TEBAWALITO

blog de la fraternité avec la diaspora noire. Ceux a qui cet appel fait echo, venez et matez mon blog

  • Accueil
  • > Archives pour le Samedi 15 septembre 2007

15 septembre, 2007

LE CRAN S’OPPOSE A L’AMMENDEMENT DU PROJET DE LOI SUR L’IMMIGRATION sur les test ADN pour le regroupement familial

Classé dans : DROIT ET MILITANTISME,POLITIQUE — tebawalito @ 20:34

photocran027patricklozescran2.jpg

Date: Fri, 14 Sep 2007 11:38:52 +0200 (CEST)
Objet: Tests ADN pour le regroupement familial : Le CRAN exige l’abandon …
De: contact@lecran.org  Afficher la fiche contact Afficher la fiche contact
À: contact@lecran.org

Communiqué de presse du 14 septembre 2007   Tests ADN pour le regroupement familial : Le CRAN exige l’abandon d’un amendement qui cible implicitement les migrants africains et qui est porteur de détestables sous-entendus racistes  Le gouvernement envisagerait l’utilisation de tests génétiques pour prouver la filiation dans le regroupement familial.  La commission des lois de l'Assemblée nationale a en effet adopté le 12 septembre dernier, un amendement autorisant le recours aux tests ADN  pour authentifier les filiations lors de la délivrance des visas de plus de trois mois.  Cet amendement a été proposé par le député du Vaucluse Thierry Mariani alors même qu’au nom de la plus élémentaire éthique, les tests  génétiques de filiation sont strictement encadrés par la loi : en vertu de  l'article 16 du code civil, "l'étude génétique des caractéristiques d'une  personne ne peut être entreprise qu'à des fins médicales ou de recherche scientifique".  Il y aurait-il des droits humains différents selon que l’on est  français ou étranger ?  Il se trouve que cet amendement inique s’appuie sur une étude rendue publique en juin dernier et qui cible ouvertement selon son auteur  Adrien Gouteyron sénateur de la Haute Loire, les actes officiels d'état civil fournis par les familles de « certains pays, comme le Sénégal, la Côte d'Ivoire, les deux Congo, le Togo, Madagascar ou les Comores »  Scientifiquement douteux, ces tests sont inadmissibles sur le plan  moral et éthique et ouvriraient la voie à des pratiques inacceptables au  regard du droit français et international.  Le CRAN s'élève avec fermeté contre cet amendement, lourd de  sous-entendus racistes, classiques à l'époque coloniale, puisque relatifs à des  familles africaines dont il serait impossible de déterminer les filiations autrement que par la génétique.  Le CRAN demande au gouvernement de prendre publiquement ses distances  avec cet amendement inadmissible dans une démocratie de droit.    Contact : Patrick Lozès Président du CRAN Tél : 0870 28 47 07 E-mail : contact@lecran.org 

CONTRE LES TEST ADN Lâchez vos comm’sss

ministreumpmariani.jpgMon Dieu quelle déception, OU EST RAMA YADE ? OU EST B.KOUCHNER? Il existe quand même des conventions internationales tel que : le texte ONUSIEN, la Déclaration Universelle des droits de l’homme, la convention Européenne des droits de l’Homme que notre cher pays la France a signé et ratifié. Ces textes par leur existence sont censés  protèger contre de tels dérapages. Ce qui est inconcevable, c’est l’acceptation de son examen par l’assemblée. Sommes nous aveugles? N’y a t-il pas de juristes en droit  international dans ce gouvernement pour rappeler les textes de protections des droits de l’homme et du citoyen ? Que va devenir la vie privée des personnes ? Que va créer dans un couple la découverte d’un enfant adultérin. Si certains etats de l’Europe votent des lois inhumaines comme celles de l’ADN, pour accueillir leurs étrangers, la France qui se prétend le pays par excellence des droits de l’homme, est-elle obligée de s’y aligner ? Au nom de quoi ? De quelle aide maltraite-t-on ainsi les étrangers qui ne demandent rien d’autre :  qu’à se sortir de leur misère, dont pour la plupart certains Etats occidentaux n’y sont pas étrangers? Quel crime commettent-ils à aspirer aux droits fondamentaux les plus basics, auxquels tout être humain peut prétendre ?Prenons par exemple le cas de l’Afrique : est ce que les Africains demandent aux européens de faire un regroupement familial pour se rendre en Afrique ou s’y installer? Est ce que les Africains demandent aux Européens de passer des test d’ADN pour pouvoir vivre avec leurs familles en Afrique ? Il arrive en Afrique, qu’une femme célibataire qui enfante sans le géniteur,  a la possibilité de faire  reconnaître son enfant,  par une personne de sa fratrie, son frère par exemple, ou même un membre ascendant de la famille :  son propre père ou ses oncles tant paternels que maternels. C’est une coutume, qui permet à un nouveau né d’avoir un substitut de père pour mieux se construire en se referant à une  une image paternelle et maternelle. Cette filiation, lui donne aussi des répères pour sa vie future. Monsieur le Ministre MARIANI, vous êtes en train de projetter de violer les conventions internationales, que la France à ratifier. C’est une énormité et une abérrance de votre part.  Votre loi, ne devrait même pas faire l’objet d’examen à l’assemblée. C’est complètement illégal. En instituant des règles anti droits de l’homme vous ne grandissez pas la France et vous rendez votre gouvernement impopulaire.   Tanpis pour le président de la République et tous ceux qui vous ont fait confiance. Refléchissez! Il n’est pas trop tard.

 TEBAWALITO pour vous

LACHEZ PLEINS DE COMMENTAIRES POUR FAIRE RECULER CET AMENDEMENT DU PROJET DE LOI

HOMMAGE A DOUK SAGA ET AUX IVOIRIENS

Classé dans : MES MUSIQUES ELUES — tebawalito @ 18:16

Un grand boucantier DOUK SAGA, nous a quitté il y a quelques mois à la suite d’une longue maladie. Pourquoi m’attarder sur ce petit bout d’homme ? C’est simple petit par la taille, mais grand par l’esprit et la générosité. Sortie de nul part, dans un pays en pleine guerre, Douk SAGA née DOUKOURE Stéphane a créé un style de chanson décoiffant, endiablé, qui pendant cette épreuve difficile imposée par la guerre, a permit aux ivoiriens de garder le moral, la joie de vivre la seule arme, qui leur a éviter de sombrer dans la depression. Lorsqu’on vit un conflit comme celui vécu par la côte d’ivoire ou l’ennemi semblable à Goliath ne dit pas son nom, ou l’angoisse est quotidienne, il aurait fallu un effort surhumain pour tenir. Mais face au Géant Goliath, David le petit à gagner. Ce qui signifie selon différents adages africains tel que : celui de l’elephant et de la mouche que

ce n’est pas parceque l’elephant est aussi gros, qu’il est forcément le plus intélligent ou le plus fort. L’histoire de la mouche, qui pénétra dans la trompe de l’éléphant en est une illustration. Un combat opposait la mouche à l’éléphant, tout le monde croyait que le dernier allait en faire une bouchée. Lors du combat, la mouche avec ses multiples rodéos échappait aux multiples coups de trompe de son adversaire. Rien que cette partie de l’affrontement fini par épuiser l’éléphant et pour en finir, la mouche pénétra dans sa trompe et à force de cogner sa trompe contre les arbres pour l’en faire sortir, l’éléphant fini par s’écrouler et perdre.

cet adage pour dire que les chansons de DOUk SAGA, qui avait l’air de rien, ont impulsé une incroyable force mentale aux ivoiriens, qui leur a permi d’avoir raison de la guerre. Aujourd’hui de sa tombe DOUK SAGA peut-être fièr de son pays qu’il adorait tant.   

ADIEU DOUK SAGA, TU ETAIS UN GEANT A TA FACON. DOMMAGE QUE LE PRESIDENT GBAGBO NE T’A PAS DONNE LA MEDAILLE QUE TU MERITAIS. PUISSE T-IL LE DONNER A TITRE POSTHUME A TON FILS ET SA MERE.

 

Image de prévisualisation YouTubele boucan

 Image de prévisualisation YouTube

Image de prévisualisation YouTube

Image de prévisualisation YouTube

Image de prévisualisation YouTube

Image de prévisualisation YouTube

 douk saga le président des président, le sommet de l’himalaya, il aime les jaloux, ces derniers lui permettent de se corriger

Image de prévisualisation YouTube

ADIEU DOUK LE PLUS GRAND REPOSE EN PAIX

Image de prévisualisation YouTube 

LACHEZ VOS COMMNTAIRES SI VOUS AVEZ AIMEZ CET HOMMAGE

pour vous fait par TEBAWALITO

LE LOBBYING aux USA(source wilkipédia)

Classé dans : THEORIE DANS DIFFERENTES DISCIPLINES — tebawalito @ 9:12

xpce9l13426002lespresidents.jpglobbies, lobbying aux USA et en Europe

Accueil ReturnLiberty

 

Dernière mise à jour 06/01/2007.

 Ce site a pour vocation de chercher de l’information en français sur les USA, tout en renvoyant éventuellement vers des sites US anglophones pour complément d’information.


« A South Florida based lobbying and governmental relations firm providing an array of services to private sector clients that have a need to interact with government ». – unruhconsulting.com
éfinition de lobby par l’Encyclopédie libre Wikipedia
Un lobby est un groupe de pression ou groupe d’interêt ayant pour dessein d’influencer un pouvoir public ou privé afin de refléter un point de vue.
L’origine du mot anglais lobby date du XIXe siècle et désignait les couloirs de la Chambre des communes britannique où les membres de groupes de pression discutaient avec les députés afin de les influencer.
En France, ce terme a une signification essentiellement péjorative, signifiant un groupe de pression plus ou moins secret voulant contraindre les décisions politiques de façon non démocratique.
Aux États-Unis, les lobbies sont institutionnalisés et permettent l’identification des différentes «factions» lors d’un débat. Différents acteurs se regroupent alors pour constituer un lobby. Les lobbies utilisent différents moyens de pressions :
* voix des membres ou sympathisants lors des élections ;
* actions médiatiques ;
* dons aux campagnes électorales ;
* apport intellectuel (via des think tanks) ;
* etc.
Ce système des lobbies est lui-même un débat aux État-Unis où des tentatives de régulation ont été faites pour limiter son aspect financier, accusé selon certains de favoriser une forme de corruption.
L’Union européenne a, dans une certaine mesure, repris ce système de lobbies.

[vous noterez aussi le développement du cyber-lobbying ou e-lobbying. Voir cet article de
L’Institut d’Etudes Politiques de Paris : « Cyber lobbying ou e-lobbylobbying aux USA vu par des Français

Nous avons trouvé la synthèse d’une étude réalisée par une mission économique de la DGTPE, en juin 2004, qui nous semble constituer une mise en situation excellente. Mais elle ne concerne que le monde économique et nous aborderons d’autres aspects du lobbying après ce texte. En fin de page vous trouverez aussi des liens vers des sites traitant des lobbies français, européens et des principaux think tanks français
Nous avons repris des extraits significatifs du rapport de la DGPTE. Leur site propose d’acheter l’édition complète de l’étude pour 120 euros (url ci-dessous)
       Le lobbying aux Etats-Unis : entreprises et associations professionnelles
Le concept d’intérêt général n’existe pas aux Etats-Unis : c’est la somme des intérêts particuliers, ou plutôt l’équilibre atteint entre eux, qui reflète de facto une forme d’intérêt général. Le lobbying est ainsi une véritable exception américaine : 6000 organisations et 25 000 lobbyistes sont ainsi enregistrés à Washington DC ! Et des dispositifs similaires existent au niveau des 50 Etats américains …
Ces luttes d’influence sont souvent caricaturées dans la presse. Le lobbying fait pourtant l’objet d’un cadre juridique précis. Le Lobbying Disclosure Act de 1995 impose des obligations d’enregistrement auprès du Congrès des Etats-Unis, et de transparence sur les actions réalisées. Des règles spécifiques s’appliquent également aux présents et cadeaux. Enfin, les entreprises étrangères sont concernées, tantôt dans le cadre de droit commun, tantôt dans celui du Foreign Agent Registration Act de 1938. Bien sûr, le cadre juridique n’est pas exempt de lacunes, immédiatement exploitées.

Les principaux moyens d’actions des lobbyistes sont de trois ordres (en dehors des politiques de relations publiques et de communication des entreprises) :
- S’unir, au travers des associations professionnelles. Celles-ci sont particulièrement actives et influentes à Washington. Elles offrent aussi un accès à l’information et au lobbying aux PME, qui n’ont pas toujours les moyens de payer les services d’un cabinet d’avocats ou de lobbying.
- Entretenir des relations spécifiques avec le Congrès et l’administration, au travers d’échanges parfois institutionnalisés, souvent informels. La politique commerciale, toujours très disputée au Congrès, est un exemple particulièrement parlant : grâce à de multiples mécanismes de consultation, les associations professionnelles en sont des acteurs à part entière. L’entretien de bonnes relations avec le Congrès est également essentiel (cette ambassade a récemment recruté un Congressional Liaison Officer, et appuie le développement du nouveau French Caucus au sein du Congrès).
- Enfin, peut-être plus que jamais auparavant, l’argent est le nerf de la guerre. Le financement des campagnes électorales, malgré les réformes introduites en 2003, continue d’être d’une grande opacité. Les montants en jeu atteignent des sommets : au 31 mars 2004, le « candidat » Bush affichait un trésor de campagne de plus de 185 millions de dollars, contre 86 millions pour John Kerry, sommes qui n’incluent pas les dépenses des advocacy groups. Les entreprises étrangères peuvent y participer, mais en manifestant
une extrême prudence.[A ce sujet on pourra lire notre page sur le financemement de la campagne présidentielle US de 2004]

Les entreprises étrangères qui commercent ou investissent aux Etats-Unis ne peuvent prendre le risque d’ignorer ces «règles du jeu», habilement exploitées par leurs concurrents. Bien sûr, toutes ne peuvent se permettre des actions d’ampleur souvent coûteuses, en particulier les PME, mais il est essentiel de trouver un moyen d’être bien informé et, le cas échéant, représenté.
Les entreprises françaises sont plus particulièrement concernées : d’une part, le lobbying aux Etats-Unis n’est pas comparable à ce qui existe en France ; d’autre part, les entreprises françaises ont dû faire face au premier semestre 2003 à une forte vague de «French bashing», la crise iraquienne ayant dégradé une image de la France déjà souvent ambiguë. Cette étude pourra les aider à mieux appréhender certaines particularités du marché américain et à élaborer, le cas échéant, une stratégie de lobbying pour mieux défendre ou promouvoir leurs intérêts. La Mission Economique de l’ambassade de France à Washington est bien sûr à leur disposition.

          Le lobbying aux Etats-Unis : les think tanks économiques.
La spécificité du processus de décision publique aux Etats-Unis réside dans l’interaction permanente entre acteurs de la société civile et décideurs politiques. Exception américaine à bien des égards, les « think tanks » (centres de réflexion) constituent un rouage essentiel de ce mécanisme, à l’image de la célèbre Brookings Institution, think tank bipartisan crée en 1927.
Les think tanks ne sont pas juridiquement autorisés à faire du lobbying, tel que ce dernier est défini dans le Lobbying Disclosure Act de 1995, en raison de leur statut d’organisation à but non lucratif. Mais leur influence est pourtant bien réelle !

Composés de chercheurs bénéficiant d’une expérience académique, gouvernementale ou privée, les think tanks diffusent des recherches ou réalisent des activités de conseil sur des sujets économiques, politiques ou sociaux actuels. Ils constituent un pont entre la recherche universitaire et la prise de décision publique, disposant d’une capacité d’initiative et de la capacité à rassembler. Parmi quelques exemples fameux :
- Des think tanks néo-conservateurs comme l’American Enterprise Institute ou la Heritage Foundation formulent depuis une trentaine d’année le programme du parti républicain. Ils ont gagné, à la faveur de la crise irakienne, une visibilité internationale.[A ce sujet voir la liste reprise, en fin de page : Les neo-conservateurs américains]
- Le parti démocrate, traditionnellement moins bien représenté en ce domaine, ne s’y est pas trompé : les élections se gagnent sur des idées. L’ancien directeur de cabinet du Président Clinton a crée, en octobre 2003, le Center for American Progress, pour y remédier.
- L’influence des think tanks se retrouve tant dans les politiques macro-économiques (l’Institute for International Economics serait à l’origine du « consensus de Washington ») que micro-économiques (OGM, reconstruction de l’Iraq, etc)
[On peut aussi consulter
la liste de think thanks reprise sur le site Wikipedia]

Les entreprises ayant une stratégie d’ensemble aux Etats-Unis ont intérêt à connaître le monde des think tanks. Elles pourront en tirer partie pour promouvoir leurs idées ou dans le cadre d’une stratégie de communication (contribution financière, «sponsoring» d’événements, groupes de travail thématiques, appel à des services de conseil). Tout en sachant que les think tanks ont le souci de préserver leur indépendance financière et éditoriale.

Un cadre juridique souple et des moyens importants expliquent la vigueur des think tanks américains. Leur influence est multiple : visibilité auprès des médias et du Congrès ; influence informelle, à travers leur proximité géographique et humaine avec l’administration et des actions de quasi-lobbying ; internationalisation progressive, quoique encore limitée. L’image économique de la France auprès des think tanks est variable, franchement négative pour les think tanks les plus idéologiques, et reste en tout cas perfectible

Lien vers la « page PDF » présentant l’étude : missioneco.org/etatsbbying aux USA vu par des Canadiens

La vision du lobbying qui suit nous est donnée par l’Ecole de la Fonction Publique du Canada dans l’optique de la promotion des intérêts du Canada aux États-Unis. En voici un extrait :

Une véritable armée d’«influenceurs» est présente à Washington, DC, pour informer et éduquer les législateurs et les autres décideurs et, en dernier ressort, changer leur opinion. Selon l’Encyclopédie des associations, il existe 23 000 groupes officiels aux États-Unis, et plusieurs d’entre eux ont leur siège social à Washington, DC, avec l’objectif principal d’influencer la politique publique. Ces groupes incluent les groupes d’intérêts en matière économique (p. ex. la Chambre de commerce des États-Unis d’Amérique, la National Association of Manufacturers), les groupes de défense de l’intérêt public (p. ex. la League of Women Voters, le Environmental Defense Fund), les groupes d’intérêts gouvernementaux (p. ex. la National Governors Association, la National League of Cities) ainsi que les groupes d’intérêts de nature idéologique, sur les droits civils, sur des revendications spéciales et en matière de religion. De plus, plus de 50 000 avocats, des milliers de lobbyistes enregistrés et non enregistrés, ainsi que d’autres consultants dans les domaines politiques et des affaires publiques sont en poste dans la capitale américaine. Enfin, il y a du personnel diplomatique venant de pratiquement tous les pays qui travaille dans la capitale.
À cause du rôle prépondérant du Congrès dans l’élaboration des politiques, les efforts de lobbying des groupes d’intérêts sont souvent axés sur cet organisme. Les lobbyistes témoignent aux audiences des comités, fournissent de l’information aux membres de ces puissants comités et, contrairement à la situation dans le régime politique canadien, rédigent même parfois les lois. Les membres des comités partisans au sein du Congrès américain, comités qui n’existent pas dans le régime politique canadien, jouissent d’une très grande influence, et on compare celle-ci à l’influence exercée par les sous-ministres. Pour les lobbyistes, la manière la plus efficace d’influencer les membres du Congrès est d’expliquer l’importance d’un projet de loi pour les électeurs de ce représentant élu ou pour son État d’attache.

Aux États-Unis, les organismes de réglementation, comme la Commission fédérale des communications ou la Food and Drug Administration prennent aussi des décisions importantes en matière de politique publique. Les lobbyistes ou les avocats des groupes d’intérêts, en particulier ceux qui représentent les entreprises ou les associations commerciales, utilisent les mêmes stratégies avec ces organismes que celles qu’ils utilisent avec le Congrès. L’élaboration d’une réglementation est un processus qui comprend de multiples étapes incluant l’ébauche initiale, les audiences et la présentation de commentaires, ainsi que la présentation de la réglementation finale. Les groupes d’intérêts participent à toutes ces étapes : ils témoignent devant les responsables des audiences administratives, présentent des commentaires ou déposent des mémoires et rédigent l’ébauche de la réglementation en vertu de laquelle les clients devront fonctionner. On utilise souvent le terme « triangle d’airain » pour décrire les liens entre les comités du Congrès, les organismes administratifs dont les ressources financières sont déterminées par les comités, et les lobbyistes qui travaillent étroitement avec ces deux groupes.

Quelles sont les conséquences de cette relation étroite entre les lobbyistes nationaux et les représentants gouvernementaux américains sur les gouvernements étrangers comme celui du Canada ? Premièrement, les représentants canadiens doivent reconnaître l’influence du secteur privé sur la politique publique américaine. Les membres du Congrès sont beaucoup plus intéressés à protéger les emplois (et donc les votes) de leurs électeurs que ceux d’un autre pays. Deuxièmement, cette situation signifie que les gouvernements canadiens doivent souvent trouver des entreprises et des organisations locales américaines qui partagent les intérêts des Canadiens sur des sujets précis. Selon la déclaration d’Allan Gotlieb, ancien ambassadeur du Canada aux États-Unis,  «un bon allié au niveau interne aux États-Unis vaut bien une centaine de notes de protestations envoyées au département d’État».
Le Canada a souvent utilisé cette stratégie. Par exemple, en ce qui a trait au différend qui existe toujours au sujet du bois d’œuvre, on a consacré des efforts pour travailler avec des associations américaines de constructeurs de maisons et de travailleurs du domaine de la construction, deux associations qui profitent des bas prix du matériel de construction et de l’augmentation de la demande en construction de maisons. Un autre exemple : les constructeurs de véhicules automobiles américains ont été les principaux alliés du Canada dans la bataille pour garder les frontières ouvertes, car ils avaient besoin des pièces fabriquées au Canada dans leur processus de production juste-à-temps. Donc, l’expérience démontre que la manière la plus efficace de promouvoir les intérêts du Canada, en particulier dans le cas de problèmes litigieux en matière de commerce, est de trouver un allié américain puissant dans le secteur privé. De plus, il est souvent plus efficace de travailler avec des groupes de lobbyistes très ciblés, comme des producteurs ou des fournisseurs, qu’avec des organisations à vocation très générale, comme les groupes de consommateurs.

La nature dispersée de la prise de décision au sein du régime politique américain signifie qu’aucun pays étranger ne peut se permettre de consacrer toutes ses énergies à un seul canal de communications pour établir ses relations, que ce soit par l’intermédiaire du président, du personnel de la Maison-Blanche, des membres du Congrès et de leurs employés, du personnel affecté aux comités du Congrès, du département d’État, des ministères sectoriels ou des groupes d’intérêts pertinents. La question cruciale pour n’importe quel pays étranger consiste à déterminer le niveau d’énergie approprié à consacrer à chacun de ces canaux et à quel moment précis au cours du processus de prise de décision. Ces décisions seront fonction de la nature de la question à l’étude

Ceci n’est qu’un extrait de la page « Promouvoir les intérêts du Canada aux États-Unis : Guide pratique à l’intention des fonctionnaires canadiens »       rès (03/2006)
L’ex-lobbyiste Jack Abramoff, proche du parti républicain, déjà condamné à six ans de prison dans une affaire d’achat frauduleux de bateaux-casinos a aussi plaidé coupable en janvier 2006 d’escroqueries et fraude fiscale, pour avoir détourné des millions de dollars reçus de tribus indiennes dont il était censé défendre les intérêts dans la capitale fédérale. Il a conclu un accord avec la justice à Washington dans le cadre de cette deuxième affaire, promettant d’exposer le système de trafic d’influence et de corruption active qu’il avait mis en place au Congrès.
Une vingtaine de membres du Congrès seraient dans la ligne de mire des juges, pour avoir profité des largesses de M. Abramoff, dont Tom DeLay, l’ancien puissant chef de la majorité républicaine à la Chambre des représentants.
Ces scandales ont poussé le président George W. Bush et plusieurs parlementaires à reverser des fonds qu’ils avaient reçus de Jack Abramoff.
Extrait AFP 29/03/2006
yahoo.com ( lien yahoo valide quelques semaines)
                     Le président républicain à la Chambre mis en cause (25/05/06)
Selon la chaîne de télévision ABC News, le président républicain de la Chambre des représentants américaine, Dennis Hastert, fait l’objet d’une enquête pour corruption de la part du FBI dans le cadre de l’affaire Abramoff. Le FBI enquête notamment sur les raisons qui ont poussé M. Hastert à écrire il y a trois ans une lettre au secrétaire à l’Intérieur lui demandant de bloquer la construction d’un casino sur une réserve indienne. Ce casino aurait concurrencé le casino d’autres tribus indiennes… représentées par M. Abramoff.
                            Perquisition au Capitole contestée par les républicains et les démocrates
M. Hastert a vivement protesté contre une intervention du FBI au Congrès. Il a notamment réclamé que le FBI rende les documents et objets saisis entre samedi et dimanche dans le bureau du démocrate William Jefferson, soupçonné de corruption. «Nous n’essayons pas de protéger qui que ce soit, mais nous voulons protéger les prérogatives de la Chambre garanties par la Constitution», a déclaré M. Hastert.
Selon certains médias, M. Hastert a été tellement furieux de l’intrusion de la police dans les locaux du Congrès qu’il aurait exprimé sa colère personnellement au président George W. Bush au moins trois fois.
Cette perquisition menée serait la toute première jamais menée par la police dans des locaux du Congrès depuis la fondation du pays. Elle violerait «des principes constitutionnels (qui) n’ont pas été conçus par les Pères fondateurs (des États-Unis) pour mettre qui que ce soit au-dessus des lois, mais pour protéger le Congrès et le peuple américain d’abus de pouvoir», a estimé M. Hastert dans un rare communiqué co-signé avec la chef de file des démocrates, Nancy Pelosi.
AFP 29/03/2006
cyberpresse.ca [durée de vie lien cyberpresse ?]

Les démocrates majoritaires au Congrès veulent clarifier (05/01/07)
Les Démocrates veulent introduire davantage de transparence dans le fonctionnement du Congrès, au vu d’une série de scandales qui ont notamment mis au jour l’influence excessive exercée par les lobbies sur certains parlementaires.
La Chambre a ainsi approuvé un train de mesures visant à réformer les relations entre les parlementaires et les groupes de lobbying, et le Sénat devrait lui aussi se pencher prochainement sur le dossier.
« Notre premier ordre du jour est donc de faire adopter la réforme de l’éthique la plus stricte de l’histoire », a lancé Nancy Pelosi.
L’objectif final étant de réduire l’influence des lobbies (groupes de pression) sur les parlementaires en limitant notamment le financement direct ou indirect des déplacement, en interdisant les cadeaux, ou en exigeant une publicité plus grande des articles de loi en faveur de certains groupes (clientélisme);
AP 04/01/2007
yahoo.com

Reuters 05/01/2007 yahoo.com [lien Yahoo valide quelques semaines]

Etat des lieux du lobbying « politique » aux USA en janvier 2006
A l’occasion de ce scandale, le journal « le Figaro » publiait en janvier 2006 un intéressant état des lieux
34.785 : Le nombre d’agences de lobbying répertoriées à Washington a plus que doublé depuis 2000, passant de 16.342 à 34.785 en 2005.
2,1 milliards de dollars : L’argent dépensé par les entreprises et les groupes de pression pour défendre leurs causes au Capitole et auprès de l’administration a aussi grimpé en flèche, de 1,6 milliard en 2000 à 2,1 milliards de dollars en 2004.
300 000 dollars de salaire : Certaines firmes ont augmenté leurs tarifs de 100% et engagent à des salaires de départ de 300.000 dollars par an. Environ la moitié des anciens élus quittant le Congrès deviennent lobbyistes.
Trois facteurs expliquent ce succès, selon les experts : l’augmentation des dépenses fédérales, passées de 1.790 milliards à 2.290 milliards de dollars entre 2000 et 2004 (l’objectif étant d’obtenir une part du gâteau), la tendance «pro-business» de la majorité républicaine au Congrès et la reconnaissance des profits potentiels par les entreprises. Ainsi, Hewlett-Packard a pratiquement doublé son budget de lobbying en 2004 (734.000 dollars) et engagé la célèbre agence Quinn Gillespie & Associates pour faire passer au Congrès une législation spéciale qui lui a permis de rapatrier 14,5 milliards de dollars de profits de ses filiales à l’étranger en économisant des millions de dollars d’impôts.


Ph. G. 04/01/2006
lefigaro.fr (validité du lien très court)
____________________________________________ational Rifle Association (NRA)

Cela n’avait surpris personne. Le puissant lobby des armes, la National Rifle Association (NRA), lors de son 133e congrès annuel, en 2004, avait clairement appelé à voter Bush. Forte de ses 3,5 à 4 millions de membres cette association a sans doute pesé lourdement sur le vote de novembre 2004. la National Rifle Association s’est faite un défenseur acharné du deuxième amendement de la constitution américaine qui énonce le droit du peuple à posséder et porter des armes.

- Une page archive du parti démocrate (en anglais) reprend notamment le chiffre de 3,4 millions d’adhérents le 21/12/ 2003. Gun Lobby (une autre source Stopinfo.com dont le lien n’est plus en ligne donnait 4 millions de membres en 2004)
- Le site de la National Rifle Association
NRA
- Un site américain anti-NRA. Stop the NRA
- En français un texte (au format PDF), émanant d’un membre de l’Institut universitaire de hautes études internationales de Genève, qui nous parle de la stratégie internationale de la National Rifle Association et examine l’attitude des organisations non gouvernementales sur le sujet des armes légères. Y est abordé notamment le  rôle qu’ont joué les ONG (dont la NRA) en 2001 lors de la Conférence des Nations Unies sur le commerce illicite des armes légères.
- Un billet du blog francophone « Inside The USA » (08/2005) qui recence quelques actions de la NRA en 2005
- En ce qui concerne la problématique des armes aux USA, nous y consacrons un chapitre à la page
Faits de société aux USA en 2005
Exemples de lobbies communautaires

Lorsqu’on parle de lobby aux Etats-Unis, outre le lobbyng industriel ou social (lobby gay, lobby anti-avortement…) viennent à l’esprit des lobbies plus communautaires. Les différentes églises mènent bien entendu des action de lobbying [voir notre page In god we trust pour le lobbying religieux] De plus outre les puissants lobbies des communautés hispaniques-américains et asiatiques-américains parle-t-on par exemple de lobby noir américain,  de lobby juif américain et plus récemment du lobby des « personnes agées ». En ce qui concerne le lobby juif on évoquera plutôt un lobby pro-israélien… Pour ce qui est des Noirs, la présence de C. Rice à de hautes fonctions nous semble un résultat direct du travail entamé depuis des décennies par les lobbies noirs américains
Nous avons réunis quelques liens concernant ces trois exemples

Lobby noir
-
Un dossier (huit pages) qui retrace l’histoire, notamment, du mouvement pour les Droits civiques américain incarné par Martin Luther King, des Black Muslims (Malcom X), du Black Power, du Black Panther Party, du combat d’Angela Davis et du « dilemme de l’affirmative action ». Le combat noir américain depuis 1960
- Le site de la NAACP, plus ancien groupe de défense des droits civiques (Association nationale pour le progrès des gens de couleur – National Association for the Advancement of Colored People)
- Un intéressant texte, où il est beaucoup question de jazz, Marginalité et exclusion des Noirs aux U.S.A
- Une réflexion dans « Le Monde diplomatque » (mai 2006) sur Approches américaines de l’histoire de l’esclavage
- On notera aussi qu’en avril 2006 l’Alabama a voté une loi permettant la réhabilitation de Rosa Parks condamnée pour avoir refuser de céder sa place de bus à un blanc en décembre 1955. Ont également été réhabilités de nombreux activistes s’étant opposés à la ségrégation dont les casiers judiciaires sont entachés par des « actes de désobéissance civile » perpétrés dans le cadre de leur lutte pour les droits civiques des noirs.
-
  Une interrogation lancinante pour les afro-américains : comment concilier son « américanité » et son « africanité » ? Une idée de « double nationalité »a été avancée lors d’une réunion biennale, le sommet Leon Sullivan, qui rassemblait au Nigeria en juillet 2006, les gouvernements africains et la société civile américaine pour élaborer des plans de lutte conjointe contre la pauvreté en Afrique. Les présidents de douze Etats africains ont participé à cette réunion, ainsi que l’ancien président américain Bill Clinton et le président de la Banque mondiale Paul Wolfowitz.
« Une double nationalité permettrait de lancer un processus de réconciliation spirituelle entre les deux continents après les différences créées par l’esclavage », a affirmé Anthony Archer, un avocat de Californie. « Exactement comme les Américains, quelle que soit leur race, ont un endroit qu’ils considèrent comme leur patrie, je pense que nous devrions avoir un endroit que nous appelons la patrie de nos ancêtres », a souhaité Hope Masters, la fille du militant des droits civiques américain Leon sullivan qui a donné son nom au sommet. « La double nationalité nous aiderait dans cette voie. »
Concrètement, le plus ardu reste de déterminer le pays d’origine des ancêtres africains des Noirs américains d’aujourd’hui, a-t-elle expliqué, étant donné que la traite puis l’esclavage ont privé beaucoup de Noirs de la mémoire précise de leur origine.
On pourrait créer une nationalité globale à l’échelle du continent, supervisée par l’Union africaine, a suggéré Anthony Archer. Sinon, la nationalité pourrait être attribuée par les unions régionales comme la Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) ou la Communauté de développement de l’Afrique australe (CDAA), voire par les Etats eux-mêmes.
Selon Hope Masters, cette idée a déjà séduit plusieurs dirigeants africains. Le président nigérien Olusegun Obasanjo a ainsi invité les Afro-américains à « considérer l’Afrique comme (leur) maison ».
La proposition sera à nouveau étudiée lors du prochain sommet en 2008.
D »après une dépêche AP 21/07/2006
yahoo.com [lien Yahoo valide quelques semaines]
Lobby pro-israélien
- Un texte assez ancien (1989) du « Monde diplomatique » Le poids du lobby pro-israélien aux Etats-Unis
- Un texte de janvier 2005 analysant le travail de l’AIPAC [The American Israël Public Affairs Committee] présenté comme « le principal lobby d’Israël aux Etats-Unis ». Le lobbying de l’AIPAC
- Un billet de mars 2006 sur le blog de la journaliste du Monde, Corine Lesnes (Big Picture), nous présentant un texte de deux auteurs américains, Stephen Walt et John Mearsheimer, publié par la JFK School of Government de Harvard. Il porte sur un sujet tabou: l’influence du lobby israélien sur la politique étrangère américaine. Corine Lesnes résume l’article et fournit une série de liens pertinents dans un billet qui a suscité plus de cent commentaires ! Lobby pro-israélien. On trouvera aussi un résumé très complet, en français, de l’étude sur le sitre du journal « La vie éco » : «The Israel Lobby» : le rapport qui dévoile la partialité des Etats-Unis 14/04/2006 (nous ne connaissons pas la durée de validité du lien).
Après la publication de ce billet sur le blog Big Picture, le journal « Le Monde » a consacré deux articles à ce sujet. Le premier également signé Corine Lesnes :
Une étude américaine critique la politique pro-israélienne des Etats-Unis 23/03/06 (nous ne connaissons pas la durée de validité du lien).
Le second article du Monde présente la réaction de la presse israélienne qui ne se fait guère d’illusion sur la pérennité du soutien inconditionnel américain aux positions israéliennes. Il est signé Gilles Paris : 
La presse israélienne y voit un « signal d’alarme »  23/03/06 (nous ne connaissons pas la durée de validité du lien) Extrait :  » (…) Le quotidien populaire Yediot Aharonot a été le premier à réagir, le 20 mars. Une fois pointés le ton « légèrement hystérique » et des « dérapages qui rappellent les Protocoles des Sages de Sion », un brûlot antisémite du début du XXe siècle, l’article estime pertinente l’analyse selon laquelle les intérêts israéliens et américains ne seraient pas nécessairement convergents. Après la véritable symbiose qui a caractérisé les relations entre George Bush et Ariel Sharon, l’auteur de l’article, Gadi Taub, estime qu’une fois que les Américains seront revenus de la « vision » de M. Bush concernant le Proche-Orient, ils seront mécaniquement conduits à revoir leur politique. Gadi Taub ajoute que la génération qui dirige le « lobby » pro-israélien va bientôt s’effacer. Elle sera remplacée, selon lui, par une nouvelle qui s’est forgée dans l’opposition à la guerre du Vietnam et qui risque d’être autrement plus critique vis-à-vis de la politique israélienne dans les territoires palestiniens. »
                
            Lobby juif, aux Etats-Unis, pour la paix. (10/2006)
L’idée de la formation d’un lobby juif aux Etats-Unis [pour la paix] prend de la vitesse, si l’on en croit un article du Financial Times du 24 octobre 2006, « Jewish lobby for peace with Palestinians gathers pace in US ». Selon le quotidien britannique, « George Soros, le financier et le philantrope serait, selon des amis, prêt à donner son appui à une nouvelle initiative pour une alternative influente qui ferait du lobbying pour un engagement américain et pour une solution négociée fondée sur deux Etats ». Le journal rappelle que le débat sur les relations entre les Etats-Unis et Israël a été relancé par l’étude deux spécialistes des sciences politiques John Mearsheimer et Stephen Walt [voir ci-dessus à propos du lobby pro-isarélien]. En conclusion l’article rappelle que, selon un récent sondage, les Américains seraient très divisés sur le rôle du lobby pro-israélien, 39% croyant qu’il a joué un rôle clef dans le déclenchement de la guerre contre l’Irak, 40% étant persuadés du contraire.
Mais ce lobby aura-t-il le courage d’aller à l’encontre du puissant lobby pro-israélien représenté notamment par le American Israel Public Affairs Committee (AIPAC) ? Selon un blog tenu sur le site du quotidien israélien Haaretz, « What happens when U.S. Jews forward the peace process ? » (Que se passe-t-il quand les juifs américains soutiennet le processus de paix ?), neuf des personnes impliquées dans la création de ce futur lobby ont fait la même réponse : « Nous ne nous opposons à l’AIPAC, mais nous voulons travailler à ses côtés et faire avancer une cause que nous considérons comme importante – encourager un rôle accru des Etats-Unis dans la recherche d’une solution au conflit » Toujours selon le journaliste de Haaretz, la place de George Soros dans cette initiative est contestée car « certains considèrent Soros comme un antisionniste et, dans le passé, il a accusé Israël de provoquer de l’antisémitisme en Europe »
Ceci n’est qu’un extrait du
blog.mondediplo.net 25/10/2006 [certaines phrases ont été raccourcies pour densifier le propos - nous vous conseillons si cet extrait éveille votre intérêt d'aller lire la page du blog du Monde Diplomatique !]
Lobby du gray power (pouvoir gris)
-  Un article de l’hebdomadaire français l’Express de mai 2004 nous apprend que « L’AARP défend les intérêts des Américains de plus de 50 ans, soit 1 sur 4. Un lobby ultrapuissant qui, avec 35 millions d’adhérents, pèse sur la politique, l’économie, la santé… et veut aujourd’hui s’implanter en Europe ». L’article nous apprend notamment que l’American Association of Retired Persons (AARP)  emploie 1 800 permanents, relayés sur le terrain par plus de 250 000 bénévoles et qu’ une équipe de 30 lobbyistes arpentent en permanence les allées du Sénat et de la Chambre des représentants pour son compte.
L’article de l’Express n’est plus en ligne mais on pourra utilement consulter un article de courrier international (1999) repris par
globalaging.org
Le site de l’AARP
Si vous souhaitez faire le point sur l’état du « pouvoir gris » en France (et accessoirement en Europe), piochez dans cette liste de liens concoctée par seniorscopie.com

_________________________________________________________

Une critique acerbe du lobbying dans la capitale de l’Europe

Le texte qui suit est écrit, en juin 2005, avec un ton très marqué à gauche. Nous sommes d’accord, nous partageons la même sensibilité que l’auteur de ce texte dont nous vous présentons quelques extraits significatifs, certaines phrases ayant été allégées et un choix ayant été fait dans les nombreux exemples cités. [les intertitres sont de notre composition]. La totalité du texte est visible sur le site du « grand soir info » à la page legrandsoir.info

Une demande de transparence
Slim Kallas, le commissaire européen chargé des affaires administratives, d’audit et de la lutte antifraude, a annoncé en mars [2005 ?] qu’il préparait une initiative européenne de transparence. Ceci nécessiterait entre autres que les lobbyistes professionnels révèlent les intérêts qu’ils représentent et leurs sources de financement.
Rien de sensationnel à cela, direz-vous. Après tout, la presse regorge d’appels à la transparence et à la responsabilité à l’adresse du secteur public «bureaucratique» et «inefficace».
Dans un discours prononcé devant une école de management, Kallas fit savoir qu’il existait quelque 15 000 professionnels du lobbying à Bruxelles et environ 2 600 groupes d’intérêt qui y disposent de bureaux permanents. Il estima que les activités de lobbying généraient entre 60 et 90 millions d’euros de revenus annuels pour les lobbyistes. Comme il n’existe ni directive ni tenue de registre obligatoire, personne ne le sait vraiment.
Il en est de même pour les organisations non gouvernementales (ONG) dont beaucoup dépendent de fonds publics et qui fournissent peu d’information sur les intérêts qu’elles représentent. Kallas admit que la Commission européenne transférait «pour la bonne cause» plus de 2 milliards d’euros aux soi-disant pays en voie de développement par le biais des ONG dont elle ne sait pas grand-chose. Comme le remarquait Kallas, l’on peut lire sur les sites web de certaines ONG bénéficiant de fonds communautaires que leur tâche principale réside dans le «travail de lobby dans les couloirs de la Commission». «Ou autrement dit, la commission finance des lobbies pour que des lobbyistes professionnels exercent des pressions sur elle.»

