TEBAWALITO

blog de la fraternité avec la diaspora noire. Ceux a qui cet appel fait echo, venez et matez mon blog

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11 septembre, 2007

TRACY CHAPMAN ça se savoure no comment

Classé dans : MES MUSIQUES ELUES — tebawalito @ 5:34

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Plus de dix ans déjà que Tracy Chapman, nouveau chantre du folk au féminin, déboulait avec « Fast Car » et impressionnait le stade de Wembley tout entier lors du légendaire concert de soutien à Nelson Mandela. Baptisée la Joan Baez des années Reagan, Tracy Chapman balade depuis son talent d’auteur- compositeur-interprète de concerts de charité en festival Lilith Fair, et, lestée de sa guitare acoustique, milite contre l’intolérance avec force chuchotements plutôt que hurlements. Sa contestation, repue de mélodies subtiles, de modulations à la Joan Armatrading et d’arrangements exubérants (congas, percus, sitars…) lui vaut un statut d’icône décorée de multiples récompenses. Du premier album éponyme (1988) à Telling Stories (2000), les pérégrinations discographiques de la dame de l’Ohio lui ont fait croiser le gratin international de Bobby Womack à Neil Young (guitares), de Nellee Hooper (percussions) à Manu Katché (batterie). Résumé de cette lumineuse décennie en 16 titres, autant de hits introspectifs et politiques (dont « Talkin’ Bout A Revolution » ou « Crossroads », « Baby Can I Hold You » ou « Give Me One Reason ») extraits des cinq albums de cette talentueuse Afro- Américaine. –Sabrina Silamo

Rappelez vous en 1988, une jeune artiste noire sort de l’ombre après des années de galère, avec cette chanson « Talking bout a revolution », qui ose parler de l’Amérique des laissés pour compte…Cette collection de chansons, écrites entre 1982 et 1987 est un véritable concentré d’émotions. Le message est souvent politisé et désabusé mais ne sombre jamais dans l’outrance : la pauvreté, l’apartheid , l’amour perdu, la violence conjugale, la guerre, la famine…autant de thèmes développés de manière très (trop ?) pudique. Pour moi, cette démarche, véritable analyse sociologique, se rapproche de celle initiée par Bob Dylan et plus tard Bruce Springsteen. La comparaison avec ces deux géants ne s’arrête pas là puisque les textes sont servis par une musique minimaliste (guitare acoustique essentiellement , seulement la voix sur le titre « Behind the wall »), mais empreinte de mélodie et de mélancolie. Aucune fioriture pour cet album qui de toute manière ne l’aurait pas supporté !!! Alors je tire mon chapeau et attribue 5 étoiles à ce moment de grâce musicale et de réflexion sur la société américaine et plus largement l’humanité !!!
i can hold you

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Traçy et BB.King c’est géant

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traçy for amnesty international

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 talking about revolution

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musiques bob marley

Classé dans : BLACK LIBERTY — tebawalito @ 4:46

bob marley chante et rêve l’union africaine.  Toutes ses chansons, qui restent des classiques aujourd’hui , sont très engagées dans la lutte contre toutes formes d’oppression. C’est une personne, qui a su démontrer, qu’il n’était pas forcément utile de recourir aux armes pour faire reculer le virus de ce siècle « l’oppression ». Ses différentes chansons l’ont prouvée. Force est de constater que ses chansons ne se sont pas éteintes, avec sa mort. Au contraire il n’a jamais été aussi présent dans l’esprit des gens. Il suffit de voir passer ces jeunes black, arabes et blancs qui portent ces couleurs sous formes de bracelets, de collier ou des couleurs en perles dans les cheveux pour montrer leur attachement à ces idéaux de la liberté que prônait ce géant des mots. Des générations à travers le monde continuent de se battre pour ces idées (voire dans militantisme ou politique le discours d’HAÏLI SELASSIE 1963 à l’ONU sur le blog). Ses différentes prophéties prennent corps aujourd’hui et donne du sens aux différents conflits du monde et fait aussi sens chez les peuples opprimés (côte d’ivoire, rwanda, irak) qui se battent au quotidien pour le respect de leur personne y compris de leur intégrité tant phisique que moral ainsi que pour leur droit à l’autodetermination et à la souveraineté.

