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19 décembre, 2007

Visite de Kadhafi en France : Rama Yade change de ton [le monde.fr] LACHEZ VOS COMMENTAIRES!!!

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Visite de Kadhafi en France : Rama Yade change de ton

LEMONDE.FR avec Reuters | 13.12.07 | 17h57  •  Mis à jour le 14.12.07 | 11h32

D’après un sondage, 81 % des Français approuvent les critiques de Rama Yade

Les Français soutiennent largement Rama Yade, la secrétaire d’Etat aux droits de l’homme, en estimant à 81 % qu’elle a eu raison de critiquer vertement la visite en France du leader libyen, Mouammar Kadhafi, la qualifiant d’« indécente », selon un sondage publié, vendredi 14 décembre, dans Le Figaro. Seuls 17 % des sondés estiment qu’elle a eu tort.

Interrogés sur la politique étrangère du président Nicolas Sarkozy, 54 % des sondés se déclarent satisfaits de la façon dont elle est menée, tandis que 44 % font part de leur mécontentement. Mais les Français sont 51 % à juger que la politique étrangère de Nicolas Sarkozy ne tient pas compte des droits de l’homme, contre 46 % à penser l’inverse.

Ce sondage OpinionWay a été réalisé en ligne les 12 et 13 décembre dernier, auprès d’un échantillon de 1 158 individus représentatifs de la population française âgés de 18 ans et plus, selon la méthode des quotas. – (Avec AFP.)

http://www.dailymotion.com/video/x1mz5b

M. Sarkozy est « le premier président à ériger la diplomatie des valeurs au premier plan » et « il a démontré à l’occasion de cette visite qu’il est le plus déterminé à mettre en adéquation ses paroles avec ses actes ou ses actes avec ses paroles », a-t-elle encore assuré.

CONVOQUÉE À L’ELYSÉE

Mouammar Kadhafi a qualifié les récents attentats à Alger d’« actes du diable » et dit que « les gens qui appartiennent à Al-Qaida sont des criminels dans ce cas-là », une condamnation qui a été encouragée, selon la secrétaire d’Etat, par Nicolas Sarkozy.

Ces nouvelles déclarations de la secrétaire d’Etat contrastent avec les propos qu’elle avait tenus avant l’arrivée, lundi 10 décembre, du dirigeant libyen en France. Rama Yade avait alors déclaré : « Le colonel Kadhafi doit comprendre que notre pays n’est pas un paillasson sur lequel un dirigeant, terroriste ou non, peut venir s’essuyer les pieds du sang de ses forfaits. » « La France ne doit pas recevoir ce baiser de la mort », avait ajouté la secrétaire d’Etat aux droits de l’homme, qui avait aussitôt été convoquée à l’Elysée, où Nicolas Sarkozy l’avait personnellement rappelée à l’ordre.

RAMA YADE FAIT DEUX POIDS DEUX MESURES. JE NE SUIS PAS PERSONNELEMENT UNE FAN DE KADAFI, MAIS JE PENSE QU’IL FAUT FAIRE LA PART DES CHOSES. DANS LE CAS PRESENT, SI NOUS DEVONS EVOQUER LES DROITS DE L’HOMME, NOUS DEVONS CONSIDERER DEUX NIVEAUX : LES DROITS FONDAMENTAUX (HUMAINS : DROITS CIVILS ET POLITIQUES) ET LE DROIT DES PEUPLES A L’AUTODETERMINATION. EN MATIERE DES   DROITS CIVILS ET POLITIQUES,  PAR EXEMPLE : LES DIPARITIONS, LES  ENLEVEMENT D’OPPOSANTS POLITIQUES,  LES ARRESTATIONS ARBITRAIRES ET LES EXECUTIONS SOMMAIRES OU  EXTRA-JUDICIAIRES, SI C’EST PROUVE, REPRESENTENT UN MOTIF DE REMISE EN QUESTION DE LA VISITE DE KADAFI SUR LE TERRITOIRE DES DROITS DE L’HOMME , LA FRANCE.  JE PENSE QUE RAMA-YADE DEVRAIT A CE MOMENT COMMENCER PAR DISCOURIR SUR LES AMITIES FRANCO-CHINOISE, AVANT DE S’EN PRENDRE A CELLE DE LA FRANCE ET DE LA LYBIE. A CE PROPOS, IL N’Y A PAS LIEU DE FAIRE UN DESSIN.  EN ECOUTANT AFRICA N°1, LA SECRETAIRE D’ETAT POURRAIT ECOUTER LA REACTION DES JEUNES INTELLECTUELS AFRICAINS SUR SON COMPORTEMENT FACE A LA VISITE DE KADAFI.   SUR LA QUALIFICATION DE KADAFI COMME TERRORISTE???? EST TERRORISTE CELUI QUE LE PLUS FORT A DESIGNE COMME TERRORISTE? CAR, LORSQUE LE DROIT INTERNATIONAL A ENNONCE UN TEXTE, QUI S’INTITULE LE DROIT DES PEUPLES A L’AUTODETERMINATION, TEXTE AUTORISANT  UN PEUPLE QUI SE SENT AGRESSE, OPPRIME OU BAFOUE DANS SES DROITS A RECOURIR A LA FORCE POUR SE DEFENDRE,  ON PEUT DIRE QUE KADAFI N’A RIEN INVENTE. IL Y’AURA TOUJOURS DES DERIVES A CES TEXTES DE L’ONU. JE PENSE, QUE NOTRE SECRETAIRE AUX DROITS DE L’HOMME DOIT APPRENDRE A METTRE SES EMOTIONS DE CÔTE ET NOMMER CE QUI EST AVEC JUSTESSE ET QUALIFIER TOUS LES IRRESPECTUEUX DES TEXTES INTERNATIONAUX COMME TELS. COMMENT QUALIFIE T-ELLE CERTAINS ETATS, QUE JE NE CITERAI PAS ICI QUI BAFOUENT EN TOUTE IMPUNITE LE DROIT INTERNATIONAL SANS ÊTRE INQUIETE? SOUVENT LES CONSEQUENCES DE CES VIOLATIONS SONT DRAMATIQUES EN TERME DE DROITS DE L’HOMME POUR LES PEUPLES DE CES PAYS. LE SENATEUR BARACK OBAMA N’AVAIT IL PAS DENONCE LA GUERRE EN IRAK? LA FRANCE ET A JUSTE TITRE N’AVAIT ELLE PAS REFUSER (CF PRDT J.CHIRAC) DE PARTICIPER A CETTE GUERRE?