L’analyse de l’Observatoire européen des entreprises (CEO)
L’Observatoire européen des entreprises (CEO), un groupe de recherche et de campagne sis à Amsterdam, a rédigé un guide fascinant sur le monde du lobby industriel du Quartier Léopold, les quatre kilomètres carré représentant le quartier de l’UE à Bruxelles, appelé Le quartier européen de Bruxelles. C’est un monde qui reste littéralement inconnu du grand public.
Avec plus d’un millier de groupes de pression auxquels s’ajoutent des centaines de services des relations publiques et de services financiers, des cabinets d’avocats d’affaires offrant leurs services de lobby, des dizaines de «think tanks» (groupe de réflexion) financés par les entreprises ainsi que des centaines de bureaux «d’affaires communautaires», Bruxelles fait concurrence à Washington pour le titre de capitale mondiale du lobbying.
Selon le CEO, soixante-dix pour cent des 15 000 lobbyistes professionnels représentent la grande industrie. Chaque industrie ou secteur imaginable bénéficie d’un groupe de pression. Vingt pour cent représentent des ONG, ce qui comprend aussi les syndicaux, les groupes d’organisation de santé publique, d’environnement, etc. Dix pour cent représentent les intérêts des régions, des villes et des institutions internationales.
L’un des plus grands groupes, Hill & Knowlton, emploie peut-être à lui seul plus de personnes que tous les groupes sociaux et environnementaux réunis qui sont présents sur Bruxelles. Ils font fonction de lobbyistes pour tous ceux qui peuvent se les offrir, associations commerciales et grandes entreprises.
Leur objectif principal est la Commission européenne car elle seule est habilitée à proposer et à élaborer une nouvelle législation pour le Parlement européen.
Les lobbyistes ont aussi pour cible le Conseil des ministres qui est un autre décideur communautaire ayant le dernier mot ­ à huis clos – sur les propositions soumises par la Commission à raison de quatre-vingt-dix pour cent des décisions prises par le Comité des représentants permanents que constituent les ambassadeurs des Etats membres de l’UE et avant même une réunion ministérielle.
Tout dernièrement, avec l’extension des pouvoirs du Parlement européen, il est lui aussi devenu la cible des lobbyistes. A tel point même, qu’en mars 2004, la Société des professionnels en affaires européennes (SEAP) a adressé une lettre au président du Parlement européen pour se plaindre qu’il n’y avait pas assez de sièges et de casques-écouteurs traducteurs pour les lobbyistes. L’on compte près de 5 000 lobbyistes accrédités possédant des laissez-passer leur donnant un accès permanent à tous les immeubles occupés par le Parlement. Alors que le siège officiel est Strasbourg, le Parlement européen compte aussi d’immenses immeubles à Bruxelles.
L’ensemble du processus parlementaire est devenu tributaire des lobbyistes pour la rédaction des résolutions et des amendements au point que Chris Davies, un libéral-démocrate britannique député au Parlement européen, a expliqué lors d’un séminaire de formation de lobbyistes, «J’ai besoin de lobbyistes. Je compte sur les lobbyistes». L’on peut se faire une idée de la perversion de l’ensemble de la culture politique en se référant au rapport rédigé par le CEO et qui reprend les paroles de Davies : «En raison de l’intensité du travail et de la complexité des sujets qui sont à l’ordre du jour au Parlement européen, Davies expliquait qu’il était avide de recevoir des entreprises des amendements spécifiques concernant les propositions de loi. Davies soumet ces amendements au vote du Parlement européen et nombre d’entre elles deviennent loi européenne ».
La « tourniquet des carrières » est un phénomène ordinaire, vu que les membres du Parlement européen ainsi que les eurocrates ne cessent de prendre des fonctions lucratives dans les affaires de lobbying à Bruxelles. L’exemple le plus notoire est certainement au Royaume-Uni celui de Sir Leon Brittan, ancien commissaire européen au commerce extérieur. Il finit par devenir conseiller aux affaires relatives à l’Organisation mondiale du commerce (OMC) au sein de la firme d’avocats Herbert Smith, vice-président de la banque d’affaires internationale UBS Warburg, membre du conseil d’administration d’Unilever et président du comité LOTIS de l’International financial services London (IFSL), un groupe de pression représentant les services financiers au Royaume-Uni.

Les lobbyistes (quelques cas pratiques)
Le CEO énumère un nombre de stratégies de lobbying que la firme Kimmons & Kimmons expose dans l’un de ses stages de formation. C’est une lecture intéressante.
« The Kofi Annan », (« The Kofi Annan ») également connu sous le nom de « Cheval de Troie » ou engagement constructif, signifiant soumettre aux gouvernements un compromis mutuellement acceptable.
« Le bon flic mauvais flic » (« The good cop-bad cop ») où une entreprise ou un groupe adopte une ligne dure et un autre présente une solution de « compromis constructif ».
« Le dentiste » (« The dentist ») par lequel une entreprise ou un groupe qui n’apprécie pas une réglementation essaiera « d’extraire la plus mauvaise dent » d’abord pour revenir au reste plus tard.
« The third party » (le parti tiers) signifie travailler avec les ONG et les syndicats dans le but de trouver un compromis pour régler un conflit.
« Le baudet » (« The donkey ») est la technique des stratégies de la carotte et du bâton en vue de gagner des décideurs clé. Etant donné que la firme prétend que de telles stratégies n’entrent pas « normalement » dans le domaine de la séduction et de la corruption, l’on peut dire à coup sûr qu’elles ont souvent été appliquées.
« L’avion de combat » (« The gunship ») comporte du lobbying agressif incluant des menaces de délocalisation au cas où les projets officiels n’étaient pas abandonnés, et ne devant être employé que si les autres tactiques restaient vaines.

L’une des principales associations industrielles est l’Union des industries des pays de la communauté européenne (UNICE), la confédération patronale européenne. Il n’est donc pas étonnant qu’elle préconise un marché du travail « souple » au sein d’un marché intérieur débarrassé autant que possible de toute « distorsion » physique, technique, fiscale et sociale.
UNICE livre des analyses détaillées et des commentaires sur presque toute politique émanant de Bruxelles. Elle ne se limite pas au lobbying à Bruxelles mais, par le biais des fédérations nationales de ses adhérents, elle pratique également le lobbying des 25 gouvernements nationaux européens. Elle a exigé un moratoire sur toute nouvelle initiative sociale jusqu’à ce que l’UE soit devenue l’économie la plus « concurrentielle » du monde.
L’UNICE et la Table ronde européenne des industriels lancèrent la campagne pour faire de la «compétitivité» l’objectif premier de l’UE ; ce but fut atteint en mars 2000 avec l’Agenda de Lisbonne dont l’objectif est de faire de la compétitivité un élément central de l’UE auquel tous les autres secteurs politiques doivent être subordonnés. A cette fin, l’UNICE exigea et fini par obtenir que l’UE effectue au printemps 2004 des évaluations de l’impact commercial relatif à toute politique communautaire existante et nouvelle. Ceci signifie, suivant l’exemple du Royaume-Uni, qu’il sera impossible d’introduire une loi ou d’adopter une politique qui imposerait aux entreprises des coûts dépassant les bénéfices.Jose Manuel Barroso a annoncé faire de l’Agenda de Lisbonne sa priorité absolue durant sa présidence à la Commission européenne.

Le CEO a également examiné les activités d’une firme de lobbying, Burson-Marsteller. L’une des firmes de relations publiques les plus controversée au monde et qui comptait parmi ses clients récents le Congrès national iraquien d’Ahmed Chalabi, la dictature birmane et la famille royale saoudienne. Burson-Marsteller emploie 45 personnes dont certaines dirigent des «front groups» (groupes de façades) pour le compte d’entreprises. L’un de ces «front groups» est le Forum scientifique et environnemental du brome (BSEF), créé par Burson-Marsteller pour les quatre plus gros producteurs de brome au monde ­ USA, Israël et les entreprises chimiques du Japon ­ qui s’opposent à une interdiction du brome, un additif anti-feu dont les effets secondaires sur l’environnement et la santé sont sérieux. Ils recoururent aux services de Burson-Marsteller quand plusieurs pays européens se mirent à réglementer l’emploi des retardateurs de flamme au brome (BFR) et envisagèrent une interdiction frappant certains de leurs produits. La recherche financée par le «front group» BSEF indique que le brome est bon pour l’environnement car il réduit le feu et donc la pollution. En mai 2003, leurs avocats écrivirent à la presse en les avertissant que « [nos clients] n’hésiteront pas à employer tous les moyens à leur disposition au cas où il y aurait le moindre rapport incorrect ou inexact relatif aux BFRs et qui porteraient préjudice aux affaires de leurs client. » L’année dernière, l’UE annulait l’interdiction d’une espèce de brome.

Un autre puissant groupe est celui du lobby de Biotech, comprenant l’Association européenne des Semences (ESA) et l’Association européenne des Bio-Industries (EuropaBio), un groupe-parapluie de l’ensemble du secteur de la bio-industrie. Quatre des plus importantes entreprises d’agribusiness et de biotech du monde ­ Monsanto, Syngenta, Pioneer (DuPont) et Bayer ­ sont membres de ces deux groupes disposant également de leurs propres bureaux. ESA souhaite voir l’application d’une version atténuée de la directive européenne concernant les semences et qui détermine les seuils pour l’étiquetage des semences génétiquement modifiées (MG). A l’origine, l’industrie biotech avait remporté bien des succès en bénéficiant des politiques qu’elle préconisait, elle se voit à présent confrontée à un retour de manivelle de la part des consommateurs et les gouvernements nationaux ont bloqué tous nouveaux produits. Après des campagnes agressives et coûteuses menées contre des groupes environnementaux, l’industrie a à présent développé plusieurs propositions communautaires importantes sur la «coexistence» entre l’agriculture GM et l’agriculture traditionnelle et organique, et la Directive des Semences qui fixera le seuil au-dessus duquel l’étiquetage sera nécessaire pour les semences GM.

                Think tanks d’entreprises
Il existe des think tanks d’entreprises au même titre que des associations commerciales. L’un des think tanks les plus en vue qui se soit installé à Bruxelles c’est le Centre de politique européenne. Il est financé par l’industrie et met à la disposition des médias l’«expert instantané» prêt à commenter les derniers développements de l’UE.
Le Centre for the New Europe (CNE) est un autre think tank très bien financé et qui est conçu selon les modèles américains ultra-droitiers et très agressifs, le Heritage Foundation et le Competitive Enterprise Institute. Il attaque la politique environnementale de l’UE qu’il déclare être basée sur une « science pourrie »
TechCentralStation, un think tank droitier qui dispose d’un site web (www.techcentrastation.be) financé par Microsoft, Exxon et McDonalds publie des articles écrits par des ultra-droitiers américains et européens qui dénoncent toute législation progressiste encore en dicussion.
Alors qu’autrefois de telles organisations étaient considérées comme marginales, elles font à présent partie du courant général. TechCentralStation par exemple, organise des conférences en collaboration avec le groupe parlementaire chrétien-démocrate du Parlement européen.
D’autres think tanks industriels comprennent Friends of Europe (Les Amis de l’Europe), le Forum Europe et le New Defence Agenda (NDA). Le NDA fait partie du complexe croissant de l’industrie militaire de Bruxelles. Il fut établi en 2003 et est financé par les fabricants d’armes Lockheed Martin et BAE Systems dans le but de promouvoir les dépenses militaires européennes. D’autres groupes de lobbying de l’industrie de l’armement comprennent l’Association européenne des constructeurs de matériel aérospatial (AECMA) et le Groupe européen des industries de défense (EDIG). L’industrie de l’armement met également en avant l’Agenda de Lisbonne et la compétitivité pour plaider sa cause et faire passer les dépenses actuelles de l’UE, qui sont de 3 pour cent, à celles des Etats-Unis qui sont de 6 pour cent du produit national brut (PNB).

Réaction des lobbyistes à la demende de transparence
L’annonce hésitante du commissaire Kallas dans sa quête de transparence de la part des lobbyistes ­ d’après lui, toutes ses propositions peuvent être soumises à discussion ­ a suscité une opposition féroce de la part des groupes même que l’Initiative sur la Transparence s’efforce de réfréner. Contrairement à cette proposition, ils demandent l’autorégulation, des codes de conduite volontaire et la « responsabilisation sociale des entreprises ».
Un porte-parole d’UNICE a fait la réflexion suivante : «Des propositions tendant à plus de réglementation est une absurdité».
Rogier Chorus, de la Société des professionnels des affaires européennes (SEAP), une organisation commerciale regroupant 150 lobbyistes et créée dans le but d’éviter toute forme de réglementation du lobbying, déclara qu’il était «quelque peu intrigué» par la démarche vu que SEAP avait établi un code de conduite éthique volontaire à l’adresse des lobbyistes. Il dit, «A ce stade je ne l’accepterais pas [le registre de divulgation de renseignements]».
D’une manière arrogante, il somma la Commission de «revoir sa copie» en l’accusant de corruption, disant qu’elle ferait bien de balayer d’abord devant sa propre porte en rendant «les fonctionnaires moins vulnérables aux pots-de-vin».
Mettant le monde à l’envers, il dit qu’une divulgation obligatoire du lobbying compliquerait davantage la tâche des groupes d’intérêts plus petits pour se faire entendre. Le fait que les «groupes d’intérêts plus petits», comme par exemple les gens ordinaires ne sont pas en mesure de payer les gros salaires des lobbyistes ne lui est pas venu à l’esprit.
Les membres de SEAP sont tenus de suivre un stage auprès de l’European Training Institute (ETI) concernant leur propre code de conduite. L’on peut se faire une idée de ce qu’un tel stage représente en se reportant à l’interview avec le président exécutif d’ETI, Daniel Guéguen. Selon le CEO, Guéguen prédit des tactiques de lobbying encore plus agressives. Dans une interview récente il dit «Je pense aussi qu’à l’avenir on ira vers des stratégies [de lobbying] de plus en plus dures, vers des approches de l’intelligence économique de plus en plus sophistiquées comportant probablement le recours à des pratiques de manipulation, de déstabilisation, ou de désinformation.»
Le texte originel est de Jean Shaoul
Sur le site 
wsws.org cité par legrandsoir.info Juin 2005

_________________________________________________________

Sites sur les lobbies aux USA, en Europe, en France, au Canada

En Français
- L’Institut d’Etudes Politiques de Paris nous propose une « Méthodologie générale pour l’étude d’un cas de lobbying » ainsi qu’une réflexion sur le « Cyber lobbying ou e-lobbying »
- Un article du journal canadien « Le Devoir » : « Les marchands d’influences – Washington, coeur de la planète lobbying« , datée du 17 janvier 2005, nous détaille notamment une action de lobbying menée en faveur du bois canadien
- Un article d’une revue suisse de la Fédération des Entreprises Romandes « 
Aux Etats-Unis, le partenariat social est presque inexistant. Mais pas le lobbying » datée de septembre 2003. Une intéressante mise en perspective de deux approches différentes, jusqu’à présent, entre l’Europe de l’Ouest et les USA.. Entre syndicalisme et lobbying
- Un article du journal français « les Echos » : « 
Lobbying : la stratégie de l’initié » (page non datée) nous présente la stratégie de lobbying d’entreprises américaines au Japon
- Sur le site de l’IFRI [nous n'avons pas réussi à télécharger le fichier PDF qui semble très lourd. Le lien ci-dessous vous conduit à une page d'accueil au format HTLM], une
étude comparée des différents modes de lobbying politique, en France, aux Etats-Unis et auprès de l’Union européenne. L’étude est datée d’avril 2003
- Le Journal du Management nous présente sa sélection
« Les think tanks les plus influents » en France (mise à jour permanente)
- Le site de l’
Association Française des Conseils en Lobbying et affaires publiques
- Le site de l’Association des Conseils en Affaires Publiques
- Une fédération de professionnels français (relations publiques et gestion de l’opinion) : syntec
- Un  texte de M. Clairy, boursière de la Fondation Robert Schuman « Enjeux et Impact du lobbying auprès des institutions communautaires »
- Un questionnement sur
« Citoyenneté européenne et lobbying » (2003) qui pose le problème du développement du lobbying dans les institutions communautaires européennes au travers de trois questions clés
- Le site de l’Université Robert Schuman à Stasbourg nous prosopse un dossier très fouillé (2003) :
Elargissement : Quand les lobbies font l’Europe
- Le site de Lobbying-Europe qui se présente comme le portail européen du lobbying
- La présentation des centaines de « 
Groupes d’intérêts accrédités auprès du Parlement européen« 

En Anglais
- La page Lobbyists Database du célèbre site Opensecrets.org
- Le site de
l’American League of Lobbyists
-
Un site américain contre l’influence des entreprises sur les pouvoirs publics : commoncause.org
- Un site US vous détaille, pour 3,65 dollars, les législations défendues par des groupes de pression et les votes des membres du Congrès les concernant. Si vous ne payez pas les 3,65 dollars, vous aurez quant même accès a la liste des votes avec à chaque fois le lien vers le site internet du lobby concerné. Congressional Report Cards
- Le site
Lobbyists.info qui propose une base de données, des informations payantes

_________________________________________________________

Autres textes à lire, notamment, sur ReturnLiberty :
- Patriot Act ou la tentation du totalitarisme
- « Preemptive action », la guerre impériale américaine
- Les mécanismes de la propagande américaine
- Les neo-conservateurs américains
- Justice, guerre et Etat de droit
-
Dernières nouvelles de la peine de mort aux USA
- L’administration Bush II au jour le jour
-
Les postes avancés de la tyrannie (selon Bush)
- Bush se met les scientifiques à dos
- Avortement, homosexuels, les agressions de Bush
-
L’ Europe face aux USA
- La Chine face aux USA
- L’économie des USA sous Bush II

- Faits de société 2005

Vous êtes sur ReturnLiberty : « L’Amérique post 11/09. De Bush I à Bush II »

Accueil ReturnLiberty 

 

USA : REFLEXE IDENTITAIRE ET DISCRIMINATION

Classé dans : COMMUNAUTARISME ET ANTICOMMUNAUTARISME — tebawalito @ 8:51

usaenfantexclusion.jpgusaenfantseexclusion.jpgusaenfantsnoiretexclusion.jpgusaexclusiondesnoirs.jpg

Une évangéliste de Brooklyn,
1989© Chester Higgins Jr.

6)- Ibid., p. 1877)- Ibid., p. 200-201

Réflexes Identitaires et DiscriminationPour Manning Marable, “aux Etats-Unis, la ‘race’ signifie, pour les opprimés, une identité de survie” face aux “groupes raciaux ou aux élites qui exercent le pouvoir et le privilège”. La “race” ne doit pas signifier pour les Noirs une “identification ethnique” ou une “culture”, écrit-il, “mais la conscience d’une expérience partagée, d’une souffrance, des luttes menées contre les barrières de la division raciale”(6). Puisque ce type de réflexe identitaire ne disparaîtra pas tant que la discrimination perdurera, il est inutile et même néfaste de chercher à en faire abstraction. Au contraire, les liens de solidarité qu’engendre chez les Noirs la lutte contre la discrimination peuvent servir de levier pour des mobilisations qui peuvent revêtir un caractère plus rassembleur et “interracial”.Si ce courant de pensée a reçu moins d’attention que les autres en dépit de ses contributions originales, c’est sans doute parce que le mouvement social qu’il veut promouvoir n’existe qu’à l’état embryonnaire, et cet embryon de mouvement est bien fragile à un moment où la dynamique de mouvement se trouve plutôt du côté des forces conservatrices. Or celles-ci, toutes tendances confondues, considèrent que les acquis des Noirs, des Hispaniques, des femmes, etc., depuis les années 60, sont déjà largement suffisants, et qu’il serait grand temps de protéger les intérêts – supposés menacés – de l’“homme blanc”.On pourrait cependant citer des expériences localisées de mouvement social qui donnent un sens concret au discours des démocrates radicaux. L’action militante du New Party, un groupement de gauche qui s’est implanté avec succès dans plusieurs villes, s’inscrit dans cette perspective. Partout où elle s’établit, cette formation s’efforce d’impulser des mouvements sociaux (de salariés, de locataires, d’écologistes, etc.) qui fédèrent les énergies de militants noirs, blancs, hispaniques, etc., et de promouvoir des équipes de direction dans lesquelles tous ces groupes sont largement représentés.

On a souvent l’impression, en lisant les écrits de ce courant, qu’il emploie le terme “multiculturel” davantage par souci d’être dans l’air du temps que par esprit différentialiste, car sa démarche tend vers le dépassement à long terme des clivages raciaux. La “démocratie multiculturelle” dont il se réclame passe, par définition, par “le dialogue entre groupes” et une “interaction entre les leaders, entre les militants de base, entre les intellectuels et travailleurs de ces communautés”(7). Car “notre capacité à dépasser le chauvinisme de race et la haine interethnique ainsi que les vieilles notions de ‘race’” passe, écrit M. Marable, par la reconnaissance des “terrains communs de classe” et “l’intérêt, partagé par tous les groupes, pour la justice sociale” et pour la “restructuration du système économique et de l’ordre social” en place.

 

8)- D. Lacorne, op. cit., chap. 8, “La préférence multiculturelle

Peut-on concilier «Conscience de couleur» et lutte contre la Discrimination ?Sur le plan pratique, le maintien de la “conscience de couleur” passe par la défense, souvent critique, des politiques d’affirmative action. Compte tenu de la tradition républicaine française, qui admet très difficilement la légitimité de ce type de politique, il n’est pas facile pour les commentateurs français de pénétrer dans sa logique. On comprend donc qu’un chercheur comme Denis Lacorne soit extrêmement réticent à accepter le principe de l’affirmative action(8). Il fait pourtant un effort : il est prêt à admettre que, dans le contexte américain, des formes de discrimination positive puissent avoir une légitimité dès lors que leur champ d’application se limite aux groupes dont les membres sont d’évidence historiquement handicapés par le racisme, c’est-à-dire, en substance, les Noirs. Par ailleurs, il n’accepte l’affirmative action que lorsqu’elle est clairement circonscrite dans le temps, et que le principe du “color-blindness” est constamment réaffirmé comme la règle, et l’action positive comme l’exception.

Alabama, 1971
© Chester Higgins Jr.

9)- M. Marable, op. cit., chap. 6, “Affirmative Action and the Politics of Race”10)- Cornel West, Race Matters, Boston, Beacon Press, 1993, chap. 5, “Beyond Affirmative Action”11)- Amy Gutmann, “Responding to Racial Injustice”, in K. Anthony Appiah et Amy Gutmann, Color Conscious : The Political Morality of Race, Princeton, Princeton University Press, 1996

 

Le courant de la démocratie multiculturelle radicale défend l’affirmative action non seulement contre ses adversaires conservateurs les plus acharnés, mais aussi contre le point de vue social-démocrate qui plaide pour un remplacement des remèdes fondés sur la race par un programme de redistribution qui ne retient que les inégalités de classe. Il faut, selon Manning Marable, résister à la tentation d’adopter des réformes “neutres” du point de vue de la couleur, puisque “l’affirmative action a toujours eu une fonction distincte des programmes contre la pauvreté”(9). Il est vrai que les inégalités de classe affectent des Américains de toutes les origines, ce qui rend nécessaire une expansion des programmes pour favoriser leur insertion. Mais, dit-il, “l’impulsion du racisme n’est pas étroitement économique. Le préjugé racial reste une force destructrice dans la vie des Africains-Américains aisés et éduqués, et non seulement les pauvres”, et, par conséquent, “les programmes conçus pour combattre la discrimination qu’ils éprouvent doivent s’inscrire dans le contexte de la race”. Par ailleurs, l’affirmative action doit avoir pour objectif de promouvoir “un lieu de travail réellement intégré, où des personnes de couleurs différentes, de langues et de cultures différentes, apprennent à travailler ensemble et à se respecter”. La justification, on le voit, n’est pas fondée sur la défense étroite des intérêts d’un groupe.Cornel West, pour sa part, fournit une défense légèrement différente de l’affirmative action. Il pense qu’un programme ambitieux de lutte contre les inégalités socio-économiques (ou de classe) pourrait rendre l’affirmative action superflue, à condition de s’attaquer réellement à la pauvreté massive des Noirs et à la discrimination(10). Mais en attendant qu’une telle dynamique de changement se mette en place – et ce n’est pas la tendance dominante du moment ! –, il faut selon lui défendre les dispositifs de redistribution qui existent. “L’affirmative action, écrit-il, n’est pas le problème le plus important pour le progrès des Noirs en Amérique, mais elle fait partie d’une chaîne de mesures de redistribution qui doit être renforcée si nous voulons éliminer la pauvreté noire.”Pour mieux comprendre les fondements théoriques de la justification de l’affirmative action, on peut se référer aux travaux d’une philosophe comme Amy Gutmann(11). Elle affirme que “les principes de l’équité économique et éducative sont insuffisants pour résoudre le problème de l’injustice raciale”. L’attitude du color-blindness constitue selon elle “une morale idéale pour une société idéale”, qui est toutefois inadaptée à une société “non idéale”, où l’héritage de la discrimination raciale reste fort. Les principes de l’équité (fairness) peuvent être conséquents avec une certaine “conscience de couleur”, qu’elle tient à distinguer de la “conscience de race” : “la conscience de race suppose que l’identité raciale est une condition, scientifiquement fondée, de différentiation entre individus, ayant des implications morales pour la politique publique”, tandis que la “conscience de couleur” ne fait que “reconnaître les manières dont la couleur de peau et d’autres caractéristiques superficielles des individus affectent négativement et injustement leurs chances de réussite…” Il ne s’agit pas de nier l’intérêt du color-blindness, seulement de stipuler que la conscience de couleur n’est pas contradictoire avec les exigences de la justice : “Ce qui est juste dans la conscience de couleur (…), c’est également la vérité partielle du color-blindness, à savoir que tous les êtres humains, sans distinction de couleur, doivent être traités comme des êtres libres et égaux qui méritent les mêmes libertés et les mêmes chances”.

12)- Denis Lacorne, “La crise de l’identité américaine”, Hérodote n° 85 (numéro intitulé : Etats-Unis : le racisme contre la nation), 2e trimestre 1997, p. 13

L’ Affirmative Action n’est pas le MulticulturalismeQuel rapport y a-t-il entre affirmative action et multiculturalisme ? Dans la mesure où ils apparaissent tous deux, du point de vue du modèle français, comme étrangers à l’esprit républicain, Denis Lacorne et d’autres ont tendance à les considérer comme des phénomènes jumeaux, l’affirmative action n’étant rien d’autre qu’un prolongement et un reflet des “passions multiculturelles”. C’est un rapprochement compréhensible mais abusif.Pour Denis Lacorne, les deux phénomènes non seulement procèdent d’une même logique, mais apparaissent au même moment historique – vers le début des années 70 – où, selon sa lecture de l’histoire, on assiste à l’essoufflement du processus de “déracialisation” impulsé par le mouvement des droits civiques. Selon lui en effet, il y aurait eu dans les années 60 une période de “déracialisation” de la société, symbolisée par la pensée de Martin Luther King Jr. et par la législation antidiscriminatoire adoptée par les administrations Kennedy et Johnson, laquelle a ouvert la voie, du moins en théorie, à l’égalité des chances pour tous. Mais ensuite vint ce qui apparaît dans son récit comme une “chute” : “La déracialisation de la nation américaine fut de courte durée. La redécouverte des vertus de la ‘fierté ethnique’, proclamée bien haut dans les années 70 par les Noirs et les Hispaniques, puis reprise en chœur par tous les groupes attachés à leur ‘différence’ intrinsèque (féministes, homosexuels, handicapés…), devait remettre à la mode les pratiques oubliées de la ‘comptabilité raciale’. Il fallait de nouveau recenser les races et les ethnies pour mesurer le poids des discriminations passées et mettre en œuvre les mesures de traitement préférentiel dont l’emploi se généralisa à la fin des années 70, à l’université et au sein des entreprises…”(12)

 

 

New York city, 1975
© Chester Higgins Jr.

On peut douter cependant que ce processus de “déracialisation” ait réellement eu lieu. Car si le système politique américain a en général bien assimilé le mouvement des droits civiques, la lutte des Noirs pour l’intégration socio-économique n’a pas eu la même réception favorable, ce qui a poussé beaucoup de Noirs à radicaliser leur démarche. Il ne faut pas oublier que les mouvements du Black Power sont apparus presque en même temps que ceux des droits civiques. Si les Noirs du Sud, vivant dans un système d’apartheid, avaient pour principal objectif de se débarrasser de ces contraintes en s’intégrant dans la société dominante, ceux des grandes villes du Nord aspiraient davantage à la reconnaissance de droits sociaux ; mais en l’absence de réels changements, les mécanismes du repli identitaire ont pu jouer parmi certaines couches. La Nation of Islam existait déjà depuis trente ans dans les ghettos urbains au moment où les droits civiques triomphaient dans le Sud ; et avant la secte d’Elijah Muhammad, il y avait eu, dans les années 20, le mouvement panafricaniste de Marcus Garvey. Autrement dit, chez les Noirs américains, les réflexes communautaires ne sont pas “tombés du ciel” dans un accès d’irrationalisme au cours des années 70 : la marginalisation et la pauvreté du ghetto avaient déjà préparé depuis longtemps la poussée des versions afro-américaines du différentialisme. Pour reprendre les termes de Denis Lacorne lui-même, la nation américaine avait depuis longtemps montré envers les Noirs son aspect “ethnique par exclusion”, et la défaite du système de ségrégation propre au Sud n’a pas mis fin à celui-ci, loin s’en faut.Mais indépendamment de ce problème d’interprétation historique, il convient surtout d’éviter une confusion entre multiculturalisme (toutes tendances confondues) et l’affirmative action pour une raison très simple : l’affirmative action constitue une forme de défense des intérêts matériels d’un groupe discriminé (notamment en termes d’éducation et d’emploi), tandis que les revendications multiculturelles concernent, comme l’indique le terme même, la reconnaissance de “cultures” ou d’“identités” particulières. La défense par la majorité des Noirs, et par une minorité de Blancs, des politiques d’affirmative action ne reflète pas un souci de célébration de l’identité noire, mais bien le souci de favoriser l’insertion socio-économique des Noirs, ce qui n’est pas la même chose. Pour cette majorité de Noirs qui soutient l’affirmative action contre les attaques qu’elle subit actuellement, le langage du multiculturalisme reste d’ailleurs souvent assez obscur.Si l’affirmative action provoque de redoutables dilemmes politiques et philosophiques, c’est parce que, dans le climat politique de ces vingt dernières années, elle suscite une opposition acharnée de la part de ces “hommes blancs en colère” influencés par la propagande d’une droite politique. Celle-ci redéploie le discours raciste en empruntant abusivement le langage de l’universalisme et du color-blindness, tout en développant des arguments franchement mensongers qui présentent l’affirmative action comme un système rigide de quotas numériques, ce qui n’est pas admis de toute façon par la loi et la jurisprudence en vigueur. L’affirmative action est fragilisée par une série déjà longue de défaites judiciaires, et on peut penser que dans quelques années il n’en restera plus grand-chose. Mais ceux qui persistent à la défendre ne le font pas, nous l’avons vu, par pur esprit différentialiste. Au contraire, ils évoquent en général des principes universels d’équité (fairness) au nom d’une destruction, à terme, de la notion de race. On peut en être d’accord ou non, et on peut penser, sans risque d’erreur, qu’il y a là quelque chose de très difficilement compatible avec le modèle républicain français. Mais avant de formuler des jugements de valeur sur l’affirmative action, il vaut mieux connaître les arguments de ceux qui la défendent, sans oublier le contexte social et historique de leur formulation.