 africa unite

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redemption song

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zimbabwé

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no woman cry

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BONUS paroles du morceau AFRICA UNITE

Cause we’re moving right out of Babylon
And we’re going to our Father’s landHow good and how pleasant it would be before God and man
To see the unification of all Africans
As it’s been said already, let it be done
We are the children of the Rastaman
We are the children of the IyamanSo, Africa unite
‘Cause the children wanna come home
Africa unite
‘Cause we’re moving right out of Babylon
And we’re grooving to our Father’s land 

How good and how pleasant it would be before God and man
To see the unification of all Rastaman
As it’s been said already, let it be done
I tell you who we are under the sun
We are the children of the Rastaman
We are the children of the Iyaman 

So, Africa unite
Afri, Africa unite
Unite for the benefit of your people
Unite for it’s later than you think
Unite for the benefit of your children
Unite for it’s later than you think
Africa awaits its Creator
Africa awaiting its Creator
Africa, you’re my forefather cornerstone
Unite for the Africans abroad
Unite for the Africans a yard 

 

DANSE AFRICAINE TRADITIONNEL ET MODERNE ENDIABLEE

Classé dans : MES MUSIQUES ELUES — tebawalito @ 4:14

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LA PEINE DE MORT A PROPOS (Robert BADINTER

Classé dans : DROIT ET MILITANTISME — tebawalito @ 2:44

Nº2184

SEMAINE DU JEUDI 14 Septembre 2006

À la Une < Le Nouvel Observateur < Pour l'abolition universelle

      

Les débats de l’Obs
Pour l’abolition universelle
Vingt-cinq ans après l’abolition de la peine de mort en France, l’ancien garde des Sceaux évalue la situation dans le monde. Le combat continue par Robert Badinter

 

Une défaite pour l’humanité
La peine de mort ne protège pas la société des hommes libres, elle la déshonore. Elle fait sienne la pratique de l’assassin en l’assassinant à son tour. Elle tombe dans le piège secret que lui tend le crime. Celui de verser le sang en l’appelant châtiment. Par l’exécution, l’acte du criminel devient celui de la justice. L’homme, on le sait, est un animal qui tue. Non pour assurer sa subsistance, mais parce que la conscience et la maîtrise de soi sont, chez certains êtres et à certains moments, impuissantes à arrêter la pulsion de mort. Si on veut la réduire, n’en faisons pas la loi de la cité.
Sacrilège contre la vie, la peine de mort est de surcroît inutile. Jamais, nulle part, elle n’a réduit la criminalité sanglante. Réaction et non dissuasion, elle n’est que l’expression légalisée de l’instinct de mort. Elle nous abaisse sans nous protéger. Elle est vengeance et non justice.
Le refus d’une justice qui tue est un principe universel, comme les droits de l’homme. C’est en eux que s’enracine l’abolition. Le premier des droits de l’homme est le droit à la vie. A cette limite, infranchissable dans une démocratie, s’arrête le pouvoir de l’Etat. La justice peut disposer de la liberté, de la fortune, de l’honneur d’un homme qui a violé la loi, pourvu qu’elle observe rigoureusement toutes les garanties du procès équitable. Mais sa puissance s’arrête à la vie de celui qu’elle condamne. Parce que nul pouvoir ne saurait légitimement priver un homme ou une femme de ce qui le constitue en être humain, sa vie même. Et cette exigence première vaut pour toute l’humanité. OAS_AD(‘Middle1′);

LA PEINE DE MORT A PROPOS (Robert BADINTER dans DROIT ET MILITANTISME CHAL_300_actu5