UNE CHOSE EST SÛRE LE PDT N.SARKOZY A COMPRIS QUE KADAFI EST AUJOURD’HUI INCONTOURNABLE POUR BEAUCOUP DE PROJETS EN DIRECTION DE L’AFRIQUE. ET CE N’EST PAS PAR HASARD. KADAFI EST UNE ICÔNE POUR LA MAJEURE PARTIE DE LA JEUNESSE AFRICAINE, IL A UNE INFLUENCE SUR BEAUCOUP DE DIRIGEANTS AFRICAINS,  LA STABILITE AFRICAINE PASSE PAR LUI ET L’AFRIQUE DU SUD. IL N’EST PEUT-ÊTRE PAS FREQUENTABLE, MAIS TANT QU’IL EST AU POUVOIR DANS SON PAYS, IL A ENTRE SES MAINS UN POUVOIR CONSIDERABLE LUI PERMETTANT DE  BRISER TOUS PROJETS OCCIDENTAUX EN DIRECTION DE L’AFRIQUE ET NOUS N’AURONT RIEN GAGNE. JE PENSE, QU’IL FAILLE DEPASSIONNER LES CHOSES, RESTER PRAGMATIQUE POUR ALLER DE L’AVANT. TOUT EN RESTANT VIGILENT. CAR L’OBJECTIF C’EST D’INSTAURER DE MANIERE PERENNE, LA PAIX DANS CETTE REGION DU MONDE ET NON D’ATTISER LE FEU. L’AFRIQUE N’A PAS BESOIN DE CETTE POLEMIQUE POUR LE MOMENT. ELLE A PRIS BEAUCOUP DE RETARD AUJOURD’HUI. IL VAUT MIEUX RECHERCHER L’APAISEMENT ET ESSAYER SUR UN PLAN ETHIQUE D’ENCOURAGER KADAFI A GARDER LE BON PÔLE, QUE DE LE LÂCHER DANS LA NATURE SANS CONTRÔLE. DIALOGUER, COOPERER, AVANCER : PAIX. = NOUVELLE DEVISE. Tebawalito. AU DELA DE TOUT CLIVAGE POLITIQUE.

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JE TIENS A DIRE ICI MA COMPASSION POUR LES FAMILLES DES VICTIMES DE LOCKERBY, DONT, JE RESPECTE LA PROFONDE DOULEUR. C’EST SÛR QUE CETTE VISITE AURAIT PU ÊTRE EVITEE, MAIS JE PENSE AUSSI, QUE CETTE VISITE NE SE LIMITE PAS QU’A UNE SIMPLE HISTOIRE DE CONTRATS, CAR DERRIERE, IL Y’A TOUTE LA COMPLEXITE DE LA PROBLEMATIQUE DE L’INSTABILITE DE CETTE REGION DU MONDE :  L’AFRIQUE ET PRECISEMENT DU PROBLEME DE DARFOUR QUI PEUT A TOUT MOMENT EMBRASER L’AFRIQUE SUBSAHARIENNE ENTIERE. LE PROBLEME , C’EST QUE S’OPPOSER DE MANIERE RIGIDE A KADAFI AUJOURD’HUI, ALORS QU’IL EST SOLIDEMENT ASSIS SUR SON TRÔNE POURRAIT SE REVELER PLUS DANGEREUX VOIRE NEFASTE. JE NE PRÔNE PAS L’INACTION CONTRE LUI! MAIS JE SUIS JUSTE REALISTE,  CAR SI L’ON NE FAIS PAS ATTENTION IL POURRAIT Y AVOIR PLUS DE VICTIMES QU’IL Y’EN A DEJA EU. DISONS QUE CE RETOUR DE KADAFI VERS LE PÔLE ETHIQUE PERMETTRA D’EVITER D’AUTRES CATASTROPHES SURTOUT POUR L’AFRIQUE. MAIS JE SUIS PEUT-ÊTRE NAÏVE ET SIMPLISTE. tebawalito

http://www.dailymotion.com/video/x2l0fc

Terrorisme

Un article de Wikipédia, l’encyclopédie libre.

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Le terrorisme désigne les actions violentes (attentats, assassinats, enlèvements, sabotages…) menées contre la population, de telle sorte que leur retentissement psychologique – terreur et peur – dépasse largement le cercle des victimes directes pour frapper l’opinion publique concernée.

Si un accord existe sur le concept, la délimitation du phénomène terroriste reste complexe. La conceptualisation de la Terreur fut l’œuvre de la Révolution française mais a aussi été revendiquée par Lénine en Russie. Aujourd’hui le terme « terrorisme » est connoté péjorativement. Ses différentes définitions mobilisent de nombreux enjeux voire les intérêts de ceux qui entreprennent des actions qualifiées de terroristes.

Il est généralement admis que le terrorisme est une arme des faibles contre les forts (guerre asymétrique) même si, comme le souligne Noam Chomsky, les états et institutions ont aussi recours à cette méthode (Terrorisme d’État). Si l’on suit Gérard Chaliand, les actions de terrorisme se confondent parfois avec la guerre, la guérilla ou le banditisme.

Les tentatives pour élaborer une typologie du recours au terrorisme butent sur l’hétérogénéité des terroristes. Des classifications (action individuelle ou organisée, type de doctrine, moralité du choix des cibles…) existent mais ne suffisent pas à rendre compte du phénomène.

Le terrorisme a montré parfois qu’il pouvait parvenir à ses fins, que ce soit dans le cadre de luttes anti-coloniales (Indépendance de l’Irlande) ou d’autres (médiatisation de la cause de la Palestine après des années d’attentats, négociations en Corse après l’assassinat du préfet Érignac, nombreuses libérations anticipées de prisonniers, versements des rançons demandées etc. …).

