TEBAWALITO

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30 septembre, 2007

SOZOWALA : PARIS -BANGUI : PETROLE CONTRE BARBOUZES NEGOCE

Classé dans : CENTRAFRIQUE,GEOPOLITIQUE,POLITIQUE — tebawalito @ 17:14
sozowala@yahoogroupes.fr
De: Send an Instant Message  »Louis Gelin »   
 
Date: Thu, 27 Sep 2007 15:54:07 -0000
Objet: [sozowala] Paris-Bangui : Pétrole contre barbouzes

http://www.bakchich .info/article166 4.html

Paris-Bangui : Pétrole contre barbouzes

Négoce | jeudi, 27 septembre 2007

Le président centrafricain, putschiste légalement élu, François
Bozizé a enfin reçu son invitation à Paris. Ce sera pour le 19
novembre prochain si tout va bien. « C’est trop tôt pour confirmer
sur l’agenda du président Sarkozy, on ne fonctionne pas à plus de
cinq jours », s’amuse une secrétaire de l’Élysée. Le rendez-vous est
toutefois capital. Tant pour le maître de Bangui que pour sa Majesté
Sarko Ier, ou du moins pour les fleurons françafricains, Areva et
Total.

Après des années de bons et loyaux services, l’ami centrafricain a
des velléités d’indépendance, l’effronté. À l’image du Niger, qui a –
enfin – brisé le monopole d’Areva sur son exploitation des mines
d’uranium. Bozizé, lui, se paie le luxe de faire mariner le géant
nucléaire français et son acolyte pétrolier Total. Comme l’a raconté
l’excellent Lettre du continent (toujours pillée jamais citée), «
Bozizé a fait, le lundi 16 juillet un bras d’honneur à Paris ». Le
plus simplement du monde, en maintenant son neveu à la tête du
ministère des mines et de l’hydraulique, un neveu honni des patrons
de Total et d’Areva. Pire, le président s’est permis, le 14 juillet
dernier, toujours selon la Lettre du continent, de laisser ses nervis
passer à tabac les gendarmes de l’ambassade de France.

La légende ne dit pas s’ils leurs ont fait siffler la Marseillaise.
Bref une ambiance de franche camaraderie entre la France et la
Centrafrique, avec Paris qui se sent un peu cocu dans l’histoire.
Pour lutter contre les divers rebellions qui prolifèrent dans le
pays, l’Élysée, notamment sous la férule de Chirac, a sorti la grosse
artillerie. Commandos d’opérations spéciales. Le Ier régiment de
Rpima de Bayonne a même été dépêché en décembre dernier pour aider
les forces armées centrafricaines (Faca). Des rotations d’avions de
transports Transall et des Mirages en vol de reconnaissance avaient
déblayé le terrain.

Et une nouvelle nounou, le général Guillou, spécialiste entre autres
du renseignement militaire et des forces françaises sur place, lui a
été octroyé. Tout ça pour ça…

Étrangement, depuis l’été, les COS ont quitté le palais de Bangui.
Une mesure de rétorsion, si tel est le cas, sans grand effet. Sitôt
déguerpis, les Français ont été remplacés par une centaine
d’instructeurs militaires sud-africains, le tout dans un contrat très
officiel de partenariat pour trois. Et au cas où, les Israéliens, via
Philippe Hababou-Salomon, homme d’affaires au CV judiciaire long
comme l’Oubangui, sont prêts à arriver. Plutôt que d’aller plus avant
dans l’épreuve de force, Sarko Ier a dégonflé les muscles et choisi
d’enfin inviter l’ami François qui ne demandait que ça. Au moins, ils
auront bien des sujets de discussion. La palabre françafricaine n’est
pas morte. Ouf

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