C’est dire que la cause de l’abolition de la peine de mort est universelle. A cet égard, le quart de siècle écoulé est chargé de promesses. Il témoigne de l’irrésistible progression de l’abolition de par le monde. En 1981, la France était le trente-sixième Etat à abolir la peine de mort. En 2005, sur les 191 Etats que compte l’ONU, 118 sont abolitionnistes. L’abolition est devenue majoritaire sur la planète. Elle règne sur le continent européen, sauf en Biélorussie, le dernier Etat stalinien. Sur le continent américain, du nord au sud, l’abolition est la règle commune, à l’exception de quelques Etats, dont les Etats-Unis et Cuba. En Afrique, en Asie, les progrès de l’abolition sont constants. Ils s’inscrivent aussi dans les conventions internationales. Depuis un quart de siècle, protocoles, traités, déclarations se succèdent, qui préfigurent l’abolition universelle de la peine de mort.
Particulièrement remarquable à cet égard sont les dispositions du statut de Rome de 1998 créant la Cour pénale internationale. Cette juridiction doit juger les auteurs des crimes contre l’humanité qui ravagent notre monde. Le refus de la peine de mort dans de tels cas est une grande victoire morale remportée par la cause de l’abolition. L’humanité interdit aussi de livrer au bourreau même les bourreaux de l’humanité.

La liste rouge
Paradoxalement, c’est aux Etats-Unis, première grande démocratie des temps modernes, aujourd’hui première puissance du monde et modèle culturel dominant, que se joue la bataille décisive pour l’abolition universelle. Non que les Etats-Unis soient les premiers sur la liste rouge des pays où sévit encore la peine de mort. Les Chinois exécutent des milliers de condamnés chaque année. Au-delà des exécutions publiques mises en scène dans les stades, renouant avec la tradition des fêtes macabres du supplice, combien de liquidations secrètes dans les prisons ? Nul ne le sait avec précision. La Chine souvent revendique son droit à une conception spécifique des droits de l’homme. Mais aucun Etat ne peut prétendre respecter les droits de l’homme quand il procède à des exécutions de masse ou clandestines. Le moment s’avère propice pour lancer une vaste campagne demandant un moratoire sur toute exécution à l’occasion des jeux Olympiques de Pékin, en 2008. Que les stades chinois ne soient plus voués qu’au sport, qu’en soit proscrit le claquement des coups de revolver dans la nuque du supplicié, et les jeux Olympiques auront servi la cause de l’humanité ! Dans la charte olympique est inscrit le principe du respect des droits de l’homme dans les Jeux. Que la Chine, grande puissance sportive, s’en souvienne à l’heure où le monde entier aura les yeux fixés sur elle. La flamme olympique est aussi symbole de vie. OAS_AD(‘Middle3′);
La question posée aux abolitionnistes par les Etats islamistes est d’un tout autre ordre. L’Iran est, après la Chine, le plus grand producteur d’exécutions capitales. L’Arabie Saoudite et les Emirats arabes se réclament eux aussi de la charia pour fonder leur pratique sinistre : pendaison, décapitation, lapidation, les supplices sont divers mais l’inspiration est constante. Il s’agit, par la mort, de faire respecter la loi divine. Ainsi l’amour de Dieu s’exprimerait dans l’horreur des supplices.
La contradiction paraît si flagrante que j’ai interrogé à ce sujet des autorités religieuses de l’islam. Leur réponse ne fut pas différente de celle des prêtres d’autres religions révélées. Dieu, qui est amour, ne doit pas être invoqué par l’homme pour mettre à mort d’autres hommes. L’avenir de l’humanité s’inscrit dans le respect de la vie – qui est sacrée. Celui qui prend la vie d’autrui commet le pire des sacrilèges. Comment pratiquer le sacrilège au nom de Dieu ? Ainsi, argument théologique et moral, argument philosophique ou politique se rejoignent dans un même refus de la peine de mort. Pour les croyants, parce que la vie procède de Dieu et que Lui seul en est maître. Pour les autres, pour les laïques, parce que toute société de liberté est fondée sur les droits intangibles de la personne humaine et que le premier de ces droits est le droit à la vie, dont le respect s’impose à l’Etat.