 

Le concept

http://www.dailymotion.com/video/x3s1tu

Histoire du mot

Le mot terrorisme est attesté pour la première fois en novembre 1794, il désigne alors la « doctrine des partisans de la Terreur »[1], de ceux qui, quelque temps auparavant, avaient exercé le pouvoir en menant une lutte intense et violent contre les contre-révolutionnaires. Il s’agit alors d’un mode d’exercice du pouvoir, non d’un moyen d’action contre lui. Le mot a évolué au cours du XIXe siècle pour désigner non plus une action de l’État mais d’une action contre lui. Son emploi est attesté dans un sens antigouvernemental en 1866 pour l’Irlande et en 1883 pour la Russie. Selon Bernard Huygue, l’attentat de la rue Saint-Nicaise en 1800, la machine infernale du boulevard du Temple en 1835, les complots de carbonari « restent encore dans la tradition du tyrannicide » ; « le terrorisme au sens moderne naît avec les médias modernes »[2].

Il a acquis une connotation préjorative et désigne aujourd’hui les actions violentes destinées à répandre la terreur et ainsi faire pression sur un État. Elles visent souvent les populations civiles, afin de détruire, tuer et de mutiler. Ces attaques ont pour but de promouvoir des messages à caractère idéologique, politique ou religieux par la peur et la publicité médiatique.

Tentatives de définition

Le terme de terrorisme est aujourd’hui très fréquemment employé en droit international et par les institutions internationales, mais il ne donne pas lieu à une définition unique et universelle.[3]

Certains éléments semblent faire consensus, le philosophe Jacques Derrida écrit ainsi : « Si on se réfère aux définitions courantes ou explicitement légales du terrorisme, qu’y trouve-t-on ? La référence à un crime contre la vie humaine en violation des lois (nationales ou internationales) y implique à la fois la distinction entre civil et militaire (les victimes du terrorisme sont supposées être civiles) et une finalité politique (influencer ou changer la politique d’un pays en terrorisant sa population civile) ».[4]

Dans le cadre d’une guerre conventionnelle, il existe en effet un cadre juridique précis, le droit de la guerre. Les actes violant le droit de la guerre sont alors qualifiés de crimes de guerre. Les notions de terrorisme et d’acte terroriste servent donc à qualifier des actes en dehors du cadre bien défini de guerre conventionnelle et du droit de la guerre, même si leur définition précise n’est pas bien établie d’un point de vue strictement juridique, ou plus exactement, même si un usage peut en être fait à des fins d’intérêts politiques.

Pourtant, même une fois exclus les crimes de guerre, le terrorisme reste difficile à définir avec une précision satisfaisante. Une définition proposée par le Groupe de personnalités de haut niveau et le Secrétaire général de l’ONU en 2004 est soutenue par la France, elle précise : « toute action […] qui a pour intention de causer la mort ou de graves blessures corporelles à des civils ou à des non-combattants, lorsque le but d’un tel acte est, de par sa nature ou son contexte, d’intimider une population, ou de forcer un gouvernement ou une organisation internationale à prendre une quelconque mesure ou à s’en abstenir ». [5]

Terrorisme et résistance

On distingue généralement terrorisme et résistances sur des critères éthiques, la résistance devant servir, à la différence du terrorisme, un objectif légitime. Cette distinction est développée par Maurice Duverger[réf. nécessaire], selon lui, la résistance se revendique du droit à l’autodétermination des peuples et à sa résistance à l’oppression, tandis que le terrorisme relève du crime organisé (??). La résistance ou guerre de partisans est utilisé comme un moyen de pression en vue de mettre fin à une occupation ou a une soumission violente. On peut citer quelques exemples de guerre de partisans ou résistance : les différents courants durant la Seconde Guerre mondiale comme les Francs-tireurs et partisans (FTP) qui se regrouperont pour former les Forces françaises de l’intérieur (FFI) que de Gaulle organise en un front uni de résistance à l’occupant nazi et à la France de Vichy, la guerre d’Algérie comme une guerre d’indépendance contre la France qui connut en son sein des actes de terrorisme de la part de l’Organisation armée secrète[OAS], ou plus récemment en Grande-Bretagne avec la lutte de l’Irlande du Nord.

Jacques Derrida encore rappelle de manière précise que la définition du terrorisme dépend de la possibilité de distinguer différents types de guerres, d’actions armées et de combattants, conformément aux analyses de Carl Schmitt qui font référence en la matière]]. Il précise :

« Une lecture critique de Carl Schmitt, par exemple, serait fort utile [...] pour prendre en compte, aussi loin qu’il est possible, la différence entre la guerre classique (confrontation directe et déclarée entre deux États ennemis, dans la grande tradition du droit européen), la « guerre civile » et la « guerre des partisans » (dans ses formes modernes, encore qu’elle apparaisse, Schmitt le reconnaît, dès le début du XIXe siècle). »

Il est parfois difficile de distinguer entre des actes de résistance et des actes de terrorisme car les différents termes renvoient à une forme de légitimité supposée des objectifs politiques qui justifierait en partie les actes de violence commis. La perception de cette légitimité varie largement selon les protagonistes et observateurs ce qui complique grandement l’établissement d’une définition objective et acceptée universellement de la notion de terrorisme. Un cas d’autant plus complexe qu’il fait partie de l’actualité est celui de l’Irak, où diverses tendances de l’Islam sont en guerre larvée et certains groupuscules armés recourent à des actes violents contre des civils irakiens ou étrangers. Se considérant résistants à l’occupation de leur pays par les États-Unis d’Amérique les auteurs de ses actes prétendent trouver dans ce statut la justification de leurs actions. Si par contre on refuse d’accorder ce statut de résistant, soit par déni de l’objectif politique (ne considérant pas que l’Irak soit occupé) soit parce qu’on considère que la violence extrême utilisée dépasse toute forme de justification, on parlera alors de ces actes de violence comme d’actes de terrorisme. Ainsi, l’appellation de terroriste sous-entend une complète illégitimité de ces actions alors que la définition de résistant sous-entend une légitimité à résister à l’envahisseur. Cette idée serait plus intelligible dans la globalité de la relation entre « terrorisme et propagande ».

On distingue aussi le terrorisme du tyrannicide, ce dernier sanctionnerait l’irrespect par le souverain des règles auxquelles sa fonction le soumet, que ces règles soient d’origine naturelle, traditionnelle ou autres, tandis que le terrorisme estime l’ordre en place et ses règles iniques, et tend à leur destruction.

