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31 décembre, 2007

Gréve de la faim en prison [20 minutes] blog de Gilles DEVERS AVOCAT

30.12.2007

Gréve de la faim en prison

La grève de la faim en prison ouvre sur un débat éthique fondamental.

En effet, la grève de la faim regroupe deux régimes très distincts selon que l’auteur soit libre ou détenu. Ce qui pose problème, c’est l’aggravation de l’état de santé, avec la perceptive de la mort, alors que l’intéressé est placé sous main de justice. Et la loi permet la contrainte.

1.      Les rôles de l’administration et des médecins

Une circulaire du 14 décembre 1998 dessine la partage des eaux entre le rôle de l’administration pénitentiaire et celui des médecins. L’administration doit s’assurer de la réalité de la démarche, aviser le corps médical et éventuellement placer le détenu à l’isolement, mesure qui n’est pas de caractère disciplinaire, mais préventif :

« Il n’appartient pas à l’administration de conforter la détermination d’un détenu de refuser les aliments en soutien d’une revendication quelle qu’elle soit. Il revient aux chefs d’établissement de s’assurer de la préservation de la santé du détenu, par la déclaration immédiate à l’équipe médicale de la volonté de l’intéressé de ne plus s’alimenter et par l’organisation du suivi médical, qui seul permet de contrôler l’authenticité de la démarche.
« Le maintien du détenu dans sa cellule d’affectation initiale ne fait pas obstacle à l’organisation du suivi médical.
« En revanche, il peut apparaître nécessaire, pour des raisons tenant à l’ordre et à la sécurité de l’établissement, par exemple une grève de la faim suscitant des risques de soutien ou de mouvement collectif, de placer à l’isolement un détenu en grève de la faim. »

2.      Que dit le Code de procédure pénale ?

Le principe du consentement avant toute intervention médicale est rappelé par l’article D. 362 du Code de procédure pénale :

« Hors le cas où l’état de santé du détenu rend nécessaire un acte de diagnostic ou de soins auquel il n’est pas à même de consentir, celui-ci doit, conformément aux dispositions de l’article 36 du code de déontologie médicale (Aujourd’hui R. 4317-36 du Code de Santé publique, ci-dessous reproduit), exprimer son consentement préalablement à tout acte médical et, en cas de refus, être informé par le médecin des conséquences de ce refus. »

Donc, le gréviste de la faim peut refuser la visite du médecin, ou sa perfusion. Pas si simple, car suit l’article D. 364, issu d’un décret nº 98-1099 du 8 décembre 1998, qui fixe une limite décisive :

 « Si un détenu se livre à une grève de la faim prolongée, il ne peut être traité sans son consentement, sauf lorsque son état de santé s’altère gravement et seulement sur décision et sous surveillance médicales. »

Bref, le texte permet de briser la grève de la faim, « lorsque l’état de santé s’altère gravement ». Ce qui renvoie à une appréciation médicale.

3.      Que dit le droit international ?

Pas grand-chose de plus.

Le texte de référence est une recommandation n° R(98)7 du Comité des ministres du Conseil de l’Europe du 8 avril 1998. Voici les extraits pertinents :

« 61. L’examen clinique d’un gréviste de la faim ne devrait être pratiqué qu’avec son consentement explicite, sauf s’il souffre de troubles mentaux graves et qu’il doive alors être transféré dans un service psychiatrique.

« 62. Les grévistes de la faim devraient être informés de manière objective des effets nuisibles de leur action sur leur état de santé afin de leur faire comprendre les dangers que comporte une grève de la faim prolongée.

« 63. Si le médecin estime que l’état de santé d’une personne en grève de la faim se dégrade rapidement, il lui incombe de le signaler à l’autorité compétente et d’entreprendre une action selon la législation nationale, y inclus les normes professionnelles.

4.      Que dit la Cour européenne des droits de l’homme ?

On ne peut pas dire que la jurisprudence de la Cour européenne des droits de l’homme soit faite. Toutefois, l’arrêt Nevmerjitski c/ Ukraine, du 5 avril 2005, n° 54825/00, précise la raisonnement, qui doit être adapté au cas par cas :

« Une mesure dictée par une nécessité thérapeutique selon les conceptions médicales établies ne saurait en principe passer pour inhumaine ou dégradante. Il en va de même de l’alimentation de force destinée à sauver la vie d’un détenu qui refuse en toute conscience de se nourrir. Il incombe pourtant à la Cour de s’assurer que la nécessité médicale a été démontrée de manière convaincante (Herczegfalvy c. Autriche, arrêt du 24 septembre 1992). »

 La Cour doit de plus vérifier que les garanties procédurales devant accompagner la décision d’alimentation de force sont respectées. De surcroît, la manière dont un requérant est alimenté de force pendant sa grève de la faim ne doit pas représenter un traitement dépassant le seuil minimum de gravité envisagé par la jurisprudence de la Cour sur l’article 3 de la Convention, qui prohibe les traitements inhumains et dégradants.

Les regard se tournent vers les médecins.