Le cas américain
Ce qui nous ramène aux Etats-Unis, vieille et grande démocratie où s’exerce encore la peine de mort. En 1972, sa pratique était presque tombée en désuétude. La Cour suprême déclara contraire à la Constitution la peine de mort parce qu’elle constituait un châtiment inutile et dégradant dans les conditions où elle était prononcée et exécutée. On pouvait croire la cause entendue, et l’abolition acquise. Il n’en fut rien. La hausse de la criminalité, le culte de la loi et de l’ordre entraînèrent des changements législatifs et l’instauration de nouvelles techniques d’exécution, notamment le recours à des injections de poison. Et la Cour suprême modifia sa jurisprudence.
Condamnations et exécutions reprirent à partir de 1977, essentiellement dans les Etats du sud des Etats-Unis, notamment le Texas, la Virginie, la Floride. Le flux mortel culmina en 2001 : 112 condamnations furent prononcées, et 66 exécutions eurent lieu. Le Texas, dont le gouverneur titulaire au droit de grâce était George W. Bush, s’inscrivait au premier rang de ce funèbre palmarès. Les Etats-Unis devenaient la référence politique de tous les partisans de la peine de mort dans le monde. Comment convaincre les Etats asiatiques ou africains, même démocratiques, tel le Japon, d’abolir la peine de mort alors que les Etats-Unis s’y adonnent avec zèle ?
Pourtant les Etats-Unis sont voués comme toutes les démocraties à l’abolition. Et ce plus tôt qu’on ne le pense communément. Rappelons d’abord qu’il n’y a pas de consensus aux Etats-Unis sur la peine de mort : 12 Etats sur 52 demeurent abolitionnistes. Surtout, la conscience se fait progressivement jour que le recours à la peine de mort altère la justice américaine sans protéger les Américains contre le crime. L’erreur judiciaire ronge le système judiciaire américain. Le nombre de condamnés à mort reconnus innocents après des décennies de procédures, et parfois in extremis, est saisissant : 122 depuis 1973 ! Encore ne s’agit-il là que de condamnés sauvés avant leur exécution. Combien ont été exécutés dont l’innocence pourrait être établie, notamment en recourant à l’ADN, si les juridictions américaines acceptaient de rouvrir leur procès !

La menace terroriste
Reste la question du terrorisme. Depuis les terribles attentats du 11 septembre 2001, sa menace hante les Etats-Unis. Le terrorisme international organisé est aujourd’hui une des principales menaces contre la paix du monde. Dans de très nombreux Etats, des législations d’exception ont été adoptées, parfois au mépris des libertés fondamentales.
S’agissant de la peine de mort, l’expérience prouve que loin de prévenir ou de réduire le terrorisme, elle ne fait que l’aggraver. Comment croire que la menace de la mort fera reculer le terroriste qui jette l’avion détourné contre des bâtiments ou qui actionne des explosifs qui le déchiquetteront avec ses victimes ? Comment ne pas mesurer que, pour lui, le tribunal sera toujours une tribune ? Aux yeux des partisans, la peine de mort transforme le terroriste exécuté en héros qui aura sacrifié sa vie à la cause qu’il soutient. Moralement, enfin, les démocraties, en recourant à la peine capitale contre les terroristes, font leur la violence mortelle qui les emporte. Il est significatif que de grands Etats démocratiques, comme le Royaume-Uni face à l’IRA, l’Espagne face à l’ETA, n’aient jamais voulu la rétablir la peine de mort.
Face au terrorisme, l’abolition donne à la démocratie une dimension éthique essentielle dans un tel combat. Le terroriste tue au nom de son idéologie des victimes innocentes. La démocratie défend la liberté et reconnaît toute vie comme sacrée ! Les jurés américains qui ont refusé de condamner à mort Moussaoui, qui revendiquait son appartenance à Al-Qaida et souhaitait que de nouveaux attentats ensanglantent le territoire américain, ces jurés-là ont mieux servi la cause des Etats-Unis que le président Bush et ses conseillers. Face au crime et à l’outrage, la justice d’une démocratie doit refuser la vengeance et la mort. Elle doit affirmer en un même mouvement sa force et ses valeurs. Elle met le terroriste hors d’état de nuire et respecte sa vie. Elle punit et ne tue pas. « Vive la vie ! », s’écrie l’homme de liberté en réponse au « Vive la mort ! » du fasciste. « Que vive la vie ! » C’est tout le sens de l’abolition de la peine de mort, cette ultime victoire de l’homme sur lui-même.