Rama Yade approuvée par la majorité des français [LINTERNATIONALMAGAZINZ.COM]

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Rama Yade approuvée par la majorité des français

Source : Olivier Pognon, Le Figaro (http://www.lefigaro.fr/), publié le 15/12/2007

Légende

Rama Yade, « la femme qui dit non » : en vedette cette semaine sur la couverture du Point, le secrétaire d’État aux Droits de l’homme est largement approuvé pour son commentaire sur la Libye, selon l’en-quête OpinionWay réalisée pour Le Figaro et LCI. De même qu’est approuvé son maintien au gouvernement.

Le théorème de Jean-Pierre Chevènement (« un mi¬nistre ça ferme sa gueule ou ça démissionne ») n’est plus d’actualité. Les Français sont d’accord avec Nicolas Sarkozy, qui a dit, mercredi, « accepter parfaitement qu’il y ait des sensibilités différentes » dans le gouvernement, « qui puissent s’ex¬primer ».

Majorité im¬posante

Toutes tendances confondues, les sondés approuvent à une écrasante majorité (81 %) l’appréciation de Rama Yade sur Kadhafi et la Libye. Une majorité un peu plus forte à gauche qu’à droite. Majorité encore plus im¬posante (87 %) pour estimer que « ce n’est pas parce qu’un ministre exprime son désaccord qu’il doit quitter le gouvernement ».

À noter que, sur ce point, ce sont les électeurs de Nicolas Sarkozy qui approuvent le plus catégoriquement (94 %). Les avis sont plus partagés sur l’opportunité de cette visite : une majorité de sondés (54 %) pense que la France ne devrait recevoir que des chefs d’État démocratiques, 44 % étant de l’avis contraire : sur ce point, le clivage droite-gauche reprend ses droits.

Quant à ne faire du commerce qu’avec les pays démocratiques, la majorité des sondés ne poussent pas le sens du sacrifice jusque-là : 46 % d’entre eux approuvent cette idée alors que 52 % ne sont pas d’ac-cord. Plus généralement, la po¬litique étrangère de Nicolas Sar¬kozy satisfait une majorité (54 %) des personnes interrogées, seul l’électorat de gauche la désap¬prouve.

Quant à l’appréciation des sondés sur la politique de réformes, elle s’est très nettement améliorée par rapport au mois précédent : 52 % (au lieu de 43 % en novembre) estiment que « le gouvernement est en train de réformer la France », 34 % pensant le contraire. Le gouvernement recueille là les bénéfices de la manière dont il a su sortir à son avantage du conflit social de no¬vembre sur les régimes spéciaux de retraite.

Linternationalmagazine.com – Source RFI Mugabe remercie le Portugal et dénonce « la sinistre campagne menée par Londres »

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Sommet Europe/Afrique : Mugabe remercie le Portugal et dénonce « la sinistre campagne menée par Londres »

Linternationalmagazine.com – Source RFI, publié le 07/12/2007

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Le président zimbabwéen Robert Mugabe a remercié mardi l’Union européenne et ses homologues africains pour l’avoir invité au sommet UE-Afrique de Lisbonne, tout en critiquant à nouveau le gouvernement britannique.

« La sinistre campagne menée par la Grande-Bretagne pour nous isoler- y compris les récentes tentatives pour nous empêcher de participer au sommet UE-Afrique, organisé par le Portugal – va de mal en pis », a déclaré M. Mugabe devant le Parlement lors de son discours sur l’état de la Nation. « Je souhaite remercier l’UE et les pays africains pour leur soutien, et le gouvernement portugais pour son analyse correcte de la situation. »

« Le rejet de principe des pays de l’UE et d’Afrique des tentatives de la Grande-Bretagne d’internationaliser de ce qui est clairement un différent bilatéral, renforce notre position selon laquelle les problèmes entre nous et nos anciens colonisateurs doivent être réglés bilatéralement. »

Le Premier ministre portugais José Socrates a estimé pour sa part que le sommet UE-Afrique des 8 et 9 décembre à Lisbonne est déjà « un succès » compte tenu de la participation « record » de chefs d’Etat et de gouvernements européens qui ont confirmé leur présence.

« Le sommet est un succès de par les présences confirmées », a déclaré M. Socrates, président en exercice du conseil de l’Union européenne, interrogé par l’agence Lusa en marge d’un congrès à Estoril (environ 20 km de Lisbonne).

Le Premier ministre britannique Gordon Brown a averti qu’il ne participerait pas au sommet prévu les 8 et 9 décembre en raison de la présence de Mugabe.

Les relations entre Londres et Harare se sont dégradées depuis le lancement en 2000 d’une réforme agraire au Zimbabwe lors de laquelle plus de 4.000 fermiers blancs, majoritairement d’origine britannique, ont été expulsés.

M. Mugabe a par ailleurs estimé que les négociations entre son parti et l’opposition « menaient à l’aube d’une nouvelle ère d’échange constructif au delà des divisions politiques ».

Il a cependant mis en garde contre toute violence en vue des élections générales prévues en 2008 et averti qu’il « ne tolérerait aucune ingérence étrangère ».

« Ceux qui veulent mener campagne doivent le faire dans un climat de paix », a-t-il déclaré, soulignant que « le gouvernement a les moyens de traiter fermement quiconque s’implique dans des actes de violence ».

 

Linternationalmagazine.com Sommet Europe / AfriqueLe sommet de Lisbonne : fin des relations bailleurs-bénéficiaires… ?

sommeteuropeafriquelisbonne2007.png Sommet Europe / Afrique

Le sommet de Lisbonne : fin des relations bailleurs-bénéficiaires… ?

Linternationalmagazine.com avec Pana, publié le 11/12/2007

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Les dirigeants africains et européens se sont engagés dans une déclaration baptisée « Déclaration de Lisbonne », adoptée dimanche dans la capitale portugaise, Lisbonne, à l’issue des travaux du 2ème sommet Afrique-Europe, à bâtir un nouveau partenariat politique stratégique pour l’avenir, en dépassant leurs relations traditionnelles établies sur le mode bailleurs de fonds-bénéficiaires.

Ils ont aussi décidé de ne s’appuyer que sur des valeurs et des objectifs communs dans leur quête de paix et de stabilité, de démocratie et de l’Etat de droit, du progrès et du développement.