5.      Que dit la déontologie médicale ?

Les principes sont posés par l’article R. 4127-36 du code de la santé publique :

« Le consentement de la personne examinée ou soignée doit être recherché dans tous les cas.
Lorsque le malade, en état d’exprimer sa volonté, refuse les investigations ou le traitement proposés, le médecin doit respecter ce refus après avoir informé le malade de ses conséquences.
« Si le malade est hors d’état d’exprimer sa volonté, le médecin ne peut intervenir sans que ses proches aient été prévenus et informés, sauf urgence ou impossibilité. »

Dans un rapport du 29 janvier 2004 adopté par l’Ordre des médecins, « Du droit au consentement au droit au refus de soins, le Pr. Jean-José Bouquier écrit :

« Le gréviste de la faim est certes libre de mettre sa vie volontairement en danger et aucun soin ou acte médical ne peut lui être imposé contre sa volonté. Mais lorsque le malade n’est plus en état d’exprimer un refus lucide le devoir du médecin est de prescrire une hospitalisation au cours de laquelle se décidera l’indication des soins indispensables et proportionnés à sa survie. »

Approche intéressante, mais qui reste trop floue au regard des enjeux, s’agissant de la protection d’une liberté fondamentale, à savoir le consentement préalable à tout acte médical.

6.      Retour à la loi

Pour trancher cette question difficile, il faut sortir de l’enjeu spécifique qu’est la grève de la faim en milieu pénitentiaire, et raisonner à partir des principes généraux, posés par deux textes de loi.

La base est l’article 16-3 du Code civil.

« Il ne peut être porté atteint à l’intégrité du corps humain qu’en cas de nécessité thérapeutique pour la personne.

« Le consentement de l’intéressé doit être recueilli préalablement hors le cas où son état rend nécessaire une intervention thérapeutique à laquelle il n’est pas à même de consentir ».

Le contenu se retrouve, plus détaillé, dans le Code de la santé publique, avec L. 1111-4.

« Toute personne prend, avec le professionnel de santé et compte tenu des informations et des préconisations qu’il lui fournit, les décisions concernant sa santé.

« Le médecin doit respecter la volonté de la personne après l’avoir informée des conséquences de son choix. Si la volonté de la personne de refuser ou d’interrompre un traitement met sa vie en danger, le médecin doit tout mettre en œuvre pour la convaincre d’accepter les soins indispensables.

« Aucun acte médical ni aucun traitement ne peut être pratiqué sans le consentement libre et éclairé de la personne et ce consentement peut être retiré à tout moment. »

7.      Que dit la jurisprudence ?

Solution inattendue : c’est du coté des témoins de Jéhovah que se trouvent les meilleurs éléments de réponse s’agissant de cette contradiction entre le refus de soin et le devoir de soigner qui s’impose au médecin.

L’arrêt  de référence a été rendu par le Conseil d’État statuant en référé le 16 août 2004, dans l’affaire Valérie Feuillatey (N° 249552)

Une femme avait été hospitalisée le 28 juillet 2002 au service des soins intensifs post-opératoires du centre hospitalier de Saint-Etienne. Elle avait fait savoir qu’en raison des convictions qui sont les siennes comme Témoin de Jéhovah, elle refusait, quelles que soient les circonstances, l’administration de tout produit sanguin. Or, les médecins du centre hospitalier, estimant que le recours à une transfusion sanguine s’imposait pour sauvegarder la vie de la patiente, dont l’état évoluait dans des conditions qui présentaient un risque vital à court terme, ont néanmoins pratiqué un tel acte le 5 août 2002.

Le Conseil d’Etat répond nettement.

« Le droit pour le patient majeur de donner, lorsqu’il se trouve en état de l’exprimer, son consentement à un traitement médical revêt le caractère d’une liberté fondamentale.

« Toutefois les médecins ne portent pas à cette liberté fondamentale une atteinte grave et manifestement illégale lorsqu’après avoir tout mis en œuvre pour convaincre un patient d’accepter les soins indispensables, ils accomplissent, dans le but de tenter de le sauver, un acte indispensable à sa survie et proportionné à son état.

« Le recours, dans de telles conditions, à un acte de cette nature n’est pas non plus manifestement incompatible avec les exigences qui découlent de la convention européenne de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales, et notamment de son article 9 (Liberté de religion). »

Le Conseil d’Etat ajoute qu’il incombe au préalable aux médecins d’une part de tout mettre en œuvre pour convaincre la patiente d’accepter les soins indispensables, d’autre part de s’assurer que le recours à une transfusion soit un acte indispensable à la survie de l’intéressée et proportionné à son état.

Conclusions… provisoires ?

Les médecins doivent dépasser l’exigence du consentement lorsque, dans le but de sauver la vie, ils peuvent pratiquer un acte indispensable à la survie et proportionné à l’état de la personne.

Encore plus lorsqu’il s’agit d’alimenter gréviste de la faim, placé en détention par suite d’une décision de justice.

C’est dire que notre droit est marqué l’objectivisme : la vie dit être protégée parce que c’est la vie ; ce n’est pas parce que c’est la mienne que je peux en faire ce que je veux.