Sénateur, Robert Badinter est ancien président du Conseil constitutionnel. Nommé ministre de la Justice en juin 1981, il a présenté et fait voter au Parlement la loi sur l’abolition de la peine de mort à l’automne 1981. Il est notamment l’auteur de « l’Exécution » (Grasset, 1973) et de « l’Abolition » (Fayard, 2000). Il vient de publier chez Fayard « Contre la peine de mort », dont le texte que nous publions est extrait de la préface.

 

 

Robert Badinter
Le Nouvel Observateur

CONTE AFRICAIN d’ANOMA KANIE le ciel et la terre (histoire de la création de la terre à l’ancienne)

Classé dans : CULTURE NOIRE /POESIES/CONTES/TRADITIONS COUTUMES — tebawalito @ 2:23

lafemmeocre.jpguntitledcollinezongo1.bmpEn ces temps-là, le ciel était sur la terre. Il avait pour voisine une femme jeune et belle. Mais cette femme avait l’agaçante manie d’être laborieuse. Chaque soir, à la même heure, elle sortait son mortier de la case et pilait bruyamment. Son pilon était long, bien long même. Chaque fois qu’elle le soulevait, elle cognait douloureusement le plafond : c’était le ciel.

_ Pardon, ciel, peux tu me faire un peu de place? Et le ciel se haussait d’un centimètre. Encore un , deux puis trois coups de pilon.

_ Ah ! pardon ciel, peux tu me faire un peu de place? Et le ciel  se haussait d’un mètre. Mais à mesure qu’elle pilait, le pilon s’allongeait et cognait toujours, et le ciel s’éloignait. Chaque jour c’était la même scène. Le ciel résolut d’en finir. Le vendredi soir, même coup de pilon au front du ciel, même tintamarre, et le ciel se fâcha.

_ Tenez, dit il, voici votre terre, prenez tout et surtout gardez-là ! Et le ciel s’éloigna pour toujours. La femme demeura seule sur la terre, avec son pilon, son mortier, ses graines. Pour être moins seule, elle conçut, enfanta, et c’était, mes chers enfants, la création du monde. Les astres, que vous verrez briller demain, dans le ciel ne sont que les plaies ou les cicatrices des coups portés à la face du ciel.

NOUVEL OBS « il y a 30 ans la dernière execution de la peine de mort »

Classé dans : VIOLENCE ET SOUVENIRS QUELLE PERSPECTIVE? — tebawalito @ 1:25

PEINE DE MORT

Il y a 30 ans, avait lieu
la dernière exécution

NOUVELOBS.COM | 10.09.2007 | 11:19

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Hamida Djandoubi avait été condamné à mort pour « assassinat après torture et barbarie ». Il est le dernier à avoir été guillotiné avant que n’entre en vigueur la loi du 9 octobre 1981.

La prison des Baumettes à Marseille (Sipa)

La prison des Baumettes à Marseille (Sipa)

Il y a trente ans, le 10 septembre 1977, avait lieu la dernière exécution en France. « M. Hamida Djandoubi a été exécuté ce matin à 04H40 à la prison des Baumettes de Marseille », annonçait le 10 septembre 1977 la Chancellerie dans un communiqué laconique. Ce Tunisien de 31 ans, condamné à mort pour « assassinat après tortures et barbarie, viol et violences avec préméditation » d’une jeune femme, est le dernier condamné à mort à avoir été décapité en France avant l’abolition de la peine de mort quatre ans plus tard.
Après Christian Ranucci en juillet 1976 pour l’enlèvement et le meurtre d’une fillette de 8 ans, et Jérôme Carrein le 23 juin 1977 pour l’enlèvement, le viol et l’assassinat d’une autre fillette de 8 ans, Hamida Djandoubi est le troisième condamné exécuté sous le septennat de Valéry Giscard d’Estaing.

