter certains posts et pas d’autres.

  8. quel (s) délire(s)..Truffés de fautes d’othographe, blindés de niaiseries, Croc Magnon aurait coexisté avec l’homme moderne..Et alors..Bien sûr, des archéologues ont découvert des ossements sensés être de la même période, mais s’interroge t-on sur la fiabilité de ces datations?..Toujours est-il qu’ADN différent ou pas, N et C-M, avaient tous deux une culture et s’étaient adaptés à la vie et à la mort, et semblaient vivre en harmonie avec leur temps et leur environnement..Puissions nous en faire autant et nous montrer à la hauteur de leur héritage ! (Et vivent les Atlantes..oh oh oh.) Ps..je suis un extra terrestre !!

  9. retour de l’extra terrestre…..un bug dans la deuxième phrase..il fallait lire :”avec Neanderthal”..Vous l’aviez compris, c’était juste pour vérifier que vous suiviez..

  10. C’est bien!
    Retourne dans ta soucoupe.

  11. Au-delà de l’échange d’idées, les derniers propos tenus semblent dériver quelque peu…
    Il n’est pas obligatoire d’être enseignant ou scientifique de haut niveau pour participer à la discussion et apporter des avis parfois contradictoires sur un sujet. Des arguments ou des théories peuvent s’avérer erronés. Les commentaires qui figurent ici n’engagent que les propos de leurs auteurs et ne sauraient être une expression officielle de la cité des sciences. Ils ne sont pas modifiés ni corrigés orthographiquement parlant.
    A cet égard, connaître des idées même préconçues n’est pas inutile. Si vous êtes des spécialistes de l’anthropologie, faites-nous part de vos propres remarques mais évitez de rejeter avec mépris ou ironie celles des autres sans y apporter des contributions constructives. Nous sommes sur un blog « éducation » et non « sciences » !

  12. Les hommes de Neanderthal et de Cro-magnon (et pas Croc magnon s’il vous plaît, nous ne sommes pas dans un livre de Jack London) ont bien coexisté pendant longtemps. La compétence des archéologues et la fiabilité des datations n’est en AUCUN CAS à remettre en cause de ce côté-là.
    De plus, leur ADN est *partiellement* différent (il s’agit d’une même espèce, homo, bien que sapiens et neanderthalensis en sont deux “variantes”). Aujourd’hui, on n’exclut plus totalement une hypothèse de métissage entre les deux populations. Evidemment, cela reste encore de la probabilité, comme ce qui est de cause de la disparition des Néanderthaliens.
    Je voudrais également ajouter que l’espèce humaine n’étant pas née “toute faite” (comme voudraient le faire croire les créationnistes), nous étions, ou du moins nos lointains ancêtres, tout à fait adaptés à l’environnement : la fourrure, nous l’avions, les canines et dents beaucoup développées aussi, la possibilité de se déplacer dans les arbres afin d’échapper aux prédateurs également… Ce n’est que parce que nos ancêtres ont développé des manières différentes de vivre que nous sommes devenus ce que nous sommes aujourd’hui. Plus de fourrure car nous avons des vêtements. Plus de crocs car nous avons des outils pour découper notre nourriture. Et ainsi de suite. Nous ne sommes pas une sorte d’aberration de la nature mais bien une espèce qui s’est développée de manière exponentielle (ce qui n’en fait pas un modèle n’est-ce pas) et qui a trouvé d’autres moyens de s’adapter à l’environnement et qui par la suite a tenté d’adapter l’environnement à son propre service.
    Enfin, je sais pas si l’on peut qualifier de “bizarrerie” (terme à connotation assez négative) une cohabitation qui apparemment s’est faite assez pacifiquement, avec des contacts et des échanges. Il n’est pas spécialement judicieux de voir ici deux espèces totalement différentes, souvent caricaturées (d’un côté des grosses brutes épaisses sans sensibilté, de l’autre notre ancêtre direct et donc forcément déjà “parfait”), se bataillant pour un territoire ou autre. Et tout cela se terminant par la domination “logique” de l’espèce “la mieux adaptée” et l’extinction de son parent. Il me semble avoir lu des commentaires qui, peut-être sans le vouloir, nous désignaient, nous et les Cro-magnons comme des espèces supérieures. Ce n’est PAS le cas, et un site à vocation pédagogique, comme il est dit ci-dessus, ne devrait pas véhiculer de telles opinions, qui mènent souvent à des déclarations racistes et autres. Dans la même optique pédagogique, j’invite également les auteurs à soigner leur grammaire et leur orthographe. Il ne s’agit pas ici de mépriser qui que ce soit, mais de permettre à d’autres lecteurs, plus jeunes éventuellement, de lire agréablement ceci en apprenant des choses et sans intégrer de nouvelles fautes à leur vocabulaire (et dieu sait s’il y en a déjà un grand nombre).