Manière de dire aussi que le débat est ouvert…

13:51 Publié dans Blog |Tags : Greve de la faim, Prison, Consentement médical

 

Arche de Zoé: Eric Breteau dans «un état critique»

Eric Breteau, le responsable de l'Arche de Zoé, en partance pour la France, le 28 décembre 2007 à l'aéroport de N'Djamena. 

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En ce moment à la une

 

Abba Ali Kaya AFP ¦ Eric Breteau, le responsable de l’Arche de Zoé, en partance pour la France, le 28 décembre 2007 à l’aéroport de N’Djamena.

 

L’état de santé d’Eric Breteau, le président de l’Arche de Zoé, serait «critique», selon son ex-femme, qui a pu lui rendre visite samedi à l’hôpital pénitentiaire de la maison d’arrêt de Fresnes (Val-de-Marne).

«Après 22 jours de grève de la faim, il a perdu 20 kilos. Il a des problèmes cardiaques assez importants», a expliqué Agnès Breteau, en précisant que son ex-mari était «perfusé».

>> Grève de la faim en prison, l’analyse de notre blogueur juriste

Elle a affirmé qu’Eric Breteau «n’arrêtera pas sa grève de la faim et de la soif tant que la vérité ne sera pas rétablie».

«C’est un cauchemar»

Agnès Breteau était accompagnée des trois enfants qu’elle a eu avec le président de l’Arche de Zoé, âgés de 6, 9 et 15 ans. «C’est un cauchemar, les enfants ne reprendront jamais une vie normale», a-t-elle déclaré devant les journalistes présents.

Eric Breteau est hospitalisé à Fresnes avec l’infirmière Nadia Merimi, selon leurs proches. Les quatre autres condamnés sont en maison d’arrêt et ont aussi pu recevoir la visite de leurs proches samedi.

Les six membres de l’association l’Arche de Zoé ont été condamnés mercredi à N’Djamena à 8 ans de travaux forcés. Ils ont été ramenés par avion en région parisienne vendredi puis incarcérés. Ils ont pu voir leurs proches, samedi matin au parloir.

Abba Ali Kaya AFP ¦ Eric Breteau, le responsable de l’Arche de Zoé, en partance pour la France, le 28 décembre 2007 à l’aéroport de N’Djamena.

Avec agence

20Minutes.fr, éditions du 29/12/2007 – 18h22

dernière mise à jour : 30/12/2007 – 16h14

 

Benazir Bhutto assassinée au Pakistan

 

Benazir Bhutto assassinée au Pakistan

Benazir Bhutto, lors d'un meeting à Peshawar, le 26 décembre 2007.

Qui était Benazir Bhutto? Portrait

REUTERS/Mian Khursheed ¦ Benazir Bhutto, lors d’un meeting à Peshawar, le 26 décembre 2007.

 

L’ex-Premier ministre pakistanais Benazir Bhutto, 54 ans, l’un des leaders de l’opposition, est morte des suites de ses blessures, après l’attentat-suicide qui a visé un de ses meetings, à Rawalpindi dans la banlieue d’Islamabad, à deux semaines des élections législatives. Les corps d’au moins 22 personnes ont été retirées du lieu de l’attentat, et au moins 56 personnes ont été transportées dans divers hôpitaux, dont Benazir Bhutto qui y est décédée des suites de ses blessures, a indiqué un responsable des services des secours.

Accompagnée des autres dignitaires de son parti, Benazir Bhutto était en train de quitter les lieux quand le kamikaze s’est rapproché. Il aurait tiré quelques coups de feu, avant de faire sauter la bombe qu’il portait sur lui. Selon la chaîne de télévision Ary-One, Benazir Bhutto a été touchée par une balle dans le cou, avant l’explosion.

Nous vous informons dès que nous avons du nouveau, n’oubliez pas de rafraîchir ici…

«Quand les responsables du parti, dont Bhutto, ont commencé à partir, un homme a essayé de se rapprocher, il a tiré des coups de feu et s’est fait sauter», a raconté à Reuters Yaseen, un policier présent sur place.

«Il s’agissait d’un attentat-suicide, un kamikaze a fait exploser la bombe qu’il portait sur lui alors que les gens quittaient le meeting», a précisé à l’AFP le porte-parole du ministère de l’Intérieur, Javed Cheema.

Quelques images tournées juste après l’attentat ici

Un attentat bien embarrassant pour les autorités, d’autant qu’il a eu lieu à Rawalpindi, une ville garnison réputée très sûre.

170 morts en 2007

Ce drame est le dernier d’une série record d’attentats-suicide dans l’histoire du Pakistan, qui ont fait plus de 170 morts en 2007.

Le plus meurtrier, pour l’heure, avait déjà visé une manifestation du parti de Benazir Bhutto: le 18 octobre, deux kamikazes avaient tué 139 personnes dans un gigantesque défilé de sympathisants qui célébraient, à Karachi, la grande ville du sud, le retour de l’ex-Premier ministre de six années d’exil.