Abolition

Ce proxénète marseillais notoire, avait été condamné à la peine capitale pour le meurtre d’une jeune femme de 21 ans, après trois heures de tortures, et pour le viol accompagné de sévices d’une adolescente de 15 ans.
La loi du 9 octobre 1981 a aboli la peine de mort en France. Le 28 avril 1986, la France a signé le protocole additionnel N°6 de la Convention européenne des droits de l’Homme, dont l’article 1 stipule que « la peine de mort est abolie. Nul ne peut être condamné à une telle peine ni exécuté ».
La France ratifiera ce texte le 17 février 1986, s’interdisant dès lors définitivement tout retour à la peine de mort. Le président Chirac fera inscrire dans la Constitution française le 19 février 2007 que « nul ne peut être condamné à la peine de mort ».

LE DAL pas d’expulsion sans relogement

Classé dans : DROIT ET MILITANTISME — tebawalito @ 0:43

ETAT DES LIEUX DES EXPULSIONS LOCATIVES EN FRANCE


Chaque année près de 100 000 jugements d’expulsion de logement sont prononcés en France
Avril 2004 
   Des réformes qui ont précarisé les locataires et
alimenté la flambée locative 

Au cours des trois dernières décennies, les réformes législatives successives ont limité le droit au maintien dans les lieux des locataires et favorisé la liberté de fixation des loyers dans le parc locatif privé
Au cours des 20 dernières années, les loyers ont doublé dans le parc locatif privé (euros constants), et augmenté de 50% dans le parc locatif social/public.
Conjugué à une progression de la précarité professionnelle, du chômage et de la pauvreté salariale, le renchérissement de l’immobilier et des loyers à alimenter la progression des expulsions locatives dans le pays.
Des sources statistiques officielles, émanant du ministère de la justice, en ce qui concerne les procédures ainsi que les contentieux judiciaires et l’exécution, confirment cette évolution. Toutefois elles restent difficilement accessibles et sont diffusées au compte-goutte par les administrations, notamment celle du ministère de l’Intérieur.
La législation actuelle 
Dans le parc locatif privé (20,7% des résidences principales), le bail est renouvelé en général tous les trois ans, sauf en cas de congé pour vente, ou pour reprise. Lors du renouvellement, le loyer peut être augmenté de façon étalée en fonction des prix observés dans le voisinage. Les loyers obéissent donc aux lois du marché, dans un contexte général de déficit de l’offre. Paris et sa région font exception à cette réglementation puisqu’un décret interdit une hausse des loyers supérieure au coût de la vie pour les locataires en place. Ce qui n’a pas suffi à empêcher une augmentation générale des loyers dans la région.
Dans le parc social public (17 % des résidences principales), géré par des organismes agréés, soumis à des plafonds de loyers des plafonds de revenus pour les entrants, et des normes de surface et de confort, les locataires ont droit au maintien dans les lieux, le contrat de location étant reconduit automatiquement tous les ans. Suivant ses revenus, le locataire peut être aidé par des allocations mensuelles.
Les procédures d’expulsion 