La « Déclaration de Lisbonne » souligne que ce ce partenariat sera développé entre égaux, en se fondant sur l’adhésion effective des sociétés, afin d’obtenir des résultats significatifs au regard des engagements fondamentaux. Notamment la réalisation des Objectifs du millénaire pour le développement (OMD), la mise en place, en Afrique, d’une architecture de paix et de sécurité robuste, le renforcement des investissements, de la croissance et de la prospérité, à travers l’intégration régionale et des relations économiques plus étroites.

La promotion de la bonne gestion des affaires publiques et des droits de l’Homme, la création de possibilités de façonner la gouvernance mondiale dans un cadre ouvert et multilatéral figurent aussi parmi les engagements pris par les dirigeants africains et euopéens.

Le document stipule la volonté des deux continents à doter ce nouveau partenariat stratégique des moyens et instruments nécessaires qui lui permettront d’atteindre les objectifs de la stratégie commune et du plan d’action adoptés aujourd’hui grâce à un mécanisme de suivi global et efficace créé pour la cironstance. Ce plan devrait permettre de présenter des résultats positifs lors du troisième Sommet, qui aura lieu en 2010.

Les dirigeants africains et européens ont affirmé être convaincus que ce sommet restera dans les mémoires comme un moment de reconnaissance de la maturité et de la transformation du dialogue de continent à continent, ouvrant de nouvelles voies et possibilités d’actions collectives pour leur avenir commun.

Ils ont également souligné que le sommet de Lisbonne a servi d’occasion unique permettant de se pencher ensemble sur les défis qui se posent actuellement aux deux continents et cela, au momment où est célébré le cinquantenaire de l’intégration européenne et le cinquantenaire du début de l’indépendance africaine.

Les dirigeants africains et européens ont affirmé dans leur déclaration s’être réunis en ayant à l’esprit les leçons et les expériences du passé, mais aussi en étant convaincus que l’avenir commun exige une démarche audacieuse, qui permettra aux deux continents de faire face avec confiance aux exigences de la Mondialisation.

Le document souligne que depuis la première rencontre Afrique-Europe, en 2000 au Caire, bien des choses ont changé. Au niveau de l’Afrique, la création de l’Union africaine, qui offre un nouveau cadre continental pour traiter les questions africaines et qui est désormais devenue une voix reconnue du continent et la mise en place du Nouveau partenariat pour le développement de l’Afrique (NEPAD), ont créé un renouveau dans le continent.

En ce qui concerne l’Europe, l’UE a vu le nombre de ses membres et de ses domaines d’activité augmenter. Elle a approfondi son processus d’intégration et assumé de nouvelles responsabilités sur la scène mondiale.

Au niveau mondial, les dirigeants des deux continents ont affirmé mieux comprendre aujourd’hui à quel point l’interdépendance qui les caractérise est vitale et qu’ils sont décidés à unir leurs efforts, sur la scène internationale, pour relever les grands défis politiques de notre époque, tels que l’énergie et les changements climatiques, les migrations ou les questions d’égalité des sexes.

Linternationalmagazine.com / CONFERENCE DE BALI SUR LES CHANGEMENTS CLIMATIQUES

conferencedebali2.pngconferencedebali1.png:: ONU

L’Afrique pourrait recueillir les fruits de la conférence de Bali

Linternationalmagazine.com avec Pana, publié le 18/12/2007

Légende

 

Les pays africains pourraient recevoir la part la plus importante des fonds destinés à l’adaptation aux changements climatiques, suite à la signature d’un accord décisif à la conférence sur le changement climatique de Bali, en Indonésie.

Selon la feuille de route de Bali décrite par la Convention cadre des Nations unies sur le changement climatique (UNFCCC) comme une « étape décisive », les pays pauvres devraient recevoir le soutien technique et financier le plus élevé pour lutter contre les risques du changement climatique. L’accord de Bali va remplacer le protocole de Kyoto.

La feuille de route indique : « Cette décision comprend un agenda clair pour les principaux sujets qui feront l’objet de négociations jusqu’en 2009. Il s’agit des actions à mener pour s’adapter aux conséquences négatives du changement climatique, comme les sécheresses et les inondations ; les moyens de réduire les émissions de gaz à effet de serre ; les moyens de déployer largement des technologies favorables au climat et de financer les mesures d’adaptation et d’atténuation des impacts du changement climatique ».

L’accord passé à Bali samedi prévoit une augmentation substantielle des fonds d’adaptation au changement climatique pour les pays pauvres qui vont passer de 37 millions d’euros à plus de 300 millions de dollars d’ici 2013, quand le nouveau protocole post-Kyoto entrera en vigueur.

Les agences de l’Organisation des Nations unies (ONU) travaillant dans les pays africains ont annoncé cette semaine que tous les programmes onusiens seraient liés à des plans d’action nationaux sur le changement climatique pour renforcer la préparation de l’Afrique à ces changements.

La Représentante-résidente au Kenya du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD), Elizabeth Lwanga, a déclaré à Nairobi que l’ONU allait dorénavant lier son assistance nationale au développement des pays africains à leur capacité de réagir au changement climatique.

« Le changement climatique va devenir une de nos questions transectorielles ; il va engendrer un soutien important », a déclaré Mme Lwanga.

Les pays africains se classent parmi ceux qui émettent le moins d’oxydes de carbone mortels qui modifient les températures mondiales, rendent les cycles pluviaux de plus en plus imprévisibles avec des pluies plus intenses qui causent des inondations et des glissements de terrain dans la plupart des pays d’Afrique.

La conférence de deux semaines sur le changement climatique de Bali, à laquelle ont assisté plus de 11.000 délégués, a convenu d’une nouvelle phase de négociations pour trouver un accord modèle pour remplacer le Protocole de Kyoto d’ici 2013.

« C’est une véritable avancée, une véritable opportunité pour la communauté internationale de lutter avec succès contre le changement climatique », a déclaré Yvo de Boer, le secrétaire exécutif de l’UNFCCC.

Le Groupe d’experts intergouvernemental sur le changement climatique (GIEC) a établi que si elles n’étaient pas contrôlées les températures moyennes pourraient augmenter jusqu’à 6 degrés Celsius d’ici la fin du siècle, causant des dommages sérieux aux économies, aux sociétés et aux écosystèmes à travers le monde.

La réunion de Bali a accepté d’accroître l’assistance financière aux pays africains afin de leur permettre de faire face aux risques induits par le changement climatique en augmentant les financements du reboisement et du transfert de technologie.