 

13)- Voir l’excellent ouvrage de Robert C. Smith, We Have No Leaders : African Americans in the Post-Civil Rights Era, New York, State University of New York Press, 1996. On peut consulter aussi Lucius J. Barker et Mack H. Jones, African Americans and the American Political System, Englewood Cliffs (New Jersey), Prentice-Hall, 1994

Il est bien connu que la vaste majorité (plus de 80 %) des Noirs qui votent soutiennent depuis les années 30 – et bien que ce soit souvent, ces dernières années, sans aucun enthousiasme – le Parti démocrate. Il s’est constitué depuis les années 60 une élite politique noire, et celle-ci a rallié massivement – bien que parfois de façon très critique – le parti de Roosevelt et de Kennedy. Le mouvement politique noir qui a le plus marqué ces quinze dernières années a été la campagne présidentielle de Jesse Jackson, menée, avec un succès mitigé, de l’intérieur du Parti démocrate.Depuis la fin des années 60, cette élite politique noire a su conquérir le pouvoir dans de nombreuses grandes villes américaines en s’adressant non seulement à un électorat noir (qui l’appuie massivement), mais aussi à un public blanc non négligeable, ouvert à l’idée d’être gouverné par un Noir tant que celui-ci reste politiquement modéré. Les coalitions dites “biraciales” dans plusieurs villes (Los Angeles, New York, Cleveland parmi d’autres), ou dans l’Etat de Virginie (où Douglas Wilder a été élu gouverneur en 1989), montrent que cette élite noire est réellement intégrée aux mécanismes de la gestion politique courante, à tel point que les revendications de la majorité des Noirs restés en bas de l’échelle socio-économique sont le plus souvent oubliées. C’est là d’ailleurs que le bât blesse. Globalement, l’élite politique noire, bien que très visible, n’a pas constitué une force suffisante pour peser de manière décisive sur les options politiques et économiques fondamentales du pays(13). Si une minorité de Noirs a “réussi” et a rejoint la classe moyenne, une nette majorité reste parmi les laissés pour compte de la société américaine.

14)- cf. Robert C. Smith, op. cit., chap. 8, “Blacks in Congressional Decision Making : Neglect and Invisibility on Social and Economic Reform”15)- Grasset, 1993

 

Dérive communautaire ou Absence de l’état ?L’action des femmes et des hommes politiques noirs bien intégrés au système ne se réduit pas complètement, il faut le dire, à la reproduction des discours et des programmes dominants. En règle générale, ils se situent dans l’aile gauche informe et inorganisée du Parti démocrate. Le Congressional Black Caucus, c’est-à-dire le regroupement des parlementaires noirs du Congrès (il comporte actuellement une quarantaine de membres), présente régulièrement des programmes économiques “alternatifs” (sociaux-démocrates) qui sont reçus poliment par les parlementaires blancs, puis rangés dans un tiroir(14).Dans ces conditions, il ne faut pas trop s’étonner que des discours identitaires, communautaires, et “multiculturalistes radicaux” fleurissent dans certains milieux. La Nation of Islam, sous la direction de Louis Farrakhan, avec son sectarisme qui confine parfois au racisme à rebours et à l’antisémitisme, affirme bon an mal an sa présence comme vecteur incontournable d’une certaine identité noire. Mais si cette organisation attire tant l’attention, ce n’est pas parce qu’un grand nombre de Noirs adhèrent dans le détail au discours mystificateur d’un Farrakhan. Il est bien connu que beaucoup de Noirs apprécient ses talents d’orateur tout en prenant assez peu au sérieux le contenu explicite de ses discours. La raison principale du succès de la Nation of Islam tient au fait qu’elle est l’une des seules organisations capables d’intervenir avec succès dans les ghettos pour recruter et réhabiliter les victimes de l’exclusion en leur apportant un sens de la dignité et un horizon de vie – l’autobiographie de Malcolm X(15) est très instructive à cet égard… Le programme socio-économique foncièrement conservateur et la logorrhée irrationaliste de cette secte en dit au moins autant sur la faiblesse des capacités intégratrices de la République américaine que sur les tendances communautaires chez les Noirs américains.On sait aussi que l’idéal de l’intégration raciale à l’école est désormais abandonné par bon nombre de parents d’élèves noirs qui préfèrent se préoccuper d’abord de la qualité de l’éducation proposée à leurs enfants dans des écoles restées ségréguées. Si c’est le cas, ce n’est pas parce que ces parents auraient cédé mystérieusement aux sirènes du communautarisme, c’est d’abord parce que le gouvernement fédéral a depuis longtemps abandonné tout effort de mise en application du célèbre arrêt de la Cour suprême, Brown v. the Board of Education of Topeka (1954), qui avait lancé le mouvement de déségrégation scolaire.

 

 

Si le courant afrocentriste réussit à percer dans le système scolaire de certaines régions en dépit de sa vision très ethnocentrique de l’histoire humaine (et nonobstant le discours parfois ouvertement antisémite de quelques-uns de ses chefs de file), ce n’est pas seulement à cause de la force des “passions multiculturelles”, mais aussi et surtout parce que le système scolaire lui-même – morcelé en plusieurs milliers d’entités municipales – est tout sauf républicain et n’est pas en mesure de répondre à ce défi communautaire certain.En somme, si toutes ces manifestations d’une dérive communautaire persistent et se développent chez les Noirs américains, ce n’est pas parce que l’irrationalisme se serait plus qu’à l’habitude emparé de la société, mais bien parce que le système politique américain lui-même est si peu républicain et intégrateur. Depuis vingt ans, les gouvernants, au lieu de continuer le combat contre la discrimination initié dans les années 60, préfèrent conforter le secteur le plus conservateur de l’opinion blanche en laissant entendre que l’Etat a déjà “assez fait” pour les minorités, qu’elles n’ont plus qu’à se prendre en charge toutes seules.Pour comprendre les raisons de la persistance de certains comportements communautaires chez les Noirs comme chez d’autres groupes, il faudrait donc s’interroger sur la logique du modèle social américain lui-même. Dans ce modèle, le libéralisme économique va de pair avec une indifférence grandissante quant au sort des minorités discriminées, sous prétexte que l’intervention sociale de l’Etat est par définition néfaste et ne fait que rendre ces populations plus “dépendantes”. Ce même Etat intervient énergiquement lorsqu’il s’agit de réprimer la jeunesse exclue (il y a plus de 1,5 million d’incarcérés aux Etats-Unis à l’heure actuelle, dont un nombre très disproportionné de jeunes Noirs), mais n’assume aucune responsabilité dans la lutte contre les conditions qui engendrent cette exclusion. Si le modèle américain de citoyenneté est si peu républicain, ce n’est pas seulement parce que dans l’histoire de cette société les identités ethniques et raciales ont toujours été prégnantes ; c’est aussi, et surtout, parce que l’Etat américain est lui-même si loin d’être une république. Les démocrates radicaux cités plus haut font le pari (utopique ?) qu’un large mouvement social poussera un jour l’Etat fédéral, ainsi que les cinquante Etats fédérés, à jouer un rôle plus intégrateur (républicain) au lieu de gérer le pouvoir selon une logique libérale qui s’accommode fort bien, après tout, des “passions multiculturelles”. Les observateurs français de la citoyenneté aux Etats-Unis ont détecté, il est vrai, des symptômes inquiétants d’une désintégration sociale, mais il est tout aussi important de s’interroger sur les racines du mal.

H&M a publiéJim Cohen
“Deux visions américaines du multiculturalisme”
Dossier Antiracisme, multiculturalisme, minorités
n° 1197, avril 1996
Sylviane Diouf-Kamara
“Aux USA, la racialisation de l’autre”
Dossier Connaître l’autre pour le reconnaître
n° 1190, septembre 1995
Pascal Noblet
“Reconnaître ses minorités : l’expérience américaine”
Hors-dossier, n° 1169, octobre 1993
Manning Marable
“La crise contemporaine de l’Amérique noire”
Sylviane Diouf-Kamara
“Multiculturalisme : union ou division ?”
Martin Kilson et Clément Cottingham
“La politique d’affirmative action”
Dossier Fragments d’Amérique
n° 1162-1163, février-mars 1993

Y A T’IL EU RACISME ANTI BLANC LORS DES MANIFS(10 mars 07)?? témoignages

Classé dans : RACISME ET ANTIRACISME CONTEMPORAIN — tebawalito @ 3:30
     
         
 

Y A T'IL EU RACISME ANTI BLANC LORS DES MANIFS(10 mars 07)?? témoignages dans RACISME ET ANTIRACISME CONTEMPORAIN

Un témoignage

 dans RACISME ET ANTIRACISME CONTEMPORAIN

 

J’ai trouvé ce témoignage assez complet mis en ligne par Anti-ulcéreuse, apparement une militante d’extrême gacuhe de créteil, sur le Forum général du mouvement lycéen d’Ile De France pour le retrait du projet de loi « Fillon » . Il a été mis en ligne le 08 mars 2005 à 21h00. il est malheureusement plus facile d’accuser les Policiers, qui n’ont rien fait que de condamner ceux qui, justement, ont fait quelque chose: Les casseurs. Bien qu’on sache aujourd’hui qu’il n’y a pas eu de morts, le ton donne une idée de la panique sur place..


Compte rendu de la manif du 8 mars 2005
Par « Antiulcéreuse » -
Source: Forum général du mouvement lycéen d’Ile De France pour le retrait du projet de loi « Fillon »

Nous sommes arrivés en retard au M° Temple, à 14h20 au lieu de 14h. Il y avait seulement 4 CRS et un groupe de gens bizarres ressemblant à des Trotkystes, on s’en est méfié direct alors on a couru vers la place de République pour tenter de récupérer le CAL. A ce moment là, une fille du groupe bizarre me cours après, elle m’attrape le bras et me dit « Vous avez un Service d’Ordre? », je lui réponds que oui, et elle me répond « parce qu’il y a pas mal de casseurs, il y a eu des blessés partis en ambulance, un mec à perdu un œil, si vous avez un problème nous sommes là ». Je me suis dit qu’elle en rajoutait un peu pour pouvoir nous gérer…

On arrive sur la place République, sur les côtés j’aperçois des « racailles » avec des barre à mine , des barres de fer, des bâtons… Je me dis « ils provoquent », puis j’entend « Oh, un nouvel arrivage on va s’éclater! » , je me répète « ils provoquent », on avance…. On commence à courir sur le trottoir pour avancer dans la manif et se mettre au CAL… Puis un mec se cogne à moi, je le regarde il a le nez cassé, en sang. Je lui demande ce qu’il lui est arrivé, il me répond en pleurant « faites attention aux casseurs », je me suis dit une fois de plus « il a du provoquer des faf… ». On a continué à avancer sur le côté, les mecs avec des bâtons étaient de plus en plus présents, puis on a trouvé le camion-Sono du CAL, on s’est glissés derrière, je me suis dit qu’en mettant mon lycée au milieu, cela assurerait leur sécurité.

J’aperçois quelqu’un que je connaît, je vais lui parler et là il m’apprend que y a eu pas mal d’embrouilles au départ au M° Temple. Puis la musique arrive et mon lycée embarqué dans les pogo se retrouve devant le camion Sono, avec les JCR. Je suis restée un peu avec la personne que je connaissais, puis une amie qui était restée avec moi m’a prévenue qu’elle venait de voir que des mecs avaient piqué la banderole de mon lycée pour prendre les piquets. Du coup je décide de revenir devant et là, je vois pas des lycéens motivés mais des lycéens blasés, apeurés. On m’explique alors qu’une bande de casseurs venait d’agresser la fille qui portait le mégaphone pour le voler, après une brève bagarre, ils l’ont récupérés mais la fille s’est faite vraiment bousculer et elle est apeurée. Les autres me racontent que les casseurs ont piqué la banderole mais ils l’ont récupérée.

Je m’aperçois que les JCR ils ont plus ( ou pas ) de SO alors j’ordonne à tout le monde de revenir derrière le camion sono. Puis j’apprends qu’un mec de mon lycée s’est fait tabasser alors je commencer à flipper ( en réalité il s’est pris quelques coups de pieds puis il s’est fait racketter son portable) et que le correspondant d’un ami s’est fait racketter aussi. Je tourne la tête sur le coté et je vois les casseurs en train de LYNCHER un mec! Y avait du sang partout et les mecs de la sono continuait à gueuler et à dire « chantez! Chantez! ».

Il y avait des cris d’horreurs. Les casseurs venaient dans le milieu du cortège, ils entouraient quelqu’un et ils l’emmenaient de force sur le côté, sur le trottoir pour le lyncher, nous continuons à marcher, avec en fond des cris de peurs et des images de lynchages. Il n’y avait pas un seul CRS, d’habitude on en voit à toutes les rues pratiquement. Selon certains autres, il y en avait mais ils bougeaient pas. Puis j’entends des cris de plus en plus forts, horrifiés. Je me retourne, derrière il y a 150 casseurs qui tabassent trois mecs, un mec à perdu un œil… Encore un! J’ai commencé à vraiment avoir peur, je devenais parano, je regardais tout le monde partout et étrangement je n’avais pas peur pour moi mais pour les autres. Puis je me suis aperçue que tous les 250 mètres il y avait un groupe de 15 casseurs qui attendaient pour « casser du manifestant ». Ils tabassaient partout, partout il y avait du sang, des cris, ils traînaient des corps…Puis il y a eu des fumigènes, on voyait rien, on entendait juste les cris et les slogans, ça puait….

J’ai enfin dit à mes lycéens qu’on allait partir… Je regardais vers la gauche et un mec à ma droite ( j’ai vu sa tête mais impossible de savoir qui c’était, tout se brouille dans ma tête) a crié « ils arrivent » il m’a poussée violemment en arrive, j’ai reculé en tirant une amie, il voulait nous « sauver », là les casseurs sont passés à ma gauche et à ma droite, ils m’ont épargnée mais ils ont tabassé tout le monde devant, moi par réflexe je suis partie sur la droite. Une fille s’est pris son mégaphone dans les dents, ça criait de partout, tout le monde pleurait.

Des mecs du lycée d’Évry m’ont retrouvée, ils pleuraient, ils me suppliaient de pas les quitter, à ce moment là je me suis aperçue qu’on étaient tous encerclés par les casseurs, on pouvait pas sortir de la manif sans se faire bouger. Ils riaient tous, comme si pour eux c’était un jeu……Plein de manifestants m’ont demandé de ne pas les quitter…. Puis on a trouvé un arrêt de métro, alors ceux qui me suivaient se sont arrêtés là, je sanglotais, je n’arrêtait pas de sursauter, j’avais pas peur pour moi mais j’étais choquée par tout ce sang. Moi c’était pas grave si j’étais touchée mais je voulais pas que les lycéens qui étaient venus avec moi et qui me faisaient confiance en patissent.

On était que 5 devant le métro, puis moi j’ai vu un mec d’Évry alors je suis retournée dans la manif le prévenir. Et tout le monde à voulu prévenir ses potes qu’on partait, seule une amie est restée devant la bouche de métro, il y avait 4 CRS non loin , ils étaient mort de rire, puis j’ai entendu « ne le tuez pas » , les CRS riaient toujours, quelqu’un leur à dit « mais bougez! » ils ont répondu « On a pas que ça a faire et ça serait pire », il y a encore eu des fumigènes, on voyait plus rien, ça puait et quand la fumée s’est apaisée ( les 1ers fumigènes étaient peut-être de la CGT ou de la CNT vu qu’on passait à côté d’eux mais là c’étaient pas eux) , mon amie m’a crié un truc, elle pleurait, c’était horrible et irréel pour moi, j’étais revenue près des marches du métro et à ma droite j’ai vu tous les casseurs qui fonçaient armés ( couteaux, poignard, barre de fer…) sur les gens devant la bouche de métro.

Juste à ma gauche il y avait un mec d’une quarantaine d’année à peine. Les casseurs arrivaient droit sur nous, mon amie criait toujours, je réagissait pas et, là l’homme à ma gauche m’a prise par le bras, il m’a jetée dans l’escalier et il m’a crié « cours! Cours! Je fais barrage, te retourne pas!! », j’ai descendu les escaliers du métro comme j’ai pu, arrivée en bas je me suis retournée, il se faisait tabasser, il pissait déjà le sang. Pourtant c’était un mec qui se promenait par là et qui voulait juste aider…

En bas de l’escalier, il y avait un mec du même age, il m’a vue et il m’a dit « cours! Cours! Ne regarde pas! ». J’étais paniquée, mon amie hurlait, il n’y avait qu’elle et moi, les autres étaient encore dans la manif. J’étais tellement paniquée que j’arrivais pas à pleurer, j’ai sauté les tourniquets alors qu’ils étaient désactivés, on a sauté dans le métro et on a commencé à en parler, là il y avait deux casseurs ( mais pourquoi ils ont réussi à fuir?), ils nous regardaient de travers, ils nous on à moitié coursé un peu dans les couloirs de châtelet, ensuite pour sauter les barrières on s’est mises derrières des gens. On a attendu sur le quais, il était 16h. Un mec de mon lycée m’a appelée pour s’assurer qu’on était parties , le reste du lycée devait arriver. On a laissé passer plein de trains, puis à 16h30 ils étaient toujours pas là, ils sont arrivés en courant et on juste eu le temps de sauter dans le train. Nous on avait vu que 8 CRS jusqu’à Chemin Vert ( là où nous sommes partis), les autres lycéens m’ont appris que seulement 200 étaient présent…sur Bastille seulement!

On étais tous choqués, on a vu des gens se faire lyncher! J’ai encore des images horribles, des corps traînés, des mecs tabassés, peu de filles. Il manquait juste trois personnes ( ils sont bien rentrés finalement) . Dans le train j’ai appelé une militante de la CNT ( 25 ans de CNT!) et on en a déduis que soit c’est un mec ( puissant) derrière tout ça, soit c’est le gouvernement parce que les casseurs généralement ils sont pas aussi armés et bien organisés! On peut se motiver à 50 pour aller casser mais pas à 500! Pourquoi il y avait aussi peu de CRS si c’est pas l’état qui a monté l’affaire? Par contre dans le train on s’est fait surveiller par deux flics….

J’ai honte d’avoir vu des gens de mon lycée dans les casseurs ( au moins deux).

Le matin même, un des deux m’avait demandé où c’était et m’avait dit « on se reverra, je vous le promets… », on avait pas fait attention.. On s’est souvenus alors d’un mec de 13 ans dans le métro à Arts et Métiers qui nous as demandé où était la manif et pourquoi on descendait là nous, on s’est pas méfiés, on a expliqué et c’est le même qui a agressé la fille pour le mégaphone.

Voilà toute l’histoire, il me reste des images, une envie de pleurer, des parents énervés, une haine profonde… Tout le monde est choqué ici, même ceux qui ne sont pas venus, tout le monde à pleuré, dans le train tout le monde pleurait presque. J’ai toujours la vision de ces mecs lynchés, surtout celui de l’escalier et, les corps traînés à terre. Il y a eu des morts, nous on en a vu au moins trois.

Évidemment tout cela sera caché


(message supprimé du forum, ancienne URL: http://sixelasco.free.fr/phpBB2-general/viewtopic.php?t=224&postdays=0&postorder=asc&start=15)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Un témoignage

  Encore un témoignage récolté sur les Forums. Newo raconte la journée du 08 mars 2005 sur le forum Rock. Message mis en ligne le 09 mars 2005 à 16h47(message supprimé du forum, ancienne adresse: newo.forumactif.com/ftopic146_Manif_lyceenne_du_8_Mars_2005.htm)

On ne change pas les habitudes … je suis en retard pour cette marche. Mais je m’attendais à ce qu’il y ait encore du monde sur la Place de la République et quand je sors du métro, je m’aperçois que la manif à déjà démarré et qu’il n’y a pratiquement plus de manifestants sur la Place. J’en conclus qu’il n’y a pas grand monde.Je cours donc vers la manifestation et remarque que les forces de sécurité sont bien en place à l’arrière de la manif, mais aussi sur toutes les rues adjacentes. Il y a des gendarmes mobiles, des CRS, des rg, des flics en civil, …En remontant la manifestation, ma conclusion première semble la bonne : il y a moins de monde que je ne l’aurais pensé. On est loin des manifestations lycéennes que j’avais faites en 90-91.On retrouve des lycées derrière des bannières, des regroupements syndicales (FIDL, UNL, …), des gros bras des syndicats (comme la CGT)pour essayer de maintenir un semblant d’ordre.

bid68ter5qx

Tout le long des trottoirs, des groupes de plusieurs jeunes (allant de quelques-uns à une centaine) courent de tous les côtés. Au départ, je ne prête pas trop d’attention à ces hordes d’abrutis. Mais avec le temps, je remarque qu’ils sont là pour foutre la merde. Pas la belle merde en brûlant des banques, cassant des vitrines de magasins de luxe ou de Mac Do, à lancer deux, trois canettes sur les forces de la sécurité préparée. Ils foutent la merde à s’attaquer à des manifestants en les tabassant, leur volant leur portable, leur blouson, leur téléphone, tripotant des filles. Ces lâches frappent garçons et filles (ne leur parlez pas de la journée de la femme, ces demeurés ne savent pas ce qu’est une femme). Plusieurs victimes s’en sortent le visage en sang, lynchée par des dizaines de paires de pieds et de mains (aidés par des bâtons).

Il est loin le temps des manifs où les autonomes ciblaient leur action, où les manifestants ne craignaient que les CRS. Là, le coup peut partir de tout côté, à chaque instant.
Je me dis que c’est dommage pour les jeunes qui s’impliquent pour la première fois dans une lutte syndicale. Quand ils ne sont pas victimes, le spectacle est affligeant. Et je comprends pourquoi cette manifestation a regroupé si peu de monde.

J’assiste, comme tout le monde, à du racket de tous les côtés. Des touristiques à la Place de la Bastille sont entournés de plusieurs racailles et se font dépouillés en étant bousculés. Des flics en civil attrape l’un des gars rapidement. Ils l’emmènent sans ménagement dans la bouche de métro.

Plus loin, d’autres racailles se font arrêter par des flics en civils qui essaient de les extraire rapidement de la foule avant que leurs potes de la horde leur tombent dessus. Mais en général, ils sont lâches donc ils ne bougent pas trop quand ils sont dispersés de quelques mètres.

Un mec vient vers moi et me dis de faire attention à mon appareil photo. Il a vu un groupe de ces racailles me mater et se faire un signe entre eux. Je le remercie mais n’avait pas besoin de ce conseille pour faire attention. Certains auraient pu penser que j’étais un flic déguisé en Newo (j’ai bien vu il y a quinze ans des « punks » descendre d’un camion de CRS pour foutre la merde dans une manif et amener l’intervention des CRS pour nettoyer la place).

Le spectacle autour de moi m’écoeure. Je décide de quitter la manif et de visiter la FNAC pas loin (j’ai enfin trouver le film Brazil). En ressortant, il y a peu de personnes sur la place de la Bastille, mais plusieurs filles en pleurs s’y trouvent. Des jeunes se font soigner par des pompiers. Des flics en civil vérifient qu’il n’y ait pas de petits groupes de « casseurs » (est-ce bien le terme ?) dans les rues avoisinantes.

Dommage que ces écervelés n’en aient pas une (cervelle) avec la conscience politique qui va avec. Ils sont actifs, ont de la rage à revendre et ont des raisons.

Le bilan que j’en retire c’est que le vote FN chez les jeunes qui ont vu ses images sur place ou à la télévision n’est pas prêt de redescendre malheureusement. Que les mots d’ordre de cette journée d’action sur Paris sont passés au second plan. Que ça ne donne pas envie à des jeunes d’aller manifester si c’est pour se faire casser la tête. Et que je déteste cette philosophie de la racaille où l’Homme est un loup pour l’Homme.

PS : en allant chez mon meilleur pote le soir, au pied de son HLM, un jeune vendait des vêtements qui étaient dans un sac. Etait-ce une partie du butin de cette journée ?


RACISME ANTI BLANC??

Classé dans : RACISME ET ANTIRACISME CONTEMPORAIN — tebawalito @ 2:47
25 mars 2005   

 

   racisme anti-blanc, à dire et à ne pas dire…    

  

  
      
   Si Samedi dernier, vous aviez été à Lille au Champion de la rue Gambetta pendant que j’y faisais mes courses, vous auriez pu m’apercevoir la bouche pincé et le sourcil froncé au rayon des revues. C’est probablement parce que j’étais en train de parcourir le nouveau numéro de l’hebdomadaire Marianne. Sa couverture avait attiré mon attention et ses titres m’avaient immédiatement déplu: On lit y en effet en caractères gras « ratonnades anti-Blancs » puis « Ceux qui veulent la guerre ethnique. »   Certains vont me trouver difficile. L’expression anti-blanc fait enfi  n la couverture d’un hebdomadaire, un webmestre comme moi, qui travaille à faire prendre conscience du problême depuis 5 ans devrait se réjouïr. Eh bien non! je ne me réjouis pas de ce titre et vous comprendrez pourquoi en lisant cet article. A mesure que j’ai fait mon site et approfondis ma réflexion sur le racisme anti-blanc, j’ai commencé à définir le type d’évènement raciste qui s’est produit le 08 Mars 2005 comme des « chasses aux Blancs », que j’estimais une manifestation de racisme distincte des pogroms ou des ratonnades; Pourquoi ? Parce des termes comme Pogroms ou Ratonnades évoquent immédiatement dans notre esprit le racisme des Blancs envers les Juifs ou le racisme des Blancs envers Les Arabes. Donc lorsqu’on parle de « ratonnades anti-blancs », en prétendant dénoncer le racisme anti-blanc, on le renforce puisqu’on confirme l’idée selon laquelle il existe « une norme » en matière de racisme, que cette norme est le racisme des Blancs et que dans tout discours sur le racisme, le racisme des Blancs est une référence incontournable. C’est le préjugé raciste du « mythe du racisme spécifique des blancs. » Parler de « ratonnades antiblancs » ne dénonce pas seulement le racisme anti-blanc, mais nous rappelle simultanément que les Blancs peuvent être racistes, une détestable confusion de rôles. Hors, ce qui fait la particularité du racisme anti-blanc – et la raison pour laquelle il est particulièrement difficile de le dénoncer – vient du fait qu’un certain type de discours anti-raciste est lui même vecteur de racisme anti-blanc. Dans certains cas, accuser les Blancs de « racisme » est raciste: j’ai donné des exemples de discours qui, en présentant les Blancs comme des racistes, sont clairement albophobes dans mon article sur le forum d’Amadoo.com. Par souci de clarification du langage, j’ai inventé le terme Albophobie (du latin Albus; Blanc, et du grec Phobos; l’effroi. donc la peur des Blancs) avant de m’apercevoir que le terme existait déjà en Anglais, albophobia, même s’il est peu usité – il a la même signification que celle que je lui attribue. ce néologisme permet de mieux saisir des concepts autrement plus confus: entre « l’antiracisme peut être raciste anti-blanc » et « l’antiracisme albophobe », entre un « antiraciste raciste anti-blanc » et « un antiraciste albophobe« , faîtes votre choix… J’ai baptisé « antiracisme albophobe » le discours anti-raciste qui, comme celui de Marianne, tout en prétendant lutter contre le racisme, propage une pensée raciste envers les Blancs. L’antiracisme albophobe présente les Blancs comme plus portés au racisme que les autres groupes ethniques, il présente le racisme envers les autres groupes ethniques comme plus préjudiciable qu’envers les Blancs, Il fait du racisme des blancs une référence constante en matière de racisme, il justifie parfois le racisme dont sont victimes les Blancs par des actes de racisme antérieurs et surtout, il minimise ou il nie l’existence du racisme anti-blanc afin de verrouiller un discours idéologisé sur le racisme. Plusieurs expressions fréquemmement employées pour parler du racisme anti-blanc illustrent bien comment l’anti-racisme albophobe imprègne les gens de l’idée que les Blancs sont plus racistes que les autres groupes ethniques. Ce sont les expressions « racisme à rebours », « racisme inversé » et « racisme à l’envers. ». le graphique ci dessous montre le nombre de pages web sur lesquelles on retrouve ces expressions. Les expressions en bleu sont les expressions acceptables et recommandées. Les expressions en rouge sont les expressions inappropriées véhiculant l’albophobie. Ces expressions insinuent qu’il y a un « sens », une « direction », « une « norme » habituelle dans l’expression du racisme et de ses manifestations: Le Blanc est le raciste, les autres sont les victimes. La personne qui les utilise a intégré de façon consciente ou inconsciente la croyance raciste enseignée par l’antiracisme albophobe. Ces expressions présentent le racisme antiblanc -l’albophobie- non comme un phénomène spécifique mais plutôt comme un effet miroir. L’homme Blanc ou la femme Blanche qui est victime d’un acte albophobe ne l’est pas vraiment; il ou elle est victime d’un racisme des Blancs à effet boomerang. Bref le Blanc qui est victime de racisme est victime, en fait, du racisme des Blancs… Pour cette raison, il est particulièrement important de parler de racisme anti-blanc ou d’albophobie pour évoquer le racisme dont sont victimes les Blancs. Lorsqu’on parle du « racisme », cela évoque automatiquement à l’esprit des gens le racisme des Blancs. Raison pour laquelle, lorsqu’ils veulent parler du racisme anti-blanc, beaucoups de gens parlent de racisme « à l’envers » ce qui, paradoxalement, contribue encore d’avantage de propager les stéréotypes véhiculés par l’antiracisme albophobe. De plus, parler de racisme anti-blanc permet de réaffirmer notre identité et notre appartenance à un groupe ethnique spécifique. 

On peut considérer comme un fait significatif que, lors d’un entretien publié en février 2005, Dieudonné, l’humoriste Noir, évoque le racisme anti-blanc en utilisant le terme « racisme à rebours », cela montre parfaitement que son discours sur le racisme est imprégné d’albophobie.  Ces expressions ne sont pas les seules qui contribuent à la propagation de stéréotypes albophobes. Des tournures de language sont tout aussi efficaces dans ce domaine. Un titre comme « Ratonnades anti-blancs », s’il prétend dénoncer l’albophobie, contribue simultanément à renforcer l’idée des manifestations de racisme blanc comme la norme dans notre société et qu’on doit toujours s’y référer pour parler de racisme. C’est bien sur une idée fausse puisque les chasses aux Blancs qui ont eu lieu à Paris ont été la plus grande manifestation de violences racistes commises en France depuis des décennies. L’expression « ratonnade » est donc particulièrement mal choisie. Le journaliste du Monde, plus neutre, évoque des violences anti- »blancs« . De même, Michèle Alliot Marie, la ministre de la défense, évoquant le Novembre d’Abidjan, a parlé à juste titre de « chasse anti-blanc ». Les Journalistes de Marianne, au contraire, ont choisi un propos qui, comme l’expression« racisme à rebours », suggère que le discours sur le racisme ne peut se faire qu’en référence au racisme des Blancs. Ce titre n’est pas fortuit: il reflète le contenu du « dossier » publié cette semaine dans ses colonnes. Marianne fait la promotion, en effet, d’une vision trés idéologisée du racisme.  Un autre exemple d’expression malheureuse et albophobe utilisée par Marianne pour parler de racisme: Il y a plus d’un an, en Août 2003, L’hebdomadaire Marianne proposait à ses lecteurs un autre « dossier » qui s’appelait « Les Nouveaux racistes ». Si le magazine publiait dès la couverture le nom des nouveaux « racistes », les Blancs n’y figuraient nul part parmis les possibles victimes. Le sobriquet raciste « petit Blanc » était utilisé en couverture. Le racisme anti-blanc – l’albophobie – était à peine mentionnée dans le dossier et le terme anti-blanc même pas utilisé dans le passage évoquant la politique de Robert Mugabe vis à vis des fermiers blancs, qui tenait en à peine 7 petites lignes… Par contre, un article de ce dossier montrait bien de quelle façon le discours intellectuel est verrouillé lorsqu’il s’agit du racisme des autres groupes ethniques; Son titre était « Le racisme des victimes du racisme«  Clairement une formulation qui réaffirme une vision stérétotypée – et raciste – du racisme puisque l’article parle ensuite de ces « victimes du racisme »: des Maghrébins et des Noirs.   Si la couverture médiatique d’un journal comme Marianne et les expressions malheureuses qui y sont employées peuvent rendre pessimiste, une petite analyse des expressions utilisées sur l’interet francophone pour parler du racisme anti-blanc porte plutôt à l’optimisme, particulièrement si on les compare à celles employées au même sujet en langue anglaise. Une recherche effectuée dans les pages francophones de Google montre qu’en Français, les expressions « racisme anti-blanc », « racisme antiblanc » et « albophobie » sont utilisées dans 64.07 % des pages évoquant ce sujet. En langue anglaise, au contraire, les expressions équivalentes, « anti-white racism », « antiwhite racism » et « albophobia » ne sont utilisées que dans 3.28 % des cas et c’est la désastreuse expression « reverse racism » -équivalent à « racisme à rebours »- qui est utilisée dans 96.72 % des pages.  Concernant la part occupée par le discours sur le racisme anti-blanc dans une trilogie « racisme – antisémitisme – racisme anti-blanc » elle est de 0.2 % en Français et de 0.36 % en langue anglaise sur nombre total de pages recensées par le moteur de recherche Google pour ces trois sujets. 

pages web francophones consacrées à divers types de racisme 

racisme  1 090 000  70.36 % 
antisémitisme (antisémitisme + anti-sémitisme)  456 100   29.44 % 
racisme anti-blanc (cumul toutes expressions)  3 057  0.2 % 
pages web anglophones consacrées à divers types de racisme 
racism  6 570 000  79.28 % 
anti-sémitism (cumul anti-semitism + antisemitism)  1 687 000  20.36 % 
Anti-white racism ( cumul anti-white racism + reverse racism + albophobia)  29 776   0.36 % 
source: Moteur de recherche Google et Google France – recherche par mots clefs en Mars 2005 

 

 

    
   NB: Cet article ne se veut nullement une condamnation de l’appel lançé par plusieurs intellectuels parisiens pour protester contre le racisme anti-blanc, dans lequel l’expression « ratonnades anti-blancs » est utilisée.   Des personnes sincères peuvent utiliser des expressions maladroites et c’est pour elles que cet article a été conçu, comme une mise en garde. Mon article a été conçu et mis en ligne une première fois le 24 mars 2005. Il se basait sur un article de Marianne publié la semaine dernière. En fait, cela montre parfaitement comment on peut propager des expressions érronées. Le fait que l’expression « ratonnades anti-blancs » soit utilisée dans le texte de l’appel montre bien comment, à cause du titre de Marianne, l’expression erronée s’est répandue de façon dramatique. Une recherche sur Google montre qu’elle n’était pas employées jusqu’à cette semaine…    
      
  
      

  
     

BLOG DE METISSE VOUS AVEZ DIT????????? voir le lien PIANKHY plus bas sur le sujet

Classé dans : RACISME ET ANTIRACISME CONTEMPORAIN — tebawalito @ 0:58

piankhypourangeladavis.jpgangela DAVIS cité par PIANKHY

kathleencleaverpourpiankhy.jpg Katleen CLEAVER metiss afroUSA cité par PIANKHY

J’ai toujours pensé, que lorsqu’un couple mixte engendrait un enfant, cet enfant appartenait à l’espèce humaine. Il existe les races suivantes : noir, blanc, asiatique (jaune) et indiens (dite rouge). Mais une race métisse est elle peut être en train de naître???? LISEZ ET lâchez vos comm’s

  mardi 11 septembre 2007

Ingrid Jacquemod – Championne de Ski Alpin

BLOG DE METISSE VOUS AVEZ DIT????????? voir le lien PIANKHY plus bas sur le sujet dans RACISME ET ANTIRACISME CONTEMPORAIN IJ Ingrid Jacquemod, née le 23 septembre 1978 à Bourg Saint-Maurice en France, est une championne française de ski alpin. C’est une quarteronne (comme Alexandre Dumas et les enfants de Yannick Noah : Joaquim Noah le basketteur et Yelena Noah le jeune mannequin), son père est français et sa mère est une métisse jamaïcaine (comme Bob et Damian Marley).

C’est un plaisir pour moi de lui rendre un hommage sur ce blog. En effet : autant parmi les sportifs, on compte un bon nombre de métis couronnés dans leur discipline (de Dailey Thomson et Dan O’Brian pour les plus complets jusqu’au jeune Joaquim Noah, en passant par Ruud Gullit, Boris Diaw et Tony Parker), autant dans le monde du Ski, c’est beaucoup plus rare ! Elle fait parti des quarterons peu typés black comme Wentworth Earl Miller ou même Maria Carey.

Mais comme Serge Blanco au rugby à son époque :-) Ingrid Jacquemod même si elle est blonde est un précurseur, j’espère que d’autres métis(sses) sous son impulsion auront envie et pourront accéder au ski de haut niveau. Il faudrait bien sûr que les conditions soient réunies ! Ingrid Jacquemod a grandit dans la neige comme elle l’explique elle-même :

Toute petite déjà mes skis devinrent le prolongement de mes jambes. Glisser est un bonheur pour moi. Déambuler sur les pistes de Val d’Isère et d’ailleurs sont à chaque fois des instants privilégiés. Il faut dire que mon entourage s’y prête vraiment.