Les procédures d’expulsion sont encadrées par une législation précise : un jugement définitif doit être rendu et l’expulsion forcée doit être autorisée préalablement par le Préfet du département.
Des mesures de prévention ont été prises depuis 1990 pour limiter le nombre d’expulsion sans résultat probant, notamment par le biais d’aides financières aux impayés de loyers, ou de suivi social anticipé. Malgré les dépenses élevées engagées par la collectivité publique pour réduire et suspendre les expulsions ou secourir les familles expulsées, les expulsions augmentent en nombre…
10% des locataires ont été l’objet d’un jugement d’expulsion depuis 10 ans :
Ces dernières années, environ 140 000 demandes d’expulsions ont été présentées devant les tribunaux chaque année. Un peu plus de 100 000 jugements d’expulsion ont été rendus. Depuis dix ans, 9 à 10% des locataires ont été l’objet d’un jugement d’expulsion.
La machine judiciaire est excessivement active, et des magistrats se plaignent que les décisions soient rendues de manière automatique et que les dispositions permettant aux juges d’accorder largement des délais restent inappliquées…
Environ 7 décisions sur 10 concernent un impayé de loyer. Des dispositifs de prévention des expulsions pour impayés de loyer ont été mis en place, mais n’ont pas eu les effets annoncés. Ils ont permis de stabiliser les contentieux et en limiter la hausse.
L’expulsion après le jugement 
Une fois les délais écoulés, une demande de concours de la force publique est déposée par le propriétaire au préfet. Leur nombre a augmenté de 50% depuis 20 ans . Une enquête sociale est diligentée. Le Préfet peut « différer le concours » de plusieurs mois voire plusieurs années.
Outre la pression exercée sur les occupants, qui reçoivent des avis officiels ou un jugement exposant qu’il sera expulsé « au besoin avec la force armée », les autorités se font plus pressantes lorsque le concours a été accordé, dont le nombre a doublé en 20 ans. Il reste alors deux semaines au locataire pour quitter les lieux.
De plus en plus de familles restent dans le logement jusqu’à l’intervention de la police, au risque de perdre les quelques biens de valeurs dont ils disposent, car ils disparaissent souvent à cette occasion. Le nombre d’expulsions exécutées a également plus que doublé ces 20 dernières années.
Les autorités n’hésitent plus à mener des opérations de grande envergue, en évacuant les habitants d’un immeuble entier.
Après l’expulsion, l’errance urbaine 

Dans un contexte de crise de l’offre de logement bon marché, l’expulsion aboutit en général à des situations de grande précarité : hébergés dans des foyers ou des hôtels (quelques semaines avec l’aide sociale), hébergés chez des tiers, de la famille, contraints de squatter des logements vacants (nombreux dans les grande villes)… L’errance urbaine commence, qui va sanctionner le plus durement les enfants, déjà éprouvés par le traumatisme de l’expulsion. Le placement des enfants est fréquent.

Droit Au Logement

Expulsions : Etat des lieux

LE DAL C’EST QUOI ?
LA CRISE DU LOGEMENT EN FRANCE
Mal-logement : Etat des lieux
Expulsions : Etat des lieux
Le logement en chiffres
L’INEGALITE EN FRANCE
NOS PROPOSITIONS
Un Logement pour tous
Pas d’expulsion sans relogement
La Réquisition des logements vides
Le Partage des richesses
La construction d’un réseau international
Participation des Sans aux Forums Sociaux

ETAT DES LIEUX DES EXPULSIONS LOCATIVES EN FRANCE
Chaque année près de 100 000 jugements d’expulsion de logement sont prononcés en France
Avril 2004

La sécretaire d’état aux droits de l’homme RAMA YADE sommée sur sa visite au squatt de st Denis sans concertation

Classé dans : POLITIQUE — tebawalito @ 0:20

Aubervilliers : Yade sommée
de s’expliquer à Fillon

NOUVELOBS.COM | 06.09.2007 | 19:14

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La secrétaire d’Etat aux Droits de l’Homme a rencontré des squatteurs expulsés par la mairie communiste. « A l’avenir, ce type de démarche devrait faire l’objet d’une concertation », lui lance le Premier ministre.