Kamikazes

Benazir Bhutto avait échappé aux kamikazes parce qu’elle se trouvait à l’intérieur d’un camion blindé en tête du défilé. Un «avertissement» selon un spécialiste de la région, interrogé par 20minutes.fr.

Mercredi, la police avait déjà arrêté un garçon de quinze ans portant une bombe, qui tentait d’assister à un meeting de Benazir Bhutto.

Fusillade

Le même jour, quatre personnes ont été tuées dans une fusillade lors d’un meeting de Nawaz Sharif, autre leader de l’opposition, toujours à Rawalpindi.

La police pakistanaise a dispersé à coups de bâton et de gaz lacrymogène une manifestation à Peshawar après l’assassinat de Benazir Bhutto. Le chef de l’Etat pakistanais, Pervez Musharraf, présidait jeudi soir à Islamabad une réunion d’urgence. Il a appelé à «la paix» au Pakistan. Le chef de l’Etat a aussi demandé à ses concitoyens de rester calmes pour «que les desseins diaboliques des terroristes soient mis en échec».

REUTERS/Mian Khursheed ¦ Benazir Bhutto, lors d’un meeting à Peshawar, le 26 décembre 2007.

 

P. K. (avec agences)

20Minutes.fr, éditions du 27/12/2007 – 13h25

dernière mise à jour : 28/12/2007 – 14h12

Kouchner ira au Pakistan pour « témoigner de la solidarité » de la France 20minutes.fr

 

Lundi 31 Décembre 2007 mise à jour 02h21

 20minutes.fr

 

Kouchner ira au Pakistan pour « témoigner de la solidarité » de la France

Le chef de la diplomatie française Bernard Kouchner, le 24 décembre 2007 à New Delhi

Manan Vatsyayana AFP/Archives ¦ Le chef de la diplomatie française Bernard Kouchner, le 24 décembre 2007 à New Delhi

 

Le ministre français des Affaires étrangères Bernard Kouchner a déclaré dimanche qu’il se rendrait au Pakistan à la demande du président Nicolas Sarkozy afin de « témoigner de (la) solidarité » de la France après l’assassinat de Benazir Bhutto qu’il a qualifié de « dégueulasse ».

« L’objet est très clair, c’est de témoigner de notre solidarité, d’abord évidemment à la famille de Benazir Bhutto, à son parti, mais aussi à l’ensemble du Pakistan » et leur dire « de ne pas accepter le terrorisme, de ne pas accepter que le règlement des crises politiques soit simplement l’assassinat », a déclaré M. Kouchner à la presse en marge de la visite en Egypte de M. Sarkozy.

« C’est insupportable, même si dans ce pays nous avons l’habitude, même si c’est proche de l’Afghanistan, même s’il y a un certain nombre de communautés pour qui ça n’est pas nouveau », a-t-il ajouté.

« Est-ce qu’il n’y a pas à se lever et à tous crier que ce n’est plus supportable ? », a poursuivi Bernard Kouchner, qualifiant l’assassinat de la dirigeante de l’opposition pakistanaise de « massif », « flagrant », « dégueulasse ».

« Nous devons, nous la France, qui nous déclarons contre le terrorisme et en faveur de l’islam modéré (…) témoigner, il faut s’incliner sur la tombe de cette femme, il faut y mettre le nom du président de la République française et il faut évidemment rencontrer les autorités », a poursuivi le chef de la diplomatie française.

Selon M. Kouchner, il faut également essayer « de faire pression pour que les élections aient lieu ».

« Quand, je ne sais pas, ce n’est pas à nous de le dire, mais que les élections aient lieu. Le vrai combat contre le terrorisme passe par la démocratie », a-t-il insisté. « Ce qu’il faut, c’est que vraiment des élections aient lieu dans des conditions de calme, des conditions de moindre violence ».

Le porte-parole de l’Elysée David Martinon avait auparavant annoncé que Bernard Kouchner se rendrait au Pakistan « dans les quarante-huit heures », à la demande de Nicolas Sarkozy.

Le président français s’est entretenu dimanche depuis Le Caire avec son homologue pakistanais Pervez Musharraf, à qui il a « témoigné de l’amitié et de la solidarité de la France et des Français à l’égard des Pakistanais confrontés une nouvelle fois à la violence terroriste », selon M. Martinon.

Le Pakistan est plongé dans une grave crise politique depuis l’assassinat jeudi de l’ex-Premier ministre Benazir Bhutto.

Des violences et émeutes ont éclaté depuis, laissant planer l’incertitude sur la tenue d’élections législatives et provinciales à la date fixée du 8 janvier.