Ingrid Jacquemod parle de sa famille (sic) :

Mon papa travaillait aux services des pistes, il était en plus responsable de l’organisation technique du Critérium de la Première Neige. Je suis toujours très fier de ce grand gaillard, un peu robuste mais avec un cœur gros comme ça ! Figure du milieu, il était apprécié de tous : coureurs, entraîneurs, il m’a donné le virus de la course, peut-être aussi le gène de la vitesse. Ma maman au milieu de cette petite famille m’a toujours énormément soutenu, ses origines anglo-jamaïcaine m’ont apporté ce coté insouciant qu’ont les insulaires.

Source : Le site officiel d’Ingrid Jacquemod

Palmarès d’Ingrid Jacquemod – les principaux titresMalgré de nombreuses blessures, un bon démarrage (par Ingrid Jacquemod elle-même) :

(…) 1 titre de Championne du Monde Junior 98 et trois autres médailles, le classement de la Coupe d’Europe de géant en 97 en poche, de nombreuses victoires en course. Puis j’ai accédé au plus haut niveau : la Coupe du Monde, d’ailleurs l’adaptation n’a pas été des plus facile.

Source : Le site officiel d’Ingrid Jacquemod

  • Championne du monde junior en 1998,

  • Championne de France Super G en 2005,

  • Lors de la Coupe du monde 2005 : une victoire en descente à Santa Caterina (Italie),

  • Championnats du monde de 2005 à Bormio (Italie) : médaille de bronze par équipes (avec l’équipe de France),

  • En 2006, elle se positionne parmi les 10 meilleures skieuses au classement général de la coupe du monde (comme Yannick Noah l’avait fait dans le tennis entre 1983 et 1989)0 commentaires  

mercredi 5 septembre 2007

Jean-Baptiste Pointe du Sable

jpdst dans RACISME ET ANTIRACISME CONTEMPORAIN
Jean Baptiste Pointe du Sable est né en 1745 (la même année que Joseph de Bologne, le Chevalier Saint-George) en Haïti (plus de quinze ans avant que les généraux métis Dumas et Pétion ne naissent sur cette même île) à Saint-Marc. Métis : fils d’un marin français et d’une mère esclave de l’île d’Haïti, il est le premier étranger (non Américain et non Anglais) à s’installer dans la région qui deviendra plus tard Chicago en Illinois. Il est décédé le 28 août 1818 (année de naissance de Frederick Douglass, le premier ancien esclave à devenir homme politique).

Ce n’est qu’en 1968 que les Etats-Unis reconnaissent Jean-Baptiste Pointe du Sable comme le fondateur de Chicago. En effet, deux raisons ont fait que les historiens ont longtemps ignoré son rôle :

  • il était métis donc fils d’esclave,

  • les premiers récits historique sur la constitution de Chicago ont été écrits par des descendants de John Kinzie (celui à qui J.B. Pointe du Sable a vendu sa maison « de Chivago » en 1800).

Après ses toutes premières années sur l’île d’Haïti, son père l’amène en France où il fait ses études.

Un explorateur de talent et le premier grand homme d’affaire noir (métis) américainPeu de notes et de documents légaux existent encore pour attester des différents actions de Jean-Baptiste Pointe Du Sable. Je ne sais pas quelle année il est retournée outre-atlantique. Ce n’est qu’à partir de 1770 (année de naissance du Général Pétion, lui aussi métis haïtien) que l’on retrouve sa trace.

Il créé un « centre / comptoir commercial » à Chicago sur les rives du Mississipi.

En 1770, Jean-Baptiste Du Sable remonte le Mississippi jusque dans la région actuelle de Chicago. Il y construit sa première maison, trente ans avant la construction de Fort Dearborn (lieu de bataille mythiques Amérindiens / Anglais / Américains), à cette époque, ce qui sera plus tard l’Illinois appartenait à l’empire britannique.

Il met, petit à petit, en place un comptoir commercial, qui devient un véritable centre commercial sur la rive nord de l’embouchure du fleuve de Chicago. Commerçant, fermier, marchand de fourrure, très vite son business devient prospère et grandiose pour l’époque :

  • quasiment l’unique lieu de ravitaillement pour les trappeurs, les marchands, les chercheurs et les indiens,

  • ce comptoir est la base de la colonie permanente de Chicago?Ainsi, un métis, reconnu comme un des hommes les plus illustres de cette époque, est le fondateur, vers 1779 de Chicago en Amérique.

Sa renommée était telle qu’en 1780, les Américains de la région du Lac Michigan ont adressé une pétition aux dirigeants britanniques dans le but que Jean-Baptiste Pointe Du Sable soit nommé administrateur de leurs affaires : les britanniques ont accepté et Du Sable est promu administrateur.

Malgré cela, pendant la Guerre d’indépendance (1775-1783), il a été emprisonné par les Anglais qui le suspectaient d’être un espion américain.

Un comptoir ou un centre d’affaire bien achalandé

En fin stratège et en homme d’affaire avisé, JB Pointe du Sable a profité de son éducation française, de sa langue natale et de ses origines pour s’associer avec les français de la Nouvelle-France (le Canada) : il y voyageait souvent pour en ramener des fourrures (très prisées à l’époque).

En 1784, son comptoir commercial était devenu un véritable centre commercial qui contenait :

  • un magasin de meuble renommé pour ses mobiliers élaborés et ses commodités modernes (pour l’époque bien sûr),

  • des fermes avec écurie et bétail,

  • un marché de volailles,

  • deux granges,

  • un moulin,

  • une crémerie,

  • une boulangerie,

  • un atelier.

Une partie de sa vie avec les indiens

Jean-Baptiste Pointe Du Sable a épousée un indienne, la fille d’un chef local de la tribu Potawatomi. Il eut avec elle deux enfants : Jean et Suzanne. Quelques années avant qu’un autre métis Jim Beckwourth soit « adopté » par des Indiens, Pointe du Sable devient un cadre chez les Potawatomi.

L’histoire dit que son départ en 1800 de Chicago pour l’ouest est du au fait qu’il a été très déçu de ne pas être nommé chef de la tribu de Potawatomi.

Les hommages pour ce métis précurseur

  1. Le Musée afro-américain DuSable Museum dans le sud de Chicago lui doit son nom.

  2. En 1987, l’US Postage émit un timbre à son effigie (cf. ci-dessus)

lundi 27 août 2007

Mariane Pearl

MVNPBlog
Mariane van Neyenhoff Pearl est une métisse franco-cubaine née le 23 juillet 1967 à Clichy-la-garenne dans les Hauts-de-Seine, elle a grandit en France.

Ses origines sont très variées : son père est d’origine juive allemande, sa mère cubaine est de descendance africaine, latino et chinoise (comme le célèbre peintre métis disparu : Wifredo Lam). Elle exerce la profession de journaliste indépendante et travaille pour différents magazines, elle est entre autre chroniqueuse pour Glamour (magazine dans lequel Yelena Noah est annoncée fin 2007)

Mariane Pearl est l’épouse du reporter Américain du Wall Street Journal Daniel Pearl, kidnappé puis assassiné par des terroristes au Pakistan début 2002. Ceux-ci demandaient la libération de prisonniers pakistanais détenus à Guantanamo.

Avec Daniel Pearl qu’elle a épousé en août 1999, elle a vécu en Inde où Daniel était directeur du Wall Street Journal pour l’Asie du Sud et a voyagé au Pakistan (dans la foulée des attentats de septembre 2001). Leur fils Adam est né à Paris en 2002 trois mois malheureusement après la mort de son père.

Une belle carrière de journalisteMariane Van Neyenhoff Pearl a été récompensée plusieurs fois pour ses documentaires, émissions et articles :

  • elle anime l’émission quotidienne « Migrations » sur RFI,

  • elle publie régulièrement dans Le Nouvel Observateur et Télérama.

Un best-seller adapté par les grands noms de Hollywood

Mariane Pearl a publié le 27 novembre 2003 un best-seller où elle explique les circonstances de cet enlèvement terrible, puis de la mort sanglante et tragique de son mari alors qu’elle était enceinte :

« A Mighty Heart : the brave life and death of my husband Danny Pearl », traduit en français « Un cœur invaincu : La vie et la mort courageuses de mon mari Daniel Pearl » aux éditions Plon.

Ce livre remporte un véritable succès et diffuse malgré la catastrophe qu’elle a vécu un message de paix. Il est même relayé par Hollywood : film réalisé par Michael Winterbottom, avec dans la liste des producteurs Brad Pitt lui-même : « A Mighty Heart ». Le rôle de Mariane Pearl est interprété par Angelina Jolie.

Certains pourraient « déplorer » que la distribution n’ait pas choisi d’actrice métisse (il y en a de nombreuses, dont certaines figurent sur ce blog) pour jouer le rôle de Mariane, mais il est probable qu’une actrice comme Angelina Jolie remplit à merveille son rôle (d’autre part Will Smith a bien interprété le rôle de James West dans les Mystères de l’ouest !).

Mariane est la co-fondatrice de la Fondation Daniel Pearl : the Daniel Pearl Foundation.

vendredi 17 août 2007

Blu Cantrell chanteuse metisse aux yeux bleus

Tiffany Cobb, alias Blu Cantrell est née le 1er octobre 1976 à Providence (Rhode Island) sa mère, italienne-américaine est chanteuse de Jazz et son père, noir américain est basketteur professionnel (comme le père de Tony Parker) en NBA. Avec ses 5 demi-frères et demi-sœurs, elle passe sa jeunesse en Georgie à Atlanta (ses frères et soeurs sont blancs, elle seule dans la famille est métisse). 

Blu Cantrell est donc une métisse « afro-italienne » comme Faith Evans et Vin Diesel

C’est au début des années 2000, après plusieurs années de travail et de nombreuses auditions, qu’ elle est repérée par « Zone Entertainment ». Blu Cantrell fini par décrocher un contrat avec le label « Arista Records ».

Ses premières expériences « à haut niveau » sont des cœurs pour des artistes célèbres comme Puff Daddy, ou à moindre degré Truth Hurts et une autre étoile métisse : Faith Evans. Notons pour l’anecdote, que Puff Diddy a ainsi lancé deux métisses italiennes : Blu Cantrell et Faith Evans (voir le billet la concernant sur ce blog).

En parallèle, elle enregistre ses premiers morceaux avec Dallas Austin, Jimmy Jam and Terry Lewis.

En 2001, son premier album So Blu, remporte un véritable succès et deviendra par la suite disque de platine :

  • 8ième au Billboard des 200 meilleurs albums

  • le single « Hit ‘Em Up Style (Oops !) » arrive second au top 100 des singles et permet à Blu d’être nominée aux grammy-award pour la meilleure performance vocale féminine R&B

  • 800 000 exemplaires vendus aux Etats-Unis

En 2003, le deuxième album de Blu Cantrell, Bittersweet, n’a pas autant de succès que le premier mais : permet quand même à Blu d’être nominée aux grammy-award pour le meilleur album R&B et se place quand même en 8ième position du Billboard R&B / Hip-hop.

Bittersweet contient deux singles qui ont fait un malheur, et en particulier en Europe et en Australie :

  • le magnifique « Breathe » avec l’icône du Dance Hall du début du 21ième siècle, le métis jamaïcain Sean Paul (qui est resté 4 semaines numéro 1 en Grande-Bretagne et qui est un des single les plus vendus de l’année en Europe et en Australie), c’est pour ma part un de mes morceaux préférés (voir le clip ci-après)

  • « Make Me Wanna Scream ». 

Au second semestre 2005, Blu a sorti une compilation reprenant ses plus gros tubes et une sélection remixée de certains morceaux de ses deux premiers albums

mardi 7 août 2007

Sean Paul

Sean Paul Henriques est né à Kingston en Jamaïque le 8 janvier 1973, d’un père jamaïcain d’origine juive portugaise et d’une mère jamaïcaine blasian (métisse afro-asiatique) comme le milliardaire métis Jamaïcain Michael Lee-Chin. Pour être précis la mère de Sean Paul est la fille d’une métisse et d’un chinois jamaïcain. Sa famille est donc le reflet de la devise jamaïcaine : « Un peuple issu de plusieurs peuples » (Out Of Many, One People).

Sean Paul est au début du 21 ième siècle l’ambassadeur de la musique jamaïcaine dans le monde, il succède ainsi à Bob Marley, Yellowman, Shabba Ranks et Shaggy – Il contribue comme ses prédécesseurs à faire connaître mondialement le reggae et en particulier le Dance Hall (ou raggamuffin).

Une jeunesse aisée et sportiveSean Paul habite dans la paroisse de Saint Andrew Parish (banlieue nord de Kingston) avec ses parents (sa mère est une peintre jamaïcaine de renom et son père un homme d’affaire) et son frère Jason. Ses deux parents, quand ils étaient jeunes, ont été des athlètes de haut niveau en Jamaïque et un de ses grands pères a même fait parti de la première équipe nationale jamaïcaine de Water-polo. Sean Paul, très doué pour la natation, suit leurs traces : il a fait partie de l’équipe nationale de Water-polo.Sean Paul reçoit donc une éducation bourgeoise, et va dans une école laïque (Island’s Hillel Academy) fondée par la communauté juive à laquelle appartient son père. La légende que Sean Paul entretient dit qu’il serait un descendant direct de Salomon via son père. Il sort diplômé de l’UTECH (Université de Technologie de Jamaïque).

Une carrière musicale détonanteIl travaille ensuite en tant que cuisinier, puis guichetier dans une banque, mais malgré son milieu et ses études : ce qui l’intéresse c’est la musique (sa mère lui a offert très jeune un piano) et en particulier le Dance Hall et le Hip-hop.Il commence par écrire ses propres textes et s’essaye au toast en animant des soirées privées. Marqué par le style Supercat (grand artiste de la scène du Dance Hall) dont il s’inspire fortement, il rencontre Don Yute et en 1993 plusieurs membre du groupe mythique Third World ce qui lui ouvre les premières portes du milieu du reggae. Sean Paul aura même l’occasion d’écrire pour les « vétérans » de third World (Cat Coore, Bunny Rugs et Carrot Jarret). Il raconte que Cat Coore lui a dit un jour :

Tu as l’air d’avoir une bonne voix, on devrait essayer de faire quelques démos !

A cette époque, Papa San, Bennie Man et Shabba Ranks sont au top sur la scène jamaïcaine mais aussi mondiale avec à moindre niveau, d’autres artistes comme Lt. Stitchie, Major Worries et Supercat.

Il sort quelques single et son premier succès arrive en 1996 : « Baby Girl » produit par Jeremy Harding de 2 Hard Records. Il enchaîne ensuite les tubes avec les plus célèbres des producteurs jamaïcains (Tony Kelly, Steelie and Clevie, etc.) : « Infiltrate », « Excite Me », « Deport Them », « Hot Gal Today » avec Mister Vegas.
C’est le début d’une carrière fulgurante : Jamaïque, puis l’ensemble des caraïbes (il sera plusieurs fois numéro 1 en Jamaïque, dans toutes les caraïbes et commence à être incontournable dans les soirées hip-hop aux Etats-Unis).

Sean Paul est nommé troisième «Artiste Reggae de l’Année» en 2000 et Stage One quatrième « Album Reggae de l’Année » dans le magazine Billboard. Il commence à vraiment être apprécié aux Etats-Unis : « Hot Gal Today » figure dans la bande originale du film « Shaft » (pour mémoire, Shaft a été une rampe de lancement pour de nombreux artistes métis, voir les billets au sujet de Vanessa Williams et d’Alicia Keys). Ainsi Sean Paul dira :

« Tout à coup je me suis retrouvé aux côtés d’artistes que je considérais comme mes mentors, (…) J’ai rencontré Big Daddy Kane, Snoop, Aaliyah, j’ai parlé avec Funkmaster Flex. C’est de la folie. »

Sean Paul – Like Glue

Sean Paul devient le premier artiste reggae à se produire dans le cadre de la « Summer Jam », l’un des plus gros événements R&B/hip-hop de l’année aux Etats-Unis.

A partir de ce moment là son ascension devient vertigineuse (en 2000 sur le best-off ragga jamaïcain il pose plusieurs morceaux).

Ainsi avec Dutty Rock (sorti en 2002) et les tubes internationaux « Gimme The Light », « Like glue », « Can You Do The Work », « I’m Still In Love With You », etc., il s’impose aux Etats-Unis et dans le monde entier.

« Ce qui fait la force du reggae DanceHall, ce ne sont pas seulement les riddims efficaces, dans le monde entier les gens adorent notre manière de parler. Cette musique est là pour faire vibrer la basse et mettre le feu. Et cela concerne l’ensemble de la scène dancehall. »

On fumait de l’herbe, « dutty » signifie une pipe usagée, mais on ne s’intéressait pas qu’à ça. (…) Dans la vie on n’arrive à rien sans travailler dur, notre coupe est donc
pleine.

Citation de Sean Paul au sujet de Dutty Rock l’album qui l’amène au premier plan de la scène mondiale.Maintenant Sean Paul est célèbre mondialement et il a travaillé en collaboration avec les plus grands noms du Hip-Hop / R&B : Busta Rhymes, Jay-Z, DMX, The Neptunes, Clipse, Mya, Tony Touch et Rahzel (de The Roots), Beyonce, Blu Cantrell, etc.
Parmi ses collaborations avec des artiste américains, celle que je préfère est celle avec la superbe métisse Blu Cantrell (Breathe) – voir le clip vidéo sur ce blog dans l’article consacré à Blu Cantrell -

Beaucoup d’artistes hip hop sont proches du dancehall, (…) Il en a toujours été ainsi mais maintenant c’est plus évident pour les gens.

Sean Paul dans le New York TimesSean Paul, parmi ses multiples distinctions :

  • a été couronné « Meilleur Artiste Reggae de l’Année » au MOBO Awards à Londres,

  • a également remporté un « Doobie Award » en 2002 dans le magazine High Times pour « Gimme The Light ».

« Je fusionne reggae dancehall et hip hop (…) Quand j’étais gamin, c’était les deux styles de musique qui me parlaient et me donnaient envie de bouger. »

Comme Damian Marley, Sean Paul réussi à fusionner efficacement Dance hall et Hip Hop : au début du 21ième siècle, ce sont deux métis qui permettent de médiatiser le reggae en l’amenant dans les hit US !

Pour plus d’informations sur Sean Paul : Biographie de Sean PAUL

A CE SUJET (lire METISSAGE COMME ALIBI de K.PIANKHY) 

©Kahm Piankhy – Juillet 2007

Auteur de « L’idéologie de la distance raciale » – 2007

[a= http://www.piankhy.com/modules/news/article.php?storyid=13]Metissage METISSAGE COMM ALIBI (CLIQUEZ ICI)

  

Les articles de Kahm Piankhy : Du métissage et de la mixité raciale comme alibis

Posté par Piankhy le 30/7/2007 1:50:00 (767 lectures 

Cet article va tenter d’analyser un certain discours lié à la « mixité raciale » et au métissage en s’appuyant sur des déclarations repérées sur la toile. On trouve en effet une profusion de sites qui sont clairement orientés « mixité métissage » et, le moins que l’on puisse dire, est qu’ils sont – eux, comme les forums plus généralistes qui traitent de la même thématique – un régal pour celui qui aime s’adonner à l’analyse de la bêtise humaine, de la petitesse d’esprit et de la prétention de nos chers contemporains. Il est en effet saisissant de noter comment, chez certains, les mythes remplacent la conscience, comment le renvoi perpétuel à la logique des essences – pureté et impureté des races – est une culture que l’on se transmet au nom de la morale et de la raison. Le tout alimentant un délire paranoïaque et victimaire qui justifie à son tour l’inflexible refus de remettre en cause ses propres positions.

Je me suis arrêté sur quelques sites et forums afin de constater comment le formatage des consciences par le logiciel « antiracisme-spectacle » avait fabriqué des robots qui répétaient quasiment tous la même chose, avec les mêmes arguties et le même terrorisme intellectuel de celui qui est persuadé d’être dans le vrai. Comme si tout ne pouvait être que blanc ou noir. Cette constante de la pensée binaire est assez effrayante en soi car elle permet tout simplement de constater comment l’« antiracisme-spectacle » s’est tout simplement joué de la cause antiraciste qu’il prétendait défendre en fabriquant une pensée vulgaire, bas de gamme, exclusivement dédiée aux « Français issus de l’immigration ». Ceux-ci devaient s’abrutir, ad vitam aeternam, avec des balivernes essentialisantes – « ma mère est noire, mon père est blanc et je suis le fruit d’un mélange » ; « nous sommes la génération métisse » – qui ne leur permettraient surtout pas d’avoir les armes intellectuelles pour mieux comprendre leur propre condition que ce même « antiracisme-spectacle » exploitait avec des arrière-pensées politiciennes. Ces gens passèrent donc leur temps à se masturber sur le métissage, sur leur couleur de peau, sur celle de leur femme tout en cherchant l’approbation morale d’une majorité morale sollicitée pour valider leur conformité avec l’idéologie dominante et être adoubée.

J’ai évité, autant que faire ce peu, les skyblogs sur le métissage : il aurait été trop facile de faire du ball-trap sur des crétins post-pubères qui ont quarante mots de vocabulaire, qui emploient des expressions et des concepts qui leur échappent totalement et qui, pour couronner le tout, écrivent en langage sms.

Je suis métis, un mélange de couleurs oh oh

Il existerait une « métisse attitude » dont le concept, à peine intelligible malgré la tentative d’explication qui suit, se résumerait à relever que « le phénomène de métissage apparaît dans toutes les sociétés, il peut avoir une ampleur différente selon les époques et les circonstances historiques. Nous sommes tous issus d’un mélange qui marque notre différence et notre personnalité : c’est la » Metiss’Attitudes «  ».

La « richesse culturelle » est relative à l’accumulation de plusieurs cultures dans des proportions supérieures à la norme. Celle-ci est, par conséquent, indépendante de la notion de « race ». Un individu qui maîtrise la culture bretonne et la culture basque est potentiellement plus riche, culturellement parlant, qu’un simple métis né d’un père congolais et d’une mère normande qui habite à Sarcelles et qui fait peu de cas de ces questions. Or nous savons tous que lorsque la « richesse culturelle » est évoquée ce n’est pas à la culture que pense l’auteur de cette expression mais bien à la « race ». La « Métisse attitude » va tomber dans ce piège.

Je suis ainsi tombé sur un témoignage qui permet effectivement de prendre avec des pincettes les concepts flous qui affectent de se poser en modèle d’ouverture. Mon moteur de recherche m’a ainsi dirigé vers le forum du site Grioo.com qui évoquait un comportement assez « singulier » de la créatrice du site et du concept « Métisse attitude » :

« Juste pour info, au salon boucles d’ébène de cette année il y avait un stand baptisé Métisse Attitude qui organisait un casting pour un concours de beauté. Non seulement la proprio du stand a refusé d’inscrire des filles noires, disant que son concours avait pour but de valoriser la beauté métissée, mais en plus elle refusait carrément d’adresser la parole aux noirs qui venaient visiter son stand, alors qu’elle courait après tous les métisses qui passaient pour leur parler de son concours.

Il y a quand même eu des gens pour expliquer aux filles noires qu’elle avait envoyer bouler que c’était normale et légitime que les métisses cherchent à valoriser leur identité propre (…) ».

Est-ce qu’un individu de père congolais et de mère sénégalaise, ayant une véritable identité fondée sur un syncrétisme culturel hérité de ces parents – ce qui est très rarement le cas chez les esbroufeurs qui évoquent leur « double culture » – incarnerait la « métisse attitude » au nom de la combinaison culturelle qu’il personnifierait ? D’ailleurs, on ne s’y trompe pas : dans les castings que pratique l’association « Métisse attitude », on peut voir un « métis » vietnamo-cambodgien – qui ressemble donc à un Cambodgien ou un Vietnamien, au choix. Étonnant, non ? Des Noires sont refoulées d’un stand car elles ne représentent pas la « beauté métisse » selon la créatrice du concept – qui elle-même, ici à droite sur la photo, représente parfaitement cette beauté particulière – alors qu’un Vietnamo-Cambodgien, lui, ne pose aucun problème. La logique voudrait donc que les filles noires qui ont été éjectées comme des malpropres du stand « Métisse attitude » aient d’abord subi un interrogatoire pour savoir s’il n’y avait pas parmi elles des Sénégalo-Martiniquaises ou des Guyano-ivoiriennes. Or cela ne fut, semble-t-il pas fait car l’alibi culturel n’est au fond qu’un leurre.

J’avais déjà, dans un autre article, évoqué cette fameuse phrase de l’anthropologue Jean-Luc Bonniol qui évoquait la particularité des « stratégies matrimoniales, ou simplement reproductrices, [qui] créent un feuilletage plus ou moins complexe, avec émergence de catégories à la fois sociales et biologiques, ouvertes vers le haut mais fermées vers le bas ». C’est-à-dire que ces métissages reproduisent d’eux-mêmes un ordre de valeur raciale fondée sur la hiérarchie raciste imposée par le système de domination européen. C’est un constat remarquable dans beaucoup de pays américains qui se vantent d’être métissés : tout ce qui se rapproche du bas est repoussé alors que tout ce qui permet de blanchir est accueilli à bras ouverts – prétexte utilisé : le métissage. Voilà tout ce que cachent ces pauvres postures ampoulées. L’ouverture vers le haut permet ainsi d’assimiler tout et n’importe quoi tant que ce tout et n’importe quoi n’est pas noir. À l’opposé, la fermeture vers le bas, permet de filtrer tout ce qui peut renvoyer vers quelque chose pouvant faire « retomber dans le goudron » ceux qui avaient réussi à s’en échapper.

Lorsque l’on fait une fixation sur le mélange des races afin de le conceptualiser une « métisse attitude » c’est que, forcément, on part du constat qu’il existe une pureté de ces mêmes races. La notion de métissage racial ou culturel est indissociable de celle de pureté. Quant à la beauté métisse ? Aucun sens. Les métissages donnant des physiques parfaitement hétérogènes, il est impossible de définir une quelconque norme esthétique pour la simple et bonne raison que le résultat d’un mélange dépend de ses composants. Ainsi, un métis indo-vietnamien n’a pas vraiment le même phénotype qu’un métis franco-sénégalais. Dans la logique de la « métisse attitude », le lien sera artificiellement construit sur la base du renvoi à la notion de « mélange de race » : tout ce qui n’est pas de pure race est à moi, est ma culture, mon identité. Aux Usa, il existe des sites « interraciaux » où des gens qui n’ont strictement aucun lien ethnique, culturel, cultuel ou autre se rencontrent sur la seule et unique base de ne pas être de race pure. Leurs sites sont d’une bêtise hallucinante. Intellectuellement, c’est affligeant !

La créatrice du concept eut l’occasion de se défendre du bien-fondé de la « métisse-attitude » sur ce forum. L’accueil fut glacial alors qu’elle s’attendait sans doute à un plaidoyer en faveur de sa cause puisqu’elle se trouvait sur un site « domien ». Les explications qu’elle donna étaient…comment dire…brumeuses ? Oui, le mot devrait convenir. En fait, elle se montra incapable de définir son concept de manière claire et précise. Le problème est que beaucoup de gens ont tendance à faire un amalgame entre le moi et la race. Ils prennent souvent leur propre expérience – qui n’est due qu’à une succession d’événements n’ayant pas de rapport direct avec la race – et ils s’évertuent à la racialiser, donc à créer d’eux-mêmes cette dimension qu’ils vont finir par constituer en objet de pensée alors qu’il n’a pas lieu de l’être. Du coup, tout ce qui leur arrive est expliqué par le biais du métissage.

Combien de fois ai-je entendu des cruches essayant de faire prendre la responsabilité de leur sottise par leur métissage ? Un jour une cruche était invitée dans un talk-show de Canal +. Les discussions, qui la dépassaient totalement, touchaient à des questions de faits de sociétés. La cruche n’a pourtant pas arrêté de brandir son métissage pour justifier sa petitesse d’esprit et son incapacité à penser le monde dans lequel elle vit. Tout était clair : pour elle, le fait qu’elle soit métisse était un justificatif valable pour légitimer son silence sur des problèmes qu’elle était incapable de commenter par manque de maîtrise. En clair, quand on est métisse on est forcément stupide et bête comme un poisson rouge ! Cette posture m’avait choqué et ce qui m’avait encore plus énervé était l’attitude du présentateur qui avait l’air d’appuyer les élucubrations stériles de l’invitée. Désolé de leur apprendre cela : mais on peut être métisse, être intelligente et avoir une vraie conscience antiraciste, sociale et politique. Lorsque l’on n’a rien de tout cela, inutile de faire prendre en charge ces incompétences par l’excuse du métissage. Ce dernier n’a rien à voir avec le débat. Être en mesure de répondre à ce type de débat est l’affaire des compétences acquises, pas de la race ou du métissage. Ainsi lorsque l’on n’a aucune conscience antiraciste, sociale et politique mieux vaut éviter de donner des leçons d’antiracisme, tout ça parce que papa et maman n’ont pas la même couleur de peau. Depuis quand est-ce une compétence ? La puérilité de certains est vraiment déconcertante.  

Passons sur un blog nommé « apologiedumétissage ». L’auteur se présente : « père haïten et de mère française, j’ai hérité comme tous les métis de deux types de sensibilité venant de cultures différentes. J’ai décidé de consacrer ce blog aux métisses et métis célèbres. ». Depuis quand, lorsque l’on est métis, hérite-t-on automatiquement de la culture des deux parents ? La culture est un acquis, pas un inné. C’est-à-dire que l’on ne vient pas au monde avec mais, au contraire, on se l’approprie, on l’apprend au cours de sa vie. Prétendre que, sous prétexte que l’on est métis, on est forcément porteur de deux cultures, est un des sophismes les plus rencontrés sur cette thématique du métissage. On peut-être métis et avoir deux parents de même culture. On peut-être métis et être d’une seule et unique culture qui peut être la culture « dominante » d’un des deux parents. On peut avoir les deux ou n’en avoir aucune des deux et composer avec une culture musicale liée au milieu duquel on vient, etc. C’est amusant de voir comment les gens s’enferment dans des fantasmes uniquement parce qu’ils leur permettent de justifier une prétendue supériorité qui leur confère un prestige particulier. Qu’est-ce donc cette manie de vouloir tirer une règle de toute expérience vécue ? Combien de métis franco-africains ou franco-antillais ne connaissent-ils absolument rien de leur côté respectivement africain et antillais pour que des fadaises de ce genre soient quasiment banalisées ?

Le problème est que lorsque l’on est incapable de faire la distinction entre « race », « identité » et « culture » et que l’on fait tantôt passer l’un pour l’autre et l’autre pour l’un, on est aussi incapable de penser la complexité. Du coup, on mélange aussi bien les concepts que les définitions.

Le désir d’un « bb metisses »

Il faut préciser par avance que les intervenantes participant à ces post sont toutes majeures. Il est important de le noter car la plupart des interventions consacrées aux « bb metisse » sont d’une telle sottise et d’une telle vulgarité qu’on peut avoir du mal à croire ce qu’on lit.

Les deux post étudiés ici sont à eux seuls un condensé des pires lieux communs que l’on puisse entendre sur le métissage ou les « couples mixtes ». Le titre du post à lui seul donne le ton : « aux mamans et future maman de ptit métisse!! venez… ». Nous avons là une communauté chez qui l’infantilisation est la règle. On y trouve des post pour tout : des gens qui viennent recevoir l’approbation générale pour valider leur union avec quelqu’un d’une autre culture. On en voit d’autres qui lancent des fils de discussions pour demander…de l’aide pour trouver des « noms métisses » (sic) pour leurs enfants ou encore des questions brillantes comme « vous utilisez quelle marque/quels produits de toilette pour vos bébés métisses?? ». On tombe sur d’autres questions aussi futées comme : « a partir de combien de jours environs un bébé métisse à sa couleur définitive ».

Une des préoccupations essentielles des filles de ce fil de discussion concerne l’aspect physique de leur enfant : «j’ouvre cette discussion à toutes les mamans et miss qui attendent leur bout d’chou pour parler un peu de ce qui nous relie!!  moi je suis hollandaise et mon chéri guadeloupéen (25 ans)!! ma puce n’est pas trop foncé, en faite elle est juste mate avec tout les traits de black!(le nez, la bouche…) et vous? ». Intéressant, non ?  Mieux encore, elle crée un skyblog et y met toutes les photos qu’elle peut de son « trophée ». Sur une de ces photos, on questionne le visiteur : « vous en pensez koi? ». Elle attend des réactions, histoire que la piétaille lui fasse sentir qu’elle a été utile à la société, qu’elle a participé à l’avancement de la paix universelle en ayant produit un être qu’elle considère comme « insolite ». Que ce sacrifice serve au moins à quelque chose de sorte qu’elle puisse en tirer quelques petits bénéfices flattant son orgueil. Elle veut donc s’entendre dire que c’est preuve d’humanité que d’avoir épousé un Nègre et d’avoir enfanté une fille métisse – donc jolie, puisque métisse : sachant que c’est la race qui détermine la beauté – qui est le fruit d’un mélange.

On retrouvera notre « exhibitionniste » hollandaise se vantant de vouloir très vite tomber à nouveau enceinte. C’est tellement amusant d’être enceinte d’un bébé métis, on est tellement choyer, on a tellement d’occasions de briller en société, devant les amis. Avoir un bébé métis c’est comme avoir un oncle en Amérique, on se sent existé. Alors notre Hollandaise saute sur son clavier et lâche ses impressions : « vous savez quoi je crois que dans maxi 1 an je retombrai enceinte!!! ça me manke trop!!! ma fille à maintenant 2 mois et 5 jours!ça grandit vite! ». Trop cool…

Une autre cruche obsédée par le faciès de son « trophée » dégoise à son tour : « Bonjour! Mon cas: papa métisse (franco-congolais) et moi toute blanche avec peau qui rougeoit au soleil! Soit l’inverse de Kuana. Je dois accoucher le 19/04 d’une petite quarteronne, donc. Ce sera la loterie, mais je crois que les quarterons sont en général très clairs. J’ai hâte de voir sa jolie petite frimousse. ». Une quarteronne, en est-elle sûre ? Elle-t-elle allée visiter les tréfonds du patrimoine racial du côté congolais pour savoir s’ils sont vraiment de « purs nègres » sans métissage, comme l’aurait fait n’importe quel esclavagiste raciste avant de décréter la nature de quarteron au « bb metisse » ?

Une autre chose frappante est de constater que beaucoup de signatures comportent des précisions sur la race de la femme et celle du mari ainsi que le degré précis de métissage de l’enfant. On se croirait au marché de Rungis devant des bœufs étiquetés pour mieux facilité la traçabilité du produit. Voici que notre bonne Hollandaise veut désormais faire de sa fille une Meuwiah Caweille : «ça y est ma puce chante!!!!!! qu’est ce que j’aimerai qu’elle soit aussi belle que MARIAH CAREY qd elle sera grande!!!!!! mais a mon avis elle sera encore mieux! »

Première intervention. Et déjà, on sent que le fameux Régis des Nuls (vous savez celui qui « est un con ») a de quoi trouver une épouse avec notre nouvelle intervenante : «salut je suis aussi québécoise et j’habite Montréal je suis enceinte de 16 semaines et le papa est zaïrois et je me demande bien si mon enfant aura des traits de sa maman?? ». Espérons seulement pour lui qu’il n’ait surtout pas son intelligence, sinon les temps vont être durs pour lui…Mais avec un peu de chance elle pourra faire cause commune avec une autre andouille qui osa pondre ce brillant post : « hello les filles, j’aimerai savoir comment pourrait etre mon bebe si je suis française blanche et mon ami est moitié haitien moitié français blanc  merci ». Normalement, si tout va bien… il naîtra avec…des yeux, un nez, une bouche…non ? Quel est l’intérêt de ce type de débat au juste ?

C’est au tour d’une Congolaise mariée à un Algérien de faire son show : « non je suis fiere de dire que les bebes metisses sont trop beaux ». Puis de montrer les photos de sa « fabrication ». Ce qu’une participante au fil de discussion commenta de suite par cette déclaration qui fleure bon l’intelligence : «Elles sont trop belles tes puces!! et les jumelles wahouuuuuuuuuuuuuuuu moi aussi j’en veux ca doit etre dur mais c’est trop beau!! j’adore leur cheveux j’essaye d’imaginer ceux de ma fille plus tard mais pour le moment encore lisse mais ca va pas durer ». On n’entend jamais aucune de ces filles se dire elles-mêmes belles. Il semble que dans leur esprit, la beauté ne pouvant se construire qu’avec quelqu’un qui n’a pas son morphotype, l’alibi du métissage sied parfaitement à leurs complexes et tombe à pic. Tout psychologue vous dira que quelqu’un qui passe son temps à magnifier la beauté chez autrui en essayant de s’en rapprocher d’une manière ou d’une autre est un aliéné en puissance. On ne peut d’ailleurs pas vraiment croire qu’une personne qui passe son temps à chercher la beauté – en terme exclusivement raciaux – chez l’autre, tout en prétendant ne pas se détester soi-même. Cette pauvre Congolaise doit forcément se trouver laide et, pour compenser, cherche à projeter sur ses enfants ses propres fantasmes de la beauté parfaite à atteindre. On croise beaucoup de ce genre de complexés chez les Noirs(es). Mais ils ne sont pas les seuls, loin de là.