« La conférence de Bali a également réalisé des progrès importants sur la question des moyens technologiques, une des principales préoccupations des pays en développement. Les gouvernements ont accepté de lancer des programmes stratégiques pour augmenter le niveau d’investissement pour le transfert des technologies d’atténuation et d’adaptation dont les pays en développement ont tant besoin », indique l’UNFCCC.

L’objectif de ce programme est de donner un nouvel élan à des projets de démonstration concrets, afin de créer des environnements plus attractifs pour l’investissement, ainsi que d’inciter le secteur privé à participer au transfert de technologie, ajoute le communiqué de l’UNFCCC.

 

:: ONU

Conférence de Bali : l’ONU fait pression sur les Etats-Unis

Linternationalmagazine.com avec Pana, publié le 07/12/2007

Légende

 

Le Secrétaire général de l’Organisation des Nations unies (ONU), Ban Ki-moon est en train de rallier le soutien des grandes économies au moment où la Conférence des Nations unies sur le changement climatique se tient à Bali en Indonésie.

« Alors que la conférence se poursuit, le Secrétaire général de l’ONU se bat pour obtenir la soutien politique des leaders du monde », a déclaré le porte-parole de l’ONU, Michèle Montas aux journalistes lundi.

Selon elle, M. Ban prendra part à la conférence la semaine prochaine, quand les plus hauts-responsables entreront en scène.

« Il s’est toutefois entretenu au téléphone avec les leaders indiens et chinois durant le week-end. La semaine dernière, il s’est également entretenu avec les présidents Russe, américain et brésilien », a-t-elle déclaré.

Interrogée sur le point de vue du Secrétaire général par rapport aux propositions pour avancer sur le changement climatique, Mme Montas a déclaré que M. Ban a invité récemment les délégués et négociateurs à accepter l’Agenda pour parvenir à un nouvel accord sur le changement climatique d’ici à 2009.

« Il a également noté que le temps des mises en garde est épuisé et qu’il est temps que les leaders politiques passent à l’acte », a-t-elle déclaré.

La PANA a appris que plus de 10.000 participants en provenance de 187 pays prennent part à cette session de deux semaines qui vise à négocier un possible remplaçant au Protocole de Kyoto et aux autres traités sur l’Environnement.

 

:: ONU

L’ONU va créer un centre d’études sur le climat en Afrique

Linternationalmagazine.com avec Pana, publié le 15/12/2007

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La Commission économique des Nations unies pour l’Afrique (CEA) a annoncé son projet de mise en place d’un Centre africain pour l’étude des politiques climatiques afin de fournir aux Etats membres des travaux d’analyse et de les doter de la capacité de rationaliser les préoccupations relatives au climat dans le cadre des politiques, stratégies et plans de développement.

M. Abdoulie Janneh, Secrétaire général-adjoint de l’ONU et secrétaire exécutif du CEA, a annoncé mercredi à la Conférence sur le changement climatique de Bali, en Indonésie, que ce projet sera entrepris en collaboration avec le lauréat du Nobel Rajendra Pachauri et son organisation, l’Institut de l’énergie et des ressources (TERI) de New Dehli, en Inde.

La collaboration avec le TERI, a expliqué M. Janneh, va aider à renforcer les capacités des pays africains qui sont les plus affectés par le changement climatique.

Il a indiqué que ces pays n’étaient pas en mesure de faire face à l’impact du changement climatique en raison de leurs niveaux élevés de pauvreté et de leur forte dépendance à l’agriculture pluviale et à d’autres secteurs sensibles au climat comme la pêche, la sylviculture et le tourisme.

« Le changement climatique va exposer des millions d’Africains au risque de souffrir du manque d’eau et de la famine et menacer les moyens de subsistance de ceux qui résident dans des régions déjà dégradées. C’est la raison pour laquelle l’Afrique nécessite et mérite une attention et une considération particulières », a-t- il ajouté.

Les ministres de l’Environnement de plus 140 pays, le Secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, des Organisations non- gouvernementales et des associations de la Société civile assistent à cette réunion qui devrait produire une feuille de route pour l’après-2012, quand le Protocole de Kyoto de 1997 sur la Convention de l’ONU sur le changement climatique va expirer.

Lors de la conférence, le patron de la CEA s’est joint au Groupe Afrique pour inviter les pays développés à honorer leurs engagements pris précédemment dans le cadre du Protocole de Kyoto, en réduisant leurs émissions de gaz à effet de serre, en débloquant les ressources financières et en facilitant le transfert de technologies aux pays en développement.

En plus du Centre proposé, M. Janneh a déclaré que la CEA participera au renforcement des capacités des pays africains, à travers le programme d’information sur le climat pour le développement (Clim-Dev), qu’elle met en oeuvre en collaboration avec l’Union africaine et la Banque africaine de développement.

« Clim-Dev va renforcer les capacités des institutions et acteurs-clé à améliorer l’observation et les données relatives au climat, les services d’information, les politiques et pratiques de gestion des risques dans tous les secteurs sensibles au climat », a-t-il déclaré.

Le changement climatique se pose comme l’un des défis du développement les plus décourageants en Afrique.

Bien que l’Afrique fasse partie des régions qui contribuent le moins à ce phénomène, elle est une des plus vulnérables à son impact négatif, qui fait obstacle à la réalisation des Objectifs du millénaire pour le développement et au développement durable.

M. Pachauri, qui préside la Commission intergouvernementale sur le changement climatique, a reçu avec l’ex-vice président américain, Al Gore Jr, le Prix Nobel de la Paix 2007 pour leurs efforts visant à mieux faire connaître les impacts du changement climatique causé par l’homme et à jeter les bases des mesures nécessaires pour contrecarrer ces impacts.

 

Linternationalmagazine.com Sommet Europe/Afrique : Mugabe contre-attaque

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Sommet Europe/Afrique : Mugabe contre-attaque

Linternationalmagazine.com – Source RFI, publié le 11/12/2007

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Le président du Zimbabwe Robert Mugabe, mis en cause par l’UE pour ses violations des droits de l’Homme, a contre-attaqué dimanche à Lisbonne en s’en prenant à l’ »arrogance » des Européens, accusés de vouloir imposer leurs propres choix en Afrique.