  13. Même si je suis de nationalité française, de part mon vécu en Afrique (enfance) j’ai des difficultés avec la langue française et souvent je ne me relis pas. Egalement une fois mon retour en France je n’ai été pas été très aidé de ce coté là par mes professeurs de l’époque!
    Ce qui d’ailleurs ne ma par empêcher d’avoir un prix d’art et lettre. Etonnant non?
    Je suis un autodidacte et c’est par la lecture et une curiosité intellectuelle naturelle que j’ai appris, pas par le système éducatif classique.
    En toute logique j’ai aussi un coté provocateur, qui me permet d’avancer sur mon chemin mais c’est promis je ne vous embêterai plus avec mes questions ayant compris que ce blog était réservé à un public formaté et où je n’ai pas ma place.
    Dommage je trouvai que l’humour et la curiosité intellectuelle vont bien ensemble.

  14. Merci Lily..
    Désolé d’avoir laissé ses crocs à notre ancêtre du Sud ouest.. Merci de votre apport à la discussion..N’en espèrez pas autant de moi, je suis spécialiste de rien; simplement, le retou r des atlantes m’avait bien fait marrer.. et le coup des âmes humaines enfremées dans le corps de ces pauvres neandherthaliens encore plus !..Je ne pouvais laisser passer cette affirmation qui serait éventuellement et crue par de jeunes personnes (cf Remi).
    Qua

  15. Quant à toi, cher lIbre penseur , je conseille de te relire, et de te corriger, ne serait-ce que par amour propre.. cordialement.. peintex

  16. je ne suis pas une scientifique, je découvre ce blog et je suis à 100% ok avec lily,que c’est par certaines déclarations du genre,que commence le racisme! On ne peut pas rire de tout , surtout des sujets qui touchent aux origines merci lily. http://tebawalito.unblog.fr

29 décembre, 2007

C’est officiel | Valérie Bègue, Miss France 2008 [GALA]

Classé dans : ACTU GENERALE,AUTRES REPORTAGES,FRANCE Mondaine,SOCIETE ET DIVERS — tebawalito @ 3:19
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C’est officiel | Valérie Bègue, Miss France 2008

«Je ne démissionnerai pas!»

Nouvelle crise chez les Miss France! Geneviève de Fontenay ne sait plus à quel saint se vouer depuis qu’elle a découvert des photos osées de Valérie Bègue dans le magazine Entrevue. La mère des miss s’est insurgée et a demandé expressément la démission de la belle Réunionnaise. Sous le choc, cette dernière refuse pour l’instant d’abandonner son titre…

«Comme elle est à la Réunion, qu’elle y reste !» s’est exclamée, furieuse, Madame de Fontenay sur Europe 1 cette après-midi. La présidente du Comité Miss France a cru défaillir à la vue des photos très suggestives mettant en scène Valérie Bègue dans des positions à la limite du vulgaire. La jeune femme pose léchant le contenu d’un yaourt ou encore crucifiée en bikini au bord d’une piscine… Geneviève de Fontenay qui ignorait tout de ces clichés, est des plus scandalisées : «Je ne me vois pas me promener dans mes provinces escortée d’une fille comme ça!» s’est-elle indignée. La dame au chapeau souhaite que Valérie Bègue, 22 ans, déshonorant l’image des Miss France, abandonne son écharpe.

Valérie Bègue, elle, ne l’entend pas ainsi : «Je ne veux pas démissionner» a-t-elle répondu à la Radio Free Dom. D’après ses dires, les photos publiées dans le magazine Entrevue «étaient strictement personnelles et n’étaient pas censées être publiées». Valérie Bègue n’aurait d’ailleurs pas été rémunérée pour ces clichés pris il y a trois ans.