Une autre intervenante claironne au sujet de son enfant : « Moi mon Homme est déjà métisse martiniquais et moi francaise, il devrait avoir de jolie couleur » pendant que l’intervenante suivante lui répond « En effet,le mélange sera beau ». Le « bb metisse » à l’air d’un être un simple et vulgaire jouet, ou pis encore, un trophée social qui permet à des loosers de briller auprès des autres pour compenser la honte que certains leur font sentir d’être attirer par la différence. Le « bb metisse » est lustré comme un objet d’art pour lui donner du brillant. On pose des questions à propos de son pédigrée, on s’attarde sur la forme du nez, des oreilles, on lui cherche des « prénoms métisses », on se questionne sur le teint qui va s’éclaircir ou non, sur les cheveux qui vont rester raides ou pas. Aucune de ces filles n’assume leurs subjectivités clairement. Pour elles, dévier sur le « bb metisses » permet de trouver la pertinence argumentative qu’elles sont incapables de produire face à leurs désirs de Blanc quand elles sont Noires, de Noir quand elles sont Beurettes ou de Beur quand elles sont Blanches etc. Cet enfant a aussi très souvent la fonction de servir d’instrument incarnant à perfection le bien-fondé des choix non-assumés des parents, en grande majorité plongée dans un délire victimaire qui leur laisse croire que le rejet de la belle-famille ne se pose que dans le cas de la différence ethnique. Ce qui en soi est totalement faux, puisque l’on peut rencontrer ce genre de problèmes d’Algérien à Marocains ou d’Ivoirien du sud à Ivoirien du nord etc.

L’actrice Clémentine Célarié est mère d’un enfant métis qu’elle eut avec un Africain. Depuis, elle passe le plus clair de son temps à communiquer là-dessus. À CHACUNE des émissions où elle intervient elle y fait une allusion. C’est tout simplement ahurissant ! Elle rêve de voir généraliser cette pratique au point où elle dirige n’importe quel débat sur son fils, dont la France entière connaît le métissage. La logique est donc simple : lorsque Clémentine Célarié vivait avec un Africain c’était pour mettre en pratique le métissage. Et quand elle quitta cet Africain pour se mettre en couple avec un Français tout ce qu’il y a de plus blanc, à quelle politique raciale répondait-elle si l’on applique sa propre lecture démagogique du premier exemple ? La préservation de la race blanche ? La perpétuation de ces acquis ? Pourquoi ne pas communiquer là-dessus ?

Et nous voyons là toute l’hypocrisie du discours. En naturalisant le désir, on cherche à substituer la race – élément affectif très apprécié par les démagogues pour émouvoir l’opinion et la gagner à leur cause – au désir mais cette arme est à double tranchant. Le fait est qu’en n’assumant pas ses désirs comme de grandes personnes, tous et toutes celles qui les naturalisent – donc décident sciemment d’interpréter la réalité de leurs désirs à partir d’une grille lecture strictement raciale – sont ensuite prisonniers de leur idéologie. Lorsque que l’on considère que tout ce qu’un individu fait, pense et dit n’est réductible qu’à sa race ou à celle de son conjoint et que l’on érige cette stupide conception du rapport à l’autre en dogme, on ne doit pas s’étonner d’entendre dire autant d’âneries avec une telle naïveté. Mais le pire c’est que, sans doute, ils ne le comprendraient même pas. 

Au tour d’une Africaine mariée à un Libanais de confirmer le désir de faire un enfant métis pour des raisons purement esthétique :

«je suis noir(RDC) mon marie libanais nous avons une petite fille abby de 2 ans et en attente de bebe2 en avril07 je suis heureuse d avoir des bebes metisses car ils sont choux a croquer
vive le metissage et a bat le RACISME que certianes d entres vous cherchent a semer  
j adore mon marie et mes enfants car je suis fier qu il represente et l afrique et le moyen orient!!!!!!!!! ».

Intéressante « analyse » : le fait de vouloir des « bébés métisses » est ici assimilé au métissage qui lui-même est à son tour présenter comme le diamétral opposé du racisme. Tout se tiendrait : mon couple est mixte, on est pour le métissage, nous sommes donc le symbole du non-racisme. Ce « raisonnement » – si l’on peut appeler cela ainsi – ne tient pas la route une seconde. On trouve en grand nombre des Noirs(es) qui crient « halte au racisme ». Puis, dès qu’on les amène sur les éventuels reproches à faire aux Noirs(es), se mettent à déblatérer les pires clichés sur « les hommes noirs pas fidèles » ou « les femmes noires aimant trop l’argent » pour justifier la mixité de leur couple. C’est en cela qu’il faut se méfier des discours tentant de démontrer l’existence d’une prétendue conscience antiraciste sur la base du métissage ou des couples mixtes. Aussi étonnant que cela puisse paraître, les motivations du métissage ou des couples peuvent parfaitement intégrer les notions de haine de soi, de complexe d’infériorité, de fascination malsaine de l’Autre. Et le plus drôle dans tout cela, c’est que ces détestations sont tout simplement un héritage du racisme et des préjugés de race qu’il a générés. En clair, assimiler le métissage ou les « mixité raciale » au « non-racisme »relève de la malhonnêteté intellectuelle totale. On ne peut tirer aucune règle de cela, tout simplement parce que la réalité est complexe. Tenter de faire croire que ces réalités sont présentes de manière systématique dans chacun des exemples pris individuellement n’est qu’un moyen, pour certains, de tenter de conférer une nature sacrée à ce qu’ils sont. C’est un essentialisme du même acabit que celui qui reviendrait à dire « tous les Noirs sont ci » ou « tous les blancs sont ça ».

On a donc vraiment du mal à croire qu’aucune d’entre ces filles – peu importe l’origine – n’a construit ses stratégies de conquête d’un homme en fonction de la couleur de peau de ce dernier. Dire que c’est le cas de toutes serait stupide. Mais il le serait autant de prétendre qu’aucune d’elles n’est dans cette logique à la vue du ramassis de lieux communs qu’elles assènent avec la plus grande candeur. Il y en a parmi elles qui évoquent le métissage pour couvrir le fait qu’en réalité elles ne font qu’assouvir un besoin déterminé par leurs propres désirs de donner naissance à un enfant qui « sort de ce qu’elles sont elles-mêmes ». Du coup, lorsqu’un intervenant met le doigt sur l’inconséquence de la teneur des propos du forum, on constate une solidarité teintée d’une incroyable mauvaise foi : toutes se ruent sur le malheureux en le traitant d’intolérant et de raciste. Mais là encore, il faut analyser l’argumentaire utilisé.

La critique du contradicteur a été effacée. Cependant, les personnes qui lui ont répondu, l’ont quoté. Ce qui fait que les traces du commentaire existent encore malgré la suppression des messages :

«tous ces messages me degoutent. vous parles des metisses comme si c’etait du betail.  vous vous fetes faire des metis pour pouvoir jouer « a la poupee » avec.. honte a vous salopes blanches et encore plus a vos partenaires qui ne s’en rendent pas compte…

[…]

comment ce fait t’il qu’AUCUNES des personnes sur ce forum ne parle de comment elever leurs enfants metisses dans leurs differentes cultures et pose de bonnes questions?? non tout ce qui les interessent c’est de savoir a quoi il vonts ressembler et que leur enfants sont beaux parce qu’ils sont clairs avec des cheveux frises ( et non une peau « trop fonce » a leurs gouts et des cheveux crepus)

[…]

ce qui m’enerve c’est que j’ai l’impression que toutes ces nanas ne sont avec leurs mecs que pour avoir des metisses. les metisses sont des etres humains comme tous les autres pas des poupees ou des « accessoires » a la mode.

je pense que ces blanches vont plaquer leurs mecs des qu’elles auront eu leurs « jouets »..
et attention il faut qu’elles aient des enfants metis mais comme il faut, avec la bonne couleur, les bons traits, la bonne texture de cheveux…

 non franchement ca me degoute la…. » 

Au vu des messages cités plus haut, la pertinence de la critique semble indéniable : ces filles ne peuvent pas parler de culture parce que, souvent, aucune d’entre elles ne maitrisent la leur et que, de toute façon, cet alibi « culturaliste » est aussi fallacieux puisque lui aussi essentialiste. Et pourtant, malgré la relative justesse du propos, les personnes visées vont faire preuve d’une mauvaise foi totale en « personnalisant » leur réponse :

« réponse pour la la fille béte et méchante excuse moi de te parler comme sa mais en méme temps tu t pas géner pour traiter les « blanches » de salopes ok!!! pour ma part je suis avec un malien nous avons une petite fille de 4ans et bb2 arrive en juin. Sache que comme tu dis ce sont pas des jouets je me suis jamais dit j’espére qu’elle sera comme sa ou comme sa avec des cheveux frisés la peau pas trop foncés je c pas ou tu vas toi je fais pas mes enfants avec mon homme qui est « black » juste parce que c beau! je l’aime je suis amoureuse peu importe qu’il sois blans jaune gris ou autre sa aurais été la méme chose alors mesure tes paroles réfléchis avant d’ouvrir ta bouche pauvre conne!!! »

Qu’est-ce que ce genre de réponse ? La critique porte sur un sentiment général irréfutable qui est bien présent sur le forum mais on intervient en son nom personnel pour noyer le poisson. La réponse eut l’heur de plaire aux autres intervenantes qui, bien entendu, ne l’ont pas ramenée – il faut dire que les preuves écrites sont accablantes contre elles. Elles remercièrent donc chaudement l’audacieuse réponse qui leur permettait d’avoir la conscience tranquille en renvoyant le détracteur à son insulte raciste et à sa généralisation. Il faut dire que madame « je suis mariée avec un Malien » est l’une des rares filles du forum qui sache écrire correctement le français et aligner deux phrases intelligibles – c’est dire le niveau des autres. Cette seule qualité fait de vous une porte-parole. Du coup, « celle qui sait causer » se sentit pousser des ailes et affina son propos initial :

«je pense pas que des femmes font des bb métisses parceke c « beau » sinon je trouverais sa super con pour ma part je suis tombé amoureuse d’un homme avant tout et pas parceke je me suis dit youpi mes enfants seront métisse avec de beau cheveux la peau café au lait et tous et tous il faut arrété ce délire complétement débile a l’age ou je l’ai rencontré je pensé pas du tous a faire des bébé mon homme je l’aime » 

De la mauvaise foi ? Non. Elle ne se rend absolument pas compte du contenu du forum tout simplement parce qu’elle est enfermée dans un ridicule narcissisme. Il est normal pour des parents de trouver que leurs enfants sont les plus beaux du monde. Ce qui ne l’est en revanche pas, c’est lorsque ces femmes « naturalisent » ce jugement esthétique et tentent de tout expliquer par l’essence, donc la race. Pense-t-on sérieusement que si cette femme, qui st la compagne d’un Malien, avait eu un amoureux breton, elle se serait retrouver sur un forum « bébé de race blanche – denrée rare à cause du métissage » en train de pinailler sur les beaux yeux bleus de son bébé, sur sa blondeur germanique, le tout en faisant des allusions malsaines et infectes au degré de pureté de sa race ? Ce sont les conventions sociales actuelles qui permettent à ces gens sans contenance de s’en fabriquer une et de se persuader d’avoir contribuer à l’avancement d’une cause en produisant un « bb metisses ».

Pour se prétendre antiraciste, il faut avoir de la culture mais aussi une conscience sociale et politique assez aiguisée. Tout ce que ces filles n’ont pas, n’ont jamais eu et n’auront jamais. Le « métissage », lui, est plus accessible à cette catégorie de gens : pas besoin d’avoir de culture et un simple coup de reins avec une personne au cuir d’une autre couleur que la votre fait de vous un potentiel candidat au titre  de prix Nobel de la Paix. Cette misère de la bêtise humaine explique la tendance a très souvent reléguer la conscience nécessaire pour lutter contre le racisme au niveau de caniveau auquel se situent les éructations sur le métissage. La conscience est souillée et envahie par des gens qui n’ont rien à y faire tout simplement parce que leur contribution équivaut au néant.

À ce niveau, les complexés se trouvent autant chez les Blacks que chez les Blancs et les Beurs. Ceux qui, pour se faire accepter dans le milieu « black » qu’ils convoitent, viennent « gratter » comme des mendiants loqueteux un métissage racial auprès des Noirs afin d’avoir un accès total à leurs désirs de la « black fashion way of life » (RNB, hip-hop attitude, zouk, le « rythme dans la peau » et autres clichés débiles que certains Noirs eux-mêmes vendent pour exister dans le regard de ces beaufs) sont des aliénés. À l’instar des Noirs qui font un sentiment d’infériorité face aux Blancs devant lesquels ils pleurnichent pour être acceptés, ils cherchent à compenser leur déficit en réclamant un métissage servant d’abord leurs intérêts de réduction de l’Autre à leurs impératifs. On retrouve la même mauvaise foi des deux cotés, la même logique marchande fondée sur le désir de bousculer les priorités, d’investir l’espace mental de ceux que l’on aspire à rejoindre, en insistant pour reléguer les autres luttes au second plan au nom de la morale et de l’ouverture : tout ce dont il n’est absolument pas question.

Mais bien entendu, pour comprendre tout cela il faut être plus « ouvert d’esprit » que ces gens qui ne s’intéressent à l’Autre que lorsqu’il s’agit de s’amuser ou de coucher avec. Si la distance raciale conférait une compétence intellectuelle, Yannick Noah, Dieudonné, Calixthe Beyala, Clémentine Célarié et tous ceux qui instrumentalisent piteusement le métissage à des fins uniquement personnelles seraient les grands intellectuels de notre temps.

Pour aller dans ce sens, voici le témoignage qui suis directement la réaction de la « mariée avec un malien » :

«Bon suis blanche et  mon cher époux vient du Niger donc noir. (très beau pays mais très pauvre). Nous aurons je le pense un bébé  métisse. Rien n’est certain et à la limite on s’en fiche lololol.
 Je voies qu’il y a beaucoup de métissage sur le topic. Viet/magrheb , blanc et noir etc. Vraiment j’adore tous ces mélanges de couleurs et surtout de cultures.
 Car nous avons, les filles une chance que n’ont pas forcément tout les parents du monde, c’est de pouvoir partager nos cultures et nos histoires si différentes. Et c’est ce qui fait toutes leur richesses.
 Nos enfants seront bercés par des histoires magnifiques, ne croyez vous pas? » 

Il vient du Niger, il est donc noir ? Tous les Nigériens ne sont pourtant pas noirs, mais forcément elle ne le sait pas. Elle n’est pas sûre, en revanche, d’avoir un « bébé métisse » avec lui ?

De plus, rien ne permet par ailleurs de dire que chaque parent est titulaire d’une culture intrinsèquement liée à son origine à transmettre à ses enfants. Pourtant elle en parle comme si c’était une normalité : quand on est d’origine africaine c’est que sa culture est systématiquement africaine et quand on est bretonne sa culture l’est aussi. La race se confond avec la culture. Eh bien non : on peut-être noir et punk, beur et skater, métis et afrocentriste etc. La culture relevant de l’acquis, il est donc totalement faux de prétendre qu’elle est automatiquement léguée aux enfants par les parents, comme si chaque humain avait une culture propre qui n’était que le fruit du lègue parental : tous les enfants de France ayant des parents français ont une culture strictement française ? Non. Justement, la culture est un attribut qui n’est pas présent à la naissance et dont on fait l’acquisition au cours de la vie. En général, les essentialistes sont totalement perdus dans la maitrise de ce qui relève de l’acquis et de ce qui est de l’inné.

Une Nouvelle sur le forum: « Moi je suis française mais d’origine marocaine (mes parents sont marocains) et mon chéri est françaiset ses parents aussi… Cela fera surement un beau bb !!! J’ai les yeux marrons,le teint un peu mate, et les cheveux chatains foncés. Lui a les yeux bleus, les cheveux blonds… J’ai hâte de voir le résultat !». Ce à quoi la Congolaise citée plus haut répond « les bebes metisses sont beaux donc je m’en fais pas pour vous ». Mais puisque le verdict est connu d’avance, qu’est-ce qui explique donc cette obsession du physique du « bb métisse » ou encore le fait de venir étaler sur un forum le pédigrée d’un enfant comme si on étalait celui d’une vache  laitière au salon de l’agriculture ? 

À la base, ce forum a sûrement été envahi par des Blanches qui venaient exposer comme de la marchandise le fait que leur « doudou » soit antillais. Du coup, pour montrer leur ouverture aux autres cultures, elles ont adopté des tics de langage consistant à truffer leurs phrases de mots créoles. Ces tics de langages ont été repris par beaucoup d’autres intervenantes qui les intègrent à leur tour dans leur discours. Ainsi, la Congolaise marié à un Algérien, étant allée jeter un œil sur le skyblog d’une prétentieuse exhibitionniste qui exposait ces trophées, s’adressa à elle en retour en ces termes : « karene je viens de passer sur ton blog trop kut tes princesses ca fait combien de temps que tu es avec ton zhom ». (Traduction pour ceux qui parlent correctement le français : « Karene, je viens de passer sur ton blog et tes enfants sont trop beaux. Depuis combien de temps es-tu avec ton mec ? »). On retrouve cette expression sur beaucoup de post « mon zhom », « ton zhom ».

Une Québécoise a entendu l’appel et se présente à la communauté : « Pour mon avis, les bb métisses sont les plus beaux!! J’en suis folle!! Moi je vien d’avoir 19 ans au début décembre et je suis enceinte de 34 semaines. Je suis québécoise et le papa est haitien. J’ai bien hate de voir mon petit coco!! ».

Une autre, Vietnamienne, fait elle aussi une fixation sur la tête que pourrait avoir son futur bébé de père marocain : «bonjour à toutes les mamans ou futures mamans! je suis vietnamienne et mon compagnon est marocain!ça fait 2ans qu’on est ensemble!! on voudrait juste voir en photo des bébés métisses marocains-viets!bisous à toutes»

La beauté équivaut au métissage et le métissage est synonyme de beauté. Elles en sont toutes convaincues. Une Ivoirienne qui prit connaissance du spectacle en se disant qu’elle pouvait, elle aussi, ramasser à la volée quelques gracieuses congratulations en déclinant son capital biologique et celui de son « zhom » : « Bonjour les filles, Je suis ivoirienne et le futur pere est français, ce sera un beau metissage. ». Fin de citation. Une autre « touriste » se désole d’être blanche et d’avoir un mari ayant une couleur trop proche de la sienne pour pouvoir jouir avec les autres du privilège qui est d’enfanter un être extraordinaire qui est le « bb métisse ». Elle étale donc son désappointement : « Coucou les filles, Malheureusement je n’aurais pas de bébé métisse car je suis française toute pâlotte et papa d’origine portugaise tout blanc aussi.. Vous avez de la chance d’avoir des bébés métisses,ce sont les plus beaux du monde! ». La pauvre « Blanche toute pâlotte » va avoir l’occasion de s’en prendre à son salaud de mari blanc qui aurait pu faire un effort pour être au moins un peu basané. Et si elle changeait pour pouvoir elle aussi se vanter d’en être ? La Hollandaise vient à son secours : «tu sais célinette, en qq sorte ton bb sera métissé… interieurement!! meme si ça ne se voit pas exterieurement!
bisous à toute et bonne fete! ».
Ouf ! Elle pourra donc en être. Nous voilà rassurés.

Finalement au bout d’une vingtaine de pages – oui, ce qui est écrit ici n’est qu’une synthèse de 20 pages étalé sur deux sujets : 15 pour l’un et 5 pour l’autre – je n’ai pas la force de continuer. Ceux qui ont du « temps de cerveau disponible » à allouer à la bêtise humaine dans toute sa quintessence peuvent aller jeter un coup d’œil sur Doctissimo en cliquant ici et ici. D’autres forums – que j’avais initialement prévu d’analyser avant de me rendre compte du travail qui m’attendait – contiennent exactement les mêmes préoccupations puériles d’objetisation du « bb metisse ». C’est le cas de  Magicmaman.

©Kahm Piankhy – Juillet 2007

Auteur de « L’idéologie de la distance raciale » – 2007

Source : www.Piankhy.com

Note: 8.00 (2 votes) – Noter cet article

Auteur 

Conversation 
Piankhy  Posté le: 5/8/2007 6:56  Mis à jour: 5/8/2007 14:43 
Webmestre 

Inscrit le: 16/5/2006 De: USA  Envois: 355 En ligne ! 

 Re: Du métissage et de la mixité raciale comme alibis  PS : j’ai viré le post de l’autre débile mental de « Parigot » : je me demande parfois pourquoi je perds mon temps à répondre à des types pareils.Je viens de trouver un mail de Black Power au sujet de cet article. Je vais répondre à quelques points histoire que les choses soient claires. Je réponds à la dénommée SHOX Alors pour commencer l’article s’appelle : «Du métissage et de la mixité raciale comme alibis ». Puisqu’il faut faire une explication de texte la voici : cela signifie que cet article va traiter d’un volet bien précis qui est relatif à l’utilisation du métissage et de la mixité raciale comme alibis. Dès les premières lignes je précise bien que je vais m’attacher à analyser un discours bien précis. Rien que la lecture du titre aurait du suffire à nous épargner des explications scabreuses sans intérêts sur plusieurs lignes.1° Citation : 
« suis blanche et mon époux vient du Niger donc noir. Vraiment j’adore tous ces mélanges de couleurs et surtout de cultures. Car nous avons, les filles une chance que n’ont pas forcément tout les parents du monde, c’est de pouvoir partager nos cultures et nos histoires si différentes. Et c’est ce qui fait toutes leur richesses. » Il vient du Niger, il est donc noir ? Tous les Nigériens ne sont pourtant pas noirs, mais forcément elle ne le sait pas. Elle n’est pas sûre, en revanche, d’avoir un « bébé métisse » avec lui ? »
pkoi tu joue sur les mot ainsi!!! grrrrrrrrr il est nigerian, donc noir (oui c courant je crois) quand elle dit: peut etre, peut importe, c pour dire que le bb soit noir ou blanc elle s’en fou, c son bb, le fruit de l’amour!  Déjà je parle de NigériEn (du Niger) et pas de NigériAn (du Nigéria). Ensuite pour comprendre ce que j’ai dit il faut un peu connaître le continent pour savoir que les Nigériens sont aussi bien noirs que blancs (des berbères). Donc ce que je méttais en avant c’était l’incohérence de la phrase « suis blanche et mon époux vient du Niger donc noir ». C’est un peu comme si quelqu’un disait « je suis allemand, ma femme est américaine, donc asiatique » alors qu’on peut être américaine sans être asiatique. Bref c’était une petite pique comme j’en lance beaucoup qui voulait juste souligner que cette phrase démontrait que la personne ne connaît pas très bien le Niger qui n’est pas peuplé que de Noirs.2° Citation : « J’ai évité, autant que faire ce peu, les skyblogs sur le métissage : il aurait été trop facile de faire du ball-trap sur des crétins post-pubères qui ont quarante mots de vocabulaire, qui emploient des expressions et des concepts qui leur échappent totalement et qui, pour couronner le tout, écrivent en langage sms. »quel bel exemple de « racisme » si l’on puis dire… tu met tout le monde dans le meme panier, pour toi avoir un skyblog= etre un cretin post pubere………. *smiley-sarcasic*  Oui là il faut apprendre à lire, ça peut toujours servir. Déjà je parle des « skyblogs qui sont fondés sur le métissage » et qui sont en effet remplis de truffes qui ne sont que dans la dimension biologique du métissage mais ne peuvent même pas soutenir une discussion sociologique ou historique sur les tenants et les aboutissants de la question. Donc ils créent des skyblogs sur le métissage pour pondre des clichés. Si j’avais voulu être méchant j’aurais analysé le contenu des skyblogs sur le métissage et j’aurai fait un carton facile tellement ces gamins sont des neuneus.3° Citation :  « Un individu qui maîtrise la culture bretonne et la culture basque est potentiellement plus riche, culturellement parlant, qu’un simple métis né d’un père congolais et d’une mère normande qui habite à Sarcelles et qui fait peu de cas de ces questions. »je vois pas pkoi il serait moins riche culturellement…  Oui ça ne m’étonne pas que tu ne « vois pas ». Puisque tu ne vois rien et ne comprend rien. Je souligne le fait que le métis habitant Sarcelles fait peu de cas de ces questions, ce qui signifie qu’il n’en a rien à faire de cette question du métissage. Sous-entendu, c’est un bon gaulois qui peut écouter du Rock, s’habiller comme les fans de Marilyn Manson etc. C’est un exemple comparatif volontairement caricatural pour étayer une démonstration. Bref je soulignais que culturellement il ne composait aucunement avec la culture de ses parents et qu’il s’était crée la sienne. Du point de vue strictement culturel : oui il est moins riche que le breton/basque. C’était un exemple pour démontrer que ce n’est pas la « distance raciale » qui fait la richesse culturelle mais le fait que l’on accumule réellement des apports divers. Mais bon, ça non plus c’est trop dur à comprendre n’est-ce pas ?4° Citation : « Or nous savons tous que lorsque la « richesse culturelle » est évoquée ce n’est pas à la culture que pense l’auteur de cette expression mais bien à la « race ». « non non il est bien question de 2 culture differente (extreme ou proche on s’en balance!) la race (ce mot n’existe pas pour moi mais encore une fois passons) n’a rien a voir la dedans!  Je parlais de l’évocation de la « richesse culturelle » comme substitut conceptuel à la richesse « ethno-raciale » et je soulignais que là encore on faisait une confusion entre race et culture, deux choses qui ne vont pas forcément ensemble. Donc, conclusion déductive très simple : cette phrase parlait de cette expression sur un plan large et signifiait que l’un ne vaut pas l’autre, qu’on peut-être « culturellement très riches » et venir d’Asie en emmagasinant la culture khmère, celles des Lao thai plus celle des Hmongs et pourtant être typiquement laotien. Mais bon tu ne peux pas comprendre ce type d’analyse parce que ça dépasse le cadre simplet du « pour ou contre les métis ».5° Citation :  » il y avait un stand baptisé Métisse Attitude qui organisait un casting pour un concours de beauté. Non seulement la proprio du stand a refusé d’inscrire des filles noires, disant que son concours avait pour but de valoriser la beauté métissée »dis moi… pkoi prend tu la defence en montant sur tes grand chevaux des noire qui ont été refoulée… tu crois pas que les blanches l’on été aussi!!! (si c pas le cas, la oui c etrange mais bon… sa m’etonerai…)  Rebelote : apprend à déchiffrer ce que tu lis avant de dire des âneries grosses comme une maison. Le passage que tu cites n’est pas de moi mais d’un forum qui a donné son ressenti quant au traitement auquel avait droit les filles noires qui passaient à côté de ce stand. C’est un témoignage d’une personne présente sur les lieux. Une fois de plus, tu montres ta méconnaissance des questions nous concernant : le salon Boucles d’ébène est un salon dédié à l’esthétique spécifique des communautés afro. Son but est de valoriser la « beauté noire ». De plus ce que je soulignais c’était l’inconséquence du comportement de la responsable : sur son site il y a un vietnamo-cambodgien qui participe au concours « metisse attitude ». Donc qu’est-ce que la beauté métisse ? Pourquoi un asiatique typiquement asiatique est accepté alors que durant ce salon les filles noires étaient rejetées sans même savoir si parmi elles se trouvaient des sénégalo-martiniquaises ou autre ? Voilà c’était ça le débat. Mais comme pour le reste ça t’échappe totalement.6° Citation : « tout ce qui se rapproche du bas est repoussé alors que tout ce qui permet de blanchir est accueilli à bras ouverts – prétexte utilisé : le métissage. »tu te contredit… en gros tu sous entend que la couleur black se raproche du bas, etrange, enfin, ensuite, je suis avec un black (et oui!) sa va blanchir mes futurs enfant? (moi blanche? jpeux pas dire francaise, francaise sa veut rien dire (a part la nationalité) sachant que ma grand mere est marocaine, et sa grand mere anglaise…) non sa va les foncer, et je vois pas sa comme quelque chose qui tire vers le bas… on dirait que tu crois que le metissage cherche a faire disparaitre la couleure « noire » de la terre, alors que tu oublie que la couleur blanche EN MEME TPS que la couleure noire « disparait » lors d’un metissage, elle se melange et donne du ni-noir ni-blanc (il faut pas l’oublier)  Non non ça ne s’appelle pas une contradiction mais une démonstration. Visiblement on ne doit avoir ni les mêmes lectures ni les mêmes préoccupations. L’anthropologue que je cite (J.L Bonniol) a justement participé à un livre qui traite de la question du métissage dans les Amériques et il parle de l’exemple caraïbe où le métissage cache parfois des stratégies moins saines qu’il n’y parait. Mais toi tu es dans ta bulle. Moi je considère que je m’adresse à des gens qui ont un minimum de culture et de curiosité pour se pencher sur ce que l’on dit. Les gens comme toi me fatiguent parce qu’il faut tout leur expliquer. Bref je ne parle donc pas ici du métissage mais de l’instrumentalisation du métissage en tant qu’objet de conquête d’impératifs n’ayant rien à voir avec la dimension morale revendiquée. et la démonstration de l’ouverture vers le « haut » et la « fermeture vers le bas » servait à étayer ce propos que tu n’as, bien entendu, pas compris. Mais pour le comprendre il faut avoir lu des ouvrages qui font état des mécanismes de dominations hérités du racisme et de ce que Fanon a appelé l’arsenal complexuel généré par le racisme chez les Noirs. Là c’est comme pisser dans un violon avec des gens comme toi : vous êtes incultes ! Ce n’est pas de ma faute et ce n’est pas une insulte. Mais il faut éviter de venir polémiquer sur ce que vous ne connaissez pas…7° Citation : « L’auteur se présente : « père haïten et de mère française, j’ai hérité comme tous les métis de deux types de sensibilité venant de cultures différentes. Depuis quand, lorsque l’on est métis, hérite-t-on automatiquement de la culture des deux parents ? La culture est un acquis, pas un inné. »il parle pour lui! il a herité de 2 culture… c pas forcement le cas de tout le monde mais c SOUVENT le cas!  Rebelote : tu ne comprends rien de ce que tu lis : je souligne juste un point bien précis de sa phrase mais toi tu fais une fixation sur l’individu. Voilà ce qui était à prendre en compte dans la phrase : «« père haïten et de mère française, j’ai hérité comme tous les métis de deux types de sensibilité venant de cultures différentes. ». Comme mon propos était de démontrer que justement le fait d’être métis ne faisait pas systématiquement de vous un être ayant une double culture, j’ai donc cité ce passage. Ceux qui ont compris l’esprit de mon texte auront aussi compris ce que je soulignais. Après il y a des gens comme toi, perdus dans leurs délires victimaires, ne sachant rien faire d’autre que de réduire le débat à l’individu, à sa race. C’est consternant et lorsque je parle de l’antiracisme-spectacle qui formate les esprits avec le même logiciel tu en es une parfaite caricature.8° Citation : « ils leur permettent de justifier une prétendue supériorité qui leur confère un prestige particulier. »sa ressemble etrangement a de la jalousie?  Non ça s’appelle une explication. Mais bon tu peux t’accommoder du mot « jalousie » vu que ça doit être le seul à ta portée pour expliquer des choses que tu ne comprends pas.9° Citation : 
« Combien de métis franco-africains ou franco-antillais ne connaissent-ils absolument rien de leur côté respectivement africain et antillais? « 
encore une fois tu sacrifie le coté « noir » (cété couru d’avance vu ton pseudo, bref, quel beau lavage de cerveau des troupes!) pkoi ne site tu pas tous ces metisse qui ne connaissent RIEN a leur coté « europeen » (je sais pas comment dire le contraire d’africain dsl)  Pathétique ! Consternant ! Là je refuse de me rabaisser à expliquer car ça dépasse l’entendement. Quand on ne comprend même pas le français de base on évite de faire son intéressante.10° Citation : « On en voit qui demande…de l’aide pour trouver des « noms métisses » « vous utilisez quelle marque/quels produits de toilette pour vos bébés métisses?? ». « a partir de combien de jours environs un bébé métisse à sa couleur définitive ». «   oui… c des question que peuvent se poser toute les maman de metisse… la peau été « spécifique » (la preuve des produit existe donc bon!) la couleur changeant au fil des ans pour les ptit bout et les prenom c une autre histoire, certain prenom vont tres bien au metisse (a mon gout et bien sur celon le metissage!)Bien sûr : des questions sur un type physique peuvent se comprendre. Des prénoms métis ? Ca ne veut rien dire. Des soins spécifiques pour « bb metisses » ? Oui mais comme il est expliqué dans le texte le métissage n’est pas une particularité physique en soi sinon tous les métis auraient le même phénotype et les mêmes problèmes de peau. En clair – car je te soupçonne de ne toujours pas comprendre où je veux en venir – on peut être métis et avoir un phototype 6, c’est-à-dire africain. Or la question est posée comme si, à partir du moment où on était métis, on avait donc de facto les mêmes problèmes de peau, les mêmes cheveux etc. Voilà c’est aussi simple que ça. Métis n’est pas un phénotype. 11° Citation : « Une des préoccupations essentielles des filles de ce fil de discussion concerne l’aspect physique de leur enfant « bien sur tu n’a pas lu les autre partie du forum! chez les bb blanc ou black c pareil!!!!!!! « va t il prendre plus du pere ou de la mere? » on est d’autant plus curieux en atandant un metisse que les 2 parent sont de couleur de peau diferente et donc TOUT les melange sont possible! du black au blanc! Oui bien sûr…et c’est un forum qui va répondre à des questions comme « je suis de telle couleur et mon mari en est d’une autre, comment va être notre bébé ? ». Bien entendu, vous qui travaillez dans la « confection de métis » vous êtes qualifiés pour cela. Je pense que lorsque des questions aussi débiles sont posées et que personne ne renvoie leurs auteurs à leur gaminerie c’est que le forum en lui-même est puéril. Point.12° Citation :  « elle crée un skyblog et y met toutes les photos qu’elle peut de son « trophée ». Sur une de ces photos, on questionne le visiteur : « vous en pensez koi? » »Tout comme la MAJORITE des maman sur doctissimo! mais c facile de ciblé la catégorie qui t’interesse et donc de t’en servir d’argument! tu veux des blog de blanche marié a des blanc ou de noire marié a des noir qui ont des ptit bout de leur couleur et qui font de blog en l’honneur de leur trophé (et oui pask un bb pour elle c leur reussite la plus grande leur fierté, tout pour elle) et qui demande l’avis au visiteur?? je t’en donne un millier si tu les veux!! tout sa pour dire que ton exemple ne tien pas la route ;)  Tiens c’est tellement rare qu’il faut le souligner : un argument qui tient la route. Même si je sais bien que des femmes sont toutes folles de leurs rejetons et que je pointais dans ce cas précis l’insistance du skyblog à bien mettre en avant non pas un simple bébé mais un bébé métis avec toute l’imagerie qui va avec : le site ne parle que de ça et de rien d’autre. Il insiste tellement sur les origines du bébé qu’on a l’impression que c’est ce qui a motivé sa création.13°Citation : 
« elle a été utile à la société, qu’elle a participé à l’avancement de la paix universelle en ayant produit un être qu’elle considère comme « insolite » »
je trouve ta phrase tellement horrible et triste… je sais meme pas quoi dire! 