Invité imposé par les Africains au 2e sommet UE-Afrique, M. Mugabe, théoriquement interdit de séjour en Europe, a dénoncé « ceux qui parlent aujourd’hui, de façon rhétorique d’égalité, de partenariat, et de respect mutuel » et qui, selon lui, cherchent à « imposer leur volonté à l’Afrique ». Dans un discours très offensif, dont l’AFP a obtenu un enregistrement, le vétéran de la guerre d’indépendance du Zimbabwe a nommément mis en cause quatre pays européens, manipulés selon lui par la Grande-Bretagne, l’ancienne puissance coloniale, grande absente du sommet.

« Hier, nous avons entendu quatre pays — l’Allemagne, la Suède, le Danemark et les Pays-Bas — critiquer le Zimbabwe pour l’absence de respect des droits de l’homme », a déclaré le président Mugabe, en séance plénière, mais « ils ont parlé, pas avec leur propre coeur, mais en fonction de ce que leur ami, maître et allié du 10 Downing street, voulait entendre ».

« Il est important que les gens gardent à l’esprit que les Africains ont combattu pour obtenir des droits de l’homme (alors qu’ils étaient) soumis à l’oppression, a poursuivi le président zimbabwéen. Il n’y avait pas de démocratie au Zimbabwe pendant près de cent ans et nous nous sommes battus pour +un homme, une voix+ ».

« La bande des quatre +pro-Gordon+ pense vraiment mieux connaître le Zimbabwe » que les autres Africains, « et c’est le genre d’arrogance, de complexe de supériorité que nous combattons », a-t-il affirmé. Gordon Brown, le Premier ministre britannique, a refusé, comme l’ensemble de son gouvernement, de participer au sommet de Lisbonne en raison de la présence de M. Mugabe, soumis à des sanctions européennes depuis une réélection contestée en 2002.

« Pourquoi le Premier ministre de Grande-Bretagne n’est-il pas là ? Parce qu’il a ses porte-parole ici ! », s’est exclamé le chef de l’Etat zimbabwéen. Samedi, au premier jour du sommet, la chancelière allemande Angela Merkel avait accusé M. Mugabe « de nuire à l’image de la nouvelle Afrique ».

Une position endossée lors de la conférence de presse finale par le président de la Commission européenne. « Ce que Madame Merkel a dit est la position de l’UE », a déclaré José Manuel Barroso.

Auparavant, plusieurs dirigeants européens avaient également dénoncé le régime de M. Mugabe, que le Premier ministre danois Andres Fogh Rasmussen a même accusé d’être un « bandit ». Ils ont en outre été unanimes à exiger l’organisation d’élections réellement démocratiques, dans ce pays ruiné et miné par la violence politique.

Au pouvoir depuis l’indépendance de son pays en 1980, le président Mugabe, est, à 83 ans, candidat l’an prochain pour un sixième mandat. « Il y a de la part de la Grande-Bretagne et des USA la volonté de changer notre gouvernement. Ils disent que c’est un changement de régime, ils disent qu’ils en ont le droit. Nous disons non. Nous avons le droit de déterminer notre propre avenir et le Zimbabwe ne sera plus jamais une colonie », a-t-il dit.

Interpellé publiquement dès samedi par Mme Merkel, M. Mugabe a attendu la dernière séance du sommet pour porter la contre-attaque, laissant à ses homologues africains, comme le Sénégalais Abdulaye Wade et le Sud-Africain Thabo Mbeki, le soin de le défendre. « Le Zimbabwe ne faisait pas partie de l’ordre du jour prévu pour ce sommet », a relevé dimanche le secrétaire général de la Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC) Tomaz Salomao. « Notre position est que nous nous occupons de ce sujet », a-t-il sèchement rappelé.

Linternationalmagazine.comSommet Europe/Afrique : Kadhafi réclame des compensations pour la période coloniale

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Sommet Europe/Afrique : Kadhafi réclame des compensations pour la période coloniale

Linternationalmagazine.com avec PANA, publié le 11/12/2007
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Personne à Lisbonne n’attendait, ni ne souhaitait d’ailleurs que le débat sur les compensations liées à la période coloniale soit à l’ordre du jour. Et c’est le colonel Kadhafi qui a jeté un pavé dans la mare.

Devant un parterre de professeurs d’universités, le guide de la révolution libyenne a déclaré : « Les forces coloniales doivent dédommager les peuples qu’elles ont colonisés et dont elles ont spolié les richesses ». Ce sera l’un des principaux points du sommet, a tenu à préciser le colonel Kadhafi.

Jeudi, le secrétaire d’Etat portugais aux Affaires étrangères et à la Coopération, Joao Cravinho, avait souhaité que ce sommet permette de « tourner la page post-coloniale » des rapports entre l’Afrique et l’Europe. Il n’a visiblement pas été entendu.

Les débats risquent donc d’être houleux, si cette question des compensations coloniales se retrouve effectivement à l’ordre du jour. L’autre vedette de ce sommet le zimbabwéen Robert Mugabe a pour l’instant choisi de faire profil bas. Il est arrivé très discrètement jeudi soir en évitant les journalistes qui l’attendaient à l’aéroport.

En l’absence du Premier ministre britannique, c’est la chancelière allemande Angela Merkel qui devrait évoquer la situation au Zimbabwe, lors d’un discours consacré aux droits de l’homme et à la bonne gouvernance.

Linternationalmagazine.com Le sommet est l’occasion de rencontres bilatérales : Nicolas Sarkozy a rencontré plusieurs de ses homologues africains, dont le Rwandais Paul Kagame, le Tchadien Idriss Deby ou encore l’Ivoirien Laurent

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Sommet Europe/Afrique : la France relance ses relations

Linternationalmagazine.com – source RFI, publié le 12/12/2007

Le sommet est l’occasion de rencontres bilatérales : Nicolas Sarkozy a rencontré plusieurs de ses homologues africains, dont le Rwandais Paul Kagame, le Tchadien Idriss Deby ou encore l’Ivoirien Laurent Gbagbo.
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«  Entre la France et le Rwanda, il y a un début de normalisation », a déclaré Nicolas Sarkozy dans une conférence de presse à l’issue de son entretien, le premier depuis son élection, avec son homologue rwandais, Paul Kagame. «  Au Rwanda, il y a eu énormément de souffrances et j’ai employé des mots qui ont touché mon interlocuteur rwandais », a précisé le président français qui, en séance plénière, avait déclaré : « Le génocide au Rwanda nous oblige à réfléchir, France comprise, à nos faiblesses et à nos erreurs ». Résultat, un groupe de travail doit être mis en place entre les deux pays pour rétablir les relations diplomatiques.