Manan Vatsyayana AFP/Archives ¦ Le chef de la diplomatie française Bernard Kouchner, le 24 décembre 2007 à New Delhi

 

© 2007 AFP

20Minutes.fr avec AFP, éditions du 30/12/2007 – 16h18

dernière mise à jour : 30/12/2007 – 20h49

Benazir Bhutto a laissé un message posthume 20minutes.fr

20minutes.fr

Lundi 31 Décembre 2007 mise à jour 02h14

Benazir Bhutto a laissé un message posthume

Benazir Bhutto, peu avant sa mort dans un attentat suicide, à Rawalpindi le 27 décembre 2007

Aamir Qureshi AFP ¦ Benazir Bhutto, peu avant sa mort dans un attentat suicide, à Rawalpindi le 27 décembre 2007

 

Un message de Benazir Bhutto, leader de l’opposition pakistanaise et ex-Premier ministre tuée jeudi dans un attentat, sur l’avenir de son parti sera lu dimanche par son fils, a annoncé son mari Asif Ali Zardari dans une interview à la BBC samedi.

«Elle a laissé un message pour le parti (le Parti du Peuple Pakistanais, PPP) et a laissé un testament, et nous nous en occuperons demain après le troisième jour (de deuil officiel)», a déclaré le veuf à la radio BBC4. «Nous avons convoqué une réunion et son testament sera lu ainsi que les instructions qu’elle a laissées», a-t-il précisé.

«Conscients des dangers qu’elle bravait»

Asif Ali Zardari a expliqué que Benazir Bhutto avait préparé en détail l’éventualité de sa mort, et avait changé son lieu d’inhumation récemment. Elle a décidé de se faire enterrer près de la tombe de ses ancêtres plutôt que celle de son époux comme prévu précédemment, après un premier attentat la visant à son retour au Pakistan.

Interrogé sur son intention de prendre la tête du parti, Asif Ali Zardari a répondu : «Cela dépend du parti et dépend de son testament». L’homme d’affaires s’est dit «accablé» par la mort de son épouse. Elle était «plus que la vie». «J’ai vu beaucoup de tragédies dans ma vie (…) mais rien ne m’a accablé à ce point», a-t-il confié.

«Nous étions toujours conscients des dangers qu’elle bravait mais d’une certaine façon nous espérions qu’elle réussirait et pas eux — les terroristes et les gens qui soutiennent les terroristes», a-t-il observé.

Aamir Qureshi AFP ¦ Benazir Bhutto, peu avant sa mort dans un attentat suicide, à Rawalpindi le 27 décembre 2007

Avec agence

20Minutes.fr, éditions du 29/12/2007 – 11h04

dernière mise à jour : 29/12/2007 – 11h09

Facebook, the-place-to-be [20 minutes]

Classé dans : ACTU GENERALE,AFRIQUE ET DIASPORA,AUTRES REPORTAGES — tebawalito @ 3:09

20minutes.fr

Lundi 31 Décembre 2007 mise à jour 02h04

 20minutes.fr

Facebook, the-place-to-be

L'interface Facebook

DR ¦ L’interface Facebook

 

«Tu es sur Facebook, toi?». Si vous répondez «c’est quoi, Facemachin?», vous perdez cent points dans l’estime de celui qui vous a posé la question. Car Facefook est le nouveau réseau social en ligne où il faut être. A la mi-juin, la communauté Facebook compte près de 30.000 d’internautes actifs. Aux Etats-Unis, 85% de la population estudiantine en est membre, selon le blogueur Francis Pisani.

Pour quoi faire?

Mais Facebook n’est pas qu’un site où l’on fait copain-copain. C’est aussi – et c’est son principal avantage – une plate-forme où l’on insère des applications pour écouter de la musique (Last FM), visionner ses photos (avec Flickr), connaître les dernières infos sur l’actu (Netvibes) ou chater avec vos amis via une messagerie instantanée (Meebo). En tout, plus de 300 applications sont disponibles.

Autres activités possibles: acheter ou vendre son lit sur la «market place» et créer des groupes un poil absurdes (voir celui de ceux qui ne boivent leur soda qu’à la bouteille), politiques («ensemble, c’est tout», le groupe UMP) ou professionnels comme (les groupes sur les nouvelles technologies sont pléthores).

Facebook VS Myspace

De quoi supplanter Myspace? Côté design, pas l’ombre d’un doute. Interface épurée et fonctionnelle pour Facebook, style baroco-mauvais goût pour Myspace.

Quel genre de public trouve-t-on? Facebook joue la carte réseau professionnel à fond, quand Myspace s’est fait une spécialité du monde musical.

La déferlante

La puissance de Facebook tient aussi au formidable buzz qui s’est orchestré autour du site depuis septembre aux Etats-Unis, et depuis fin mai en France. «Facebook est la plateforme la plus virale de l’histoire de l’informatique», lit-on ici.

Cela tient aussi à la facilité avec laquelle on peut avertir ses contacts que l’on a un profil sur Facebook. Un seul clic suffit et hop, voilà tout votre carnet d’adresses au courant.

DR ¦ L’interface Facebook

Alice Antheaume

20Minutes.fr, éditions du 13/06/2007 – 16h56

dernière mise à jour : 24/07/2007 – 16h27

Benazir Bhutto, l’icône anti-islamiste du Pakistan [20 minutes]

Classé dans : ACTU GENERALE,FEMMES NOIRES ET FEMMES DU MONDE,GEOPOLITIQUE — tebawalito @ 2:51

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Lundi 31 Décembre 2007 mise à jour 01h45

Mon 20minutes.fr

 

Benazir Bhutto, l’icône anti-islamiste du Pakistan

Benazir Bhutto arrive à Nice, le 6 novembre 1985.