Ne dit rien ça vaut mieux car tu risque encore de dire des âneries sur une phrase banale qui n’est qu’un mélange d’ironie et de sarcasmes mais qui, au-delà des termes employés, a un sens bien précis.14° Citation : « Elle veut donc s’entendre dire que c’est preuve d’humanité que d’avoir épousé un Nègre et d’avoir enfanté une fille métisse »a vomir!!!! tu crois qu’une blanche se met avec un noir pour le regard des autres? (je sais il y a des exeption mais pkoi tu en fait des generalité? encore une fois generalisé c faire preuve de racisme…) No comment. Je parle à un mur15° Citation : « Mon cas: papa métisse (franco-congolais) et moi toute blanche Je dois accoucher d’une petite quarteronne » Une quarteronne, en est-elle sûre ? Elle-t-elle allée visiter les tréfonds du patrimoine racial du côté congolais »moi pas comprendre la? le pere est metisse la mere blanche, donc carteron oui… pkoi tu joue sur les mot! pkoi tu la compare au esclavagiste de l’epoque!!! (petite parenthese, tu sais tes lectrice sont venue sur le forum dire: mes grand parent sont blanc mes parent sont tout les 2 noirs et JE SUIS PAS METISSE, pkoi cette haine envers les metisse, pkoi renier ses origines?? je comprend pas! vraiment!!)  Encore de l’inculture. Ce terme de « quarteron » est un terme qui a été inventé durant l’esclavage pour bien marquer la « ligne raciale » entre les blancs de race pure et les « gens de couleur ». Pour être considéré comme « blanc », le « mulâtre direct » devait passer par plusieurs stades dont quarteron, octavon avant d’être considéré comme vrai blanc. Ensuite je disais juste que du côté congolais, il a pu y avoir des métissages anciens (après tout durant la colonisation les colons considéraient l’Afrique comme un bordel et faisaient des gosses dans tous les sens, cf. le phénomène des « mousso »). Donc, ironiquement, je demandais si elle en était sûr que, du coté congolais, ils étaient de race pure pour parler de « quarteron » car un « quarteron » c’est explicitement un quart de sang nègre pur et ¾ de sang blanc pur. On est bien dans une problématique posée en termes de biologie et lorsque l’on emploie des termes comme quarteron il faut savoir où on met les pieds. « Métis » est devenu un mot commun mais « quarteron »…16° Citation : « Une autre chose frappante est de constater que beaucoup de signatures comportent des précisions sur la race de la femme et celle du mari ainsi que le degré précis de métissage de l’enfant. « et tu sais quoi il y a pire!! des signature pro nature: bb allaité, porté, cododoté, aimé….. (mais pas metisse, et pourtant on etale la vie du bb non) et des signature: maman suisse, papa suedois… bref encore une fois sa tien pas la route! la signature est la pour nous decrire nous et nos enfants, si ton enfant et metisse pkoi ne pas le dire? Juste un constat.17° Citation :  « Cette pauvre Congolaise doit forcément se trouver laide et, pour compenser, cherche à projeter sur ses enfants ses propres fantasmes de la beauté parfaite à atteindre »je te trouve tellement meprisant envers cette personne on croirait un raciste parlant d’un noir!!!! et comment peut tu dire « forcement se trouver » qu’en sait tu?? je la connais et je t’assure que NON tu te trompe! ensuite, qu’elle mere veut que son enfant soit laid (ou plutot quelle mere trouve son enfant laid… c normale de trouver que son enfant est le plus bo!!!)  Oui c’est sarcastique et piquant. Ca peut-être jugé comme étant « méchant » et j’assume. C’est ma façon d’écrire. Sauf que là encore je ne lui reprochais pas de trouver son enfant beau mais de faire une fixation sur sa « beauté » qui serait exclusivement liée à son « métissage », comme si l’un n’existait qu’en fonction de la présence de l’autre. Ce qui est signe effectivement d’un complexe : quand on cherche la beauté exclusivement chez les autres et de manière compulsive et qu’on fait de son atteinte un but social et vital c’est que l’on a soi-même un problème avec sa propre beauté. Quand on en arrive à acter cette emprise, cette obsession par la « confection » d’un bébé métis, eh bien oui on peut dire que tout ce tient. Je ne la connais pas pour dire ça ? Correct, comme dirait Laurence B. Mais je ne suis pas là pour la connaître : elle intervient sur un forum et étale sa vie privée. On prend donc des bribes de ce qu’elle étale et ce n’est pas de ma faute si elle n’étale que sa connerie bien crasse.18° Citation :  « On croise beaucoup de ce genre de complexés chez les Noirs(es). »encore du racisme…. « ce genre » sa veut dire quoi sa… pfff chaque personne est diferente et ne peut s’aparenter a un genre que tu definis de la sorte!!  S’il te plaît : évite d’employer des mots donc tu ne connais pas le sens. Ce « genre » désigne un ensemble de gens qui ont une caractéristique commune. Donc chez les Noirs il y a des complexés qui idéalisent tout ce qui est blanc. Oui.
Il faut te l’apprendre ça aussi ? Dans ce cas ne lit jamais Fanon.
19° Citation : 
« Clémentine Célarié quand elle quitta cet Africain pour se mettre en couple avec un Françaisà quelle politique raciale répondait-elle ? La préservation de la race blanche ? La perpétuation de ces acquis ? »on se met pas avec une personne de sa couleur pour preserver cette couleur comme on se met pas avec une personne de couleur differente pour creer une nouvelle couleur… c stupide! on se met avec une personne pask on l’aime…  Consternant !! Elle ne comprend même pas ce qu’elle lit. Je pose une question clairement orientée pour démontrer la bêtise de la naturalisation du désir : « j’aime un noir je suis pour le métissage > donc > lorsque j’aime un blanc je suis pour la défense de la race blanche ? ». Eh bien même ça on n’est incapable de la saisir.20° Citation : 


« métissage qui lui-même est à son tour présenter comme le diamétral opposé du racisme. »
etant avec un black cette femme (je pense sinon je trouve sa abhérant) ne doit pas etre raciste… donc une femme blanche et un homme noir ensemble, montre que c deux personne ne sont pas raciste (du moins envers la comunauté de leur conjoint) donc le fruit de leur amour peut etre opposé au racisme…  Ca n’a rien à voir avec ce que j’ai écrit.
Ne pas être raciste parce qu’on est avec un Black ? Très bien. Tu invites quand Bruno Gollnisch à participer à votre forum et qu’il vienne causer de ces bébés métis qu’il a eu avec sa femme japonaise ? Le problème avec vous c’est que vous ne comprenez rien aux mots, à la portée de leur concept ; le racisme c’est plus fin que ça. Beaucoup plus subtil et des gens mariés avec des Nègres tout en considérant que leur civilisation est intrinsèquement supérieure à celle des « sauvages » ça existe en pagaille. Il existe même des Noirs qui considèrent que ce fait est une réalité indiscutable et qui confère au blanc un statut particulier.
21° Citation : 
« C’est en cela qu’il faut se méfier des discours tentant de démontrer l’existence d’une prétendue conscience antiraciste sur la base du métissage ou des couples mixtes. »mais ton discours a toi semble dire que les blanc avec des black sont quand meme raciste donc je trouve sa bizare… enfin passons…  C’est quoi le rapport avec ce qui est quoté ? Et en quoi mon propos cherche à démontrer que les Blancs mariés à des Noires sont des racistes ? « Passons » ? C’est parce que tu n’as rien à dire de concret ? Mon propos est justement de dénoncer l’essentialisme qui ne permet pas de comprendre les phénomènes d’exclusion qui oppressent des gens parce que des imbéciles ramènent tout au racial et au métissage. Mon texte précise justement qu’il faut juger les gens pour ce qu’ils font et pas pour ce qu’ils sont, qu’il faut arrêter de chercher à tirer des règles à la noix au sujet du métissage parce que le métissage n’est pas une valeur déterministe. Tu parles de racisme ? Cherche donc sur Google « déterminisme biologique » et lit donc les défenseurs de cette théorie, et tu vas voir qui de nous deux s’en rapproche.22° Citation :  « Aussi étonnant que cela puisse paraître, les motivations du métissage ou des couples peuvent parfaitement intégrer les notions de haine de soi, de complexe d’infériorité, de fascination malsaine de l’Autre. Et le plus drôle dans tout cela, c’est que ces détestations sont tout simplement un héritage du racisme et des préjugés de race qu’il a générés. « interessant… je suis attirée par les personne black (et ce depuis toute petite, une fascination comme tu dis, peut etre, mais j’ai grandi depuis… et c devenu un « style de mec » comme certaine « prefere » (je souligne bien prefere pour dire qu’on est ouvert a tout) les blonde, les rondes…. et puis tu crois que le fait que je sois attirée plus par les black que les blanc et un heritage du racisme??  Elle ne comprend décidément rien de ce qu’elle lit ! Je dis que tous les cas de figure existent et qu’il faut donc en finir avec le réflexe de considérer que tous ceux qui prônent le métissage le font au nom d’une morale : c’est faux ! Il a aussi des gens qui le font par désir non-assumé. Ils se déchargent du fait d’assouvir des désirs qu’ils n’assument pas, comme, par exemple, ceux de préférer tout ce qui est blanc. Le métissage est donc pour eux un alibi qui va libérer l’auteur de la responsabilité d’assumer des envies qu’ils considèrent « moins défendables » que de mettre en avant le métissage. Si je suis noir et que je fantasme sur tout ce qui est blanc, il m’est plus facile de communiquer sur le métissage afin de me faire passer pour quelqu’un d’ouvert que de communiquer sur mon obsession des blanches : dans le premier cas je suis un type ouvert, dans le second un simple type qui sublime ses envies. Lequel est le plus gratifiant ?23° Citation : « toutes se ruent sur le malheureux en le traitant d’intolérant et de raciste. Mais là encore, il faut analyser l’argumentaire utilisé.
«tous ces messages me degoutent. vous parles des metisses comme si c’etait du betail. vous vous fetes faire des metis pour pouvoir jouer « a la poupee » avec.. honte a vous salopes blanches et encore plus a vos partenaires qui ne s’en rendent pas compte… « 
voila je prend cette partie, tu parle de « malheureux » qu’on traite de raciste ou d’intolerant… ta de la merde dans les yeux ou tu a pas lu le passage ‘salope de blanche’ moi je vois qu’une sale raciste de merde! (elle ne dit pas si elle est noire ou arabe ou chinoise ou autre on s’en fou c une raciste!) tu arrive a faire passer une personne raciste pour un malheureux… attend tu es de quel coté? des raciste? on se demande?? SERIEUX!  Oui je confirme ! Puisque dans ce propos, je souligne le fait que vous niiez la pertinence du discours de fond pour vous accrochez à l’insulte puisque celle-ci vous permet de jouer les victimes et de ne pas répondre sur le fond. Après le bla bla sur « t’es dans quel camp » je m’en tamponne comme de ma première chemise. Je suis dans l’analyse d’un point bien précis. Je ne suis pas dans le pathos comme vous l’êtes vous. Donc du coup je ne me sens pas obligé de dire « bouhhh le vilain raciste pas bo » pour me sentir exister.Piankhy 

     
shox  Posté le: 5/8/2007 16:16  Mis à jour: 5/8/2007 16:17 
Newbie 

Inscrit le: 5/8/2007  De: Envois:

 Re: Du métissage et de la mixité raciale comme alibis  je ne suis (c’est sur) pas aussi informé que toi sur la question du metissage… par ce que je ne me pose pas forcement la question (a la base) mes bb seront (je l’espere, dans le sens ou j’esper avoir des enfant avec l’homme que j’aime le plus au monde) metisse, mais ce seront des bb avant tout… je vais essayer de repondre ptit a ptit, sans mechanceté, sans victimisation (jfais pas expres mais aparement sa m’arrive souvent) en esperant que tu prenne en compte le fait que je sois pas du tout aussi renseigné que toi mais que je parle pour moi (et les personne que je connais sur ce forum que tu as tant critiqué)Citation : Déjà je parle de NigériEn (du Niger) et pas de NigériAn (du Nigéria). Ensuite pour comprendre ce que j’ai dit il faut un peu connaître le continent pour savoir que les Nigériens sont aussi bien noirs que blancs (des berbères). Donc ce que je méttais en avant c’était l’incohérence de la phrase « suis blanche et mon époux vient du Niger donc noir ». C’est un peu comme si quelqu’un disait « je suis allemand, ma femme est américaine, donc asiatique » alors qu’on peut être américaine sans être asiatique. Bref c’était une petite pique comme j’en lance beaucoup qui voulait juste souligner que cette phrase démontrait que la personne ne connaît pas très bien le Niger qui n’est pas peuplé que de Noirs.  1°: – faute de frape pour Nigerian
2°: – je ne connais pas je l’avou le continent du Niger, je ne savais pas qu’il y avait autant de blanc que de black donc oui la phrase est incoherente mais je comprend la faute de la personne qui a ecrit, si je dis: mon homme est mahorais donc black… bin ya pas que des black a mayotte MAIS souvent quand on parle d’un mahorais on sous entend qu’il est black (ou on fait la difference: metropolitain ou autre…)Citation : 
Oui ça ne m’étonne pas que tu ne « vois pas ». Puisque tu ne vois rien et ne comprend rien. c pas tres gentil sa :hammer:Citation :  Je souligne le fait que le métis habitant Sarcelles fait peu de cas de ces questions, ce qui signifie qu’il n’en a rien à faire de cette question du métissage. Sous-entendu, c’est un bon gaulois qui peut écouter du Rock, s’habiller comme les fans de Marilyn Manson etc. C’est un exemple comparatif volontairement caricatural pour étayer une démonstration. Bref je soulignais que culturellement il ne composait aucunement avec la culture de ses parents et qu’il s’était crée la sienne. Du point de vue strictement culturel : oui il est moins riche que le breton/basque. C’était un exemple pour démontrer que ce n’est pas la « distance raciale » qui fait la richesse culturelle mais le fait que l’on accumule réellement des apports divers. Mais bon, ça non plus c’est trop dur à comprendre n’est-ce pas ? non c simple a comprendre, mais un breton/basque peut aussi ne pas du tout s’interresser a ses 2 culture, enfin sa marche avec tout le monde je veux dire Citation : Je parlais de l’évocation de la « richesse culturelle » comme substitut conceptuel à la richesse « ethno-raciale » et je soulignais que là encore on faisait une confusion entre race et culture, deux choses qui ne vont pas forcément ensemble. Donc, conclusion déductive très simple : cette phrase parlait de cette expression sur un plan large et signifiait que l’un ne vaut pas l’autre, qu’on peut-être « culturellement très riches » et venir d’Asie en emmagasinant la culture khmère, celles des Lao thai plus celle des Hmongs et pourtant être typiquement laotien. Mais bon tu ne peux pas comprendre ce type d’analyse parce que ça dépasse le cadre simplet du « pour ou contre les métis ». oui je suis entierement d’accord « race » et culture ne vont pas ensemble et ne doivent pas etre confondu…pour le reste idem je comprend tres bien, un francais peut « cumuler » (je sais pas comment dire) plusieur culture et donc etre bocou plus riche culturellement que certain metisse… et je suis pas « pour » ou « contre » le metissage, juste contre qu’on critique les gens qui sont en couple mixte pour des raison soit disant interessée, ou les gens qui font soit disant tout pour avoir un bb metisse quand ce n’est pas la casCitation : Rebelote : apprend à déchiffrer ce que tu lis avant de dire des âneries grosses comme une maison. Le passage que tu cites n’est pas de moi mais d’un forum qui a donné son ressenti quant au traitement auquel avait droit les filles noires qui passaient à côté de ce stand. C’est un témoignage d’une personne présente sur les lieux. Une fois de plus, tu montres ta méconnaissance des questions nous concernant : le salon Boucles d’ébène est un salon dédié à l’esthétique spécifique des communautés afro. Son but est de valoriser la « beauté noire ». De plus ce que je soulignais c’était l’inconséquence du comportement de la responsable : sur son site il y a un vietnamo-cambodgien qui participe au concours « metisse attitude ». Donc qu’est-ce que la beauté métisse ? Pourquoi un asiatique typiquement asiatique est accepté alors que durant ce salon les filles noires étaient rejetées sans même savoir si parmi elles se trouvaient des sénégalo-martiniquaises ou autre ? Voilà c’était ça le débat. Mais comme pour le reste ça t’échappe totalement. 
alors oui je connais boucle d’ébène (ya un magasine aussi non?) oui je sais que c pour les beauté noire, oui les métisse n’ont pas tous le meme phénotype, mais quand on cherche des métisse dans la mode c un « style » bien particulier et ce mot « métisse » n’est qu’une petite partie de tout les type de métissage… ce stand cherché un type bien spécial de fille et peut être que le mot métisse ne convient pas mais c clr pour une partie des gens je pense… et non sa ne m’échappe pas mais encore une fois tu parle pas des blanche refoulé (alors que yavais une asiatique et l’asie n’a rien a voir avec les personne visée par boucle d’ebene je pense…)Citation :  Non non ça ne s’appelle pas une contradiction mais une démonstration. Visiblement on ne doit avoir ni les mêmes lectures ni les mêmes préoccupations. L’anthropologue que je cite (J.L Bonniol) a justement participé à un livre qui traite de la question du métissage dans les Amériques et il parle de l’exemple caraïbe où le métissage cache parfois des stratégies moins saines qu’il n’y parait. Mais toi tu es dans ta bulle. Moi je considère que je m’adresse à des gens qui ont un minimum de culture et de curiosité pour se pencher sur ce que l’on dit. Les gens comme toi me fatiguent parce qu’il faut tout leur expliquer. Bref je ne parle donc pas ici du métissage mais de l’instrumentalisation du métissage en tant qu’objet de conquête d’impératifs n’ayant rien à voir avec la dimension morale revendiquée. et la démonstration de l’ouverture vers le « haut » et la « fermeture vers le bas » servait à étayer ce propos que tu n’as, bien entendu, pas compris. Mais pour le comprendre il faut avoir lu des ouvrages qui font état des mécanismes de dominations hérités du racisme et de ce que Fanon a appelé l’arsenal complexuel généré par le racisme chez les Noirs. Là c’est comme pisser dans un violon avec des gens comme toi : vous êtes incultes ! Ce n’est pas de ma faute et ce n’est pas une insulte. Mais il faut éviter de venir polémiquer sur ce que vous ne connaissez pas… oui je n’ai pas la même culture que toi (dans le sens « inculte ») alors le métissage fait par intèret je connaissais pas, je trouve sa ignoble, mais je trouve sa dommage que tu es comparé sa a des filles sur un forum qui parle de leurs enfant…Citation :  Rebelote : tu ne comprends rien de ce que tu lis : je souligne juste un point bien précis de sa phrase mais toi tu fais une fixation sur l’individu. Voilà ce qui était à prendre en compte dans la phrase : «« père haïten et de mère française, j’ai hérité comme tous les métis de deux types de sensibilité venant de cultures différentes. ». Comme mon propos était de démontrer que justement le fait d’être métis ne faisait pas systématiquement de vous un être ayant une double culture, j’ai donc cité ce passage. Ceux qui ont compris l’esprit de mon texte auront aussi compris ce que je soulignais. Après il y a des gens comme toi, perdus dans leurs délires victimaires, ne sachant rien faire d’autre que de réduire le débat à l’individu, à sa race. C’est consternant et lorsque je parle de l’antiracisme-spectacle qui formate les esprits avec le même logiciel tu en es une parfaite caricature. alors oui être métisse ne signifie pas forcement qu’on a une double culture (je l’ai dit dans mon premier msg mais bon), « réduire le débat a l’individu » bin wi parce que la c une personne et tu te sers de sa phrase comme une généralité… c sur que sa phrase est censé parlé au nom de tous alors que c pas vrai, mais cette personne parle pour elle… et je ne comprend pas trop en quoi je suis dans de l’anti-racisme spectacle juste par ce que j’ai dit que cette personne parlait pour elle…Citation :  Bien sûr : des questions sur un type physique peuvent se comprendre. Des prénoms métis ? Ca ne veut rien dire. Des soins spécifiques pour « bb métisses » ? Oui mais comme il est expliqué dans le texte le métissage n’est pas une particularité physique en soi sinon tous les métis auraient le même phénotype et les mêmes problèmes de peau. En clair – car je te soupçonne de ne toujours pas comprendre où je veux en venir – on peut être métis et avoir un phototype 6, c’est-à-dire africain. Or la question est posée comme si, à partir du moment où on était métis, on avait donc de facto les mêmes problèmes de peau, les mêmes cheveux etc. Voilà c’est aussi simple que ça. Métis n’est pas un phénotype. alors je t’explique « mon » point de vue, dsl si il n’est pas pertinant, alors prenom metisse sa signifie quelque chose POUR LA PERSONNE QUI PARLE, sa ne signifie pas du tout la meme chose celon les personne, celon la mixité du couple… il y a les metisse blanc/noir (le mot est le plus courement utilisé pour ce melange precis) les metisse: asiat/ blanc , asiat / black, beur / black, ….. et celon la personne qui parle elle entend tres bien ce que signifie un « prenom metisse » mais pris comme sa, hors contexte c evident que sa ne veut rien dire ensuite oui, c possible d’avoir un blanc ou un noir dans le metissage (entre blanc et noir bien sur) et par ex je serai aussi contente d’avoir un bb noir ou blanc ou melangé, tant que c « notre » bb et du cou c vrai que les produit metisse (société de consomation quand tu nous tiens) ne servirait a rien a mon bb tout noir ou tout blanc mais metisse pourtant…pour comparer c comme les shampoing pour les blonde, personne na la meme blondeur, ya du blond tres foncé et du blond tres clair, c pas du tout le meme cheveu, mais quans on dit blond on a une certaine image du blond… et quand on dit metisse c pareil, la société de consomation c sa: ciblé des personne, leur permettre de s’identifier, et la plupart du tps par metisse on entend le melange « egal » « equilibré » entre le blanc et le noir, une peau tres specifique et des cheveu bien particulié (qu’une blanche ou une black pourait aussi avoir sans etre metisse…) bref ici le mot metiss c une notion.. (jme perd la, jmen rend compte j’esper tu comprendra ce que je veux dire..) Citation :  Oui bien sûr…et c’est un forum qui va répondre à des questions comme « je suis de telle couleur et mon mari en est d’une autre, comment va être notre bébé ? ». Bien entendu, vous qui travaillez dans la « confection de métis » vous êtes qualifiés pour cela. Je pense que lorsque des questions aussi débiles sont posées et que personne ne renvoie leurs auteurs à leur gaminerie c’est que le forum en lui-même est puéril. Point. « confection de métisse » non c pas sa… c plutôt, je sors avec une personne, sa deviens sérieux, je tombe enceinte, une évidence s’impose: sa sera un « métisse » pkoi le nier ou ne pas parler de cette particularité si « unique » (dans le sens ou 2metisse même avec des parents de même origine, ne seront jamais les même, n’auront jamais la même part de métissage) c sur que la question: je su si comme sa mon homme comme sa comment sera bb? c débile dans le sens ou personne peut savoir! c de la loterie! mais c plutôt une façon de discuté (perso g jamais demandé, j’ai jamais pensé que quelqu’un aller connaître le futur physique de mon futur (jesper) bb) mais je me suis plein de fois demandé a quoi ressemblerai mes enfant (que j’aimerai dans tous les cas et qui seront de toute façon les plus bo a mes yeux comme pour toute les mamans) surtout curieuse comme je suis g envie de savoir qu’elle sera leur part de métissage, mais qu’il soit mélangé, tout noir ou tout blanc, sa sera quand méme un bo bb et un métisse… (enfin encore une fois je me perd la, ‘j’arrive pas a employer des mot aussi precis que toi… Citation : Tiens c’est tellement rare qu’il faut le souligner : un argument qui tient la route. Même si je sais bien que des femmes sont toutes folles de leurs rejetons et que je pointais dans ce cas précis l’insistance du skyblog à bien mettre en avant non pas un simple bébé mais un bébé métis avec toute l’imagerie qui va avec : le site ne parle que de ça et de rien d’autre. Il insiste tellement sur les origines du bébé qu’on a l’impression que c’est ce qui a motivé sa création.  merci bon faut dire hier j’etait super enervé par ces propos et puis il été 3h du mat quoi bon alors pour le blog de cette personne, si g un bb, il sera metisse (si c avec mon cheri actuel bien sur) blanc noir melangé on s’en fou, il sera le melange de 2 culture (si ill ne les assimile pas t’en pis mais il vivra dans un melange de ces 2 culture) et si je fais un blog sur lui (plus j’y pense plus je pense que j’en ferait pas, trop de haine la bas) c sur que je presenterai les 2 culture, que j’appuierai ce petit tres de caractere qu’a mon enfant d’etre un melange, c pas un breton (le blog aurait pu tourné autour de sa) ou un portugais ou un congolais, c un metisse, c une petite particularité quoi…Citation : Encore de l’inculture. Ce terme de « quarteron » est un terme qui a été inventé durant l’esclavage pour bien marquer la « ligne raciale » entre les blancs de race pure et les « gens de couleur ». Pour être considéré comme « blanc », le « mulâtre direct » devait passer par plusieurs stades dont quarteron, octavon avant d’être considéré comme vrai blanc. Ensuite je disais juste que du côté congolais, il a pu y avoir des métissages anciens (après tout durant la colonisation les colons considéraient l’Afrique comme un bordel et faisaient des gosses dans tous les sens, cf. le phénomène des « mousso »). Donc, ironiquement, je demandais si elle en était sûr que, du coté congolais, ils étaient de race pure pour parler de « quarteron » car un « quarteron » c’est explicitement un quart de sang nègre pur et ¾ de sang blanc pur. On est bien dans une problématique posée en termes de biologie et lorsque l’on emploie des termes comme quarteron il faut savoir où on met les pieds. « Métis » est devenu un mot commun mais « quarteron »…  g apris le mot quarteron d’un ivoirien se définissant comme tel, et je trouve que ce mot deviens lui aussi de plus en plus commun, mais je ne connaissais pas son histoire, je sais juste que 1 blanc et un métisse, ou un black et un métisse (métisse blanc + noir je précise) sera un quarteron (quand on banalise le mot bien sur, pas biologiquement parlant… ) personne n’est purement blanc ou noir ou francais ou congolais, on est tous un mélange au premier, 2eme, 3eme……. degré! mais les mot « métisse » et « quarteron » ont pris un sens précis…Citation : Oui c’est sarcastique et piquant. Ca peut-être jugé comme étant « méchant » et j’assume. C’est ma façon d’écrire. Sauf que là encore je ne lui reprochais pas de trouver son enfant beau mais de faire une fixation sur sa « beauté » qui serait exclusivement liée à son « métissage », comme si l’un n’existait qu’en fonction de la présence de l’autre. Ce qui est signe effectivement d’un complexe : quand on cherche la beauté exclusivement chez les autres et de manière compulsive et qu’on fait de son atteinte un but social et vital c’est que l’on a soi-même un problème avec sa propre beauté. Quand on en arrive à acter cette emprise, cette obsession par la « confection » d’un bébé métis, eh bien oui on peut dire que tout ce tient. Je ne la connais pas pour dire ça ? Correct, comme dirait Laurence B. Mais je ne suis pas là pour la connaître : elle intervient sur un forum et étale sa vie privée. On prend donc des bribes de ce qu’elle étale et ce n’est pas de ma faute si elle n’étale que sa connerie bien crasse.  bon alors je vais te dire une chose, des centaine de personne en voyant mon couple m’on dit: vous aurez des jolis métisse, c les plus bo (des blanche, des métisse, des black…) des copine d’enfance en apprenant que je sorté avec un black : « je savais que tu aurais des enfant métisse »……. bref toute ses phrase bien avant que je ne projète d’avoir des enfant et donc ne pense a avoir des petit métisse, tout sa pour dire que la société nous renvoi tout les jour a sa… a notre petite particularité… (bon ce que je dis a pas forcement a voir avec le passage cité mais sa m’y a fait penser) ensuite je suis pas une « faiseuse de métisse » comme tu dis, quand je me vois dans le futur bizarement je vois des enfant blanc, en fait je projète pas encore des enfant « non blanc » (même dans mes rêve) sûrement a cause du milieu ou j’ai grandi, des enfant qui m’entouraient (jamais de black ou de métisse avant le lycée ) donc je fantasme par forcement sur les métisse, c juste que mon homme est noir et moi je suis blanche (non pas une salope de blanche : ) et donc sa devient une évidence que mes enfant seront métisse, même si je ne sais en aucun cas le degré de métissage qu’ils auront (et on s’en fou)Citation : Ne pas être raciste parce qu’on est avec un Black ? Très bien. Tu invites quand Bruno Gollnisch à participer à votre forum et qu’il vienne causer de ces bébés métis qu’il a eu avec sa femme japonaise ? Le problème avec vous c’est que vous ne comprenez rien aux mots, à la portée de leur concept ; le racisme c’est plus fin que ça. Beaucoup plus subtil et des gens mariés avec des Nègres tout en considérant que leur civilisation est intrinsèquement supérieure à celle des « sauvages » ça existe en pagaille. Il existe même des Noirs qui considèrent que ce fait est une réalité indiscutable et qui confère au blanc un statut particulier.  très intéressant ce que tu as écrit la! c vrai! sur le forum de bb métisse, une personne dit que c parent n’aurait jamais accepté qu’elle soit avec un noir (elle a des enfants métisses mais avec un asiatique il me semble) comme quoi métissage ne signifie pas du tout: non racisme… pour les blanc qui se croit supérieur a leur conjoint noir, sa doit exister, mais c con… je me sens pas du tout supérieure a mon homme, loin de la…Citation :  Mon propos est justement de dénoncer l’essentialisme qui ne permet pas de comprendre les phénomènes d’exclusion qui oppressent des gens parce que des imbéciles ramènent tout au racial et au métissage. Mon texte précise justement qu’il faut juger les gens pour ce qu’ils font et pas pour ce qu’ils sont, qu’il faut arrêter de chercher à tirer des règles à la noix au sujet du métissage parce que le métissage n’est pas une valeur déterministe.  très intéressant, j’ai bien compris ce passage et j’adhère… chaque personne est unique, « métisse » est un concept très vague et tout le monde peut en faire partii…Citation : Ils se déchargent du fait d’assouvir des désirs qu’ils n’assument pas, comme, par exemple, ceux de préférer tout ce qui est blanc. Le métissage est donc pour eux un alibi qui va libérer l’auteur de la responsabilité d’assumer des envies qu’ils considèrent « moins défendables » que de mettre en avant le métissage. Si je suis noir et que je fantasme sur tout ce qui est blanc, il m’est plus facile de communiquer sur le métissage afin de me faire passer pour quelqu’un d’ouvert que de communiquer sur mon obsession des blanches : dans le premier cas je suis un type ouvert, dans le second un simple type qui sublime ses envies. Lequel est le plus gratifiant ?  avant de penser a avoir des enfant (et donc des enfant qui seront certainement métissé) j’était attiré par les black et sans pour autant trouver sa « moins défendable » petite g long voulue (et cru parfois, oui je sais suis folle) astre black (pask mon pè                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                         re est né en afrique ) j’ai tjr été fasciné par la « couleur » de peau des black, par leur beauté, leur trait bien différent (a l’opposé des mien que je n’aime pas, sa fait parti de ce que tu disait, je m’aime pas et je cherche peut être chez l’autre la beauté (enfin c sur je trouve mon homme beau) MAIS le désir d’enfant et venu bien âpres, et la notion de métisse aussi, donc pour moi rien a voir avec la rencontre de mon homme et mes goûts…Citation : Oui je confirme ! Puisque dans ce propos, je souligne le fait que vous niiez la pertinence du discours de fond pour vous accrochez à l’insulte puisque celle-ci vous permet de jouer les victimes et de ne pas répondre sur le fond. Après le bla bla sur « t’es dans quel camp » je m’en tamponne comme de ma première chemise. Je suis dans l’analyse d’un point bien précis. Je ne suis pas dans le pathos comme vous l’êtes vous. Donc du coup je ne me sens pas obligé de dire « bouhhh le vilain raciste pas bo » pour me sentir exister. je persiste a dire que si la personne a quelque chose a dire, arriver en disant « vous salope blanche » sous entendu moi je suis pas comme vous et je suis mieux, bin non on a pas envi d’écouter, mais plutôt de gicler cette personne irrespectueuse âpres le fond est peut être vrai pour certain mais je pense pas pour la majorité, et quand elle parle de « poupée » ou de « jouet » un bb et tjr la « poupée » de sa maman, surtout une petite fille, qu’elle soit blanche noire métisse, chinoise…(ouf encore une fois cété long, tu as zapé les passage ou je pense tu avais tord mais ten pis…) c vrai que le discours ici est peut être un peu trop « haut » pour moi mais je voulais juste dire ce que j’en pensé (par rapport a ce que j’avais compris) pask a première vu il y avait bocou d’accusation sur les fille d’un forum dont je fait partie et donc forcement je me suis sentie concerné (même si g pas d’enfant pour le moment! et pourtant j’ai ate… d’avoir un enfant ein! pas un métisse

     
Piankhy  Posté le: 5/8/2007 18:27  Mis à jour: 5/8/2007 18:36 
Webmestre 

Inscrit le: 16/5/2006 De: USA  Envois: 355 En ligne ! 