Dans l’île de la demoiselle qui accueillait sa miss avec fierté ce vendredi, c’est l’incrédulité et la colère : « Ce n’est pas juste, elle représentait si bien la Réunion », a déclaré une mère de famille sur RFO télé. Tandis que la mère de Valérie Bègue affirmait : « c’est une battante. Elle ne va pas baisser les bras ». Peu après son intervention à la radio, Valérie Bègue, visage fermé, apparemment bouleversée, a tenu en soirée une conférence de presse pour répéter qu’elle n’avait pas envie de laisser sa place, annonçant toutefois qu’elle se donnait « un temps de réflexion » avant de prendre sa décision.

Valérie Bègue s’est déclarée « trahie » par la publication de ces photos tout en disant « comprendre » la réaction du Comité Miss France : « J’ai fait une erreur de jeunesse, je l’assume. »

Si Geneviève de Fontenay ne comprend pas cette « erreur de jeunesse » et n’en démord pas, l’une des dauphines prendra la place de la très récente Miss France 2008. Madame de Fontenay a précisé qu’il faudra seulement quelques jours au Comité pour décider qui de la première dauphine, Vahinerii Requillart, Miss Nouvelle-Calédonie ou de la deuxième, Laura Tanguy, Miss Pays de Loire, remplacera Valérie Bègue.

Décidemment l’histoire se répète chez les Miss France : en 2005, déjà, Laëtitia Bléger avait elle aussi posé pour Entrevue et même Playboy (elle a osé !). Clémente, Madame de Fontenay lui avait repris sa couronne…pendant six mois !
Valérie Bègue payera-t-elle le prix fort ? Dans ce cas, elle n’aura pu savourer son titre de Miss France que pendant 13 jours…

Vendredi 21 décembre 2007

Notre princesse est de retour!» a titré le « Journal de l’Ile »

La belle Valérie Bègue a fait fureur hier en arrivant sur son île natale. Attendue par une centaine de fans à l’aéroport de Gillot, la jeune Miss France a dû être escorté par des gendarmes jusqu’à sa voiture… Et ce n’est que le début de la gloire!

«C’est incroyable, je suis bouleversée!» a indiqué Valérie Bègue en sortant de l’avion… Élue Miss France 2008 le 8 décembre dernier, la jeune réunionnaise de 22 ans a fait un retour triomphal sur son île natale. À son arrivée, la belle métisse a reçu un accueil digne des plus haut fonctionnaire d’État: le préfet de la Réunion, la présidente du conseil général, le député-maire de Saint-Denis étaient tous présents pour lui souhaiter la bienvenue. Valérie Bègue, heureuse de se retrouver à la Réunion le jour anniversaire de l’abolition de l’esclavage, passera Noël auprès de sa famille à Saint–Leu au sud-ouest de l’île. Un retour aux sources indispensable avant une année de travail intense avec Madame de Fontenay!

Vendredi 21 décembre 2007

On ne parle que de ça | Nicolas Sarkozy et Carla Bruni [gala]

Classé dans : ACTU GENERALE,FRANCE Mondaine — tebawalito @ 2:55

carlabrunietnicolassarkozyenegyptearticlebig.jpgcarlanicolassarkozyetcarlabruniarticle.jpgcarlabrunietnicolassarkozyenegyptearticle.jpgOn ne parle que de ça | Nicolas Sarkozy et Carla Bruni

Main dans la main dans la vallée des Rois

Dès qu’ils sont descendus du Falcon qu’ils avaient emprunté à Vincent Bolloré pour effectuer ce séjour privé, le président français Nicolas Sarkozy et sa compagne, l’ex-mannequin et chanteuse Carla Bruni, ont affiché publiquement leur idylle. Depuis mardi soir, le nouveau couple présidentiel est suivi par une cohorte de photographes sous l’oeil amusé des touristes malchanceux venu chercher un peu de tranquilité en Egypte.

 

 

Même en voyage privé, le Président de tous les Français prend le temps de faire quelques photos avec ses admirateurs : et tant mieux s’il trouve sa place dans l’album souvenir! Depuis l’arrivée de l’escorte présidentielle à Louxor, mardi soir, on n’ignore rien des moindres détails de l’emploi du temps de Nicolas, Carla et consorts.

Costume sombre et chemise blanche pour lui, pantalon et haut noirs pour elle, lunettes de soleil pour les deux, Nicolas Sarkozy et Carla Bruni sont descendus au Old Winter Palace, où ils occupent l’une des six suites de l’hôtel 5 étoiles à plus de 750 euros la nuit.