Rama Yade et François Fillon

Rama Yade et François Fillon (DR)

François Fillon a reçu, jeudi 6 septembre, Rama Yade, secrétaire d’Etat aux Droits de l’Homme « pour comprendre les raisons » du déplacement controversé de celle-ci auprès de squatteurs en Seine-Saint-Denis, a fait savoir l’entourage du Premier ministre.
« Il lui a fait savoir qu’à l’avenir, ce type de démarche devrait faire l’objet d’une concertation avec ses collègues » du gouvernement, a-t-on précisé.
Rama Yade avait admis avoir « improvisé » jeudi matin un déplacement à Aubervilliers, auprès de squatteurs qui venaient d’être évacués à la demande de la mairie d’Aubervilliers, suscitant la colère de la municipalité PCF.

La mairie d’Aubervilliers indignée

La municipalité PCF d’Aubervilliers (Seine-Saint-Denis) s’est indignée du « soutien apporté à des squatteurs » par la secrétaire d’Etat aux Droits de l’Homme, Rama Yade, qui a rencontré, jeudi, des squatteurs qui venaient d’être évacués à la demande de la mairie.
Rama Yade a expliqué avoir voulu « arranger les choses » en rencontrant les familles.
Lundi, la municipalité avait obtenu du tribunal de Bobigny l’expulsion de ce campement pour « trouble à l’ordre public ». L’évacuation des 80 tentes, installées depuis le 11 juillet près de l’école Joliot-Curie d’Aubervilliers, où 1.000 élèves ont fait leur rentrée mardi, a eu lieu entre 7h30 et 9h jeudi matin.
Ces tentes étaient occupées par 112 squatteurs de logements sociaux du quartier de la Maladrerie, menacés d’expulsion et demandant à être relogés. Parmi ces familles, pour la plupart ivoiriennes, cinq avaient été expulsées en début d’été.
Selon l’avocate des squatteurs, Me Ludivine Lubaki, la plupart sont des réfugiés politiques ivoiriens, « très majoritairement en situation régulière » et « ayant fait une demande de logement social ».

Le spectre « d’un Cachan bis »

« Je suis venue dans le but d’arranger les choses et d’entamer une amorce de dialogue, pas dans une démarche d’hostilité », a déclaré Rama Yade, en évoquant le spectre « d’un Cachan bis ».
« Ce n’est pas bien que des enfants assistent à des scènes pareilles », et « on ne peut laisser comme ça devant une école des familles en situation difficile » a-t-elle ajouté en précisant qu’elle avait été récemment « sollicitée », à de nombreuses reprises, par une association sur le cas de plusieurs familles mal-logées d’Aubervilliers et Asnières (Hauts-de-Seine). « Je ne suis pas en charge du logement mais je ne pouvais rester sourde à ces sollicitations répétées ».
Informée de l’opération d’évacuation après une rencontre avec le maire UMP d’Asnières, Manuel Aeschlimann, plus tôt dans la matinée, elle a reconnu avoir « improvisé » le déplacement à Aubervilliers.
« A Asnières, le dialogue a été fructueux. J’ai donc suggéré au maire d’Aubervilliers de monter une commission de dialogue », a-t-elle expliqué, affirmant avoir, en vain, « fait appel à son humanité ». 

« Choquée »

Le directeur de cabinet de la municipalité PCF, Roland Taysse, s’est indigné « de constater qu’une ministre conteste ainsi une décision de justice prise par un juge indépendant ». Deux adjoints au maire étaient présents lors du passage de Rama Yade.
Selon plusieurs squatteurs et des militants du Droit au logement (Dal) présents, « Rama Yade s’est dit choquée par ce qu’elle voyait », « a pris les numéros de téléphones de plusieurs personnes en disant qu’elle allait les aider ».
Rama Yade se serait également étonnée de constater que l’expulsion du campement avait été à l’origine sollicitée par « une municipalité communiste ».
La mairie d’Aubervilliers
, confrontée depuis plusieurs années au squat d’une partie de son parc social (98 logements squattés début juillet), notamment dans le quartier de la Maladrerie où s’était installé le camp, a toujours affirmé qu’elle ne relogerait pas ces squatteurs, compte tenu des listes d’attente pour un logement social.

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