 Re: Du métissage et de la mixité raciale comme alibis  J’ai lu le mail de Black Power à 5H50 et j’ai tapé mon texte en lisant ton post sur son blog jusque, à peu près, 7 Heures. Donc que des questions m’ait échappé est fort probable. Lesquelles précisément ?Citation : bon alors je vais te dire une chose, des centaine de personne en voyant mon couple m’on dit: vous aurez des jolis métisse, c les plus bo (des blanche, des métisse, des black…) des copine d’enfance en apprenant que je sortais avec un black : « je savais que tu aurais des enfant métisse »……. bref toute ses phrase bien avant que je ne projète d’avoir des enfant et donc ne pense a avoir des petit métisse, tout sa pour dire que la société nous renvoi tout les jour a sa… a notre petite particularité…  Nous y voilà enfin : nos comportements sociaux sont influencés par tout un tas de choses. Eh bien mon texte ne dit rien de plus que cela et essaye de comprendre pourquoi telle personne se perd dans les méandres de l’obsession raciale alors que la lutte contre le racisme n’a rien à voir avec cela : tout n’est finalement que conditionnement, passion, exploitation des tabous, mimétisme exacerbé, les gens disent des choses sans réfléchir et sont mue par l’instinct grégaire mais dès qu’ils réfléchissent un peu ils se rendent compte qu’ils sont manipulés.La preuve dès que je fais un texte sur ce genre de thème, je reçois des mails d’insulte de gens qui considèrent que je m’attaque à leur « statut et privilèges ». Aucun argument ne répond à ce que j’écris, tout simplement parce qu’ils n’en ont pas et qu’ils ne savent pas gérer ce type d’analyse. Alors ils m’insultent de tous les noms d’oiseaux. On leur a tellement fait croire qu’ils étaient dans le vrai et que les autres étaient dans le faux qu’ils font abstraction de la raison la plus élémentaire.  
C’est ce titre que j’ai donné à mon bouquin : « l’idéologie de la distance raciale ». Une idéologie dans laquelle on apprend aux gens à faire une fixation sur la couleur de telle personne, de sa femme, de son métissage etc. pour déterminer sa valeur en tant qu’individu. Or ce qui détermine votre légitimité sur telle ou telle question ce sont les compétences que vous avez acquises sur le sujet. Pour moi un « antiraciste » qui se contente de gloser sur le métissage n’est qu’un clown. Je ne le prends même pas au sérieux. La conscience antiraciste ce n’est pas être « pour le métissage »J’ai vu que sur les commentaires du blog que certains se demandaient ce que je reprochais à Dieudonné : c’est exactement ce dont je viens de parler, de cette insupportable manière de faire croire que le métissage va sauver le monde. Dieudonné ne dit que des conneries sur le métissage. Il ne sait même pas de quoi il cause et fait des lins entre des choses qui n’ont rien à voir.
Voici le passage de mon livre :
 
Citation : Le 31 janvier 2003, Dieudonné est invité à l’émission On ne peut pas plaire à tout le monde sur France 3. Au détour d’une question anodine sur les motivations de ses divers engagements, l’humoriste exprime, à sa façon, son amertume face à la violence subie dans l’Histoire par les Africains et leurs descendants :  « J’ai du mal, quand je me regarde dans une glace, de me dire que j’ai effectivement la moitié de ma famille qui est spoliée, qui est volée…Cet État français a réduit pendant plus de 300 ans à l’état d’esclave une grande partie… ça a du mal à passer. »Face à cette brusque amertume exprimée et, en forme de règlement expéditif de cette contrariété pour le moins floue, un chroniqueur bonasse de l’émission (le rappeur Doc Gynéco) sort tout d’un coup de sa légendaire léthargie pour lui faire part de sa solution compensatrice. Et quelle solution : à peine Dieudonné a-t-il fini sa phrase que le néo-sarkozyste lui lance : « On va te pré-sen-ter des Su-é-doises ! ». Tout ça avec une moue lui faisant bien comprendre qu’une fois qu’il aura de belles blondes dans son lit, il oubliera tout d’un coup la souffrance, le racisme et l’exclusion pour vivre le bonheur. Sur la base de cette réponse digne d’un beauf qui confond condition humaine et plaisir de frustré qui propose une compensation sexuelle en réponse à des problèmes existentiels et sociaux, le visage de Dieudonné s’illumina littéralement de bonheur et se vêtit soudainement d’un sourire qui fit contraste avec l’amertume constatée. Puis, sous une pluie d’applaudissements, il répondit : « Le métissage… c’est clair. »
Enfin, les choses sont-elles claires : il faut savoir que Dieudonné a des combats d’importance à mener et que ces combats sont si fondamentaux à ses yeux qu’il accepte de les monnayer lamentablement contre l’« option suédoise » proposée par un enfumé obsédé de la chose sexuelle, si bien qu’il ramène la résolution du problème à cela. Pour Dieudonné, le métissage est le zénith de la condition humaine à atteindre pour les Noirs. À obsessions raciales, réponse raciale. Bizarrement, personne n’a protesté devant ce triste spectacle qui transformait les Noirs en une sorte de super-bonobos honteux qui réglaient leurs querelles par la fornication. Les singes bonobos substituent effectivement le coït à la violence à tel point que le sexe a une véritable fonction sociale d’apaisement dans la gestion des conflits. Il faut croire que certains s’imaginent que ceci est aussi valable pour les Noirs…Dans l’inconscient collectif universel, le Noir est depuis toujours l’« idiot du village-monde », celui dont on ne prend jamais la souffrance au sérieux. Les outrages qu’il subit sont considérés comme tellement normaux – en ce qui le concerne lui et seulement lui – que les réalités sociales qui peuvent l’écraser dans son quotidien sont systématiquement banalisées par le truchement du « nonosse » qu’est le métissage. Quand ce leurre leur est jeté à la figure, on s’attend à ce que tous les Noirs sans exception se précipitent dessus comme des crève-la-dalle et se le disputent. Ce stéréotype raciste est entré dans les mœurs…de l’antiracisme et le métissage est devenu le lubrifiant que l’antiraciste ethno-simpliste exploite systématiquement dès qu’il cherche à entuber l’idiot du village mondial. Toutes les données d’intellection des problèmes rencontrés par ce dernier sont ramenées à la seule dimension raciale alors que dans d’autres cas, on se serait penché sur la matérialité du problème pour en prendre le pouls et ainsi se donner toutes les chances d’en appréhender la réalité. Mais, pour ce qui est du Noir, le souci de la réalité discriminante s’évapore et l’« antiraciste essentialiste » a immédiatement recours à la lecture biologique. Du coup, dès qu’un Noir subit une déchéance sociale, une discrimination ou une exclusion sur la base de sa couleur etc. on veut absolument lui administrer la « piqûre biologique » supposée le guérir. Et pour ce faire, on l’assomme à coups de verbiage sur le métissage : un problème social qui génère une réponse biologique. Tout ceci est « normal » et flatte, bien entendu, l’instinct paternaliste des imbéciles bouffis de suffisance et de préjugés raciaux qui sont si fiers d’insister sur le bonheur qu’ils viennent mettre dans la morne vie de l’idiot du village-monde.  
Qu’est-ce que le métissage racial vient faire à titre de solution dans la souffrance historique des Africains ? Il vient juste jouer le rôle qui lui a été communément alloué par l’antiracisme de confort dans la société du spectacle : spéculer sur des sujets sensibles afin de faire passer la pilule, et rendre dérisoire et inaccessible la compréhension d’un problème en y injectant un effet de contournement affectif qui va aller faire une OPA sur la raison.Car enfin, il est tout de même assez remarquable de reprocher aux médias de définir les Noirs sous des aspects totalement caricaturaux et dévalorisants, pour ensuite, dès que l’on a la parole, conforter servilement ces mêmes stéréotypes aliénants et ouvertement raciste (le Noir ne pense qu’au sexe et, pour une partie de jambes en l’air, il serait prêt à tout oublier) du « bon petit Noir » qu’on apaise par la promesse du métissage pour lequel il vendrait sa conscience. Pathétique ! Au final, nous baignons là dans l’atmosphère qu’a toujours stimulée le paternalisme triomphant : mépriser les Encombrants et leur intelligence, insulter leur capacité à penser la matérialité des exclusions et du racisme qu’ils subissent, et renvoyer leurs problèmes à la question du métissage… Il est assez incroyable, en effet, de constater comment la majorité morale s’accommode de slogans, dès que des problèmes sortent de leur cadre intime pour toucher spécifiquement ceux qu’ils voient comme d’éternels geignards qui se satisfont de peu. Plus grave encore est de constater la reprise de cette culture infâme par ceux-là même qui se drapent dans les oripeaux de la conscience. Rions, à défaut de pleurer, car cela en dit beaucoup sur l’authenticité de certains pour qui le métissage est un acte salvateur…
 

Quel autre référent de si peu de pudeur aurait-il pu oser s’exposer pareillement au nom d’une forme aboutie du convaincre tout en recevant, comble de l’ironie, une pluie d’applaudissements de la part d’un public-veau répondant servilement aux conventions normatives de l’antiracisme-spectacle ? Tout va bien : vous êtes noirs et vous avez des problèmes ? Métissez-vous et tout sera réglé. Comment se fait-il que, lorsque des Palestiniens viennent défendre leur cause, la question du métissage ne soit jamais au centre de leurs préoccupations, alors que c’est une constante chez certains Noirs et métis ? C’est parce que ces derniers ont intériorisé (bien sûr, ils ne l’admettront jamais : trop dur à assumer) depuis longtemps le complexe d’infériorité, et finissent eux-mêmes par se comporter en soumis.
 
Kahm Piankhy « L’idéologie de la distance raciale » pp. 57, 58 et 59     Les liens de ce site qui traitent de ce type du sujet et qui permettent de comprendre de quoi l’on cause quand on pointe « l’alibi du métissage » :http://www.piankhy.com/modules/news/article.php?storyid=13 
     
shox  Posté le: 5/8/2007 20:48  Mis à jour: 5/8/2007 20:48 
Newbie 

Inscrit le: 5/8/2007  De: Envois:

 Re: Du métissage et de la mixité raciale comme alibis raaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaa g ecrit un long truc et jle vois pas! si il a disparu tant pis!  
     
Piankhy  Posté le: 7/8/2007 5:50  Mis à jour: 7/8/2007 13:58 
Webmestre 

Inscrit le: 16/5/2006 De: USA  Envois: 355 En ligne ! 

 Re: Du métissage et de la mixité raciale comme alibis  Excellent ! Les cruches font effectivement tout pour convaincre qu’elles le sont réellement.LireLes pauvres : habituées à feuilleter Voici, Gala et Public, elles ont, du coup, trouvé mon article trop long. Mais bon ce n’est pas le plus grave car le plus grave est qu’aucune ne l’a compris. Alors La dénommée CREAMY92 m’insulte à longueur de post et en lisant ses insultes j’ai cru comprendre qu’elle figurait parmi les post cités dans mon article.J’ai évité de citer des pseudo dans mon texte car je n’en avait rien à foutre de citer des inconnus : ce qui m’intéressait dans cet article était de démontrer par l’exemple comment des gens creux et sans aucune contenance pouvait pérorer sans aucune gêne sur le métissage et tenir des propos purement essentialistes : les métis sont comme-ci, pensent ça, disent ceci, et font cela. Fake : ce ne sont ni la race ni la culture ni le sang qui commandent nos opinions, nos aptitudes ou notre morale. Entendre ces petites et frêles idiotes reprendre les pires clichés racistes ( ceux qui tenderaient à déterminer, par la race, le comportement de chacun de nous, nos aptitudes, notre beauté) tout en se faisant passer pour des gens qui dénoncent le racisme est d’un pur comique.

La dénommée CREAMY92 intervient donc sur un forum public où elle étale sa vie privée et ensuite elle se plaint que des gens commentent ou analysent ce qu’elle leur a mis sous leurs yeux.

La même cruche prétend que j’ai fait une intervention sur le forum doctissimo : ce qui est bien entendu totalement FAUX. Quelqu’un apris mon nom ? Eh bien ce n’est pas moi : je n’interviens jamais sur les autres forums. La seule fois où je l’ai fais c’était lors de la rédaction de mon tout premier article sur Montesquieu : c’est la seule fois où je suis intervenu ailleurs avant de me rendre compte que la dernière des choses à faire était de tomber dans le jeu des Médiocres qui veulent interpééter ce que vous écrivez à l’aune de ce qui les arrange.Leur niveau de discussions est consternant. Incapable de comprendre un texte qui dépasse leur entendement – qui lui, ne va pas au-delà de « pour ou contre le métissage ». Un cas parfait de crucherie : viser le vocabulaire et le haut niveau de reflexion de celle-ci :Citation : rho le batardje compren maintenant
l’enfoiré
genre ds le métissage y a la race pure et impure
et les parents de la race impure exibe la beauté de leur enfant, une beauté que les impures trouvent beau par rapport a eux qui st laids, et il dit en gors c grace a leur coté race pure que les enfants st beaux
et quand je dis pr et impure c genre race supèrieur et inferieur quoi bon jusque la c ca que ej comprend
et c vraiment un gros enculé 

En clair, une analyse de la pensée de Hitler fait de celui qui l’analyse un défenseur de ses thèses.Quand je dis que des « Noirs peuvent considérer, au nom de l’intériorisation de la hiérarchie héritée du racisme, que tout ce qui est Blanc est supérieur au reste et surtout à tout ce qui est noir » la    doctissimette lit : l’analyste prétend que la race blanche est supérieure à la race noire.Pauvre cruches ! Vous devriez avoir honte d’être aussi bêtes et d’étaler publiquement cette débilité qui est la vôtre. Dommage que ce sentiment ne fasse pas partie de baggage. Le must ? Le pseudo de la doctissimette en question est … »keskejdoifr ». On aurait envie de lui :  » ben, achète-toi un cerveau, non ? ». Mais on va encore dire que je suis méchantUne autre doctissimette :Citation :  tu sais creamy moi j’ai tout lu. et bien ce mec dans son analyse me fait bcp penser a malcolm X et son mentor elijah mohamed, avec ses théories foireuses sur la race noire pure, la salissure par la blancheur, toutes ces grosses merdes de facho quoi!! ça me donne envie de gerber!! Théories de la race noire pure ? Dans le texte ?Mieux encore. Toujours la même qui me conseille de lire Césaire. Citation : pinaize!!! ces mecs là au lieu de se bourrer le mou entre eux et se branler sur leur soi disante clairvoyance vis a vis du comportement et des motivations des partenaires des couples mixtes, devraient un peu lire Aymé Césaire ou Senghor!!! (ou Richard Wright ds un autre registre) Bon déjà c’est AImé Césaire avec un « i ». Et on est persuadé qu’elle a dû le lire en entier. C’est évident.Que voulez-vous faire avec des gens pareils qui ne comprennent même pas le français de base ? Qui ne comprennent même pas que ce texte dénonce…l’essentialisme, la mauvaise foi et l’instrumentalisation du métissage ? Et que ce texte déconstruit, comme tous mes textes en général, des mythes essentialisants pour mettre en valeur la complexité de l’homme dans toute sa connerie sans qu’il cherche à se référer à sa « race » ? Combien de ligne fait ce texte au fait ? Je suis fou : je devrais penser à faire court. Pourront-elles le lire sans faire un claquage de paupières ? 

     
shox  Posté le: 7/8/2007 16:32  Mis à jour: 7/8/2007 16:32 
Newbie 

Inscrit le: 5/8/2007  De: Envois:

 Re: Du métissage et de la mixité raciale comme alibis  raaaaaaaaaaaaaaaaa marre! pkoi quand je post un com il aparait pas jdois le poster 2 fois! jviens de te faire un roman et disparut!!bon jrefait! Citation : Alors La dénommée CREAMY92 m’insulte à longueur de post et en lisant ses insultes j’ai cru comprendre qu’elle figurait parmi les post cités dans mon article.  oui c la congolaise maman de 2jumelle (entre autre)Citation : comment des gens creux et sans aucune contenance pouvait pérorer sans aucune gêne sur le métissage et tenir des propos purement essentialistes : les métis sont comme-ci, pensent ça, disent ceci, et font cela. j’ai enfin compris la base de ton texte!! cool, enfin j’avais compris une partie mais la au moins c clr! si tu ecrivé tjr comme sa: droit au but, sa serai vachement plus clair Citation : Entendre ces petites et frêles idiotes reprendre les pires clichés racistes 
et si tu les insulté pas de la sorte avec un air si méprisant et hautin
Citation : La dénommée CREAMY92 intervient donc sur un forum public où elle étale sa vie privée et ensuite elle se plaint que des gens commentent ou analysent ce qu’elle leur a mis sous leurs yeux 
oui le forum est public mais quand on parle c a des personne precise, bien distincte, des amies, on pense pas que ce qu’on dit peut etre retourné contre nous et nous faire passer pour ce qu’on est pas Citation : La même cruche prétend que j’ai fait une intervention sur le forum doctissimo : ce qui est bien entendu totalement FAUX. Quelqu’un apris mon nom ? en fait ya un malentendu on a cru que cété Black Power qui avait ecrit l’article et lui oui il est intervenu sur docti Citation : Leur niveau de discussions est consternant. Incapable de comprendre un texte qui dépasse leur entendement – qui lui, ne va pas au-delà de « pour ou contre le métissage ».  on est sur ce forum pour ce detendre, pour papoter, pas pour phylosopher (du moins pas forcement) alors c pas un exemple pour juger du nivo de nos discution…. on parle de nous, de nos homme, des enfant, de notre ptite vie quoi…Citation :  Un cas parfait de crucherie : viser le vocabulaire et le haut niveau de reflexion de celle-ci 
a non ein!! on s’en fou de la façon dont elle ecrit! c pas sa l’important! pourkoi a chak debat on nous renvois dans la gueule (au lieu de repondre) toute façon mon gosse de 8ans ecrit mieu que toi… jvois pas l’interet! on est sur le net on ecrit pas a monsieur le ministre, l’ecriture sms deviens une habitude dont il est dificile de se debarasser…
Citation :  Quand je dis que des « Noirs peuvent considérer, au nom de l’intériorisation de la hiérarchie héritée du racisme, que tout ce qui est Blanc est supérieur au reste et surtout à tout ce qui est noir » la doctissimette lit : l’analyste prétend que la race blanche est supérieure à la race noire.  non que certains noir peuvent penser que les blanc sont superieur, elle a fait un racourci quoi… enfin encore une fois tu fais trop de tour et detour au lieu de dire les chose clairement c domage!Citation : Pauvre cruches ! Vous devriez avoir honte d’être aussi bêtes et d’étaler publiquement cette débilité qui est la vôtre. Dommage que ce sentiment ne fasse pas partie de baggage  arrete un peu d’insulter les gens de cette façon Citation : Théories de la race noire pure ? Dans le texte ? jtavoue que quand g lu le texte la premiere fois je me suis dit: merd² encore une secte, un black qui veut soulever les troupe contre les blanc (c con de blanc qui se croient superieur) voila moi je l’ai vu comme sa au debut, j’avoue sa a changé mais jpense que toi meme tu te rend pas compte que tu fais passer les blanc(he) pour des grand mechant manipulateur, tu te place que du coté black (en meme tps si tu en ai un sa se comprend) mais tu oublie l’autre coté… tu « victimise » les black alors que c pas comme sa que sa se passe (a mes ptit yeux d’inculte)cette fois ci j’esper que sa va marcher
     
Piankhy  Posté le: 8/8/2007 20:43  Mis à jour: 9/8/2007 4:06 
Webmestre 

Inscrit le: 16/5/2006 De: USA  Envois: 355 En ligne ! 

 Re: Du métissage et de la mixité raciale comme alibis  Citation : 
on est sur ce forum pour ce detendre, pour papoter, pas pour phylosopher (du moins pas forcement) alors c pas un exemple pour juger du nivo de nos discution…. on parle de nous, de nos homme, des enfant, de notre ptite vie quoi…
Non là elles sont sur un post crée spécialement en réaction à mon article et le niveau de discussion de ces cruches est consternant de bêtise. Sur 3 pages, il n’y en a pas une seule qui soit en mesure de sauver la face. Elles se contentent de pinailler sur la longueur du texte, sur la personne qui va s’atteler à faire le copier-coller, d’autres demandent un résumé etc. Pas la peine de prendre la défense de tes copines sur ce point : elles sont toutes majeures et certaines frôlent mêmes les 30 ans mais niveau « âge mental » elles ont plutôt entre 13 et 16 ans. Citation : 
a non ein!! on s’en fou de la façon dont elle ecrit! c pas sa l’important! pourkoi a chak debat on nous renvois dans la gueule (au lieu de repondre) toute façon mon gosse de 8ans ecrit mieu que toi… jvois pas l’interet! on est sur le net on ecrit pas a monsieur le ministre, l’ecriture sms deviens une habitude dont il est dificile de se debarasser… 
Je parle de son vocabulaire de petite racaille de cité cf. « Roh le batard » et de l’analyse stupide qui suit.Je vois les choses sous mon angle ? Oui et alors ? Mon site est clairement engagé (c’est précisé en page d’accueil) donc je ne m’en cache pas. Ce site est dans la logique même de mon livre et en est son prolongement. Je pars d’abord d’un constat qui est que l’antiracisme-spectacle s’est approprié l’antiracisme réel puis ensuite qu’il nous a régurgité quelque chose de totalement aseptisé où l’on se contente de parader, de poser, d’exploiter la « distance raciale », la couleur de sa femme ou de son mari, les mythes de la génération BBB etc. Ensuite je m’attelle à expliquer comment cette idéologie est reprise servilement par ceux-là même qui sont pourtant supposés tout faire pour respecter l’intégrité morale d’une lutte qui les concerne au premier chef. Mais comme ils sont les esclaves des désirs de ceux auprès desquels ils veulent briller, ils se soumettent corps et âmes à une idéologie qui au fond les méprise : non seulement ils reprennent le discours d’essence racial (qu’ils font passer pour un discours antiraciste) mais, plus grave, ils acceptent de vendre l’idée que c’est le métissage qui va régler les problèmes que ces mêmes feignasses aliénées refusent de prendre au sérieux.A partir de là j’entre dans une logique de destruction de tous les mythes de l’antiracisme-spectacle. Point !
C’est ce que je fais dans 80 % de mes articles. Et je continuerai à le faire tant que j’aurai quelque chose à dire. Je m’en contre-bats les côtes des tabous sur le métissage, sur les couples mixtes et tous les discours masturbatoires sur ces thématiques démago parce que ce n’est que du vent que je peux démonter devant n’importe lequel de ces démagogues à la petite semaine. Nous n’avons pas à laisser ces gens incompétents (et au service d’autres intérêts que ceux qu’ils mettent en avant) venir occuper notre « espace mental » en nous refourguant des salades pour nous enfermer dans des cases.
Donc mon discours se tient.

Quant à cette escroquerie qu’est l’instrument « couples mixtes », j’en ai assez d’entendre des imbéciles venir s’en revendiquer. Calixthe Beyala peut penser toutes les conneries qu’elle veut et nous faire croire que ce sont là des idées typiques de « couple mixtes ». Mais on pourra lui amener des couples mixtes qui n’ont pas du tout les mêmes idées qu’elle, qui peuvent avoir une vraie conscience des sujets qu’ils traitent et qui ne passent pas leur temps à cacher leur bêtise derrière l’alibi du « couple mixte » pour se conformer aux impératifs de l’antiracisme-spectacle. Ou, pire encore, uniquement pour matérialiser un désir de chair blanche quand on est noir, de chair blanche quand on est beur etc. Quelle bande de tocards !

C’est pareil pour les métis : on peut être métis et être clairement conscient. Qu’est-ce que c’est que ces saucisses qui viennent mettre leur inculture sur le compte de leur métissage ? Ce sont des nuls, des incompétents. POINT. Ils ne peuvent pas soutenir une discussion sur des sujets complexes parce qu’ils n’ont rien à dire dessus.

Pour moi Gaston Kelman est un bidon et je ne me dis pas  » c’est normal parce qu’il est noir ». Ca voudrait dire quoi ? Que quand on est noir on est condamné à être exclu de certaine chose car cela relèverait de la fatalité ? Noir = con ? NON ! Quand on ne maitrise pas un sujet on ferme sa gueule.

Sonia Rolland est une métisse qui en a autant dans le cerveau que Creamy92 et, pour 10 cruches comme elle que l’on va mettre en avant, on aura un rappeur comme Ekoué de la Rumeur, métis franco-togolais, qui a un vrai discours structuré sur la société actuelle. Je ne dis pas qu’il a raison sur tout : je dis qu’il a des opinions qu’il est capable de soutenir avec de véritables arguments. En clair, si on lui pose une question sur la paupérisation des banlieues il est sûr qu’il ne répondra pas « je suis un mélange et c’est ma richesse». Pour Sonia Rolland, j’en suis moins sûr.

Qui est le clown entre Ekoué et Miss Bourgogne ? Celui qui maîtrise un sujet qu’il s’est donné les moyens d’étudier sans nous bassiner avec un métissage qui n’a de toute façon absolument rien à faire dans un débat intellectuel ou celle qui est une médiocre de nature, qui a 30 mots de vocabulaires, qui est incapable d’aligner une phrase intelligente et passe son temps à se cacher dans son trou du « métissage » parce qu’elle sait que les paternalistes sont confortés dans leurs préjugés raciaux quand des cruches de son genre se comportent de la manière dont elles sont supposées se comporter ? Qui cultivent les préjugés raciaux en les renforçant ?

Pour moi, la question ne se pose pas. Et lorsque l’on s’attaque LEGITIMEMENT à cette catégorie de gens qui favorise les clichés racistes du « métis qui est un neuneu par essence, parce que sauvé par la race », on nous rétorque que l’on s’attaque au métissage. En quoi ces gens sont plus « propriétaires » du métissage que des métis intelligents ? S’attaquer à un type du KKK, c’est s’attaquer à la race blanche ? En quoi le type du KKK est-il plus « propriétaire » de sa couleur de peau qu’un trotskyste polonais universaliste ? Qui décrète ça ? Quand ? Comment ?

Et d’ailleurs depuis quand est-on propriétaire de sa couleur ? Le fait même de penser que, lorsque l’on s’attaque à des démagogues qui font du métissage un instrument au service d’intérêts malsains, on s’attaque au métissage lui-même revient donc à considérer que l’individu est déterminé par sa race. Qu’il se confond avec son capital racial qui définit sa pensée, ses valeurs : « quand on s’attaque à Piankhy on s’attaque aux Noirs, quand on s’attaque à François Hollande on s’attaque aux Blancs » etc. Eh bien vous pouvez ne pas être d’accord avec Piankhy avec des arguments parfaitement défendables. Depuis quand n’aurait-on pas le droit de m’attaquer parce que je suis noir ? Dans ce cas, puisque tout le monde a une couleur de peau, il faut parler de racisme tout le temps et pour tout.

Quand on n’est pas capable de faire cette distinction entre les idées des gens et ce qu’ils sont et que l’ont confond systématiquement les deux…effectivement on ferait mieux de faire son propre examen de conscience avant de donner des leçons.

Et c’est là que l’on voit le formatage dont je parle dans l’article : ces gens parlent du rejet du jugement par la race mais ils ne font que ça parce qu’en réalité ils n’ont pas la possibilité de briller d’une autre manière. Toutes les autres issues sont bouchées pour eux, ils n’ont pas assez de compétence pour s’y imposer. Alors ils se rabattent sur la facilité, sur ce que l’idéologie dominante leur permet d’être : des bons à rien qui renvoient à leur maître la pitoyable image que ces derniers attendent d’eux.

Quant à mes insultes, « cruche » n’en est pas une. Une cruche c’est une personne niaise. Quand je traite ces filles de « cruches » je ne fais que les nommer pour ce qu’elles sont réellement. Si on traite Michel Rocard d’escroc, il peut à juste titre considérer cela comme une insulte, une accusation offensante puisqu’il n’a jamais trempé dans des affaires louches. En revanche, si cette épithète est adressée à Patrick Balkany et que ce dernier crie au scandale, eh bien on aura les moyens de lui prouver que ce n’est pas une insulte mais un fait.

En revanche quand l’une des filles du forum doctissimo parle de moi en disant « je ne discutes pas avec cet animal » etc. là on est en plein dans des insultes de dindes qui ne peuvent pas faire front intellectuellement et qui, par conséquent, se rabaissent à ce niveau. Aussi, va plutôt donner des leçons à tes copines avant de me parler de mon ton hautain. Des gens méprisables sont à mépriser.

Barre. 

     
profilsupp  Posté le: 13/8/2007 14:56  Mis à jour: 13/8/2007 22:11 
Newbie 

Inscrit le: 13/8/2007  De: Envois:

 Re: Du métissage et de la mixité raciale comme alibis  Voilà que je tombe par hasard sur ton article, Piankhy, et que j’ai l’honneur de me voir citée !!! Et oui, je suis la cruche confectionneuse de quarterons. Je n’ai pas l’habitude d’entrer dans des polémiques sur internet, d’autant plus que je ne suis pas aussi calée que toi sur le présent sujet, mais je me permets tout de même de te faire part de mon opinion.Non non, je ne prends pas mal d’être traitée de cruche, c’est vrai que c’est tout à fait sympathique comme appellation. Et puis, tu as l’air de connaître tant de choses sur la nature des gens, que tu sais bien ce que tu fais en nommant ainsi les intervenantes de doctissimo. Que veux-tu, ce sont de pauvres femmes qui parlent bébés, couches, grossesse, col de l’utérus, etc, on ne peut pas trop leur en demander ! Qu’elles aient une vie privée qu’elles n’étalent pas en public, des opinions politiques, une certaine conscience, voire même une certaine connaissance, du monde et des autres, cela est-il tout à fait impossible ? Je suis contre l’instrumentalisation de la couleur de la peau, qu’elle soit blanche, noire, jaune, métissée, etc. Et les phrases du type « les bébés métis sont les plus beaux », je n’y trouve aucun sens car il y a de beaux bébés et de vilains bébés, qu’elle que soit la couleur de leur peau et leur dose de métissage. Idem pour les « le métissage est l’avenir du monde » ou phrases du genre. D’autre part, je ne pense pas qu’il existe des « faiseuses de métis » volontaires, ou alors c’est une grosse minorité et leur but relève du même niveau que celui de vouloir préserver une race pure.Ces femmes, dont moi-même, qui ont participé à ces discussions sur le sujet des métis voulaient juste partager un thème qu’elles avaient en commun, à savoir un bébé ou futur bébé issu d’un mélange de race, car c’est une particularité de leur enfant, même si le phénomène est de plus en plus répandu. On s’est toute posé la question de savoir à quoi ressemblerait notre petit bout, au même titre que les femmes qui se demandent si elles auront un enfant blond, brun, roux. Etant toute au courant que du métissage peuvent parfois ressortir différents teints de peau, différents types de cheveux, différentes couleurs d’yeux, et qu’il n’existe aucune façon de la savoir d’avance, et bien on en papote sur un forum. Aucune d’entre nous n’attendait de réponse claire et précise des autres intervenantes concernant la trombine de leur bébé, évidemment. On en discute, on se fait part des connaissances et expériences de chacune, voilà tout. Nous considérer comme des « confectionneuses de métis », je trouve cela très irrespectueux et insultant. Quant à nous appeler « cruches », tu montres par là-même ton sentiment de supériorité (qui peut, soit dit en passant, parfois découler de gros complexes). J’ajouterais également qu’il est toujours très facile de juger quelqu’un en ne se fiant qu’à un post trouvé sur un forum, et surtout en retirant ce post du contexte. Maintenant, pour te répondre directement sur les quarterons, je suis renseignée sur la question, et je connais très bien l’origine esclavagiste du terme. Je le trouve terrible, tout comme le système qui l’a fait naître. Ceci dit, je n’en ai pas trouvé d’autre pour qualifier le genre de métissage de ma fille, et lorsque je l’ai employé, je n’avais pas l’intention de faire appel à une quelconque donnée scientifique ou biologique. Je ne l’ai pas non plus utilisé dans le même état d’esprit qu’un blanc du 18eme siècle. Peut-être aurais-je du tout simplement dire « métisse avec un grand-parent noir », mais j’imagine que tu aurais retenu cette expression comme étant une volonté manifeste de me vanter de cela en tant que « faiseuse de quarteron et fière de l’être ». Toi qui connais bien le sujet, peut-être éclaireras-tu ma lanterne et me diras-tu quel mot politiquement correct j’aurais du employer. Quoi qu’il en soit, et pour lever tout doute, je suis bien renseignée sur le côté congolais de mon mari, du moins au même titre que je suis renseignée sur mes ancêtres, donc s’il y a eu métissage d’un côté ou de l’autre, je ne le sais pas, ce qui veut dire en effet que ma fille n’est peut-être pas aussi noire de son côté paternel, mais pas non plus aussi blanche de mon côté qu’on le croit… Pour finir, tu sais, il existe des gens de races différentes qui font des enfants par amour, si si je te jure ! Ils auraient peut-être droit à une présomption d’innocence, non ? 

     
profilsupp  Posté le: 13/8/2007 22:10  Mis à jour: 13/8/2007 22:10 
Newbie 

Inscrit le: 13/8/2007  De: Envois:

 Re: Du métissage et de la mixité raciale comme alibis  Cher donneur de leçons. A lire ton article, c’est effectivement ‘un régal pour celui qui aime s’adonner à l’analyse de la bêtise humaine, de la petitesse d’esprit et de la prétention’. Une cruche a du contenu alors que tes arguments sont souvent vides. Je ne vois pas de mal à tenter de définir son identité, aussi diverse soit-elle, et qui plus est, sans besoin de tant s’éloigner dans l’arbre généalogique que quand on se donne des noms de pharaons. Tu dis que ‘cette constante de la pensée binaire est assez effrayante’. Tu devrais donc te réjouir de voir parler de métissage ! Au-delà du noir et du blanc… Où alors, tu te fais ta propre définition du binaire. C’est vrai que bien des noms comme ‘quarteron’, ‘sambo’, ‘half-cast’ sont issus d’une sale histoire. Mais ‘nègre’ aussi et seul son étymologie ‘clean’ lui donnerait le droit de citer ? Je sais, toi tu dis ‘Afro’. De Afrique, ce mot d’origine grecque ? Le Net est immense, si c’est dans ce genre de forum que tu comptes ‘récolter et partager des informations socio-historiques qui permettent de mieux appréhender la condition humaine des Afro d’aujourd’hui’, nos chers chefs d’état africains qui s’accoquinent depuis des lustres avec les pourritures qui président l’Occident doivent bien rire. C’est Mr. Bean version Afro que tu nous fais là !Franchement, ne te ridiculise pas à agresser les métis et leur parents. Une bonne part des métis est impliquée dans la communauté Afro. Ce sont des thèmes parallèles et non concurrents. Si tu es à court de thèmes de mobilisation pour la communauté Afro, fais-moi signe. A noter qu’en s’adressant, par ton site, à la communauté Afro comme tu dis, tu participes pleinement au ‘renvoi perpétuel à la logique des essences – pureté et impureté des races’. Personnellement, je ne suis pas contre car qu’on le veuille ou non, l’apparence chromatique sur notre terre n’est malheureusement pas un détail. C’est plutôt ton hypocrisie et ton dénigrement face à celles et ceux qui font pareil avec d’autres doses de mélanine que je trouve pitoyable.Sur certains points, tu as raison. Par exemple, ce n’est pas parce qu’on est métis qu’on est forcément de plus d’une culture. La définition même du métissage est bien trop variable. C’est sur ce genre de points que tu aurais du concentrer ton article, sans faire une attaque générale sur la question du métissage. Sois en sûr, il n’est pas plus ridicule de se réunir sur le critère d’avoir des parents de ‘couleurs différentes’ que de parler de communauté Afro. Dans les deux cas, les gens ont bien des réalités, langues, cultures, histoires différentes. Mais il y a certaines choses qu’ils sentent partager avec les autres. Et ce qu’ils partagent (discrimination, incompréhension…) est beaucoup plus déterminé par le regard de l’autre que par soi-même. Mchanganyiko 
     
Piankhy  Posté le: 14/8/2007 5:03  Mis à jour: 14/8/2007 5:38 
Webmestre 

Inscrit le: 16/5/2006 De: USA  Envois: 355 En ligne ! 

 Re: Du métissage et de la mixité raciale comme alibis  J’ai écrit cet article en citant des exemples que j’avais sous la main, histoire d’illustrer un propos bien précis. En clair je m’en tamponne des filles de votre forum : arrêtez donc de vous prendre pour le nombril du monde. Ce qui compte à mes yeux dans ce texte c’est le propos en lui-même et j’en ai rien à carrer de savoir qui vous êtes.Que vous ayez du temps à perdre parce que je vous ai traité de cruches (houlala, la violence…je devrais faire quoi moi quand je me fait traiter de « facho » ou d’« animal » par des analphabètes à moitié débiles ? Mettre une bombe ?) c’est votre problème. En lisant votre forum, j’étais d’ailleurs tombé sur une discussion dans laquelle plusieurs filles traitaient des forumeuses d’un site africain de jalouses, d’idiotes et de tout un tas de nom d’oiseau. C’est un post que j’ai trouvé dans le cache de Google et je me souviens qu’il parlait d’une Malgache marié à un Blanc qui semblait très remonter contre ces filles. Bizarre, non ? Vous qui êtes tant touchées par l’insulte suprême de « cruche » (que la malédiction soit sur moi et ma descendance sur cinq générations) vous n’aviez pas l’air de trouver scandaleux des allusions douteuses sur les Africaines et leur physique ? Donc oui : tu es bien placée pour venir faire la victime sur la base de ce seul terme de « cruche ». Tu es vachement crédible…(précision : ça s’appelle de l’ironie, je précise on ne sait jamais…)Citation : A noter qu’en s’adressant, par ton site, à la communauté Afro comme tu dis, tu participes pleinement au ‘renvoi perpétuel à la logique des essences – pureté et impureté des races’. Personnellement, je ne suis pas contre car qu’on le veuille ou non, l’apparence chromatique sur notre terre n’est malheureusement pas un détail. C’est plutôt ton hypocrisie et ton dénigrement face à celles et ceux qui font pareil avec d’autres doses de mélanine que je trouve pitoyable. Oui, tu n’as pas l’air de savoir ce qu’est la « logique des essences ». La logique des essences c’est le renvoi à la logique de la puretés des races. La preuve que cette logique n’existe pas dans ce dont tu causes, la voici :Voici Kathleen Cleaver, une Afro qui se revendique comme telle. Elle a la peau quasiment blanche. Et alors ? C’est simple : tu ne peux même pas comprendre ce dont on parle parce que tu es perdu dans ton délire ethnocentriste à la noix. Tu veux venir discuter de gens que tu ne connais pas.Je me sens 100 fois plus proche de cette femme que de Gaston Kelman ou Claude Ribbe. Il n’y a même pas de discussion possible. Nous parlons de quelque chose qui va bien au-delà du simple constat racial, comme toi tu le comprends dans ta logique tordue de femme qui ne connaît rien à la cause que l’on défend et qui va se faire des films. Si la logique des essences était respectée, Kathleen Cleaver aurait été interdite de parole sur la question des Noirs puisqu’elle ne serait pas de « pure » race noire. Bien entendu, on trouvera des extrémistes noirs pour dire qu’elle n’a rien à voir avec les Noirs mais c’est une minorité.Il n’y a pas la moindre référence à la pureté de la race noire dans ce concept Afro puisque il est plus question d’identité et qu’on ne fait pas une fixation sur la « pureté de la race » pour définir ce qui l’est ou pas. La plupart de ceux qui se reconnaissent dans ce terme cherchent d’abord et avant tout à réparer tous les dégâts causés depuis des siècles sur les populations d’origine africaine. Du 3 au 12 aout il y eut le festival inter-celtique 2007 avec des « Celtes » qui venaient de Grande-Bretagne, de Galice (Espagne), de France etc. Penses-tu que ces gens parlent le « celtique » ? Penses-tu seulement qu’ils se comprennent entre eux ? NON ! Ils doivent sûrement parler anglais ( horreur : la langue de l’envahisseur germanique) pour se comprendre mais lorsque l’on parle d’identité « celtique » on parle de quelque chose de plus complexe que d’un peuple qui parle la même langue. Jean-Lou Amselle est un anthropologue qui a écrit plusieurs livres … sur le métissage. Voilà ce qu’il dit à propos de l’instrumentalisation du métissage et de son « idéologisation », notamment dans les concepts de créolité (Chamoiseau, Confiant, Bernabé) et créolisation (Glissant).

Citation : 

Il y a un deuxième aspect de la notion de métissage que vous critiquez : c’est de laisser croire qu’il existerait des cultures pures amenées à se mélanger… de patchworks’. Le métissage est toujours au La notion de métissage évoque la rencontre des cultures. Cela présuppose que celles-ci seraient distinctes ou pures. Or, il n’existe pas de cultures isolées, discrètes. Elles sont toutes déjà métisses, hybrides. C’est le fait de se rencontrer qui les fait exister comme éléments discrets. En réalité, elles forment des ensembles ouverts. C’est dans le choc colonial que se constituent les cultures. Ce choc est donc un ‘mélange de mélanges’, un ‘patchwork deuxième degré puisqu’il fait suite à un syncrétisme originel.C’est pourquoi je ne peux être d’accord avec les penseurs de la créolité par exemple. Edouard Glissant oppose cultures ataviques, enracinées et cultures créoles qui n’auraient pas d’autre ancestralité que celle du bateau négrier. C’est une conception maurassienne, d’extrême droite du social. Il n’y a jamais eu de culture pure. Même dans les sociétés les plus traditionnelles, fermées, il y a un constructivisme social. Voilà ce qui me gêne : la théorie du métissage est liée à celle de la pureté des cultures… […] Aujourd’hui, vous dénoncez l’emploi généralisé de la notion de métissage. Pourquoi ?