La femme qui murmurait à l’oreille du Président

Puis les tourtereaux sont ressortis pour une promenade sur la corniche surplombant le Nil, pendant une demi-heure environ. A suivi une scène digne d’un film des années 50 : Nicolas Sarkozy a embrassé Carla Bruni tout la tenant par la hanche tandis qu’elle lui chuchotait quelques mots à l’oreille au pied des marches du palace.

Mercredi matin, ils ont visité la Vallée des Rois, plus exactement deux des nombreux tombeaux de pharaons : ceux de Toutankhamon et Séti Ier, sans quasiment se lâcher la main. Puis ils se sont rendus au tombeau de Ramsès II, avant d’embarquer Marisa, la mère de Carla Bruni et Pierre, le fils aîné du Président et sa petite amie, pour un pique-nique en felouque, le traditionnel bateau à voile égyptien.

 

Le président et son entourage doivent quitter Louxor jeudi pour Charm-el-Cheikh, une station balnéaire au bord de la mer Rouge. Puis dimanche Nicolas Sarkozy rejoindra Le Caire pour une visite officielle de 24 heures avant de rentrer à Paris le 31 décembre, au rendez-vous pour présenter ses voeux aux Français.

Comme en mai lorsqu’il était parti en vacances avec Cécilia sur un yacht appartenant également à Vincent Bolloré, cette escapade présidentielle est en train de soulever la polémique et de gâcher les vacances de nombreux membres de l’opposition… et de syndicats de journalistes! Et pas seulement à cause de l’avion de Bolloré : l’arrivée prévue mercredi de Christine Ockrent, qui rejoint son compagnon Bernard Kouchner, qui rejoint lui-même Nicolas Sarkozy constitue un « mélange des genres », selon le SNJ-CGT de France 3. Ah bon ?

Mercredi 26 décembre 2007

Abel Goumba dément l’exil de Barthélemy Boganda aux Antilles [grioo.com]

Abel Goumba dément l’exil de Barthélemy Boganda aux Antilles
27/12/2007
 
Abel Goumba dément l'exil de Barthélemy Boganda aux Antilles [grioo.com] dans AFRIQUE ET DIASPORA transparent
L’ex vice-président centrafricain qualifie ces déclarations de  »pures ‘affabulations » et de travestissement de la vérité historique
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Par PANAPRESS

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Barthélemy Boganda

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L’ancien vice-président centrafricain, Abel Goumba, a qualifié, jeudi à Paris, de « pures affabulations » les informations selon lesquelles le premier président de la Centrafrique, Barthélemy Boganda, aurait été déporté aux Antilles jusqu’en 1986.

« Cette information n’a aucun fondement. Elle constitue un travestissement de la vérité historique. Elle ne peut que me révolter moi qui ai vu la dépouille du président Boganda », a-t-il déclaré.

L’hebdomadaire centrafricain, « Le Démocrate », avait publié récemment un article mettant en doute la mort de Barthélemy Boganda dans un accident d’avion, affirmant par ailleurs que le premier président de la Centrafrique indépendante avait été exilé aux Antilles par la France jusqu’en 1986.

« C’est une construction intellectuelle sans commune mesure avec la vérité historique. Il n’est pas possible, en cette ère du multimédia et du tout technologique, de cacher quelqu’un comme Barthélemy Boganda pendant 40 ans sans que personne ne le sache », s’est emporté l’ancien vice-président centrafricain.

Anticipant sur cette polémique, M. Goumba a donné, dans un livre intitulé « De la Loi-cadre à la mort de Barthélemy Boganda », une version très détaillée de l’accident d’avion qui a coûté la vie au premier président centrafricain.

« Le spectacle était horrible à voir: à notre arrivée, l’équipe de secours était en train de sortir un des moteurs qui a dû probablement écraser le président Barthélemy Boganda, car les intestins étaient en partie sortis de l’abdomen, mais retenus et cachés en plusieurs endroits », écrit-il dans son livre paru aux Editions Ccinia communication à Paris.

Pour l’ancien vice-président, il ne fait aucun doute que « le président Boganda (…) a payé de sa vie son nationalisme intransigeant et sa noble mais terrible idée de réaliser coûte que coûte l’unité de l’Afrique tant qu’il vivra ».

Père de l’indépendance nationale centrafricaine, Barthélemy Boganda avait trouvé la mort dans la nuit du 29 au 30 mars 1959 dans un accident d’avion. [Nota de Grioo.com : un accident d'avion que d'aucuns estimaient avoir été provoqué par l'ex-puissance coloniale]

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