 

Sur le même sujet

AFP ¦ Benazir Bhutto arrive à Nice, le 6 novembre 1985.

 

Benazir Bhutto, qui a été tuée jeudi dans un attentat-suicide deux mois après son retour d’exil, était l’unique femme à avoir jamais dirigé la République islamique du Pakistan.

En revenant au pays, la «Fille de l’Orient» (c’est le titre de son autobiographie) espérait reconquérir le pouvoir. Avec comme projet de lutter contre les islamistes, en autorisant notamment les Américains à bombarder les zones tribales frontalières avec l’Afghanistan. Juste avant de rentrer, elle avait ainsi lancé: les islamistes «essaient de s’emparer de mon pays et nous devons les en empêcher». N’hésitant pas à les défier: «Je ne crois pas qu’un vrai musulman puisse lancer une attaque contre moi, car l’islam défend d’attaquer les femmes.»

Une femme courageuse et «glamour»

Premier ministre à deux reprises, entre 1988 et 1996, elle fut un symbole en Occident, en tant que première femme chef du gouvernement dans l’histoire contemporaine du monde musulman. Elle est alors, à 35 ans seulement, une femme courageuse et «glamour» à la tête du pays. Le Pakistan, depuis son indépendance en 1947, a passé plus de la moitié de sson existence sous la coupe de généraux putschistes.

Diplômée d’Oxford et de Harvard, elle est née le 21 juin 1953 à Karachi et avait grandi avec un père devenu un héros du peuple, premier chef du gouvernement issu d’un parti progressiste à avoir tenu tête aux militaires: Zulfiqar Ali Bhutto. Mais, à peine est-elle rentrée de ses études en Occident que son père est déposé par le général Zia Ul-Haq en 1977. Benazir Bhutto est envoyée en prison avec toute sa famille, à 24 ans. Deux ans plus tard, Zulfiqar Ali Bhutto est pendu.

Accusée de corruption

Benazir demeure sous surveillance jusqu’en 1984. Elle est alors autorisé à partir à Londres, où elle devient le leader en exil du mouvement de son père, le Parti du Peuple Pakistanais (PPP). En avril 1986, elle décide de rentrer au pays, où elle est accueillie triomphalement.

La revanche sur les militaires viendra le 17 avril 1988: Zia meurt dans un mystérieux accident d’avion. Huit mois plus tard, le PPP gagne les législatives et Benazir Bhutto devient Premier ministre. Mais, en 1990, son gouvernement tombe, accusé de corruption. En 1993, de nouvelles élections la portent au pouvoir, avant d’être à nouveau démise, pour des accusations similaires. Son époux est emprisonné pour de multiples faits de corruption de 1996 à 2004.

Retour au pays

Certains analystes estiment que la fille prodigue aurait été aveuglée par son mari. Car pour ses défenseurs, elle est issue d’une riche famille de propriétaires terriens à l’abri du besoin et des tentations. De plus, plaident-ils, elle a été élevée dans le respect du pouvoir et de son pays. Toujours est-il qu’elle préfère fuir et s’installer à nouveau à Londres, d’où elle devient l’une des principales opposantes au président-général Pervez Musharraf, qui a pris le pouvoir par un coup d’Etat en 1999.

Cependant, la nécessité de se renflouer financièrement selon ses contempteurs, son ardent désir de servir son pays pour ses admirateurs, la poussent dès juillet 2007 à pactiser avec le «diable»: elle négocie avec Musharraf un futur accord de partage du pouvoir pour les législatives de janvier 2008, lui restant président, elle espérant redevenir Premier ministre.

Un rêve qui a pris fin en moins de deux mois.

AFP ¦ Benazir Bhutto arrive à Nice, le 6 novembre 1985.

Clémence Lemaistre

20Minutes.fr, éditions du 19/10/2007 – 10h59

dernière mise à jour : 27/12/2007 – 16h14

[sozowala] Marche pacifique des étudiants de l’université de Bangui

@yahoogroupes.fr
De: Send an Instant Message  »Louis Gelin »   
Date: Fri, 28 Dec 2007 15:29:01 -0000
Objet: [sozowala] Marche pacifique des étudiants de l’université de Bangui
   

Marche pacifique des étudiants de l’université de Bangui

APA Bangui (Centrafrique) Les étudiants de l\’université de Bangui
ont organisé vendredi une marche pacifique pour réclamer la reprise
des activités académiques bloquées depuis près d\’un mois à cause de
la grève des enseignants, a constaté APA sur place.

Scandant des slogans prônant la «reprise immédiate des activités
académiques pour éviter l\’année blanche», les manifestants, partis
de l\’université , ont marché jusqu’à la primature située à 500 mètres
sur l\’avenue des martyrs, la principale artère qui relie l\’aéroport
de Bangui Mpoko au centre ville.