Autre chef d’Etat avec qui Nicolas Sarkozy a rompu la glace, l’Ivoirien Laurent Gbagbo. Les deux hommes s’étaient juste croisés en septembre à New York. Cette fois, l’entretien a commencé à trois, en présence du Burkinabé Blaise Campaoré, et s’est donc terminé à deux. Nicolas Sarkozy a dit à son homologue ivoirien qu’il souhaitait des élections transparentes, sous contrôle de l’ONU. Laurent Gbagbo lui aurait répondu qu’il était d’accord, que les listes électorales seraient validées en mars 2008 et que les élections auraient lieu en juin.

Enfin, le président français a eu un assez long entretien avec son homologue tchadien Idriss Deby. Il lui a dit que le projet Eufor, dans l’est de son pays, progressait et qu’il avait appelé le Premier ministre britannique Gordon Brown, le grand absent de ce sommet, pour régler la question de la prise en charge des 15 hélicoptères de transport nécessaires au déploiement de cette force européenne.

Sur l’affaire de l’Arche de Zoé, Nicolas Sarkozy a tenu des propos très prudents, beaucoup moins péremptoires que les propos tenus le mois dernier en France. « Nous faisons confiance à la justice tchadienne. Je suis certain qu’elle va accueillir très bientôt les juges français », a déclaré le chef de l’Etat.

NB : Source RFI

Sommet Europe / Afrique »L’Afrique et l’Europe ont besoin l’un de l’autre » selon le président de l’Union Africaine

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« L’Afrique et l’Europe ont besoin l’un de l’autre » selon le président de l’Union Africaine

Linternationalmagazine.com avec Pana, publié le 11/12/2007

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Le président ghanéen, président en exercice de l’Union Africaine (UA), John Kufuor a affirmé que le Sommet Afrique-Europe de Lisbonne constitue le point de départ d’un nouveau partenariat basé sur le respect mutuel, assurant que l’Europe a autant besoin de l’Afrique que l’Afrique de l’Europe.

S’exprimant, samedi à Lisbonne (Portugal) devant la séance inaugurale du 2ème sommet Afrique-Europe, M. Kufuor a ajouté que cette rencontre s’appuie sur l’histoire de nos deux continents, affirmant que l’Afrique et l’Europe ont depuis la nuit des temps eu des rapports.

Il a indiqué que l’Europe est particulièrement proche de l’Afrique du Nord avec laquelle elle eu des liens commerciaux et culturels depuis des siècles.

Il a évoqué aussi, à ce sujet, les relations entre l’Europe et l’Afrique sub-saharienne qui se sont développées avec le commerce de l’or au 15 siècle, estimant toutefois, que ce commerce a, malheureusement, entraîné la traite négrière qui a duré trois siècles suivis du colonialisme et de l’apartheid.

Le président ghanéen a affirmé que l’Afrique a pu au début des années 50 du siècle dernier rompre avec le colonialisme et l’apartheid, deux décennies plus tard.

M. Kufuor a souligné que les 500 ans de relations entre l’Afrique et l’Europe n’étaient pas, malheureusement, heureux. C’est pourquoi, le Sommet de Lisbonne, a-t-il dit, est appelé à corriger cette relation en lançant un nouveau partenariat qui devrait favoriser des liens commerciaux entre l’Afrique et l’Europe et permettre au continent africain de s’intégrer sur le marché international.

« Le partenariat stratégique que nous allons lancer sera, certes, confronté à de grands défis que nous devons affronter », a affirmé le président Kufuor qui a indiqué que l’Afrique est aujourd’hui la nouvelle frontière du monde dans le domaine des investissements vu la grande richesse de son sous-sol.

L’International : Barack Obama : Un conseiller de Clinton démissionne [L'INTERNATIONAL MAGAZINE]

 

:: International

 

Barack Obama : Un conseiller de Clinton démissionne

Linternationalmagazine.com – Source NOUVELOBS.COM , publié le 15/12/2007

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Les attaques du conseiller d’Hillary Clinton, William Shaheen, envers Barack Obama, ont visiblement déplu à la candidate démocrate. William Shaheen a démissionné jeudi 13 décembre, au lendemain de la publication de l’interview dans laquelle il revenait longuement sur le fait que Barack Obama a consommé de la drogue pendant sa jeunesse.

Dans une interview au Washington Post de mercredi, William Shaheen a averti les électeurs que les républicains pourraient utiliser le passé de drogué de Barack Obama pour mettre en cause son éligibilité, s’il était investi comme candidat démocrate pour la présidentielle.

« Un revendeur ? »

Barack Obama a admis avoir consommé de la marijuana et de la cocaïne il y a plus de 20 ans.

Selon William Shaheen, les républicains pourraient chercher à savoir « quand il a en pris pour la dernière fois, s’il en a donné à d’autres personnes », mais également « s’il a été un revendeur ».

Dès la publication de ces attaques, un porte-parole de la candidate a souligné que ces commentaires constituaient une initiative individuelle et qu’ils n’avaient pas été autorisés par l’équipe de campagne. Et très rapidement, William Shaheen a affirmé regretter ses propos.

« Je regrette profondément mes déclarations qui n’ont pas été autorisées par l’équipe de campagne » a déclaré William Shaheen.

Hillary Clinton se serait personnellement excusée

Selon certaines informations, Hillary Clinton se serait personnellement excusée auprès de Barack Obama, quelques heures avant le débat télévisé entre les démocrates mercredi soir.

De son côté, l’équipe de Barack Obama a publié un communiqué dénonçant l’attitude de ses adversaires. « L’équipe Clinton recycle des vieilles infos, que Barack Obama avait révélées lui-même avec franchise dans un livre publié (en 1995) (…) Il se prépare à remporter cette campagne en se concentrant sur des sujets qui sont réellement importants pour les Américains », a déclaré son directeur de campagne David Plouffe dans un communiqué.

Il y a dix jours, Barack Obama avait été accusé d’avoir révélé ses ambitions présidentielles à sa maîtresse de maternelle.

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