Au départ, dans mon esprit, ce n’était pas un concept mais une métaphore. Il se trouve qu’elle a fait flores. Beaucoup se sont mis à écrire sur la « pensée métisse » (2), « l’histoire du métissage », etc. La métaphore est devenue une tarte à la crème, un concept de marketing intellectuel, culturel et commercial. Il est très employé dans le monde des arts : de la mode à la littérature en passant par les arts plastiques, la musique et le spectacle. Il désigne quelque chose comme le libre mélange des genres, sur fond de mélange des couleurs de peau.
C’est aussi un concept commercial. La nouvelle Toyota, très prisée en Californie, dont le moteur fonctionne soit à l’essence soit à l’électricité, se nomme ‘Hybride’. L’hybridité, le flou sont à la mode. Ce sont des concepts postmodernes qui mettent l’accent sur l’absence de ruptures.

Qu’est-ce qui vous choque dans la notion de métissage culturel ?

Le métissage est une idée du 19ème siècle : c’est le mélange des sangs, du point de vue racial. A l’époque, deux courants s’affrontaient : les mixophobes, farouchement contre ces mélanges, tel le théoricien du racisme Gobineau qui voyait en eux la cause de la décadence de l’Occident, et les mixophiles, tel Faidherbe qui faisait du métissage le salut de l’Afrique. Ce dernier encourageait d’ailleurs les mariages entre Noirs et Blancs dans la perspective de produire une race métisse censée combiner les fortes capacités intellectuelles des premiers et les qualités physiques des seconds ! Seuls les métis lui semblaient capables de pouvoir développer le continent africain.
La problématique du métissage repose sur deux conceptions. Tout d’abord, le polygénisme qui postule l’existence de races différentes, contrairement au monogénisme pour lequel il n’existe qu’un unique genre humain. Deuxièmement, le modèle zootechnique : méthode qui vise l’amélioration de lignées animales par leur croisement ou miscégénation.

J’ai renoncé à la métaphore du métissage à cause du poids du polygénisme et de la zootechnique. Les sciences sociales ont beaucoup de mal à échapper à la référence biologique quand elles abordent le métissage.

Vous dites aussi que cette mode des métissages culturels en France renvoie une conception très ambiguë de l’Afrique…

Oui, cela me gêne. Ce mouvement fait référence à une conception coloniale de l’Afrique, à la fois continent de mort (avec ses conflits ethniques, la pauvreté, le sida, etc.) et source de jouvence. Surprenant paradoxe ! L’Afrique est l’objet d’un investissement, au sens psychanalitique, à la fois libidino-négatif et très positif. Le continent noir est censé être revigoré, régénéré le vieux monde, dit développé. On retrouve fortement cette idée chez les artistes : l’Afrique, mais ce peut être aussi l’Asie, revigorerait de son sang neuf un art occidental qui s’étiole, un répertoire qui s’épuise.

Cette conception ambivalente est encore très prégnante aujourd’hui. D’un côté, il ne faut pas se mélanger avec les Africains et de l’autre, au contraire, il faut le faire car ils sont source de jouvence. La façon dont l’Occident perçoit la thématique de la récupération dans l’art africain contemporain renvoie à cette ambivalence.

L’image négative de l’Afrique fascine. Je pense à un livre de Tituan Lamazou et André Magnin sur Kinshasa dont les photos constituent une esthétique de la ruine, de la décomposition. Ce qui fascine les Occidentaux aujourd’hui, ce n’est plus les Dogons ou les soit disant peuples primitifs mais les villes africaines et cette esthétique de la fange urbaine. On retrouve d’ailleurs cette ambivalence dans la fascination pour les banlieues, les zones sensibles qui ont vu fleurir le hip-hop. Ce mouvement fascine bon nombre de chorégraphes qui voient en lui une capacité à régénérer. 

Voilà ! Si avec ça vous ne comprenez pas où je veux en venir c’est qu’il n’y a plus rien à faire.Citation :  Je ne vois pas de mal à tenter de définir son identité, aussi diverse soit-elle, et qui plus est, sans besoin de tant s’éloigner dans l’arbre généalogique que quand on se donne des noms de pharaons. Piankhy n’est pas « un nom de pharaon » mais un nom nubien, africain. Tu considères que tous ceux qui s’appellent François, Louis et Henri ont des « noms de rois de France » ? Des noms sont la propriété de « rois » ? Non. Alors pourquoi crois-tu que tu peux sortir cet argument typiquement colonialiste quand un Noir ne s’appelle pas Gaston, Frantz ou Germain mais a un nom africain ? Tu as du mal à saisir cela, n’est ce pas ? Dis moi : quand tu croises un Noir qui s’appelle Guillaume, tu lui demandes pourquoi il a un « nom de roi anglo-saxon » ? Piankhy est un nom africain. Point.Citation : Franchement, ne te ridiculise pas à agresser les métis et leur parents. Une bonne part des métis est impliquée dans la communauté Afro. Ce sont des thèmes parallèles et non concurrents. Si tu es à court de thèmes de mobilisation pour la communauté Afro, fais-moi signe.Ne te ridiculise pas non plus à jouer la pauvre petite victime. Et pas la peine non plus d’essayer de « représenter » ces métis dont tu causes : ceux qui ont un minimum d’ouverture d’esprit ont parfaitement compris mon texte, qu’ils soient noirs ou métis. Il n’y a que des gens bornés de ton genre pour y voir une attaque contre « les » métis alors que le texte dénonce justement le passage du singulier au pluriel et demande à ce que chacun assume ses désirs sans se référer à sa race. Ce qui démontre que tu ne comprends même pas ce que tu lis parce que tu le lis à travers ton prisme idéologique et que tant que l’on dit « métissage » et que ça n’est pas accolé à « super », « cool », « ouverture », mieux que les autres » etc. tu te sens perdu. Tu n’arrives pas à admettre que l’on puisse critiquer des gens pour leurs idées à partir du moment où ils sont en couples mixtes, et tu viens me donner des leçons ? Donc ta petite tentative de manipulation qui consiste à « naturaliser » mon article (« tu t’attaques AUX métis ») tu vas aller jouer à ça ailleurs. Une personne qui donne une opinion doit s’attendre à ce qu’il y ait des pour, des contre etc. Ça s’appelle de la démocratie, le débat d’idée, la contradiction, l’esprit critique…tous ces « gros mots » que des démagogues de ton genre ne supportent pas puisqu’ils ne vous mettent pas sur un piédestal en tant que « mamans de métis »ou « femme de nègres » etc. mais vous renvoient à votre simple place de gens normaux devant étayer vos positions comme le font déjà tous les autres.À partir de là, c’est « idées contre idées ». Et on voit bien que sans l’instrumentalisation de la race (tu viens d’en donner un magnifique exemple à l’instant en parlant d’attaque sur les métis) vous êtes incapables de construire un discours pertinent et logique. Tu es donc exclue du débat et la seule branche à laquelle tu peux te raccrocher c’est la victimisation des « métis » en tentant de faire croire que mon texte s’attaque à eux. En clair, Sonia Rolland ( je précise là encore que c’est un exemple avant que tu viennes me dire que tu n’as jamais parlé de Sonia Rolland) qui dit une ânerie, ce n’est pas une personne qui dit une ânerie mais une METISSE. Et tu juges tout ce qu’elle dit à l’aune de sa « nature » métisse. Dans la même logique, toutes les critiques qu’elle recevra ne seront que « contre son métissage » puisqu’il est convenu chez des gens bornés comme toi que c’est sa « race » qui dit des conneries et pas elle. Quand on est d’accord avec elle c’est qu’on est « pour le métissage ». Quand on pense qu’elle est conne c’est qu’on est « contre le métissage ». Voilà une pure logique essentialiste que le texte dénonce, tout cela doublée d’une désespérante connerie. Tu es incapable de distinguer une « critique des idées » d’une « critique raciale » pour la simple et bonne raison que tu considères l’individu comme n’étant réductible qu’à sa race. Donc pour toi le raccourci est logique et c’est valable pour la plupart de ces espèces de blaireaux à poils ras qui traitent mon texte de « raciste ».

Et bien le texte – que tu n’as bien entendu pas capté – dénonce exactement cela. Vous ne savez pas lire et ça c’est votre gros problème. Le pire c’est que des gens comme toi veulent ensuite donner des leçons à tout le monde.

Citation : 

Sois en sûr, il n’est pas plus ridicule de se réunir sur le critère d’avoir des parents de ‘couleurs différentes’ que de parler de communauté Afro. Dans les deux cas, les gens ont bien des réalités, langues, cultures, histoires différentes. Mais il y a certaines choses qu’ils sentent partager avec les autres. Et ce qu’ils partagent (discrimination, incompréhension…) est beaucoup plus déterminé par le regard de l’autre que par soi-même.  Quel est le rapport avec ce que j’ai écrit ? J’ai parlé spécifiquement d’un site internet interracial sur lequel je suis tombé. Sur ce site on trouvait des vietnamo-caucasiens, des negro-chinois, des franco-indiens etc. et ils parlaient de « communauté » en mettant explicitement l’emphase sur la notion de « race diluée » avec un discours purement racialiste. Ce que je pointais du doigt était cette obsession de la « logique des essences »Donc oui il est totalement ridicule d’entendre des gens se créer artificiellement une identité commune sur la seule base de la non-pureté de leur race. Si tu ne comprend pas ça non plus… Les autres questions trouveront leurs réponses dans ce que j’ai écrit précédemment. Je ne vais pas non plus répéter 100 fois la même chose. 

     
profilsupp  Posté le: 14/8/2007 10:02  Mis à jour: 14/8/2007 10:03 
Newbie 

Inscrit le: 13/8/2007  De: Envois:

 Re: Du métissage et de la mixité raciale comme alibis  « Une personne qui donne une opinion doit s’attendre à ce qu’il y ait des pour, des contre etc. Ça s’appelle de la démocratie, le débat d’idée, la contradiction, l’esprit critique… »Je suis tout à fait d’accord avec toi sur ce point. Et pourtant, tu me réponds de manière agressive et parfois insultante. Où est le débat d’idées ici ? Tu pars du principe que tu détiens la vérité absolue, et que si l’on n’est pas dans ta ligne de pensée, on est des blaireaux, des cruches, des ignorants, des bornés, des incapables, des gens qui ne comprennent rien à rien, en plein délire. Quel débat ! En tout cas, pour moi il est clos ; je pense qu’il ne mènera nulle part, trop enlisé qu’il est dans la stérilité de ton complexe de supériorité… Tiré de ta dernière réponse :
« arrêtez donc de… »
« j’en ai rien à carrer de… »
« tu es bien placée pour venir… »
« Tu es vachement crédible… »
« tu n’as pas l’air de savoir… »
« tu ne peux même pas comprendre… »
« tu es perdu dans ton délire ethnocentriste à la noix… »
« Tu veux venir discuter de gens que tu ne connais pas… »
« comme toi tu le comprends dans ta logique tordue de femme qui ne connaît rien à la cause que l’on défend et qui va se faire des films… »
« Si avec ça vous ne comprenez pas où je veux en venir c’est qu’il n’y a plus rien à faire… »
« Tu as du mal à saisir cela, n’est ce pas ? »
« Ne te ridiculise pas non plus à jouer la pauvre petite victime »
« Et pas la peine non plus d’essayer… »
« Il n’y a que des gens bornés de ton genre pour… »
« Ce qui démontre que tu ne comprends même pas ce que tu lis… »
« Tu n’arrives pas à admettre que… »
« tu vas aller jouer à ça ailleurs… »
« vous êtes incapables de… »
« Tu es incapable de… »
« ces espèces de blaireaux à poils ras »
« que tu n’as bien entendu pas capté »
« Vous ne savez pas lire et ça c’est votre gros problème »
« Le pire c’est que des gens comme toi veulent ensuite donner des leçons à tout le monde »
« Si tu ne comprend pas ça non plus… »NO COMMENT 
     
Piankhy  Posté le: 14/8/2007 14:16  Mis à jour: 15/8/2007 2:23 
Webmestre 

Inscrit le: 16/5/2006 De: USA  Envois: 355 En ligne ! 

 Re: Du métissage et de la mixité raciale comme alibisCa c’est de l’argumentation Mais dans l’avant dernier post il semblait que ton diagnostic avait détecté un complexe d’infériorité de ma part et voilà qu’il s’est soudainement transformé en complexe de supériorité ?Oui les gens comme toi me gonfle et d’ordinaire je ne discute même pas avec des individus qui ramènent leur fraise alors qu’ils ne connaissent que dalle et j’envoie bouler direct. Je fais de gros efforts pour discuter avec des personnes bornées et étroites d’esprit de ton genre ( oui c’est ce que tu es), des gens qui [b]veulent insidieusement nous interdire de dénoncer les effets pervers du racisme chez les Noirs.Qu’est-ce que tu crois ? Que je suis né de la dernière pluie et que je ne connais pas vos positions hypocrites sur ces sujets et que je ne sais pas comment les démonter ? Le métissage n’est qu’un instrument pour mettre à votre seule disposition des gens que vous méprisez en réalité mais que vous croyez être à votre disposition. Au-delà de ce mot qu’est « métissage » vous êtes vides, vulgaires, malsains et vicieux. Donc forcément quand je dénonce le complexe d’infériorité, l’aliénation et toutes les autres ordureries que le racisme a générées chez les Noirs les vrais racistes que vous êtes se sentent agressés car en réalité vous exploitez ce catalogue des infamies. Lorsque ces clichés sont dénoncés, la logique voudrait qu’en tant que pseudo-antiracistes (tels que vous vous en réclamez) vous applaudissiez la dénonciation de ces comportements. La preuve que vous n’êtes pas antiracistes c’est que lorsque nous dénonçons ces formes sournoises de mépris qui nous rabaissent, vous percevez ce mépris comme un moyen d’être mis sur un piédestal et vous en profitez pour utiliser tout l’arsenal démagogique de la « race » pour chercher à le valoriser, à le faire accepter : le mépris des Noirs pour eux-mêmes vous arrange tout simplement.

Ce n’est pas le métissage que vous défendez : il suffit d’échanger avec vous pour se rendre compte que vous êtes les pires faux-cul de la terre et des gens sans contenance. A part venir dégueuler vos pleurnicheries victimaires, vous n’êtes bons à rien. Le métissage est un prétexte, derrière ce prétexte il y a des choses super-malsaines liées à l’exploitation de cette situation à votre avantage.

Voilà, on appelle cela un « conflit d’intérêt » : nous dénonçons la médiocrité que vous exploitez. Vous vivotez sur ce qui nous rabaissent. On ne peut pas s’entendre. En plus vous êtes cons, incultes et vous ne comprenez rien. Vous n’êtes bons qu’à vous présenter la gueule plein de vos faux principes et de vos fausses valeurs.

Alors oui : si tu viens sur MON site pour ramener ta pastèque sur des sujets qui NOUS écrasent, nous dévalorisent et que tu viens les traiter par ce mépris typiquement colonialiste, je vais t’allumer.

« Discours anti-métis » ?

il t’a été prouvée explicitement par les arguments que le discours n’est pas essentialisant et qu’il ne s’attaque pas aux métis « parce qu’ils sont métis » mais à des démagogues qui instrumentalisent leur métissage pour masquer leur incompétence sur des sujets complexes.

Et qu’as-tu à répondre à cela ? RIEN !

Tu crois qu’on n’a pas compris, à partir de là, que la seule chose que vous défendiez c’est votre intérêt à courte vue, plein d’hypocrisie et rien d’autre ? Raison pour laquelle vous n’êtes même pas fichus d’étayer ce que vous dites, qu’au moindre contre-argument vous vous défilez, vous prenez la poudre d’escampette.

Pour qu’il y ait un débat d’idées il faudrait que tu en ais. Le fait est que tu ne connais rien à la cause que défendent des gens comme moi et que tu es par conséquent incapable de débattre.

La preuve : dans ma réponse j’ai argumenté sur des points comme le renvoi aux essences, sur la logique identitaire et non biologique de la cause que nous défendons en te clouant le bec sur ta pitoyable tentative de bluffer sur ces thèmes que tu ne connais même pas. Mais toi tu t’es arrêté aux expressions « violentes ».

Reste donc dessus. Au fond, tu t’accroches à ce que tu peux. En ce qui me concerne le « débat » est clos avec toi et je te conseillerai de te contenter de débattre sur des sujets que tu connais plutôt que de croire que tu as des choses à dire sur un sujet comme celui-ci sous prétexte que ton mec est noir, métis, quarteron ou je ne sais quoi.

Allez, bon vent 

     
RoyalFlush972  Posté le: 17/8/2007 4:06  Mis à jour: 17/8/2007 4:32 
Newbie 

Inscrit le: 17/8/2007  De: Sarcelle Envois:

 Re: Du métissage et de la mixité raciale comme alibis  Big up à PiankhyJe soutiens ce que t’as écrit à 100 % Nous sommes là à essayer de nous démerdé comme on peut pour dénoncer l’oppression.Et puis quoi ? on se rend compte que des gens comme cette profilpupp s’en tamponne royal de notre situation et que la seule chose qui l’ intéresse c’est d’avoir son petit nègre à domincile et de coupé la corde pour que les autres négros restent dans leur merde puisqu’elles ont leur négro de service. Putain mais vous êtes a vomir tous autant que vous êtes. Il faudrait poser une question a ces gens : est-ce qu’ils croyent que les blacks doivent accepter le racisme et être fataliste ?

Je pose cette question parce que comme la trop bien dit Piankhy a chaque fois qu’on denonce des choses normales vous avez les vrais exploiteurs du peuple noir, ces gens comme profilsupp qui viennent essayer de nous culpabiliser.

Pendant qu’on y est je vous conceilerait de lire ce post et les témoignages de noirs qui n’aiment pas leur couleur, de parents qui disent à leurs enfants de ne pas ramener un antillais trop noirs etc.Putain on est 2007 et on entend encore des parents dire de pas ramner des gens trop noirs !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!! C’est normal tout ça ? on devrait l’accepté pour vous faire plaisir parce que ça vous concerne pas directment? J’edite parce que je viens de me poser une question :‘profilsupp’ ça veut dire que le profil a été supprimé ou bien elle peut repondre ? 

     
Piankhy  Posté le: 17/8/2007 5:43  Mis à jour: 17/8/2007 5:45 
Webmestre 

Inscrit le: 16/5/2006 De: USA  Envois: 355 En ligne ! 

 Re: Du métissage et de la mixité raciale comme alibis  Non, je n’ai pas supprimé son compte. C’est le pseudo qu’elle a pris.Quant à une réponse venant d’elle pour les questions que tu as posées, il ne faut pas rêver : ce genre d’individus n’est bon qu’à pleurnicher en manipulant des symboles liés à la race et au métissage pour défendre leur exploitation d’une telle situation. Sortis de tous les slogans qu’ils débinent comme des automates, ce sont des médiocres dont il n’y a rien à attendre.Donc n’attend pas de réponse par rapport à une question intelligente puisqu’elle a gaspillé son crédit de phrases creuses qu’elle assène pour se donner bonne conscience. Qu’est-ce que tu veux qu’elle rajoute de plus ? Il va falloir se mettre une chose dans la tête : malgré tout le baratin qu’ils éructent sur le « métissage », il y a des gens qui n’ont absolument aucun intérêt à ce que le racisme (en tant que construction mentale, sociale, psychologique etc. ainsi que les écarts qu’il a crées) soit combattu puisque c’est justement ce même racisme qui leur permet d’avoir « accès » aussi facilement à des êtres aliénés. Ils ne remettront jamais en cause cette hypocrisie parce que le métissage n’est qu’un prétexte qui leur permet d’abrutir des gens et de leur faire accepter toutes les infamies qui les arrangent, eux et eux seuls. Raison pour laquelle ils beuglent au « racisme » dès que le vrai racisme est réellement dénoncé, comme si finalement il ne les dérangeait pas.

Il faut les combattre de la même manière que l’on combat les racistes, car de toute façon c’est que qu’ils sont malgré leurs effets de manche 

     
shox  Posté le: 24/8/2007 20:48  Mis à jour: 24/8/2007 20:48 
Newbie 

Inscrit le: 5/8/2007  De: Envois:

 Re: Du métissage et de la mixité raciale comme alibis  Citation : Et puis quoi ? on se rend compte que des gens comme cette profilpupp s’en tamponne royal de notre situation et que la seule chose qui l’ intéresse c’est d’avoir son petit nègre à domincile et de coupé la corde pour que les autres négros restent dans leur merde puisqu’elles ont leur négro de service.

je t’aurais devant moi jte foutrais des claques! sa veut dire quoi ce que tu dis la!
et d’abord « notre situtation » la situation de qui?? va au bout de ta pensée!! mon cheri je l’apel pas negro mais bamboula c plus marant! comme lui me traite de blanche ou autre… c notre delire et puis dans ta phrase bidon là tu sous entend que pask on sors avec un black on doit sortir tous les negros de la merde (comme tu dis) de une on est pas une assoc humanitaire, si t avec un blanc tu sors pas tout les blanc de la merde non?? et sa veut dire quoi negro de service??? non mais tu menerve la c abusé! on est pas avec un black par pitié ou je ne sais quoi, c un homme comme un autre, c lui qu’on a rencontré et sa aurait pu etre un chinois un francais ou un arabe!ta vraiment une sale vision de nous et moi j’aparente ton discours a du racisme de plus mon reve serait d’adopter dans des orphelinat africain ou autre! alors je vois pas en quoi je coupe la corde pour laisser tou les noir dans la merde! et puis toute façon jvois pas le raport entre sortir avec un black et ta phrase: couper la corde et laisser les noir dans la merde vu qu’elle on le leur…. sa veu dire quoi? on a notre esclave black donc c bon… ta vraiment une vision a gerber!sa m’enerve cette façon de se faire passer pour des victimes!! (et apres on dit que c moi
     
RoyalFlush972  Posté le: 26/8/2007 18:07  Mis à jour: 26/8/2007 21:41 
Newbie 

Inscrit le: 17/8/2007  De: Sarcelle Envois:

 Re: Du métissage et de la mixité raciale comme alibis  Waciste waciste waciste waciste waciste ! BABYLONE ! ay lavé bonda et pa fé mwen chié.t’es tellment tèbè que avant que tu comprend quoi que ce soi de qu’on dit on y sera encore demain. T’es qu’une babylon et entendre que t’appelles ton mec ‘bamboula’ metonne pas tropPiankhy a reproché a profilsupp de s’occuper que de son petit ‘négro à elle’ (ben oui il le dit dans son langaga poli moi je le dis cash) alors que lui parlait du racisme qu’on subit quotidienement. T’as pas compris ça ? nous on parle du racisme ====> vous vous ne parlez que de proteger votre couple racial

La preuve : l’article parle de l’alinéation des noirs ( si je me trompe fais moi signe piankhy mais c’est come ça que je l’ai recu ) mais une babylone comme toi ne voit qu’une critique des ‘blancs couplés a des négro’ parce que vs etes enfermés dans votre monde ou les gens sont que des blancs et des noirs et rien d’autre. C’est pour ça que piankhy vs attaque en vs reporchant d’etre incapable de comprendre certaines situations de racisme

Si tu la ramène alros qu’on denonce l’aliénation qu’on subit il est normal qu’on voit en toi qu’une babylone qui protege son négro de service, non ? c pas logique pour toi ?

On devrait penser quoi alor ? que tu viens ns ‘coincés’ par amour et respect des noirs ?

Si non pourkoi tu ramène ta grande gueule qd on denonce le racisme si c’est que ,pour toi ,l’aliénation des noirs est profitable et que ca te derange pas ?

Pourtant l’aliénation des noirs est issus du racisme occidental qui ns a lavé le cerveau. Tu crois ps que les noirs se detestent naturellement ? alors pkoi ca vs derange quand on en parle de ce racisme là et que vous la ramnez tous en faisant les ‘victimes du métissage’ ?

une reponse : yes !!!!! c’est du racisme dont des babylone comme toi profitez pour avoir leur négro aliéné. Bien sur. Ta déjà denoncé une seule fois dans ta vie l’aliénation des noir ? ou et quand ? montre nous ça

Qui est la conne dans le lot ? c TOI et profilsupp vs etes que des tébé de babylone a vs faire passer pour des victimes des mechants negros ; tu fais exactement pareil que les trucs sur lesquels tu crache : quand des noirs denoncent l’aliénation tu viens jouer les victimes des ‘méchants negros racistes qui veulent mettre en l’air vos couple mixte tout mignon’ 

     
bluphi  Posté le: 26/8/2007 19:00  Mis à jour: 26/8/2007 19:00 
Aspirant 

Inscrit le: 16/6/2007  De: Envois: 23 

 Re: Du métissage et de la mixité raciale comme alibis Vraiment les gars ou trouvez vous meme la force de repondre a ces gens? 
  
shox  Posté le: 26/8/2007 23:42  Mis à jour: 26/8/2007 23:42 
Newbie 

Inscrit le: 5/8/2007  De: Envois:

 Re: Du métissage et de la mixité raciale comme alibis  non la je reve!Citation : BABYLONE jdois etre conne jcomprend pas pkoi tu m’apelle comme sa… non vraiment je comprend pas… (c pas pour rire ou te chercher mais explik je vois pas)Citation :  T’es qu’une babylon et entendre que t’appelles ton mec ‘bamboula’ metonne pas trop tan mieu! et lui qu’il me traite de blanche sa t’etone?Citation :  nous on parle du racisme ====> vous vous ne parlez que de proteger votre couple racial non il parle d’elle dans son texte, de nous… alors notre couple est quand meme concerné mais sa tu peur pas comprendre on dirait…tu vois pas pour quoi piankhy nous a fait passer pfff… Citation : parce que vs etes enfermés dans votre monde ou les gens sont que des blancs et des noirs et rien d’autre euu non sa c pas moi comme g dit que mon homme soit noir ou blanc ou jaune jmen tape c un homme, une personalité, bref un tout et c pour sa que je l’aime… par contre moi je vois le contraire: c toi qui voi un monde ou les gens sont soit noir (et donc victime du racisme) soit blanc (et donc raciste)Citation :  Pourtant l’aliénation des noirs est issus du racisme occidental qui ns a lavé le cerveau. Tu crois ps que les noirs se detestent naturellement ? g pas compris: les noirs se deteste naturellement.. tu veux dire qu’ils s’aime pas eux meme? qu’ils sont pas fier d’etre noir? si c sa oui yen a c sur mais tous ne sont pas comme sa… (mon homme par ex n’est pas com sa) apres g ptet mal compris dsl…Citation :  c’est du racisme dont des babylone comme toi profitez pour avoir leur négro aliéné. Bien sur. Ta déjà denoncé une seule fois dans ta vie l’aliénation des noir ? ou et quand ? montre nous ça  negro aliéné.. encore une fois je comprend pas, encore une fois tu te rend pas compte que tu ataque MON couple et que c normal que je reponde en parlant de mon couple gogole! alors non mon cheri n’est pas un negro aliéné, enfin g pas compris le sens exact de cet expression mais passons… denoncer l’aliénation des noirs non vu ke je comprend pas ton therme, me batre contre le racisme oui… tres frequement, contre ma famille, mes amis……….Citation :  Qui est la conne dans le lot ? c TOI et profilsupp vs etes que des tébé de babylone a vs faire passer pour des victimes des mechants negros  alors tu viens d’ou? tu a bien dit des cité? non ptet jme trompe… bin on dirait bien… conne, tébé… c bien tu t’exprime bien!!tébé de babylone? comme g dit je comprend pas ce terme mais escuse moi de voir sa conne du racisme, tu met d’un coté negro et de l’autre babylone, tu nous traite… enfin bref tu t’en rend meme pas compte… nous faire passé pour des victime de mechant negros? que viens faire la couleur la dedans! tu serai blanc sa serai pareil! encore une fois tu vois meme pas que tu transpire la haine envers les blanc/ blanche dans ce que tu dis…Citation : quand des noirs denoncent l’aliénation tu viens jouer les victimes des ‘méchants negros racistes qui veulent mettre en l’air vos couple mixte tout mignon’  quand DES NOIRS: encore une fois que vien faire la couleur la dedans… pkoi tu dis pas: quand des gens… pkoi metre le doigt la dessus? comprend pas!mechant negro? g jamais dit sa!couple mixte tout mignon:: merci merci
     
RoyalFlush972  Posté le: 27/8/2007 4:26  Mis à jour: 27/8/2007 4:26 
Newbie 

Inscrit le: 17/8/2007  De: Sarcelle Envois:

 Re: Du métissage et de la mixité raciale comme alibis  oui je vais ecouté Bluphi et te laissée parler dans le vent. c’est tout ce que tu mérites. on devrait pas perdre de temps avec des gens comme vous parce qu’on a rien a voir ensemblea se demander qu’est- ce qu’elle fout sur un site « conscient » alors qu’elle est une babylone
 
     
EMA  Posté le: 27/8/2007 16:43  Mis à jour: 27/8/2007 16:43 

Newbie

Inscrit le: 27/8/2007  De: Toulouse Envois:

 Re: Du métissage et de la mixité raciale comme alibis  J’ai trouvé ton analyse très bonne. Ce n’est pas la première que je lis de toi et ça fait un moment que je voulais poser un commentaire, mais aussi te féliciter pour ce site avec les vidéos que tu proposes, c’est un très bon travail de militant, de lutte, je te souhaite de continuer bien évidemment.Mais pour revenir sur cette analyse analyse; effectivement tu as très bien vue l’utilisation du métissage à des fins idéologiques plus ou moins sombre. Ici on est plus dans l’idéopréjugé individuellle mais elle rejoint bien le faux concept de métissage=respect des cultures. On nous fait croire qu’il suffit de se mettre à l’horizontal, de faire des enfants métisses, de « niquer » tout simplement avec une personne d’une autre race pour que les discriminations s’arrêtent et que l’ouverture prenne le dessus. DE QUI CE MOQUE T’ON!? Quel problème a t’on déjà réglé à l’horizontal à part des problèmes sexuelles (et encore)??? Bref voila comment des petites donzelles et des petits messieurs s’imaginent parce qu’ils ont un(e) partenaire d’une autre race. S’imaginent participer au respect de toutes les cultures et plus précisément ici au respect de la culture noire qui lutte depuis tant de temps pour avoir des droits aussi simple que l’accès au logement, à l’éducation, sans parler de l’accès à ses propres richesses. Et ben pour certaine il semble qu’en ayant juste accouché d’un enfant quelque « peu » bazané, elles soient devenues des véritables Rosa Parks (mdr). Je trouve ça tellement hypocrite de donner à un accouchement, un BB une telle signification et en plus penser qu’il est beau juste parce qu’il est métisse ne fait que rajouter à mon dégout. Les métisses sont des êtres humains comme les autres ils peuvent êtres beau comme vilain.Dégout parce que ces BB vivent dans un mensonge depuis leur naissance ; ils ne sont que la manifestation de la sexualité entre deux êtres humains qui ne s’aiment et ne se respect pas forcément (on est en l’an 2000). Et ils deviennent parce que papa et maman sont en manque de valorisation sociale des preuves que les parents sont ouvert, pas raciste et pire papa et maman sont de grands militants juste parce que tu existe; c’est presque que du racisme que de s’imaginer quon mérite une médaille parce qu’on a « niqué » avec un blanc(he) ou un noir(e); était ce si difficile que cela???. Laissé moi vous dire qu’il y a des négrier qui ont eut des enfants noirs et qui ont même aimé des négresses. Il y a des chrétiens qui épousent des musulmans sans que cela change quoique ce soit à leurs idéologies spirituelles respectives. La sphère amoureuse et sexuelle ne détermine en rien les orientations politiques de chacun et ne donne pas des points de moralité non plus. Mais ce qui est pire c’est d’entendre ces personnes qui parlent d’ouverture alors que beaucoup ne pourraient même pas passer un ans dans le pays d’origine de leur conjoint(e) en y respectant les uses et coutumes! Pire encore ces mères et papas qui ont des enfants noirs, métisses mais noirs quand même, car n’oubliont pas qu’on peut appeller un métisse « mon petit black » mais jamais on ne lui dira mon petit blanc, en tout cas pas sa famille blanche et même sa propre mère. Ces parents doncs qui s’imaginent avoir fait évoluer la société en faisant des métisses et qui du même coup ne se battent pas pour ces moitiés noirs qui vont se faire discriminer à l’embauche, au logement et au faciès. Qui du même coup n’ont pas assez d’ouverture pour comprendre que ce qui change la société ce n’est pas l’existence de métisse (de noirs en plus), mais le respect des noirs, de la culture Afro sur cette planètes!!! Voila à quoi servent toutes ces idéologies foireuse, elles arrivent a faire que les propres mères (et pères) d’enfants NEGRES (métisse ou pas) ne se préoccupent pas de l’avenir de leurs enfants dans un monde négrophobes. J’ai lu quelques réactions de ces mères de métisses et j’ai été plus que désolé de voir qu’aucune de ces soit disante maman ouverte, qui respecte leurs enfants et n’en font pas des faires valoir à bas prix, ne t’ai remercié pour ton analyse. Car grace a cela elles savent maintenant que c’est en militant sur le terrain que les choses avances, que les noirs, dont leurs enfants font partis, auront une chance de vivre tout simplement libre. Non ça elle s’en foutte, c’est tellement plus facile de ne rien savoir et de ne rien faire vraiment pour que la culture du conjoit(e) et des enfants puissent revivre enfin, sans être attaqué de toute part… 

     
Piankhy  Posté le: 27/8/2007 23:10  Mis à jour: 27/8/2007 23:10 
Webmestre 

Inscrit le: 16/5/2006 De: USA  Envois: 355 En ligne ! 

 Re: Du métissage et de la mixité raciale comme alibis  Merci pour les compliments sur le site.Pour le reste du post : Rien à ajouterIls ne comprennent pas qu’ils sont manipulés par des gens qui les conditionnent pour raisonner d’une certaine manière et les écarter au maximum de la réalité des problèmes.Le résultat est là devant nous : une génération de nigauds n’ayant aucune conscience sociale, politique et antiraciste mais qui s’accroche au discours sur la multiracialité parce que c’est le seul espace où ils peuvent donner l’illusion d’avoir des choses à dire. Ils ne parlent que de ça : de race, de la couleur de leur femme, de leur mari, de leur métissage…tout en faisant croire que tout cela détermine leur qualité humaine.Du coup on a des situations d’un comique hallucinant : des gens qui parlent « d’ouverture d’esprit » à longueur de temps mais qui n’ont pas assez de cette même ouverture d’esprit pour comprendre la réalité de ce que nous vivons et disons. 
     
Kramelle  Posté le: 30/8/2007 7:24  Mis à jour: 30/8/2007 8:47 
Newbie 

Inscrit le: 7/8/2007  De: Envois: 15 

 Re: Du métissage et de la mixité raciale comme alibis  Citation :  Voila à quoi servent toutes ces idéologies foireuse, elles arrivent a faire que les propres mères (et pères) d’enfants NEGRES (métisse ou pas) ne se préoccupent pas de l’avenir de leurs enfants dans un monde négrophobes. J’ai lu quelques réactions de ces mères de métisses et j’ai été plus que désolé de voir qu’aucune de ces soit disante maman ouverte, qui respecte leurs enfants et n’en font pas des faires valoir à bas prix, ne t’ai remercié pour ton analyse. Car grace a cela elles savent maintenant que c’est en militant sur le terrain que les choses avances, que les noirs, dont leurs enfants font partis, auront une chance de vivre tout simplement libre. Non ça elle s’en foutte, c’est tellement plus facile de ne rien savoir et de ne rien faire vraiment pour que la culture du conjoit(e) et des enfants puissent revivre enfin, sans être attaqué de toute pattu as su résumé l’essentiel à retenir en un seul paragraphe.J’espère que le message est passé maintenant auprès de ces femmes qui aiment tant leur conjoint et souhaitent le meilleur pour leurs enfants.
 
     

  

J’espère que le message est passé maintenant auprès de ces femmes qui aiment tant leur conjoint et souhaitent le meilleur pour leurs enfants.
J’espère que le message est passé maintenant auprès de ces femmes qui aiment tant leur conjoint et souhaitent le meilleur pour leurs enfants.

  

 

dartagnan |
D A T A F O R U M |
Génération Citoyenne |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | machinesabois
| 1954-1962 : "Hed Thnin !"
| Elayam.3 ا...