Devant le siège du gouvernement encerclé par un important dispositif
policier, les responsables de l\’Association des étudiants
centrafricains (ANECA) ont remis au Premier ministre centrafricain
Elie Doté un mémorandum contenant une revendication principale: la
reprise immédiate des activités académiques à l\’université .

«Le droit à l’éducation est le seul et unique objectif de cette
manifestation autorisée par le gouvernement» , a indiqué Serge Magnan,
le président de l\’ANECA qui avait annulé une première manifestation,
lundi dernier, à cause de la fête de noël.

Le 5 décembre dernier, les enseignants de l\’université de Bangui ont
déclenché un mouvement de grève pour exiger le paiement par le
gouvernement du reliquat de leurs frais de vacation et de direction
des mémoires qui représentent globalement à 111 millions de FCFA.

JLG/lmm APA
28-12-2007

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Publication de la circulaire sur les emplois ouverts aux immigrés [le monde.fr]

Publication de la circulaire sur les emplois ouverts aux immigrés

LE MONDE | 28.12.07 | 14h58  •  Mis à jour le 28.12.07 | 14h58

Les emplois « ouverts » sont précisés sur deux listes, publiées en annexes. Elles avaient été présentées le 8 novembre par le ministre de l’immigration, Brice Hortefeux (Le Monde du 9 novembre).

Les ressortissants des nouveaux Etats membres de l’Union européenne, soumis à un régime « transitoire » sur le marché du travail, ont accès à une liste de 150 métiers, couvrant un large éventail de professions dont bon nombre exigent peu de qualification (laveur de vitres spécialisé, bûcheron, etc.).

Destinée aux ressortissants des pays tiers, la seconde liste est beaucoup plus restreinte, « en application du principe de préférence communautaire ». Elle ne répertorie qu’une trentaine de professions exigeant pour la plupart des diplômes de l’enseignement supérieur (cadre de l’audit, informaticien expert, chargé d’études techniques du bâtiment…). Cette liste restreinte pourra cependant, comme l’avait annoncé Brice Hortefeux, être complétée dans le cadre d’« accords bilatéraux de gestion concertée des flux migratoires ».

Seuls les Algériens et Tunisiens ne sont pas concernés par ces nouvelles dispositions. « Le droit au séjour des ressortissants de ces deux pays est régi par des accords bilatéraux spécifiques, explique-t-on au cabinet du ministre. Algériens et Tunisiens pourront parfaitement accéder aux emplois « ouverts » mais la situation de l’emploi pourra toujours leur être opposé. »

Avec la Tunisie, la France a cependant engagé des discussions en vue d’un accord de gestion concertée des flux migratoires. Accord qui pourrait acter d’une liste de métiers ouverts aux Tunisiens.

Laetitia Van Eeckhout

Article paru dans l’édition du 29.12.07.

Nicolas Sarkozy s’adresse aux « capitales arabes » depuis le Caire [le monde.fr]

Nicolas Sarkozy s’adresse aux « capitales arabes » depuis le Caire

Nicolas Sarkozy s'adresse aux 30.12.07 | 20h56



Par Elizabeth Pineau

 

LE CAIRE (Reuters) – Nicolas Sarkozy a fait dimanche ses premiers pas dans la diplomatie proche-orientale en expliquant au Caire que l’amitié pour Israël était compatible avec une politique arabe, tout en haussant le ton contre la Syrie dans le dossier libanais.

Pour sa première visite officielle dans un pays de cette région depuis son arrivée à l’Élysée, le chef de l’État a répondu à ceux qui, dans le monde arabe, lui ont reproché son amitié affichée avec les États-Unis et Israël.

« Notre position (à l’égard d’Israël) est constante : être un ami fidèle, ce n’est pas être un ami complaisant », a-t-il lancé lors d’une conférence de presse aux côtés de son homologue égyptien Hosni Moubarak.

« Je veux être entendu dans les capitales arabes sur ce discours (…) C’est ma position constante, et ça ne me gêne nullement de le dire ici au Caire », a-t-il insisté.

Nicolas Sarkozy a pris comme exemple la conférence pour les Palestiniens qui s’est tenue à Paris le 17 décembre et a permis de rassembler plus de sept milliards de dollars, « qui montre bien que la partie arabe a confiance ».

Le chef de l’État, qui se rendra en Israël et dans les territoires palestiniens « au printemps », a de nouveau demandé à l’État juif de « faire un effort qui permettrait de prouver que la paix est possible y compris sur l’arrêt de l’implantation des colonies ».

Nicolas Sarkozy, qui s’est entretenu avec le président syrien Bachar el-Assad à plusieurs reprises ces dernières semaines, a déclaré par ailleurs que lui-même et ses collaborateurs cesseraient tout contact avec la Syrie tant que cette dernière ne laisserait pas le Liban se doter d’un « président de consensus ».

« Il n’y a qu’un seul acte qui m’intéresse : l’élection d’un président au Liban. Je jugerai de la respectabilité de chacun en fonction de cette décision-là et pas d’une autre », a-t-il lancé en fin d’après-midi lors d’un rencontre avec des intellectuels et des chefs d’entreprises égyptiens à la résidence de l’ambassadeur de France au Caire.

UN PONT ENTRE L’ORIENT ET L’OCCIDENT

Lors de la conférence de presse, Hosni Moubarak avait lui aussi fait part de son inquiétude.

« Il est impossible qu’un pays arabe reste sans président et reste paralysé pour longtemps », a dit le président égyptien. « Je demande à la Syrie d’intervenir avec sa puissance au Liban pour arriver à trouver un consensus ».

Nicolas Sarkozy a également affirmé l’intention de Paris d’aider financièrement à l’installation d’un tribunal pénal international pour juger les assassins de l’ancien Premier ministre libanais Rafic Hariri, tué à Beyrouth en février 2005.

Au chapitre des relations franco-égyptiennes, Nicolas Sarkozy a souligné combien comptait pour lui d’avoir avec Hosni Moubarak, au pouvoir depuis 1981, des relations aussi bonnes que celles que le raïs de 79 ans entretenait avec ses prédécesseurs Jacques Chirac et François Mitterrand.

Il a dit apprécier « la modération qui est la sienne sur tous les dossiers où il privilégie le dialogue, le consensus, la rencontre, dans une région qui a besoin de paix ».

Soucieux de « permettre aux pays arabes d’accéder à l’énergie du futur », Nicolas Sarkozy a assuré son hôte de « la disponibilité de la France pour coopérer sur les grandes ambitions en matière de nucléaire civil ».

Nicolas Sarkozy a par ailleurs dit avoir obtenu le soutien du Caire à son projet de création d’Union méditerranéenne qui devra « s’organiser autour de projets concrets » – propreté de la mer Méditerranée, nucléaire civil, échanges d’étudiants, etc.

« Ce que nos pères ont été capables de faire en Europe, je veux que notre génération le fasse pour la Méditerranée » a-t-il plaidé plus tard à la résidence de l’ambassadeur de France.

« Ma famille c’est l’Europe, ma famille c’est l’Occident mais je ferai tout ce qui est en mon pouvoir pour que la France soit un pont entre l’Orient et l’Occident », a ajouté le président devant quelques dizaines de personnes, où l’on reconnaissait sa nouvelle compagne Carla Bruni.

Le chef de l’État et la chanteuse s’étaient échappés dans l’après-midi pour aller se promener main dans la main, et sans se cacher des photographes, sur le site des pyramides dans les faubourgs du Caire.

Washington félicite le président kényan, Londres préoccupé [le monde.fr]

Washington félicite le président kényan, Londres préoccupé

Washington félicite le président kényan, Londres préoccupé [le monde.fr] dans ACTU GENERALE 19 30.12.07 | 22h47

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Consultez les dépêches vidéo des agences AFP et Reuters, en français et en anglais.



WASHINGTON/LONDRES (Reuters) – Les États-Unis ont félicité dimanche Mwai Kibaki, proclamé vainqueur de l’élection présidentielle de jeudi au Kenya, et ils ont lancé un appel au calme dans le pays où l’annonce de ce résultat contesté par l’opposition a provoqué des émeutes.

 

En revanche, à Londres, le secrétaire au Foreign Office s’est dit préoccupé par les irrégularités signalées.

Kibaki a été investi pour un second mandat de cinq ans peu après l’annonce de sa victoire, dimanche, par la commission électorale.

Mais l’opposition a annoncé son intention d’organiser lundi une contre-cérémonie d’investiture de son candidat, Raila Odinga, dans un parc public de Nairobi.

« Les Etats-Unis félicitent les vainqueurs et appellent au calme, et ils exhortent les Kenyans à se conformer aux résultats annoncés par la commission électorale. Nous soutenons la décision de la commission », a déclaré Robert McInturff, porte-parole du département d’État.

Il a réitéré la déclaration de samedi du département d’État demandant aux Kenyans de « rejeter la violence et respecter l’état de droit ».

« Quels que soient les vainqueurs de cette élection, nous exhortons les Kenyans de tout l’échiquier politique à coopérer pour faire progresser la démocratie et le développement national », disait la déclaration publiée avant l’annonce des résultats.

A Londres, le secrétaire au Foreign Office, David Miliband, s’est dit préoccupé par les irrégularités dont il a été fait état au Kenya.

« Nous sommes vraiment préoccupés par les irrégularités signalées par les observateurs de l’Union européenne et par d’autres », a dit Miliband.

« Nous invitons tous les dirigeants politiques du Kenya et les institutions démocratiques à coopérer pour répondre à ces préoccupations ».

L’élection était un moment charnière pour le Kenya et il importe que son résultat soit jugé honnête par les Kenyans, a ajouté Miliband.

Les violences qui ont marqué l’élection ne doivent pas se répéter, a-t-il poursuivi, invitant toutes les parties à « régler leurs différends pacifiquement par le dialogue et les procédures d’appel ».

Kim Dixon à Washington et Adrian Croft à Londres, version française Nicole Dupont

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